Appendice

 

Appendice

UNE

DECLARATION

DES

PRINCIPES FONDAMENTAUX

ENSEIGNES ET PRATIQUES

-PAR-

LES ADVENTISTES DU 7ème JOUR

 

 « Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. » EPHESIENS 2 : 20

 

IMPRIMERIE A VAPEUR

DE L’ASSOCIATION DES PUBLICATIONS

DES ADVENTISTES DU 7ème JOUR

BATTLE CREEK, MICHIGAN : 1872

 

   En présentant au public ce résumé de notre foi, nous voudrions que tout le monde comprenne que nous n’avons pas d’articles de foi, de credo, ou de discipline, en dehors de la Bible. Nous n’éditons pas cela comme ayant une autorité quelconque au sein de notre peuple, ni comme une tentative d’uniformiser nos croyances en un système de foi ; mais il s’agit d’une courte déclaration de ce qui est et a très largement été sa position. Nous sommes souvent appelés à répondre à des questions à ce sujet, et parfois, à corriger de fausses déclarations qui circulent contre nous, ainsi qu’à extirper de fausses impressions reçues par ceux qui n’ont pas eu l’opportunité de se familiariser avec notre foi et notre pratique. Notre seul objectif est de pourvoir à cette nécessité.

   En tant qu’Adventistes du 7ème Jour, nous désirons simplement que notre position soit comprise ; et nous sommes plus concernés à ce sujet, parce qu’ils sont nombreux à se nommer Adventistes du 7ème Jour tout en tenant des vues que nous n’approuvons pas, dont certaines, nous le pensons, vont à l’encontre des principes les plus clairs et les plus importants de la Parole de Dieu.

   Comparés à d’autres Adventistes, les Adventistes du 7ème Jour diffèrent des uns de par leur croyance en l’état inconscient des morts, et la destruction finale du méchant impénitent ; et des autres, de par leur croyance à la perpétuité de la loi de Dieu telle qu’elle est contenue dans les dix commandements, la façon dont l’Esprit Saint agit dans l’église, et le fait de ne pas définir de dates pour la deuxième venue ; de tous, de par leur observation du 7ème jour de la semaine comme Sabbat du Seigneur, et de nombreuses applications de textes prophétiques.

 

   I. Il y a un seul Dieu, personnel, être spirituel, le créateur de toutes choses, omnipotent, omniscient, éternel ; de sagesse infinie, saint, juste, bon, véritable et miséricordieux ; qui ne connaît l’ombre d’un changement, et qui est partout présent par son représentant l’Esprit Saint. Ps. 139 : 7.

   II. Il y a un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Père Eternel, par qui Il créa toutes choses, et par lequel elles consistent ; Il prit sur Lui la nature de la semence d’Abraham pour la rédemption de notre race déchue ; Il marcha parmi les hommes plein de grâce et de vérité, vécut notre exemple, mourut notre sacrifice, fut ressuscité pour notre justification, monta aux cieux pour être notre seul médiateur dans le sanctuaire céleste, où, par Son propre sang, Il fait l’expiation de nos péchés ; expiation qui loin d’avoir eu lieu à la croix, où n’eut lieu que l’offrande du sacrifice, est la toute dernière partie de Son œuvre de prêtre selon l’exemple de la prêtrise lévitique, qui préfigurait le ministère de notre Seigneur dans le ciel. Voir Lév. 16 ; Héb 8 : 4, 5 ; 9 : 6, 7.

   III. Les Saintes Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament furent données par l’inspiration de Dieu, elles contiennent une révélation complète de Sa volonté pour l’homme, et elles sont la seule règle de foi et de pratique infaillible.

   IV. Le baptême est une ordonnance de l’église chrétienne, devant suivre la foi et la repentance, ordonnance par laquelle nous commémorons la résurrection du Christ. Par cet acte nous témoignons de notre foi en sa sépulture et sa résurrection, ainsi qu’en la résurrection de tous les saints au dernier jour. Aucun autre mode de baptême ne représente correctement ces faits si ce n’est celui prescrit par les Ecritures, c’est-à-dire, l’immersion. Rom. 6 : 3-5 ; Col. 2 : 12.

