Vol.2 - Mars 2017

 

 


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« Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » Jean 13 : 34


Table des matières

Éditorial—–

Études sur l’Apocalypse - Étude Biblique

Leçons tirées de la vie d’Hénoc – Ellen White

Le modèle des jugements de Dieu – Jutta Deichsel

Mission de secours et de vérité – histoire pour les enfants

Fromage végétal ail et fines herbes — coin santé

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Éditorial

  Ne déplace pas la borne ancienne, que tes pères ont posée. Pr. 22 : 28.

  Chers frères et sœurs en Christ,

  C’est toujours le cœur remplit de joie et de reconnaissance que nous nous préparons à vous envoyer un nouvel exemplaire d’ « Etoile du Matin », et cela avec la confiance que notre Père Céleste dirige toutes choses parfaitement, selon Sa Sainte Volonté et selon Sa promesse.

  Merci à vous tous pour tout ce que vous nous apportez d’amour et de consolation de la part de Dieu, par vos divers messages – que ce soit de vive voix, par téléphone, courrier postal ou par mail.

  Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous un projet sur lequel nous travaillons depuis déjà plus d’un an, et qu’il nous est difficile de poursuivre comme tout projet valable et efficace pour faire avancer la précieuse vérité, puisque nous avons un ennemi tenace, mais vaincu à la croix – loué soit Dieu !

  Elisabeth et moi avons pris à cœur de mettre à votre disposition un ouvrage que nous apprécions beaucoup : il s’agit du livre « Life Matters » du pasteur et écrivian Adrian Ebens. Pour ceux d’entre vous qui avez déjà lu le livret « La sagesse de Dieu », partagé en numéro spécial du mois de janvier, il représente un échantillon du message développé plus en profondeur dans « Life Matters », ou « La vie, ça compte ! » que nous prions Dieu de nous permettre de réaliser en français. Traduire un livre est toujours un travail de longue haleine, demandant foi et persévérance, et nous aimerions vous demander de prier pour nous, afin que nous puissions trouver la motivation nécessaire pour mener à bien ce projet, et avoir la joie de vous bénir bientôt par un livre de qualité.

  Par ailleurs, nous sommes heureux de vous annoncer que frère Ebens prévoit de  visiter l’église Adventiste de Monnetier-Mornex, avec sa femme Lorelle et son fils Daniel, le 19 août. Nous espérons vous donner les sujets au mois de mai. Il ne me reste donc plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture, et que Dieu vous bénisse tous dans votre souhait de marcher avec Christ et de Lui ressembler toujours plus !

 Marc et Elisabeth


Étude biblique – Études sur l’Apocalypse

L’Église victorieuse

Textes de la leçon : Apoc. 12.

Verset à réciter : « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort.» Apoc. 12 : 11.

A consulter : S.D.A. Bible Commentary, vol. VII.

 

POUR L’ETUDE QUOTIDIENNE

1. Coup d’œil sur la leçon ; plan

2. Questions 1-4

3. Questions 5-7

4. Questions 8-10

5. Questions 11, 12

6. Questions 13, 14

7. Révision


PLAN DE LA LEÇON


I. La femme et le dragon

1. La femme revêtue du soleil, Apoc. 12 : 1, 2

2. Le grand dragon rouge, Apoc. 12 : 3, 9

3. Satan veut détruire Jésus, Apoc. 12 : 4, 5

4. Les soins protecteurs de Dieu envers son Église,  Apoc. 12 : 6

 

II. Les origines et les conséquences de la révolte

5. La guerre dans le ciel, Apoc. 12 : 7

6. Les conséquences de la révolte, Apoc. 12 : 8, 9

7. L’accusateur et l’avocat, Apoc. 12 : 10 ; 1 Jean 2 : 1

8. Le secret de la puissance triomphante, Apoc. 12 : 11

9. Un avertissement au monde, Apoc. 12 : 12

 

III. Satan persécute l’Église

10. Satan persécute l’Église, Apoc. 12 : 13

11. L’Église au désert pendant 1260 ans, Apoc. 12 : 14, 6

12. Le plan de Satan déjoué, Apoc. 12 : 15, 16

 

IV. La guerre de Satan contre le « Reste »

13. Le dragon fut irrité contre le « Reste », Apoc. 12 : 17a

14. La cause de la colère de Satan, Apoc. 12 : 17b

 

LA FEMME ET LE DRAGON

 

1. Quel symbole est employé pour dépeindre l’Église ? Apoc. 12 : 1, 2.

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous les pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement. »

Note –Une femme pure est un symbole de la véritable Église. (Voir Jér. 6 : 2 ; 2 Cor. 11 : 2 ; Eph. 5 : 25-32.) Une Église apostate est symbolisée par une femme corrompue. (Voir Ezé. 23 : 2-4 ; Apoc. 17 : 3-6, 15, 18.)

2. Quel pouvoir est représenté par le grand dragon rouge ? Apoc. 12 : 3, 9.

« Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c’était un grand dragon rouge feu, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. »

« Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. »

Note – « Le dragon, nous est-il dit, c’est Satan ; c’est lui, en effet, qui poussa Hérode à attenter aux jours du Sauveur. Mais le principal instrument de Satan dans sa guerre contre le Christ et son peuple, au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne, ce fut l’empire Romain dont le paganisme était la religion établie. Il en résulte que si le dragon représente premièrement Satan, il représente aussi, à un point de vue secondaire, l’empire Romain sous sa forme païenne » - E.G. White, La Tragédie des Siècles, p. 475

3. Quelle tentative le dragon fait-il ? Apoc. 12 : 4, 5.

« Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté. Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. » 

4. Comment Dieu prend-il soin de l’Église ? Dan. 12 : 6.

« Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin d’y être nourrie pendant mille deux cent soixante jours. »

Note – « Les ténèbres qui régnèrent sur la terre au cours de la longue période de la suprématie papale ne réussirent pas à éteindre complètement le flambeau de la vérité. Il y eut toujours de vrais croyants attachés à la foi en Jésus-Christ, seul Médiateur entre Dieu et les hommes, prenant les Saintes Écritures pour leur unique règle de vie et sanctifiant le vrai jour de repos. » - Idem, p. 63.

 

LES ORIGINES ET LES CONSÉQUENCES DE LA RÉVOLTE

 

5. Quels adversaires s’affrontèrent au cours de la guerre qui éclata dans le ciel ? Apoc. 12 : 7.

« Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent. »

Note – « Lorsque Dieu dit à son Fils : “Faisons l’homme à notre image”, Satan fut jaloux de Jésus. Il aurait aimé être consulté au sujet de la formation de l’homme ; et parce qu’il ne le fut pas, il fut rempli d’envie, de jalousie et de haine. » - Premiers Écrits, p.145

« Le Roi de l’univers réunit les armées célestes pour leur faire connaître la vraie position de son Fils et le caractère de ses relations avec tous les êtres créés. Le Fils de Dieu partageait le trône du Père, et la gloire de Celui qui est éternel, et existe de Lui-même entourait les deux….C’est lui, le Fils de Dieu, qui, de par la volonté du Père, a créé toutes les armées du ciel, et à qui, comme à Dieu, appartiennent leur allégeance et leurs hommages. Le Fils va d’ailleurs exercer encore la puissance divine en créant la terre et ses habitants. » Patriarchs and Prophets, p. 36


 

6. Quelles furent les conséquences de ce conflit ? Apoc. 12 : 8, 9.

« Mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. »

Note – « Il y a des chrétiens qui se préoccupent et qui parlent beaucoup trop de la puissance de Satan. Ils pensent à leur adversaire, prient à son sujet, parlent de lui, si bien que celui-ci finit par grandir  démesurément dans leur imagination. Il est vrai que Satan est un être puissant ; mais, grâce à Dieu, nous avons un Sauveur qui a chassé le malin du ciel. Satan se plaît à nous voir exagérer sa puissance. Pourquoi ne parlerions-nous pas plutôt de Jésus ? Pourquoi n’exalterions-nous pas plutôt sa puissance et son amour ? » - Jésus-Christ, p. 489.

