4. Le Message du Sanctuaire - Son Histoire

 
Le Message du Sanctuaire - 
Son Histoire

 

   L’enseignement fondamental le plus élémentaire de la religion Chrétienne est la vérité selon laquelle Jésus-Christ est le Fils du Dieu vivant. Lorsque Jésus demanda aux disciples, « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre répondit, « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Matthieu 16 : 15, 16) Sœur White écrit dans Jésus-Christ : « La vérité confessée par Pierre constitue le fondement de la foi du croyant. C’est d’elle que Christ lui-même a dit qu’elle est la vie éternelle. …Pierre avait énoncé la vérité servant de fondement à la foi de l’Eglise. » (p. 407, 409) Alors que la vérité concernant Jésus est le fondement de la foi Chrétienne en général, le mouvement Adventiste fut spécifiquement fondé sur le message du sanctuaire.

   « Deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié. » (Daniel 8 : 14) Cette déclaration, la base et la colonne centrale de la foi adventiste, était familière à tous les amis du prochain retour du Christ. (La tragédie des siècles, p. 409)

   La compréhension correcte du ministère ayant lieu dans le sanctuaire céleste est la fondation de notre foi. (Ellen G. White, Lettre 208, 1906)

   Uriah Smith, pionnier, écrivain et éditeur parmi les frères Adventistes, écrivit ce que l’on peut considérer comme une affirmation représentative de ce que quasiment tous les premiers croyants de notre mouvement auraient approuvé :

   Il n’est peut-être pas étonnant que l’ennemi de la vérité semble être plus déterminé à troubler et à affaiblir les esprits au sujet du sanctuaire ; car c’est ici la citadelle de notre force. (The Review and Herald, 15 août 1875)

   Ce qui est spécifiquement Adventiste du 7ème Jour n’est ni l’observance du Sabbat du 7ème Jour, ni la foi dans le retour imminent de Jésus. D’autres églises gardent le Sabbat, et d’autres encore adhèrent au proche retour de Jésus-Christ ayant lieu après la grande tribulation, et avant le millénium. L’Adventisme du 7ème Jour est unique dans sa compréhension du message du sanctuaire dans le type et l’antitype. LeRoy Froom, historien de l’église et apologiste, écrivit que la vérité au sujet du sanctuaire est « l’unique vérité distinctive, séparative et structurelle – le seul enseignement doctrinal qui identifie et fait des Adventistes du 7ème Jour [un peuple] différent de tous les autres Chrétiens. (Movement of Destiny, p. 541)

   Les racines du mouvement Adventiste vont jusqu’à William Miller et d’autres prédicateurs de la seconde venue du Christ, tels que Joseph Wolff qui enseigna qu’elle était imminente. Miller fonda sa croyance dans ce passage de Daniel 8 : 14, devenu célèbre : « Deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié. » [1] Miller croyait que les 2300 jours étaient des années prophétiques ayant pour point de départ l’année 457 av. J-C, et qu’elles allaient se terminer en 1843. Les calculs furent plus tard révisés, et aboutirent au 22 octobre 1844. Miller croyait que le sanctuaire dont il est question dans Daniel était la terre, et qu’elle serait purifiée par le feu lorsque Jésus reviendrait pour son peuple. Lorsque Christ n’est pas revenu, en 1844, les croyants traversèrent ce qui fut plus tard appelé « Le grand désappointement. » Ellen White le décrivit de la manière suivante :

   Lorsque le printemps de 1844 fut passé, ceux qui avaient attendu le retour du Christ pour cette époque furent, durant quelques temps, plongés dans le doute et le désarroi. Le monde les considérait comme terrassés et convaincus de s’être attachés à une illusion ; cependant, la parole de Dieu restait leur source de consolation. Beaucoup d’entre eux continuèrent de sonder les Ecritures. Ils soumirent les bases de leur foi à un nouvel examen, et étudièrent les prophéties avec le plus grand soin pour y trouver de nouvelles lumières. Le témoignage biblique semblait réellement confirmer leurs vues. Des signes incontestables indiquaient la proximité du retour du Seigneur. La puissance du Saint-Esprit, qui s’était manifestée tant par la conversion des pécheurs que par un renouveau de vie spirituelle parmi les croyants, avait prouvé que le message était du ciel. Et, bien qu’ils ne fussent pas à même d’expliquer leur désappointement, ils étaient convaincus que Dieu les avait dirigés. (La tragédie des siècles, p. 423)

