Nos pionniers fondateurs

 

Ellen Gould White

Messagère du Seigneur

(1827 – 1915) 

Ellen Gould White

   Ellen Harmon était une adolescente, lorsqu’avec sa famille, elle entendit pour la première fois William Miller prêcher, en 1840. Elle fut convertie lors d’un camp meeting méthodiste, la même année, et fut baptisée deux années plus tard. Elle connut le grand désappointement, mais sa foi ne vacilla jamais. En décembre 1844, Ellen eut sa première vision, dans laquelle elle vit le voyage du peuple Adventiste vers la Sainte Cité. Le Seigneur l’appela à être sa Messagère : un ministère qui devait durer toute sa vie. Elle devint l’un des trois illustres pionniers de l’église, se joignant à son futur époux, James White, et à Joseph Bates, pour répandre la nouvelle lumière au sujet de la purification du sanctuaire et du sabbat. En plus de messages personnels, qui lui furent donnés pour des gens spécifiques, Mme White eut de nombreuses visions, et des rêves au sujet des vérités bibliques pour notre époque.

   Elle écrivit de nombreuses pages, sur des sujets variés, tels que la Grande Controverse entre le Christ et Satan, une vie saine, de bonnes méthodes d’éducation, et de bonnes relations familiales. Peu après sa première vision, Ellen White dit que le Seigneur l’exhorta : ‘Ecris, écris les choses qui te sont révélées’. ‘Au moment où j’eus ce message’, nous dit-elle plus tard, ‘je ne pouvais pas contrôler ma main. Ma condition physique me rendait incapable d’écrire.’ ‘Mais la parole revint – écris, écris les choses qui te sont révélées – j’obéis ; et… peu de temps après je pus écrire page après page avec une aisance relative. Qui me dit quoi écrire ? Qui fortifia ma main droite, et me rendit capable de tenir un stylo ? – C’était le Seigneur (Review & Herald, 14 juin 1906)

   Ces messages poussèrent les croyants à fonder des sanatoriums et des écoles. Elle écrivit la plus grande partie de ses livres durant les trente dernières années de sa vie. Pendant ces années, elle oeuvra avec d’autres pour apporter le message de la justification par la foi, à l’église de la fin des temps, puis elle essaya de limiter les dommages causés par le rejet de cette vérité.

   Sœur White passa ses dernières années en Californie. Au travers des apostasies, et des feux du jugement, le Seigneur continua à parler par elle jusqu’à la fin, guidant, reprenant l’Eglise du Reste, conduisant toujours le pécheur à Jésus et à la croix, et sonnant de la trompette pour le préparer à rencontrer le Seigneur. Personne d’autre n’eut une influence aussi étendue dans le développement de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour qu’Ellen White.

 

Le sûr fondement de notre foi

   « Plusieurs parmi les nôtres ne voient pas avec quelle fermeté ont été posés les fondements de notre foi. Mon mari, le pasteur Joseph Bates, le père Pierce, le pasteur Hiram Edson, et d’autres membres clairvoyants, nobles et sincères, étaient parmi ceux qui, la date de 1844 écoulée, cherchaient la vérité comme un trésor caché. Je les ai rencontrés et nous avons étudié et prié avec ardeur. Souvent nous restions ensemble tard dans la nuit, et parfois jusqu’au matin, priant pour obtenir la lumière et étudiant la Parole. Ces frères se sont souvent réunis pour étudier la Bible, afin de comprendre sa signification et d’être à même de prêcher avec puissance. Quand ils arrivaient dans leurs études à un point où ils devaient dire : « Impossible d’aller plus loin », l’Esprit du Seigneur descendait sur moi, j’entrais en vision, les passages que nous avions examinés m’étaient expliqués clairement, et j’étais informée sur la manière de travailler et d’enseigner avec succès. Une lumière était accordée pour nous aider à comprendre les Ecritures touchant le Christ, sa mission, son sacerdoce. Une ligne de vérité partant de ce temps-là pour aboutir au moment où nous entrerons dans la cité de Dieu devenait claire pour moi et je communiquais à d’autres les instructions reçues du Seigneur. (E. G. White, Messages Choisis Vol. 1, p. 240, 241)

   « Les points fondamentaux de notre foi, tels que nous les soutenons aujourd’hui furent fermement établis. Un point après l’autre fut clairement défini, et tous les frères trouvèrent l’harmonie. L’assemblée des croyants était entièrement unie dans la vérité. Il y avait ceux qui venaient avec des doctrines étranges, mais nous n’avions jamais peur d’y faire face. Notre expérience était merveilleusement établie par la révélation du Saint-Esprit. » (E. G. White, Manuscript Releases Vol. 3, p. 413. 1903)

   « En tant qu’Eglise nous devons nous tenir fermes sur la plate-forme de la vérité éternelle qui a surmonté toutes les épreuves. Il faut maintenir les solides piliers de notre foi. Les principes de vérité que Dieu a révélés constituent notre seul vrai fondement. Ce sont eux qui ont fait de nous ce que nous sommes. Le cours des années n’en a pas diminué la valeur. » (E. G. White, Messages Choisis Vol. 1, p. 235)

   « Aucune parcelle de la vérité qui a fait des Adventistes du Septième Jour ce qu’ils sont ne doit perdre de sa force. Nous possédons les vieilles bornes de la vérité, de l’expérience et du devoir, et nous devons tenir fermes pour la défense de nos principes à la face du monde. » (E. G. White, Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 432, 433 ; 1901)

   « Des  messages de tous genres ont été adressés aux adventistes du septième jour, pour prendre la place des vérités qui ont été établies point par point, par l’étude et la prière, et confirmées par la puissance miraculeuse du Seigneur. Mais les jalons qui ont fait de nous ce que nous sommes doivent être maintenus, et ils le seront, comme Dieu l’a déclaré dans sa Parole et par le témoignage de l’Esprit. Il nous demande de nous cramponner fermement, par l’étreinte de la foi, aux principes fondamentaux qui ne peuvent être mis en questions. » (E. G. White, Messages Choisis Vol. 1, p. 235)

   « Les récits de l’expérience vécue par le peuple de Dieu dans les premières années de notre œuvre doivent être réédités. Beaucoup de ceux qui sont entrés dans l’église par la suite ignorent comment le Seigneur a œuvré. Les expériences de William Miller et de ses associés, du Capitaine Joseph Bates, et d’autres pionniers du message adventiste, devraient être maintenus devant notre peuple. Le livre du frère Loughborough, (pasteur de son église), devrait susciter de l’intérêt. Nos dirigeants devraient voir ce qui peut être fait pour faire circuler ce livre. » (E. G. White, Manuscript Releases Vol. 17, p. 344. 1903)

   « C’est le message du troisième ange qui doit maintenant avertir le peuple de Dieu au près et au loin. Ceux qui cherchent à comprendre ce message ne vont pas être conduits par le Seigneur à appliquer la Parole de manière à saper les fondements et à déplacer les piliers de la foi qui ont fait des Adventistes du Septième Jour ce qu’ils sont aujourd’hui. (E. G. White, Manuscript 31, 1896.)

 

Nos périodiques

   « Le Seigneur m’a révélé des choses au sujet de nos périodiques. Qu’a-t-il dit ? Il a dit que les morts doivent parler. Comment? Leurs oeuvres doivent les suivre. Il nous faut répéter les paroles des pionniers de notre oeuvre, qui savaient ce que c’était que de chercher la vérité comme un trésor caché, et qui ont travaillé pour poser la fondation de notre oeuvre. Ils allaient de l’avant, pas à pas, sous l’influence de l’Esprit de Dieu. Un à un, ces pionniers nous quittent. Voici l’ordre qui me fut donné : Que les écrits de ces hommes soient reproduits. Dans Les Signes des Temps, que les articles ne soient pas longs, ni l’écriture fine. N’essayez pas de tout cumuler dans une seule édition de la revue. Que l’impression soit bonne, et que des expériences vivantes et authentiques y soient publiées. Il n’y a pas longtemps, j’ai pris en main le Bible Echo. Alors que je le parcourais, je vis un article écrit par le pasteur Haskell et un autre par le pasteur Corliss. Alors que je posais la revue, je dis : Ces articles doivent être reproduits. Ils contiennent vérité et puissance. Les hommes ont parlé, poussés par le Saint-Esprit. Que les vérités qui forment la fondation de notre foi soient maintenues devant notre peuple. Certains s’éloigneront de la foi, prêtant l’oreille à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. Ils parlent de science, et l’ennemi s’approche, leur donnant une abondance de science ; mais il ne s’agit pas de la science du salut. Il ne s’agit pas de la science de l’humilité, de la consécration, ou de la sanctification de l’esprit. Il nous faut à présent comprendre ce que sont les piliers de notre foi – les vérités qui ont fait de nous ce que nous sommes en tant que peuple, nous conduisant pas à pas.

 

Expériences des débuts

   « Alors que la date de 1844 s’était écoulée, nous cherchions la vérité comme un trésor caché. Je rencontrais les frères, puis nous étudiions et priions avec ardeur. Souvent, nous restions ensemble jusque tard dans la nuit, et parfois la nuit entière, priant pour la lumière, et étudiant la Parole. Encore et encore, ces frères se rencontrèrent pour étudier la Bible, afin de connaître sa signification, et être à même de prêcher avec puissance. Alors qu’ils arrivaient à un point de leur étude, disant « Nous ne pouvons plus rien faire », l’Esprit du Seigneur descendait sur moi. J’étais enlevée en vision, et des explications claires m’étaient données sur les passages que nous avions étudiés, avec des instructions sur la manière dont nous allions pouvoir enseigner efficacement. Ainsi, la lumière nous était donnée, nous aidant à comprendre les Ecritures par rapport au Christ, sa mission, et son sacerdoce. Une ligne de vérité partant de ce moment à celui où nous allions entrer dans la cité de Dieu se révélait à moi, et je donnais à d’autres les instructions que le Seigneur m’avait données.

   Durant tout ce temps, je ne réussissais pas à suivre les raisonnements des frères. Mon esprit paraissait fermé, de sorte que je ne pouvais comprendre la signification des passages étudiés. Ceci me remplissait de tristesse. Je demeurais dans cet état jusqu’au moment où tous les principaux points de notre foi nous devenaient clairs, en accord avec la Paroles de Dieu. Les frères savaient que j’étais incapable de comprendre ces sujets sans une vision, et ils acceptaient comme venant du ciel les révélations accordées.

   De nombreuses erreurs se développaient, et bien que je ne fusse guère plus qu’une enfant, je fus envoyée par le Seigneur de lieu en lieu pour reprendre ceux qui défendaient ces doctrines fallacieuses. Certains risquaient de tomber dans le fanatisme, et le Seigneur m’enjoignit de leur donner en son nom un avertissement du ciel.

   Nous aurons encore à affronter les mêmes fausses doctrines. Certains prétendront avoir des visions. Quand Dieu vous montre clairement qu’une vision vient de lui, vous pouvez l’accepter comme vraie ; mais dans le cas contraire, refusez-la. Car dans les pays étrangers comme en Amérique, les gens vont de plus en plus être menés à la dérive. Le Seigneur désire que son peuple agisse comme des hommes et des femmes de bon sens.

