11. Jésus-Christ, le Fils de Dieu

 

Jésus-Christ, le Fils de Dieu

 

   Le chapitre précédent a commencé l’étude de la Doctrine de Dieu dans les Ecritures. Les chapitres suivants comporteront des citations de la plume de Sœur White, afin de clarifier et d’illustrer les choses. Cependant, la doctrine sera fondée sur la Bible et la Bible seule. Cela sera en accord avec le conseil suivant :

   Mais Dieu aura un peuple sur la terre pour maintenir la Bible, et la Bible seule, comme la source de toutes les doctrines, et la base de toutes les réformes. Les opinions des hommes instruits, les déductions de la science, les credo et les décisions des conciles ecclésiastiques, aussi nombreux et discordants que le sont les Eglises qu’ils représentent, la voix de la majorité, - absolument rien de cela ne devrait être pris en considération pour ou contre un point de doctrine, quel qu’il soit. Avant d’accepter une doctrine ou un précepte quelconque, il nous faut demander un clair « Ainsi parle l’Eternel » en sa faveur. (The Spirit of Prophecy, vol. 4, p. 413)

   Lorsque nous serons appelés à défendre notre foi dans des cours de justice ou dans des synagogues (des églises), nous ne pourrons pas dire, « Sœur White dit ceci », ou « Sœur White dit cela ». Seul un clair « Ainsi parle l’Eternel » pourvoira au témoignage nécessaire à ce moment.

   Ecrivant à Timothée, Paul affirme : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. » (2 Timothée 2 : 15) Le fait que l’on peut dispenser droitement la parole nous enseigne qu’il est aussi possible de mal la dispenser. Dans Jean 4 : 24, Jésus dit : « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. » Nous devons l’adorer d’après la vérité, et non d’après les ordres des conciles. Le message du premier ange d’Apocalypse 14 nous appelle à adorer le vrai Dieu. Pour cela, il nous faut dispenser droitement la parole de vérité.

   Inspiré de Dieu, Zacharie écrivit : « une parfaite union régnera entre l’un et l’autre » (Zacharie 6 : 13) Le mot Hébreux traduit par « l’un et l’autre » est שנים (shenayim). C’est le mot pluriel pour deux. Dieu avait un associé qui pouvait entrer dans ses conseils. La Bible décrit cet être comme son « seul Fils engendré ». Une relation de Père-Fils est suffisamment simple à comprendre pour un enfant, mais les Trinitaires n’acceptent pas la parole de Dieu pour ce qu’elle veut dire. Au lieu de cela, on donne un sens spirituel très profond à la Parole de Dieu.

 

Les Témoignages de l’Inspiration

   Remarquons d’abord le témoignage du Père au sujet de Jésus-Christ. Au baptême de Jésus, Dieu parla : « Voici mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3 : 17) Ici, Dieu appelle Jésus son « Fils bien-aimé ». Exactement la même phrase est utilisée dans Matthieu 17 : 5, où, sur le mont de la Transfiguration, le Père reconnut Jésus comme son Fils.

   Alors qu’il parlait à Nicodème, Jésus dit : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son seul Fils engendré, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du seul Fils engendré de Dieu. » (Jean 3 : 16-18) Ici, Jésus déclare être le Fils de Dieu, et affirme que Dieu avait en effet un Fils à envoyer. Alors qu’il se tenait debout devant Caïphe, Jésus reconnut sous serment qu’il était le Fils de Dieu.

   Alors, le souverain sacrificateur, se levant au milieu de l’assemblée, interrogea Jésus, et dit : Ne réponds-tu rien ? Qu’est-ce que ces gens déposent contre toi ? Jésus garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l’interrogea de nouveau, et lui dit : es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? (Marc 14 : 60, 61)

   Matthieu inclut les paroles de Caïphe : « Je t’adjure, par le Dieu vivant » (Matthieu 26 : 63). Jusque là, Christ était resté silencieux, mais à présent, il répond clairement, « Je le suis » (Marc 14 : 62). Ellen G. White ajoute ce commentaire perspicace :

   Devant un tel appel, le Christ ne pouvait plus se taire. S’il y a un temps pour se taire, il y a aussi un temps pour parler. Il n’avait pas parlé tant qu’il n’avait pas été pris à partie directement. Il savait qu’une réponse donnée maintenant rendrait sa mort certaine. Mais l’appel venant de la plus haute autorité reconnue par la nation, et fait au nom du Très-Haut, le Christ ne voulut pas manquer au respect dû à la loi. D’autre part, sa relation avec le Père était en question. Il devait donc attester clairement son caractère et sa mission. Jésus avait dit aux disciples : « Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai, moi aussi, devant mon Père qui est dans les cieux. » Il voulut, à cette heure, confirmer cet enseignement par son propre exemple. (Jésus-Christ, p. 706)