 

La vérité reçue après le désappointement

   Le premier croyant Adventiste qui comprit ce qui s’était passé durant le désappointement fut Hiram Edson, un « fermier prédicateur, dirigeant d’un des premiers groupes Adventistes à l’ouest de l’état de New York. Il écrivit l’expérience quelques années plus tard, et l’histoire fut préservée par sa fille, Mme O.V. Cross, de Floride. » (Heavenly Visions, [2] p. 111)

   « Nos attentes se firent très intenses, et c’est ainsi que nous avons attendu le retour de notre Seigneur jusqu’à ce que l’horloge frappe les douze coups de minuit. Le jour s’était alors écoulé, et notre désappointement était devenu certain. Nos espérances et nos attentes les plus chères étaient anéanties, et nous nous mîmes à pleurer comme jamais auparavant. Il semblait que la perte de tous nos amis terrestres aurait été incomparable à notre expérience.  Nous pleurâmes et pleurâmes jusqu’à la fin du jour. …

   « Je songeais dans mon cœur, disant : ‘Mon expérience de l’ « Advent [3] » fut la plus belle de toute mon expérience chrétienne. La Bible se serait-elle trompée ? N’y aurait-il pas de Dieu dans le ciel, pas de ville en or, pas de Paradis ? Tout cela ne serait-il qu’une fable habilement conçue ? Nos espoirs et nos attentes les plus chers ne sont-ils pas fondés ?

   « Je commençai à me dire que nous allions peut-être recevoir de la lumière et de l’aide dans notre détresse. Je dis à certains de nos frères : ‘Allons à la grange.’ Nous entrâmes dans le grenier à blé, fermâmes les portes autour de nous, et nous prosternâmes devant le Seigneur. Nous priâmes avec ferveur, ayant le sentiment de notre besoin. Nous continuâmes à prier ainsi jusqu’à ce que l’Esprit ait rendu son témoignage, disant que nos prières avaient été acceptées, et que de la lumière allait être donnée – que notre désappointement allait être expliqué, éclairé et rendu acceptable.

   « Après le petit déjeuner, je dis à l’un de mes frères, ‘Allons voir et encourager quelques-uns de nos frères.’ Nous partîmes, et alors que nous traversions un grand champ, je fus arrêté environ à mi-chemin du champ. Le ciel sembla ouvert à ma vue, et je vis distinctement et clairement qu’au lieu de sortir du Lieu Très Saint du sanctuaire céleste pour venir directement vers cette terre le dixième jour du septième mois, à la fin des 2300 jours, notre Grand Prêtre entra en ce jour pour la première fois dans le second appartement de ce sanctuaire, et qu’il avait une œuvre à accomplir dans ce Lieu Très Saint avant de venir vers la terre ; qu’il alla aux noces, en d’autres termes, vers l’Ancien des Jours, pour recevoir un royaume, le pouvoir et la gloire ; et que nous devions attendre qu’il revienne du mariage. » (The Review and Herald, 23 juin 1921 ; cité de Heavenly Vision, p. 111)