7. Quelles fonctions Jésus remplit-il en faveur de son peuple ? Apoc. 12 : 10 ; 1 Jean 2 : 1.

« Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, ainsi que la puissance, le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. »

« Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. »

Note – « La victoire remportée par Jésus à sa mort sur le Calvaire anéantit pour toujours les accusations portées par Satan et elle lui imposa silence lorsqu’il prétendait que l’obéissance à Dieu était impossible, et par conséquent n’était pas essentielle dans la famille humaine. » - S.D.A Bible Commentary, vol. VII.

8. Comment les croyants peuvent-ils vaincre Satan ? Apoc. 12 : 11.

« Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. »

9. De quoi les habitants de la terre sont-ils avertis ? Apoc. 12 : 12.

« C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps.»

 

SATAN PERSÉCUTE L’ÉGLISE

 

10. Satan ayant été vaincu par le Christ, contre qui se dirigent maintenant ses persécutions ? Apoc. 12 : 13.

« Quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l’enfant mâle. »

Note – « Le diable, vaincu dans sa guerre contre Dieu dans le ciel, et voyant ses plans pour anéantir l’enfant Jésus déjoués (voir v.5), dirige maintenant ses efforts contre la femme — l’Église. » - The Pulpit Commentary, Apocalypse. p. 314.

11. Combien de temps l’Église passe-t-elle dans le désert ? Apoc. 12 : 14, 6.

« Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envole au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent. »

« Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin d’y être nourrie pendant mille deux cent soixante jours. »

Note – La période de temps durant laquelle l’Église sera nourrie dans le désert est indiquée au verset 6. Ces 1260 jours symboliques sont autant d’années. La période de domination papale est ici représentée. Tandis qu’un grand nombre de croyants subissaient le martyre, d’autres se réfugiaient dans les montagnes et dans les vallées.

12. Comment la persécution dirigée par Satan fut-elle déjouée ? Apoc. 12 : 15-16.

« Et, de sa gueule, le serpent lança de l’eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l’entraîner par le fleuve. Mais la terre secourut la femme, elle ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa gueule. »

Note – La réforme protestante fut un moyen puissant pour détourner la persécution de la véritable Église. Le nouveau monde ouvrit ses portes aux opprimés de la terre, et prépara la voie à la liberté religieuse.

 

LA GUERRE DE SATAN CONTRE LE « RESTE »

 

13. Contre qui Satan dirige-t-il alors sa colère ? Apoc. 12 : 17a.

« Et le dragon fut irrité contre la femme, »

Note – « Les forces des ténèbres s’uniront à ceux qui se sont placés sous le contrôle de Satan, et on reverra les mêmes scènes qu’aux jours du jugement, de la réjection et de la crucifixion du Christ. En cédant aux influences diaboliques, les hommes seront transformés en ennemis du genre humain ; et ceux qui furent créés à l’image de Dieu, formés pour honorer leur Créateur, deviendront des repaires de démons, reflétant l’image de Satan. » - S.D.A Bible Commentary, vol. VII.

« Alors que Jésus purifie son peuple, le rachetant de toute iniquité, Satan emploie ses forces à paralyser l’œuvre et à empêcher le perfectionnement des saints. » - Testimonies, vol. II, p. 105

14. Quelles caractéristiques provoquent la colère de Satan ? Apoc. 12 : 17b.

« et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui retiennent le témoignage de Jésus. »

Note – « Ceux qui aiment et observent les commandements de Dieu sont très odieux à la synagogue de Satan, et les forces du mal manifestent leur haine à leur égard d’une manière peu commune. » - S.D.A Bible Commentary, vol. VII.

« Le grand conflit qui fait rage maintenant n’est pas simplement une lutte de l’homme contre l’homme. D’un côté se trouve le Prince de la vie, agissant comme substitut de l’homme ; de l’autre, le prince des ténèbres, avec les anges tombés à son instigation. » (voir Eph. 6 : 12, 13, 10, 11). – Idem.

  

Leçons tirées de la vie d’Hénoc 

Ellen G. White – Review and Herald, 15 avril 1909

 

  Au sujet du prophète Hénoc, nous lisons qu’il « marcha avec Dieu trois cents ans ». La marche d’Hénoc avec Dieu ne se trouvait pas dans des heures passées dans l’extase ou la contemplation, mais dans l’accomplissement de tous les devoirs de la vie quotidienne. Loin de s’isoler du monde et de vivre en ermite, il était investi d’une mission pour Dieu au sein du monde. Dans sa famille, ainsi que dans sa relation avec les hommes, comme mari, père, ami et citoyen, il était un serviteur loyal et inébranlable du Seigneur. Son cœur était en harmonie avec la volonté de Dieu ; car « deux hommes marchent-ils ensemble, sans s’être concertés ? »

  Hénoc fut un enseignant de la vérité à son époque. Il enseigna la vérité, vécut la vérité ; et son caractère se trouva en parfaite harmonie avec la grandeur et le caractère sacré de sa mission. Prophète, Hénoc parlait comme porté par le Saint-Esprit. Il était une lumière au sein des ténèbres morales, un modèle, un homme qui marcha avec Dieu tout en obéissant à sa loi, cette loi à laquelle Satan avait refusé d’obéir, qu’Adam transgressa, qu’Abel garda et pour laquelle il fut tué. Dieu pouvait à  présent démontrer à l’univers l’hypocrisie de Satan qui insinuait que les êtres humains étaient incapables de garder la loi de Dieu. Il démontrerait que, bien qu’ils aient péché, ils pouvaient se rapprocher tellement de Dieu qu’ils possèderaient la pensée et l’esprit de Dieu. Ce saint homme fut choisi par Dieu pour dénoncer la méchanceté du monde et prouver qu’il était possible à l’homme de garder la loi de Dieu.

  Combien peu est dit sur la vie d’Hénoc ; combien brève est sa biographie ! De nombreux volumes ont été écrits au sujet de Napoléon ; beaucoup de choses sont dites au sujet de César et d’autres grands hommes du monde. Leurs exploits sont enregistrés et envoyés partout dans le pays ; cependant nous n’avons aucune évidence attestant que ces hommes aient honoré Dieu, ou que Dieu les ait honorés. D’Hénoc il est écrit : « Hénoc marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit. 

  Hénoc marcha avec Dieu, alors que l’histoire sacrée dit, au sujet du monde qui l’entourait, « la méchanceté des hommes était grande sur la terre » « toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. » La vie juste d’Hénoc était en contraste frappant avec celle des hommes iniques qui l’entouraient. Sa piété, sa pureté, son intégrité inébranlable étaient le résultat de son cheminement avec Dieu, tandis que la méchanceté du monde était le résultat de sa marche avec le trompeur de l’humanité.