   V. La nouvelle naissance comprend tout le changement nécessaire à nous qualifier pour le royaume de Dieu, et consiste en deux parties : premièrement, un changement moral, accompli par la conversion et la vie chrétienne ; deuxièmement, un changement physique lors de la deuxième venue du Christ, par laquelle, si morts, nous ressusciterons incorruptibles, et si vivants, nous deviendrons instantanément immortels, en un clin d’œil. Jn 3 : 3, 5 ; Luc 20 : 36.

   VI. Nous croyons que la prophétie est une partie de la révélation de Dieu à l’homme ; qu’elle fait partie de ces écritures qui sont utiles pour enseigner, 2 Tim. 3: 16; qu’elle est prévue pour nous et pour nos enfants, Deut. 29: 29 ; que loin d’être enfermée dans un mystère impénétrable, c’est tout spécialement elle qui est la Parole de Dieu, une lampe à nos pieds, une lumière sur notre sentier, Ps. 119 : 105 ; 2 Pi. 2 : 19 ; et que, par conséquent, elle doit être suffisamment compréhensible par le peuple de Dieu pour lui montrer sa position dans l’histoire du monde, et les devoirs qui sont spécifiquement les siens.

   VII. L’histoire du monde, à partir de dates précises du passé, la montée et la chute des empires, et la succession chronologique des événements jusqu’à l’établissement du royaume éternel de Dieu, sont révélées dans de nombreuses et vastes chaînes prophétiques; et ces prophéties se sont à présent toutes réalisées mis à part les dernières scènes.

   VIII. La doctrine de la conversion du monde et du millénium temporel est une fable de ces derniers jours, prévue pour endormir les hommes dans un état de sécurité charnelle, et les pousser à être surpris par le grand jour du Seigneur comme par un voleur dans la nuit ; la deuxième venue du Christ doit précéder, et non suivre le millénium, car jusqu’au jour où le Seigneur apparaîtra, la puissance papale, avec toutes ses abominations, devra continuer, le blé et l’ivraie poussant ensemble, et les hommes méchants ainsi que les séducteurs empireront de plus en plus, comme le déclare la Parole de Dieu.

   IX. L’erreur des Adventistes en 1844 concernait la nature des événements devant avoir lieu, et non le temps ; aucune période prophétique n’est donnée pour atteindre la seconde venue, mais la plus longue, celle des deux mille trois cent soirs et matins de Dan. 8 : 14, s’est terminée cette année, et nous conduisit à un événement appelé la purification du sanctuaire.

   X. Le sanctuaire de la nouvelle alliance est le tabernacle de Dieu dans le Ciel au sujet duquel Paul parle à partir de Hébreux 8, et dont notre Seigneur est le pasteur en tant que Grand Prêtre ; ce sanctuaire est l’antitype du tabernacle Mosaïque, et le ministère de prêtre de notre Seigneur qui y est associé est l’antitype du ministère des prêtres Juifs dans l’ancienne dispensation, Héb. 8 : 1-5. C’est ici le sanctuaire qui doit être purifié à la fin des 2300 jours, et ce que l’on appelle sa purification est dans ce cas, tout comme dans le type, simplement l’entrée du grand prêtre dans le lieu très saint, pour finir l’ensemble des services qui y sont liés, en éradiquant et en enlevant du sanctuaire les péchés qui y avaient été transférés par le moyen de l’œuvre accomplie dans le premier appartement, Héb. 9 : 22, 23. Cette œuvre, dans l’antitype, commence en 1844 et occupe un espace bref et indéfini, au terme duquel l’œuvre de salut pour le monde prend fin.

   XI. Les exigences morales de Dieu sont les mêmes pour tous les hommes et sous toutes les dispensations ; celles-ci se trouvent résumées dans les commandements donnés par Jéhovah depuis le Sinaï, gravées sur des tables de pierres et déposées dans l’arche, qui fut par conséquent nommée « l’arche de l’alliance, » ou du testament, Nom. 10 : 33, Héb. 9 : 4. Cette loi est immuable et perpétuelle, étant une copie des tables déposées dans l’arche du véritable sanctuaire céleste, qui est aussi, pour la même raison, nommée l’arche du testament de Dieu, car il nous est dit qu’au son de la septième trompette, « le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son temple. » Ap. 11 : 19.

