Volume 2 2018

 

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« Celui qui réfléchit sur les choses trouve le bonheur, et celui qui se confie en l’Éternel est heureux. » Proverbes 16 : 20


Table des matières

Éditorial

Études sur l’Apocalypse - Étude Biblique

L’alliance éternelle – Ellet J. Waggoner

L’origine des modèles de source de vie inhérente – Adrian Ebens

Origine et impact de la pensée performante – Adrian Ebens

Une aventure de Josef – histoire pour les enfants

Galettes sans levain – coin santé

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Éditorial

« Quiconque parmi vous craint l’Éternel, qu’il écoute la voix de son serviteur ! Quiconque marche dans l’obscurité et manque de lumière, qu’il se confie dans le nom de l’Éternel, et qu’il s’appuie sur son Dieu ! » Ésaïe 50 : 10 

  Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

  Nous espérons que vous vous portez bien sous le regard tendre et aimant de notre bon Père céleste.

  Alors que les regards se dirigent à l’extérieur par la fenêtre du salon, une explosion de verdure et d’arbres en fleurs émerveille les yeux et le cœur ! Que le Seigneur soit loué pour ces belles journées de printemps où la nature chante, malgré tout, à la gloire du Créateur !

  N’est-il pas merveilleux de savoir que lorsque nous marchons dans l’obscurité, que nous sommes découragés, tentés et éprouvés, nous pouvons nous confier dans le nom de l’Éternel et nous appuyer sur notre Dieu ? Il est toujours présent à nos côtés, prêt à nous soutenir, à nous donner des preuves de Son amour et de Sa bienveillance, afin de nous donner victoire et force en Lui. Comme Jésus nous pouvons être victorieux et marcher tout près de l’idéal que Dieu a pour chacun de ses enfants. Nous pouvons nous appuyer sur la Parole de Dieu dans notre vie quotidienne car « toutes les promesses que renferme la Parole de Dieu sont à nous. » De plus, la servante du Seigneur nous exhorte en disant : « Quand vous êtes assaillis par la tentation, ne regardez pas aux circonstances ou à la faiblesse du moi, mais à la puissance de la Parole. Toute sa puissance est à vous. » (JC, p. 106) Puissions-nous expérimenter et vivre pleinement ces promesses.

  Nous avons la joie de vous annoncer qu’une rencontre aura lieu avec le pasteur Adrian Ebens, les 7 et 8 juillet à Monnetier-Mornex (74). Deux baptêmes sont prévus à cette occasion. En effet, deux jeunes gens, dont notre fils aîné Josué, ont fait le choix de donner leur vie au Seigneur. Nous invitons chacun d’entre vous à nous rejoindre pour ce week-end spirituel et partager avec nous ces précieux moments. Merci par avance pour vos prières en faveur de ces deux jeunes, qui ont besoin de tout le soutien spirituel disponible.

  Que le Seigneur bénisse chacun d’entre vous et que Sa grâce vous accompagne,

Elisabeth et Marc

 

Étude biblique – Études sur l’Apocalypse

11. Le millénium

Textes de la leçon : Apoc. 20.

Verset à réciter : « Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. » Apoc. 20 : 6.

A consulter : La Tragédie des siècles, pp. 689-718 ; Premiers Écrits, pp. 52-54, 289-295 ; S.D.A. Bible Commentary, vol. VII.

 

POUR L’ETUDE QUOTIDIENNE

1. Coup d’œil sur la leçon ; plan

2. Questions 1-4

3. Questions 5-7

4. Questions 8-10

5. Questions 11, 12

6. Questions 13, 14

7. Révision


PLAN DE LA LEÇON


I. Événements qui marquent le début du millénium

1. Les justes ressuscitent et les saints vivants sont translatés, Apoc. 20 : 6 ; 1 Thess. 4 : 16-17

2. Les méchants sont détruits, Apoc. 20 : 5 ; Matt. 24 : 37-39

3. Satan est lié, Apoc. 20 : 1-2

4. La terre est désolée, Es. 24 : 1-6

5. Jérémie décrit la terre dans son état chaotique, Jér. 23-27

 

II. Événements qui ont lieu durant le millénium

6. Les saints sont au ciel, Apoc. 20 : 4

7. Les mauvais anges sont jugés, 1 Cor. 6 : 2-3

 

III. Événements qui terminent le millénium

8. La nouvelle Jérusalem descend du ciel sur la terre, Apoc. 21 : 2

9. Les méchants reviennent à la vie, Apoc. 20 : 5, 7, 13

10. Satan se met à la tête des armées composées des méchants, Apoc. 20 : 8

11. L’assaut de la sainte cité, Apoc. 20 : 9a

12. Le jugement des méchants, Apoc. 20 : 12

13. L’exaltation du Christ, Apoc. 20 : 11

14. L’univers purifié, Apoc. 20 : 9, 13-14


EVÉNEMENTS QUI MARQUENT LE DÉBUT DU MILLÉNIUM

1. Quel est le grand événement qui se produit au début du millénium ? Apoc. 20 : 6 ; 1 Thess. 4 : 16-17.

« Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. »

« Car le Seigneur lui–même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

Note – « Ses regards se portèrent sur les sépulcres des saints endormis ; puis, levant vers les mains et les yeux, il s’écria : “Réveillez-vous ! Réveillez-vous ! Réveillez-vous ! vous qui dormez dans la poussière, et levez-vous !”» - E.-G. White, Premiers Écrits, p. 16.

« Ces corps qui avaient été déposés dans la tombe portant les marques de la maladie et de la mort en sortirent triomphants, pleins de santé et de force. Les saints vivants furent transformés en un instant, en un clin d’œil, et enlevés avec ceux qui étaient ressuscités. Tous ensemble, ils allèrent au-devant du Seigneur dans les airs. Oh, quelle glorieuse réunion ! Des amis que la mort avait longtemps séparés se retrouvaient pour ne plus jamais se quitter. » Idem, p. 287

2. Quel sera le sort des méchants à la seconde venue du Christ ? Apoc. 20 : 5 ; Matt. 24 : 37-39.

« Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection. »

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. »

Note – « “Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez–nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ?” Les railleries ont pris fin… Cette voix qui parvient aux oreilles des morts, ils la connaissent. Que de fois ses accents doux et tendres ne les ont-ils pas conviés à la conversion ? » La tragédie des siècles, pp. 696-697  

3. Que devient Satan pendant le millénium ? Apoc. 20 : 1-2.

« Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. »

Note – « C’est là que Satan résidera pendant mille ans avec ses anges. Confiné à cette terre, il n’aura pas accès à d’autres mondes pour tenter et harceler des êtres qui ne sont pas tombés. C’est dans ce sens qu’il est enchaîné : il n’a personne sur qui il puisse exercer sa puissance. Il est totalement incapable de poursuivre l’œuvre de séduction qui a fait ses délices durant tant de siècles… Pendant mille ans, parcourant la terre en tous sens, Satan pourra y constater les conséquences de sa révolte contre la loi de Dieu. Durant ce temps, sa souffrance est cuisante. » La tragédie des siècles, pp. 716-717 

4. En quels termes Ésaïe dépeint-il la terre ? Ésaïe 24 : 1-6.

« Voici, l’Éternel dévaste le pays et le rend désert, il en bouleverse la face et en disperse les habitants. Et il en est du sacrificateur comme du peuple, du maître comme du serviteur, de la maîtresse comme de la servante, du vendeur comme de l’acheteur, du prêteur comme de l’emprunteur, du créancier comme du débiteur. Le pays est dévasté, livré au pillage ; car l’Éternel l’a décrété. Le pays est triste, épuisé ; les habitants sont abattus, languissants ; les chefs du peuple sont sans force. Le pays était profané par ses habitants ; car ils transgressaient les lois, violaient les ordonnances, ils rompaient l’alliance éternelle. C’est pourquoi la malédiction dévore le pays, et ses habitants portent la peine de leurs crimes ; c’est pourquoi les habitants du pays sont consumés, et il n’en reste qu’un petit nombre. »