  Hénoc était un ouvrier actif. Il ne recherchait pas la facilité et le confort. Il ne passait pas son temps en méditation stérile et ne poursuivait pas un bonheur égoïste. Il ne participait pas aux festivités et aux amusements captivant l’attention constante des antédiluviens à la recherche du plaisir. A son époque, les esprits étaient absorbés par les plaisirs  du monde qui les détournaient du droit chemin. Mais Hénoc était un homme très réfléchi. Il ne se mêlait aux pécheurs et aux artisans de l’iniquité qu’en tant que messager de Dieu, les exhortant à se détourner de leurs mauvaises voies, à se repentir et à chercher Dieu.

  Hénoc ne fut pas contaminé par les iniquités de son époque. Pourquoi devrions-nous l’être de nos jours ? Mais nous pouvons, comme notre Maître, faire preuve de compassion pour l’humanité souffrante, de pitié pour les malheureux, et de généreuse considération pour les sentiments et les besoins des nécessiteux, des inquiets et des désespérés. Ceux qui sont véritablement chrétiens chercheront à faire du bien à ceux qui les entourent, tout en prenant soin de leur conversation et leur conduite afin de maintenir un état d’esprit calme et paisible. L’égoïsme et la mondanité ne sont pas les fruits d’un arbre chrétien. Aucun homme ne peut vivre pour lui-même tout en conservant la joie de l’approbation divine.

  Christ maudit le figuier parce qu’il ne portait pas de fruit. Il enseignait ainsi que Dieu n’est pas satisfait lorsque ses agents humains négligent d’accomplir le but pour lequel ils ont été créés. Malgré sa nature déchue, l’homme peut accomplir les actions sollicitées par Dieu grâce à l’aide qu’il lui fournit. Il lui est possible de  marcher, de travailler et de vivre par la foi dans le Fils de Dieu. Le Seigneur attire l’homme tout près de lui, afin de marcher avec lui, de travailler avec lui et de lui enseigner comment vaincre la tentation. A chaque tentation, il existe un moyen de résister en marchant humblement avec Dieu.

  Si Hénoc se trouvait sur la terre aujourd’hui, son cœur serait en harmonie avec toutes les exigences de Dieu ; il marcherait avec Dieu, bien qu’entouré d’influences des plus mauvaises et dégradantes. De même, il nous est possible de rester purs et de n’être pas corrompus par ce qui nous entoure. Il était un type des saints qui vivent au sein des périls et de la corruption des derniers jours. Il faut enlevé au ciel en raison de son obéissance fidèle à Dieu. De même, les fidèles qui seront vivants et qui subsisteront seront translatés. Ils seront retirés de ce monde pécheur et corrompu et goûteront aux joies pures des cieux.

  Hénoc méditait et priait, il revêtait l’armure de la vigilance et après avoir plaidé avec Dieu, il se dirigeait vers ses semblables et plaidait avec eux. Il ne dissimulait pas la vérité pour bénéficier de la faveur des incrédules. Cette relation étroite qu’il entretenait avec Dieu lui donnait le courage d’œuvrer pour Lui. Il avait la conviction que ses voies plaisaient à Dieu. Tel est le privilège de chaque croyant aujourd’hui. Pour celui qui demeure en l’Éternel, Dieu établit également Sa demeure en lui. « Moi en eux, et toi en moi » dit Jésus. Marcher avec Dieu et posséder l’assurance que la voie empruntée a la faveur de Dieu, n’est pas une expérience limitée à Hénoc, à Elie, aux patriarches, aux prophètes, aux apôtres et aux martyrs. Posséder Jésus dans son cœur  et vivre avec lui est le privilège de chaque disciple du Christ qui deviendra ainsi un arbre portant du fruit.

  Je souhaiterais que chaque ouvrier dans la cause de Dieu comprenne bien la profonde nécessité d’une prière continue et fervente. Il n’est pas possible de ployer le genou à chaque instant, mais on peut élever notre cœur vers Dieu. Nous n’avons  qu’une compréhension trop faible de Dieu et des réalités éternelles.

  Ceux qui enseignent la Parole doivent vivre consciemment chaque instant en communion vivante avec Dieu. Que les principes de vérité, de justice et de miséricorde soient au fond de leurs cœurs et qu’ils puisent à la fontaine de toute sagesse la force morale et intellectuelle. Ainsi leurs cœurs seront animés par les profondes influences de l’Esprit de Dieu.

  Aujourd’hui nous avons le privilège de nous maintenir dans la lumière du ciel. C’est ainsi qu’Hénoc marcha avec Dieu. Il n’était pas plus aisé pour Hénoc de mener une vie vertueuse à son époque que cela ne l’est pour nous aujourd’hui. Le monde de son temps n’était pas plus propice au développement de la grâce et de la sainteté qu’il ne l’est actuellement ; cependant, Hénoc consacrait du temps à la prière et à la communion avec Dieu, et cela lui permit de fuir la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. C’est son attachement à Dieu qui le rendit candidat à la translation.

  Nous vivons au milieu des périls des derniers jours aussi devons-nous puiser notre force à la même source qu’Hénoc. Il nous faut marcher avec Dieu, et une séparation d’avec le monde est requise de nous. Nous ne pouvons nous libérer de sa souillure sans suivre l’exemple du fidèle Hénoc.

  L’amour que le Sauveur a révélé par sa vie de dévouement et d’abnégation doit se manifester dans la vie de ses disciples. Nous sommes appelés à « marcher aussi comme il a marché lui-même. » Notre faiblesse trouve sa source dans notre refus d’obéir à ce commandement. Partout autour de nous se trouvent des occasions d’œuvrer pour nos semblables. Notre devoir est d’amener les âmes à l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. Il est important que nous trouvions notre place dans le monde, la société et l’église ; mais nous ne pourrons y arriver tant que nous n’aurons pas un appui sûr dans les cieux. Notre foi doit nous faire pénétrer de l’autre côté du voile, dans le lieu où Jésus est entré pour nous. Saisissons-nous plus fermement des promesses éternelles de Dieu. Ayons une foi manifeste, une foi qui s’empare de l’invisible, une foi inébranlable, immuable.

  Chaque homme, chaque femme et chaque jeune professant la religion du Christ devrait réaliser la responsabilité qui lui incombe. Tous devraient saisir qu’il s’agit d’une tâche individuelle, d’un combat individuel, d’une prédication individuelle et quotidienne du Christ. Si chacun saisissait cela et s’enflammait pour cette œuvre, nous serions aussi puissants qu’une armée arborant une bannière. La colombe céleste planerait au-dessus de nos têtes. La lumière de la gloire de Dieu ne s’éteindrait pas plus sur nous que sur le dévoué Hénoc.  

 

 

 

Le modèle des jugements de Dieu

Jutta Deichsel et Adrian Ebens

 

  La plupart des chrétiens ont des idées bien arrêtées au sujet de la colère et des jugements de Dieu, Ses châtiments, Sa vengeance et Ses corrections. Ils croient qu’ils représentent une action active de la part de Dieu qui, perdant patience à un moment donné, punit et élimine les transgresseurs de Sa loi en instruisant Ses anges de faire du mal, de tourmenter et tuer les êtes humains et en utilisant les forces de la nature d’une manière destructrice afin d’atteindre Son but de destruction de l’apostat.