   Les apôtres déclarèrent que Jésus était le Fils de Dieu. « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Matthieu 16 : 13-17) Alors qu’ils sont nombreux à connaître la confession de Pierre, c’est en fait Nathanaël qui reconnut en premier Jésus comme étant le Fils de Dieu. Dans Jean 1 : 49, nous lisons : « Nathanaël lui répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » (Jean 1 : 49)

   La première vérité que Paul prêcha suite à sa conversion fut que Jésus était le Fils de Dieu : « Et, après qu’il eut pris de la nourriture, les forces lui revinrent. Saul resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas. Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu. » (Actes 9 : 19, 20)

 

Pas un « Fils Spirituel »             

   Dieu a déclaré que Jésus est son Fils. Sous serment, Jésus a dit qu’il était le Fils de Dieu. Les apôtres proclamèrent qu’il était le Fils de Dieu. Si le plan du salut est supposé être suffisamment simple pour qu’un enfant puisse le comprendre, pouvons-nous honnêtement accepter le témoignage de Dieu, du Christ, et des apôtres, ou bien devons-nous donner une interprétation profonde quelconque à ces paroles, afin de leur faire signifier quelque chose qu’elles ne disent pas ? La doctrine de la Trinité enseigne que Jésus n’est pas réellement le Fils de Dieu ; il est au contraire un être co-égal à Dieu qui joue le rôle d’un fils. Dieu joue le rôle d’un Père, et l’Esprit Saint celui d’un réalisateur. Selon la doctrine de la Trinité, lorsque la Bible dit « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son seul Fils engendré », cela signifie en réalité que Dieu a partagé son confrère, ou son copain avec l’homme. D’après cet enseignement, Jésus n’a pas appelé Dieu son Père parce qu’il était son Père, mais plutôt « pour nous amener à une relation plus proche et plus intime avec Dieu » (Ce que croient les Adventistes, p. 28) D’après la doctrine de la Trinité, « Le Père semble agir [1] comme la source, le Fils comme médiateur, et le Saint-Esprit comme réalisateur. » (Idem, p. 24) La fausse théorie selon laquelle la relation entre Dieu et le Christ n’est pas littérale, mais un jeu de rôles, est le résultat d’une application spirituelle des termes « Père » et « Fils ».

   LeRoy Froom, historien et apologiste de l’Eglise Adventiste, écrivit son livre Movement of Destiny [2], avec l’objectif, entre autres, de promouvoir la doctrine de la Trinité. Froom utilise une interprétation spirituelle pour affirmer que lorsque la Bible dit que Jésus est le Fils de Dieu, il n’est pas vraiment le Fils de Dieu. Remarquez le raisonnement de Froom :

   Le terme « fils » est largement utilisé dans l’Ancien et le Nouveau Testament, tout à fait séparément  de l’idée de génération ou de priorité. C’est ainsi que Paul fait une référence typique aux « fils de la rébellion » (Eph. 2 : 2 ; 5 : 6) En fait, le terme « fils » était, dans la Bible, l’un des moyen les plus courant pour identifier les caractéristiques d’une personnalité.

   Dans la terminologie biblique, fils était constamment utilisé pour indiquer le caractère distinctif – tels que fils de Sion, fils de Bélial, fils de Dieu, fils des hommes, fils de la lumière, fils des prophètes, fils de l’inconnu, fils de l’étranger, fils du tonnerre, fils de l’alliance. Christ dit à un certain groupe de gens perfides, « Vous avez pour père le diable » (Jean 8 : 44). Le terme fils était donc utilisé pour dénoter le trait caractéristique, l’attribut distinctif. Il indiquait le caractère prédominant, ou la nature intrinsèque d’une personne. (Movement of Destiny, p. 301 ; italiques dans l’original)

   Froom donne une application « spirituelle » au terme « fils ». Il est vrai qu’il y a des symboles et des figures dans la Bible. Le chapitre sept de Daniel décrit quatre bêtes différentes qui sortent de la mer (Daniel 7 : 3). Ces bêtes sont décrites comme symbolisant des « rois » et des « royaumes » (Daniel 7 : 17, 23) L’étudiant de la Bible doit cependant veiller à ne pas appliquer une signification spirituelle lorsqu’il n’y a pas lieu de le faire. Par exemple, Jésus a déclaré être la « lumière du monde » (Jean 8 : 12) Si l’on associait cela à Genèse 1 : 3, où nous lisons qu’au premier jour Dieu parla et dit « Que la lumière soit », nous pourrions être conduits, tout comme les Témoins de Jéhovah, à croire que Christ était le premier et le plus grand de tous les êtres créés. Cela sera une conclusion bien malheureuse, due à une interprétation incorrecte. La question se pose à présent, y a-t-il une règle d’interprétation fiable à utiliser ? Les réformateurs et les pionniers Adventistes utilisaient une règle d’interprétation très fiable. Comme l’écrivit Ellen White :

   Là où il n’y a ni figures ni symboles, il faut donner aux termes de la Bible leur sens le plus évident. (La Tragédie des Siècle, p. 599)

   Cette loi ne nie pas l’emploi de symboles, mais dit simplement que lorsque le langage est clair et simple, il nous faut accepter la Bible pour ce qu’elle dit. S’il y a des raisons de croire que les termes sont symboliques, la Bible fournira alors la clé pour comprendre ce symbole, tout comme elle le fait pour les bêtes et les royaumes dans Daniel.