Note – « La terre paraissait inondée de sang et jonchée de cadavres. Elle ressemblait à un affreux désert. Les villes et les villages, détruits par le tremblement de terre, formaient des monceaux de ruines. Les montagnes qui avaient été remuées de leurs places avaient laissé d’immenses cavernes ; des rochers brisés, lancés par les eaux de la mer ou arrachés du sein de la terre étaient disséminés à sa surface. » Premiers Écrits, pp. 289-290 

5. En quels termes Jérémie décrit-il le chaos que représente la terre ? Jérémie 4 : 23-27.

« Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide ; les cieux, et leur lumière a disparu. Je regarde les montagnes, et voici, elles sont ébranlées ; et toutes les collines chancellent. Je regarde, et voici, il n’y a point d’homme ; et tous les oiseaux des cieux ont pris la fuite. Je regarde, et voici, le Carmel est un désert ; et toutes ses villes sont détruites, devant l’Éternel, devant son ardente colère. Car ainsi parle l’Éternel : tout le pays sera dévasté ; mais je ne ferai pas une entière destruction. »

Note – « C’est dans cette désolation que devront demeurer Satan et ses anges pendant mille ans. C’est là qu’il sera confiné, qu’il errera ça et là, et qu’il pourra se rendre compte des effets de sa révolte contre la loi de Dieu... Sa souffrance sera terrible. » Premiers Écrits, p. 290

 

ÉVÉNEMENTS QUI ONT LIEU DURANT LE MILLÉNIUM

6. Où sont les saints pendant le millénium, et à quoi sont-ils occupés ? Apoc. 20 : 4.

« Et je vis des trônes ; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. »

7. Qui les justes jugent-ils ? 1 Corinthiens 6 : 2-3.

« Ne savez–vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde est jugé, êtes–vous indignes de rendre les moindres jugements ? Ne savez–vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? »

Note – « Au cours des mille ans qui s’écoulent entre la première et la seconde résurrection, a lieu le jugement des méchants… alors que les justes règnent comme rois et sacrificateurs de Dieu… Conjointement avec Jésus-Christ, ils jugent les méchants en comparant leur vie avec les préceptes du saint Livre, et se prononcent sur le cas de chacun. Quand la mesure de châtiment réservée à chaque impénitent est évaluée, elle est inscrite en face de son nom, sur le livre de la mort. » La Tragédie des Siècles, pp. 717-718.

 

ÉVÉNEMENTS QUI TERMINENT LE MILLÉNIUM

8. Qu’a-t-il été donné à Jean de voir descendre du ciel ? Apoc. 21 : 2.

« Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. »

Note – « Au terme des mille ans le Fils de Dieu redescend sur la terre, accompagné de la multitude des rachetés et d’un cortège d’êtres angéliques. Du haut de la nue, en sa majesté terrifiante, il ordonne aux impénitents de se relever de la tombe pour recevoir leur rétribution. Ils sortent de la terre nombreux comme le sable de la mer… Ils sont sortis de la tombe tels qu’ils y étaient descendus : animés d’un esprit de haine et de révolte contre Dieu… Jésus-Christ s’arrête sur la montagne des Oliviers d’où il est monté au ciel après sa résurrection, et où les anges ont réitéré la promesse de son retour… Alors la nouvelle Jérusalem, éclatante de splendeur, descend du ciel et s’installe en un lieu purifié et préparé pour la recevoir. Puis le Rédempteur,  accompagné de son peuple et de ses anges, fait son entrée dans la sainte cité. » Idem, p. 720 

9. Quand les méchants reviennent-ils à la vie ? Apoc. 20 : 5, 7, 13.

« Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection… Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison… La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses œuvres. »

Note – « A la première résurrection, tous revêtent une immortelle jeunesse ; mais à la seconde, on voit sur tous les marques de la malédiction. Tous sortent de leurs tombeaux comme ils y sont descendus. Ceux qui vécurent avant le déluge avaient des statures de géants, plus que deux fois la taille des hommes d’aujourd’hui, et bien proportionnés. Les générations qui vécurent après le déluge n’offraient plus d’hommes de cette taille. Et il y eut encore par la suite une diminution de stature, jusqu’à notre génération. Le contraste entre les premiers méchants qui vécurent sur la terre et ceux d’aujourd’hui était très grand. Les premiers étaient de haute taille et bien proportionnés ; les derniers sortirent des tombeaux comme ils y étaient descendus : petits, faibles, difformes. Une armée puissante composée de rois, de guerriers, d’hommes d’État, de nobles et de gens de toutes sortes montèrent ensemble sur la terre désolée. » Spiritual Gifts, vol. III, pp. 84-85 

10. Que fait Satan quand il voit les méchants revenus à la vie ? Apoc. 20 : 8.

« Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre ; leur nombre est comme le sable de la mer. »

Note – « Et maintenant Satan va se préparer à une lutte finale suprême en vue de s’emparer de l’empire du monde… Mais à la vue des injustes ressuscités, lorsqu’il se voit entouré de leur multitude innombrable, il renaît à l’espérance, et décide de ne pas abandonner la partie. Il réunira sous ses étendards toute l’armée des réprouvés… Fou d’orgueil et de rage, il leur montre et leur déclare qu’à leur tête il se fait fort de s’emparer de la ville et de rentrer en possession de son trône et de son royaume. » La Tragédie des Siècles, pp. 720-721.

11. Où les méchants, conduits par Satan, dirigent-ils leurs attaques ? Apoc. 20 : 9a.

« Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien–aimée. »

Note – « Enfin, le signal de l’attaque est donné, et l’on voit s’ébranler une armée innombrable… Les anges déchus ont également assemblé leurs légions. Satan, le plus puissant des guerriers, ouvre la marche. Sur l’ordre de Jésus, les portes de la Cité d’or se ferment. » Idem, p. 722.

12. Au jour du jugement des méchants, qu’est-ce qui est mis en évidence ? Apocalypse 20 : 12

« Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. »

Note – « Moïse manifesta son grand amour à l’égard des enfants d’Israël lorsqu’il demanda au Seigneur de pardonner leurs péchés, ou d’effacer son nom du livre qu’il avait écrit. Son intercession représente l’amour du Christ et sa médiation pour une race perdue. Mais Dieu ne voulut pas que Moïse souffrît pour les péchés d’autrui. Il lui déclara que, seuls, ceux qui avaient péché seraient effacés de son livre ; car le juste ne doit pas souffrir pour le coupable. Le livre dont il est parlé ici est celui où chaque nom est inscrit, et où les actes de tous — leurs péchés et leur obéissance — sont fidèlement rapportés. Lorsque les hommes commettent des péchés trop graves pour que le Seigneur leur pardonne, leurs noms sont effacés du livre, et ils sont voués à la destruction. » - E.-G. White Supplement, S.D.A. Bible Commentary, vol. VII.

13. En quels termes l’exaltation de la victoire du Christ est-elle décrite ? Apoc. 20 : 11.

« Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. »

Note – « Le Fils de Dieu apparaît de nouveau à la vue de ses ennemis. Bien au-dessus de la ville, sur une plate-forme d’or étincelant, est dressé un trône très élevé. Le Fils de Dieu y est assis, entouré des sujets de son royaume… Et l’on assiste au couronnement définitif du Fils de Dieu en présence des habitants de la terre et du ciel. » - La Tragédie des Siècles, pp. 722-723.