 

Le Salut dans la Vérité

   A l’avenir, il y aura des tromperies de toutes sortes ; c’est pourquoi nos pieds doivent reposer sur un terrain solide. Et nous avons besoin de piliers robustes pour soutenir l’édifice. Pas la moindre chose établie par Dieu ne doit être enlevée. L’ennemi fera entrer de fausses doctrines, comme celle affirmant qu’il n’y a pas de sanctuaire. C’est l’un des points sur lequel on s’éloignera de la foi. Où trouverons-nous la sécurité, sinon dans les vérités que le Seigneur nous a confiées durant ces cinquante dernières années ? » (E. G. White, Review & Herald, May 25, 1905)

   « Que les pionniers identifient la Vérité. – Lorsque la puissance de Dieu rend témoignage au sujet de la vérité, cette vérité doit rester vérité pour toujours. Aucune supposition postérieure, contraire à la lumière donnée par Dieu, ne doit être entretenue. Des hommes se lèveront avec des interprétations des Ecritures qu’ils penseront être la vérité, mais qui ne la seront pas. La vérité pour notre temps nous a été donnée par Dieu comme fondement de notre foi. Il nous a lui-même enseigné ce qu’est la vérité. L’un se lèvera, suivi d’un autre, ayant des lumières nouvelles qui contrediront la lumière donnée par Dieu et soutenue par Son Saint-Esprit. Il en reste encore quelques-uns qui ont passé par l’expérience obtenue dans l’établissement de la vérité. Dans sa grâce, Dieu a préservé leurs vies pour ne cesser de répéter, jusqu’à leur dernier jour, l’expérience qui fut la leur, tout comme le fit l’apôtre Jean jusqu’à sa mort. Et que les porte-étendards victimes de la mort continuent de parler par la réimpression de leurs écrits. Il m’a été montré que c’est de cette manière que leurs voix doivent être entendues. Il faut qu’ils rendent leurs témoignages en ce qui concerne les éléments de la vérité pour notre temps. » – (Prêche la Parole, p. 5. ,1905) (E. G. White, Counsels to Writers and Editors, p. 31, 32)

   « Que l’on n’oublie pas que dans le passé ces courageux combattants ont tout sacrifié pour l’avancement de la cause. Le fait qu’ils ont blanchi sous le harnais au service de Dieu n’est pas une raison pour qu’ils cessent d’exercer une influence supérieure à celle d’hommes qui connaissent moins son œuvre et qui ont moins d’expérience dans les choses divines…

   Bien que fatigués et incapables de porter les lourds fardeaux que des hommes plus jeunes peuvent et doivent porter, leur valeur comme conseillers est de premier ordre. Certes, ils ont commis des fautes, mais leurs défaillances leur ont appris la sagesse ; ils ont appris à éviter les erreurs, les dangers, et en conséquence, ne sont-ils pas qualifiés pour donner des conseils ? Ils ont affronté des difficultés et des épreuves, et bien qu’ils aient perdu une partie de leur vitalité, ils ne doivent pas être laissés de côté par des ouvriers moins expérimentés qu’eux, qui n’ont qu’une faible idée du travail et de l’abnégation de ces pionniers. Le Seigneur ne les écarte pas ainsi ; il leur donne une grâce et une connaissance particulières.

   …Ceux qui ont servi leur Maître lorsque la tâche était pénible, qui ont enduré la pauvreté et sont restés fidèles à la vérité quand nos effectifs étaient peu nombreux, doivent toujours être honorés et respectés. J’ai reçu instruction pour dire : Que chaque croyant respecte les pionniers âgés qui ont supporté des épreuves, des fatigues et de nombreuses privations. Ce sont les ouvriers du Seigneur, et ils ont joué un rôle de premier plan dans l’édification de son œuvre. » (E. G. White, Testimonies for the Church Vol. 7, p. 287-289. 1902)

   « J’ai reçu l’ordre de dire : Que chaque croyant respecte les hommes qui ont joué un rôle éminent pendant les premiers jours du message, qui ont enduré épreuves, fatigues, privations. Ils ont blanchis au service de Dieu. Bientôt, ils recevront leur récompense. …Le Seigneur désire que ses serviteurs qui ont blanchi en prenant la défense de la vérité restent fidèles et témoignent en faveur de la loi. Les serviteurs éprouvés de Dieu ne doivent pas être placés dans les lieux les plus difficiles. Ils ont servi leur Maître quand l’œuvre était difficile ; ils ont fidèlement gardé l’amour de la vérité au sein de la pauvreté alors que nous étions encore peu nombreux ; ils auront toujours droit à notre respect. Que ceux qui sont parvenus à la vérité ces dernières années y prennent garde. Dieu désire que chacun prenne au sérieux cet avertissement. » (Lettre 47, 1902.) (E. G. White, Messages Choisis Vol. 2, p. 260)

   « Je vis que Dieu est mécontent de cette disposition que certains ont de murmurer contre ceux qui ont livré les plus sévères batailles pour eux et qui endurèrent tant au commencement du message, lorsque le travail était difficile. Les ouvriers expérimentés, ceux qui oeuvrèrent sous le poids de fardeaux oppressants et  n’ayant eu que très peu d’aide, sont sous l’œil bienveillant de Dieu ; Il prend un soin jaloux de ceux qui se sont montrés fidèles. Il est mécontent de ceux qui sont prompts à leur trouver des défauts, et à émettre des reproches contre ces serviteurs de Dieu qui ont blanchi dans l’édification de la vérité présente. » (E. G. White, Testimonies for the Church Vol. 3, p. 320, 321. 1873)

   « La Parole du Seigneur  a guidé nos pas depuis que la date de 1844 s’est écoulée. Nous avons étudié les Ecritures, nous avons construit du solide ; et nous n’avons pas eu à arracher nos fondations pour y mettre de nouvelles poutres. » (Lettre 24, 1907, p. 3 ; Au pasteur A.G. Daniells, le 3 février 1907).

   « …Le Seigneur a déclaré que l’histoire du passé doit être mise en valeur, alors que nous entrons dans l’œuvre finale. Chaque vérité qu’il a donnée pour ces derniers jours doit être proclamée au monde. Chaque pilier qu’il a établi doit être consolidé. Nous ne pouvons pas descendre de la fondation posée par Dieu. …Il est à présent nécessaire de mettre en valeur l’expérience des hommes qui participèrent à l’établissement de notre œuvre à ses débuts. » (Manuscrit 129, 1905, p. 3) (Steadfast unto the End, 24 décembre 1905, E. G. White, Manuscript Releases Vol. 1, p. 54).

   « Les vérités qui furent soutenues par l’intervention manifeste de Dieu doivent tenir bon. Que personne ne se permette d’enlever une infime partie, ou une seule pierre de la fondation. Ceux qui tentent de miner les piliers de notre foi sont parmi ceux que la Bible mentionne, lorsqu’elle dit que ‘dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons’ (1 Tim. 4 :1), (Lettre 87, 1905, p. 2, 3 ; Au  pasteur et à sa femme S. N. Haskell, 25 février 1905.) (E. G. White, Manuscript Releases Vol. 1, p. 55)

 

Justification de notre Message

   « … Je suis informée que le Seigneur, par son pouvoir infini, a préservé la main droite de sa messagère depuis plus d’un demi siècle, afin que la vérité soit écrite alors qu’il me demande d’écrire pour les publications, les périodiques et les livres. Pourquoi ? Parce que si les choses n’étaient pas écrites, une fois les pionniers décédés, de nombreuses personnes nouvelles dans la foi accepteraient parfois comme messages de vérité des enseignements contenant des sentiments erronés et des sophismes dangereux. Il arrive que ce que les hommes enseignent comme une « lumière particulière » n’est en réalité qu’une erreur spécieuse, qui, tout comme l’ivraie semée parmi le grain, germera et produira une sinistre récolte. Et des erreurs semblables seront maintenues jusqu’à la fin de l’histoire du monde. Il en est qui, acceptant des théories erronées, se battent pour les établir en réunissant de mes écrits des citations vraies, séparées de leur contexte, et perverties par leur association avec l’erreur. C’est ainsi que les germes de l’hérésie, poussant et se transformant rapidement en plantes solides, sont entourés de nombreuses plantes de vérité, et qu’un effort énorme est fait pour justifier l’authenticité des plantes spécieuses.  C’est ce qui eut lieu avec les hérésies enseignées dans le Living Temple. [Un livre exprimant des sentiments panthéistes, et publié par J. H. KELLOGG] Les erreurs subtiles de ce livre étaient entourées de nombreuses vérités magnifiques…

   Les sophismes séduisants de Satan minaient la confiance dans les vrais piliers de la foi, fondés sur l’évidence biblique. La vérité est soutenue par un « Ainsi parle l’Eternel. » Mais l’erreur s’est immiscée, et l’emploi des écritures hors de leur contexte naturel pour soutenir des sophismes tromperait, s’il était possible, les élus mêmes… Ne laissez pas passer les jours, et perdre de vue les précieuses opportunités de rechercher le Seigneur de tout votre cœur, de tout votre esprit et de toute votre âme. Si nous n’acceptons pas la vérité par amour de la vérité, nous risquons de faire partie de ceux qui verront les miracles de Satan dans ces derniers jours, et y croiront. » (Lettre 136, 27 avril 1906, aux frères Butler, Daniells, et Irwin.) (E. G. White, This Day with God, p. 126)

   « Je ne souhaite pas ignorer ou manquer le moindre maillon de la chaîne des preuves qui s’est formée alors que, le temps de 1844 écoulé, de petits groupes de chercheurs de vérité se rencontraient pour étudier la Bible et demander à Dieu lumières et directives. Point par point, la vérité était si fermement ancrée dans nos esprits que nous ne pouvions pas douter… Les preuves données dans notre première expérience ont la même force qu’alors. La vérité est ce qu’elle a toujours été, et pas une tête d’épingle ne peut être enlevée de la structure de la vérité. Ce qui a été découvert de la Parole en 1844, 1845 et 1846 reste la vérité dans chaque détail. » (Lettre 38, 1906, p. 111, 112; A la famille du sanatorium de Wahroonga, 23 janvier  1906.) (E. G.  White, Manuscript Releases Vol. 1, p. 52)

   « Le Seigneur nous a donné une précieuse expérience à cette époque. Alors que nous étions étroitement confrontés aux puissances des ténèbres, comme c’était fréquemment le cas, nous déposions tout aux pieds de notre Aide toute puissante. Encore et encore, nous priions pour obtenir force et sagesse. Alors que nous refusions de céder, nous ressentions le besoin d’être aidés. Par la foi en Dieu, l’artillerie de Satan se retournait contre lui-même et de glorieuses victoires étaient gagnées pour la cause de la vérité,  nous faisant réaliser que Dieu ne nous donnait pas son Esprit de façon parcimonieuse. Si Dieu ne nous avait pas prouvé son amour d’une façon aussi particulière, s’Il n’avait pas ainsi mis son sceau sur la vérité par la manifestation de son Esprit, nous aurions pu nous décourager ; mais ces preuves de la directive Divine, ces expériences vivantes des choses de Dieu, nous ont fortifiés pour combattre vaillamment les batailles du Seigneur. Les croyants pouvaient plus clairement discerner la façon dont Dieu les avait dirigés, les guidant au travers des épreuves, des désappointements et des conflits sans merci. Alors qu’ils rencontraient et surmontaient les obstacles, ils devenaient plus forts et obtenaient ainsi une riche expérience à chaque pas. De nombreux pionniers ayant partagé avec nous ces épreuves et ces victoires, restèrent fidèles jusqu’à la fin de leurs jours, et s’endormirent en Jésus. » (E. G. White, Review & Herald, 20 novembre 1883)

   « Le témoignage des pionniers – J’ai été informée au sujet des tromperies que Satan introduisit dans nos rangs à cette époque. Il m’a été montré que nous devrions mettre en avant le témoignage de certains des anciens ouvriers qui sont à présent morts. Qu’ils continuent de parler aux travers de leurs articles, tels qu’on peut les trouver dans les premiers numéros de nos revues. Ces articles devraient à présent être réimprimés, afin qu’il y ait une voix vivante des témoins du Seigneur. L’histoire des premières expériences dans le message sera une puissance pour tenir bon face à la grande ingéniosité des tromperies de Satan. Cette instruction m’a récemment été répétée. Il me faut présenter au peuple les témoignages de la vérité Biblique, et répéter les messages incontestables donnés il y a des années. » (Lettre 99, 1905) (E. G. White, Counsels to Writers and Editors, p. 26)

   « Protestez contre la suppression des jalons. Lorsque des hommes se présentent, cherchant à supprimer la moindre partie de la fondation que Dieu a établie par son Saint-Esprit, que les hommes âgés qui furent les pionniers de notre œuvre parlent franchement, et que les morts parlent aussi, par la réimpression de leur articles dans nos périodiques. Réunissez les rayons de la lumière divine donnée par Dieu, alors qu’il a conduit son peuple pas à pas dans le chemin de la vérité. Cette vérité résistera aux tests du temps et de l’épreuve. (Ms 62, 1905, p. 6, “Un avertissement contre les fausses théories,” 24 mai 1905.) (E. G. White, Manuscript Releases Vol. 1, p. 55)

   « Les vérités qui nous furent données après 1844, sont tout aussi certaines et inchangeables que lorsque le Seigneur nous les a révélée en réponse à nos prières ferventes. Les visions que le Seigneur m’a données sont si remarquables que nous savons que ce que nous avons accepté est la vérité. Ceci fut démontré par le Saint-Esprit. La lumière, la précieuse lumière de Dieu, établit les points fondamentaux de notre foi tels que nous les tenons aujourd’hui. » (Lettre 50, 1906, p. 1, 2 ; Au Pasteur W. W. Simpson, 30 janvier 1906.) (E. G. White, Manuscript Releases Vol. 1, p. 53)