   Hiram Edson, Dr. F.B. Hahn, et un jeune prédicateur du nom de O.R.L. Crosier, étudièrent les Ecritures plus en profondeur et parvinrent à la conclusion que « les 2300 années devaient aboutir au début du ministère de notre Grand Prêtre dans le Lieu Très Saint du sanctuaire céleste, symbolisé par la dernière phase du service Lévitique dans le type du sanctuaire terrestre. Le service accompli le dernier jour dans le sanctuaire terrestre était appelé la purification du sanctuaire. Ceci était exactement ce qu’annonçait Daniel 8 : 14 comme devant commencer en 1844. Tout était clair. Christ avait commencé ce service dans le Lieu Très Saint, la date de 1844 une fois arrivée. Leur erreur était expliquée. La prophétie s’était réalisée. Ils avaient tourné leurs regards vers cette terre au lieu de les tourner vers le Lieu Très Saint du ciel. Là-bas, au ciel, l’heure du jugement était arrivée, l’heure de purifier les annales du sanctuaire, comme décrit dans Daniel 7 : 10, 13. C’était là de la lumière qui devait être annoncée pour les croyants. (Idem, p. 112)

   Edson et Hahn demandèrent à Crosier de poursuivre l’étude du message du sanctuaire d’après le type Lévitique, et d’écrire leurs découvertes communes. Edson et Hahn acceptèrent de publier les résultats. Le document fut préparé en 1845 et, au début de l’année d’après, ils s’arrangèrent pour l’imprimer dans une revue des Adventistes de Cincinnati nommée le Day Star. [4] L’article de Crosier intitulé « Le Sanctuaire » fut publié dans le Day Star Extra, le 7 février 1846.

   James White et Joseph Bates furent parmi les premiers à lire et à accepter la lumière telle qu’elle fut présentée dans l’article de Crosier. Lorsque Ellen White lut l’article, elle le recommanda immédiatement aux frères comme étant une « vraie lumière ». Voici ce qu’elle écrivit au frère Curtis le 21 avril 1847 :

   Je crois que le Sanctuaire devant être purifié à la fin des 2300 jours est le Temple de la Nouvelle Jérusalem, dont Christ est le prêtre. Le Seigneur m’a montré dans une vision, il y a maintenant plus un an, que le Frère Crosier avait la vraie lumière quant à la purification du sanctuaire ; et que c’était sa volonté que le frère Crosier en relate sa compréhension dans le numéro spécial du Day Star, le 7 février 1846. Je me sens entièrement autorisée à recommander ce numéro spécial à tous les saints. (A word to the little block, [5] p. 12)

   L’article de Crosier commença en discutant de ce qui constituait le sanctuaire. Après avoir défini le sanctuaire de Daniel 8 : 14 comme étant le sanctuaire céleste où Jésus officie pour le croyant, il fit le lien entre le type de l’Ancien Testament et l’antitype, ou le vrai sanctuaire, tel qu’il est révélé dans le Nouveau Testament, en utilisant tout particulièrement l’épître aux Hébreux. Crosier ne s’attarda pas trop longtemps sur le calcul des 2300 soirs et matin, cela ayant déjà été fait par les prédicateurs du retour de Jésus. Par contre, Crosier discuta en détail ce qui commença à avoir lieu le 22 octobre 1844, et conclut son article en discutant de la fin du Jour des Expiations par le bannissement du bouc.

   Les premiers Adventistes firent du ministère de grand-prêtre du Christ le centre de leur message. Des pionniers tels que James White, James M. Stephenson, Joseph H. Waggoner (le père de E.J. Waggoner), Uriah Smith et Stephen Haskell écrivirent abondamment au sujet de l’expiation finale dans le ciel. [6]

   L’église publia sa première Déclaration de Croyances en 1872. Le paragraphe d’introduction releva qu’elle n’était pas imprimée pour être une autorité parmi les frères, ou dans l’objectif d’assurer l’uniformité en son sein. Il fut cependant relevé que cette déclaration contenait « ce qui est et ce qui a été, dans une grande mesure, l’objet de leur foi. (A Declaration of Fundamental Principles Taught and Practiced by the Seventh-Day Adventists, 1872) Sur les vingt-cinq croyances, deux concernaient directement le ministère de grand-prêtre du Christ :

