15. Le Saint-Esprit de Dieu

 

Le Saint-Esprit de Dieu

 

   Dans son livre Future Shock, Alvin Toffler écrivit : « En 1965, dans un article de Horizon, j’ai conçu le terme ‘Choc Futur’ pour décrire le stress auquel on soumet les individus en les soumettant trop vite à un trop grand changement ». Le contenu de ce livre vous a peut-être choqué. La vérité biblique au sujet de Dieu et de son Fils a ébranlé les faux concepts chers à un grand nombre. L’histoire nous dit cependant que le concept de la Trinité n’était pas un programme de « choc futur ». Ce mensonge satanique, de même que la sainteté du Dimanche, fut introduit dans la chrétienté pendant une période de plusieurs années, ce qui permit au peuple de l’accepter petit à petit.

   Un exemple de l’efficacité d’une telle approche se voit clairement dans l’histoire du Dimanche, et de son acceptation comme jour d’adoration. L’histoire nous dit que la sainteté du Dimanche était tellement ancrée dans la pensée des réformateurs que la plupart d’entre eux n’ont même jamais considéré de passer du Dimanche au Sabbat, bien que l’origine de la sainteté du Dimanche fut reconnue à la Confession d’Augsbourg comme une tradition Catholique plutôt qu’une autorité Scripturaire ! Il en fut de même pour la doctrine de la Trinité. Ce faux enseignement pénétra dans l’église sur une période de temps, et ne fut d’abord pas universellement reconnu ; mais il fut graduellement accepté comme un fait.

   La doctrine de la Trinité ne fut pas enseignée par les patriarches et les prophètes ; elle était inconnue des apôtres et des premiers chrétiens. Cette doctrine est en fait la doctrine sur laquelle la papauté s’est établie ! Dans son volumineux livre The Two Republics [1], A.T. Jones intitule le chapitre sur l’acceptation de la Trinité, « Etablissement de la Foi Catholique (p. 329-354) ». La trame de la doctrine de la Trinité fut élaborée au Concile de Nicée en 325 ap. J-C. Ce Concile Catholique, présidé par l’adorateur du soleil Constantin, déclara que Dieu et Christ étaient co-égaux et co-éternels. Ce sujet ne traita cependant pas du sujet du Saint-Esprit. La compréhension Catholique du Saint-Esprit fut formulée au Concile de Constantinople en 381 ap. J-C. Ce concile éleva le Saint-Esprit au statut de personne co-égale et co-éternelle à Dieu et à Christ. Cette doctrine est la colonne centrale du Catholicisme. Remarquez leur affirmation :

   Le mystère de la Trinité est la doctrine centrale de la Foi Catholique. Sur elle se basent tous les autres enseignements de l’Eglise. (Handbook for Today’s Catholic [2], p. 16)

   Quels sont les enseignements de l’Eglise Catholique ? La Tradition au lieu de la Bible, le Dimanche au lieu du Sabbat, l’immortalité de l’homme, l’enfer éternel, et une messe idolâtre (la transsubstantiation) au lieu de la sainte scène. D’autres erreurs blasphématoires incluent l’infaillibilité papale, les prières aux saints, l’Immaculée Conception, Marie comme la mère de Dieu, le culte des idoles, et une foule d’autres enseignements sataniques. Tous ces enseignements païens se fondent sur la doctrine de la Trinité !

   L’étude de la foi Catholique révèle qu’il n’y a pas la moindre vérité dans toute sa structure. La plupart des églises Protestantes ont malheureusement accepté bon nombre des fausses doctrines de Rome, et pratiquement chacune d’elles a accepté le cœur de tout ce système d’erreurs : la Trinité. A.T. Jones cite l’historien Schaff au sujet de l’acceptation de la foi Catholique par l’Eglise Protestante, puis commente les résultats des conciles qui ont formé cette foi :