   « Le Seigneur nous a conduits d’une façon remarquable, et merveilleuse à été la manière dont il nous a révélé la vérité. Un point après l’autre a été établi par le Seigneur Dieu du ciel. Ce qui était vérité alors, le reste aujourd’hui. Néanmoins des voix continuent à se faire entendre : ‘Voici la vérité. J’ai de nouvelles lumières.’ Mais ces nouvelles lumières concernant la prophétie se manifestent par de fausses applications de la Paroles et lancent le peuple de Dieu à la dérive, sans ancre pour les retenir. Si ceux qui étudient la Parole voulaient prendre les vérités révélées par Dieu alors qu’il conduisait son peuple, se les approprier, les digérer, les traduire en pratique, ils deviendraient de vivants transmetteurs de lumière. Mais ceux qui ont pris pour but d’étudier de nouvelles théories ont adopté un mélange de vérité et d’erreur ; après avoir essayé de mettre ces choses en vedette, ils ont montré qu’ils n’avaient pas allumé leur flambeau à l’autel divin ; aussi s’est-il éteint et les a-t-il laissés dans les ténèbres. (E. G. White, Messages Choisis Vol. 2, p. 104)

   « Ce qui était vrai au début l’est encore maintenant. Bien que des vérités nouvelles et appropriées pour les générations successives se soient ouvertes à notre entendement, les révélations présentes ne contredisent pas celles du passé. Chaque nouvelle vérité comprise ne fait qu’approfondir l’ancienne. » (E. G. White, Review & Herald, 2 mars 1886)

   « Il est impossible d’estimer les conséquences mauvaises provoquées par la suppression d’un seul jalon établi par la Parole de Dieu. Parmi ceux qui s’hasardent à le faire, peu s’en tiennent au rejet d’une seule vérité. La plupart continuent à mettre de côté les principes de la vérité, l’un après l’autre, jusqu’à devenir de véritables infidèles. » (E. G. White, La Tragédie des Siècles, p. 573 ; 1888)

   « Nos membres doivent comprendre les raisons de notre foi ainsi que notre expérience passée. Qu’il est triste de constater que nombreux sont ceux qui accordent une confiance illimitée à des hommes offrant des théories propres à renverser nos expériences passées, et à déplacer les bornes ! Ceux qui se laissent si aisément entraîner après des esprits faux montrent que depuis quelques temps ils ont suivi un mauvais capitaine – si bien qu’ils ne savent plus discerner le fait qu’ils s’éloignent de la vérité, ou qu’ils ne construisent pas sur un fondement solide. Nous devons recommander à tous de se munir de lunettes spirituelles et de se procurer le collyre qui leur fera reconnaître clairement les piliers de la foi. Ils sauront alors que ‘Le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau : Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent.’ (2 Timothée 2 : 19) Il nous faut faire revivre les anciennes preuves de la foi transmise aux saints une foi pour toutes. » (E. G. White, Messages Choisis Vol. 2, p. 28 ; 1904)

 

James Springer White 

Apôtre Paul du Mouvement

(1821-1881)

James White   Les Adventistes du Septième Jour n’ont jamais connu un leader missionnaire plus talentueux et plus capable que le pasteur James Springer White. Il était également un évangéliste public puissant. Il a non seulement participé, avec William Miller, Joseph Bates, et de nombreux autres prédicateurs, à annoncer la proche venue de notre Seigneur en 1840, mais il subsista au mouvement millérite, devenant le premier grand apôtre de la cause Adventiste du Septième Jour. Sa contribution à l’église était dans le domaine de l’œuvre des publications, autant que dans la direction et l’administration de l’église. S’il y eut des fondateurs des associations de la Review and Herald, et de la Pacific Press, ce fut bien lui et sa femme, Ellen White. James White fut le sponsor et le promoteur de ces deux grandes institutions. Il est mort à l’âge de seulement soixante ans. Il s’est littéralement tué à la tâche.

   Ses soixante années de vie furent vécues dans l’altruisme et le sacrifice. Aucun autre pasteur adventiste n’a autant accompli que lui afin d’établir des principes élevés pour l’efficacité dans la vie de nos églises et de nos institutions. Sa femme, la messagère du Seigneur, a dit de lui :

   « Bon nombre des pionniers, qui ont partagé ces épreuves et ces victoires, restèrent fidèles jusqu’à leur dernier jour. Parmi eux se trouve le soldat fidèle, qui se tint à mes côtés durant trente-six ans dans la lutte pour la vérité. Dieu l’utilisa comme enseignant et comme dirigeant, afin qu’il se tienne dans les premiers rangs durant ces luttes sévères des premiers jours du Message ; mais il est tombé à son poste, et, avec d’autres qui sont morts dans la foi, il attend la venue du Prince de la vie, qui l’appellera de sa sombre prison à une glorieuse immortalité. » (E. G. White, Review & Herald, 20 novembre 1883)

   Il reçu une éloge que peu d’autres ont eu :

   « Dieu a permis à la précieuse lumière de la vérité de briller sur sa Parole, et d’illuminer l’esprit de mon mari. Il peut réfléchir les rayons de lumière de la présence de Jésus sur d’autres, par sa prédication et par ses écrits. » (E. G. White, Testimonies for the Church Vol. 3, p. 502)

 

La position du Peuple du Reste

            « Parmi les erreurs fondamentales, nous pouvons classer avec ce faux sabbat d’autres erreurs que les Protestants ont ramenées de l’Eglise Catholique, telles que le baptême par aspersion, la trinité, et l’état conscient des morts dans une vie éternelle de misère. La masse qui a soutenu ces erreurs fondamentales l’a certainement fait par ignorance ; mais peut-il être supposé que l’église du Christ maintiendra ces erreurs jusqu’au jour où les scènes du jugement prendront place sur terre ? Nous ne le pensons pas. ‘C’est ici la persévérance des saints (dans la période d’un message donné juste avant que le Fils de l’homme prenne sa place sur la nuée blanche, Ap. 14. 14), qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.’ Et alors que la vraie lumière brille sur ces sujets, et qu’elle est rejetée par la masse, la condamnation tombera sur eux…  Et cette heure redoutable approche à grands pas ! » (J. S. White, Review & Herald, 12 septembre, 1854)

   « Le Père et le Fils furent un dans la création de l’homme, et dans sa rédemption. Le Père dit à son Fils, ‘Faisons l’homme à notre image.’  Et le chant triomphant auxquels les rachetés prennent part, est à ‘ celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau, aux siècles des siècles’ » (J. S. White, The Law and the Gospel, p. 1. 1870)

   « Paul affirme que le Fils de Dieu avait la forme de Dieu, et qu’il était égal à Dieu, ‘existant en forme de Dieu, (il) n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal à Dieu’ Phil. 2 : 6. La raison pour laquelle ce n’est pas une proie à arracher d’être égal à Dieu est le fait qu’il lui est égal… L’inexplicable Trinité, qui fait de Dieu trois en un et un en trois, est déjà suffisamment déplorable ; mais cet ultra unitarisme qui rend Christ inférieur au Père est pire. Dieu a-t-il dit à un être inférieur, ‘Faisons l’homme à notre image ?’ (J. S. White, Review & Herald, 29 novembre 1877)

   « Jésus pria pour que ses disciples soient un avec son Père. Cette prière ne contemplait pas un disciple avec douze têtes, mais douze disciples, rendus un dans leurs buts et leurs efforts pour la cause de leur Maître. Le Père et le Fils ne sont pas non plus membre du ‘Dieu trois en un’. Ils sont deux être distincts, pourtant un dans le dessin et l’accomplissement de la rédemption. Les rachetés, du premier à bénéficier de la grande rédemption, au dernier, tous dédient l’honneur, la gloire et la louange de leur salut, aux deux : à Dieu et à l’Agneau. » (J. S. White, Life incidents, p. 343. 1868)

   « L’évangile du Fils de Dieu est la bonne nouvelle du salut par Christ. Lorsque les hommes ont chuté, les anges ont pleuré. Le ciel était baigné de larmes. Le Père et le Fils se concertèrent, et Jésus se proposa de sauver l’homme déchu. Il se proposa de mourir pour que l’homme puisse vivre. Le Père consentit à donner son seul bien-aimé, et la bonne nouvelle qu’une voie était ouverte pour la rédemption de l’homme résonna dans tout le ciel, et sur la terre.    (J. S. White, The Law and the Gospel, p. 2, 3. 1870)

   « Bien-aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre pour LA foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. » (Jude 3) …L’exhortation de combattre pour la foi transmise aux saints n’est que pour nous. Et il est très important pour nous de savoir pour quoi, et comment combattre. Au 4ème verset, il nous donne la raison pour laquelle nous devons nous battre pour LA foi, une foi particulière ; « car il s’est glissé parmi vous certains hommes, » ou une certaine classe qui nie le seul Seigneur Dieu et notre Seigneur Jésus-Christ. …La façon dont les spirites se sont débarrassés du seul Seigneur Dieu et de notre Seigneur Jésus Christ fut tout d’abord l’emploi du vieux credo non biblique de la trinité, c’est-à-dire que Jésus est le Dieu éternel, bien qu’ils n’aient pas un passage pour le soutenir, alors que nous avons le témoignage abondant et manifeste des Ecritures, qu’il est le Fils du Dieu Eternel. » (J. S. White, The Day Star, 24 juillet 1846)

   « Le Père est le plus grand dans le fait qu’il est le premier. Le Fils était égal au Père en ce qu'il avait reçu toutes choses du Père. » (J. S. White, Review & Herald, 4 janvier 1881)

   « Il nous est dit par ceux qui enseignent l’abolition de la loi du Père, que les commandements de Dieu mentionnés dans le Nouveau Testament ne sont pas les dix, mais qu’il s’agit des exigences de l’Evangile, telles que la repentance, la foi, le baptême et la sainte scène. Mais vu que ces dernières, et chacune des exigences propre à l’évangile font toutes parties de la foi de Jésus, il est évident que les commandements de Dieu ne sont pas les paroles de Jésus et de ses apôtres. Le fait d’affirmer que les paroles du Fils et de ses apôtres sont les commandements du Père est aussi loin de la vérité que la vieille absurdité trinitaire enseignant que Jésus-Christ est le Dieu éternel lui-même. Et alors que la foi de Jésus embrasse toutes les exigences propres à l’évangile, il s’en suit inévitablement que les dix commandements de Dieu, mentionnés par le troisième ange, n’embrassent que les dix préceptes de la loi immuable du Père, qui ne se limitent pas à une seule dispensation, mais leur est commune à toutes. » (J. S. White, Review & Herald, 5 août 1852)

   « Le frère Cottrell a près de quatre-vingt ans, et se souvient du jour obscur de 1780 ; il a été un observateur du sabbat depuis plus de trente ans. Il fut précédemment uni avec les Baptistes du 7ème Jour, mais différait de ce corps de croyants sur certains points de doctrine. Il rejeta la doctrine de la trinité, la doctrine de l’état conscient des morts entre la mort et la résurrection, ainsi que la punition éternelle des méchants dans un état conscient. Il croyait que les méchants allaient être détruits. Frère Cottrell enterra récemment sa femme, que l’on disait être l’une des excellents de la terre. Peu de temps après, ce pèlerin âgé reçu une lettre de certains amis du Wisconsin, prétendant être de Mme Cottrell, sa femme, qui dort en Jésus. Mais lui, croyant que les morts ne savent rien, était préparé à rejeter d’un bloc cette hérésie que les esprits des morts, sachant tout, reviennent et conversent avec les vivants. La vérité le soutient dans son âge avancé. Il a trois fils à Mill Grove qui, avec leurs familles, sont des observateurs du Sabbat. (J. S. White, Review & Herald; 9 juin 1853)

   « Nous pouvons ici mentionner la Trinité, qui fait fi de la personnalité de Dieu, et de son Fils Jésus-Christ, et l’aspersion au lieu d’ « être enseveli avec Christ dans les eaux du baptême, » « devenu une même plante avec lui par la conformité, à sa mort ». Mais laissons ces fables pour en relever une, considérée comme sacrée par presque tous les Chrétiens de profession, que ce soient les Catholiques ou les Protestants : il s’agit du changement du Sabbat du quatrième commandement du septième jour au premier jour de la semaine. » (J. S. White, Review & Herald, 11 décembre 1855)

 

LES RAISONS CATHOLIQUES POUR GARDER LE DIMANCHE

   1. Parce que « il est également appelé dimanche depuis la vieille appellation romaine Dies Solis, ou jour du soleil. Ce jour était sacré pour les Romains. »

   « Le dimanche fut le nom donné par les païens au premier jour de la semaine, parce que c’était le jour durant lequel ils adoraient le soleil. »

   2. Parce que ce jour « est en l’honneur de Marie, la Vierge Bénie. »

   3. Parce que « c’est un jour dédié par les ‘apôtres’ à la très Sainte Trinité. » (J. S. White, Review & Herald, 4 avril 1854)

   « Le ‘mystère de l’iniquité’ commença à œuvrer dans l’église à l’époque de Paul. Il étouffa finalement la simplicité de l’évangile, et corrompit la doctrine de Christ, et l’église alla dans le désert. Martin Luther, et d’autres réformateurs, se levèrent avec la force de Dieu, et munis de la Parole et de l’Esprit, firent des pas de géant dans la Réforme. La plus grande faute que nous pouvons reprocher à la Réforme est que les Réformateurs aient cessé de réformer. S’ils avaient continué, allant de l’avant, jusqu’à l’abandon total des derniers vestiges papaux, tels que l’immortalité naturelle, l’aspersion, la trinité, et l’observance du dimanche, l’église serait à présent libre de ses erreurs anti-scripturaires. » (J. S. White, Review & Herald, 7 février 1856)

   « L’oeuvre d’émanciper, d’instruire et de diriger les Hébreux fut donnée à un Etre que l’on appelle un ange. Exode 13:21; 14:19, 24; 23:20-23; 32:34; Nombres 20:16; Esaïe 63:9.

