D'autres travailleurs dirigeants

 

Milton Charles Wilcox

(1853 – 1935)

   Avant d’avoir accepté la foi des Adventistes du 7ème Jour, à l’âge de 25 ans, Wilcox était un fermier, un bûcheron, et un enseignant. C’est de 1882 à 1883 qu’il obtint l’expérience nécessaire à son œuvre future, étant l’assistant de Uriah Smith.  En 1884, il fut nommé premier éditeur de la Vérité Présente, publiée en Angleterre. Trois années plus tard, il retourna aux Etats-Unis en tant qu’éditeur assistant de la revue Signe des Temps, puis éditeur en chef durant un quart de siècle. Il écrivit différents tracts et livres Adventistes.

   « Dieu est la source de toute vie… La vie de Dieu est une vie éternelle, tout comme Il est ‘le Dieu éternel.’ ‘...Mais Dieu est une personne ; comment sa vie peut-elle être partout présente ?’ Dieu est partout présent par Son Esprit… La présence de Dieu est donc Son Saint Esprit ; et le Saint-Esprit est donc la vie de Dieu. C’est la raison pour laquelle nous lisons à propos de ‘l’Esprit de vie’ (Rom. 8 : 2), que ‘l’Esprit est vie à cause de la justice’ (v. 10), et que ‘l’Esprit vivifie’ (2 Co. 3 : 6). » (M. C. Wilcox, Signs of the Times, 2 juin 1898)

   « Question 187 : Quelle est la différence entre le Saint-Esprit et les esprits au service de Dieu ? (Les anges – Héb. 1 : 13, 14) Ou bien sont ils pareils ?

   Réponse : Le Saint-Esprit est l’énergie puissante de la Divinité, la vie et la puissance de Dieu, découlant de lui vers tous les recoins de l’univers, établissant ainsi une relation vivante entre Son trône et toute la Création. Comme un autre l’a exprimé : « Le Saint-Esprit est le souffle de la vie spirituelle dans l’âme. La transmission de l’Esprit est la transmission de la vie du Christ. » C’est ainsi que le Christ est partout présent. Pour utiliser une illustration grossière, tout comme le téléphone transporte la voix d’un homme, et crée la présence de cette voix à des kilomètres, le Saint-Esprit transporte en lui toute l’efficacité du Christ en le rendant partout présent avec toute sa Puissance, et Le révélant à ceux qui sont en harmonie avec sa loi. C’est ainsi que l’Esprit est personnifié en Christ et en Dieu, mais jamais révélé comme une personne distincte. Nous ne sommes jamais exhortés à prier le Saint-Esprit ; mais Dieu pour obtenir le Saint-Esprit. Les Ecritures ne nous parlent jamais de prières au Saint-Esprit, mais pour l’Esprit. » (M.C. Wilcox, Questions et réponses réunies du département du coins des questions de ‘Signes des Temps’, p.181, 182. 1911)

   « La gloire suprême et insupportable de la Divinité est représentée dans le Père. ‘…qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle…’ 1 Tim. 6 : 16. Jésus Christ a pour toujours uni la divinité et l’humanité, et de Lui découle l’Esprit de vie sur tous Ses enfants. Les anges sont les moyens, pour ainsi dire, de renforcer ces courants vitaux de vie Divine. Ils peuvent véhiculer l’Esprit et la gloire éblouissante de Dieu, sans être eux-mêmes exaltés, ainsi qu’apporter la présence de Dieu à Ses enfants, repoussant les anges du mal qui cherchent à les détruire. » (M. C. Wilcox, Signes of the Times, 26 février 1908)

 

« LA PERSONNALITE DU SAINT-ESPRIT »

   Quest. 1 : Certains disent que le Saint-Esprit est une personne ; d’autres disent qu’il est une personnalité ; et d’autres, uniquement une puissance. Jusqu’à quand cela sera-t-il un sujet de discussion ?

   Rép. 1 : La personnalité du Saint-Esprit sera probablement toujours un sujet de discussion. Parfois, on parle du Saint-Esprit comme étant ‘déversé’, comme dans Actes 2. Dans toutes les Ecritures, l’Esprit est représenté comme étant la puissance agissante de Dieu… Il nous semble que la raison pour laquelle les Ecritures parlent du Saint-Esprit comme d’une personne est le fait qu’il nous apporte, ainsi qu’à toute âme qui croit, la présence personnelle du Seigneur Jésus-Christ…

   Etant donné le manque de foi, il était ‘avantageux’, nécessaire, qu’Il s’en aille ; car Il déclara, ‘Si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai.’ Jean 16 : 7. Ses disciples ne pouvaient pas réaliser la présence de l’Esprit de Dieu aussi longtemps que Dieu était personnellement avec eux. Dans ce sens, Il pouvait être uniquement avec ceux qui se trouvaient en sa présence immédiate. Mais lorsqu’il s’en alla, et que l’Esprit vint, il pu rendre le Christ présent auprès de chacun, qu’il soit avec Paul à Athènes, Pierre à Jérusalem, Thomas en Indes, ou Jean à Patmos.