 

Le Fils littéral de Dieu

   A présent, la question se pose, Christ est-il le vrai Fils de Dieu, ou bien parle-t-on de lui de cette façon à cause d’une relation spirituelle ? La règle d’interprétation fiable nous dit que si les points vitaux du salut sont assez simples pour qu’un enfant puisse les comprendre, Christ doit alors être le Fils littéral de Dieu. Dieu ne nous laisse pourtant pas sans preuves supplémentaires quant à ce sujet important. Dans Hébreux 1 : 4, nous lisons que Christ « est devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur ». Il a hérité de son nom ! Il est le vrai Fils de Dieu ! Paul continue en citant la version Septante de Deutéronome 32 : 43, en appliquant les paroles « que tous les anges de Dieu l’adorent » à Christ. L’adoration est une question sérieuse. Adorer une créature serait un blasphème, mais Paul relève dès le début de son épître que Dieu créa les mondes par Christ. Dieu a choisi son Fils pour agent actif du processus de la création. En tant que vrai Fils littéral de Dieu, Jésus reçoit justement le nom « Dieu », parce qu’il est de la même substance et matière [3] que son Père. En fait, Paul dit de Jésus qu’il est « l’empreinte de sa personne » (Hébreux 1 : 3)

   Pour bien montrer la position du Fils de Dieu, Paul cite Psaume 45 : 6, 7 dans Hébreux 1 v. 8, 9 : « Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel ; le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité ; Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux. » D’après Paul, le Père parle ici à son Fils, et appelle Jésus « Dieu » ! S’il convient au Père d’appeler Jésus « Dieu », ne devrions-nous pas alors considérer son Fils comme pleinement divin ? Même après l’incarnation, lorsque Jésus avait déposé son immortalité, et d’autres attributs divins, il était encore toujours le Fils divin de Dieu, non à cause de ses attributs, mais de par qui il était ! Christ a toujours été le Fils de Dieu. J’ai un fils. Son nom est Hans Stump. Le fait qu’il soit mon fils ne le diminue en rien. Il est encore un Stump, bien qu’il ait été engendré.

   Le Père ne se contente pas d’appeler Jésus Dieu, mais il poursuit en se référant à lui-même comme au Dieu du Christ Jésus, disant : « c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux. » (v. 9) Cela s’accorde avec les textes bibliques suivants :

   Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachtani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Matthieu 27 : 46)

   Jésus lui dit : ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. (Jean 20 : 17)

   Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu,  et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. (Apocalypse 3 : 12)

   Afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation. (Ephésiens 1 : 17)

   Alors que le Père est appelé le Dieu de Jésus-Christ, Jésus n’est jamais appelé le Dieu du Père ! Bien que Dieu ait élevé Christ à son égal, le faisant asseoir avec lui sur le trône de l’univers, le Fils se soumet volontairement au Père. Paul relève cette soumission lorsqu’il écrit à l’église de Corinthe :

   Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. (1 Corinthiens 15 : 24-28)

 

Que veut dire « seul engendré » ?

   Presque tous les Chrétiens approuvent que Jésus est le Fils de Dieu ; cependant, la plupart des théologiens n’acceptent pas que Jésus soit littéralement le Fils engendré de Dieu. Ils croient au contraire que Jésus est une ‘personne’ co-égale et co-éternelle de la Divinité, et non le descendant littéral du Père. Ils disent que « fils » doit être compris comme un rôle ou une position symbolique que Jésus a pris pour aider l’humanité à comprendre l’amour et le sacrifice de Dieu pour l’homme, utilisant une relation humaine à cette fin.

   Nous permettez-vous de laisser de côté les pensées des théologiens, et d’examiner ce que dit la Parole de Dieu ? Le terme « seul engendré » nous vient du mot grec μονογενης (monogenes). Ce mot est un composé de deux mots Grecs. Le premier mot, μονος (monos) veut dire ‘un’, ou ‘le seul’, et le deuxième mot, γενος (genos), veut dire ‘naissance’ ou ‘génération’. Ensemble, ils veulent dire ‘seul né’.

   Ecrivant dans le numéro de janvier 2007 de Reflection, [4] la lettre de nouvelle officielle de l’Institut de Recherche Biblique, Àngel Manul Rodriguez définit monogenes comme ‘unique’. En faisant cela, il suit l’influence de nombreux autres théologiens, qui définissent aussi monogenes comme ‘unique’, ou ‘le seul’.

