18. Réponses aux Objections Trinitaires

 

Réponses aux Objections Trinitaires

 

   L’objectif de ce chapitre est d’explorer la signification de versets Bibliques soit mentionnés nulle part ailleurs dans ce volume, soit que nous souhaiterions approfondir de manière additionnelle. Ce document est adapté à partir d’une réunion-débat à laquelle ont participé Lynnford Beachy, David Clayton, Allen Stump et Howard Williams.

 

1 Jean 5 : 7, 8

   Nous commençons par un texte que les Trinitaires eux-mêmes ont trouvé difficile à expliquer pleinement mais qu’ils considèrent comme soutenant leur position. Il se trouve dans 1 Jean 5 : 7, 8 : « Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un. Il y en a aussi trois qui rendent témoignage sur la terre, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord. »

   Quel est le message de 1 Jean 5 : 7, 8 ? Ces versets disent qu’il y en trois qui rendent témoignage. De quoi rendent-ils témoignage ? Considérons tout d’abord le contexte immédiat :

   Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. (1 Jean 5 : 10-13)

   Le contexte immédiat parle clairement du témoignage selon lequel Jésus est le Fils de Dieu. Ce témoignage est diamétralement opposé à la théorie de la Trinité.

   Le reste de 1 Jean, de même que l’Évangile de Jean, portent une preuve irréfutable que Jésus est le Fils de Dieu. Vous ne pouvez pas lire plus de quelques versets sans revenir au thème selon lequel Jésus est le Fils de Dieu. Remarquez les versets suivants :

   L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que vivions par lui. (1 Jean 4 : 9)

   Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. (1 Jean 4 : 14, 15)

   Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime celui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. (1 Jean 5 : 1)

   C’est ce thème que nous trouvons résumé dans l’Évangile de Jean dans le verset suivant :

   Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. (Jean 20 : 31)

   Devons-nous alors choisir une interprétation de ce texte enseignant l’opposé de son contexte immédiat, ainsi que celui du livre tout entier ? Devons-nous choisir une interprétation de ce texte enseignant l’opposé de la raison même pour laquelle il écrit ce livre ainsi que ses autres livres ? Ce serait tordre les Écritures. Quelle que soit l’interprétation que nous donnons à ces versets, elle doit être en harmonie avec l’objectif dans lequel ils ont été écrits.

   Mais qu’enseigne réellement ce verset ? Au verset 8 il nous est dit qu’il « y en a trois qui rendent témoignage sur la terre, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord. » Cela signifie qu’ils rendent un témoignage unanime. L’eau rend témoignage et le sang rend témoignage, cependant personne ne voudrait suggérer que l’eau et le sang sont des personnes. Ainsi, pourquoi insisterions-nous sur le fait que si l’Esprit rend témoignage dans le ciel il doit s’agir d’un individu séparé ? Il y a trois moyens par lesquels on rend témoignage à la vérité dans le ciel. Ces témoignages sont un parce qu’ils rendent un témoignage uni. Cela ne signifie pas qu’ils sont une personne, un être ou un Dieu. Jésus explique ce que cette unité signifie, lorsqu’il pria pour que nous puissions être un comme lui et son Père sont un. (Voir Jean 17 : 22) Ce n’est pas que nous devenions un seul être humain mais simplement que nous puissions être en parfaite harmonie, tout comme lui et son Père sont en parfaite harmonie. Dans le ciel, Dieu rend témoignage à la vérité et il en est de même du Fils et de l’Esprit Saint ! Dans le ciel il y a trois avenues pour le témoignage – Père, Fils et Esprit Saint. Sur la terre il y en a trois – l’eau, l’Esprit, et le sang. Les trois sur la terre sont-ils une Trinité parce qu’ils sont mentionnés en même temps ou bien parce qu’ils sont d’accord ? Nul doute qu’aucune personne intelligente ne revendiquerait cela.

   En raisonnant de la même manière nous devrions en conclure que le Père, la Parole et l’Esprit ne sont pas nécessairement une Trinité uniquement parce qu’ils rendent un même témoignage dans le ciel, ou qu’ils sont mentionnés ensemble.

   Mais comment ont-ils rendu témoignage que Jésus est le Fils de Dieu ? Le Père a témoigné que Jésus est le Fils de Dieu lors de son baptême lorsqu’il dit des cieux : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » (Matthieu 3 : 17) Christ rendit témoignage lorsqu’il dit : « Celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites : tu blasphèmes ! Et cela parce que j’ai dit : je suis le Fils de Dieu. » (Jean 10 : 36) Dans Jean 10 : 25 Jésus nous dit de quelle manière l’Esprit rend témoignage : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi. » Christ dit que les œuvres qui rendirent témoignage de lui furent accomplies par l’Esprit de Dieu en lui. « Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous. » (Matthieu 12 : 28)

   Il est intéressant de constater que les autorités les plus estimées s’accordent à dire qu’une partie de 1 Jean 5 : 7, 8 fut très certainement ajoutée à la Bible durant la période connue comme étant la période sombre du Moyen-âge. D’une manière spécifique, la partie ayant été ajoutée dit ceci : « dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un. Il y en a aussi trois qui rendent témoignage sur la terre. » Si cette portion contestable était enlevée, le verset dirait ceci :

   Car il y en a trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord.

   Le Seventh-day Adventist Bible Commentary affirme ceci concernant ces versets :

   Les paroles contestées trouvèrent leur place dans la version King James par le texte Grec d’Erasme. Il est dit qu’Erasme offrit d’inclure les écrits contestés dans son Testament Grec si on pouvait lui montrer ne serait-ce qu’un manuscrit grec les contenant. Une bibliothèque de Dublin donna un tel manuscrit (connu comme 34), et Erasme inclut le passage dans son texte. On croit maintenant que les éditions ultérieures de la Vulgate acquirent le passage à cause d’une erreur d’un scribe qui inclut un commentaire marginal exégétique dans le texte Biblique alors qu’il copiait. Ces écrits contestés ont été largement utilisés pour soutenir la doctrine de la Trinité, mais, au regard d’une telle évidence concernant leur authenticité, son soutien est sans valeur et ne devrait pas être utilisé. (The Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 7, p. 675)

   Certaines personnes contesteront fortement la seule suggestion que des erreurs se soient introduites dans le texte Biblique de quelque manière que ce soit. Cependant, il est intéressant de noter ce qu’Ellen White avait à dire à ce sujet :

   J’ai vu que Dieu avait pris un soin tout particulier de la Bible. Cependant, alors qu’elle était peu répandue, certains savants ont modifié çà et là quelques mots, pensant rendre leur sens plus clair, alors qu’en réalité ils troublaient ce qui était clair pour l’incliner vers leurs propres vues, inspirées par la tradition. Mais j’ai vu que la Parole de Dieu, comme un tout, constitue une chaîne parfaite, un passage en expliquant un autre. Ceux qui recherchent vraiment la vérité ne sauraient errer en la lisant ; car non seulement c’est la Parole de Dieu qui, dans toute sa simplicité, nous indique le chemin de la vie, mais l’Esprit Saint est aussi donné comme guide pour nous le faire comprendre tel qu’il y est révélé. (Early Writings, [1] p. 220, 221)

   Il est encore plus intéressant de voir qu’Ellen White n’a jamais cité le texte que nous étudions (1 Jean 5 : 7) dans ses milliers de pages manuscrites, et ses milliers de citations Bibliques.