   XII. Le quatrième commandement de cette loi demande que nous consacrions le septième jour de chaque semaine, communément appelé samedi, à l’abstinence de notre propre labeur, et à l’accomplissement de devoirs sacrés et religieux. C’est le seul sabbat hebdomadaire connu de la Bible, étant le jour mis à part avant que le Paradis ne fût perdu, Gen. 2 : 2, 3, et qui sera observé dans le Paradis restauré, Es. 66 : 22, 23. Les faits sur lesquels le sabbat juif est fondé le restreignent au septième jour, étant donné qu’ils ne se vérifient pour aucun des autres jours. Les termes Sabbat Juif et Sabbat Chrétien, tels qu’appliqués aux jour du repos hebdomadaire, sont des noms d’invention humaine, réellement non scripturaires, et faux dans leur signification.

   XIII. Etant l’homme de péché, la papauté a pensé changer les temps et la loi (la loi de Dieu), Dan. 7 : 25, et a induit pratiquement toute la chrétienté en erreur concernant le quatrième commandement. Nous trouvons la prophétie d’une réforme à ce sujet devant avoir lieu parmi les croyants juste avant la venue du Christ. Es. 56 : 1, 2, 1 Pi. 1 : 5, Ap. 14 : 12.

   XIV. Alors que le cœur naturel, ou charnel est en opposition à Dieu et à sa loi, cette opposition peut être soumise uniquement par une transformation radicale des affections et l’échange des principes malsains contre les bons principes. Cette transformation suit la repentance et la foi, et est l’œuvre particulière de l’Esprit Saint, constituant la régénération, ou conversion.

   XV. Etant donné que tous ont violé la loi de Dieu et ne peuvent d’eux mêmes obéir à ses justes exigences, nous sommes dépendants de Christ, d’abord pour être justifiés de nos offenses passées, et, deuxièmement, pour la grâce qui nous permettra de rendre une obéissance acceptable à sa sainte loi dans les temps à venir.

   XVI. L’Esprit de Dieu a été promis pour se manifester dans l’église au travers de certains dons, énumérés tous spécialement dans 1 Co. 12 et Eph. 4. Ces dons ne sont pas prévus pour surpasser, ou prendre la place de la Bible, qui est suffisante pour nous rendre sages à salut ; pas plus que la Bible ne peut prendre la place de l’Esprit Saint. En spécifiant les différentes façons dont il opère, l’Esprit Saint a simplement prévu le nécessaire pour sa propre existence avec le peuple de Dieu jusqu’à la fin des temps, pour conduire à la compréhension de cette parole qu’il a inspirée, pour convaincre de péché, et pour produire une transformation dans le cœur et dans la vie. Ceux qui refusent à l’Esprit sa place et son œuvre, rejettent ouvertement cette partie de la Bible qui lui assigne cette œuvre et cette position.

   XVII. Dieu, en accord avec ses agissements uniformes envers la race, envoie une proclamation de l’approche de la seconde venue du Christ ; et cette œuvre est symbolisée par les trois messages d’Ap. 14, le dernier mettant l’accent sur l’œuvre de réforme concernant la loi de Dieu afin que les gens puissent entièrement se préparer pour cet événement.

   XVIII. Le temps de la purification du sanctuaire (voir point X), se synchronisant avec le temps de la proclamation du troisième message, est un temps de jugement investigatif, se référant tout d’abord aux morts, puis aux vivants lorsqu’arrive la fin du temps de grâce, afin de déterminer qui d’entre les myriades dormant présentement dans la poussière de la terre sera digne de prendre part à la première résurrection, et qui de ses multitudes vivantes sera digne d’être translaté – points devant être déterminés avant l’apparition du Seigneur.

   XIV. La tombe, vers laquelle nous allons tous, exprimée par le mot Hébreux sheol et le mot grec hades, est un lieu de ténèbres où il n’y a ni œuvre, ni invention, ni sagesse, ni connaissance. Eccl. 9 : 10.

   XX. L’état dans lequel nous sommes réduits par la mort est un état de silence, d’inactivité, et d’inconscience complète. Ps. 146 : 4; Eccl. 9 : 5, 6 ; Dan. 12 : 2.

   XXI. L’humanité sera délivrée de cette prison qu’est la tombe par une résurrection corporelle ; les justes ayant part à la première résurrection qui a lieu lors de la seconde venue du Christ, et les méchant à la deuxième résurrection qui a lieu mille ans plus tard. Ap. 20 : 4-6.