   Cherchant à définir monogenes comme unique, on fait appel au texte Grec de Jean 1 : 18. Avant de nous intéresser au Grec de Jean 1 : 18, nous remarquerons qu’il existe deux ensembles de textes Grecs qui sont les plus fréquemment utilisés pour la traduction du Nouveau Testament.

   Le premier ensemble de textes est connu sous le nom de Textus Receptus, ou texte reçu. Le Textus Receptus était le Nouveau Testament Grec utilisé par les réformateurs. Ses différentes copies (littéralement des milliers de manuscrits et de portions de manuscrits) étaient quasiment identiques, et le Textus Receptus fut si bien accepté qu’il se fit connaître sous le nom de Texte Reçu. On l’appelait aussi le Texte Majoritaire, car il se fondait sur la vaste majorité des textes encore existants.

   Le deuxième ensemble de textes se compose de deux manuscrits : Le Vaticanus et le Sinaiticus. En ce qui concerne le manuscrit Vaticanus, Easton’s Bible Dictionnary [5] affirme, « On dit du CODEX VATICANUS qu’il est le manuscrit le plus vieux encore existant. Ce dernier et le Codex Sinaiticus, sont les deux manuscrits les plus anciens. Ils furent probablement écrits au quatrième siècle. Le Vaticanus fut placé en 1448 dans la Librairie du Vatican à Rome, par le Pape Nicolas V. On ne connaît pas son histoire antécédente. (Article intitulé « Codex Vaticanus », référence no. 26766 dans le Eston’s Bible Commentary, copie logicielle de la Bible Online)

   On affirme que le manuscrit Vaticanus fut écrit au quatrième siècle, mais aucune preuve n’est fournie. On n’en connaît pas l’histoire jusqu’en 1448, lorsqu’il apparut dans la librairie du Vatican, à Rome ! Le manuscrit Sinaiticus a une histoire semblable, il fut trouvé au couvent de Sainte Catherine en 1859, par le Dr. Tischendorf. Son histoire antécédente reste également inconnue. 

   Le Nouveau Testament, dans les Bibles telles que la Version King James, et la Nouvelle Version King James, a été traduit à partir du Texte Reçu. Presque toutes les traductions modernes, telles que la NIV, la NASB et la RSV ont été traduites à partir de textes basés sur les manuscrits Vaticanus et Sinaiticus. Le texte Grec Westcott-Hort est basé sur ces manuscrits, tout comme le Novum Testamentum Graece, ou texte Nestle.

   Le Textus Receptus était la Bible des premiers Chrétiens de l’Est, ainsi que la Bible de l’Eglise Syrienne, de l’Eglise Vaudoise de l’Italie du Nord, l’Eglise Gauloise du Sud de la France, et l’Eglise Celtique en Ecosse et en Irlande. Les raisons pour lesquelles les réformateurs acceptèrent le Textus Receptus comme base de leurs traductions étaient en partie les suivantes : 1) Le grand nombre de leurs copies étaient en accord, 2) Le Textus Receptus était en accord avec les premières versions de la Bible – la Peshitta (150 ap. J-C) et la Vulgate en Vieux Latin (157 ap. J-C), 3) Le Textus Receptus était en accord avec la grande majorité des plus de 86 000 citation Bibliques des pères de l’Eglise, 4) Le Textus Receptus n’était pas altéré par des suppressions, d’ajouts, et des modifications comme l’étaient les textes minoritaires.

   Alors que l’on prône que Vaticanus et le Sinaiticus sont les manuscrits les plus anciens encore existants, il y a des preuves attestant que des copies du Texte Reçu existaient avant la soi-disant existence du Vaticanus ou du Sinaiticus. Dans son livre Truth Triumphant, Benjamin Wilkinson écrit : « On ne sait que trop peu que le véritable éditeur du texte reçu était Lucien. » (p. 45) Lucien vécut vers 250 à 312 ap. J-C.

   Les manuscrits Vaticanus et Sinaiticus diffèrent du Textus Receptus en des milliers de points. L’un des points de divergence que l’on relève est Jean 1 : 18. Les textes sont essentiellement pareils, sauf pour un mot. Dans le Textus Receptus, on lit μονογενης υισς ; alors que dans les manuscrits Vaticanus et Sinaiticus, on lit μονογενης θεος.

   Huios (υισς) est le mot grec pour fils. Theos (θεος) est le mot grec pour Dieu. Ainsi, on lit seul fils engendré dans le textus receptus, alors qu’on lit seul dieu engendré dans les manuscrits Vaticanus et Sinaiticus. Les Trinitaires qui utilisent les manuscrits Catholiques corrompus ne peuvent pas croire qu’il puisse exister un « Dieu engendré » ; ainsi, ils déclarent que le mot monogenes doit plutôt signifier unique, ou un seul. La New International Version traduit Jean 1 : 18 de la manière suivante : « Personne n’a jamais vu Dieu, mais Dieu le Seul et l’Unique, qui est aux côtés du Père, l’a fait connaître. » Une telle traduction est-elle cependant en accord avec le reste des Ecritures ?