   Cependant, même si nous devions accepter ce verset comme ayant une part légitime dans les Écritures, nous avons vu qu’il ne soutient pas la doctrine de la Trinité.

 

Matthieu 28 : 19

   Matthieu 28 : 19 dit : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Ce texte est probablement utilisé plus que tout autre verset de la Bible pour essayer de prouver que Dieu est un être trin. Habituellement, on comprend ce texte comme signifiant que lorsqu’un apôtre ou un pasteur baptise quelqu’un, il est supposé le faire en utilisant la formule « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Mais quel est le récit des apôtres ayant directement été avec Jésus ? Actes 2 : 38 rapporte la première fois que ce commandement fut exécuté. Pierre dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » Pierre instruisit ces personnes à être baptisées au nom de Jésus-Christ, plutôt qu’au nom de trois personnes distinctes. Dans Actes 10 : 48, Pierre « ordonna qu’ils [Cornélius et ses frères] fussent baptisés au nom du Seigneur. » D’après ces versets il est clair que Pierre n’avait pas l’idée que le Christ lui avait demandé de baptiser au nom d’une Trinité.

   Pierre a certainement compris le commandement de Jésus différemment de la compréhension des Trinitaires d’aujourd’hui. En continuant le livre des Actes, nous découvrons que Pierre n’était pas le seul à avoir compris ce commandement de cette manière.

   Lorsque Pierre et Jean vinrent en Samarie ils trouvèrent un groupe de gens ayant été « baptisés au nom du Seigneur Jésus. » (Actes 8 : 16)

   Considérons Paul, qui déclarait avoir reçu l’évangile directement de Jésus-Christ. Lorsqu’il visita Éphèse et rencontra certains frères ayant reçu le baptême de Jean, il leur parla du Christ, et la Bible dit que « sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. » (Actes 19 : 5)

   Dans la Bible, il n’y a aucun récit relatant qu’une personne ait baptisé dans les trois noms différents de trois personnes distinctes. Différentes possibilités pourraient expliquer la raison pour laquelle les disciples baptisèrent toujours au nom de Jésus :

 

1) Les disciples seraient en rébellion ouverte contre Jésus.

2) Ils auraient mal compris ce qu’il a dit.

3) Matthieu 28 : 19 serait un commentaire. Jésus n’aurait jamais donné ce commandement.

4) Les disciples comprirent le commandement de Jésus différemment de la compréhension d’une grande partie des Trinitaires aujourd’hui.


   Je ne crois pas que nous puissions accepter l’une des trois premières possibilités, mais la quatrième phrase offre une solution raisonnable. Jésus n’essaie pas de nous enseigner que Dieu est une Trinité ou alors il se serait contredit et aurait démentit de nombreux écrits d’autres écrivains bibliques. Ce verset ne dit rien sur le fait que Dieu serait trois personnes. Cependant Éphésiens 4 : 6 dit qu’il y a « un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. » La Bible utilise treize fois [2] le terme « Dieu le Père », mais ne parle jamais de « Dieu le Fils » ou de « Dieu l’Esprit Saint ».

   Pour baptiser littéralement une personne au nom d’une personne, nous devons connaître le nom de cette personne. Yahweh (Jéhovah ou d’autres orthographes similaires) est le nom personnel de Dieu. Jésus (Yahshua ou d’autres orthographes similaires) est le nom personnel du Fils, mais les Écritures ne mentionnent nulle part le nom de l’Esprit Saint. La Bible ne fait même pas allusion à l’existence d’un tel nom, c’est pour cette raison que Jésus ne donna pas de formule spécifique pour les prédicateurs les récitent au moment du baptême. Nous le savons tout d’abord parce que tous les récits d’exemples de baptêmes suivant ce commandement nous montrent qu’ils furent faits au nom de Jésus, et deuxièmement, parce qu’il ne serait pas possible de baptiser littéralement au nom propre de l’Esprit Saint du fait que la Bible ne mentionne pas un tel nom.

   Dans la Bible, le terme « nom » se réfère souvent au caractère d’une personne. Le nom de Jacob fut remplacé par celui d’Israël parce que son caractère avait changé. Le mot « nom » dans Matthieu 28 : 19 fait référence au caractère plutôt qu’au nom propre des individus. Une fois que nous réalisons que le Christ donne l’ordre à ses disciples de baptiser dans le caractère du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, il nous est plus facile de comprendre ses paroles. Le Christ désire que ses disciples comprennent la vérité concernant Dieu, son Fils, et l’Esprit Saint. Tous trois sont vitaux dans la vie chrétienne. Le Père nous aime tellement qu’il a donné son Fils pour mourir pour nos péchés, et il nous donne son Esprit pour guider nos vies. Si une personne manque de connaissance et d’expérience sur l’un de ces aspects, sa relation avec Dieu en souffrira. C’est la raison pour laquelle Christ a spécifiquement mentionné les trois.

   Ainsi nous pouvons voir que Matthieu 28 : 19 ne prouve certainement pas une Trinité ni ne prouve que l’Esprit Saint est un être distinct du Père et de son Fils. Pour trouver des preuves de ces doctrines dans la Bible, il nous faut regarder ailleurs. Il est intéressant de voir que, tout comme dans 1 Jean 5 : 7-8, une partie de ce verset est remise en question. Quelle bénédiction de savoir que même si ces versets suscitent des inquiétudes légitimes, ils n’ont pas été tordus au point d’enseigner l’erreur.

 

2 Corinthiens 13 : 14

   Certains ont considéré 2 Corinthiens 13 : 14 comme le texte le plus sublime des Écritures, tout spécialement à la lumière de l’enseignement supposé de la Trinité. Voici ce qu’il dit : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! Amen ! » (KJV)

   Le texte parle de :

1) La grâce du Seigneur Jésus-Christ.

2) L’amour de Dieu.

3) La communion du Saint-Esprit.

   Dans ce verset, le titre Dieu est utilisé une seule fois et cela en référence à une personne spécifique. Manifestement, c’est de l’amour de Dieu le Père dont il est ici question et, selon Jean 3 : 16, il nous aime tant qu’il a donné son seul Fils engendré pour nous donner la grâce afin que nous puissions entrer en communion avec tous les deux au moyen de son Esprit. Jésus dit :

   Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons chez lui, et nous ferons notre demeure chez lui. (Jean 14 : 23)

   Remarquez bien que Paul ne dit pas que nous devrions communier avec, mais il parle de « la communion du Saint-Esprit ». Que veut-il dire ? Lorsque Paul parlait de la communion de l’Esprit Saint, il montrait comment notre communion devait avoir lieu. C’est par l’Esprit Saint que nous pouvons communier avec Dieu et Jésus-Christ. 1 Jean 1 : 3 dit ceci : « Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. »

   Selon Jean, nous sommes en communion avec le Père et son Fils, par l’Esprit Saint. Paul désirait que cette expérience reste celle des chrétiens de Corinthe et aussi la nôtre, expérience d’une véritable communion avec le Père et son Fils par l’Esprit Saint.