   XXII. Lors de la dernière trompette, les justes seront changés en un moment, en un clin d’œil, et seront enlevés avec les justes ressuscités pour rencontrer le Seigneur dans les airs, afin d’être pour toujours avec le Seigneur.

   XXIII. Ces êtres rendus immortels sont alors enlevés au Ciel, dans la Nouvelle Jérusalem, la maison du Père, dans laquelle il y a de nombreuses demeures, Jn 14 : 1-3, où ils règnent avec Christ pendant mille ans, jugeant le monde et les anges déchus, c’est-à-dire qu’ils déterminent la punition qui leur sera attribuée à la fin des mille ans, Ap. 20 : 4 ; 1 Co. 6 : 2, 3. Durant ce temps la terre se trouve dans un état dévasté et chaotique, Jér. 4 : 23-27, elle est décrite par le même terme qu’à son commencement, soit le terme Grec abussos, ou abîme (Gen. 1 : 2). C’est là que Satan se trouve réduit durant les mille ans, Ap. 20 : 1, 2, et là qu’il sera finalement détruit, Ap. 20 : 10 ; Mal. 4 : 1. Le théâtre de la ruine pour laquelle il a œuvrée dans l’univers sera pour un temps sa prison méritée et lugubre, puis le lieu de son exécution finale.

   XIV. Au terme des mille ans, le Seigneur descend avec son peuple et la Nouvelle Jérusalem, Ap. 21 : 2. Les méchants morts ressuscitent et se lèvent de la surface de la terre encore non renouvelée ; ils se réunissent autour de la cité, la demeure des saints, Ap. 20 : 9, puis du feu descend de Dieu du  ciel et les dévore. Ils sont alors consumés, racines et rameaux, Mal. 4 : 1, devenant comme s’ils n’avaient jamais été, Ab. 15, 16. Dans cette exclusion éternelle de la présence du Seigneur, 2 Thes. 1 : 9, les méchant reçoivent la punition éternelle dont ils avaient été menacés, Mat. 25 : 46. C’est ici la perdition des hommes impies, le feu qui les consume étant le feu pour lequel « les cieux et la terre qui sont à présent » sont réservés, qui fondra les éléments mêmes de par son intensité, et purifiera la terre des taches les plus profondes de la malédiction du péché. 2 Pi. 3 : 7-12.

   XXV. De nouveaux cieux et une nouvelle terre s’élèveront par la puissance de Dieu des cendres des anciens, afin d’être, avec la Nouvelle Jérusalem pour métropole et capitale, l’héritage éternel des saints, le lieu où les justes vivront pour toujours, 2 Pi. 3 : 13 ; Ps. 37 : 11 ; Mat. 5 : 5.

  

Questions à Frère Loughborough :

   The Review and Herald, 5 novembre 1861 ; italiques dans l’original.

   FR. WHITE : J’aimerai que vous envoyiez les questions suivantes au frère Loughborough afin d’obtenir des explications.

   W. W. GILES. Toledo, Ohio.

   QUESTION 1 : Quelles objections sérieuses peut-on émettre contre la doctrine de la trinité ?

   REPONSE : Il y a de nombreuses objections que l’on pourrait émettre, mais vu notre espace limité, je les réduirai aux trois suivantes : 1. Elle est contraire au bon sens. 2. Elle est contraire aux Ecritures. 3. Son origine est païenne et fabuleuse.

   On fera, dans l’ordre, un petit commentaire sur chacune de ces assertions : 1 – Ce n’est pas vraiment en accord avec le bon sens de dire que trois sont un et que un est trois, comme certains l’expriment en appelant Dieu « le Dieu trin », ou « le Dieu trois en un. » Si le Père, le Fils, et le Saint-Esprit étaient chacun Dieu, il y aurait trois Dieu ; car trois fois un n’est pas égal à un, mais à trois. Il est un sens par lequel ils sont un, mais pas une personne, comme le prétendent les Trinitaires.