   Ce ne sont là que des illustrations. Quel que soit l’endroit où se trouvent les enfants de Dieu, il y a son Esprit – non pas une personne individuelle, comme nous considérons les personnes, mais ayant le pouvoir de rendre le Père et le Fils présents. Cet Esprit est placé sur les messagers de Dieu, les anges ; mais les anges ne sont pas l’Esprit. Cet Esprit est placé sur les serviteurs de Dieu, Ses messagers humains ; mais ils ne sont pas l’Esprit. L’Esprit est indépendant de tous ses agents humains ou matériels. Pourquoi n’en resterions-nous pas là ? Pourquoi ne pas savoir que l’Esprit, l’Esprit de Dieu, l’Esprit de Christ, l’Esprit de la Divinité, s’étend sur toute la terre, apportant la présence de Dieu à chaque cœur qui le reçoit ? » (M. C. Wilcox, Questions and Answers Vol. 11, 1919. éd. 1938, p. 37-39 ; éd. 1945, p. 33-35)

 

Sarepta Myrenda (Irish) Henry

(1839 – 1900)

            En 1896, alors qu’elle était une patiente au Sanatorium de Battle Creek,  Sarepta accepta les enseignements des Adventistes du 7ème jour. Elle écrivit un bon nombre d’articles pour la Review and Herald. Elle fut écrivain, et employée dans le secteur de la tempérance. Sa biographie fut écrite par plusieurs auteurs, dont sa fille Marie Rossiter ; My Mother’s Life ; et sa petite-fille, Margaret R. White, Whirlwind of the Lord.

            « Quest. : Pensez-vous que l’Esprit de Dieu est une personne, ou s’agit-il simplement d’une puissance par laquelle Dieu travaille, qu’Il a donnée à l’homme afin qu’il s’en serve ?

            Rép. : Les pronoms utilisés en rapport avec l’Esprit doivent nous conduire à comprendre qu’il est une personne, la personnalité de Dieu qui est la source de toute puissance et de la vie. » (S. M. Henry, The Abiding Spirit, 1899)

 

C. W. Stone

            « La Parole est donc le Christ. Le texte parle de Son origine. Il est le seul engendré du Père. La Bible ne nous donne pas plus de détails quant à la manière exacte dont il est venu à l’existence ; mais par cette expression, et de nombreuses autres expressions scripturaires du même genre, nous pouvons croire que le Christ est venu à l’existence d’une manière différente de celle dont les autres êtres sont apparus pour la première fois ; qu’il sortit de l’être du Père  d’une façon qu’il ne nous est pas nécessaire de comprendre. » (C. W. Stone, The Captain of our Salvation, p. 17. 1886)

 

A.  J. Dennis

            « Quels termes contradictoires se trouvent dans l’expression du credo Trinitaire : ‘Dans l’unité de cette tête se trouvent trois personnes, d’une même substance, puissance et éternité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.’ Dans la parole de Dieu se trouvent écrites de nombreuses choses mystérieuses, mais sans prendre de risque, nous pouvons supposer que le Seigneur ne nous demande jamais de croire des impossibilités. Pourtant, les credo le font souvent. » (A. J. Dennis, Signs of the Times, 22 mai 1879)

 

A.   J. Morton

   « Le Saint-Esprit est divin parce qu’il procède de la divinité. Vous ne pouvez pas plus séparer la divinité de l’Esprit de Dieu et du Christ que vous ne pouvez séparer la divinité de Dieu et du Christ. C’est donc la présence de l’Esprit dans les paroles des promesses de Dieu qui nous rendent à même de recevoir la nature divine de ces promesses. » (A. J. Morton, Signs of the Times, 26 octobre 1891, p. 342)

 

D. W. Hull

   « Les positions inconsistantes que beaucoup tiennent quant à la trinité, comme on la nomme, ont sans aucun doute été la cause principale de nombreuses autres erreurs. Des vues erronées sur la divinité du Christ sont à même de nous conduire dans l’erreur en ce qui concerne la nature de l’expiation. ...La doctrine que nous nous proposons d’examiner a été établie au Concile de Nicée, en 325 ap. JC, et depuis cette période, les personnes n’adhérant pas à cette doctrine particulière ont été dénoncées par les papes et les prêtres comme de dangereux hérétiques. C’est pour n’avoir pas cru à cette doctrine que les Ariens furent rendus anathèmes en 513 ap. JC.

   Comme nous ne pouvons suivre la trace de cette doctrine que jusqu’à l’origine de l’ « Homme du péché », et que cette doctrine fut établie à cette époque plutôt par la force qu’autrement, nous réclamons le droit de nous pencher sur la question, et de vérifier la position des Ecritures à ce sujet. Dès maintenant, je vais répondre à une question qu’on m’a souvent posée : ‘Croyez-vous en la divinité du Christ ?’ Sans le moindre doute, nous y croyons ; mais nous ne croyons pas, comme l’enseigne la M.E. church Discipline, que le Christ est le Dieu absolu et éternel lui-même ; et, en même temps, absolument homme ; que la partie humaine était le Fils, et la partie divine était le Père. » (D. W. Hull, Review & Herald, 10 novembre 1859)