   Il y a un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Père Eternel, par qui Il créa toutes choses, et par lequel elles consistent ; il prit sur lui la nature de la semence d’Abraham pour la rédemption de notre race déchue ; il marcha parmi les hommes plein de grâce et de vérité, vécut notre exemple, mourut notre sacrifice, fut ressuscité pour notre justification, monta aux cieux pour être notre seul médiateur dans le sanctuaire céleste, où, par son propre sang, il fait l’expiation de nos péchés ; expiation qui loin d’avoir eu lieu à la croix, où n’eut lieu que l’offrande du sacrifice, est la toute dernière partie de son œuvre de prêtre selon l’exemple de la prêtrise lévitique, qui préfigurait le ministère de notre Seigneur dans le ciel. Voir Lév. 16 ; Héb 8 : 4, 5 ; 9 : 6, 7. (Idem. Croyance n°2)

   Le sanctuaire de la nouvelle alliance est le tabernacle de Dieu dans le Ciel au sujet duquel Paul parle à partir de Hébreux 8, et dont notre Seigneur est le pasteur en tant que Grand Prêtre ; ce sanctuaire est l’antitype du tabernacle Mosaïque, et le ministère de prêtre de notre Seigneur qui y est associé est l’antitype du ministère des prêtres Juifs dans l’ancienne dispensation, Héb. 8 : 1-5. C’est ici le sanctuaire qui doit être purifié à la fin des 2300 jours, et ce que l’on appelle sa purification est dans ce cas, tout comme dans le type, simplement l’entrée du grand prêtre dans le Lieu Très Saint, pour finir l’ensemble des services qui y sont liés, en éradiquant et en enlevant du sanctuaire les péchés qui y avaient été transférés par le moyen de l’œuvre accomplie dans le premier appartement, Héb. 9 : 22, 23. Cette œuvre, dans l’antitype, commence en 1844 et occupe un espace bref et indéfini, au terme duquel l’œuvre de salut pour le monde prend fin. (Idem. Croyance n°10)

   L’unanimité avec laquelle cette croyance était acceptée fut également exprimée dans le Yearbook [7] de 1889 sous les termes suivants : « Les propositions suivantes peuvent être considérées comme le résumé des principaux aspects de leur foi religieuse, au sujet de laquelle il y a, aussi loin que nous le sachions, « une grande unanimité dans le corps entier ». Quinze années après la déclaration de 1872, en 1887, Uriah Smith écrivit une déclaration en cinq points exprimant la compréhension des pionniers au sujet du sanctuaire, publiée dans la Review and Herald :

    1. Que le sanctuaire et la prêtrise de la dispensation Mosaïque représentaient symboliquement le sanctuaire et la prêtrise de la dispensation présente, ou Chrétienne. (Hébreux 8 : 5)
    2. Que ce Sanctuaire et cette prêtrise sont dans le ciel, ressemblant aux précédents d’aussi prês que les choses célestes peuvent ressembler aux terrestres. (Hébreux 9 : 23, 24)
    3. Que le ministère du Christ, notre Grand Prêtre, se divise en deux grandes parties, comme dans le type ; d’abord dans le premier appartement, ou Lieu Saint, puis dans le second appartement, ou Lieu Très Saint.
    4. Que le commencement de son ministère dans le deuxième appartement fut spécifié par la grande période prophétique des 2300 jours (Daniel 8 : 14), et débuta lorsque ces jours prirent fin, en 1844.
    5. Que le ministère qu’il accomplit maintenant dans le deuxième appartement du temple céleste est « l’expiation » (Lévitique 16 : 17), la « purification du sanctuaire » (Daniel 8 : 14), le « jugement investigatif » (Daniel 7 : 10),  « l’accomplissement du mystère de Dieu » (Apocalypse 10 : 7 ; 11 : 15, 19), qui complètera l’œuvre du Christ en tant que grand prêtre, terminera le plan du salut, mettra fin au temps de probation, décidera de chaque cas pour l’éternité, et conduira Christ sur son trône de domination éternelle. (Uriah Smith, « Questions on the Sanctuary », The Review and Herald, 14 juin 1887 ; cité de The Sanctuary Doctrine, p. 1, 2)