14. Comment la destruction finale du péché et des pécheurs est-elle décrite ? Apoc. 20 : 9, 13-14.

« Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien–aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora…  La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort, l’étang de feu. »

 

L’alliance éternelle : Les promesses de Dieu

L’alliance scellée (suite)

The Present Truth, 25 Juin 1896

Ellet J. Waggoner

 

Le signe de la circoncision

  Et maintenant, il nous faut avancer dans l’étude du sceau de l’alliance, qui est la circoncision. Quelle est sa signification et qu’est-elle en réalité ? Nous avons déjà vu sa signification : la justice par la foi. Elle fut donnée à Abraham comme signe qu’il possédait une telle justice ou comme la certitude qu’il était accepté « dans le Bien-aimé », qu’en Christ il avait « la rédemption par Son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de Sa grâce » (Éph. 1 : 6-7). Nous pouvons comprendre en quoi consiste réellement la circoncision à partir des passages ci-après des Saintes Écritures :

« La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi ; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision.

« Si donc l’incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision ?

« L’incirconcision de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-elle pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision ?

« Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair.

« Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu » (Rom. 2 : 25-29).

 

Ce qu’est la vraie circoncision

  La circoncision était le signe de la justice par la foi. Mais cette justice est celle requise par la loi de Dieu. La circoncision ne signifie jamais rien, à moins que la loi de Dieu soit gardée. De fait, l’observation de la loi est la circoncision authentique. Mais le Seigneur réclame la vérité dans l’intérieur. Une représentation extérieure, manquant de la justice dans l’intérieur, est une abomination pour Dieu. La loi doit être dans le cœur, afin qu’il y ait là une authentique circoncision. Mais la loi ne peut être dans le cœur que par la puissance du Seigneur, par l’Esprit. « La loi est spirituelle » (Rom. 7 : 14), c’est-à-dire qu’elle est de la nature du Saint-Esprit, de telle manière que la loi ne peut être dans le cœur que si l’Esprit de Dieu y demeure.

  La circoncision, donc, n’est rien d’autre que le scellement de la justice dans le cœur, effectué par le Saint-Esprit. C’est ce qu’Abraham reçut. Sa circoncision fut le sceau de la justice par la foi qu’il possédait. Maintenant, la justice par la foi était le moyen par lequel la possession promise pouvait être reçue. La circoncision était donc la garantie de son héritage. Lisons maintenant le texte suivant :

  « En Lui nous avons la rédemption par Son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de Sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence, nous faisant connaître le mystère de Sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’Il avait formé en Lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. En Lui, nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de Celui qui opère toutes choses d’après le conseil de Sa volonté, afin que nous servions à la louange de Sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ. En Lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en Lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de Sa gloire » (Éph. 7-14).

 

Scellés par l’Esprit

  La parole de vérité est l’Évangile du salut. Lorsque nous croyons à l’Évangile, nous sommes scellés par le Saint-Esprit [Éph.1 : 13 ; 4 : 30], et ce sceau est la garantie [les arrhes] ou la sécurité de notre héritage, jusqu’à ce qu’il nous soit donné lors du retour du Seigneur. Abraham, avait donc le Saint-Esprit, comme garantie de l’héritage qui lui avait été promis. La possession de l’Esprit démontre que nous avons droit à l’héritage parce que l’Esprit apporte la justice, et l’héritage est un héritage de justice. Rien d’autre que la justice ne demeurera sur la nouvelle terre.

 

Circoncis et scellés en Christ

  En harmonie avec le texte précédent, nous lisons aussi : « Vous avez tout pleinement en Lui [Christ], qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en Lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ » (Col. 2 : 10-11).

  La promesse de Dieu à Abraham avait été faite bien avant l’époque à laquelle nous nous référons : le récit de l’alliance se trouve au chapitre 15 de la Genèse. Mais après l’établissement de l’alliance, Abraham tomba dans l’erreur décrite au chapitre 16. Il vit son erreur et se repentit, en revenant au Seigneur avec la plénitude de la foi, et la sécurité du pardon et de son acceptation lui fut donnée, ainsi que la circoncision comme un rappel de ce fait.

 

Un concept qui n’est pas nouveau

  Les extraits du Nouveau Testament que nous avons lu, en relation avec la circoncision, ne sont pas un concept nouveau. La circoncision fut toujours ainsi. Elle a toujours signifié la justice dans le cœur, et elle n’avait aucune autre signification en dehors de cette justice. Deutéronome 30 : 5-6 l’indique clairement : « L’Éternel, ton Dieu, te ramènera dans le pays que possédaient tes pères, et tu le posséderas ; Il te fera du bien, et te rendra plus nombreux que tes pères. L’Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur et le cœur de ta postérité, et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives ».

 

Pourquoi le signe extérieur?

  Une question surgit naturellement : pourquoi le signe extérieur de la circoncision fut-il donné à Abraham, puisqu’il avait déjà tout ce que ce signe impliquait ? Comme il s’agit de la circoncision du cœur par l’Esprit, qui n’est rien de plus que la possession de la justice par la foi, et qu’Abraham la possédait avant de recevoir le signe de la circoncision, pourquoi ce signe lui fut-il donné ?

C’est une question raisonnable, et heureusement il est facile d’y répondre. Cependant, vous devez d’abord remarquer que dans Romains 4 : 11, il nous est dit qu’Abraham reçut « le signe » de la circoncision. En réalité, il  possédait déjà la circoncision. En harmonie avec ce qui précède, nous lisons dans Éphésiens 2 : 11 : « ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme », indiquant qu’en réalité ce signe n’était pas l’authentique circoncision.

 

Uniquement un souvenir

  La raison pour laquelle le signe fut donné — signe qui n’était rien d’autre qu’une marque, et n’ajoutait rien à son possesseur, étant un faux signe à moins qu’il y eut la justice par la foi dans le cœur — sera évident une fois que nous aurons considéré ce qui arriva après que l’alliance fut faite avec Abraham. Il était entré dans un plan dont l’objectif était d’accomplir la volonté du Seigneur. Abraham et Sara crurent que la promesse était leur, et ils pensèrent qu’ils pouvaient l’accomplir eux-mêmes. Vu que la promesse consistait en un héritage de justice, la pensée qu’ils pouvaient l’accomplir eux-mêmes était en fait une idée aussi commune que [de croire que] l’homme peut accomplir la justice de Dieu. Aussi, lorsque Dieu répéta l’alliance, Il donna à Abraham un signe qui devrait être un souvenir persistant de leur tentative d’accomplir la promesse de Dieu, et de leur échec. Le signe de la circoncision ne lui conféra rien, si ce n’est le contraire ; il fut le souvenir qu’ils ne pouvaient rien faire par eux-mêmes, et que le Seigneur devait tout faire pour eux. Le dépouillement d’une portion de sa chair indiquait que la promesse ne devait pas être obtenue par la chair, mais par l’Esprit. Ismaël naquit selon la chair; Isaac selon l’Esprit.

 

Perversion du signe

  Pour les descendants d’Abraham il servit dans un même but. Il devait leur rappeler continuellement l’erreur de leur père Abraham, en les mettant en garde de ne pas commettre la même erreur. Il devait leur enseigner que « la chair ne sert de rien » (Jn 6 : 63). A une époque postérieure, ils pervertirent le signe, et affirmèrent que le fait de le posséder était la sécurité de leur justice, qu’ils gardent ou non la loi. Ils s’appuyaient sur la circoncision pour qu’elle leur apporte la justice, faisant d’eux les favoris et les élus du Seigneur. Mais l’apôtre Paul dit la vérité à ce sujet, quand il affirma : « Les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair » (Phil. 3 : 3). Les Juifs en arrivèrent à voir la circoncision comme quelque chose qui leur apportait tout, vu qu’ils se confiaient en leur propre justice. Mais l’objectif de la circoncision était de leur enseigner à ne pas mettre leur confiance en eux-mêmes.

   

La vie, ça compte !