   2 – C’est contraire aux Ecritures. Vous pouvez ouvrir le Nouveau Testament quasiment n’importe où, s’il mentionne le Père et le Fils, il les représente comme deux personnes distinctes. Le chapitre dix-sept de Jean suffit à lui tout seul pour réfuter la doctrine de la trinité. Plus de quarante fois dans ce chapitre, le Christ parle de son Père comme étant une personne distincte de lui-même. Son Père était au ciel, et lui sur la terre. Le Père l’avait envoyé. Il lui avait donné ceux qui croyaient. Il allait devoir retourner vers le Père. Et c’est dans ce témoignage même qu’il nous montre en quoi consiste son unité avec son Père. Elle est de la même nature que l’unité existant entre les membres de l’église de Dieu. « Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. » D’un seul cœur et d’un seul esprit. D’un seul but dans tous le plan mis en œuvre pour le salut de l’homme. Lisez le dix-septième chapitre de Jean, et voyez s’il ne renverse pas entièrement la doctrine de la trinité.

   Si l’on veut croire cette doctrine, il nous faut croire, en lisant les Ecritures, que Dieu s’envoya lui-même dans le monde, qu’il est mort pour réconcilier le monde avec lui-même, qu’il s’est ressuscité lui-même d’entre les morts, qu’il monta au ciel pour se rencontrer lui-même, qu’il plaide devant lui-même au ciel, pour réconcilier le monde avec lui-même, et qu’il est le seul médiateur entre l’homme et lui-même. Le fait de se référer à la nature humaine du Christ en tant que Médiateur (d’après les Trinitaires), n’y change rien ; Clarke le dit en effet, « Le sang humain n’apaise pas plus Dieu que celui des cochons. » (Commentaire sur 2 Samuel 11 : 10) Il nous faut aussi croire que dans le jardin, Dieu se pria lui-même d’éloigner, s’il était possible, la coupe de lui-même, et mille autres absurdités semblables.

   Lisez attentivement les textes suivants, les comparant avec l’idée que Christ est le Dieu omnipotent, omniprésent, suprême, et le seul Dieu à exister par lui-même : Jean 14 : 28 ; 17 : 3 ; 3 : 16 ; 5 : 19, 26 ; 11 : 15 ; 20 : 19 ; 8 : 50 ; 6 : 38 ; Marc 13 : 32 ; Luc 6 : 12 ; 22 : 69 ; 14 : 29 ; Matthieu 3 : 17 ; 27 : 46 ; Galates 3 : 20 ; 1 Jean 2 : 1 ; Apocalypse 5 : 7 ; Actes 17 : 31 ; Voyez aussi Luc 1 : 32 ; 22 : 42 ; Jean 3 : 35, 36 ; 5 : 19, 21, 22, 23, 25, 26 ; 6 : 40 ; 8 : 35, 36 ; 14 : 13 ; 1 Corinthiens 15 : 28, etc.

   Le mot Trinité n’apparaît nulle part dans les Ecritures. Le texte principal qui est supposé l’enseigner est 1 Jean 5 : 7, et c’est une interpolation. Clarke dit : « Sur cent treize manuscrits, ce texte ne se trouve pas dans cent douze d’entre eux. Avant le dixième siècle, on ne le trouve nulle part. Et la première fois qu’on le trouve en Grec est dans une traduction promue par le Concile de Latran, ayant eu lieu en 1215. »

   3 – Son origine est païenne et fabuleuse. Au lieu de nous conduire vers les Ecritures pour nous prouver la trinité, on se réfère au trident des Perses, en affirmant que « de cette manière, ils voulaient nous enseigner l’existence d’une trinité, et s’ils avaient la doctrine de la trinité, ils ont dû la recevoir par la tradition du peuple de Dieu. Mais toutes ces choses sont des suppositions, car il est certain que l’église juive ne soutenait pas une telle doctrine. Mr Summerbell nous disait : « L’un de mes amis, étant dans une synagogue de New York, demanda au Rabbi d’expliquer le mot ‘Elohim’. Un trinitaire du clergé, se trouvant justement là, répondit, ‘‘Eh bien, cela se réfère aux trois personnes de la Trinité ». C’est alors qu’un Juif s’avança et lui dit de ne plus mentionner ce nom, ou il se verrait obligé de le contraindre à quitter le bâtiment ; car dans la synagogue, il n’était pas permis de mentionner le nom d’un dieu étranger, quel qu’il soit.* » Milma, dit que l’idée du Trident est fabuleuse. †