   Les premiers Adventistes virent dans le quatorzième chapitre d’Apocalypse un message à donner au monde, disant que cette œuvre de la purification du sanctuaire (le début du jugement) avait commencé. « Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant l’Evangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue et à tout peuple. Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu et donnez lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et les sources d’eaux. » (Apocalypse 14 : 6, 7) Dans ce message se trouvait l’appel à adorer Dieu comme le grand Créateur par le Sabbat du 7ème jour. C’était là le temps auquel se référait Paul lorsqu’il parla à Félix et à sa femme, Drusilla, lorsqu’il « discourait sur la justice, sur la tempérance, et sur le jugement à venir. [futur] » (Actes 24 : 25)

   La compréhension que les premiers Adventistes reçurent quant à la prophétie des 2300 jours de Daniel 8 : 14 modela et façonna le mouvement Adventiste. La croyance que Christ devait accomplir une œuvre de prêtre dans le sanctuaire céleste n’était pas, en elle-même, une idée nouvelle. Le livre des Hébreux parle clairement d’un ministère de Jésus dans le ciel. L’idée que cette œuvre était une œuvre d’expiation essentielle au salut de l’homme était cependant nouvelle.

 

Introduction d’une nouvelle doctrine du sanctuaire

   En 1955 et 1956, certains de nos pasteurs dirigeants tels que Roy Allen Anderson et LeRoy Froom rencontrèrent Walter Martin et d’autres évangéliques pour discuter de la foi Adventiste. Martin soumit des questions concernant l’Adventisme et la foi Chrétienne aux Adventistes, qui répondirent par des déclarations qu’ils prétendirent être « vraiment représentatives de la foi et des croyances de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. » (Questions on Doctrine, p. 9) [8] Alors que les déclarations publiées dans Questions on Doctrine ne devaient soi-disant « pas être une nouvelle déclaration de foi » (Idem p. 8) elles prirent un virage à 180° de la position des pionniers. L’une des questions posées par Walter Martin fut : « Etant donné que les Adventistes affirment qu’un sacrifice d’expiation totale eut lieu à la croix, qu’enseignez-vous au sujet du ministère de notre Seigneur en tant que Grand Prêtre dans le ciel ? » (Questions on Doctrine, p. 369) Froom répondit à cette question, en disant que « Les Adventistes ne souscrivent à aucune théorie d’une expiation en deux [phases]. » (Idem, p. 390. Italiques dans l’original) Froom avait affirmé aux Evangéliques que l’église croyait que l’expiation fut complétée et terminée à la croix, et que le ministère du Christ dans le sanctuaire céleste ne constituait pas, de lui-même, une œuvre d’expiation. [9] En fait, il écrivit :

   Ainsi, si quelqu’un entend dire un Adventiste, ou bien lit de la littérature Adventiste – même dans les écrits d’Ellen G. White – que Christ fait maintenant l’expiation, il devrait être comprit que nous voulons simplement dire que Christ fait maintenant l’application des bénéfices du sacrifice expiatoire qu’Il offrit sur la croix ; qu’il le rend efficace pour nous individuellement, d’après nos besoins et nos requêtes. » (Idem, p. 354, 355 ; italiques dans l’original)

   En réponse à cette affirmation, le pasteur M.L. Andreasen écrivit :

   Si sœur White était à présent vivante et lisait cela, elle s’occuperait certainement des écrivains présomptueux en des termes bien compréhensibles. Elle ne concéderait à personne, quel qu’il soit, le droit de changer ce qu’elle a écrit ou de l’interpréter de manière à fausser sa signification évidente. L’affirmation faite par Questions on Doctrine selon laquelle elle veut dire ce qu’elle ne dit pas, détruit efficacement la force de tous ses écrits. S’il nous faut consulter un interprète inspiré de Washington avant de pouvoir savoir ce qu’elle veut dire, nous ferions mieux d’évincer les Témoignages dans leur ensemble. Veuille Dieu sauver son peuple. (Letter to the Churches, [10] série A, n°2)

   Andreasen s’opposa non seulement à Froom parce qu’il cherchait à interpréter les citations d’Ellen White, mais il désapprouva également sa façon d’inclure tous les écrivains Adventistes dans son point de vue.