Adrian Ebens

Chapitre 7

L’origine des modèles de source de vie inhérente

  

1. L’arbre de la connaissance

  Au chapitre 2, nous avons considéré trois modèles de source de vie différents, montrant que la plupart des gens du monde ont adopté un modèle de source de vie inhérente, d’une sorte ou d’une autre. Voici encore une fois les trois modèles à titre de rappel :

 

Modèle 1

L’homme possède une source de vie inhérente (le divin) dont l’origine est en lui-même

Modèle 2

L’homme reçoit une source de vie de Dieu (le divin) qu’il possède en lui-même.

Modèle 3

L’homme reçoit la vie par une relation avec Dieu (le divin) en dehors de lui-même.

L’HOMME EST DIVIN

L’HOMME EST

IMMORTEL

L’HOMME EST MORTEL

 

  Dans ce chapitre, nous allons examiner les origines des modèles de source de vie indépendante d’un point de vue biblique. Vous vous souviendrez qu’au chapitre 3 nous avons identifié le modèle 3 comme reflétant ce que la Bible enseigne et aussi comme étant le modèle le plus favorable pour construire un système relationnel fort, car c’est le seul modèle dans lequel les relations sont vraiment vitales. Chaque personne est complètement dépendante du point de source unique de vie qui ne peut être obtenue qu’au travers d’une relation. Trouvons à présent l’histoire biblique, d’où sont issus les modèles de source de vie inhérente. Vous vous souviendrez que dans notre dernier chapitre, Dieu dit à Adam de ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Gen 2 : 16-17 L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; 17 mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

  Nous pourrions poser la question suivante : « pourquoi Dieu a-t-il permis qu’un tel arbre existe dans ce jardin beau et parfait ? Pourquoi Dieu a-t-il permis à un symbole de mort d’exister et d’être à la portée d’Adam et Ève ? » Considérant que Dieu est amour (1 Jean 4 : 7, 8), la seule manière pour que l’amour existe est de pourvoir à la possibilité de choisir de s’opposer à Dieu. Si Adam et Ève n’avaient pas eu l’occasion de s’opposer à Dieu, il ne leur aurait pas vraiment été possible d’expérimenter l’amour. En effet, l’amour est un choix actif d’être loyal et vrai envers celui que nous prétendons aimer. L’arbre de la connaissance était un symbole de choix.

  En obéissant au commandement « tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, » Adam et Ève mettaient en œuvre leur soumission volontaire à la vie s’écoulant du trône de Dieu (Ap.22 : 1) ; ils maintenaient leur relation avec Lui. Choisir de manger de l’arbre signifiait ne plus se soumettre à Dieu et briser la relation, et en brisant la relation, la vie cesserait de s’écouler et ils mourraient – cesseraient d’exister. Le processus entier était relativement simple.

 

2. L’origine du serpent

  Alors que nous passons du chapitre 2 de Genèse au chapitre 3, nous voyons qu’une série d’événements tragiques a lieu et plonge le monde dans le péché et la mort.

Gen 3 : 1-6 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? 2 La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. 3 Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. 4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; 5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. 6 La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

  L’histoire introduit un serpent qui semble avoir le don de la parole. Deuxièmement, nous voyons Ève seule devant l’arbre interdit. Il serait bien d’en savoir un peu plus sur la manière dont ces deux choses ont eu lieu, mais la Bible ne nous le dit pas. Qui est le serpent ? La Bible nous le dit clairement dans le livre de l’Apocalypse.

Apoc 12 : 9 Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre,

  Le serpent ancien est le diable ou Satan, et c’est un imposteur. On a donc Satan qui trouve un moyen quelconque de se faire passer pour un serpent, et qui parle à Ève. Nous devons aussi nous demander : « d’où vient Satan ? Si Dieu créa toute chose, alors pourquoi créa-t-il Satan ? Ce sont là des questions importantes qui demandent une réponse si nous voulons trouver les racines de l’origine des modèles de source de vie inhérente.

Éze 28 : 14-15, 17 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; tu marchais au milieu des pierres étincelantes. 15 Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé jusqu’au jour où l’iniquité a été trouvée chez toi. 17 …Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; je te jette par terre, je te livre en spectacle aux rois.

Es 14 : 12-14 Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, toi, le vainqueur des nations ! 13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, à l’extrémité du septentrion ; 14 je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut.

  Satan, précédemment appelé Lucifer, était le chérubin protecteur qui se tenait sur la sainte Montagne de Dieu. Il était l’ange le plus distingué du ciel. Il venait après Dieu dans le ciel. La Bible dit « Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé. » Ainsi Dieu créa Lucifer parfait. Mais il est dit ensuite que l’iniquité/le péché fut trouvé en lui. Quelle fut cette iniquité trouvée en Lucifer ?

  Il nous est dit que le cœur de Lucifer s’est élevé à cause de sa beauté et de sa splendeur. Il est important que dans Son royaume, Dieu soit le seul à disposer de la puissance pour donner la vie ; tout autre être intelligent ne peut obtenir cette vie que par une relation de soumission à Dieu. Lucifer avait l’exemple clair du Fils de Dieu pour savoir comment interagir avec le Père. Le Fils de Dieu ne se vantait pas de Ses capacités, de Sa gloire et de Sa splendeur. Il avait une confiance implicite en Son Père, se reposait dans Son amour et Sa bénédiction, et exécutait fidèlement Ses ordres.

Jean 5 : 30 Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté du Père qui m’a envoyé.

Jean 8 : 29 Celui qui m’a envoyé est avec moi ; le Père ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.

Matt 26 : 39 Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

 

3. Le rejet de la sagesse

  Mais Lucifer a corrompu sa sagesse par la recherche de splendeur. La vérité est que le rôle du Fils de Dieu comme agent divin de soumission est la véritable sagesse de Dieu. La Bible nous dit même cela :

1 Cor 1 : 24 Christ… puissance de Dieu et sagesse de Dieu.

  La puissance de Dieu nous parvient en suivant l’exemple du Fils de Dieu, et c’est ici la sagesse. Les Proverbes l’expriment ainsi :

Prov 9 : 10 Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel ; et la connaissance du Très-Haut, c’est l’intelligence. (KJV)

  La crainte signifie se soumettre, respecter, prendre au sérieux. Une vraie connaissance de la soumission du Christ au Père est la vraie intelligence et donne la vie. En refusant de suivre l’exemple du Fils de Dieu, Lucifer refusait la sagesse de Dieu ; en se détournant de Christ, il se coupait du seul moyen de savoir comment se connecter à la source de la vie. En ce sens, Christ est le véritable Arbre de Vie dont celui planté en Éden n’était qu’un symbole. Mais Lucifer ne voulait pas suivre l’exemple divin du Fils de Dieu ; il choisit de manger de l’ « arbre de la connaissance du bien et du mal ». Il voulait avoir le même rôle que le Père. Le Père ne se soumettait à personne, il n’était sous l’autorité de personne. Il exerçait un contrôle total, et c’est là ce que voulait Lucifer. Cette aspiration était un blasphème et allait en effet ouvrir la connaissance du mal pour l’univers.

  En aspirant à être comme Dieu, il perdit de vue le fait que tout ce qu’il avait lui venait de Dieu. Il oublia aussi qu’en refusant de se soumettre à la source de vie, il rejetait le seul moyen dont il disposait pour trouver de la valeur. Comme nous l’avons dit au chapitre 5, « Les pères sont la gloire de leurs enfants ». Le Père, par Christ, avait créé Lucifer, et c’est pourquoi il était un fils de Dieu par création. Lucifer avait oublié ce principe très important :

Jér 9 : 23-24 Ainsi parle l’Éternel : Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, que le fort ne se glorifie pas de sa force, que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. 24 Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Éternel, qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre ; car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel.