  D’un autre côté, une autre image fut révélée à Ellen G. White :

 

Il m’a été montré que les jugements de Dieu ne tomberaient pas sur les hommes directement envoyés par le Seigneur, mais de la manière suivante : Ils se placent en dehors de sa protection. Il avertit, corrige, réprouve et montre l’unique chemin du salut ; puis, si ceux qui ont été l’objet de son attention particulière suivent leur propre voie, indépendamment de l’Esprit de Dieu, après des avertissements répétés, s’ils persistent dans leur propre chemin, alors il n’envoie plus ses anges pour empêcher Satan de mener ses attaques contre eux. Satan est à l’œuvre sur mer et sur terre, apportant la calamité et la détresse, balayant des multitudes pour s’assurer de sa proie. ­— Manuscript Releases 14:3 (1883). {Événements des derniers jours, pp. 243-244}

 

  Voici deux autres citations confirmant ce modèle :

 

Les méchants auront franchi les limites de leur temps de probation, l’Esprit de Dieu auquel ils auront obstinément résisté, se retirera finalement. N’étant plus protégés par la grâce divine, ils seront à la merci de Satan. — La Grande Controverse, p. 435 (1911). {Événements des derniers jours, p. 244}

Pour compléter sa moisson d’âmes non préparées, le tentateur se sert aussi des éléments. Il a étudié les secrets des laboratoires de la nature et, dans la mesure où Dieu le lui permet, il utilise tout son pouvoir pour diriger les éléments. … C’est Dieu qui défend Ses créatures et les protège de la puissance du destructeur. Mais le monde chrétien n’ayant montré que du mépris pour sa loi, Jéhovah agira conformément à sa Parole : Il privera la terre de ses bénédictions et retirera sa protection à ceux qui se révoltent contre lui et forcent leurs semblables à faire de même. {La Tragédie des Siècles, p. 638}

 

  Nous voyons ici un modèle très clair des jugements de Dieu. Voici l’enchaînement de ce modèle :

 

1. Dieu avertit, corrige, réprouve et montre l’unique chemin du salut

2. Chacun choisit sa propre voie, indépendamment de l’Esprit de Dieu

3. Ils persistent dans leur propre chemin, malgré les avertissements répétés

4. Ils se placent en dehors de Sa protection

5. Dieu retire Ses bénédictions et Ses soins protecteurs

6. L’Esprit de Dieu se retire

7. Dieu n’envoie plus Ses anges pour empêcher Satan de mener ses attaques contre eux

8. Satan est à l’œuvre sur mer et sur terre, apportant la calamité et la détresse, balayant des multitudes pour s’assurer de sa proie

 

  Notre compréhension humaine de la colère, de la vengeance, de la correction et du jugement accentue souvent la difficulté à reconnaître ce modèle dans les jugements de Dieu tels qu’ils sont présentés dans la Bible. Nous préférons voir un Dieu actif, en colère, utilisant les éléments et ordonnant à Ses anges de détruire les transgresseurs. Il est donc important pour nous d’apprendre à appliquer ce modèle aux jugements divins pour ne pas risquer d’avoir une mauvaise conception du caractère de Dieu.

  Considérons deux événements réels – la destruction de Jérusalem en 70 ap. J-C et la crucifixion de Christ sur la croix afin d’étudier ce modèle. Nous est-il possible de trouver ce modèle du jugement de Dieu montré par Ellen White ? Pouvons-nous reconnaître l’enchaînement ? Dans le premier chapitre du livre La Grande Controverse se trouve un récit inspiré des événements de ce moment.

  Il nous est impossible de citer ici le chapitre dans son intégralité, il serait donc utile que vous lisiez ce chapitre pour vous-mêmes. Nous citons ici quelques phrases permettant de voir qu’il parle bien d’un jugement de Dieu et que tous les termes utilisés sont ceux qui font qu’il nous est difficile de voir immédiatement ce qui a réellement lieu.

 

L’heure de grâce et de pardon s’envolait rapidement ; la coupe de colère de Dieu, si longtemps retenue, était presque pleine. p.14

Il voyait l’ange destructeur, l’épée levée sur la ville qui avait été si longtemps la demeure de Jéhovah ! p. 14

Il voyait … la première goutte de cette coupe de colère qu’elle devra boire jusqu’à la lie dans le jugement final. p. 14

J’ai retenu l’ange de la justice, je t’ai appelée à la repentance. p.14

Christ voyait… Jérusalem… se précipitant au-devant des justes jugements de Dieu. p. 15

Jésus annonça à ses disciples attentifs les jugements qui allaient fondre sur l’apostat Israël et spécialement les châtiments vengeurs qui le frapperaient pour avoir rejeté et crucifié le Messie. p. 17

A cause de ses péchés, la colère de Dieu s’était enflammée contre Jérusalem, et son incrédulité obstinée rendait sa perte certaine. p. 17

Pendant près de quarante ans, après que la ruine de Jérusalem eût été prononcée par Christ lui-même, le Seigneur différa l’exécution de ses  jugements sur la ville et la nation. p. 18

Les Juifs avaient forgé leurs propres chaînes. Ils avaient eux-mêmes rempli la coupe de vengeance. p. 23

Jamais on ne vit témoignage plus catégorique de la haine de Dieu pour le péché et de la certitude du châtiment qui fondra sur les coupables. p. 23

La prophétie du Sauveur touchant aux jugements de Jérusalem… p. 23

 

  Dans ces citations de nombreux termes bien connus sont mentionnés, tels que les « jugements rétributifs », « la coupe de la colère », « la coupe de la vengeance », et bien d’autres encore. A ces termes s’ajoutent les images de notre esprit. Résumons-les une fois de plus :

 

—  La coupe de la colère de Dieu, si longtemps retenue

—  l’ange destructeur, l’épée levée sur la ville

—  la première goutte de cette coupe de colère

—  l’ange de la justice

—  les justes jugements de Dieu

—  les jugements

—  les châtiments vengeurs

—  la colère de Dieu s’était enflammée contre Jérusalem

—  la coupe de vengeance

—  la haine de Dieu pour le péché et la certitude du châtiment qui fondra sur les coupables

—  les jugements de Jérusalem

  

  Il ne fait aucun doute que la destruction de Jérusalem était un jugement de Dieu. Par conséquent nous voulons savoir si le modèle montré par Ellen White peut s’appliquer à cet événement. Voici à nouveau ce modèle :

 

Il m’a été montré que les jugements de Dieu ne tomberaient pas sur les hommes directement envoyés par le Seigneur, mais de la manière suivante : Ils se placent en dehors de sa protection. Il avertit, corrige, réprouve et montre l’unique chemin du salut ; puis, si ceux qui ont été l’objet de son attention particulière suivent leur propre voie, indépendamment de l’Esprit de Dieu, après des avertissements répétés, s’ils persistent dans leur propre chemin, alors il n’envoie plus ses anges pour empêcher Satan de mener ses attaques contre eux. Satan est à l’œuvre sur mer et sur terre, apportant la calamité et la détresse, balayant des multitudes pour s’assurer de sa proie. ­— Manuscript Releases 14:3 (1883). {Événements des derniers jours, pp. 243-244}

 

  Nous avons déjà développé de ce modèle un enchaînement de huit caractéristiques : 

 

1. Dieu avertit, corrige, réprouve et montre l’unique chemin du salut

2. Chacun choisit sa propre voie, indépendamment de l’Esprit de Dieu

3. Ils persistent dans leur propre chemin, malgré les avertissements répétés

4. Ils se placent en dehors de Sa protection

5. Dieu retire Ses bénédictions et Ses soins protecteurs

6. L’Esprit de Dieu se retire

7. Dieu n’envoie plus Ses anges pour empêcher Satan de mener ses attaques contre eux

8. Satan est à l’œuvre sur mer et sur terre, apportant la calamité et la détresse, balayant des multitudes pour s’assurer de sa proie

 

  Pouvons-nous trouver cet enchaînement et ces caractéristiques dans les événements de la destruction de Jérusalem ? Le paragraphe suivant, tiré du premier chapitre du Grand Conflit répond à cette question et nous donne une image claire. Le numéro des caractéristiques du modèle précédent est entre parenthèses afin d’éclaircir les choses : 