   Intéressons-nous à la façon dont le mot monogenes est utilisé dans la Bible. Veut-il réellement dire seul né ou seul engendré ? Dans la Bible, ce terme est utilisé cinq fois en rapport avec Jésus, toujours par Jean (Jean 1 : 14 ; 1 : 18 ; 3 : 16 ; 3 : 18 ; 1 Jean 4 : 9). Les seules autres références sont trois passages dans Luc, et un passage dans hébreux que nous allons rapidement examiner. Une lecture honnête des écrits de Jean et de Luc, sans idée préconçue, conduirait le lecteur à les prendre pour argent comptant. Etant donné que nous en cherchons un emploi qui puisse nous éclairer au sujet des passages de Jean, examinons trois usages de Luc. La première concerne le fils de la veuve de Naïn :

   « Lorsqu’il fut près de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique (monogenes) [‘seul fils engendré’, traduction de Rothrham] de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. » (Luc 7 : 12)

   La seconde référence est Luc 8 : 42, et concerne la fille de Jaïrus : « Parce qu’il avait une fille unique (monogenes) [‘seule fille engendrée’, traduction de Rothrham] d’environ douze ans qui se mourait. Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule. » Nous ne trouvons ici aucune indication que monogenes signifie quoi que ce soit d’autre que enfant ‘seul né’.

   Le troisième emploi se trouve dans Luc 9 : 38, où le fils d’un homme était possédé d’un esprit mauvais : « Et voici, du milieu de la foule, un homme s’écria : Maître, je t’en prie, porte les regards sur mon fils, car c’est mon fils unique (monogenes). » Il n’y a ici aucune indication que monogenes signifie quoi que ce soit d’autre que enfant ‘seul né’. Dans chacun de ces cas, monogenes fait référence à un enfant ‘seul né’.

   Nous allons finalement examiner Hébreux 11 : 17, sur lequel les Trinitaires s’appuient fortement. « C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son seul fils engendré (monogenes), lui qui avait reçu les promesses ». Les Trinitaires relèvent que Isaac n’était pas le seul fils engendré d’Abraham ; il n’était même pas le premier fils d’Abraham.  Ismaël était le premier né d’Abraham, et Abraham avait aussi des enfants de Ketura, mais cela invalide-t-il la signification de monogenes ? Si nous lisons le verset suivant, nous y voyons plus clair, parce que la pensée de Paul ne se termine pas au verset 17. En lisant les versets 17 et 18 d’un seul trait, tel que l’auteur l’avait prévu, on obtient :

   C’est par la foi qu’Abraham, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, offrit Isaac : et celui qui avait reçu les promesses offrit son seul fils engendré, de qui il avait été dit : en Issac sera nommée pour toi une postérité. [6] (Traduit de la KJV)

   Isaac était le seul fils engendré d’Abraham à qui la promesse de la postérité avait été donnée ! Une condition a été donnée par Paul, et monogenes répond à cette condition. Il est intéressant que les théologiens même qui dénigrent la méthode de l’analyse de texte au profit de la « haute critique » négligent si facilement le contexte pour ce sujet vital !

   Nul doute, le mot Grec monogenes signifie ‘seul né’. Christ est littéralement le descendant du Père, et cela est en parfait accord avec Proverbes 8, où le Christ déclare, parlant sous le symbole de la Sagesse :

   L’Eternel m’a possédée dès le commencement de ses voies, avant ses œuvres les plus anciennes. J’ai été établie depuis l’Eternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre. Je fus enfantée quand il n’y avait point d’abîmes, point de sources chargées d’eaux ; avant que les montagnes fussent affermies, avant que les collines existassent, je fus enfantée. [Née, en Hébreux] (Proverbes 8 : 22-25)

   Avant même que quoi que ce soit ait existé, Dieu amena à l’existence toutes choses par Christ, « visibles et invisibles » (Colossiens 3 : 16) Dans ces choses, les concepts du « temps » et de « l’espace » sont inclus ; Christ étant l’auteur du temps, il a réellement existé avec Dieu depuis tous les temps. (Voir M.L. Andreasen, The Sabbath, p. 54, 55)

   Satan est derrière la vue erronée que Jésus n’est pas le Fils de Dieu, parce qu’il ne veut pas que vous connaissiez l’amour de Dieu, que vous y croyiez, et que vous marchiez dans cet amour. (Voir 1 Jean 4 : 16) Satan sait que la Bible dit que notre amour pour Dieu résulte de notre compréhension et de notre appréciation de son amour pour nous (1 Jean 4 : 19). Il sait également que 1 Jean 4 : 9 dit : « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son seul Fils engendré dans le monde, afin que nous puissions vivre par lui. » (KJV) Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour nous empêcher de recevoir le grand amour de Dieu pour nous, et il a inventé une fausse compréhension de monogenes pour nous dérober cette compréhension de Son amour. Si monogenes signifie ‘unique’, ou ‘spécial’, les écrivains de la Bible n’ont pas compris ce mot, ni les personnes dont la langue natale est le Grec.