   Et cet ange, Paul l’appelle ce « Rocher spirituel qui les suivait », et il affirme que « ce Rocher était Christ. » 1 Corinthiens 10 : 4. Le Père éternel n’est jamais appelé ‘ange’ dans les Ecritures, alors que ce que les anges ont fait est souvent attribué au Seigneur, vu qu’ils sont ses messagers et ses agents pour accomplir son œuvre. Il est dit de celui qui devança les Hébreux pour les délivrer, « Mon nom est en lui » Exode 23 : 21. Dans tous les évènements extraordinaires de cette délivrance, la pensée de Jéhovah était représentée en Jésus. » (J. S. White, Christ and the Sabbath, p. 11)

 

Joseph Bates

Apôtre de la vérité sur le sabbat

(1792 – 1872) 

Joseph Bates   A l’âge de quinze ans, Joseph Bates ‘s’embarqua’ sur un vaisseau commercial, et vécu la vie d’un marin pour les vingt-et-une années qui suivirent. Il retourna à la vie civile en 1828, avec une petite fortune. Il travaillait à développer une école industrielle, lorsqu’en 1839 il accepta les vues de William Miller sur le retour imminent du Christ. En moins d’une année, il devint un évangéliste respecté, et un dirigeant spirituel dans l’église Adventiste. Il présida l’une des premières conférences adventistes. Au début de l’année 1845, Bates fut providentiellement conduit à comprendre la vérité concernant le Sabbat du septième jour. Il visita Washington, New Hampshire, où un groupe d’Adventistes avait commencé à observer le septième jour. Fortifié par cette expérience, il devint l’apôtre de cette doctrine récemment découverte. En 1846, il publia un tract de 48 pages sur le sujet.

   Le capitaine Bates fut présent aux conférences de 1848, qui avaient lieu le sabbat, et lors desquelles de précieux enseignements bibliques furent déterrés de la mine d’or des Ecritures par les Adventistes observant le sabbat. Ces doctrines, découvertes depuis peu, devinrent la plateforme de la foi Adventiste du 7ème Jour, dont Bates fut l’un des premiers pionniers. Le capitaine respecté était le membre le plus âgé des pionniers de notre église, et devint le premier président de conférence local des Adventistes du 7ème Jour. (Michigan, 1861). Il atteint un âge avancé. Le Capitaine Bates était un homme spirituel, ayant des vues bien tranchées, et courageux comme un lion. Il fut avec ceux qui étudièrent pour poser les solides fondements de notre foi :

   « Mon mari, avec les pasteurs Joseph Bates, Stephen Pierce, Hiram Edson, et d’autres membres vifs, nobles et vrais, fut parmi ceux qui, après la période de 1844, cherchèrent la vérité comme un trésor caché. » (E. G. White, Testimonies to Ministers and Gospel Workers, p. 23, 24)

 

   « Mes parents étaient membres de l’église Congrégationaliste,  établie depuis longtemps. Jusque là, tous leurs enfants s’étaient convertis, et ils espéraient que nous nous unirions aussi à eux. Mais ils embrassaient quelques éléments de foi que je ne pouvais pas comprendre. Je n’en nommerai que deux : leur mode de baptême, et la doctrine de la trinité. Mon père, qui avait depuis longtemps été l’un de leurs diacres, s’efforça de me convaincre qu’ils avaient raison dans leurs points de doctrine. Je l’informai que mon esprit était troublé concernant le baptême. Il me dit : ‘Tu fus baptisé lorsque tu étais enfant.’ Je répondis que c’était correct d’après sa foi, mais que la Bible enseigne qu’il nous faut d’abord croire, et ensuite être baptisé (Marc 16 : 16, 1 Pierre 3 : 21), et que je n’étais pas capable de croire lorsque j’étais enfant. Concernant la trinité, je conclus qu’il était impossible pour moi de croire que le Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Père, était aussi le Dieu Tout-puissant, le Père, un seul et même être. Je dis à mon père, ‘Si tu peux me convaincre que nous sommes un dans ce sens, que tu es mon père et que je suis ton fils ; et aussi que je suis ton père et que tu es mon fils, alors je peux croire en la trinité.’ » (J. Bates, The Autobiography of Elder Joseph Bates, p. 204, 205.1868)

   « Encore une chose : On se moque beaucoup de ceux des nôtres qui se sont joints au Shakers. Je dis tout d’abord que c’est une honte pour eux, d’avoir prêché si clairement et si distinctement la proche venue de notre Seigneur Jésus-Christ en personne, pour réunir les saints – puis de partir rejoindre les Shakers, qui croient que Jésus est revenu spirituellement dans leur mère, Ann Lee, il y a plus de soixante-dix ans. Sans le moindre doute dans mon esprit, ceci est la conséquence du fait qu’on leur enseigna, et qu’il crurent une doctrine nommée Trinité. Comment pouvez-vous leur reprocher leur foi, alors que vous enseignez l’essence même de cette doctrine qui ne pourra jamais, non jamais être comprise ? …Nous croyons que Pierre et son Maître mirent un terme indiscutable à ce sujet, dans Matthieu 16 : 13 – 19 ; et je ne vois pas comment Daniel et Jean n’auraient pas entièrement confirmé que le Christ est le Fils, et non Dieu le Père. Comment Daniel aurait-il pu expliquer sa vision du chapitre 7, si « le Christ était Dieu » ?

   Ici, il voit « quelqu’un de semblable au Fils de l’homme », (KJV) et on ne peut pas prouver qu’il était une autre personne. C’est alors que l’Ancien des jours lui donna « la domination, la gloire et le règne. » Alors que Jean décrit une personne assise sur un trône et ayant un livre dans sa main droite, il voit distinctement Jésus se rapprocher du trône, et prendre le livre des mains de celui qui y était assis. A présent, si l’on pouvait faire apparaître ces deux transactions absolument différentes en une seule personne, je pourrais croire que Dieu mourut, et fut enterré à la place de Jésus, et que Paul se fourvoya lorsqu’il dit, « Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis… », et que Jésus ne pensait pas non plus ce qu’il disait lorsqu’il affirma qu’il venait de Dieu, et qu’il retournait vers Dieu, etc. etc. ; et bien plus, si nécessaire. C’est dire l’absurdité totale d’une telle croyance. » (Joseph Bates, dans une lettre à William Miller, Past and Present Experience, p. 187, 188, 1848)

   « Mais tu dis que Dieu est un esprit. Il est clair que son esprit remplit tout l’espace, et tout ce qui y vit. (J. Bates, The Opening Heavens, p. 18. 1846)

 

John Nevins Andrews

Premier missionnaire à l’étranger

(1829 – 1883) 

John Nevins Andrews   J.N. Andrews est généralement quelqu’un d’important pour les Adventistes du 7ème Jour. Il fut le premier missionnaire Adventiste du 7ème Jour à aller en Europe de l’Ouest en 1874, pour y établir l’œuvre en Suisse. Peu d’entre nous connaissent J.N. Andrew comme ayant été le 3ème président de la Conférence Générale. Ce géant intellectuel, et cet étudiant acharné, a aussi été l’éditeur de notre vénérable revue, la Review and Herald. Il était étroitement associé avec le Pasteur White et sa femme Ellen G. White, dans l’œuvre des pionniers, que ce soit dans l’évangélisation, ou dans la direction de l’église naissante.

   Il devint pasteur à 21 ans. Il prétendait pouvoir reproduire de mémoire le Nouveau Testament en entier, et pouvait lire la Bible en sept langues différentes. Andrew était un intellectuel, préférant l’ « étude sévère » à l’activité physique. Il fut un excellent théologien, et écrivit un article prouvant que le sabbat durait du coucher du soleil au suivant, ce qui devint une doctrine des Adventistes du 7ème Jour. Ce fut le premier à écrire que les Etats-Unis étaient la bête à deux cornes d’Apocalypse 13. Durant sa carrière, le pasteur Andrews écrivit de nombreux articles, et de nombreux livres (dont History of the Sabbath). Il mourut en Europe, neuf ans après y être arrivé. Bien qu’il ne vécu que 54 ans, il se distingua comme l’un des meilleurs écrivains que nous n’ayons jamais eu. Andrews fut un soldat qui se tint au front de la bataille jusqu’au jour de sa mort. Voici ce que sœur White dit à son sujet :

   « D’après ce que Dieu m’a montré à plusieurs reprises, frère Andrews était le serviteur de son choix pour faire une œuvre que d’autres ne pouvaient accomplir. J’ai des témoignages où les références les plus distinctes sont faites concernant son don précieux. L’expérience qu’il a obtenue l’a qualifié pour l’œuvre importante de ces derniers jours. » (E. G. White, Manuscript Releases Volume 13, p. 32)

 

   « Tout membre de la famille humaine, mis à part Adam, a eu des parents, et nous avons tous eu un commencement de jour. De plus, mis à part deux exceptions, tous ont eu une fin de jours. Même les anges de Dieu ont tous eu un commencement de jours, de telle manière qu’ils sont aussi exclus de ce langage que les membres de la famille humaine. Et en ce qui concerne le Fils de Dieu, il en serait également exclu, car il avait Dieu pour Père, et eu donc un commencement de jours à un moment donné de l’éternité passée. (J. N. Andrews, Review & Herald, 7 septembre 1869)

   « La doctrine de la Trinité qui fut établie dans l’église par le Concile de Nicée en 325 ap. JC détruit la personnalité de Dieu, et de son Fils Jésus-Christ notre Seigneur. Les mesures infâmes par lesquelles elle fut imposée à l’église telles qu’elles apparaissent dans les pages de l’histoire ecclésiale, devraient faire rougir tout croyant en cette doctrine. » (J. N. Andrews, Review & Herald, 6 mars 1855)

   « D’ après les écrits de Paul, il est clair que Dieu est la fontaine et la source de l’immortalité. Il parle ainsi de Dieu le Père : ‘…qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen !’ 1 Tim. 6 : 16. Il est évident que ce texte fut écrit pour enseigner que le Dieu existant de lui-même est le seul être qui, de lui-même, possède cette merveilleuse nature. D’autres peuvent l’avoir comme provenant de Lui, mais Il est le seul à donner  l’immortalité. Notre Seigneur Jésus-Christ est la source de cette vie pour nous. ‘Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.’ Jean 5 : 26. Le Père nous donne cette vie en Son Fils. ‘Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans Son Fils. Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.’ 1 Jean 5: 11,12 Ces textes de l’Ecriture prouvent clairement que le Christ est la source de la vie éternelle, et que seuls ceux qui ont Christ ont cette vie.  (J.N. Andrews, Review & Herald, 27 janvier 1874, p. 52)

 

Un défi Catholique

   Les protestants ne se fondent pas sur les Ecritures. (« Catéchisme Doctrinal, » p. 101, 174, 351-355)

   « Q. Avez-vous d’autres preuves que les protestants ne se fondent pas sur les écritures ?

   R. Oui ; tellement que l’on ne peut en citer que quelques-unes dans ce petit ouvrage. Ils rejettent bien des choses clairement établies dans les Ecritures, et en professent plus que celles contenues dans ce Livre Divin.

   Q. Donnez-en des exemples.

   R. Si les Ecritures étaient leur seule règle de conduite, ils devraient pratiquer le lavement des pieds, d’après le commandement de Jésus dans Jean 13. Ils ne devraient pas observer le dimanche, mais le Samedi, d’après le commandement, « Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier », car ce commandement n’a ni été changé, ni abrogé dans les Ecritures.

   Q. Avez-vous d’autres arguments pour prouver que l’Eglise a le pouvoir d’instituer des fêtes ou des préceptes ?

   R. Si elle n’avait pas ce pouvoir, elle n’aurait pas pu faire ce qu’approuvent tous les théologiens modernes, elle n’aurait pas pu substituer l’observance de dimanche, premier jour de la semaine, à celle du samedi, septième jour de la semaine, un changement pour lequel on ne trouve pas d’autorité scripturaire.

   Q. Remarquez-vous d’autres vérités importantes enseignées par l’Eglise, mais qui ne sont pas clairement établies dans les Ecritures ?