 

Les Juifs avaient forgé leurs propres chaînes. Ils avaient eux-mêmes rempli la coupe de vengeance. Dans la destruction de leur nation et dans tous les malheurs qui suivirent leur dispersion ils ne firent que récolter ce que leurs propres mains avaient semé. Le prophète dit : « Ce qui cause ta ruine, Israël, c’est que tu as été contre moi », « car tu es tombé par ton iniquité » (1,2,3) (Osée 13 : 9 ; 14 : 1). Les souffrances du peuple juif sont souvent comprises comme une punition qui fondrait sur eux suite à un décret divin. C’est comme cela que le grand séducteur s’efforce de dissimuler sa propre œuvre. (8) C’est à cause de leur rejet obstiné de la miséricorde et de l’amour divin que les Juifs avaient perdu la protection de Dieu (4,5,6,7), ainsi Satan reçut la permission de les diriger comme bon lui semblait(8). Les horribles cruautés dont ils se rendirent coupables durant le siège de Jérusalem sont une démonstration du pouvoir  vindicatif que Satan exerce sur ceux qui se placent sous son contrôle (7,8). {La Grande Controverse, p. 23}

Nous comprenons peu combien nous sommes redevables au Seigneur de la paix et de la protection dont nous jouissons. C’est la puissance de Dieu qui empêche l’humanité de tomber complètement sous le contrôle de Satan (5,6,7,8). Les désobéissants et les ingrats feraient bien de le remercier  de la patience et de la miséricorde avec lesquelles il tient en échec la cruauté du Malin (7,8). C’est lorsqu’on dépasse les bornes de sa longanimité qu’il retire sa protection (5,6,7). Dieu n’est pas, pour le pécheur, un bourreau exécutant la sentence qui suit la transgression. Il se borne à abandonner à eux-mêmes les contempteurs de sa grâce (5,6,7), qui récoltent alors ce qu’ils ont semé (2,3,4). Tout rayon de lumière rejeté, tout avertissement méprisé ou ignoré, toute mauvaise passion tolérée, toute transgression de la loi de Dieu, est une semence qui porte assurément ses fruits (1,2,3,4). L’Esprit de Dieu, constamment rejeté, finit par se retirer du pécheur (5,6) ; [il ne reste aucune puissance lui permettant de contrôler les passions mauvaises de l’âme] et [aucune protection] devant l’inimitié et la malignité de Satan (5,6,7,8). La destruction de Jérusalem est un avertissement solennel à l’adresse de tous ceux qui n’ont point d’égards aux offres de la grâce divine, et qui résistent aux appels de la miséricorde de Dieu (1,2,3). Jamais on ne vit témoignage plus catégorique de la haine de Dieu pour le péché et de la certitude du châtiment qui fondra sur les coupables. {La Grande Controverse, p. 23}

  Cette description correspond, dans tous ses aspects, au modèle des jugements de Dieu présenté par Jésus à Ellen White. Ainsi, lors de la destruction de Jérusalem, les termes jugements, colère, vengeance, châtiment, etc… signifient que Dieu ne se tient pas en face du pécheur comme celui qui exécute, mais Il se retire du pécheur et ne le protège plus du pouvoir cruel du Malin. 

 

  Telle est également la signification de ce que Jésus a dit dans la parabole du festin de noce du roi lors du mariage de son fils : Le roi fut irrité ; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville. Matthieu 22 : 7

 

Les Juifs scellèrent ainsi leur rejet de la miséricorde céleste, et la parabole en révèle les fatales conséquences. Le roi « envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville. » Ce jugement fut exécuté lors de la destruction de Jérusalem et de la dispersion de la nation juive. {Paraboles, p. 268-269}

 

  Il semble étrange à nos yeux que la Bible exprime les choses de cette manière. Mais les Écritures sont leur propre interprète et nous révèlent clairement ce qu’est réellement la colère de Dieu. Il s’agit de Dieu qui cache Sa face.

 

Dans un instant de colère, je t’avais un moment dérobé ma face, mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. Ésaïe 54 : 8

Ne me cache point ta face, ne repousse pas avec colère ton serviteur ! Tu es mon secours, ne me laisse pas, ne m’abandonne pas, Dieu de mon salut ! Psaume 27 : 9

En ce jour-là, ma colère s’enflammera contre lui. Je les abandonnerai, et je leur cacherai ma face. Il sera dévoré, il sera la proie d’une multitude de maux et d’afflictions, et alors il dira : N’est-ce point parce que mon Dieu n’est pas au milieu de moi que ces maux m’ont atteint ? Deutéronome 31 : 17

 

  N’est-ce pas merveilleusement en accord avec le modèle que nous étudions ? Le retrait de l’Esprit de Dieu et de Sa protection correspond au fait que Dieu cache Sa face. Il s’agit bien certainement d’un processus douloureux pour Dieu qui ne prend pas plaisir à la mort du méchant (Ézéchiel 18 : 23).

  Je souhaite aussi mettre le doigt sur deux points mentionnés par Ellen White dans ce chapitre au sujet de la destruction de Jérusalem.

 

L’Esprit de Dieu, constamment rejeté, finit par se retirer du pécheur (5,6) ; [il ne reste aucune puissance lui permettant de contrôler les passions mauvaises de l’âme] et [aucune protection] devant l’inimitié et la malignité de Satan {La Grande Controverse, p. 23}

 

  Voici ce qui se passe lorsque Dieu se retire de l’homme :

1. Il ne reste aucune puissance permettant de contrôler les passions mauvaises de l’âme

2. Aucune protection devant l’inimitié et la malignité de Satan

  Ceci est à nouveau mentionné à la page 24 :

 

La longue procession de tumultes, de confits, de révolutions, de « batailles de guerriers », de « bruits confus » et de « vêtements roulés dans le sang » (Ésaïe 9 : 5) dont les annales du passé sont faites, est peu de choses en comparaison des terreurs de ce jour où l’Esprit de Dieu, renonçant à son rôle protecteur, abandonnera entièrement les pécheurs à l’explosion des passions humaines et de la fureur satanique. La Grande Controverse, p. 24

 

  Voici ce qu’il nous faut craindre :

1. L’explosion des passions humaines

2. L’explosion de la fureur satanique

 

  L’Esprit de Dieu nous protège du premier.

  Les anges de Dieu nous protègent du second.

  La destruction de Jérusalem est importante parce qu’elle présente le processus des jugements de Dieu au travers de l’histoire humaine et de la fin du monde. Remarquez comment l’Esprit de Prophétie présente les quatre principaux jugements dans ce même contexte.