 

Matthieu 3 : 16, 17

   Ces versets déclarent : « Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. »

   Les Trinitaires insistent pour dire que nous voyons dans ces versets une claire démonstration de la nature Trinitaire de Dieu. Que pouvons-nous découvrir à la lecture de ce passage, sans le mêler de préjugé humain ou de pensée individuelle ?

   Il est évident que deux personnes sont présentes, l’une est Jésus et l’autre est celui dont la voix se fait entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Manifestement, la voix est celle de Dieu le Père. Quelle est l’identité de Jésus selon ce passage ? Dieu lui-même identifie Jésus comme son « Fils bien-aimé », et pas comme la seconde personne d’une Trinité co-égale. Cela suffit à contrer l’assertion selon laquelle nous trouvons ici une Trinité. Cependant, ce passage démontre-t-il que l’Esprit Saint est un être personnel distinct, ou séparé du Père ? Trois personnes sont-elles présentes ? Tandis qu’il est clair que le Fils est une personne et que le Père en est une également, que pouvons-nous découvrir du symbole utilisé pour représenter l’Esprit Saint ? Ici, l’Esprit est représenté comme une colombe. L’Esprit Saint n’est jamais représenté par un symbole indiquant qu’il est une personne. Dans le sens commun, il est représenté par l’huile, l’eau, le vent, le feu, et dans ce verset par une colombe. C’est vraiment faire un effort d’imagination de suggérer que ce verset prouve l’existence d’une troisième personne. En fait, le passage déclare que c’est l’Esprit de Dieu ! C’est l’Esprit qui appartient à Dieu. Ici, comme partout dans les Écritures, l’Esprit Saint est représenté comme appartenant à quelqu’un, comme étant la propriété de Dieu, plutôt qu’une personne distincte possédant sa propre identité.

   Ellen White éclairci ce point. Elle dit :

   Jamais les anges n’avaient entendu une prière comme celle que le Christ prononça lors de son baptême, et ils étaient désireux d’être les porteurs du message du Père à son Fils. Mais c’est du Père lui-même que procéda la lumière de sa gloire. Les cieux s’ouvrirent et des rayons de gloire entourèrent le Fils de Dieu et prirent la forme d’une colombe resplendissante comme de l’or poli. La colombe était l’emblème de l’humilité et de la douceur du Christ. Tandis que le peuple frappé de stupeur avait les yeux fixés sur le Christ, des cieux ouverts retentirent ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » (The Review and Herald, 21 janvier 1873)

 

Genèse 1 : 26

   Genèse 1 : 26 dit ceci : « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image. » Certaines personnes supposent que l’on peut trouver la doctrine de la Trinité dans le premier chapitre de la Bible. Ils déclarent cela parce que le mot Hébreux elohim, traduit par « Dieu », est pluriel, et ils croient que les pronoms pluriels de Genèse 1 : 26 soutiennent également la doctrine de la Trinité.

   Le mot Hébreux elohim est pluriel, mais il n’indique jamais une pluralité en se référant au vrai Dieu. Chaque fois qu’elohim est utilisé en se référant au vrai Dieu il a une signification singulière. Le Gensenius’ Hebrew-Chaldee Lexicon to the Old Testament [3] l’appelle le « pluriel de la majesté » et le Brown-Driver’s Brigg’s Hebrew Lexicon [4] dit que lorsqu’il se réfère au vrai Dieu c’est un « pluriel intensif » ayant une « signification singulière ». Il y a quelques exemples dans la Bible où elohim a une signification singulière même en se référant aux hommes ou aux faux dieux. (Exode 7 : 1 et 1 Rois 11 : 5)

   Considérant les pronoms pluriels de Genèse 1 : 26, les pronoms sont pluriels dans l’original Hébreux, nécessitant la traduction suivante : « Dieu dit, faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. »

   Ceux qui revendiquent que ce verset enseigne la doctrine de la Trinité disent qu’elohim étant pluriel, ainsi que les pronoms qui s’y réfèrent, il doit y avoir une pluralité en Dieu. D’après cette explication, nous devrions traduire le verset ainsi : « Dieux dirent : faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Cette traduction reviendrait à faire injustice au vrai sens d’elohim, et plusieurs dieux parlant à l’unisson diraient alors : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Que nous dit la Bible ?

   Les Écritures déclarent : « Dieu qui a créé toutes choses par Jésus-Christ. » (Éphésiens 3 : 9) Il est évident que le Dieu de ce verset est une autre personne que Jésus-Christ. Et selon Hébreux 1 : 2, Dieu le Père a créé toutes choses par son Fils.

   Nous pouvons à présent savoir avec certitude qui parle dans Genèse 1 : 26 et à qui il parle. Dieu le Père dit à son Fils : « faisons l’homme à notre image. » Souvenez-vous, Christ est « l’empreinte de la personne du Père, ainsi, quiconque est créé à l’image du Père est aussi créé à l’image de son Fils.

   Commentant Genèse 1 : 26, Ellen White écrivit :

   Dès que la terre fut créée et peuplée d’animaux , le Père et le Fils mirent à exécution le dessein qu’ils avaient conçu avant la chute de Lucifer : créer l’homme à leur image. Ils avaient collaboré dans la création de la terre et de toute créature vivante. Alors Dieu dit à son Fils : « Faisons l’homme à notre image ». (The Spirit of Prophecy, vol. 1, pp. 24, 25)

 

Jean 10 : 30

   Jean 10 : 30 dit : « Moi et le Père, nous sommes un. » Les avocats de la doctrine de « Jésus seul » utilisent ce texte pour enseigner qu’il y a une seule personne étant le Père et le Fils, ainsi que l’Esprit Saint. En fait, il ne devrait y avoir aucune difficulté à comprendre la véritable signification de ce texte si nous suivons simplement la règle selon laquelle l’Écriture devrait être utilisée pour expliquer l’Écriture. Dans trois endroits de Jean 17, Jésus prie pour l’unité parmi ses disciples, et dans chacun de ces trois endroits il compare l’unité qu’il désire parmi son peuple à l’unité qui existe entre lui-même et Dieu le Père. Remarquez ses paroles dans les passages suivants :

   Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous. … Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. (Jean 17 : 11, 21, 22)

   Personne ne serait assez insensé pour suggérer que Jésus souhaitait que ses disciples deviennent une seule personne ou même un seul être. Ce qu’il veut dire, c’est qu’il désire qu’ils soient unis, en parfaite harmonie, pour apprécier l’unité de pensée, de but et d’action tout comme il appréciait celle de son Père. Ce texte n’indique pas plus une unité de substance entre le Père et le Fils, que l’unité des chrétiens ne suggère qu’ils sont tous d’une seule substance.