   Cette doctrine de la trinité entra dans l’église à la même époque que le culte des images, l’observance du jour du soleil, et n’est ni plus, ni moins, que la doctrine Perse remodelée. Depuis sa première apparition, il fallut environ trois cent années pour en faire ce qu’elle est maintenant. Elle débuta vers 325 ap. JC, et sa formulation ne fut pas complétée avant 381. Voir Milman Gibbon’s Rome, vol 4 ; p. 422. Elle fut adoptée en Espagne en 589, en Angleterre, en 596, en Afrique, en 534. – Gibbon vol. 4, p. 114, 345 ; Milner vol. 1 p. 519. »

* Discussion entre Summerbell et Flood au sujet de la Trinité, p. 38

† Histoire de la chrétienté, p. 34

 

Copie de The Desire of Ages, p. 671

  

Manuscrit 21, 1906

 

   Texte de la page ci-contre :

   The Father is not to be described by the earthly The Father is all the fullness of the God head invisible to mortal sight.

   The Son is all the fullness of the God head revealed manifested, He is the express image of his Fathers person For God so loved the world that he gave his only begotten Son that whosoever believeth in him Should not perish but have everlasting life. Here is the personality of the Father.

   The Spirit the Comforter whom Christ promised to send after he assended to heaven is Christ is the Spirit in all the fullness of the God head making manifest to the All who receive him and believe in Him There are the living three personsalities of the heavenly trio in which every soul repenting of their sins believing receiving Christ by a living faith to them who are baptized In the name of Jesus Christ to them In the name of the Father and of the Son and of the Holy Ghost these high digified personalities Give power because they are Gods property to be called the Sons of God, What is the sinner to do, believe in Jesus Christ because they are his property which he hath purchased with his own blood through the test and trial to which he was subjected to redeem from the slavery

 

   Comme on peut le voir, l’écriture manuscrite de Sœur White était parfois très difficile à lire. Le texte interlinéaire présenté plus haut fut préparé à partir du manuscrit original. Les mots qui n’étaient pas clair furent comparés avec le manuscrit dactylographié d’Ellen White, du fichier copié en 1906.

  

Les cinq étapes vers l’Apostasie

Par J.N. Loughborough

Pour établir cette « abomination de la désolation » (Daniel 12 : 11), on voit que cinq étapes distinctes furent suivies :

    1. Formation d’un credo par lequel ils exprimèrent leur foi par des phrases humaines au lieu de s’en tenir à la parole de Dieu.
    2. Mise en place de leur credo comme condition de communion fraternelle, et dénonciation comme hérétiques de tous ceux qui ne voulurent pas adhérer à l’expression exacte de leurs credo.
    3. Etablissement du credo comme règle selon laquelle tous les hérétiques doivent être éprouvés. C’est ainsi qu’ils furent nombreux à être déclaré pécheurs, dont la foi était plus en harmonie avec les expressions directes de la Bible que celle de ceux qui émettaient des décrets contre eux.
    4. Se constituer eux-mêmes comme tribunal pour traiter des hérétiques, et exclure de leur communion tous ceux qui ne voulurent pas adhérer à leurs credo. Non satisfaits de leur interdire le droit aux privilèges liés à l’église dans ce monde, ils les déclarèrent sujets de l’étang de feu.
    5. Ayant ainsi éveiller une haine dans leurs propres cœurs contre tous ceux qui ne se conformèrent pas à leurs credo, ils poursuivirent en invoquant et en obtenant l’aide de la puissance civile pour torturer, pour tuer par l’épée, par la faim, par la flamme et par les bêtes de la terre, ceux qu’ils avaient déclaré indignes de rester dans le monde.

   C’est alors qu’apparu sur la scène de l’action une classe de Chrétiens de professions ayant un chef à leur tête, déclarant qu’il était réellement « Dieu sur terre », persécutant une autre classe de Chrétiens suivant consciencieusement le Seigneur et sa Parole, - une classe dont on pourrait dire, à la lumière selon laquelle Dieu les voit (comme il fut dit des anciens héros), « dont le monde n’était pas digne. » Héb. 11 : 38. (J.N. Loughborough, The Church, Its organisation, Order, and Discipline,[1] p. 76, 77)



[1] L’Eglise, son organisation, son ordre et sa discipline.