   Il en est peu aujourd’hui qui remettraient en question le fait que Anderson et Froom étaient alors à la base d’un changement dans la théologie de l’église. Il y a quelques années, l’auteur de ce livre eut l’opportunité de parler à un pasteur retraité qui avait personnellement été un ami des deux. Il affirma que Anderson et Froom étaient bien conscients de tracer une nouvelle voie pour l’église, mais il s’agissait d’une voie qu’ils estimaient importante à suivre. Alors que nous ne pouvons pas juger des motivations de ces hommes, les quarante dernières années ont non seulement produit une théologie différente, mais également une église différente. Il est d’une importance capitale de comprendre le ministère de Jésus-Christ dans le sanctuaire céleste. Il nous a été dit :

   Le peuple de Dieu devrait comprendre parfaitement le sujet du sanctuaire et du jugement. Chacun devrait être au courant de la position et de l’œuvre de notre souverain sacrificateur. Sans cette connaissance, il n’est pas possible d’exercer la foi indispensable en ce temps-ci, ni d’occuper le poste que Dieu nous assigne. (La Tragédie des Siècles, p. 531)

 

Les pionniers comprenaient la portée de l’expiation :

   Les pionniers de l’Adventisme ne considéraient pas le ministère du Christ comme faisant une expiation, mais comme faisant l’expiation. Les dirigeants de l’église contemporaine considèrent que l’expiation a été faite à la croix. Andreasen proposa la solution suivante :

   Une grande partie de la confusion sur l’expiation découle d’une négligence à reconnaître qu’il y avait deux phases. Remarquez ce qu’il est dit de Jean-Baptiste : « Il ne distinguait pas bien entre les deux phases de l’œuvre du Christ – souffrant pour aboutir au sacrifice, puis revenant comme un roi conquérant – mais il comprit que sa venue avait une signification profonde. » (Jésus-Christ p. 118) Le livre Questions on Doctrine fait la même erreur. Il ne les distingue pas clairement ; en fait, il ne les discerne pas du tout. Les auteurs ne semblent pas savoir qu’il y a deux phases, d’où la confusion. (Letter to the Churches, série A, no. 6 ; italiques dans l’original)

   Une expiation a-t-elle eu lieu à la croix, et si oui, cela empêcherait-il une expiation qui se déroulerait au ciel ? Les premiers Adventistes comprenaient-ils l’expiation comme ayant deux phases, une « expiation en deux temps » ? L’évidence est là : les pionniers avaient bien une telle compréhension. Cependant, dans leur zèle pour élever le ministère du Christ dans le sanctuaire céleste à sa juste position soutenue par la Bible, les pionniers de nos débuts ont parfois manqué de souligner l’œuvre du Christ sur la croix comme une œuvre expiatoire. La Déclaration de foi de 1872 met l’emphase dans le ciel. [11]

   Alors que cette déclaration n’affirme pas spécifiquement qu’aucune expiation n’a eu lieu au Calvaire, elle dit bien que l’expiation que Christ accomplit maintenant dans le ciel n’a pas été faite sur la croix. Cela ne veut pas dire que les pionniers ne comprenaient pas la signification du Calvaire, mais révèle leur désir de proclamer l’œuvre que Christ accomplit dans le ciel. Plusieurs citations d’ouvrages écrits par les pionniers expriment clairement leur croyance en une expiation à la croix.