 

Hébreux 1 : 8

   Hébreux 1 : 8 dit : « Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel ; le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

   Paul cite Psaume 45 : 7 dans la version des Septante. La traduction de ce verset dans la version du Rabbinat Français dit ceci :

   Ton trône (fondé par Dieu) durera à jamais, le sceptre de ta royauté est un sceptre de droiture.

   Ceci est vraiment une traduction stricte du Grec. Si elle est correcte, il n’existe aucun conflit apparent, mais si la traduction de la Bible King James et d’un nombre d’autres traductions est correcte, comment devons-nous considérer ce verset ? Selon la Bible King James [5] on devrait comprendre que le Père, le Souverain Suprême de l’univers, a donné son titre à Jésus, ce qui implique clairement que Jésus n’est pas le Souverain Suprême.

   Le Père déclare que Jésus est Dieu de par qui il (Jésus) est. Jésus est divin parce qu’il est par nature le Fils de Dieu. En comparaison aux anges, Jésus a obtenu, par héritage, un nom plus excellent que le leur par ce qu’il est le Fils même de Dieu.

   Le Père a exalté le Fils au même niveau que lui-même, rendant ainsi son Fils digne d’adoration. « Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges l’adorent ! » (Hébreux 1 : 6)

   Ici nous voyons que même les anges de Dieu ont reçu l’instruction d’adorer le Fils de la même manière qu’est adoré le Père.

   C’est le Père qui est ultimement responsable de toutes choses, et il a donné à Jésus l’autorité et la position qu’il tient à présent. Paul comprit bien cela, car il écrivit :

   Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. (1 Corinthiens 15 : 27, 28)

   Ainsi, lorsque Jésus reçoit le titre de « Dieu », c’est en référence à sa nature divine et en relation à nous, ses enfants. Cependant, il n’est pas le Père lui-même. Éphésiens 1 : 17 est en accord avec cela, car ici le Père est appelé « le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ ». Alors que le Père est appelé le Dieu de Christ, Jésus n’est jamais appelé le Dieu du Père.

 

Esaïe 9 : 5

   Esaïe 9 : 5 dit : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. »

   Certains croient que ce verset parle de Christ en tant que Dieu le Père. S’il en est ainsi, comment peut-il être le Fils ? Et s’il est le Père et le Fils, comment peut-il y avoir une trinité, car une trinité est composé de trois. Ce verset ne soutient certainement pas une doctrine de la Trinité. Et, si nous comparons l’Écriture avec l’Écriture, nous pouvons être sûrs qu’il ne soutient pas non plus la doctrine de « Jésus seul ».

   On se réfère à Jésus comme au Père, pas à son propre Père, mais au Père des enfants que son Père lui a donné.

   Dans Hébreux 2 : 13, Paul cite Esaïe 8 : 18 et l’applique au Christ. Ici Christ dit : « Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. »

   De nombreux Trinitaires ont dit que le mot éternel d’Esaïe 9 : 5 signifie que le Christ a toujours existé et qu’il n’a jamais eu de commencement. Cependant, lorsque le terme « vie éternelle » s’applique à nous, ils admettent qu’il signifie simplement que nous vivrons pour toujours dans le futur, et non que nous avons toujours existé.

   Remarquez également qu’Esaïe 9 : 6 dit qu’ « on l’appellera … Dieu puissant. » Certains utilisent cette phrase pour dire que Christ est le Dieu suprême. Cela pourrait être un bon argument si ce verset se référait au Christ comme au Dieu Tout-Puissant, mais il utilise le terme Dieu puissant. Dans la Bible, nous lisons l’histoire d’hommes puissants, mais jamais d’hommes Tout-puissants. Il est certainement approprié de dire du Fils qu’il est puissant, car il l’est. Il est aussi approprié de se référer à lui comme Dieu, car le Dieu Très-haut se réfère à son Fils comme Dieu dans Hébreux 1 : 8. Ainsi les termes « Père éternel » et « Dieu puissant » peuvent tout à fait s’appliquer au Fils.

 

Esaïe 44 : 6 et Apocalypse 1 : 17

   Suivant cette ligne de pensée concernant l’unité de Dieu et de Christ, certaines personnes ont mal compris Esaïe 44 : 6 et Apocalypse 1 : 17 où la Bible utilise le terme « le premier et le dernier ».

   Esaïe 44 : 6 dit : « Ainsi parle l’Eternel, roi d’Israël et son rédempteur, l’Eternel des Armées : Je suis le premier et le dernier, et hors de moi il n’y a point de Dieu. »

   Parce que le terme « Je suis le premier et le dernier » est utilisé par Jésus dans l’Apocalypse, certains, à la lecture de ce verset, concluent que Jésus est le seul et l’unique Dieu de la Bible ou, au moins, une partie du Dieu unique.

   Lisons dans Apocalypse le texte où Jésus s’applique lui-même ce terme. Lorsque Jean vit le Christ en vision, il dit : « je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite, en disant : Ne crains point ! Je suis le premier et le dernier. » (Apocalypse 1 : 17)

   Jésus n’arrêta pas la discussion ici. Au verset suivant, il continua en disant : « et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. » (v. 18)

   Jésus utilisa à nouveau ce terme lorsqu’il parla à l’Église de Smyrne. Il dit : « Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie. » (Apocalypse 2 : 8) Jésus dit de lui, « le premier et le dernier », qu’il était mort. S’il était le seul et unique Dieu, il n’aurait pas pu mourir, car la Bible dit dans 1 Timothée 6 : 16 que Dieu ne peut pas mourir.

   Ainsi, nous devons conclure que la personne qui parle dans Esaïe 44 : 6 est quelqu’un d’autre que Jésus-Christ. Dans la Bible, d’autres termes et noms sont partagés par le Père et le Fils, et le titre « le premier et le dernier » en fait partie.

   Retournons à Esaïe 44 : 6 et découvrons qui parle. L’orateur dit : « Hors de moi il n’y a point de Dieu », et au verset 8, il dit : « Y a-t-il un autre Dieu que moi ? Il n’y a point d’autre Dieu, je n’en connais point. » (KJV) Il s’agit d’un langage précis qui indique que celui qui parle est seul. Tous les pronoms sont au singulier, indiquant qu’une seule personne parle. Qui est cette personne ? Le Nouveau Testament clarifie ceci.

   Dans 1 Corinthiens 8 : 4, Paul écrivit : « nous savons … qu’il n’y a qu’un seul Dieu. » Et pour clarifier encore plus la personne à laquelle il se réfère lorsqu’il parla du Dieu auprès duquel il n’y en a point d’autre, Paul écrivit également : « Il n’y a qu’un seul Dieu, le Père. » (v. 6) Paul comprenait que le seul Dieu de la Bible était Dieu le Père et personne d’autre.