  Lucifer chercha à trouver la gloire dans sa splendeur plutôt qu’en connaissant Dieu et en étant sous Sa bénédiction. Dans son rejet de Christ et de Son exemple, Lucifer oublia que toutes choses viennent ultimement du Père. Il commença à croire que les choses qu’il avait reçues, il les possédait réellement en lui-même. Ce sont là les semences de la connaissance du mal.

 

4. Pourquoi Satan a-t-il eu la permission de vivre ?

  La question qu’il faut poser est : Si toute vie vient de Dieu et que Lucifer rejeta les moyens d’obtenir cette vie, pourquoi n’est-il pas mort ? Pourquoi n’a-t-il pas immédiatement cessé d’exister ? Premièrement, Lucifer ayant été créé par Dieu, il était l’un de Ses fils créés. Dieu usa de patience envers Lucifer, alors que celui-ci luttait pour savoir s’il allait ou non entièrement rejeter l’autorité de Dieu. Comme l’enseigne la Bible :

2 Pi 3 : 9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

  Deuxièmement, si Lucifer avait soudainement péri sans que ses idées n’aient eu l’occasion de se développer entièrement, des doutes auraient pu subsister dans le cœur des autres anges quant à savoir si Lucifer avait raison. Lucifer avait lancé un défi au système de gouvernement de Dieu ; il avait lancé un défi à Sa loi et mis en doute la raison pour laquelle le Fils de Dieu devait avoir autorité sur les anges. Lucifer prétendait qu’ils étaient suffisamment intelligents pour se diriger sans avoir besoin de l’exemple de l’agent divin de soumission. Nous voyons des preuves de cette attaque du rôle du Fils de Dieu dans les passages bibliques suivants.

Jean 5 : 23 Afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

Phil 2 : 5-6 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, 6 lequel, existant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu.

1 Jean 2 : 23 Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; quiconque confesse le Fils a aussi le Père.

Comme nous l’avons dit, Lucifer ne voulait pas accepter l’autorité du Fils de Dieu. Il ne voulait pas L’honorer comme il honorait le Père et il refusa de Le considérer comme égal à Dieu. Pendant ce temps de réflexion, Lucifer convainquit un tiers des anges qu’il avait raison et qu’il savait mieux comment gouverner l’univers.

Ap 12 : 3-4 Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c’était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. 4 Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel et les jetait sur la terre.

  Il nous est dit ici que le dragon, ou serpent, entraîna un tiers des étoiles du ciel. L’expression « les étoiles » se réfère aux enfants de Dieu, et les étoiles venaient du ciel, ce qui veut dire qu’il s’agit des anges.

Job 38 : 7 Alors que les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie ?

  Il fallait laisser du temps à Lucifer pour développer ses idées, afin que l’univers puisse déterminer quel était le meilleur système. C’était le seul moyen pour des esprits intelligents de gérer la proposition faite par Lucifer. Bien souvent, nous voudrions pouvoir simplement accepter ce que Dieu dit et nous en tenir là, mais comme nous le savons tous, dans la plupart des cas, il nous faut apprendre pour nous-mêmes si une chose est vraie ou fausse.

  C’est ainsi que Dieu permit à Lucifer de développer ses idées, jusqu’à ce qu’il en arriva à se sentir capable de contrôler l’univers. Son objectif était de détruire le Fils de Dieu, parce qu’Il était le seul vrai exemple de soumission divine à la source de vie du Père. S’il pouvait supprimer Christ, il pouvait supprimer la base de l’autorité du Père et faire effondrer tout le système. Comment savons-nous que Lucifer, maintenant Satan, voulait détruire Christ ? Lorsque Jésus parla aux pharisiens, Il fit cette déclaration révélatrice :

Jean 8 : 44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond ; car il est menteur et le père du mensonge.

  Depuis le commencement, Satan pensait mettre Christ à mort. Le désir des pharisiens de tuer Jésus était simplement un écho de ce que Satan a toujours voulu. Au commencement, aucun des anges ne savait vraiment ce qui était dans le cœur de Lucifer, mais lorsque Dieu permit à Son Fils de venir sur cette terre et mourir, les désirs de Satan furent entièrement révélés. Ainsi commença la guerre.

Apoc 12 : 7 Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent,

  Le nom Michel signifie « Celui qui est comme Dieu ; » c’est un autre nom pour le Fils de Dieu.[1] Comme nous l’avons mentionné précédemment, dans Phil 2 : 6, Christ était en forme de Dieu, ou « Celui qui est comme Dieu », et « n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu ».

  Comme Satan poussait à la charrue et voulait prendre le contrôle, il dut être chassé du ciel.

Apoc 12 : 8 mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel.

  Dans cette guerre, chaque ange dut choisir la voie qu’il voulait suivre. Comme nous l’avons dit, un tiers suivit Satan. Il dut être très convainquant pour entraîner tant d’anges avec lui.

 

5. Dieu répond aux anges en créant l’humanité

  Pendant ce temps, Dieu mit en œuvre son plan pour créer la Terre. Satan avait soulevé des questions au sujet de la position de Son Fils, et Dieu conçut donc une création très spéciale et unique qui aiderait à expliquer la relation existant entre Lui-même et Son Fils :

Gen 1 : 26 Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.

  La relation entre le mari et la femme était une image de la relation entre le Père et le Fils et aiderait à répondre aux questions qu’avait soulevées Satan. Paul affirme cela lorsqu’il dit :

Rom 1 : 19, 20 car ce qu’on peut connaître de Dieu, est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. 20 En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables.

  Paul affirme clairement que les attributs de la Divinité peuvent être vus dans la création, et l’endroit où c’est le plus évident est celui où Dieu dit « Faisons l’homme à Notre image. » Comme nous l’avons vu plus tôt, Ève est notre exemple terrestre clé de soumission à une source de vie désignée. Son rôle était une expression vitale de ce que le Fils est pour le Père. C’était aussi une leçon importante pour les anges du ciel.

1 Cor 11 : 7-10 L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. 8 En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; 9 et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme. 10 C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend.

  Le rôle d’Ève dans sa soumission à Adam était une preuve vitale dans la guerre contre Satan et les principes de son royaume. Aussi longtemps qu’Adam et Ève existeraient, Ève allait particulièrement constituer une preuve et un mémorial continuels du principe de soumission à la source de vie. Satan devait l’atteindre d’une manière ou d’une autre.

  Il apparaît que Dieu permit à Satan de venir sur la terre, mais il ne pouvait avoir accès à Adam et Ève que depuis l’Arbre de la connaissance du bien et du mal. En permettant cela, Dieu ne pouvait pas être accusé de priver Adam et Ève de l’occasion de choisir de le suivre, mais c’était également une occasion supplémentaire pour Adam et Ève de montrer leur loyauté à Dieu et de lui rester soumis. Aussi longtemps qu’ils éviteraient cet arbre, il n’y aurait pas de problème.

 

6. L’humanité embrasse le système de source de vie inhérente

  Nous retournons donc à cette série d’événements tragiques qui fut introduite comme modèle de système de vie alternatif. Nous nous souvenons que Satan s’est élevé à cause de sa beauté et de sa splendeur, ce qui le conduisit à voir la vie comme étant inhérente et trouvant son origine en soi. Remarquez comment Satan présente ce concept à Ève.

Gen 3 : 1-6 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? 2 La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. 3 Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. 4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; 5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

  Satan aborde directement la question qui implique la puissance du choix – L’arbre de la connaissance du bien et du mal. Il pose alors la question « Dieu a-t-il réellement dit que vous ne pouvez pas manger de cet arbre ? » Cela amena la réponse attendue : manger de l’arbre allait briser la relation avec Dieu, entraînant ainsi la mort. C’est exactement ce que Satan voulait lui entendre dire pour avoir l’occasion de lui présenter son modèle de source de vie de puissance inhérente. Il dit « Tu ne mourras point. » Cette affirmation est l’origine du système de source de vie inhérente. Satan affirme clairement qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une relation étroite avec Dieu pour continuer de vivre. Il relie alors astucieusement l’entrée dans ce nouveau système avec le fait de manger du fruit de l’arbre.