   J’ai parlé avec des personnes dont la première langue est le Grec, et le terme monogenes a toujours été compris comme ‘seul né’, et non ‘unique’. J’ai discuté de ce sujet avec un professeur de langue ayant lui-même étudié le Grec pendant de nombreuses années, années durant lesquelles il était Trinitaire. Je lui ai demandé la signification de monogenes, et il m’a assuré que ce mot signifie uniquement « seul engendré ».

   Alors que je considère ce sujet, il me semble très étrange que des théologiens dont la première langue, la langue natale, n’est pas le Grec, se permettent de dire à des Grecs ce que leur propre langue signifie. Si une personne connaissant, ou parlant Anglais en seconde langue, ou n’ayant que partiellement étudié l’Anglais devait commencer à me dire que la phrase Anglaise « only begotten » (seul engendré) signifie « unique » (idem en français), je ne prêterais pas trop d’attention, ou de considération, à ce qu’il pourrait me dire d’autre. Pourquoi nous permettons-nous de redéfinir la langue grecque pour enseigner une doctrine de Satan ?

 

L’Evangile du « Conseil de paix » [7]

   Alors que « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son seul Fils engendré, » il nous faut nous souvenir que Jésus était disposé à venir et à mourir en sacrifice pour les péchés du monde. C’était là le plus grand exemple de coopération qui ait jamais été manifesté, le modèle ayant été déposé dans les siècles de l’éternité passée. Avant le début de la création, Dieu, dans son omniscience, savait que l’être créé le plus élevé allait un jour se rebeller contre lui. Dieu savait aussi que ce rebelle allait conduire un grand nombre d’autres anges en rébellion contre Lui. C’est pourquoi, des éternités avant que les hommes ou les anges aient existé, un plan fut conçu pour rendre l’harmonie à l’univers. Ce plan, consistant en la mort du Fils de Dieu pour les péchés des hommes, fut établi « avant la fondation du monde. » Apocalypse 13 : 8.

   Dieu avait instruit Adam et Eve : « L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Genèse 2 : 16, 17) Bien que nos premiers parents aient expérimenté une chute spirituelle, et que leurs forces physiques aient commencé à diminuer au moment de leur péché, ils ne moururent pas totalement ce jour même. La raison pour laquelle ils ne moururent pas est qu’un plan avait été mis en œuvre. A la pentecôte, Pierre affirma :

   Hommes israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opéré par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fut retenu par elle. (Actes 2 : 22-24)

   Dans la Amplified Bible, Acte 2 : 23 affirme : « d’après le dessein arrêté et fixé, le plan établi et la prescience de Dieu. » C’est là la raison pour laquelle Jésus est l’agneau « sacrifié avant la fondation du monde. » Christ fut « immolé depuis la fondation du monde. [8] » Christ fut « livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu ». Le plan avait déjà été établi. Lorsque nous lisons dans la Bible que Dieu a donné son Fils, le don n’a pas commencé à Bethléhem. Il avait pris la décision avant la crise, avant même que le péché ait eu l’opportunité de se manifester. Une décision avait été prise, d’un commun accord, dans le « conseil de paix » entre Dieu et Christ.

   Tu lui diras : Ainsi parle l’Eternel des armées : Voici, un homme, dont le nom est Germe, germera dans son lieu, et bâtira le temple de l’Eternel ; il portera les insignes de la majesté ; il s’assiéra et dominera sur son trône, il sera sacrificateur sur son trône, et une parfaite union existera entre l’un et l’autre. (Zacharie 6 : 12, 13)

   Sous inspiration, Zacharie mentionne « L’Eternel des armées », – le Père, et « le Germe » – Christ. Le Germe devait être deux choses : un dirigeant (majesté), et un prêtre (un oint – Christ). On se référait au grand prêtre d’Israël comme à celui qui était « oint » (voir Lévitique 4 : 3, 5, 16). Il s’agit du même mot Hébreux que l’on trouve dans Daniel 9 : 25, 26 traduit « Messie ». Au jour de la Pentecôte, Pierre affirma aussi qu’au jour de la Pentecôte, Dieu avait fait Jésus « Seigneur et Christ ». Le terme « Christ » signifie Celui qui est Oint, ou Messie (voir Actes 2 : 36).