   Jésus avait la même compréhension. Lorsqu’il avait cité Deutéronome 6 : 4, le scribe lui dit : « Bien, maître ; tu as dit avec vérité que Dieu est unique, et qu’il n’y en a point d’autre que lui. » Qui est le Dieu unique auquel se référait le scribe ? Se référait-il à Jésus en tant que Dieu unique ? Certainement pas ! Il se référait à Dieu le Père et Jésus le savait.

   A une autre occasion, alors que Jésus parlait aux scribes et aux Pharisiens, il dit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. C’est mon Père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu. » (Jean 8 : 54) Jésus savait que lorsque les scribes et les Pharisiens disaient « Dieu », ils se référaient à son Père. Lorsque le scribe dit : « Dieu est unique, et … il n’y en a point d’autre que lui », Jésus savait qu’il parlait de son Père.

   Jésus ne corrigea pas le scribe en disant : « Tu es dans l’erreur, je suis réellement le seul Dieu de la Bible. » Pas du tout ! Au contraire, la Bible dit que Jésus vit qu’il avait répondu avec intelligence (Marc 12 : 34). Jésus savait que cet homme avait une juste compréhension, qu’il y a un seul Dieu, le Père, et qu’il n’y a pas d’autre Dieu que lui.

   A chaque fois que des pronoms sont utilisés au singulier pour Dieu ou le Christ tels que « lui », « il », « son », « je », « moi », etc., ils se réfèrent toujours à une seule personne. Quand un écrivain Biblique voulait parler du Père et du Fils, il utilisait toujours les pronoms pluriels tels que « eux », « ils », « nous », « notre », etc. Jusqu’à présent, je n’ai pas trouvé d’exception à cette règle. Lorsque le scribe dit : « Dieu est unique, et… il n’y en a point d’autre que lui » le scribe se réfère à la seule personne, Dieu le Père.

   Avec cette clarification du Nouveau Testament, nous pouvons être complètement sûrs de la personne qui parle dans Esaïe 44 : 6. Il est Dieu le Père et personne d’autre. Il est ultimement le premier et le dernier, même s’il a permis à son Fils de porter également ce titre.

 

Apocalypse 1 : 8

   Apocalypse 1 : 8 dit : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant. » Dans de nombreuses Bibles, la première partie de ce texte est en lettres rouges. Ce texte est parfois utilisé pour suggérer que Jésus est appelé Tout-Puissant, un terme utilisé plusieurs fois dans le livre de l’Apocalypse, mais toujours en référence exclusive au Père. L’erreur, en croyant que ce verset se réfère au Christ provient d’une lecture incorrecte, et d’une négligence de la part de certains éditeurs de Bible. Dans les éditions de la Bible avec les paroles de Jésus en rouge, ce verset est généralement imprimé en rouge [6], indiquant que c’est le Christ qui parle. Cela induit de nombreux lecteurs en erreur. Les éditeurs, ainsi que de nombreuses autres personnes, arrivent à cette conclusion à cause du verset 11 où Jésus déclare « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. » Les termes utilisés dans ce verset : « Alpha et Oméga » et « premier et dernier » semblent correspondre aux termes identiques, « Alpha et Oméga », et similaires, « le commencement et la fin »,  du verset 8 et semblent indiquer que c’est Jésus qui parle au verset 8. Cependant, un examen approfondi de ce passage révèle que ce n’est pas le cas.

   Commençons un peu plus haut dans ce passage, aux versets 4 et 5, lorsque la salutation est donnée de la part du Père, des sept esprits et de Jésus-Christ. Nous lisons :

   Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône, et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! A celui qui nous aime, qui nous a lavés de nos péchés par son sang. (Apocalypse 1 : 4, 5).

   Remarquons maintenant qu’une description précise est donnée de chacun d’eux. Celui qui est assis sur le trône est clairement décrit comme Celui « qui est, qui était, et qui vient. » Il est dit que les sept esprits sont devant le trône, et Jésus est décrit comme « le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre. »

   On ne peut pas se tromper sur la description du Père. Il est « celui qui est, qui était, et qui vient. » A aucun autre n’est attribuée cette description. En fait, cette description est en contraste frappant avec Jésus qui est « le témoin fidèle, et le premier-né des morts. » Lorsque nous arrivons un peu plus loin dans la citation : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant », à qui devons-nous logiquement l’attribuer ? Clairement, elle se réfère non à Jésus, mais au Père. Il est le seul qui « est, qui était, et qui vient. »

 

1 Jean 5 : 20

   1 Jean 5 : 20 dit : « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le Dieu Véritable, et la vie éternelle. » Certains Trinitaires enseignent que ce texte dit de Jésus qu’il est le « Dieu véritable. »

   Considérons cependant celui qui est « le Véritable » dans ce texte, et celui qui est venu pour nous donner « l’intelligence pour connaître le Véritable », qui est le « Fils de Dieu ». Le but, en nous donnant cette intelligence, est que nous puissions « connaître le Véritable » et pour le connaître, il nous faut venir à Jésus.

   Jésus lui-même, a dit : « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. » (Jean 1 : 18) Ici, Jean nous montre que pour être « dans le Véritable », il nous faut passer par le Fils.

   Paul le comprenait assez bien. Écrivant aux Éphésiens, il dit : « Nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. » (Éphésiens 2 : 18)

   En étant en Christ, nous sommes « dans le Véritable », le Père.

   C’est ce que Jésus lui-même dit dans Jean 17 : 3, et la signification des deux passages est la même. « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17 : 3)

 

Tite 2 : 13

   Tite 2 : 13 dit : « En attendant la bienheureuse espérance, et la glorieuse apparition de notre grand Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ. » (KJV)

   La question est la suivante : ce texte devrait-il être lu de cette manière : « l’apparition de notre grand Dieu qui est notre Sauveur Jésus-Christ », ou devrait-il être lu comme ceci : « l’apparition de la gloire de notre grand Dieu, de même que de notre Sauveur Jésus-Christ » ? « Le grec de cette expression est ambiguë. » (Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 7, p. 367) Il semble à premier abord que ce texte ne parle que de Jésus-Christ, puisqu’ils sont nombreux à croire que le Père n’est pas supposé venir avec lui lorsqu’il reviendra. [7] Ce verset suggèrerait alors que Jésus est le grand Dieu dont il est question. Ce serait pour le moins incompréhensible, tout spécialement dans les écrits de Paul, qui considère que Jésus est un Être Divin, mais insiste avec force qu’ « il n’y a qu’un seul Dieu, le Père. » (1 Corinthiens 8 : 6)

   Le problème est résolu lorsque nous réalisons que l’impression laissée par le texte grec suggère qu’il ne se réfère pas tant à l’apparition du Christ ou de Dieu, ou même des deux, mais plutôt à la manifestation de leur gloire. La traduction littérale du grec dans ce passage est : « attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ » (Tite 2 : 13 Traduction littérale de Young’s)

   D’autres traductions de la Bible telles que la Revised Standard Version, Modern King James Version, et The Bible in Basic English, [8] ont été fidèles au texte grec en reconnaissant que « l’apparition » fait référence à la gloire de Dieu plutôt qu’à Dieu lui-même.