   Mais étant donné que la foi de Léon Ier qui fut établie par le Concile de Calcédoine, « complète en réalité la Christologie orthodoxe de l’ancienne église, » et a « passé dans toutes les confessions des églises Protestantes » (Schaff – History of the Christian Church, vol. iii, § 142, par. 1, 2) ; et étant donné que l’œuvre de ces quatre conciles – Nicée, Constantinople, premier d’Ephèse, et Calcédoine – fut de placer des formules humaines et mortes à la place des oracles vivants de Dieu, une femme à la place de Christ, et un HOMME A LA PLACE DE DIEU, il n’est pas nécessaire d’aller plus loin dans cette course de lutte ambitieuse et de dispute diabolique. (The Two Republics, p. 482)

 

L’inspiration a prédit une apostasie

   Une apostasie de la vérité fut prédite par l’apôtre Paul. Parlant aux anciens d’Ephèse, il dit : « Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux. » (Actes 20 : 29, 30) Il écrivit également : « Que personne ne vous séduise d’aucune manière : car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition. » (2 Thessaloniciens 2 : 3) Il continua même par dire : « Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. » Ce verset devrait nous avertir à ne pas faire confiance aux écrits des Pères d’avant Nicée, mais à fonder notre enseignement sur la Bible seule. Peu importe combien ancien peut être un enseignement, il ne doit pas être placé au-dessus de la Bible !

 

Réforme dans l’adoration

   Dans les derniers jours, les enfants de Dieu doivent être des réformateurs. En pensant à la réforme, certains se réfèrent à la nourriture que nous devrions prendre, et au type de vêtements que nous devrions porter. Alors que le peuple de Dieu a besoin de ces réformes, la réforme dont nous avons le plus besoin est la réforme de l’esprit. La vraie réforme de l’esprit réforme notre doctrine et notre façon d’adorer. Les messages des trois anges nous appellent à réformer notre adoration. Cette réforme nous invite à laisser l’adoration et les pratiques de Babylone pour adorer Dieu le Créateur. « Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant l’Evangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux. » (Apocalypse 14 : 6, 7)

   Afin d’adorer « le seul vrai Dieu (Jean 17 : 3) », l’homme doit sortir de Babylone. « Et un autre, un second ange, suivit, en disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité ! » (Apocalypse 14 : 8) Mais sortir de Babylone, ce n’est pas seulement changer d’église ! Cela implique tout un changement de notre schéma de pensées. Cela signifie avoir les pensées et le caractère de Dieu. « Ayez en vous les pensées qui étaient en Jésus-Christ. » (Philippiens 2 : 5, KJV) Ces pensées et ce caractère sont l’opposé des pensées et du caractère de Babylone, révélés dans Esaïe 14 : 12-14, où Satan voudrait s’exalter à la position de Dieu. En fait, la fausse Trinité a été le plan de Satan pour se faire une place dans le conseil de Dieu.

   La façon de penser de Babylone, ainsi que toutes les doctrines et le style de vie qui y sont liés, sont dénoncés en termes très forts, et Dieu commande à ses disciple d’en sortir. Dieu dit que cela est urgent : « Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point part à ses fléaux. » (Apocalypse 18 : 4) Si nous n’écoutons pas l’appel du Christ, nous serons éternellement perdus.

   La doctrine de la Trinité est la colonne centrale de la bête d’Apocalypse 13, et également la colonne centrale de son image. Apocalypse 17 : 5 appelle la grande prostituée « MYSTERE : BABYLONE LA GRANDE, LA MERE DES FORNICATEURS ET DES ABOMINATIONS DE LA TERRE. [3] » Cette fausse religion est la mère des prostituées, et au regard de Dieu, les filles reçoivent le même nom que la mère (Babylone), parce qu’elles ont le même esprit (système de pensées et doctrines) et le même caractère.

 

Le mouvement Adventiste a été suscité pour une Réforme de l’adoration

   Si nous voulons donner le dernier message de réforme au monde, en disant au gens de sortir de Babylone, il faudrait tout d’abord que nous sachions de quoi nous devons les exhorter à sortir. Le triple message d’avertissement de Dieu ne nous dit pas de pousser les gens à aller d’une église à l’autre, mais d’un mouvement à un autre. Cela est particulièrement vrai de nos jours, alors que toutes les principales églises ont « tant de choses en commun » ! Dieu a suscité le mouvement Adventiste pour donner un message de réforme dans l’adoration. Le mouvement Adventiste rejeta toutes les fausses abominations de l’adoration que l’Eglise Catholique légua aux Protestants. Comme relevé plus tôt, James White écrivit :