   A. La doctrine de la Trinité, une doctrine certainement nécessaire au salut, n’est pas explicitement et clairement établie dans les Ecritures, dans le sens protestant de l’interprétation de l’Ecriture par l’Ecriture. (Review & Herald, 22 août 1854)

  

John Norton Loughborough

Premier historien de l’église

(1832 – 1924) 

John Norton Loughborough   J.N. Loughborough fut le fils d’un pasteur Méthodiste, et c’est grâce à J.N. Andrews qu’il devint un Adventiste observant le sabbat en 1852. Il commença tout de suite à prêcher, et fut consacré pasteur en 1854. Avec D.T. Bourdeau, ils furent les premiers missionnaires envoyés en Californie en 1868. Loughborough fut le premier à être consacré pasteur dans ce qui devait plus tard s’appeler l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. Cela eut lieu alors qu’il n’avait que 22 ans. Tout comme la plupart de nos dirigeants Adventistes, Loughborough manifesta un intérêt profond pour l’œuvre de la littérature Loughborough fut en effet un pionnier exceptionnel, du fait qu’il vouait ses talents au développement  de l’œuvre, partout où un besoin se manifestait.

   Le Pasteur Loughborough se soumettait à la vision céleste, et Dieu l’utilisa d’une façon extraordinaire pour développer un intérêt pour sa cause. Ayant assisté à la fondation de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour, il devint le premier historien de l’église, écrivant le livre ‘The Rise and Progress of Seventh-day Adventists’, et ‘The Great Second Advent Movement’. Il fut également l’auteur d’autres livres moins épais. Il passa ses dernières années dans le Sanatorium de St Helena, où il mourut paisiblement le 7 avril 1924, à l’âge avancé de quatre-vingt douze ans. Ses funérailles eurent lieu à l’église de St Helena, qui fut l’une des premières églises qu’il avait fondées en Californie plus de cinquante ans auparavant.

   « Je dis qu’il nous faut laisser le pasteur Loughborough faire son œuvre dans les églises. Le Seigneur veut que sa voix soit entendue comme le fut celle de Jean, disant les choses qu’il a vues, et celles qu’il a entendues, les ayant lui-même expérimentées dans la naissance et les progrès du message du troisième ange. » (E. G. White, 1888 Materials, p. 716).

 

Questions au Pasteur Loughborough :

   « Frère White, pourriez-vous envoyer ces questions au frère Loughborough, afin d’obtenir des explications ? – W. W. Giles. Toledo, Ohio.

   Question 1 : Quelles objections sérieuses peut-on émettre contre la doctrine de la trinité ?

   Réponse : Il y a de nombreuses objections que l’on pourrait émettre, mais vu notre espace limité, je les réduirai aux trois suivantes :

   1. Elle est contraire au bon sens.

   2. Elle est contraire aux Ecritures.

   3. Son origine est païenne et fabuleuse.

            On fera, dans l’ordre, un petit commentaire sur chacune de ces assertions :

   1 – Ce n’est pas vraiment en accord avec le bon sens de dire que trois sont un et que un est trois, comme certains l’expriment en appelant Dieu « le Dieu trin », ou « le Dieu trois en un. » Si le Père, le Fils, et le Saint-Esprit étaient chacun Dieu, il y aurait trois Dieu ; car trois fois un n’est pas égal à un, mais à trois. Il est un sens par lequel ils sont un, mais pas une personne, comme le prétendent les Trinitaires.

   2 – C’est contraire aux Ecritures. Vous pouvez ouvrir le Nouveau Testament quasiment n’importe où, s’il mentionne le Père et le Fils, il les représente comme deux personnes distinctes. Le chapitre dix-sept de Jean suffit à lui tout seul pour réfuter la doctrine de la trinité. Plus de quarante fois dans ce chapitre, le Christ parle de son Père comme étant une personne distincte de lui-même. Son Père était au ciel, et lui sur la terre. Le Père l’avait envoyé. Il lui avait donné ceux qui croyaient. Il allait devoir retourner vers le Père. Et c’est dans ce témoignage même qu’il nous montre en quoi consiste son unité avec son Père. Elle est de la même nature que l’unité existant entre les membres de l’église de Dieu.

   ‘…afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un.’ D’un seul cœur et d’un seul esprit. D’un seul but dans tous le plan mis en œuvre pour le salut de l’homme. Lisez le dix-septième chapitre de Jean, et voyez s’il ne renverse pas entièrement la doctrine de la trinité. Si l’on veut croire cette doctrine, il nous faut croire, en lisant les Ecritures, que Dieu s’envoya lui-même dans le monde, qu’il est mort pour réconcilier le monde avec lui-même, qu’il s’est ressuscité lui-même d’entre les morts, qu’il monta au ciel pour se rencontrer lui-même, qu’il plaide devant lui-même au ciel, pour réconcilier le monde avec lui-même, et qu’il est le seul médiateur entre l’homme et lui-même.

   Le fait de se référer à la nature humaine du Christ en tant que Médiateur (d’après les Trinitaires), n’y change rien ; Clarke le dit en effet, « Le sang humain n’apaise pas plus Dieu que celui des cochons. » (Commentaire sur 2 Samuel 11 : 10) Il nous faut aussi croire que dans le jardin, Dieu se pria lui-même d’éloigner, s’il était possible, la coupe de lui-même, et mille autres absurdités semblables.

   Lisez attentivement les textes suivants, les comparant avec l’idée que Christ est le Dieu omnipotent, omniprésent, suprême, et le seul Dieu à exister par lui-même : Jean 14 : 28 ; 17 : 3 ; 3 : 16 ; 5 : 19, 26 ; 11 : 15 ; 20 : 19 ; 8 : 50 ; 6 : 38 ; Marc 13 : 32 ; Luc 6 : 12 ; 22 : 69 ; 14 : 29 ; Matthieu 3 : 17 ; 27 : 46 ; Galates 3 : 20 ; 1 Jean 2 : 1 ; Apocalypse 5 : 7 ; Actes 17 : 31 ; Voyez aussi Luc 1 : 32 ; 22 : 42 ; Jean 3 : 35, 36 ; 5 : 19, 21, 22, 23, 25, 26 ; 6 : 40 ; 8 : 35, 36 ; 14 : 13 ; 1 Corinthiens 15 : 28, etc.

   Le mot Trinité n’apparaît nulle part dans les Ecritures. Le texte principal qui est supposé l’enseigner est 1 Jean 5 : 7, et c’est une interpolation. Clarke dit : « Sur cent treize manuscrits, ce texte ne se trouve pas dans cent douze d’entre eux. Avant le dixième siècle, on ne le trouve nulle part. Et la première fois qu’on le trouve en Grec est dans une traduction promue par le Concile de Latran, ayant eu lieu en 1215. »

   3 – Son origine est païenne et fabuleuse. Au lieu de nous conduire vers les Ecritures pour nous prouver la trinité, on se réfère au trident des Perses, en affirmant que « de cette manière, ils voulaient nous enseigner l’existence d’une trinité, et s’ils avaient la doctrine de la trinité, ils ont dû la recevoir par la tradition du peuple de Dieu. Mais toutes ces choses sont des suppositions, car il est certain que l’église juive ne soutenait pas une telle doctrine.

   Mr Summerbell nous disait : « L’un de mes amis, étant dans une synagogue de New York, demanda au Rabbi d’expliquer le mot ‘Elohim’. Un trinitaire du clergé, se trouvant justement là, répondit, ‘’Eh bien, cela se réfère aux trois personnes de la Trinité ». C’est alors qu’un Juif s’avança et lui dit de ne plus mentionner ce nom, ou il se verrait obligé de le contraindre à quitter le bâtiment ; car dans la synagogue, il n’était pas permis de mentionner le nom d’un dieu étranger, quel qu’il soit. » (Discussion entre Summerbell et Flood au sujet de la Trinité, p. 38) Milma, dit que l’idée du Trident est fabuleuse. (Histoire de la chrétienté, p. 34)

   Cette doctrine de la trinité entra dans l’église à la même époque que le culte des images, l’observance du jour du soleil, et n’est ni plus, ni moins, que la doctrine Perse remodelée. Depuis sa première apparition, il fallut environ trois cent années pour en faire ce qu’elle est maintenant. Elle débuta vers 325 ap. JC, et sa formulation ne fut pas complétée avant 381. Voir Milman Gibbon’s Rome, vol 4 ; p. 422. Elle fut adoptée en Espagne en 589, en Angleterre, en 596, en Afrique, en 534. – Gibbon vol. 4, p. 114, 345 ; Milner vol. 1 p. 519. » (J. N. Loughborough, Review & Herald, 5 novembre 1861)

   « Dans les Ecritures, on parle de l’Esprit de Dieu comme du représentant de Dieu, la puissance par laquelle il travaille, le moyen par lequel toutes choses sont soutenues. Ceci est clairement exprimé par le Psalmiste… Ps. 139 : 7-10 : ‘Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira.’ Nous apprenons de ce langage que lorsque nous parlons de l’Esprit de Dieu, nous parlons réellement de sa présence et de sa puissance. » (J.N. Loughborough, Review & Herald, 13 Septembre 1898)

   «Voici ce que dit l’Amen (Christ), le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu. Ap. 3 : 14 Ce langage n’implique pas nécessairement qu’il fut créé ; car ces paroles peuvent simplement signifier que l’œuvre de la création, au sens strict, fut commencée par lui. Rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui. D’autres interprètent de façon plus adéquate, d’après nous, disant que la Parole est l’agent qui réalise, …comprenant que Christ est l’agent par lequel Dieu a créé toutes choses, mais qu’il vint lui-même à l’existence d’une différente façon, étant donné qu’il est appelé le Fils unique du Père. » (J. N. Loughborough, Insert A-1, Lest We Forget, Volume 4, Number 2, Second Quarter, 1994)

 

Uriah Smith

Editeur infatigable de la Review

(1832 – 1903) 

Uriah Smith   Peu d’Adventistes du 7ème jour connurent mieux leur Bible que Uriah Smith. C’était un homme calme et réservé, dont le savoir et l’apparence impressionnaient les gens. La noblesse de son expression imposait le respect. C’est en décembre 1852 qu’il accepta la lumière du message enseigné par les Adventistes observateurs du sabbat. L’année suivante, il unit ses intérêts à ceux du « petit troupeau » de croyants de Rochester. Pendant près d’un siècle, il fut soit l’éditeur, soit un membre du comité éditorial du journal de l’église, la Review and Herald. Smith fut l’un des écrivains les plus prolifiques que connut la dénomination. Lors d’un débat, sa plume pouvait être incisive, sa logique claire, et son raisonnement lucide.

   Uriah Smith fut le premier secrétaire de la Conférence Générale, acceptant ce poste de l’organisation de la Conférence Générale au printemps de l’année 1863. Il est le mieux connu pour son livre, Les prophéties de Daniel et de l’Apocalypse, qui circula par milliers d’exemplaires.  Ce fut le premier professeur de Bible au Collège de Battle Creek. Le Pasteur Smith pouvait souvent être vu dans les rues de Battle Creek, boitant sur sa jambe artificielle. En effet, il avait subit une amputation alors qu’il était encore adolescent. Et malgré cela, il est peut-être bien le plus malin de tous les pionniers ! Mais voilà ce que sœur White avait à dire à son sujet :

   « Je ressens beaucoup de sympathie à l’égard du pasteur Smith. Je me suis toujours intéressée autant que lui à l’œuvre des publications. Il était encore jeune quand il est venu à nous, doué de talents qui le qualifiaient pour le poste de rédacteur. Combien j’apprécie ses articles de la Review, - si excellents, si pleins de vérités spirituelles. J’en remercie Dieu. J’éprouve une grande sympathie pour le pasteur Smith et j’estime que son nom devrait toujours paraître en tête de la Review comme rédacteur en chef. C’est ce que Dieu désire. J’ai été peinée quand son nom a été placé en second lieu, il y a quelques années. Quand son nom est reparu en première place, je n’ai pu m’empêcher de verser des larmes de reconnaissance. Puisse son nom conserver cette même place, selon le dessein de Dieu, aussi longtemps que le pasteur Smith peut tenir une plume dans sa main droite. Puis, quand sa main fera défaut, que ses fils écrivent sous sa dictée. » (E.G. White, Messages Choisis vol. 2, p. 258)

   Les premiers ouvriers furent des hommes de grande stature. En vérité, Dieu choisit ceux qu’il put trouver de mieux pour accomplir l’œuvre la plus importante confiée aux hommes en ces derniers jours.