 

Les hommes ne peuvent impunément rejeter les avertissements que Dieu leur envoie dans sa miséricorde. Un message venant du ciel fut adressé aux contemporains de Noé et leur salut dépendit de la manière dont ils le reçurent. Parce qu’ils rejetèrent l’avertissement, l’Esprit de Dieu se retira de cette race pécheresse, et ils périrent dans les eaux du Déluge. Au temps d’Abraham, la miséricorde cessa de contester avec les habitants coupables de Sodome, et tous, sauf Lot avec sa femme et ses deux filles, furent consumés par le feu envoyé du ciel. Il en fut de même au temps de Christ. Le Fils de Dieu déclara aux Juifs incrédules de sa génération : « Voici, votre maison vous sera laissée déserte » (Matthieu 23 : 38). Jetant un regard sur les derniers jours, la même Sagesse infinie dit concernant ceux qui « n’ont point reçu l’amour de la vérité pour être sauvés » : « Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés » (2 Thessaloniciens 2 : 10-12). A mesure que les hommes rejettent les enseignements de sa Parole, Dieu leur retire son Esprit et les abandonne aux séductions qu’ils aiment. La Grande Controverse, p. 313

 

  Nous voyons que les jugements du déluge, de Sodome et Gomorrhe, la destruction de Jérusalem et la fin du monde suivent tous ce modèle. Il nous faut considérer un autre exemple de ce modèle pour traiter la question de la destruction finale des méchants. Comme la race humaine tout entière ressuscitera à nouveau à la fin du millénium, les méchants expérimenteront alors la seconde mort. Tous les jugements de la Bible jusqu’à la fin placent les hommes dans un état de sommeil biblique ; tout comme Jésus dit de Lazare qu’il n’était pas mort mais qu’il dormait. Il nous faut donc étudier la mort de la croix pour comprendre la mort finale des méchants. Jésus prit sur Lui le prix du péché et expérimenta le salaire du péché à notre place.

  

Rom 5 : 8, 9 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

Ésaïe 53 : 5 Mais il était blessé pour nous péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

 

  Suivons l’enchaînement des événements lors de la mort de Christ pour voir ce qui arrivera aux méchants à la fin des temps.

 

Le Christ s’est substitué à nous, il a porté l’iniquité de tous. Il a été mis au nombre des transgresseurs, afin de pouvoir nous racheter de la condamnation de la loi. La culpabilité de tous les descendants d’Adam pesait sur son cœur ; l’effroyable manifestation de la colère que Dieu éprouve contre le péché remplissait de consternation l’âme de Jésus. Pendant toute sa vie, le Christ n’avait pas cessé de publier à un monde perdu la bonne nouvelle de la grâce du Père et de l’amour qui pardonne. Son thème constant c’était le salut du plus grand pécheur. Maintenant, sous le poids de la culpabilité qui l’accable, il ne lui est pas donné d’apercevoir le visage miséricordieux du Père. Personne ne comprendra jamais la douleur mortelle qu’éprouva le Sauveur en cette heure d’angoisse suprême où la présence divine lui était retirée. Son agonie morale était si grande qu’il oubliait ses tortures physiques. {Jésus-Christ, p. 757}

 

  Lorsque l’Esprit de Dieu se retire du pécheur, aucun consolateur n’est là pour l’encourager à se confier en la miséricorde de Dieu. Le pécheur doit faire face seul à la liste de ses péchés sans aucun sentiment d’espérance. Ce fut ce sentiment de péché qui força Christ à pousser ce cri :

Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, Lama Sabachtani ? C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

  Christ se sentit complètement abandonné et seul alors qu’il portait sur lui nos péchés.

 

Satan assiégeait Jésus de ses tentations redoutables. Le Sauveur ne voyait pas au-delà de la tombe. L’espérance ne lui montrait plus la victoire sur le sépulcre ; il ne possédait plus l’assurance que son sacrifice était agréé de son Père. Sachant que le péché est odieux à la divinité, il redoutait que la séparation ne fût éternelle. Le Christ ressentit l’angoisse que tout pécheur devra éprouver quand la grâce cessera d’intercéder en faveur d’une race coupable. Le sentiment du péché, qui faisait reposer la colère du Père sur lui en tant que substitut de l’homme, voilà ce qui rendit sa coupe amère, ce qui brisa le cœur du Fils de Dieu. {Jésus-Christ, p. 757}

 

  C’est le sentiment du péché qui attire sur les méchants la colère du Père. Quelle est la colère du Père ?

Jusqu’à quand, Éternel ? te cacheras-tu sans cesse, et ta fureur s’embrasera-t-elle comme le feu ? Psaume 89 : 46

  La colère du Père est manifestée lorsque Dieu cache Sa face.

 

Ces épaisses ténèbres cachaient la présence de Dieu. Il fait des ténèbres son pavillon, et il dérobe sa gloire aux yeux des humains. Dieu et ses saints anges se tenaient près de la croix. Le Père restait, invisible, près de son Fils ; sa gloire, en éclatant à travers la nuit, eût anéanti tous les spectateurs humains. A cette heure redoutable le Christ ne devait pas être réconforté par la présence de son Père. Il devait être seul à fouler au pressoir, et personne, parmi les siens, ne devait se trouver avec lui. {Jésus-Christ, p. 758}

 

  Le Père était présent avec Son Fils dans l’obscurité, mais la culpabilité du péché eut pour résultat le retrait du réconfort du Père. Le Père sera présent avec le pécheur lorsque celui-ci mourra, mais ce dernier ne pourra pas Le discerner parce que Son Esprit se sera retiré. Dans le texte ci-dessus nous remarquons que le retrait de l’Esprit lorsque le Père cache Sa face est comparé à un feu. Ce feu est décrit à un autre endroit dans les Écritures.

 

Voici, le nom de l’Éternel vient de loin ; Sa colère est ardente, c’est un violent incendie ; Ses lèvres sont pleines de fureur, et sa langue est comme un feu dévorant ; Ésaïe 30 : 27

 

  Remarquez qu’il est dit que le nom de l’Éternel vient de loin. Le nom de Dieu est Son caractère. Lorsque le pécheur égoïste contemple l’amour parfait et désintéressé de Dieu, cet amour révèle sa méchanceté absolue et cause une immense douleur comme, lorsque après des années dans l’obscurité profonde on regarde une lumière extrêmement brillante.

 

Christ apparaît de nouveau à la vue de ses ennemis. Bien au-dessus de la ville, sur une plate-forme d’or poli, un trône très élevé est dressé. Le Fils de Dieu y est assis, entouré des sujets de son royaume. Aucune plume ne peut décrire, aucune langue ne peut rendre la magnificence du Sauveur enveloppé de la gloire du Père céleste. L’éclat de sa présence emplit la cité de Dieu, rayonne au-delà de ses murs et inonde la terre entière. {La Grande Controverse, p.465}

 

  La plus grande gloire du Père et du Fils est la manifestation de la croix et, à la fin des 1000 ans, le monde entier contemplera la gloire de la croix. Lisons ensemble avec beaucoup d’attention, l’agonie par laquelle passent les méchants alors qu’ils contemplent la croix.

 

On peut voir la croix au-dessus du trône.  On voit passer dans une série de tableaux panoramiques les scènes de la tentation et de la chute d’Adam et toutes les étapes successives du grand Plan de la Rédemption. L’humble naissance du Sauveur, son enfance et son adolescence toutes de candeur et d’obéissance, son baptême dans le Jourdain, son jeûne et sa tentation dans le désert, son ministère public révélant aux hommes les bienfaits du ciel, ses journées remplies d’actes de bonté et de miséricorde, ses nuits de prière et de veille dans la solitude des montagnes, les complots, fruits de l’envie et de la haine, qui récompensaient ses bienfaits, l’angoissante et mystérieuse agonie de Gethsémané où il porta le poids écrasant des péchés du monde, les heures nocturnes au milieu d’une foule meurtrière et les sinistres événements de cette nuit d’horreur – prisonnier innocent abandonné de ses disciples bien-aimés, mené avec rudesse le long des rues de Jérusalem, les clameurs de la foule, les comparutions successives du Fils de Dieu chez Anne, au palais de Caïphe, au tribunal de Pilate et devant le lâche et cruel Hérode, les sarcasmes, les injures, la flagellation, la condamnation à mort : tout cela défile avec une réalité saisissante.