   La plus grande faute que nous pouvons reprocher à la Réforme est que les Réformateurs aient cessé de réformer. S’ils avaient continué, allant de l’avant, jusqu’à l’abandon total des derniers vestiges papaux, tels que l’immortalité naturelle, l’aspersion, la trinité, et l’observance du dimanche, l’église serait à présent libre de ses erreurs anti-scripturaires. » (The Review & Herald, 7 février 1856)

   Dieu a suscité un peuple qui était libre de toutes les erreurs païennes et papales mentionnées par le Pasteur White. Aujourd’hui, nous nous trouvons malheureusement dans un état d’apostasie (de chute), quant à cette vérité que Dieu donna à son peuple.

 

Deux mouvements opposés

   En 1973, le Conseil Oecuménique des Eglises (COE) [4] publia un livre intitulé So much in common. [5] Ce livre contenait « des documents intéressants au sujet de la conversation entre le Conseil Mondial des Eglises et l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. » (p. 1) Nous trouvons l’affirmation suivante à la page 7 :

   Le Concile vint à l’existence en 1948, après des siècles d’essais infructueux afin de trouver un outil efficace pour l’unité Chrétienne. La plupart des principaux théologiens et des réformateurs ont essayé de retrouver l’unité de l’église du Christ qui avait été perdue dans les batailles spirituelles entre les églises, et cela sans succès. Au XIXème siècle, les choses commencèrent à changer. Des mouvements laïcs et des sociétés missionnaires ont fait tomber les barrières entre les différentes dénominations. Au 20ème siècle, des chefs missionnaires Chrétiens, des groupes en recherche d’une réponse Chrétienne commune face aux problèmes sociaux de l’époque, et des théologiens en quête d’une unité doctrinale se réunirent pour fonder le Conseil Œcuménique des Eglises.

   Au moment même où Satan mit en œuvre le mouvement œcuménique, Dieu suscita le mouvement Adventiste. Ce mouvement devait être libre de toute erreur papale, et ne pouvait qu’appeler les gens à sortir de Babylone, car elle en était elle-même libre. Le mouvement œcuménique inspiré par Satan trouve son unité dans la doctrine de la Trinité. Pour être éligible dans le COE, il est obligatoire d’exprimer son approbation de la « Base » sur laquelle le Conseil fut fondé. (Voir So Much in Common, p. 40) La Base est :

   Le Conseil Œcuménique des Églises est une communauté fraternelle d’Églises qui confessent le Seigneur Jésus-Christ comme Dieu et Sauveur selon les Écritures et s’efforcent de répondre ensemble à leur commune vocation pour la gloire du seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. »

   Pendant le vingtième siècle, la base fondamentale du mouvement œcuménique devint partie intégrante des croyances de l’Eglise organisée des Adventistes du 7ème Jour. La deuxième croyance fondamentale affirme en partie : « Il y a un seul Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit, unité de trois personnes coéternelles. » (Ce que croient les Adventistes… p. 24) Cette déclaration reflète le credo de Constantinople, et présente toutes les qualifications nécessaires pour permettre à l’Eglise Adventiste du 7ème Jour d’être éligible au Conseil Œcuménique des Eglises.

   Pour commencer, il semblerait que l’Eglise Adventiste du 7ème Jour est en accord avec les articles fondamentaux de la Foi Chrétienne, tels qu’ils sont présentés dans les trois anciens symboles (Credo des Apôtres, de Nicée-Constantinople et d’Athanase). Cet accord trouve son expression dans l’expression franche de la doctrine de la Trinité et des Deux Natures. (So Much in Common, p. 107)