 

   « Les Ecritures ne parlent jamais du Christ comme d’un être créé, mais enseignent pleinement qu’il a été engendré du Père. (Voyez les remarques de Ap. 3 : 14, où il est montré que le Christ n’était pas un être créé). Mais alors qu’en tant que Fils il ne possède pas une coéternité d’existence avec le Père, le début de son existence, en tant que Fils engendré de Dieu, précède toute l’œuvre de la création, et c’est ainsi qu’il se tient debout comme créateur, aux côtés de Dieu. Jean 1 : 3 ; Hébreux 1 : 2. Le Père ne pouvait-il pas décréter qu’un culte soit rendu à un tel être, tout comme à lui-même, sans que cela soit de l’idolâtrie de la part de l’adorateur ? Il l’a élevé à des positions qui rendent la chose acceptable que d’être adoré, et a même commandé qu’on l’adore, chose qui n’aurait pas été nécessaire, s’il avait été égal au Père en éternité d’existence. Le Christ déclare lui-même que comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.’ Jean 5 : 26. Le Père l’a ‘souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom.’ Phil. 2: 9. Et le Père lui-même dit: ‘Que tous les anges l’adorent!’ Héb. 1 : 6. Ces témoignages montrent que le Christ est à présent adoré sur le même plan que le Père, mais ils ne prouvent pas qu’Il partage avec lui une éternité d’existence dans le passé. (U. Smith, Thoughts on the Book of Daniel and the Revelation, p. 430. 1882)

   « Dieu seul n’a pas de début. A l’époque la plus reculée à laquelle un commencement pouvait être,  – une période si lointaine que pour des esprits limités, il s’agit presque de l’éternité, - la Parole apparut. « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Jean 1 : 1. Cette Parole non créée était l’être qui, lorsque les temps furent accomplis, fut fait chair, et a habité parmi nous. Son commencement n’était pas semblable à celui d’aucun autre dans l’univers. Il est mentionné par les expressions mystérieuses, « le Fils unique, engendré de Dieu » (Jean 3 : 16 ; 1 Jean 4 : 9 Bible King James), « le seul être engendré du Père » (Jean 1 :14), et « c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. » (Jean 8 : 42 Bible Louis Second) Il apparaît donc que par une impulsion, ou un processus divin quelconque, pas la création, connue de l’Omniscience seule, et possible à l’Omnipotence seule, le Fils de Dieu apparut. Et c’est alors que le Saint-Esprit (qu’une traduction déficiente a nommé « the Holy Ghost »), l’Esprit de Dieu, l’Esprit du Christ, le rayonnement divin, et le support de leur puissance, le représentant de ces deux êtres (Ps. 139 : 7), vint également à l’existence. » (U. Smith, Looking Unto Jesus, p. 10. 1898)

   « Nous sommes baptisés au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. Mat. 28 :19. C’est ainsi que nous exprimons notre croyance dans le Dieu unique et véritable, dans la médiation de son Fils, et dans l’influence du Saint-Esprit. » (U. Smith, The Bible Students Assistant, pp. 21, 22. 1858)

 

Note du traducteur : le terme anglais pour ‘Saint-Esprit’ est ‘Holy Spirit’, mais la langue anglaise emploie aussi le terme ‘Holy Ghost’. La traduction littérale de Ghost est fantôme, spectre ou revenant. Cela reviendrait à parler du ‘Saint-Spectre’ – c’est ici le cas :

   « J.W.W. demande : ‘Nous faut-il comprendre que le « Holy Ghost » est une personne, de la même façon que le sont le Père et le Fils ? Certains affirment que oui, d’autre que non.’ Réponse : le terme « Holy Ghost » est une traduction aussi choquante que repoussante. Il faudrait uniquement parler du Saint-Esprit (hagion pneuma). Cet Esprit est l’Esprit de Dieu, et l’Esprit du Christ ; l’Esprit étant le même qu’il s’agisse de celui de Dieu ou de celui du Christ. Mais concernant cet Esprit, la Bible utilise des expressions qui ne peuvent être accordées avec l’idée qu’il est une personne dans le même sens que le Père et le Fils. Il est plutôt présenté comme une influence divine émanant des deux, le moyen qui représente leur présence et par lequel ils ont la connaissance et la puissance dans l’univers entier, lorsqu’ils ne sont pas présents en personne. Le Christ est une personne, officiant présentement comme grand prêtre dans le sanctuaire céleste ; mais il dit pourtant que là où deux ou trois sont réunis en son nom, il est au milieu d’eux. Mt. 18 : 20. Comment ? Non pas en personne, mais par son Esprit. Dans l’un des discours du Christ (Jean 14-16), cet Esprit est personnifié comme « le Consolateur, » et en tant que tel, on utilise les pronoms personnels et relatifs « il, » « lui, » et « celui, » pour s’y référer. Mais on en parle généralement d’une façon qui ne s’accorde pas avec l’idée qu’il soit une personne, dans le même sens que le Père et le Fils.

   Par exemple, on dit souvent qu’il est «déversé », et « répandu ». Mais il n’est jamais question que Dieu ou le Christ soient déversés ou répandus. S’il avait été une personne, il n’aurait pas été étrange pour lui d’apparaître sous une forme corporelle ; et pourtant, lorsque ce fut le cas, ce fait a toujours été relevé comme quelque chose de particulier. Ainsi Luc 3 : 22 dit : « Et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. » Mais la forme n’est pas toujours la même ; car au jour de la Pentecôte, il prit la forme de « langues qui semblaient de feu. » Actes 2 : 3-4. Et encore, Ap. 1 : 4, 3 : 1; 4 : 5, et 5 : 6 nous parle des « sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. » On ne peut remettre en question qu’on parle tout simplement du Saint-Esprit, présenté de cette façon pour souligner sa perfection et sa plénitude. Mais s’il avait été une personne, on aurait difficilement pu le décrire de cette façon. On ne lit jamais à propos des sept dieux ou des sept christs. » (U. Smith, Review & Herald, 28 Octobre, 1890)

   « Il ne serait donc pas déplacé pour nous de considérer un instant ce qu’est cet Esprit, quel est son rôle, quelle est sa relation par rapport au monde et à l’église, et ce que le Seigneur propose de faire pour son peuple au travers de ce moyen. Le Saint-Esprit est l’Esprit de Dieu ; c’est aussi l’Esprit du Christ. C’est cette émanation divine et mystérieuse au moyen de laquelle ils font progresser leur œuvre grandiose et infinie. …Vous remarquerez que dans ces quelques versets, l’apôtre met en avant les trois grandes puissances concernées dans cette œuvre : Dieu, le Père ; Christ, son Fils ; et le Saint-Esprit. » (U. Smith, General Conference Daily Bulletin, Volume 4, 14 mars 1891, p. 146, 147)

 

Joseph Harvey Waggoner

(1820 – 1889) 

Joseph Harvey Waggoner   Waggoner était un évangéliste, un éditeur et un auteur. Il n’avait passé que six mois à l’école, mais il était infatigable sur le plan de l’étude personnelle. Bien qu’il n’avait que peu d’éducation formelle, J. H. Waggoner était un géant dans ses accomplissements littéraires, maîtrisant le Grec et l’Hébreux. C’était un théologien aux connaissances étendues, un éditeur accompli, un pionnier de la réforme sanitaire et de la liberté religieuse, et un pionnier inébranlable dans le dernier message de vérité. Lorsque Waggoner découvrit pour la première fois le message Adventiste en décembre 1851, il éditait et publiait un journal politique. Le jour où il entendit parler du sabbat, il jeta son paquet de tabac dans le poêle, et il se tint aux côtés de Joseph Bates comme défenseur inébranlable de la tempérance.

   En 1853, Waggoner avait déjà dédié toute sa vie à la propagation du message. Ayant appris, dans sa jeunesse, le métier d’éditeur en Pennsylvanie et en Illinois, les talents de Waggoner furent souvent employés dans le champ éditorial. Il prit la relève de James White en tant qu’éditeur des Signes des Temps de l’ouest, et fut le premier éditeur des magasines Pacific Health Journal, et American Sentinel (un journal sur la liberté religieuse). Waggoner fut l’un des trois membres du comité ayant recommandé le nom « Adventiste du Septième Jour » pour l’église. En 1868, il publia dans The Atonement, ses convictions claires sur la doctrine de la justification par la foi. Des hommes plus jeunes furent influencés par son enseignement, E.J. Waggoner et A.T. Jones inclus, qui eurent un rôle proéminent dans la prédication de ce sujet en 1888. Waggoner était un orateur éloquent, un bon éditeur, et un travailleur industrieux. Il écrivit avec clarté et précision.

  

   « De nombreux théologiens pensent vraiment que l’expiation, en rapport avec sa dignité et son efficacité, dépend de la doctrine d’une trinité. Mais nous ne voyons pas ce qui les lie. Au contraire, les adeptes de cette doctrine tombent vraiment dans la difficulté qu’ils semblaient anxieux d’éviter. Leur difficulté est la suivante : Ils considèrent le rejet d’une trinité comme étant équivalant à un rejet de la divinité du Christ. Si cela était le cas, nous devrions nous accrocher à la doctrine d’une trinité aussi tenacement que possible ; mais ce n’est pas le cas. Ceux qui ont lu nos remarques sur la mort du Fils de Dieu savent que nous croyons fermement à la divinité du Christ ; mais nous ne pouvons accepter l’idée d’une trinité, comme le font les trinitaires, sans abandonner notre idée de la dignité du sacrifice offert pour notre rédemption. » (J. H. Waggoner, The Atonement in the Light of Nature and Revelation, p. 164, 165)

   « La distinction entre le Christ et le vrai Dieu est clairement montrée par les propres paroles du Sauveur dans Jean 17 : 3 : ‘Afin qu’ils te connaissent, le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ, que tu as envoyé’ On utilise souvent Esaïe 9 : 5, pour prouver une trinité, texte cité plus haut en rapport avec notre Grand Prêtre qui a répandu son sang pour nous. Les défenseurs de cette théorie diront que ce texte se réfère à une trinité, car le Christ est appelé Père éternel. Mais pour les raisons suivantes, avec d’autres, nous affirmons qu’il ne peut avoir aucun rapport avec une trinité. Le Christ est-il le Père dans la trinité ? Si oui, comment est-il le Fils ? Ou, s’il est à la fois le Père et le Fils, comment peut-il y avoir une trinité ? Car une trinité est trois personnes. Pour reconnaître une trinité, il faut préserver la distinction entre le Père et le Fils. Le Christ est appelé ‘la seconde personne de la trinité’ ; mais si ce texte prouve une trinité, ou s’y réfère un tant soit peu, il prouve que Christ n’est pas le deuxième, mais le premier. Et s’il est le premier, qui est le deuxième ? Il est très clair que ce texte ne fait aucune référence à une telle doctrine. » (J. H. Waggoner, idem, p. 168, 169)

   « Le ‘credo d’Athanase’… fut formulé, et la foi définie par Athanase. Avant ce moment, il n’y a jamais eu de façon définie de s’exprimer, si, en effet, il y avait quelque part une uniformité de croyance. La plupart des premiers écrivains avaient été des philosophes païens qui, pour atteindre les esprits de cette classe, faisaient souvent de grands efforts afin de prouver que les deux systèmes pouvaient s’accorder : le christianisme et la philosophie. Dans leurs écrits, on trouve abondamment de quoi soutenir cette vue. Bingham parle des vues vagues tenues par certains dans les termes suivants : « Très tôt, il y eu une classe de personne qui transforma la doctrine de la trinité en Trithéisme, et, au lieu de trois personnes divines sous l’économie du Père, du Fils et du Saint-Esprit, parlèrent de trois êtres collatéraux, coordonnés, et existant d’eux-mêmes, en faisant trois principes absolus et indépendants, sans aucune relation de Père ou de Fils, ce qui représente la notion la plus claire de trois dieux. Et ayant fait ce changement dans la doctrine de la Trinité, ils firent en conséquence un autre changement dans la forme du baptême. » (Antiquities, livre 11, Chap. 3 et 4)

   « Qui peut faire la distinction entre cette forme d’expression et celle avancée par le concile de Constantinople en 381, lors duquel la vraie foi est déclarée être  celle d’ « une Trinité non créée, consubstantielle et coéternelle » ? La vérité est que l’on retrouve cette même idée, décrite ici par Bingham, dans bien des œuvres littéraires du deuxième et du troisième siècle. On ne peut trouver de véritable ‘relation Père-Fils’ dans les termes du concile cité plus haut… Bingham dit que cette erreur concernant une trinité de trois êtres coordonnés, existants d’eux-mêmes, et indépendants prit naissance très tôt dans l’église, et c’est ainsi qu’on peut la trouver très tôt chez les auteurs ayant vécus juste après le temps des apôtres… Nous abandonnons au jugement sain de tout lecteur exempt de préjugé que trois baptêmes sont plus cohérents avec l’idée de « trois êtres coordonnées, existants d’eux-mêmes, et indépendants », qu’avec l’idée d’un baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et cela dans la similitude de la mort et de la résurrection du Sauveur. (J. H. Waggoner, Thoughts on Baptism, 1878)