Les scènes finales sont ensuite révélées aux yeux de la multitude frémissante. On voit le doux Martyr fouler le sentier qui mène au Calvaire, le Prince des cieux pendu sur la croix, des prêtres hautains et une vile populace se moquer de son agonie. Au moment où le Rédempteur expire, des ténèbres surnaturelles apparaissent, la terre frissonne, les rochers se déchirent, des tombes s’ouvrent.

Dans ce redoutable spectacle tout est d’une poignante exactitude. Satan, ses anges et ses sujets, n’ont aucun pouvoir pour détourner leurs yeux de cette vision qui montre leur œuvre. Chacun des acteurs se reconnaît dans le rôle qu’il a joué. Hérode, qui massacra les innocents petits enfants de Bethléhem dans l’espoir de faire mourir le Roi d’Israël, l’infâme Hérodias, qui chargea sa conscience du sang de Jean-Baptiste, Pilate, faible et opportuniste, les soldats moqueurs, les sacrificateurs, les chefs et la foule en démence qui criaient : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! », tous voient l’énormité de leur faute. Ils tentent en vain de se dérober à la vue de celui dont l’éclat surpasse la clarté du soleil, tandis que les rachetés jettent leurs couronnes aux pieds de Jésus, en s’écriant : « Il est mort pour moi ! »

Dans la foule des rachetés, parmi les apôtres du Christ, on remarque l’héroïque Paul, l’ardent Pierre, Jean, le disciple aimant et bien-aimé, leurs fidèles frères et avec eux l’immense cortège des martyrs. Mais, en dehors des murailles, en compagnie d’êtres vils et abominables, on voit ceux qui les ont persécutés, emprisonnés et mis à mort. Néron, ce monstre de vice et de cruauté, contemple la joie et la gloire de ceux qu’il torturait autrefois et dans les supplices desquels il trouvait un satanique plaisir. Sa mère, qui est là aussi, peut voir que les défauts transmis à son fils et les passions encouragées et développées chez lui par son influence et son exemple, ont eu pour résultat des crimes qui ont fait frémir le monde.

Là sont les prélats et les prêtres papistes qui se disaient ambassadeurs du Christ, et recouraient au chevalet, à la prison et aux bûchers pour asservir les consciences des véritables disciples du Sauveur. Là se trouvent les orgueilleux pontifes qui se sont élevés au-dessus de Dieu et ont prétendu avoir le droit de changer la loi du Très-Haut. De soi-disant pères de l’Église doivent à présent rendre à Dieu un compte dont ils voudraient volontiers être dispensés. Ils constatent, mais trop tard, que le Tout-Puissant est jaloux de sa loi et qu’il ne tiendra pas le coupable pour innocent. Ils voient que Christ identifie ses intérêts avec ceux de ses enfants opprimés et ils sentent tout le poids de ces paroles : « Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. » (Matthieu 25 : 40)

Tous les méchants du monde sont debout à la barre du tribunal divin sous l’inculpation de crime de haute trahison contre le gouvernement du ciel. Personne n’est là pour plaider en leur faveur ; ils sont sans excuse et la peine de mort éternelle est prononcée contre eux.

Il est désormais évident que le salaire du péché n’est ni une noble indépendance ni la vie éternelle, mais l’esclavage, la ruine et la mort. Les méchants voient ce qu’ils ont perdu par leur vie d’insoumission. Ils ont méprisé  le poids éternel d’une gloire infiniment excellente qui leur était offerte. Combien elle leur paraît désirable à présent ! « Tout cela, s’écrie l’âme perdue, j’aurais pu le posséder, mais j’ai jugé bon d’y renoncer. Étrange engouement ! J’ai échangé la paix, le bonheur et la gloire contre la douleur, l’infamie et le désespoir. » Tous voient que leur exclusion du ciel est juste. Ils ont déclaré eux-mêmes par leurs manières de vivre : « Nous ne voulons pas que cet Homme [Jésus] règne sur nous ». {La Grande Controverse, pp. 467-468}

 

  L’agonie qu’ils expérimentent à présent vient du fait qu’avec la révélation de la croix la face du Père est cachée. Alors que la croix fut révélée sur la terre il y a 2000 ans, elle sera à nouveau révélée à tous les habitants du monde à la fin du millénium et, à nouveau, le Père cachera Sa face. Les méchants expérimenteront alors ce que Christ vécut lorsque la croix fut révélée la première fois. L’agonie de l’incendie qui a fait rage dans l’âme de Christ envahira les méchants et les submergera. Voici ce que disent les Écritures :

 

Les liens de la mort m’avaient environné, et les torrents de la destruction m’avaient épouvanté ; les liens du séjour des morts m’avaient enlacé, et les filets de la mort m’avaient surpris. Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, j’ai crié à mon Dieu ; de son palais, il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles. La terre fut ébranlée et trembla, les fondements des montagnes frémirent, et ils furent ébranlés, parce qu’il était irrité. Il s’éleva de la fumée dans ses narines, et un feu dévorant sortait de sa bouche ; il en jaillissait des charbons embrasés. Il abaissa les cieux, et il descendit : il y avait une épaisse nuée sous ses pieds. Psaume 18 : 5-10

 

  Il s’agit du feu qui vient du ciel et qui détruit les méchants. Voici ce qui est écrit dans le livre de 2 Esdras dans les Apocryphes :

 

Mon fils en personne accusera les nations assemblées pour leurs impiétés – elles sont comparées à un tourbillon. Il leur reprochera leurs pensées mauvaises et les supplices par lesquels elles auront à être suppliciées – ce qui est comparé à une flamme. Et il fera périr sans peine ces hommes et leur montrera sa loi qui est comparée au feu. 2 Esdras 13 : 37-38

 

  Ce même événement est décrit dans l’Apocalypse :

 

Ils montèrent à la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora. Apocalypse 20 : 9

 

  Une autre évidence prouvant que ce feu dévorant vient du cœur même est révélée dans la prophétie sur Satan :

 

Par la multitude de tes iniquités, par l’injustice de ton commerce, tu as profané tes sanctuaires ; je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, je te réduis en cendre sur la terre, aux yeux de tous ceux qui te regardent. Ézéchiel 23 : 18

 

  C’est exactement ce qui s’est passé avec Christ, un feu est sorti du milieu de Lui, a brisé Son cœur et a causé Sa mort. Tous ceux qui rejettent Christ seront jugés comme ils l’ont jugé. Un feu sort de leur cœur même et la torture de leur esprit les détruit.

  Le modèle de la mort de Christ sur la Croix représente de manière exacte celui par lequel  les méchants seront finalement détruits. Ainsi, à la lumière de la croix nous découvrons la vérité des jugements divins :

 

Le mystère de la croix explique tous les autres. A la lumière du Calvaire, les attributs de Dieu qui nous avaient remplis de crainte et de respect nous apparaîtront dans leur beauté. En Dieu, la miséricorde, la tendresse et l’amour paternel s’unissent à la sainteté, à la justice et à la  puissance. Tout en contemplant la majesté de son trône, on voit mieux que jamais l’amour qui constitue son caractère et l’on comprend la valeur de ce titre affectueux : « Notre Père ». {La Grande Controverse, p. 457}

 

  La croix offre aux rachetés la joie éternelle, tandis que pour les méchants elle apporte honte et destruction. Dieu n’est pas notre ennemi. Dieu est notre Sauveur et notre Protecteur. Toute grâce excellente et tout don parfait viennent de Lui, le Père des lumières. Quelle reconnaissance devrait remplir nos cœurs pour Ses soins et Sa protection.