   Cette interprétation du verset est en parfaite harmonie avec ce que Jésus a dit concernant son retour : lorsqu’il reviendra ce sera dans sa gloire aussi bien que dans la gloire de son Père. Ses paroles exactes sont :

   Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges. (Luc 9 : 26)

   Une fois que nous avons compris cela, la signification du texte devient claire et est en parfaite harmonie avec le reste des Écritures.

 

Jean 1 : 1

   Jean 1 : 1 dit : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Ce texte est beaucoup utilisé pour prouver la doctrine de la Trinité. Tous s’accordent à dire que la Parole est Jésus-Christ. Si l’on substituait Jésus à Parole, voici ce qu’on lirait : « Au commencement était Jésus, et Jésus était avec Dieu, et Jésus était Dieu. » Jésus n’était pas le même Dieu que celui avec lequel il était ! En d’autres termes, le texte n’essaie pas de nous dire qu’au commencement Jésus était avec lui-même, il nous faut donc être prudent dans notre étude de ce texte pour voir ce qu’il dit réellement.

   Au commencement Jésus était clairement avec quelqu’un d’autre, et cette personne était Dieu. La seconde fois, le terme Dieu est utilisé d’une manière descriptive et non en référence à la personne appelée Dieu.

   Comme exemple, disons qu’au commencement Adam était appelé « l’humain » et Ève était appelée « la femme ». Considérons ce qui suit et demandons-nous si Jean 1 : 1 n’est pas structuré de la même manière : Au commencement était la femme, et la femme était avec l’humain, et la femme était humaine.

   Dans cet exemple, la première fois que le mot humain est utilisé, il fait clairement référence à la personne avec laquelle se trouve la femme. La seconde fois, le mot humain est clairement une description de la nature de la femme, et c’est de cette manière que Jean 1 : 1 devrait être compris.

   « Au commencement était Jésus, et Jésus était avec Dieu, et Jésus était Dieu [par nature], et Jésus était divin. »

   Le deuxième verset nous dit ceci : « Elle [Jésus] était au commencement avec Dieu [le Père]. » (Jean 1 : 2)

   Dieu et Jésus ont la même nature divine. Ici nous voyons que Jésus est tout aussi divin que Dieu, son Père, et que Jésus n’est pas le Père mais le Fils du Père.

 

Philippiens 2 : 5-9

   Philippiens 2 : 5-9 dit : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et après s’être trouvé dans la situation d’un homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. »

   Que veut dire la phrase « existant en forme de Dieu » ? Cela veut-il dire que Jésus était lui-même le Dieu souverain ? Il est évident que cette phrase va à l’opposé de la phrase « en prenant une forme de serviteur. » Le but de ce passage est de montrer le degré de condescendance du Fils de Dieu en soulignant l’immense humiliation par laquelle il a dû passer en prenant sur lui l’humanité. La différence entre l’humanité et la divinité est infinie, la divinité étant au sommet de l’existence et l’humanité tout en bas de l’échelle. Quelle était la position du Christ avant sa venue sur la terre ? Etait-il humain ? Etait-il angélique ? Où se placerait-il dans la classification des êtres ? Il est clair qu’il était divin ; il entrait dans la catégorie de la divinité. Il existait en forme de Dieu. C’est à partir de cette position qu’il est descendu au niveau de l’humanité. En d’autres termes, il n’était pas un ange qui est venu sur la terre, et il n’était pas un être humain, mais il était Celui qui se trouve à la position la plus élevée de l’existence, Celui qui était divin et, à cet égard, égal au Père.

   Remarquons que ce n’est pas la divinité du Christ qui est ici remise en question. Le fait qu’il est égal au Père en nature n’est pas ce qui est remis en question. Le problème est plutôt dans le concept de la divinité qui fait de Jésus le Dieu Souverain lui-même (l’Être suprême de l’univers). Cela détruirait la vérité selon laquelle le Père est l’autorité la plus élevée de l’univers, la source de toutes choses, et que Jésus est véritablement son Fils engendré.

   Le concept que certains trouvent difficile à saisir est que Jésus peut être un Être divin, Celui qui est Dieu par nature, tout en n’étant pas lui-même le Dieu Très-Haut. Il s’agit pourtant du clair enseignement de la Bible et ce n’est qu’en poursuivant notre étude sur la base des enseignements clairs de la Bible que nous pouvons arriver à une compréhension correcte de la vérité biblique.

   La véritable relation entre Jésus et le Père se trouve révélée dans Colossiens, et Paul éclaircit le problème.

   Colossiens 2 : 9 dit ceci : « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. » Ici, nous voyons que la plénitude de la divinité existe en Christ, mais comme Colossiens 1 : 19 l’explique : « Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui. » Ici nous voyons que c’est le Père qui a ordonné que la plénitude de la divinité habite en Christ. Cela nous fait comprendre que le Père est plus grand que Jésus et est Celui qui a ordonné que le Christ occupe cette position.

   Cela est en parfaite harmonie avec Matthieu 28 : 18 lorsque Jésus dit : « Tout pouvoir [εξουσια, exousia (autorité)] m’a été donné dans le ciel et sur la terre. » Tout pouvoir est à lui, mais il lui a été donné par Celui qui est manifestement plus grand que lui.

   Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. (1 Corinthiens 15 : 27, 28)

 

Jean 8 : 58

   Jean 8 : 58 dit : « En vérité, en vérité,  je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. » Certains croient que ce texte montre que Jésus est lui-même le grand Dieu, mais ce n’est pas la signification du texte comme nous allons le montrer.

   Les Juifs entendirent les paroles de Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma Parole, il ne verra jamais la mort. » (Jean 8 : 51) Ils le prirent alors à parti lui demandant s’il était plus grand que leur ancêtre Abraham. Jésus répondit et dit : « Abraham, votre père, a tressailli de joie à la pensée de voir mon jour : il l’a vu, et il s’est réjoui. » (Jean 8 : 56)

   Les Juifs étaient étonnés que malgré le fait que Jésus n’ait pas encore cinquante ans, il disait qu’Abraham avait vu son jour. Jésus continua en leur disant qu’il était avant Abraham ; autrement dit, Jésus disait ceci : « Voici la vérité : j’existais avant la naissance d’Abraham ».

   Ce passage parle assurément de la préexistence de Christ ! Jésus voulait faire passer aux Juifs le message qu’il existait avant Abraham et qu’il était plus grand que lui. L’expression hébraïque pour « JE SUIS » est tirée d’un terme qui signifie “qui existe par lui-même”. Jésus dit dans Jean 5 : 26 : « Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même. » Jésus possède une vie qui lui est propre, mais cette vie lui a été « donnée » par le Père, comme il le dit lui-même. C’est cette vie qui permet à Jésus d’être l’Auteur de la Création et d’exister avant toutes choses (Colossiens 1 : 16 ; Proverbes 8 : 22-30 ; Jean 1 : 3).