   « Il est une question très controversée dans le monde théologique, que nous n’avions jamais pensé aborder. Il s’agit de la personnalité de l’Esprit de Dieu. Les idées que l’on a du mot personne sont très variées, bien souvent grossières, et le mot est compris de façons très différentes ; de telle sorte qu’on ne peut concevoir une unité d’opinion sur ce sujet tant que tous ne seront pas capables de définir avec précision ce qu’ils comprennent par ce mot, et jusqu’à ce que tous se mettent d’accord sur un sens bien particulier dans lequel ce mot doit être utilisé. Mais étant donné que cet accord n’existe pas, il semble qu’une discussion sur ce sujet ne peut être profitable, surtout si l’on considère que ce n’est pas un cas de révélation directe. Nous avons le droit d’avoir des propos affirmatifs seulement lorsque les Ecritures sont directes au point de donner une preuve positive sur le sujet. Nous sommes non seulement désireux, mais également anxieux  de laisser ce sujet exactement où la Parole de Dieu le laisse. Cette dernière nous apprend que l’Eprit de Dieu est cette puissance impressionnante et mystérieuse qui procède du trône de l’Univers, et qui agit de manière efficace dans l’œuvre de la Création et de la rédemption. » (J. H. Waggoner, The Spirit Of God; Its Offices And Manifestations, p. 8, 9. 1877)

   « Comme mentionné plus haut, la grande erreur des trinitaires, alors qu’ils argumentent ce sujet, est la suivante : ils ne font pas de distinction entre le rejet d’une trinité, et le rejet de la divinité du Christ. Ils ne voient que les deux extrêmes, entre lesquels se trouve la vérité ; et se servent de toute expression se référant à la préexistence du Christ comme preuve d’une trinité. Les Ecritures enseignent abondamment la pré-existence du Christ et sa divinité, mais elles sont absolument silencieuses quant à l’existence d’une trinité. La déclaration affirmant que le Fils divin de Dieu ne pouvait pas mourir est aussi loin des enseignements de la Bible que les ténèbres le sont de la lumière. Et nous posons la question aux trinitaires : « laquelle des deux natures pourvoit à notre rédemption ? » Bien entendu, la réponse doit être : « A celle qui mourut et répandit son sang pour nous, car nous avons ‘la rédemption par son sang’ (Héb. 9 : 12) » Il devient alors évident que si la nature humaine était la seule à mourir, notre Rédempteur est purement humain, et que le Fils divin de Dieu ne prit pas part à l’œuvre de la rédemption, car il ne pouvait ni souffrir, ni mourir. Pour sûr, nous avons raison de dire que la doctrine d’une trinité dégrade l’Expiation, en rabaissant le sacrifice, le sang du rachat, au niveau du socinianisme. » (J.H. Waggoner, The Atonement In The Light Of Nature And Revelation, p. 173, 174)

   « Ques. Qu’est-ce que le Dimanche, ou le Jour du Seigneur en général ?

   Rép. C’est un jour que les Apôtres ont dédié à l’honneur de la très sainte Trinité, et en mémoire du Christ qui ressuscita des morts le dimanche, et fit descendre le Saint-Esprit un Dimanche, etc., ce qui en fait le jour du Seigneur. Il est également appelé dimanche de par son appellation ancienne, Dies Solis, le jour du Soleil, pour lequel il était vénéré. » Douay Catechism, page 143. (J.H. Waggoner, Review & Herald, 18 juillet 1854)

 

Stephen Nelson Haskell

Le père de l’œuvre des tracts et des missions

(1833 – 1922)

Stephen Nelson Haskell   Stephen N. Haskell fut converti grâce aux efforts de Joseph Bates et d’un prédicateur Adventiste du nom de William Saxby. Son métier initial était producteur et vendeur de savon. Mais le moment venu, il échangea ses tournées de commerçant de savon contre le chemin du prédicateur missionnaire. Lorsqu’il commença à prêcher dans les années 1853, il n’avait pas de soutien financier autre que ce que rapportait son entreprise. Il n’y avait que peu de prédicateurs parmi les Adventistes observant le sabbat, et c’est ainsi que Haskell, avec son esprit original, commença à former des membres laïques au témoignage. En 1869, il commença l’œuvre des tracts et des missions. Il fut le premier à organiser des sociétés de tracts. En 1882, il fut pionnier d’une académie dans le sud de Lancastre, qui fut appelée à devenir l’ « Atlantic Union College ». Il s’agissait de la troisième école adventiste du 7ème jour, uniquement précédée de Battle Creek et de Heldsburg College.

   Haskell était un bon organisateur, ainsi qu’un bon administrateur. Il servit durant des années comme président de conférence. En 1885, il était responsable d’un groupe qui fut envoyé pour débuter une œuvre confessionnelle en Australie et en Nouvelle Zélande. Son influence était particulièrement forte dans l’œuvre des publications d’Australie. En 1887, il commença l’œuvre Adventiste de Londres, en Angleterre, avec l’aide de trois instructeurs Bibliques. Il était un étudiant appliqué de la Bible, et un excellant enseignant. C’est à lui que nous devons le concept des « Bible readings » (approche de la Bible sous forme de questions – réponses, les réponses étant des textes Bibliques, N. d. T.), si populaires parmi les laïques et les pasteurs Adventistes du 7ème jour. Son œuvre manuscrite inclut L’histoire de Daniel le Prophète, L’histoire du voyant de Patmos, et La croix et son ombre. Il mourut à l’âge de 89 ans, du haut de nombreuses années, et ennobli par ses multiples actes de bienveillance. Sœur White en parla comme d’un homme d’expérience respectable :

   « Le frère Haskell est le serviteur du Seigneur, un homme d’opportunité. Nous apprécions son expérience, son jugement, son soin attentionné et réfléchi. Il est en effet un homme puissant dans les Ecritures. Il ouvre la Parole de Dieu, d’une manière si simple, révélant chaque sujet dans son importance réelle. » (E.G. White, Lettre 140, 1897) (Cité dans  Ellen G. White Vol. 4 The Australian Years 1891-1900, by Arthur L. White, 1983 p. 307)

   « Lorsque la date de 1844 passa, personne ne croyait en la vérité telle que nous la tenons aujourd’hui. Tous croyaient aux prophéties qui nous avaient conduit à ce moment-là. C’est alors que, depuis le temps des apôtres, les Ecritures furent certainement le plus sondées. On considéra encore et encore les anciens arguments qui menaient à la date de 1844, et après l’examen le plus minutieux, on ne vit aucune autre conclusion possible que de reconnaître que les périodes prophétiques se terminaient à cette date. Alors qu’ils étudiaient, ils commencèrent à apercevoir un chaînon de vérité après l’autre ; et alors que ces vérités se révélaient aux pionniers, - je me réfère à des hommes tels que le Pasteur James White, J. N. Andrews, Uriah Smith, et J. H. Waggoner, - ils ne se seraient jamais risqués de présenter cette vérité aux gens avant d’en avoir fait un sujet de prière tout particulier et d’être assurés que l’Esprit de prophétie y avait mis son sceau. » (S. N. Haskell, Review and Herald, 27 octobre 1904)

   « L’arc-en-ciel dans les nuages n’est qu’un symbole de l’arc-en-ciel ayant encerclé le trône de toute éternité. Dans les temps les plus reculés, que la pensée finie ne peut concevoir, le Père et le Fils étaient seuls dans l’univers. Le Christ était le premier-né, engendré du Père, et Jéhovah lui fit connaître le plan divin de la Création. Le plan de la création des mondes lui fut révélé, ainsi que le genre d’êtres qui les peupleraient. Les anges, en tant que représentants d’un ordre, seraient des agents du Dieu de l’Univers. La Création de notre propre petit monde fut incluse dans ce plan mûrement réfléchi. La chute de Lucifer fut prévue ; tout comme la possibilité de l’introduction du péché, qui souillerait la perfection du chef d’œuvre divin. Ce fut alors que, dans ces premiers conseils, le cœur plein d’amour du Christ fut touché, et que le seul Fils engendré du Père offrit Sa vie pour racheter l’homme, s’il devait trébucher et tomber. Le Père et le Fils, entourés d’une gloire impénétrable, se serrèrent les mains. …Et l’alliance éternelle fut faite ; ainsi le Père et son Fils, d’un seul Esprit, œuvrèrent ensemble pour compléter l’œuvre de la Création. Le sacrifice de soi pour le bien des autres en fut la fondation même. (S. N. Haskell, The Story of the Seer of Patmos, p. 93, 94. 1905)

   « Avant la Création de notre monde, ‘il y eut guerre dans le ciel.’ Le Christ et le Père se consultèrent ; et Lucifer, le chérubin protecteur, devint jaloux car il ne fut pas admis dans les conseils éternels des Deux qui siégeaient sur le trône. » (S. N. Haskell, The Story of the Seer of Patmos, p. 217. 1905)

   « Le Christ était le premier-né du ciel ; il était de même le premier-né de Dieu sur la terre, et héritier du trône de Dieu. Christ, le premier-né, bien qu’étant le Fils de Dieu, fut revêtu de l’humanité, et fut rendu parfait par sa souffrance. Il prit la forme d’un homme, et durant toute l’Eternité, Il restera un homme. »     (S. N. Haskell, The Story of the Seer of Patmos, p. 98, 99. 1905)

 

Roswell Fenner Cottrell

(1814 – 1892) 

Roswell Fenner Cottrell   Cottrell était parmi les premiers Adventistes. Il fut écrivain, poète et pasteur. C’est un descendant des Huguenots qui naquit dans une église baptiste du 7ème jour dans l’état de New York. En lisant la Review and Herald (Revue Adventiste), en 1851, et en comparant ses messages avec les Ecritures, il fut conduit à rejoindre le groupe croissant des Adventistes du 7ème jour. Immédiatement, il commença à utiliser ses talents d’écrivain et de poète pour la propagation de la foi qu’il avait fait sienne. En 1854, il écrivit l’une des premières séries d’études bibliques pour les jeunes, qui fut publiée dans le Youth Instructor. En 1855, ces leçons furent rassemblées dans un livre qui servit de guide d’études bibliques dans les églises durant des années. En tant que pasteur, il travailla avec J.N. Loughborough, dans ses efforts pour New York et la Pennsylvanie. Il continua à travailler pour l’église, quasiment jusqu’à sa mort. Cottrell fut un formidable soldat de la vérité.

   «Dans leurs discussions concernant la doctrine de la Trinité, les hommes sont allés dans des extrêmes opposés. Certains ont fait du Christ un simple homme, ayant commencé son existence à sa naissance à Bethléem ; d’autres n’ont pas été satisfaits de le laisser être ce que la Bible révèle clairement de lui, le Fils préexistant de Dieu, mais en ont fait le « Dieu et Père » lui-même. Je conseillerais simplement à tous ceux qui aiment notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, de croire tout ce que dit la Bible, et rien de plus… Nous comprenons que le terme trinité veut dire l’union de trois personnes, non pas de fonctions, en un seul Dieu ; de telle manière que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont au moins trois, et au maximum un. La doctrine qu'une personne soit trois personnes et que trois personnes soient une personne est, nous l'affirmons, contraire à la raison et au bon sens. L’être et les attributs de Dieu sont au-dessus et au-delà de mes sens et de ma raison, et pourtant j’y crois. Mais la doctrine à laquelle je m’oppose est contraire, oui, c’est le mot, au sens même et à la raison que Dieu lui-même a placés en nous. Il ne nous demande pas de croire à une telle doctrine. … Mais notre Créateur a fait que nous voyons une absurdité dans l’idée qu’ une personne soit trois personnes, et que trois personnes ne soient qu’une personne ; et dans sa parole révélée, il ne nous a jamais demandé de le croire. C’est ici ce que nos amis trouvent discutable. …Mais le fait de tenir à la doctrine de la Trinité n’est pas tant la preuve d’une mauvaise intention que de l’intoxication par le vin qu’ont bu toutes les nations. Le fait qu’il s’agisse d’une des doctrines primordiales, si ce n’est la plus importante, par laquelle l’évêque de Rome a été exalté en tant que pape, ne parle pas en sa faveur. Cela devrait pousser les hommes à l’étudier en profondeur, par eux-mêmes ; de même que l’immortalité de l’âme que les esprits de démons défendent en faisant des miracles. Si je n’en avais jamais douté auparavant, je l’éprouverais à fond, par cette Parole que le spiritisme moderne a réduite à néant. …