  Pour finir je vous laisse cette citation :

 

Terrible est la condition de ceux qui, résistant aux appels de Dieu, cèdent aux tentations de Satan jusqu’à ce qu’ils soient abandonnés aux mauvais esprits. Mais ceux qui suivent Christ sont toujours en sécurité sous sa sauvegarde. Des anges puissants en force sont envoyés du ciel pour les protéger. Dieu place autour de son peuple une garde que le Malin ne peut franchir. {La Grande Controverse, p. 369}

 

 

 

Histoire pour les enfants

Mission de secours et de vérité

  

  Dans une petite hutte sale de l’île de Nouvelle-Guinée vivaient un vieux chef et sa femme. C’était un vieux chef très sage, mais il n’avait jamais entendu parler du vrai Dieu, ni du Fils de Dieu, Jésus.

  Un jour, la femme du chef tomba malade. Chaque matin, elle se sentait de plus en plus malade. Le chef fit tout ce qu’il put pour elle, mais elle ne se remettait pas.

  Le pasteur Boungasi, de l’église adventiste, venait d’arriver en bateau et se trouvait dans le village du chef. Il cherchait un endroit pour installer une nouvelle mission. Mais il y avait déjà deux missionnaires près de ce village. Et ces missions-là ne voulaient pas d’une mission adventiste. Cependant, le vieux chef entendit parler du pasteur Boungasi et vint à lui, car il cherchait de l’aide pour sa femme.

- Ma femme est très malade, dit-il, pourriez-vous venir la voir ?

- Volontiers, dit le pasteur Boungasi.

  Et il suivit le chef dans la petite hutte sale où se trouvait sa femme. Le pasteur la regarda. Il vit qu’elle était très malade. Il lui parla gentiment.

- Je ne peux rien pour vous, dit-il. Mais Jésus, le grand Médecin, peut vous guérir. C’est Jésus qui nous a tous créés, et il nous entend lorsque nous lui parlons. Il aime chacun de nous, et il possède le pouvoir de guérir les malades. Il peut vous guérir s’il le désire.

  Il se tut un moment, puis il reprit :

- Voulez-vous que nous demandions à Jésus de vous guérir ?

- Oui, oui, chuchota la femme malade.

  Aussi le pasteur Boungasi s’adressa-t-il à Jésus. Il lui demanda de guérir la femme malade, si telle était sa volonté. Puis il repartit en bateau.

  Jésus entendit la prière du pasteur et il guérit la femme du chef. Comme celui-ci en fut heureux ! Il raconta à tous les villageois la façon dont sa femme avait retrouvé la santé.

- Le pasteur a parlé au grand Médecin Jésus, dit le chef à son peuple. Le grand Médecin a guéri ma femme. Nous ne pouvons pas voir le grand Médecin, mais il nous entend quand nous lui parlons. Il a entendu le pasteur quand il lui a demandé de guérir ma femme, et il l’a guérie !

- Parle-nous encore de ce docteur Jésus, demandèrent les villageois.

- Je ne sais pas grand chose de lui, dit le chef. Je sais simplement que le pasteur lui a parlé, et que ma femme est guérie maintenant.

- Nous voulons en savoir plus, dirent les gens. Nous voulons encore entendre parler de ce Médecin Jésus qui peut guérir les malades.

- Je vais faire venir quelqu’un qui  nous parlera de lui, dit le chef.

  Et il fit parvenir un message au pasteur Boungasi : « Envoie-nous un missionnaire qui puisse nous parler du grand Médecin Jésus. Je te donnerai du terrain pour la mission. Je te donnerai tout ce que tu as besoin. Et mes hommes t’aideront à construire tes bâtiments. »

  Puis le chef attendit la réponse à son message. Elle arriva bientôt : « Je vais envoyer quelqu’un de ton pays, disait le pasteur Boungasi. Il bâtira une mission sur le terrain que tu lui donneras. Et il parlera de Jésus à toi et à ton peuple.

  Bientôt un bateau déposa un missionnaire.

  Le vieux chef en fut tout content. Il donna aux adventistes un beau terrain pour y construire les bâtiments de la mission. Mais les gens des autres missions ne voulaient pas d’adventistes dans ce village. Aussi envoyèrent-ils un homme pour parler au chef.

- Nous ne voulons pas d’adventistes ici. Il faut les renvoyer ! dit l’homme au chef. Si les adventistes s’installent ici, ils vont vous dire de vendre tous vos cochons. Et ils vont vous dire de ne plus faire bien des choses que vous aimez faire.

  Le vieux chef se redressa. Il regarda l’homme droit dans les yeux. Il parla d’une voix que tout le monde put entendre :

- Quand les catholiques sont venus et m’ont demandé du terrain, je le leur ai donné. Quand le gouvernement a demandé du terrain, j’en ai donné. Quand vous êtes venus m’en demander pour votre mission, je vous en ai donné aussi. Les adventistes ne m’ont pas demandé de terrain. Ils sont venus pour nous aider, moi et mon peuple. C’est moi qui leur ai demandé de venir ici. Je sais que je devrai me débarrasser de mes cochons. Je sais que je devrai cesser de faire certaines mauvaises choses. Mais je veux que la mission adventiste s’installe ici. Votre terrain est de l’autre côté de la rivière, et c’est là que vous devez rester.

  L’homme ne répondit pas au chef, mais il tourna les talons et s’en fut rapidement. Il retraversa la rivière, comme le chef le lui avait ordonné. Et le chef et ses hommes continuèrent à encourager les adventistes  et à les aider à bâtir leur mission.

  Bientôt, le chef vendit ses cochons. Il nettoya sa hutte sale dans laquelle il vivait. Bien des villageois vendirent leurs cochons et nettoyèrent leurs huttes. Ils étaient heureux que les adventistes leur apprennent la propreté, et surtout qu’ils leur parlent de Jésus, le grand Médecin. Ils attendent le prochain retour de Jésus. Ils vont à l’école du Sabbat, et chaque semaine, ils apprennent par cœur le verset à réciter. Ils remercient Dieu qui leur envoya un jour un missionnaire adventiste. – F.R.

Notre Petit Ami – 1er trimestre 1983, n°7

 


Coin Santé

Fromage végétal ail et fines herbes

Ingrédients :

- 120 g de tofu soyeux

- 100 g de yaourt au soja

- 250 ml de lait de soja (ou mélange soja/riz)

- 2 cuillères à soupe de jus de citron

- 2 cuillères à soupe de fécule de maïs

- ¾ de cuillère à café d’agar-agar

- 1 cuillère à café de sel fin

- 150 ml d’huile de coco inodore

- 3 ou 4 belles gousses d’ail

- 1 petite poignée de fines herbes fraîches (persil, ciboulette par exemple)

Préparation :

- Faire fondre l’huile de coco au bain-marie.

- Verser tous les ingrédients sauf l’huile de coco ainsi que l’ail et les fines herbes dans un blender et mixer quelques minutes.

- Pendant ce temps préparer les gousses d’ail en les épluchant et les hachant finement.

- De même, laver et hacher les fines herbes.

- Ajouter l’huile de coco et mixer à nouveau pour obtenir une crème lisse.

- Verser le mélange dans un casserole et porter à feu vif pendant 5 minutes en mélangeant avec un fouet afin que le mélange n’attache pas, mais épaississe petit à petit.

- En fin de cuisson ajouter l’ail et les fines herbes hachés.

- Verser dans des petits plats recouverts de film alimentaire pour faciliter le démoulage.

- Laisser refroidir, puis placer au frigo pendant une nuit afin que le mélange prenne bien.