   Etant donné l’enracinement de la doctrine de la Trinité dans l’Eglise Adventiste, certaines personnes ont beaucoup de mal à être objectives en étudiant cette question. Cela est particulièrement vrai en rapport avec la compréhension du Saint-Esprit. Cependant, Dieu, dans ces derniers jours, nous appelle à réformer nos pensées autant que notre culte, et les résultats seront désastreux pour ceux qui négligent de le faire. Etant donné que Dieu suscita le mouvement Adventiste pour contrer le dernier faux réveil de Satan, il aurait été illogique de la part de Dieu de ne pas donner la vérité au sujet du Saint-Esprit à nos pères fondateurs, à ces hommes qui durent combattre tous les faux systèmes d’adoration. D’après leurs écrits, nos pionniers des débuts comprenaient l’Esprit de Dieu comme décrivant son être intérieur, séparément et distinctement de son corps physique. L’Esprit de Dieu n’a jamais été compris comme représentant une entité séparée et seule, indépendante du Père ou du Fils. Ces hommes de Dieu comprirent que lorsque Dieu donne de son Esprit aux hommes, il leur donne de lui-même, et n’envoit pas une entité séparée pour se substituer à lui.

 

La signification du mot Esprit

   Le mot « esprit » est pour beaucoup un terme assez vague. Le problème est aggravé par les traducteurs de la Version King James, qui utilisèrent le terme « ghost » quatre-vingt dix-huit fois pour le même mot généralement traduit par « esprit ». Intéressons-nous d’abord au terme « esprit » dans l’Ancien Testament. Le mot « esprit » est presque toujours la traduction du mot Hébreux רוח (ruwach) Dans la Strong’s Concordance, ruwach est défini par : « vent ; par ressemblance, souffle ; une exhalaison sensible (ou même violente) ; au sens figuré, vie, colère, immatérialité ; par extension, une région du ciel ; par ressemblance, esprit, mais uniquement d’un être rationnel (incluant ses expressions et ses fonctions). » Mis à part le mot « esprit », certaines autres traductions de ruwach incluent : air, colère, souffle, respiration, calme, courage, pensée, division, profil, tempête, vent, tornade. Le lexicologue Gensenius consacre presque une page et demie de son lexique pour définir ruwach et lui donner ses nuances variées. (Voir Gensenius’ Hebrew-Chaldee Lexicon to the Old Testament, p. 760, 761)

   La majorité des cas où l’on trouve ruwach se réfèrent au souffle ou à la vie. On trouve un autre mot en rapport étroit avec ruwach, qui est également traduit par « souffle » : neshamah. Neshamah, est utilisé dans Genèse 2 : 7, où nous lisons : « L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. » Neshamah est également traduit à deux reprises par « esprit », et une fois par « âme ». Neshamah est utilisé de façon interchangeable avec ruwach. Notez le parallélisme :

   Ils périssent par le souffle (neshamah) de Dieu, ils sont consumés par le vent (ruwach) de sa colère. (Job 4 : 9)

   Aussi longtemps que j’aurai ma respiration (neshamah), et que le souffle (ruwach) de Dieu sera dans mes narines. (Job 27 : 3)

   L’Esprit (ruwach) de Dieu m’a créé, et le souffle (neshamah) du Tout-Puissant m’anime. (Job 33 : 4)

   D’autres usages parallèles montrent que ces mots sont synonymes : le souffle (neshamah) de vie, Genèse 2 : 7 ; le souffle (ruwach) de vie, Genèse 6 : 17. Ces mots montrent que « esprit » est vivant, actif, et plein de vie.

 

Esprit et pensée

   Le mot Grec couramment traduit par « esprit » est πνευμα (pneuma). Dans la Strong’s Concordance, il est défini comme : « un courant d’air, un souffle (coup de vent) ou une brise ; par analogie, ou figurativement, un esprit, (humain) l’âme rationnelle, (par implication) un principe vital, une disposition mentale, etc., ou (surhumain) un ange, un démon, ou (divin) Dieu, l’esprit du Christ, le Saint Esprit. » C’est ici un concept très similaire à l’Hébreux ruwach.

   Les mots ruwach et pneuma portent tous les deux le concept de la pensée ou de l’intellect. Esaïe 40 : 13 affirme : « Qui a sondé l’esprit (ruwach) de l’Eternel, et qui l’a éclairé de ses conseils ? » La septante (LXX) l’exprime ainsi : « Qui a connu la pensée (Grec : nous) de l’Eternel ? Et qui a été son conseiller, pour l’instruire ? » Paul cite ce passage dans Romains 11 : 34 : « Car qui a connu la pensée (nous) du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? » Nous voyons ici que les traducteurs de la LXX, tout comme Paul, comprenaient les concepts d’esprit et de pensée comme étant étroitement reliés.