   La révélation nous dépasse ; mais en aucun cas, elle va à l’encontre de la raison et du bon sens. Dieu n’a jamais prétendu, comme les papes l’ont fait, qu’il était capable de « changer  l’injustice en justice, » il ne nous a pas non plus dit, après nous avoir appris à compter, qu’il n’y a pas de différence entre les nombres singuliers et les nombres pluriels. Croyons tout ce qu’il a révélé, et n’y ajoutons rien. » (R. F. Cottrell, Review & Herald, 6 juillet 1869)

   « Il poursuivit en affirmant que l’ « homme est un être trin, » constitué d’un corps, d’une âme et d’un esprit. Je n’ai jamais entendu un Disciple confesser sa foi en la doctrine de la trinité ; mais pourquoi pas, si l’homme est formé de trois personnes en une personne ? Et surtout si l’homme a été fait à l’image de Dieu ? Mais l’homme, nous est-il dit, est une ressemblance morale. L’homme peut donc être un être trin, sans prouver que Dieu l’est. Mais voulait-il dire qu’un homme est trois hommes ? Je pourrais dire qu’un arbre est constitué d’un corps, d’une écorce et de feuilles, et il se peut que personne ne contredise cela. Mais si je devais affirmer que chaque arbre est formé de trois arbres, il est possible que certains douteraient de mon assertion. Et si tout le monde admettait qu’un arbre consiste en trois arbres, je pourrais alors affirmer avoir quatre vingt dix arbres dans mon verger, alors qu’on ne pourrait en compter plus de trente. Je pourrais alors poursuivre en disant : j’ai quatre-vingt dix arbres dans mon verger, et comme chaque arbre est constitué de trois arbres, j’en ai deux cent soixante-dix. Ainsi, si un homme est trois hommes, vous pouvez le multiplier par trois autant de fois que vous le voulez. » (R.F.Cotrell, Review & Herald, 19 novembre 1857)

« Position des Adventistes du 7ème jour concernant la Trinité

   Celle-ci a été une doctrine populaire et considérée comme orthodoxe depuis que l’évêque de Rome fut proclamé pape par sa force. On estime que c’est une hérésie dangereuse de la rejeter ; mais chaque personne a le droit d’expliquer cette doctrine à sa propre manière. Tous semblent penser devoir y adhérer, mais chacun dispose d’une liberté parfaite pour réconcilier ses déclarations contradictoires ; c’est ainsi qu’une multitude de vues sont défendues par ses amis, tous orthodoxes, je suppose, aussi longtemps qu’ils adhèrent nominalement à la doctrine. Pour ma part, je ne me suis jamais senti appelé à l’expliquer, ni à l’adopter et à la défendre, et je n’ai pas non plus prêché contre elle. Mais j’estime probablement autant le Seigneur Jésus-Christ que ceux qui se nomment Trinitaires. Ceci est la toute première fois que je prends le stylo pour dire quelque chose concernant cette doctrine.

   Mes raisons pour ne pas l’adopter, ni la défendre, sont :

  1.    Son nom n’est pas biblique. La Trinité, ou Dieu trin, est inconnue de la Bible ; et j’ai entretenu l’idée que des doctrines nécessitant des mots inventés dans la pensée humaine pour les exprimer, sont des doctrines inventées.
  2.    Je ne me suis jamais senti appelé à adopter et à expliquer ce qui est contraire à tout bon sens et à toute la raison que Dieu m’a donnés. Toutes mes tentatives pour expliquer un tel sujet ne le rendraient pas plus clair pour mes amis.

   Mais si l’on me demande ce que je pense de Jésus-Christ, ma réponse est : je crois tout ce que les Ecritures disent de lui. Si le témoignage le représente comme étant dans la gloire avec le Père avant l’existence du monde, je le crois. S’il est dit qu’il était au commencement avec Dieu, qu’il était Dieu, que toutes choses ont été faites par lui et pour lui, et que rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui, je le crois. Si les Ecritures disent qu’il est le Fils de Dieu, je le crois. S’il est déclaré que le Père envoya son Fils dans le monde, je crois qu’il avait un Fils à envoyer. Si le témoignage dit qu’il est le commencement de la création de Dieu, je le crois. S’il est dit qu’il est l’éclat de la gloire du Père, et l’image expresse de sa personne, je le crois. Et lorsque Jésus dit, ‘Moi et mon Père sommes un,’ je le crois ; et lorsqu’il dit, ‘Mon Père est plus grand que moi,’ je crois également cela ; il s’agit de la parole du Fils de Dieu, et indépendamment de cela, c’est parfaitement raisonnable et semble aller de soi.

   Si l’on me demande de quelle façon je crois que le Père et le Fils sont un, je réponds qu’Ils sont un dans un sens non contraire au bon sens. Si le ‘et’ de la phrase signifie quelque chose, le Père et le Fils sont deux êtres. Ils sont un dans le sens où Jésus a prié pour que ses disciples soient un. Son langage est, afin qu’ils soient un, « tout comme nous sommes un. »

   On pourrait objecter : ‘Si le Père et le Fils sont deux êtres distincts, ne transgressez-vous pas le Décalogue, en adorant le Fils, et en l’appelant Dieu ?

   Non; c’est la volonté du Père que tous les hommes honorent le Fils, tout comme ils honorent le Père. Nous ne pouvons pas transgresser un commandement, et déshonorer Dieu, tout en lui obéissant. Le Père dit du Fils, que tous les anges de Dieu l’adorent. Si les anges devaient refuser d’adorer le Fils, ils se rebelleraient contre le Père. Les enfants héritent du nom de leur père. Le Fils de Dieu a, par hérédité, obtenu un nom plus excellent que les anges. Ce nom est le nom de son Père. Le Père dit du Fils, Ton trône, ô Dieu, est éternel. Héb. 1 : 8. Le Fils est appelé Dieu puissant. Esaïe 9 : 6. Et lorsqu’il reviendra à nouveau vers la terre, son peuple qui l’attendra s’exclamera : Voici, c’est notre Dieu. Esaïe 25 : 9. En faisant cela, nous rendons un honneur suprême au Père. Si nous déshonorons le Fils, nous déshonorons le Père ; car il nous demande d’honorer son Fils.

   Mais bien que le Fils soit appelé Dieu, il y a un Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. 1 Pierre 1 : 3. Bien que le Père dise au Fils, ‘Ton trône, ô Dieu, est éternel’ , ce trône lui est donné de son Père ; et puisqu’il aima la justice, et détesta l’iniquité, il dit plus loin, ‘c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux’. Héb. 1 : 9. Dieu a fait Jésus Seigneur et Christ. Actes 2 : 36. Le Fils est le Père éternel, non de lui-même, ni de son Père, mais de ses enfants. Son langage est : ‘Moi et les enfants que Dieu m’a donnés’. » (R.F.Cottrell, Review & Herald, 1er juin 1869)

 

Joseph Birchard Frisbie

(1816 – 1882)

   Frisbie était une prédicateur Méthodiste, et un opposant amer des enseignements de l’Eglise Adventiste du 7ème jour, mais en 1853, après un débat sur le Sabbat avec Joseph Bates, il changea d’opinion, puis commença à garder le Sabbat et à enseigner les doctrines Adventistes. Il construisit la première Eglise Adventiste du 7ème jour de Battle Creek, sur sa propriété. Il était un étudiant assidu de la Bible, et contribua à écrire plusieurs articles pour nos revues. C’était un évangéliste rigoureux, et un travailleur honoré dans la cause de l’évangile pendant un demi-siècle.

« Le Dieu du dimanche »

   Nous allons relever quelques extraits, pour que le lecteur puisse discerner le large contraste entre le Dieu de la Bible mis en lumière par l’observation du Sabbat, et le Dieu enténébré par l’observation du Dimanche. Catéchisme Catholique Abrégé, par le Très Rev. John Dubois, Evêque de New York, p.5. ‘Q. Où est Dieu ? R. Dieu est partout. Q. Dieu voit-il et sait-il toutes choses ? R. Oui, il sait et voit toutes choses. Q. Y a-t-il plus qu’un Dieu ? R. Non, il n’y a qu’un Dieu. Q. Y a-t-il plus d’une personne en Dieu ? R. Oui, en Dieu, il y a trois personnes. Q. Qui sont-elles ? R. Dieu le Père, Dieu le Fils, et Dieu le Saint-Esprit. Q. N’y a-t-il  pas trois Dieu ? R. Non ; le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont qu’un seul et même Dieu.

   Ces idées s’accordent bien avec ces fameux philosophes païens… Nous ferions mieux de nous méfier du Dieu du Dimanche, il pourrait bien avoir la même origine que l’observation du Dimanche. » (J. B. Frisbie, Review & Herald, 7 mars 1854, The Sunday God, p. 50)

   « Comment peut-on s’accorder avec l’idée que trois dieux éternels et à part entière ne sont qu’un Dieu ?...Actes 10 v. 38 : ‘vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth…’ &c. La première personne prend la troisième personne et oint la deuxième personne d’une personne étant également une avec elle-même.

 

Que trois sont un, et un sont trois,

Est une idée qui me laisse coi ;

De nombreux érudits ont affirmé

Que trois sont un dans la Divinité.

 

Le Père peut alors être le Fils,

Car les deux ensemble ne font qu’un ;

De même, le Fils peut être le Père,

Sans le moindre changement de chacun.

 

Oui, et l’Esprit béni est nommé :

Le Père, le Fils et la trinité ;

C’est là le credo des gens Chrétiens,

Qui se désignent ‘vrais orthodoxes’,

 

Auxquels contre tout bon sens,

Il faut croire ou faire offense.

                                                                      (J. B. Frisbie, Review & Herald, 12 mars 1857)

  

Merritt E. Cornell

(1827 – 1893)

Merritt E. Cornell   Cornell crut très tôt au message adventiste, et consacra sa vie à le prêcher. En 1852, Joseph Bates lui enseigna la vérité concernant le Sabbat, qu’il accepta aussitôt. Il se mit immédiatement à proclamer sa nouvelle foi avec énergie, la partageant avec d’autres. Il continua à être actif dans l’évangélisation, travaillant successivement avec Hiram Case, James White, J. H. Waggoner, R. J. Lawrence, D. M. Canright, and J. O. Corliss. Il voyagea dans différents états du Sud des Etats-Unis, défendant les points de vue Bibliques des Adventistes du 7ème Jour lors des débats publics. Il écrivait également des articles, et des nouvelles issues de ses expériences pour la Review and Herald.

   « Les protestants et les Catholiques sont si étroitement liés dans leurs sentiments, qu’il n’est pas difficile de concevoir la façon dont les Protestants pourraient faire une image à la Bête. La masse des Protestants croit avec les Catholiques à la Trinité, l’immortalité de l’âme, l’état conscient des morts, la récompense et les punitions au moment de la mort, la torture sans fin des méchants, l’héritage des saints au-delà des cieux, le baptême par aspersion, et le DIMANCHE PAÏEN pour le Sabbat ; alors que tout cela est contraire à l’esprit et à la lettre du nouveau testament. Pour sûr, il existe une ressemblance familiale frappante entre la mère et ses filles. » (M. E. Cornell, Facts for the Times, p.76. 1858)

 

John Gottlieb Matteson

(1835-1896)

John Gottlieb Matteson   C’est en 1863 que Matteson découvrit et accepta la foi Adventiste du 7ème Jour. Il fut un prédicateur puissant du message Adventiste, organisant des rencontres de réveils, et fondant des églises un peu partout dans le pays. Il est bien connu pour son œuvre en Scandinavie. Souvent, plus de mille auditeurs se déplaçaient pour l’entendre. Désireux d’imprimer de la littérature Adventiste, il apprit de lui-même à composer, ce qui lui permit plus tard d’organiser et de démarrer une maison d’édition. Il fut un écrivain prolifique, se chargeant de lourdes responsabilités dans les domaines de l’édition et de l’éducation.

   « Le Christ est le seul Fils, au sens propre du terme, de Dieu. Le ‘Fils Unique engendré du Père.’ (KJV)  Jean 1 : 14. Il est Dieu car il est le Fils de Dieu ; non pas en vertu de sa résurrection. Si le Christ est le Fils Unique engendré du Père, nous ne pouvons donc pas être engendrés du Père dans un sens littéral. Cela peut uniquement être vrai dans un sens secondaire du mot. » (J. G. Matteson, Review & Herald, 12 octobre 1869 p. 123)

    Bien que A. T. Jones et E. J. Waggoner ne soient pas comptés parmi les pionniers, le message que Dieu leur donna était « une lumière précieuse », « un message des plus précieux », « à être donné au monde », « pour préparer un peuple à même de se tenir debout au jour de Dieu. » Il s’agissait « des charmes ineffables de Christ » (E. G. W. 1888 Materials, p. 309, 1336-1337, 1814, et 348). Leur contribution est notée avec appréciation.