D'autres témoins notables

William Warren Prescott

(1855 – 1944)

William Warren Prescott   W. W. Prescott fut à la fois éducateur et administrateur. Ses parents étaient des Millérites en Nouvelle Angleterre. Il servit comme Principal de lycée au Vermont, et fut également éditeur de journaux qu’il publiait dans le Maine, au Vermont, avant d’accepter le statut de président à l’école de Battle Creek (1885 à 1894). Alors qu’il tenait encore ce poste, il participa à la fondation de Union College, dont il devint le premier président en 1891. En 1901, il fut nommé vice-président de la Conférence Générale, directeur du comité de l’association Review and Herald, et éditeur de la Review and Herald (Revue Adventiste).

   En 1890, la messagère du Seigneur dit de lui qu’il était « l’un des messagers choisi de Dieu, bien-aimé de Dieu », qui avait « coopéré avec Dieu dans l’œuvre pour ce temps. » (E. G. White, 1888 Materials, p. 1241). Dieu lui avait donné « un message particulier pour le peuple », qu’il avait présenté « dans la démonstration de l’Esprit et de la puissance de Dieu. » (E. G. White, Review & Herald, 7 janvier 1896).

   « Tout comme le Christ est né deux fois, une fois dans l’éternité, le seul engendré du Père, et à nouveau ici dans la chair, réunissant ainsi le divin et l’humain dans cette seconde naissance, ainsi, étant déjà né une fois dans la chair, il nous faut une seconde naissance, la naissance de l’Esprit, afin que notre expérience puisse être la même, l’humain et le divin étant unis pour toute une vie. » (W. W. Prescott, Review & Herald, 14 Avril 1896, p. 232)

   « Le monde rejeta Jésus de Nazareth dans la chair, bien qu’il pouvait être vu par l’œil naturel. Combien plus le monde le rejettera-t-il venant par l’Esprit, invisible à l’œil naturel, et uniquement reconnaissable par l’œil de la foi. ...Lorsque Jésus parlait à ses disciples, c’était l’époque de la transition entre Jésus avec ses disciples et Jésus dans ses disciples, un changement passant d’une résidence temporaire avec eux à une résidence permanente en eux. C’est ici la signification de ses mots : ‘Vous le connaissez ; car il demeure avec vous, et il sera en vous.’ Dans les deux cas il s’agissait de Jésus, d’abord avec eux dans la chair, puis en eux, l’Esprit de Vérité. …En clair, la venue du Consolateur est la venue de Jésus en l’Esprit… Nous avons un Consolateur ou Avocat dans le Ciel, Jésus-Christ le juste, présent là-bas dans une forme corporelle, celui-là même qui s’éleva de cette terre, et nous avons dans nos cœurs le même Jésus par l’Esprit, l’autre Consolateur, qui est l’autre présence de Jésus.

   Dans une phrase, Jésus promet que le consolateur ‘sera en vous, et dans la phrase juste après il promet, ‘Je viendrai à vous.’ Nous ne devons pas en douter. Le Saint-Esprit dans le cœur est ‘Christ en vous, l’espérance de la gloire.’… Et c’est ainsi que nous lisons : ‘Celui qui a le Fils a la vie ; et celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.’ Il est lui-même notre vie. » (Message donné à la radio, le 5 février 1928, par W. W. Prescott. Station KFAB, Lincoln, Nebraska, longueur d’onde : 319 mètres, à 22h15, Heure Centrale)

   « Lorsqu’il chercha à consoler ses disciple avec la promesse : ‘Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai vers vous’, il est évident qu’ils comprirent qu’il reviendrait lui-même à eux, et n’enverrai pas seulement une influence impersonnelle… Il est Lui-même ‘Le Seigneur notre justice,’ et lorsqu’il vient à nous dans la personne du Saint-Esprit, pour habiter dans nos cœur, il devient notre justice. » (Radio Talk,12 février 1928 by W. W. Prescott)

 

James Edson White

(1849 – 1928)

James Edson White   James Edson était le deuxième fils de James et Ellen White. Il maîtrisa le métier d’imprimeur au bureau de la Review & Herald, où il commença à travailler à l’âge de 15 ans. Un appel de sa mère afin que les Adventistes du 7ème jour s’engagent pour les ‘Negroes’ remua son cœur, et il se détermina à s’engager personnellement dans l’œuvre de l’éducation et de l’évangélisation dans le Grand Sud. C’est ce qu’il fit en faisant des plans pour un bateau missionnaire, qui se révéla être un véritable succès de par son innovation. Ressentant constamment le besoin de fonds  pour l’œuvre missionnaire, Edson alla de l’avant en écrivant et en publiant des livres, douze en tout, dont beaucoup furent traduit en différentes langues.  Parmi ceux-là se trouva ‘The Coming King’, qui pendant de nombreuses années, fut le livre adventiste le plus vendu traitant de la Seconde Venue du Christ.