   Le mot esprit va cependant bien plus loin que le simple concept de la pensée ; il s’agit de l’essence même de l’être, ou la personne intérieure. Supposez qu’une personne soit paralysée et couchée dans un lit, incapable de bouger, ou même de parler, bien que son esprit et ses pensées soient clairs. Son corps paralysé est-il l’essence réelle de sa personne ? A deux reprise, Luc témoigne que Jésus « se fortifiait en esprit ». (Luc 1 : 80 ; 2 : 40) Cela ne se réfère pas à un processus physique, mais au développement de cet aspect d’une personne qui ne peut être expliqué en termes physiques. Pour illustrer cela, notons ce que Paul écrivit aux croyants.

   Car, si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit, voyant avec joie le bon ordre qui règne parmi vous, et la fermeté de votre foi en Christ. (Colossiens 2 : 5)

   Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte. (1 Corinthiens 5 : 3) »

 

« Les paroles… sont esprit »

   Les paroles expriment les concepts de l’esprit, et sont définies par Jésus comme étant esprit. « C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. » (Jean 6 : 63) Cette vérité est enseignée par parallélisme dans Proverbes 1 : 23 : « Tournez-vous pour écouter mes réprimandes ! Voici je répandrai sur vous mon esprit, je vous ferai connaître mes paroles. » Le parallèle est entre esprit et paroles. De même, nous lisons dans Ezéchiel : « Il me dit : Fils de l’homme, tiens-toi sur tes pieds, et je te parlerai. Dès qu’il m’eut adressé ces mots, l’esprit entra en moi, et me fit tenir sur mes pieds ; et j’entendis celui qui me parlait. (Ezéchiel 2 : 1, 2) Ici, nous voyons que les paroles que Dieu a prononcées sont synonymes de son Esprit qui est entré.

   On se réfère souvent au déversement de l’Esprit de Dieu comme à de la pluie. Deutéronome 32 : 2 affirme : « Que mes instructions [6] se répandent comme la pluie, que ma parole tombe comme la rosée, comme des ondées sur la verdure, comme des gouttes d’eau sur l’herbe ! » Ici, la doctrine de Dieu (sa parole) arrive comme de la pluie (l’Esprit). Lorsque Dieu répand son Esprit, il le fait au travers de paroles et de concepts. C’est la raison pour laquelle Ellen White décrit la pluie de l’arrière saison comme une « lumière plus grande », dans Testimonies to Ministers and Gospel Workers, p. 507.

   Ceci complète l’enseignement Scripturaire qui appelle Jésus la « Parole de Dieu. [7] » Jésus affirma qu’il vint pour délivrer la Parole de Dieu aux hommes :

   Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. (Jean 14 : 10)

   Jésus donc leur dit : Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné. (Jean 8 : 28)

 

L’homme fait à l’image de Dieu

   L’homme fut créé à l’image de Dieu (Genèse 1 : 26) « non seulement en caractère, mais en forme et en caractéristiques (The Great Controversy p. 645). Dieu a-t-il une forme physique qui ressemble à celle de l’homme ? Daniel et Ezéchiel témoignent tous deux que c’est le cas :

   Je regardais, pendant que l’on plaçait des trônes. Et l’Ancien des jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine pure ; son trône était comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent… Je regardais pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme ; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui. (Daniel 7 : 9, 13)

   Au-dessus du ciel qui était sur leur tête, il y avait quelque chose de semblable à une pierre de saphir, en forme de trône ; et sur cette forme de trône apparaissait comme une figure d’homme placé dessus en haut. (Ezéchiel 1 : 26)