   L’un des premiers écrits à aborder ce sujet fut l’œuvre de O.R.L. Crosier, « Le Sanctuaire », imprimée pour la première fois dans le Day-Star Extra, du 7 février 1846. [12] Crosier écrivit :

   L’expiation faite pour le peuple par les prêtres en rapport avec leur ministère quotidien était différente de celle faite le dixième jour du septième mois. En accomplissant la première, il n’entrait pas plus loin que dans le Lieu Saint ; pour la deuxième, ils entraient dans le Lieu Très-Saint ; - la première avait lieu pour des cas individuels, alors que la deuxième concernait toute la nation d’Israël – la première avait lieu pour le pardon des péchés, la deuxième pour les éradiquer – la première pouvait avoir lieu n’importe quand, alors que la deuxième n’avait lieu que le dixième jour du septième mois. C’est ainsi que, la première peut être appelée l’expiation quotidienne et la deuxième l’expiation annuelle, ou bien la première l’individuelle, et la deuxième la nationale. (Day-Star Extra, 7 février 1846 ; italiques dans l’original.)

   On devrait distinctement se souvenir que le prêtre ne commençait pas ses tâches avant d’avoir obtenu le sang de la victime, qu’elles étaient toutes accomplies dans le parvis (la cour du Sanctuaire), et que l’expiation ainsi faite ne l’était que pour le pardon des péchés. Ces points sont expressément enseignés dans ce chapitre et le suivant sur le sacrifice de culpabilité. Nous avons la une expiation pour laquelle les prêtres n’entraient que dans le Lieu Saint, expiation qu’ils pouvaient faire « toujours » ou « quotidiennement ». (Idem ; italiques dans l’original)

   J.N. Andrews, notre premier missionnaire, écrivit :

   Si la loi qui condamnait l’homme avait pu être abolie, il n’aurait pas été nécessaire que le sang du Christ soit répandu, afin qu’une expiation soit faite pour ses transgresseurs. Mais le Fils de Dieu mourut parce que la loi que l’homme avait brisée ne pouvait être retirée. (The Perpetuity of the Royal Law, [13] p. 24)

   La question est posée : comment Israël pouvait alors avoir l’espoir d’être sauvé, alors que la loi de Dieu se tenait devant lui ? Notre réponse est que mis à part « la loi royale » (Jacques 2 : 8-12), une autre loi fut donnée à Israël : « la loi des ordonnances dans ses prescriptions. » - Eph. 2 : 15 ; Col. 2 : 14-17. Par tous ses sacrifices et ses offrandes, cette loi préfigurait la seule offrande de Jésus-Christ, comme la grande expiation pour ses transgressions. (Thoughts on the Sabbath and the Perpetuity of the Royal Law. [14] p. 16, 17)

   Le  pasteur James White, le premier à avoir édité une Déclaration de Foi en 1872, suivit l’idée de Crosier en appelant le sacrifice quotidien pour le péché « l’expiation quotidienne ». Il écrivit : « L’expiation quotidienne ne se poursuivait que 364 jours jusqu’à ce que les services du Sanctuaire terrestre changent, et l’expiation du dixième jour, pour la purification du Sanctuaire, fut introduite. » (The Parable, p. 15) Ecrivant dans la Review and Herald, il affirma :

   Comment est-il traité, celui que les Juifs avaient attendu pour être leur roi ? Comme trône, il reçoit une croix ; comme diadème de gloire et d’honneur, il [ce peuple] lui a préparé une couronne d’épines ; au lieu de le reconnaître comme le Roi dont le sceptre gouverne tous les mondes, il a mis entre ses mains le faux symbole de l’empire ; au lieu de lui rendre l’hommage qui lui était dû, comme Seigneur et Christ, ils ploient le genoux en se moquant de lui, alors qu’il est suspendu, en agonie, faisant expiation pour la transgression. Ainsi, par le conseil arrêté et la prescience de Dieu, le Fils du Très-Haut fut offert pour faire expiation pour la transgression, mettre fin aux offrandes pour le péché, et apporter la justice éternelle. Dan. 9 : 24 (The Review and Herald, 20 juin, 1854 ; article ayant pour titre, « Vision sur le mont sacré »).