   Dieu envoya son Fils en mission pour y payer la plus grande rançon de tous les temps. La Bible dit que Christ « s’est donné lui-même en rançon pour tous » (1 Timothée 2 : 6). Galates 1 : 4 dit que Jésus « s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de Dieu notre Père. » Le salaire du péché, c’est la mort, et seule la mort du Fils de Dieu pouvait racheter l’homme de la mort qu’il avait méritée. Cette mort de Christ était « selon la volonté de Dieu notre Père ». Nous voyons ici le grand amour de Dieu pour l’humanité. « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son seul Fils engendré, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3 : 16, KJV)

   La mission de Christ était de prêcher l’évangile, de libérer le pécheur du péché, de guérir celui qui a le cœur brisé, et de payer la rançon pour le péché de l’homme.

   Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il avait été écrit : l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. (Luc 4 : 16-19)

   Pendant des siècles, les Juifs avaient attendu l’Oint, ou le Messie. En lisant l’histoire de sa rencontre avec Jésus, on ne peut que sentir l’enthousiasme ayant pris place dans le cœur d’André alors qu’il avait fait sa rencontre. « André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ) » (Jean 1 : 40, 41). Pendant qu’André et les autres disciples commençaient à réaliser qui était Jésus, la plupart des Juifs n’avaient pas reconnu Jésus comme le Christ, ou Celui qui est Oint. Ils ne réalisaient pas qu’il devait d’abord mourir pour leurs péchés avant de pouvoir régner comme roi.

   Dès l’instant où l’homme a péché, la promesse d’un rédempteur a été donnée. De la postérité de la femme sortirait Celui qui allait écraser la tête du serpent. « Et je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3 : 15). Cette promesse fut répétée à Abraham, « Toutes les nations voudront être bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix » (Genèse 22 : 18). La promesse fut répétée à Isaac et à Jacob (voir Genèse 26 : 4 ; 28 : 14). Ensuite, la promesse fut transmise à Juda : « Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton souverain d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le repos, et que le peuple lui obéisse » (Genèse 49 : 10). Le sceptre fut transmis à Juda en la personne du roi David qui reçut la promesse d’un fils particulier :

   Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j’affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et j’affermirai pour toujours le trône de son royaume. Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le châtierai avec la verge des hommes et avec les coups des enfants des hommes ; mais ma grâce ne se retirera point de lui, comme je l’ai retirée de Saül, que j’ai rejeté devant toi. Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi. (2 Samuel 7 : 12-16)

   Si d’une part, cela devait s’appliquer à Salomon, le fils de David, Pierre appliqua partiellement cette prophétie à Jésus-Christ au jour de la Pentecôte :

   Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment qu’il ferait naître le Christ de sa postérité selon la chair,  pour le faire asseoir sur son trône. (Actes 2 : 29, 30)

   Sous l’image du Germe, Jérémie a prophétisé au sujet d’un Roi qui viendrait après Salomon. « Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où je susciterai à David un Germe juste, il règnera en Roi et prospérera, il pratiquera la justice et l’équité dans le pays. En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure ; et voici le nom dont on l’appellera ; l’Eternel notre justice. » (Jérémie 23 : 5, 6) Le Germe, qui devait être un roi, allait régner avec justice parce qu’il avait reçu l’Esprit de Dieu. « Puis un rameau sortira du tronc d’Isaï, et un rejeton naîtra de ses racines. L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel. » (Esaïe 11 : 1, 2) Le Rédempteur à venir serait « de la postérité de la femme ». Il allait être appelé « un homme, dont le nom est Germe. » (Zacharie 6 : 12) Il serait appelé « le Fils du Très-Haut, » (Luc 1 : 32) et « le Fils de Dieu » (Luc 1 : 35).

   La Bible enseigne que le Dieu qui « ne peut pas mentir » a dit la vérité lorsqu’il a dit, « C’est ici mon Fils bien-aimé ». Christ, dans la bouche duquel il ne s’est « point trouvé de mensonge », a dit la vérité lorsqu’il déclara être le Fils de Dieu. Le « Livre de la vérité » n’a pas menti en prophétisant au sujet du prêtre-roi qui devait être « le Fils du Très-Haut ». Connaître personnellement Jésus-Christ comme le Fils de Dieu est une question de vie ou de mort !

   Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. (Jean 17 : 3)

   Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. (1 Jean 2 : 22, 23).

   Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

   Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. (1 Jean 5 : 10-13)

   La Bible enseigne que « le salaire du péché, c’est la mort. » (Romains 6 : 23) Seul Jésus-Christ le Fils de Dieu peut nous sauver du péché et de la mort. « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4 : 12)

   Le pécheur n’a qu’une seule solution pour s’en sortir. Il n’existe qu’une seule voie par laquelle il puisse être purifié du péché. Il doit accepter la propitiation qui a été faite par l’Agneau de Dieu, qui ôte les péchés du monde. Le sang que Christ a répandu nous purifie de tout péché. « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » [9] « Dieu l’a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. » [10] Une offrande complète a été faite ; car « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son seul Fils engendré, » [11]pas un fils par création, comme l’étaient les anges, ni un fils par adoption, comme l’est le pécheur pardonné, mais un Fils engendré selon l’empreinte de la personne du Père, et dans tout l’éclat de sa majesté et de sa gloire, un [être] égal à Dieu en autorité, en dignité, et en perfection divine. En lui habitait corporellement toute la plénitude de la Divinité. (Signs of the Times, 30 mai, 1895)

   Il en est peut-être qui sont d’accord avec un écriteau qui parut à la fenêtre d’une pharmacie, qui déclarait, « Dieu Punit, mais Jésus Sauve. » Alors que tout Chrétien sincère apprécierait le désir de témoigner manifesté par le propriétaire du magasin, l’écriteau envoie un message qui va à l’encontre de l’Evangile. L’écriteau présente Dieu et Christ comme ayant des positions différentes, avec des buts différents. On présente Dieu comme un juge prêt à punir, alors que Jésus est le Sauveur aimant qui sauve le pécheur de la colère du Père. Cette approche se retrouve dans le Catholicisme, et dans de nombreux faux systèmes d’adoration où le véritable Evangile n’est pas compris. Quoiqu’il y ait un jugement, souvenons-nous que Dieu et Christ travaillent ardemment pour gagner le cœur de l’homme, afin qu’il puisse être en leur compagnie pour toujours. Ce fut Dieu qui donna son seul Fils engendré, et Christ qui vint de plein gré mourir pour le pécheur « selon la volonté de notre Dieu. » (Galates 1 : 4) L’amour que Dieu et Christ ont pour l’humanité est exprimé par Jésus comme un amour égal à celui que partagent le Père et le Fils. Jésus a dit :

   Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. (Jean 15 : 9)

   Moi en eux, et toi en moi, – afin qu’ils soient parfaitement un ; et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. (Jean 17 : 23)

   On ne s’étonne plus de ce que Jésus ait dit, « Moi et le Père, nous sommes un. » (Jean 10 : 30) Ils travaillent ensemble dans le dessein commun du salut de l’homme.



 Si vous vous tenez tout près de Jésus, avec le désir d’honorer votre profession de foi par une vie bien ordonnée et par une sainte communion, vous ne vous aventurerez pas sur des sentiers interdits. Si vous consentez à prier et à veiller sans cesse, si vous agissez comme en la présence immédiate de Dieu, vous triompherez dans la tentation, et vous pourrez rester purs et sans tache jusqu’à la fin. Si vous conservez votre confiance jusqu’au bout, vous marcherez dans les voies du Seigneur et ce que la grâce a commencé en vous sera couronné de gloire dans le royaume des cieux. Les fruits de l’Esprit, sont « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la foi, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont en Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses désirs ». Si le Christ est en nous, nous crucifions la chair avec ses désirs et ses convoitises. (Testimonies for the Church, vol. 5, page 148)




[1] N.T. : Le verbe to act peut aussi être traduit jouerretour

[2] Mouvement de Destinée retour

[3] N.T. : La Bible ne parle jamais de substance et de matière au sujet de Dieu. Mais Dieu le Père a bien une forme comme son Fils : « Je demandais à Jésus si le Père avait une forme tout comme Lui. Il me répondit que oui, mais que je ne pouvais pas le voir, car, ajouta-t-il, ‘si tu voyais une fois la gloire de sa personne, tu cesserais d’exister’ ». (Ellen White, Early Writings, ou Premiers Ecrits, p. 54) retour

[4] Réflexionretour

[5] Dictionnaire Biblique d’Eastonretour

[6] N.T. : On peut être troublé en comparant cette traduction à la version Louis Segond. On y lit : « C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit : en Isaac sera nommée pour toi une postérité. » Ici, le « à qui il avait été dit » se réfère à Abraham.

                  La Bible Segond a été traduite à partir des Codex Vaticanus et Sinaiticus. Ce n’est pas le cas de la Bible King James, qui se fonde sur le Textus Receptus, tout comme la Bible française Ostervald, qui dit : «  Par la foi, Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut éprouvé, et que celui qui avait reçu les promesses, offrit son unique, dont il avait été dit : C’est en Isaac que ta postérité sera appelée… » retour

[7] N.T. : Ou parfaite union dans la Bible Segond, et dessein de paix dans la version Ostervald. (Zach 6 : 13) retour

[8] Ap. 13 : 8, KJV. N.T. : Dans les versions Segond on lit, « ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde » De même, dans la version Ostervald : « …dont les noms ne sont pas écrits dès la création du monde dans le livre de vie de l’Agneau… » retour

[9] 2 Corinthiens 5 : 21. retour

[10] Actes 5 : 31. retour

[11] Jean 3 : 16  retour