   Ainsi, alors que nous lisons que Dieu a une forme physique, il y a un autre aspect propre à Dieu : « Dieu est esprit » (Jean 4 : 24) L’Esprit de Dieu est son être intérieur, ses sentiments, ses pensées, et sa personnalité qui n’est pas limitée à sa forme physique. Si Dieu est un être à deux dimensions comprenant une forme physique et un esprit, l’homme, qui est créé à son image, est également un être à deux dimensions. Cela ne doit pas être confondu avec l’âme immortelle qui ne peut mourir. Il faut relever une différence importante entre la créature et le Créateur. L’esprit intérieur de Dieu peut avoir une existence consciente séparément de sa forme physique. Lorsqu’il meurt, l’esprit de l’homme (son souffle), retourne à Dieu, et il n’est jamais consciemment séparé de sa forme physique. Alors qu’il écrit aux Corinthiens, Paul compare l’esprit divin avec l’esprit humain :

   Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne le Saint-Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, car c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. Car, qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée du Christ. (1 Corinthiens 2 : 10-16)

 

Dieu est omniprésent par Son Esprit

   Bien que Dieu ait une présence corporelle, c’est par son Esprit qu’Il peut être omniprésent. David écrivit :

   Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta présence ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. (Psaume 139 : 7, 8 ; KJV)

   Nous voyons ici, au verset 7, le parallélisme Hébreux qui existe entre les termes « esprit » et « présence », utilisés de manière interchangeable. L’Esprit de Dieu n’est pas un autre Dieu, mais l’essence de son être intérieur, cet aspect de Dieu qui n’a absolument rien de physique. L’expression « Dieu le Saint-Esprit ne se trouve nulle part dans l’inspiration. Ni la Bible, ni Sœur White ne l’on jamais utilisée.  C’est une appellation humaine pour promouvoir l’idée d’un troisième être co-égal et co-éternel avec Dieu et Christ.       

   Alors que la Bible ne parle pas de « Dieu le Saint-Esprit », elle parle de l’ « Esprit de Dieu » et de l’ « Esprit de Christ. »

   La terre était informe et vide ; et il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. (Genèse 1 : 2)

   Dès que Saül entendit ces choses, il fut saisi par l’Esprit de Dieu, et sa colère s’enflamma fortement. (1 Samuel 11 : 6)

   L’Esprit de Dieu m’a créé, et le souffle du Tout-Puissant m’anime. (Job 33 : 4)

   Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? (1 Corinthiens 3 : 16)

   Voulant sonder l’époque et les circonstances marquées par l’Esprit de Christ qui était en eux, et qui attestait d’avance les souffrances de Christ et la gloire qui en seraient suivies. (1 Pierre 1 : 11)

   Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. (Romains 8 : 9-11)

   Ces usages sont à la forme possessive, et la dernière référence (Romains 8 : 9) utilise « Esprit de Dieu » et « Esprit de Christ » de façon interchangeable. Dieu et son Fils partagent le même Esprit Saint. Jésus a dit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés (Luc 4 : 18-19a). » Jésus a dit que l’Esprit du Seigneur était sur lui, parce qu’il avait été oint pour prêcher l’évangile. Jésus fut établi « depuis l’éternité » (Proverbes 8 : 23) Le terme même de « Christ » signifie « Celui qui est oint ». Dieu a oint Christ de son Esprit. C’est la raison pour laquelle il nous est dit dans Philippiens 2 : 5, « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. » La pensée, ou l’esprit qui était en Christ était la pensée – l’esprit du Père. En effet, Paul affirme que « le Seigneur, c’est l’Esprit (2 Corinthiens 3 : 17).  »



 « Cest l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien : les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. » (Jean 6 : 63)




[1] Les deux républiques. retour

[2] Manuel du Catholique d’aujourd’hui. retour

[3] Version Ostervald. retour

[4] L’expression généralement utilisée en français est Le Conseil œcuménique des Eglises (OE). retour

[5] Tant de choses en commun. Ce livre fut écrit par les auteurs B.B. Beach et Dr. Lukas Visher, qui était le « Secrétaire de Foi et de l’Ordre » à l’époque de la rédaction. Par la suite, Beach rencontra le Pape Paul VI le 18 mai 1977, et lui présenta la  médaille d’or officielle de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. (Voir The Review and Herald, 11 août 1977) retour

[6] KJV : ma doctrine. retour

[7] Voir Apocalypse 19 : 13, et Jean 1 : 1-4. retour