3. A proximité du cœur de Dieu

 

3. À proximité du cœur de Dieu

 

   Nous roulions à grande vitesse sur l’autoroute. Les contractions de Lorelle avaient évolué à un rythme très régulier. Nous ne voulions pas être pris au dépourvu, et nous nous sommes donc précipités vers l’hôpital. C’était une expérience nouvelle et riche d’émotions ; bientôt nous aurions notre premier enfant. Nous sommes entrés sans bruit dans la salle d’accouchement, l’infirmière nous jeta un coup d’œil et dit : « Vous êtes trop joyeux, vous avez besoin d’aller faire une promenade. » Cela a calmé notre joie. 45 minutes plus tard nous sommes revenus et là, Lorelle ne souriait plus. Après 30 minutes, nous étions en plein travail. Oui, il n’y a pas d’autre mot pour décrire cet accouchement - un travail dur, un travail très dur. Nous essayions de nous rappeler de toutes les techniques des cours prénataux, mais il était difficile de se concentrer. Ces contractions frappaient comme un train de marchandises heurté de plein fouet. Dès que nous avions fait face à une contraction, une autre arrivait. Finalement, après 11 heures, nous avons accueilli notre premier fils, Michael.

   Nous avons une belle photo de Lorelle et moi, juste après son accouchement. C’est absolument incroyable. Elle est assise là, toute rayonnante comme si c’était un travail habituel et j’oscille dans la brise comme si j’étais sur le point de m’évanouir. Ce jour là, j’ai développé un nouveau respect plus profond pour la femme. Je dois vous dire, mesdames, que c’est vraiment un travail dur de regarder sa femme accoucher J. Quand vous aurez fini de rire, je poursuivrai ma pensée. Le stress émotionnel de voir celle que vous aimez dans tant de douleurs est incroyable. Nous les hommes, nous avons habituellement une solution pour chaque problème, mais je n’avais pas de réponse cette fois-ci et ça faisait mal. J’ai prié en disant « Seigneur, je sais qu’il y a une raison pour toute cette douleur, mais à présent, je ne peux plus la supporter. » Quelle joie quand ce fut fini et bien fini !

   Ce fut un moment éternel pour moi lorsque j’ai tenu mon fils pour la première fois. Je le regardais dans les yeux et il me fixait, c’était magique. Comme je continuais à le regarder avec émerveillement et admiration, j’ai été saisi par ce profond sentiment de peur. Je savais que mon fils était imprégné de la même nature que moi, une nature qui défie l’autorité, qui tend naturellement vers la rébellion plutôt que vers l’obéissance. Je savais que j’avais la responsabilité de guider cette volonté et de la former dans les disciplines de l’amour vrai, de la bonté, de l’altruisme et de l’obéissance. Après tout cela, je me demandai : sera-t-il mon ami ? Quelque chose viendra-t-il s’interposer entre nous et nous séparer ? J’ai prié à l’instant même « Oh ! mon Père céleste, ne laisse rien s’interposer entre mon fils et moi, que nous soyons toujours proches et je te prie qu’il puisse apprendre à me connaître et devienne mon ami ». L’intensité de cette prière est restée dans ma mémoire. J’y repense souvent et je prie encore en croyant que Dieu en fera une réalité.

   Quatre ans plus tard, je passais une calme journée de sabbat en marchant et en parlant avec le Seigneur, loin du tourbillon de la vie. Je pensais à mon Père céleste, à son amour pour moi et combien il m’est précieux. Tout à coup, comme dans un film, la naissance de mon fils m’est revenue à l’esprit et j’ai revécu ce désir intense de ne jamais être séparé de lui et qu’il me connaisse mieux. La scène repassait dans mon esprit, et j’ai entendu une petite voix au fond de moi qui disait : « C’est ce que je ressens pour toi. » Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer et j’ai trouvé que c’était incroyablement difficile à accepter, « mais Seigneur, » ai-je dit, « Tu sais comment je suis, Tu sais que j’ai fait et dit de bien mauvaises choses » et j’ai continué à argumenter. Vous savez, j’étais vraiment surpris de moi-même. Je suis un homme ayant accepté le Christ comme son Sauveur et qui estime que ses péchés sont pardonnés, mais quand Dieu s’est approché de moi et m’a dit ce qu’Il ressentait pour moi, ce fut difficile à accepter. Enfin je me suis écrié  « Oh merci, merci de m’aimer et merci pour tout ce que Tu as fait pour moi. Je t’aime tellement. » De façon très réelle, je me sentais comme s’Il me tenait dans Ses bras. Je ne pouvais pas être plus heureux. Je me suis rendu compte que mon Père qui est aux cieux m’aime tellement qu’Il veut que rien ne nous sépare et que l’idée d’être séparé Lui est douloureuse. Ainsi Il fait tout ce qu’Il peut pour l’empêcher.