 

Esaïe 43 : 10

   Esaïe 43 : 10 déclare : « Vous êtes mes témoins, dit l’Eternel, Vous, et mon serviteur que j’ai choisi, afin que vous le sachiez, que vous me croyiez et compreniez que c’est moi ; avant moi il n’a point été formé de Dieu, et après moi il n’y en aura point. » (Esaïe 43 : 10) Il n’y a aucun doute que ce passage parle exclusivement de Dieu le Père ainsi que des enfants d’Israël qui sont les témoins et les serviteurs du Seigneur Dieu. Ils ont attesté et peuvent rendre témoignage que lui seul est Dieu, l’Être suprême de l’univers, et qu’il n’y a pas d’autre Dieu. Il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais.

   Qu’est-ce qui a amené Israël à cette connaissance ? « C’est moi qui ai annoncé, sauvé, prédit, ce n’est point parmi vous un dieu étranger ; vous êtes mes témoins, dit l’Eternel, c’est moi qui suis Dieu. » (Esaïe 43 : 12) Ce texte dit : « Tout d’abord j’ai prédit votre délivrance ; j’ai déclaré ce que j’allais faire, et je l’ai fait, je vous ai sauvé. Aucun dieu étranger n’a jamais agi ainsi. Vous êtes témoins que je suis le Dieu unique. »

   Israël avait fait une expérience avec Dieu, et au travers de ces expériences de délivrance, il en était arrivé à réaliser qu’il est le seul vrai Dieu.

 

Jean 10 : 17, 18

   Jean 10 : 17, 18 dit ceci : « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »

   Ces versets sont souvent utilisés pour soutenir l’idée que Jésus n’est pas réellement, véritablement, et complètement mort, et qu’il était capable de se lever d’entre les morts. Cependant, ces versets doivent être mis en harmonie avec d’autres textes comme Esaïe 53 : 12 qui dit que Jésus s’est « livré lui-même à la mort », et avec plus de trente textes du Nouveau Testament enseignant que Jésus a été ressuscité par le Père.

   Selon le Thayer’s Greek-English Lexicon of the New Testament, le mot grec traduit par « la reprendre » signifie aussi « recevoir (ce qui est donné), gagner, acquérir, obtenir, retrouver quelque chose ». Le même terme grec est utilisé au verset 18 mais est traduit par « recevoir ». Christ a donné sa vie afin de pouvoir la recevoir à nouveau. Le mot grec traduit par « pouvoir » (exousia) signifie pouvoir dans le sens d’“autorité” ou “permission” plutôt que dans le sens de pouvoir d’une force physique.

   Lisons à nouveau les versets avec une traduction plus logique des mots. Jésus dit : « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la recevoir à nouveau. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même. J’ai l’autorité de la donner, et j’ai l’autorité de la recevoir à nouveau : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »

   Christ avait l’autorité ou la permission de donner sa vie afin de pouvoir la recevoir à nouveau des mains de son Père. Christ ne pouvait pas, et ne s’est pas ressuscité lui-même d’entre les morts, car s’il en avait été ainsi, il n’aurait pas pu être mort. Dans la prophétie de la mort complète de Christ, telle qu’on la trouve dans Psaume 88 : 9, Christ dit : « Je suis enfermé et je ne puis sortir. »

   Prétendre que Christ s’est ressuscité lui-même d’entre les morts serait une contradiction directe des paroles de Christ, car il dit : « Je ne puis rien faire de moi-même. » Cela contredirait également au moins trente textes du Nouveau Testament déclarant que c’est le Père qui a ressuscité Christ d’entre les morts.

   Paul, écrivant dans Galates 1 : 1 déclare que « Dieu le Père … l’a ressuscité des morts. »

   Le témoignage de la Bible selon lequel Christ est mort complètement et que son Père l’a ressuscité des morts est sans équivoque. Esaïe 53 parle de la mort totale de Christ :

   Il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance… après avoir livré son âme en sacrifice pour le péché … il s’est livré lui-même à la mort, et … il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, et qu’il a intercédé pour les coupables. » (KJV, Esaïe 53 : 10, 12)

   Selon la Bible, l’âme de Christ est morte. C’est son âme qui a été offerte en sacrifice pour le péché. Si un mort ne peut même pas penser, il peut encore moins se ressusciter lui-même d’entre les morts.

 

Jean 2 : 19

   Jean 2 : 19 dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » L’une des difficultés qui apparaît en acceptant l’interprétation Trinitaire de ce verset vient qu’il y a plus de trente textes de la Bible déclarant que le Père a ressuscité Jésus des morts. En fait, tous les apôtres enseignaient que Jésus avait été ressuscité des morts par le Père. Un seul texte peut-il annuler le témoignage de trente autres ? Lorsqu’on se heurte à des contradictions apparentes dans la Bible, le poids de l’évidence doit être considéré. Le premier point donné par le poids de l’évidence est que le Père a ressuscité Jésus des morts, et que Christ ne s’est pas ressuscité lui-même des morts. Psaume 16 : 10 déclare : « Car tu n’abandonneras point mon âme dans le sépulcre, et tu ne permettras point que ton bien-aimé voie la corruption. »

   Ce texte met en lumière le fait que le Père était responsable de la résurrection de Christ. C’est le Père qui n’a pas abandonné l’âme de Christ dans le sépulcre. Examinons Jean 2 : 19 plus en profondeur afin de voir s’il existe une preuve supplémentaire soutenant cette conclusion.

   Dans le contexte de ce verset, les Juifs ont demandé un signe à Jésus à cause des œuvres qu’il accomplissait. Leurs paroles exactes étaient : « Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte ? » (Jean 2 : 18) C’est en réponse à cette question que Jésus a dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Jésus leur disait d’attendre un signe tout spécial. Ce signe démontrerait sa messianité, son autorité. Telle serait sa lettre de créance. C’est, dans ce contexte, le point important de ce qu’il a dit.

   Les Juifs en ont-ils conclu que Jésus se ressusciterait lui-même des morts ? Ont-ils reçu un tel signe ? Le fait est que les Juifs n’ont absolument pas eu de preuves que Jésus s’était lui-même ressuscité des morts, et ils n’auraient pas pu en avoir de la part des apôtres, car la prédication de chacun d’eux était que le Père avait ressuscité Jésus des morts. La question est la suivante : ont-ils reçu le signe promis par Jésus ? Lors de sa réponse, Jésus avait donné un argument valable, même si plus tard, la réponse ne fut pas reconnue par les Juifs. Le fait qu’ils n’aient pas compris la réponse démontre que le point important ne se situait pas dans le fait que Jésus allait se ressusciter lui-même des morts, mais plutôt qu’il allait ressusciter dans trois jours. L’important n’était pas qui allait le ressusciter mais le fait qu’il allait ressusciter !