  Croire que vous ne mourrez point signifie qu’il vous faut croire que vous êtes un dieu ; car croire que vous possédez votre propre source de vie revient à vous croire en quelque sorte divin.

  Le fait de manger de l’arbre devait sceller cette croyance et transférer Ève dans le nouveau royaume. La nouvelle croyance devait être scellée par un acte, et Ève fit malheureusement cet acte. La Bible indique qu’Ève a été trompée en accomplissant cette action :

2 Cor 11 : 3 Toutefois, de même que le serpent séduisit Ève par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ.

  Ève n’a pas réalisé qu’en prenant du fruit et en croyant qu’elle avait une source de vie intérieure, elle rompait non seulement sa relation intime avec Dieu, mais portait à présent une semence de rejet pour la direction de son mari. Ève avait reçu tout ce qu’elle avait par son mari, mais cette nouvelle croyance reçue du serpent allait radicalement altérer sa relation avec Adam. Au lieu d’être une représentante de la soumission de Christ envers Son Père, elle allait à présent refléter la rébellion au Père Céleste. Satan crut alors avoir éliminé le principe de soumission qui reflétait le royaume de Dieu sur la terre.

  Si Ève pouvait à présent être un agent pour convaincre ou persuader Adam, la source de vie humaine désignée serait alors infectée par ce modèle de source de vie inhérente qui renie le rôle du Christ par rapport au Père, et cela certifierait que chaque descendant d’Adam naîtrait avec cette mentalité.

  Il est bien évident qu’Adam comprit immédiatement la situation et ses implications. En prenant et en mangeant du fruit, Adam rejeta volontairement l’autorité de Dieu et pollua le courant de vie humaine, assurant que chaque être humain serait infecté par la croyance de Satan selon laquelle la vie est inhérente et nous n’avons pas besoin de dépendre de qui que ce soit. C’est la substance de ce que veut dire Paul quand il dit :

Rom 5 : 12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché, …

  La race humaine avait à présent perdu son principe vital de soumission à la source de vie venant de Dieu. Nous examinerons un peu plus tard comment Dieu géra cette tragédie, mais dans le chapitre suivant, nous examinerons la manière dont le système de valeur a changé et comment il a affecté la race humaine.

 

Chapitre 8

L’origine et l’impact des systèmes de valeur basés sur la performance

  Avant de continuer, faisons un petit résumé de ce que nous avons étudié aux chapitres 5 et 6. Au chapitre 5, nous avons considéré le fait que notre valeur est directement dérivée de Celui qui nous donne la vie. Le point de source d’origine est notre Père Céleste. Au chapitre 6, nous avons vu que la vie s’écoule par Son Fils soumis afin que l’autorité du Père soit constamment reconnue par le Fils qui donne l’exemple à tout l’univers de la manière de se connecter à la vie du Père.

  Nous avons également vu que ce modèle divin est reproduit sur la terre par la relation de mari et femme. La soumission de la femme établit l’autorité de son mari, qui est le canal désigné par Dieu comme source de vie. Sa soumission est également l’exemple vital pour ses enfants de la manière de rester connecté au canal de vie s’écoulant par le père. Comme le père représente la source de vie, il est aussi la source, ou semence de bénédiction et de valeur. Proverbes 17 : 6 reflète ce fait lorsqu’il dit :

Prov 17 : 6 Les enfants des enfants sont la couronne des vieillards, et les pères sont la gloire de leurs enfants.

  Nous avons considéré quelques exemples du besoin très fort qu’un enfant éprouve envers son père, en voici encore deux exemples :

Paul a écrit :

  Papa, j’ai tous les jours le temps long après toi et j’aimerais qu’on puisse de nouveau parler ensemble. Te perdre m’a conduit à me demander qui je suis et où je vais. Pourrais-je être le père que tu as été ? Tu étais le meilleur et j’aurais tant aimé que tu puisses vivre plus longtemps, voir mes accomplissements, et partager cette joie. Ça fait déjà un an, et je voudrais encore prendre le téléphone pour t’appeler. Je t’aime.

La princesse de papa a écrit :

  Salut papa, j’espère que tu es fier de moi ! Je suis vraiment heureuse et les choses vont bien dans la vie. Le travail me dépasse un peu, mais je suppose que j’ai signé pour ça. Je pense faire tout ce qu’il faut et j’espère que tu approuves. Tu me manques et je t’aimerai toujours, Princesse.

  Dans l’exemple de Paul, nous voyons que la perte de son père l’a conduit à se demander qui il était ; la relation père-enfant impacte directement son sens de l’identité. Nous voyons combien Paul désirait que son père voie ses accomplissements, tout comme la Princesse de papa qui espérait et souhaitait que son père approuve ce qu’elle faisait. Dans un système relationnel, les accomplissements n’ont aucune valeur sans l’approbation d’un père ou d’un mentor. C’est la reconnaissance et l’approbation du père qui donne la valeur à l’accomplissement parce que seul un père peut donner de la valeur à quelque chose, étant lui-même la source de vie pour l’enfant.

 

1. L’origine de l’absence de valeur

  Lorsque Satan rejeta son Père Céleste comme source de vie et rejeta l’exemple divin de soumission par le Fils de Dieu, Satan détruisit tout concept de valeur relationnelle. Ayant été créé par Dieu, son cœur aspirait encore à la reconnaissance du Père et à l’approbation de ses efforts, mais il avait forgé dans son esprit une voie affirmant que la source de vie trouvait son origine en lui-même, et qu’il allait donc devoir produire sa propre valeur. Il allait continuellement devoir se prouver qu’il avait de la valeur. Son besoin intense de s’affirmer était accentué par le fait qu’il n’entendrait plus jamais le Père dire « C’est mon fils bien-aimé, que j’aime.[2]» Et c’est ainsi qu’était né le cycle de l’absence de valeur : la lutte constante du désir d’approbation de la vraie source de vie puis la tentative désespérée de combler ce désir par les accomplissements personnels. Cela place une personne dans une position où elle doit continuellement valider son existence. Nous avons vu un peu de cette lutte dans la vie de WR au chapitre 1. Écoutez encore une fois ce qu’il a dit avant de mourir :

A l’aide, j’ai peur. Oh, j’ai peur ! Je ne veux pas perdre.

Craintif de parler en classe… Dois impressionner les autres. Ai besoin de m’affirmer.

De la peur !! Mise là par toi-même… Tu ne peux pas le faire ?

Ne stagne pas, vas de l’avant, progresse.

  « Ai besoin de m’affirmer, dois impressionner les autres. » C’est l’héritage direct du rejet du système de source de vie de Dieu, et de la croyance que la valeur vient de ce que vous accomplissez. En résumé, Satan est l’auteur de l’absence totale de valeur. Il en est la source, et lorsqu’Adam et Ève rejetèrent le système relationnel de Dieu, ils héritèrent cette absence de valeur, et la transmirent la race humaine tout entière.


  L’antidote de Satan pour l’absence de valeur c’est le dur labeur, puis l’orgueil dans ce que vous avez fait. C’est pourquoi comme le dit la Bible, il n’y a pas de repos pour le méchant parce qu’il doit constamment se surmener, faire ses preuves, puis jubiler et se vanter de ses accomplissements, de sa position, son éducation, ou toute autre chose où il trouve de la valeur en dehors d’une relation directe avec son Père Céleste. Personne ne peut toujours gagner. Personne ne peut être constamment au top, et la vie alterne donc entre des moments d’orgueil et de satisfaction, de longues périodes où l’on se bat, ainsi que de nombreuses autres où l’on se sent inutile. Nous pourrions illustrer ce cycle ainsi :

  Le monde est truffé de preuves montrant qu’il a embrassé le système de source de vie inhérente qui engendre l’absence de valeur. Chaque minute qui s’écoule dans le monde aujourd’hui comporte 37 tentatives de suicide,[3] parce que les personnes ont le sentiment qu’il est préférable de mourir que de vivre et qu’elles ont échoué à se prouver leur valeur à elles-mêmes, ainsi qu’aux autres.