   Les privilèges merveilleux d’être membre du royaume de Dieu m’ont été révélés au moyen de cette expérience. Après celle-ci, j’ai été dirigé vers certains versets de la Bible qui m’ont vraiment ouvert les yeux et m’ont fait louer Dieu d’avantage. Je prie pour que la signification de ce texte soit gravée dans vos cœurs et ne vous quitte jamais. Voyez ici la fenêtre que Dieu nous ouvre sur Son Royaume :

Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? Cependant, aucun d’eux n’est oublié devant Dieu. Et même, les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux. Luc 12 : 6, 7

   Jésus explique les principes de Son royaume. Dans ces versets, nous savons ce qui rend les gens importants dans ce royaume, ce qui leur donne plus de valeur, ce qui les rend dignes, ce qui les rend précieux. Si ces sujets ne sont pas importants pour vous, alors ce texte ne signifie pas grand-chose, mais je n’ai encore rencontré aucune personne qui ne se pose pas ces questions.

   Jésus fait référence à la valeur de deux passereaux sur le plan humain.

   Le mot sous, signifie en fait assarius. Un assarius était égal au salaire d’une journée de travail d’une personne moyenne. En deux jours, vous pouviez acheter 5 passereaux. Ainsi, d’un point de vue matériel, ces passereaux n’avaient guère de valeur. Jésus fait alors remarquer le contraste en disant : « Cependant, aucun d’eux n’est oublié devant Dieu. » Ici, le contraste est que Dieu se souvient des passereaux, et qu’ainsi ils sont très précieux dans le Royaume de Dieu. Jésus étend ce principe en comparant la pensée de Dieu à notre égard, en rapport avec les passereaux. « Et même, les cheveux de votre tête sont tous comptés. » Si cela n’est pas « intime et chaleureux », qu’est ce que c’est ? Connaissez-vous quelqu’un s’intéressant tellement à vous qu’il compte même le nombre des cheveux de votre tête ? Puis vient la phrase clé. « Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux. » Pouvez-vous voir de quelles manières sont acquises notre valeur et notre importance dans le royaume de Dieu ? Elles résultent de la simple prise de conscience que Dieu pense affectueusement et infiniment à nous. Nous sommes définitivement présents dans son esprit : Il nous donne la vie, Il fait battre nos cœurs, et Il verse activement son amour dans nos vies afin que nous puissions en jouir. Il nous offre également de riches dons, des talents et des aptitudes pour notre bien-être et notre jouissance ainsi que pour servir les autres. Voilà le secret du royaume de Dieu, le secret de l’importance. C’est la clé qui ouvre le royaume asservissant de l’inutilité et de la dépression. Avez-vous le courage d’y croire ?

   Maintenant que nous touchons à ce point, savez-vous combien Dieu pense à vous ? Écoutez ceci...

Tu as multiplié, Éternel, mon Dieu, Tes merveilles et Tes desseins en notre faveur ; Nul n’est comparable à toi ; Je voudrais les publier et les proclamer, Mais leur nombre est trop grand pour que je les raconte. Psaume 40 : 5

   Si notre valeur est déterminée par les tendres pensées de Dieu à notre égard, ce texte nous dit que nous sommes très précieux. En effet, il dit que Ses plans et Ses pensées sont pour nous si grands qu’ils ne peuvent être déclarés ou comptés. Que ressentez-vous à l’idée d’être inestimable ? Cela dépend toutefois de votre foi en la vérité que Dieu a un tel amour pour nous, que nous soyons quelqu’un de bien ou pas. Voilà d’excellentes nouvelles et j’en suis tellement reconnaissant. Lorsque vous êtes tentés de douter de votre valeur, regardez donc les passereaux et croyez !