   Paul, dans Éphésiens 1 : 19, 20 met l’accent sur « l’infinie grandeur » de la « puissance » du Père qui a été déployée « en… ressuscitant » Christ « des morts ». Si Christ s’était réellement ressuscité lui-même d’entre les morts, les paroles de Paul n’auraient pas pu être vraies, car ce n’aurait pas été la puissance du Père qui aurait été déployée mais la puissance de Christ.

   On peut alors se poser la question suivante : « Pourquoi Jésus a-t-il dit : “Je le relèverai” ? » A certains moments, Jésus a parlé d’une manière qui pourrait être décrite comme énigmatique. A la lumière du témoignage abondant du reste des Écritures, selon lequel le Père a ressuscité Jésus des morts, ce verset doit être considéré de la même manière que le passage où Dieu déclare avoir endurci le cœur de Pharaon, par exemple, ou que les passages qui déclarent qu’en donnant des paraboles, le Seigneur avait pour but d’empêcher que les gens ne comprennent de crainte qu’ils ne se repentent, ne changent de voie et soient sauvés. Dans les cas précédents, nous ne considérons pas la signification précise des paroles prononcées, mais nous acceptons que Dieu parle plutôt des conséquences de certaines actions comme s’Il était la cause de ces conséquences. A la lumière de toutes ces évidences, il nous faut conclure que Jésus parle d’une manière similaire dans ce verset.

 

Romains 8 : 26

   Romains 8 : 26 dit ceci : « De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables. » Ce texte parle de la manière dont le Saint Esprit nous assiste ou nous aide lorsque nos cœurs sont lourds et que nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières.

   Parfois nous sommes tellement accablés et affligés que nous ne pouvons même pas dire un mot. La seule chose que nous pouvons faire est de soupirer ou de gémir. L’Esprit est à même de se rapprocher de ce sentiment et Dieu comprend.

   « L’Esprit lui-même (itself) [9] intercède » pour nous. Comment les Écritures peuvent-elles se référer à l’Esprit en tant que « it » si l’Esprit est Dieu ? Nous sommes faits à l’image de Dieu – corps et esprit. Nous pourrions nous référer à notre corps ou à notre esprit et il est tout à fait correct d’en parler en utilisant un « it », mais lorsqu’il y a union du corps et de l’esprit, nous avons affaire à une personne, et il serait tout à fait inapproprié de s’y référer avec un it.

   Les Écritures nous disent que nous n’avons qu’un seul médiateur en notre faveur : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur [ou intercesseur] entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme. » (1 Timothée 2 : 5)

   Selon 1 Corinthiens 8 : 6 et Éphésiens 4 : 5 il y a un seul Seigneur, qui est Jésus-Christ. Considérons maintenant un autre verset qui va nous ouvrir les yeux. Il s’agit de 2 Corinthiens 3 : 17 : « Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. »

   Nous voyons que Jésus est cet Esprit qui intercède pour nous, mais en raison de sa forme qui n’est pas corporelle, on peut s’y référer avec un « it » et cela ne pose aucun problème. Ellen White a également écrit :

   « Nous n’avons qu’une voie pour nous approcher de Dieu. Nos prières ne peuvent monter à lui que par un seul nom — celui du Seigneur Jésus notre avocat. Son Esprit doit inspirer nos demandes. Aucun feu étranger ne devait être utilisé dans les encensoirs devant être balancés devant Dieu dans le sanctuaire. De même, le Seigneur lui-même doit allumer dans nos cœurs un brûlant désir, si nous voulons que nos prières lui soient agréables. L’Esprit Saint en nous doit intercéder pour nous avec des soupirs inexprimables. (The Review and Herald, 9 février 1897.)

 

Actes 5 : 3, 4

   « Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et, après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Ce n’est pas à des hommes que tu as mentis, mais à Dieu. » (Actes 5 : 3, 4) Au verset 3, Pierre dit qu’Ananias a menti à l’Esprit Saint, mais au verset 4 Pierre déclare qu’Ananias a menti à Dieu. Cela semble vouloir dire que Dieu est assimilé à l’Esprit Saint.

   La promesse de l’Esprit Saint qui avait été faite aux apôtres était quelque chose qu’ils attendaient dans une grande expectative. Lorsque l’Esprit est venu, ils se sont souvenus des paroles de Jésus : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14 : 23)

   Lorsque l’Esprit est venu au jour de la Pentecôte, ils savaient que le Père et le Fils étaient véritablement avec eux. En fait, le livre des Actes, dans son ensemble, nous raconte les œuvres merveilleuses que les apôtres ont accomplies car l’Esprit leur avait donné la puissance de travailler à l’édification du royaume de Dieu.

   Pierre savait bien qui était l’Esprit Saint, de telle sorte que lorsque Ananias a menti quant à la vente de son champ, Pierre pouvait utiliser les termes Esprit Saint et Dieu de manière interchangeable et cela sans se tromper.

   Si je vous dis que vous avez attristé mon esprit, cela signifie-t-il que vous avez attristé une autre personne ? Non, je veux dire par là que vous m’avez blessé au plus profond de moi !

   Dans Jean 11 nous avons un exemple similaire à la mort de Lazare. Au verset 33 nous lisons ce qui suit : « Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému. » Remarquez que le terme utilisé est « frémit en son esprit ». Quelques versets plus loin nous lisons : « Jésus, frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. » (v. 38) Tout d’abord la Bible dit qu’il « frémit en son esprit », puis, parlant de la même personne ayant la même expérience, la Bible dit « Jésus, frémissant de nouveau en lui-même ». Nous voyons que les termes « frémit en son esprit » et « frémissant en lui-même » veulent dire la même chose. Il s’agit de l’expérience d’un individu. Pierre savait que l’Esprit Saint était Dieu lui-même, présent personnellement avec ses disciples dans une forme non corporelle.



[1] Premiers Ecrits, p. 220, 221. retour

[2] N.T. 13 fois dans la Bible anglaise KJV, 11 fois dans la Bible Segond. retour

[3] Lexique de l’Hébreux dans l’Ancien Testament. retour

[4] Il s’agit d’un autre lexique de l’Hébreux. retour

[5] N.T. : Il est de même dans la Bible Segond. retour

[6] Bien évidemment, la couleur n’est pas dans le texte original, mais a été rajoutée par les éditeurs de Bibles. retour

[7] La Bible enseigne que le Père viendra avec son Fils. Voir Apocalypse 6 : 16. retour

[8] N.T. Il en est de même dans la version Segond. retour

[9] N.T. : Quel livre lis-tu ? Je lis le livre que ma mère m’a conseillé, il (it) est très intéressant.

            En anglais, le pronom utilisé en réponse à un quel, un qu’est-ce que, ou un quoi est le pronom neutre it.

                  Ce pronom n’existe pas en français, c’est pourquoi on emploie le pronom personnel il retour