 

2. Impact du modèle de système de vie inhérente sur les relations familiales et la structure de la famille

  Il est essentiel de comprendre que les paroles dites à Ève par le serpent dans le jardin, ont radicalement changé la relation entre Adam et Ève. Dans le système biblique, Ève avait reçu d’Adam tous les éléments nécessaires à la vie ; tous deux avaient ensuite été unis par Dieu. Ce fait créa une dépendance relationnelle pour Ève envers Adam. Considérons également que si Adam planifiait d’avoir des enfants et de construire une nation familiale, il lui fallait quelqu’un qui le comprenne, tout en pourvoyant un exemple de soumission qui serait transféré à ses enfants. Cette soumission permettrait alors aux enfants de recevoir sa bénédiction et de leur donner les semences de la valeur. Adam ne pouvait pas construire une famille relationnelle sans Ève.

  Les paroles du serpent brisèrent le sens de dépendance d’Ève envers Adam. En croyant au mensonge « vous ne mourrez point, » elle n’avait plus besoin du canal de la bénédiction qui s’écoulait à travers lui. Le sens d’identité d’Ève avait glissé d’une position de soumission à Adam avec une égalité relationnelle, vers une position exactement pareille à celle d’Adam. Au lieu d’obtenir sa valeur comme s’écoulant de Dieu vers elle, sa valeur provenait de l’intérieur d’elle-même. Tout conseil de la part d’Adam pouvait être perçu comme une attaque de sa souveraineté personnelle et un rappel qu’elle avait besoin d’aide, plutôt que de sages conseils offerts pour son bénéfice.

  Nous devons nous souvenir que ce concept de vie inhérente est un mensonge de Satan, et qu’Ève avait toujours émotionnellement besoin de la bénédiction et de la direction de son mari. Le conflit entre ses pensées et ses sentiments produiraient de la confusion entre son besoin d’Adam et une croyance en son indépendance par rapport à lui ; une confusion familière à de nombreux hommes aujourd’hui, typiquement appelée syndrome du « vas-t-en, viens ici ».

  Un autre impact du mensonge sur la relation est qu’Adam avait maintenant perdu la seule personne qui puisse agir comme clé pour la réception de sa bénédiction. Ève n’agirait plus dans un rôle de soumission, mais demanderait à négocier chacune de ses décisions et à maintenir le droit de reconsidérer toute décision prise par Adam. Cet exemple d’Ève serait observé de près par ses enfants et Ève aurait à lutter avec ses enfants qui demanderaient à négocier chaque décision et maintiendraient le droit de la contester. Alors que les enfants observent la relation des parents et l’évaluent dans leur subconscient, ils apprennent que l’égalité signifie la position et la puissance. Les concepts de dépendance, de soumission et de bénédiction sont déviés, troublés et atténués ; la gloire des enfants est minée.

  Un autre impact pour la relation est que lorsqu’Adam écouta la voix de sa femme et mangea du fruit selon sa suggestion, elle devint en réalité la tête du nouvel ordre mondial. Tout comme Adam avait été la tête visible pour le canal de bénédiction de Dieu, Ève était devenue la tête du nouveau royaume de Satan. Il est notable que dans de nombreuses religions et cultures, la féminité est considérée comme la divinité supérieure.[4] En suivant la suggestion d’Ève, Adam avait perdu sa position de dirigeant et l’avait donnée à Ève. Alors que ce système est fondé sur la manifestation visible de puissance plutôt que sur la réception invisible de la bénédiction, la femme allait devenir, sous bien des angles, un objet d’adoration et de vénération pour l’homme. La vénération visible peut être reliée à l’obsession masculine pour la pornographie, l’obsession de la forme féminine.

  Mais tout comme Ève, Adam est sous l’influence d’un mensonge et a toujours émotionnellement besoin du respect de sa femme. Cette vénération pour sa femme en tension avec son besoin d’être respecté par elle peut pousser un homme à passer soudainement d’une attitude d’enfant placide à celle d’homme agressif et dominateur, toujours sur la défensive.

  Avec la perte de la valeur venant de son Père céleste, et la perte du respect de sa femme, Adam est extrêmement vulnérable et exposé à être sur la défensive quant aux décisions qu’il prend. La simple suggestion d’une femme d’aider son mari qui ressent le besoin de respect pourrait ouvrir une porte à Harmaguédon. D’un autre côté, un homme qui ressent le besoin de se soumettre à la direction de sa femme pourrait quitter sa femme en se sentant frustré, s’attendant à ce qu’elle prenne toujours les choses en mains. La combinaison d’expériences négatives qui découlent de cette confusion due au mensonge, se voit dans la tragédie de l’histoire humaine. Ce soi-disant simple petit mensonge disant que nous avons la vie en nous-mêmes a décimé les principes du royaume familial de Dieu, et si ce n’était pour la préscience de Dieu sur cette situation, la race humaine se serait exterminée elle-même dans cette confusion, cette absence de valeur et cette lutte pour le contrôle.

  Telle quelle, cette confusion laisse à la fois les hommes et les femmes dans un sentiment de non valeur, de vulnérabilité, d’orgueil, de contrôle et d’égoïsme. Je pense que la plupart des gens peuvent témoigner de ce fait. Les taux de dépression et de suicide établissent également ce point.

  La conclusion de ce chapitre est que :

1. Un glissement dans la croyance de l’origine de la vie altère radicalement notre identité.

2. Le glissement dans l’identité brise le canal vital de bénédiction qui nous donne de la valeur.

3. Il trouble également les rôles donnés par Dieu de bénédiction/semeur pour les hommes et de soumission/nourricière pour les femmes.

  Je vais rapidement explorer le texte biblique pour voir comment cette structure familiale troublée s’est déroulée dans l’histoire humaine et quelles sortes de structures familiales ont émergé sous ce système. Mais avant cela, il nous faut observer la réponse de Dieu à Adam et Ève lorsqu’ils entrèrent dans le royaume de Satan.

À suivre…

  

Histoire pour les enfants

Une aventure de Josef

  Josef Brucken, assis à l’ombre d’un arbre, contemplait les Alpes autrichiennes qui s’élevaient de l’autre côté de la vallée. Les plus hauts sommets étaient toujours couverts de neige, mais les pentes plus proches étincelaient d’un beau vert frais. Ici et là, des tapis de fleurs sauvages les égayaient de grandes taches de couleur.

  L’été est le meilleur moment de l’année, pensa Josef en changeant de position.

  Les chèvres de la famille se reposaient non loin. Josef espérait bien pouvoir faire encore une petite sieste. Il est souvent très fatigant de garder des chèvres, mais à la fin de la journée, lorsque les chèvres étaient à l’abri dans leur enclos et le travail terminé, les voisins se réunissaient pour chanter et raconter des histoires. Josef aimait entendre parler des Vaudois qui se cachaient dans les montagnes pendant les persécutions religieuses. Il pensait alors à ce verset d’un psaume :

  « Je lève les yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. »

— Viens, Susik, appelait alors Josef comme chaque soir en montant dans sa chambre.

  Et Susik, le grand labrador, bondissait dans les escaliers à la suite de son jeune maître. Quand Josef grimpait dans son lit et se blottissait sous son édredon, Susik voulait en faire autant. Josef se mettait à rire et disait :

— Non, non Susik ! Couche-toi, là, sur la descente de lit.