   « Les anges, par conséquent, sont des êtres créés, d’un rang forcément inférieur à celui de leur Créateur. Christ est le seul être engendré du Père. » (J. E. White, Past, Present and Future, p. 52. 1909)

   « Un seul être dans l’univers, autre que le Père, porte le nom de Dieu, et c’est son Fils Jésus-Christ. » (J. E. White, The Coming King, p. 33)

 

William Clarence White

(1854 – 1937)

William Clarence White   ‘Willie’ White était le troisième fils de James et Ellen White. Alors qu’il grandissait, il écoutait avec un intérêt et une compréhension grandissantes les conversations concernant les plans et les méthodes de travail pour l’avancement de la jeune église. Il fut baptisé à douze ans, et commença à travailler pour la dénomination à vingt ans, assistant son père dans l’œuvre des publications. Après la mort de ce dernier, en 1881, certaines responsabilités dans l’assistance de sa maman lors de ses voyages et dans la publication de ses livres tombèrent sur ses épaules, une responsabilité qui allait petit à petit devenir son occupation principale :

   « Il m’a aussi été montré que mon fils, W. C. White,  allait être mon assistant et mon conseiller, et que le Seigneur le doterait d’un esprit de sagesse et d’une intelligence saine. Il m’a été montré que le Seigneur le guiderait, de sorte qu’il ne serait pas fourvoyé, car il saurait reconnaître les directions du Saint-Esprit. »

   « Une assurance m’a été donnée : …Le Seigneur sera ton instructeur. Tu devras compter avec des influences trompeuses qui se présenteront sous des formes diverses : panthéisme et d’autres erreurs ; tu seras en sécurité pourvu que tu suives le chemin que je t’indiquerai. Je placerai Mon Esprit sur ton fils, et lui donnerai les forces nécessaires à l’accomplissement de sa tâche. Il possède la grâce de l’humilité. Le Seigneur l’a choisi pour jouer un rôle important dans cette oeuvre. Il est né pour cela. » (E. G. White, Messages choisis Vol. 1, p.62)

   « Dans votre lettre, vous me demandez de vous dire ce que je comprends de la position de ma mère concernant la personnalité du Saint-Esprit. Je ne puis faire cela, étant donné que je n’ai jamais clairement compris ses enseignements à ce sujet. Il y a toujours quelque perplexité dans mon esprit quant à la signification de ses déclarations, qui semblaient parfois embrouiller ma façon superficielle de penser. J’ai souvent regretté de ne pas avoir la finesse d’esprit nécessaire pour résoudre cette perplexité, parmi d’autres. Me souvenant de ce que Sœur White écrivit dans ‘Conquérants Pacifiques’ p.47, « A l’égard de tels mystères, qui demeurent trop profonds pour l’entendement humain, le silence est d’or », j’ai pensé qu’il valait mieux de ne pas discuter, et je me suis efforcé de diriger mon esprit vers des sujets faciles à comprendre.

   Alors que je lis la Bible, j’y découvre que le Sauveur ressuscité souffla sur ses disciples, ‘et leur dit, Recevez le Saint-Esprit’. Cette conception provenant de la Bible semble être en harmonie avec la déclaration dans ‘Jésus-Christ’, p. 672. Voir aussi Genèse 1 : 2 ; Luc 1 : 4, Actes 2 : 4, 8 : 15 et 10 : 44. On pourrait se référer à de nombreux autres textes avec ce passage dans ‘Jésus-Christ’.

   Les affirmations de certains de nos pasteurs, dans leurs efforts pour prouver que le Saint-Esprit est un individu tel que Dieu le Père et Christ, le Fils éternel, m’ont rendu perplexe, et m’ont parfois attristé. Un enseignant populaire a dit ‘Nous pouvons le considérer comme le camarade qui est là en bas pour gérer les choses’. Mes perplexités furent un peu atténuées lorsque j’appris dans le dictionnaire que l’un des sens de ‘personnalité’ était aussi ‘caractéristiques’. Les choses sont expliquées de telle manière que j’en conclus qu’il peut y avoir personnalité sans la forme corporelle que possèdent le Père et le Fils. On trouve de nombreux textes bibliques parlant du Père et du Fils, et l’absence de textes bibliques se rapportant à l’œuvre commune du Père et du Saint-Esprit, ou bien du Fils et du Saint-Esprit, m’ont porté à croire que l’esprit sans individualité est le représentant du Père et du Fils dans tout l’Univers, et que c’est par le Saint-Esprit qu’ils habitent dans nos cœurs, nous rendant un avec le Père et le Fils. » (Lettre de W. C. White à H. W. Carr, 30 avril 1935)