  Et Susik s’allongeait, le museau entre les pattes, le regard si triste que Josef avait bien du mal à ne pas l’inviter à partager son lit. Mais il savait que maman ne serait pas contente. De plus, Josef se souvenait très bien d’une nuit où il avait partagé son lit avec Susik. Seulement, les parts n’étaient pas restées très longtemps égales, et avant le matin, Josef s’était retrouvé sur la descente de lit !

  Pendant tout l’été, Josef gardait les chèvres ou aidait au jardin familial. Les journées étaient longues et chaudes, et après les heures de travail, Josef était heureux de se plonger dans le torrent. L’eau qui venait de la fonte des neiges était glacée, et Josef commençait par claquer des dents, mais quel bien-être il ressentait en ressortant et en enfilant de nouveau ses vêtements !

  Pourtant, autant qu’il aimât l’été, Josef était content de voir revenir l’automne avec ses feuilles jaunes, rouges, brunes… et la rentrée des classes. L’école se trouvait dans la vallée. Josef et ses frères s’y rendaient à pied. Susik les accompagnait toujours et les attendait jusqu’à la sortie.

  Quand la neige se mettait à tomber, on allait à l’école en skis. Josef, quoique bien plus jeune que ses frères, skiait presque aussi bien qu’eux.

— On fait la course ! cria-t-il un matin à ses frères.

— Nous ferions mieux de prendre un peu d’avance, alors, répondit l’un d’eux en riant. Et souviens-toi du règlement de papa : pas de raccourcis !

— Reste à la maison, aujourd’hui, Susik, dit Josef en caressant le chien avant de partir.

Mais Susik le suivit.

— Va à la maison, Susik ! répéta Josef. Maman a besoin de toi pour tirer la luge. Reste, Susik !

  Susik protesta par de petits gémissements, mais resta près de la maison, observant son jeune maître se lancer le long de la pente boisée.

  Les deux frères de Josef étaient déjà hors de vue. Josef glissa de plus en plus vite. Le vent lui mordait les joues et il soulevait derrière lui une nuée de neige.

  Il aperçut ses frères dans la distance. Il faut que je les rattrape, se dit Josef. Je vais prendre ce raccourci par les chutes.

  C’était beaucoup plus court, mais plus dangereux. Par endroit, il y avait de très hauts amas de neige, mais Josef les sauta habilement. Comme ses frères seraient surpris de le trouver devant la porte de l’école à leur arrivée ! Josef rit en  lui-même et tourna brusquement à gauche.

  Une masse de stalactites recouvrait les rochers là où, pendant l’été, des chutes d’eau animaient le paysage. Josef s’arrêta pour admirer toute cette beauté figée dans la glace. Puis il se retourna pour s’élancer sur la pente raide. Soudain, son ski accrocha une branche à peine dissimulée par la neige. Ce n’était pas la première fois que Josef tombait, mais c’était la première fois qu’il se faisait vraiment mal. Sa jambe se recroquevilla sous lui et il hurla de douleur. Il glissa encore sur plusieurs mètres, puis resta un moment sans bouger. Il voulut se relever, mais il fut incapable de remuer sa jambe gauche.

  Il se demanda que faire. Il regarda autour de lui. Il n’était pas loin de la maison, mais il n’arriverait jamais à remonter les pentes avec sa jambe blessée. Et ses frères étaient bien loin maintenant. Il avait froid. Ses dents se mirent à s’entrechoquer, et ses doigts, dans ses mitaines, étaient figés de froid. Josef savait que s’il devait rester là beaucoup plus longtemps, il gèlerait.

— Au secours ! cria-t-il.

— Au secours ! répéta l’écho de l’autre côté de la vallée.

  Personne ne va m’entendre, se dit Josef. Il voulut se montrer courageux, mais lorsque la neige se mit à tomber, il comprit que ses traces seraient bientôt recouvertes, et personne ne saurait quel chemin il avait pris. Josef avala péniblement la boule qui s’était formée dans sa gorge et il cria encore :

— Au secours !

  Seul l’écho lui répondit.

  Mais pourtant, il lui avait semblé entendre quelque chose d’autre. Josef écouta. Puis il cria encore. Rien, seulement l’écho.

  Soudain il perçut un mouvement derrière un groupe de buissons et il en sauta un grand animal qui se précipita sur Josef.

— Susik ! hurla Josef. Susik !

  Il jeta les bras autour du cou de son chien. Susik gémit et lécha le visage de son jeune maître. Josef se sentit déjà un peu réchauffé.

— Susik, va chercher papa, va !

  Susik gémit et poussa Josef du museau. Puis, plusieurs fois, il fit mine de prendre son élan pour partir, mais revint chaque fois vers Josef, comme pour l’inviter à le suivre. Finalement, Susik aboya et s’éloigna entre les buissons.

  Il sembla à Josef que des heures s’étaient écoulées, mais en réalité il ne fallut pas beaucoup de temps à Susik pour revenir avec papa et un voisin. Ils entourèrent Josef de couvertures et l’installèrent sur une luge. Papa tira la luge jusqu’à la maison, tandis que Susik trottait, tout près de Josef. Josef fut heureux d’avoir bien traité son chien et de lui avoir appris à obéir. Susik lui avait sauvé la vie.

  Bien que Josef lui ait désobéi, papa se réjouit que son fils n’ait pas plus de mal qu’une vilaine entorse, et il lui pardonna.

Notre Petit Ami, n° 47, 4ème trimestre 1983

  

Coin Santé

Galettes sans levain

Ingrédients :

-  300 g de farine semi-complète (T80 ou 110)

-  20 g de graines de lin moulues (2 Cuillères à soupe)

-  1 cuillère à café de levure sans phosphate (optionnel)

-  1 cuillère à café de sel

-  50 g d’huile d’olive (ou 60 ml)

-  175 ml d’eau

 

Préparation :

-  Mettre tous les ingrédients secs dans un saladier.

-  Ajouter l’huile d’olive et mélanger avec une fourchette, comme pour faire une pâte brisée.

-  Incorporer l’eau petit à petit et mélanger jusqu’à obtenir une consistance souple et très légèrement collante.

-  Couper la boule de pâte en 8 morceaux égaux. Former de petites boules et les applatir légèrement. Couvrir et laisser reposer 15-30 minutes.

-  Rouler chaque boule de pâte jusqu’à ce qu’on arrive à une galette très fine.

-  Faire cuire dans une poêle chaude et sèche, sans huile. De petites bulles se forment, retourner et bien surveiller.

- Pour que les galettes restent souples, les placer dans une assiette et recouvrir avec une autre assiette pour garder l’humidité.

 

Version sans gluten :

-  135 g de farine de maïs / 135 g de farine de riz / 30 g de farine de pois chiches

-  20 g de graines de lin moulues (2 Cuillères à soupe)

-  1 cuillère à café de levure sans phosphate (optionnel)

-  1 cc de sel

-  50 g d’huile d’olive

-  225 ml d’eau

 

Préparation :

- Préparer de la même manière que la version précédente. La pâte est un peu plus collante, et sera plus délicate à travailler.

- Etaler la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé et bien fariner.

- Faire cuire de la même manière que l’autre version.

 


[1] Plusieurs textes indiquent que Michel est Christ. 1 Thess 4 : 16 dit que le Seigneur va descendre avec un cri, à la voix de l’archange. Le cri du Seigneur est la voix de l’archange. Dans Daniel 10 : 21 on parle de Michel comme du prince de Daniel. Le seul prince que nous avons en tant qu’êtres humains est Christ. Le mot ange veut également dire messager, et Christ est effectivement le messager suprême du Père. C’est pourquoi le mot ange n’est pas restreint aux êtres créés.

[2] Matthieu 3 : 17

[3] The Mind Game – Philip Day

[4] Pour plus d’information sur ce sujet, étudiez les cultes de Sémiramis et d’Isis et l’adoration de la féminité sacrée.