   Dans son article de la Review intitulé « L’Unité de l’Eglise, et les moyens prévus par Dieu pour sa purification », David Arnold, premier président de la Fédération de New York, écrivit :

   Il [Satan] n’a pas seulement trouvé le moyen de « changer les temps et la loi, » en poussant les hommes à déplacer le sabbat du septième au premier jour de la semaine, les amenant ainsi à « transgresser les lois, violer les ordonnances, et rompre l’alliance éternelle, » (Esaïe 24 : 5 ; Exode 31 : 16) mais il s’est aussi attaqué aux ordonnances spécifiquement prévues afin que l’église Chrétienne garde en mémoire l’expiation effectuée par la mort et les souffrances du Christ. Il a aussi changé en aspersion le symbole approprié pour garder en mémoire la mise au tombeau et la résurrection du Christ, en pervertissant ainsi entièrement son emploi. (The Review and Herald, 26 juin 1855)

   Dans son livre Looking unto Jesus, [15] Uriah Smith a fait référence au Dictionnaire Biblique de William Smith :

   « Nous remarquons donc que, dans tous les cas, c’était la coutume de celui qui faisait l’offrande de poser ses mains sur la tête de l’offrande pour le péché, de confesser ses péchés de manière générale ou spécifique, et de dire ‘Que cela soit mon expiation’. Sans l’ombre d’un doute, l’offrande pour le péché prouvait que le péché vivait en l’homme, que ‘le salaire du péché, c’est la mort’, et que Dieu avait pourvu à une expiation par la souffrance substituée d’une victime. » (Looking unto Jesus, p. 141 ; italiques dans l’original)

   James M. Stephenson écrivit une série d’articles qui parurent dans la Review and Herald du 22 août au 5 décembre 1854. Cette série en neuf parties était intitulée « L’expiation ». L’œuvre de Stephenson fut hautement recommandée par le pasteur James White. Il commenta : « L’EXPIATION. – cette œuvre importante est à présent achevée. Aucun autre sujet n’est plus important que celui qu’elle traite, et personne ne devrait négliger l’étude du grand plan du salut, telle qu’il est révélé dans les Saintes Ecritures, s’il espère être sauvé. Cette œuvre révèle un vaste champ de vérités Bibliques, et sera d’une aide précieuse pour l’étude du sujet qu’elle évoque. Nous la recommandons aux amis de la vérité. (The Review and Herald, 19 décembre 1854) Bien que Stephenson abandonna les Adventistes du 7ème Jour en 1855 pour rejoindre le Messenger party (The Seventh-day Adventist Encyclopedia, p. 870), le pasteur James White continua de faire la publicité de son œuvre « L’expiation », dans la Review and Herald. En fait, le magasine de l’Eglise en fit la publicité plus de soixante fois entre 1856 et 1857 ! Il semble que le pasteur White ne considérait pas que la défection ultérieure de Stephenson ait dévalué son œuvre. Stephenson écrivit :

   Il [l’homme] a violé une loi qui exige une obéissance parfaite ; ainsi, il ne peut absolument pas remédier à une telle violation, du fait que tout ce qu’il aurait pu faire était d’obéir parfaitement à la loi dès le début, et que de souffrir la peine de mort pour sa transgression aurait causé sa perte. C’est pourquoi, l’expiation accomplie par Christ est à juste titre appelée une expiation substitutive. (The Review and Herald, 22 août 1854 ; italiques dans l’original.)

   A ce point de notre investigation, nous sommes préparés à comprendre la relation qui existe entre le sacrifice, ou l’expiation du Christ et la loi de Dieu. En présentant cette partie du sujet, je vais comparer ce que je comprends être la position Biblique. (Idem, 21 novembre 1854 ; italiques dans l’original)

   Certaines affirmations de A.T. Jones et E.J. Waggoner, que sœur White appela « Les messagers, délégués du Christ » (Test. to Ministers and Gospel Workers, p. 97), sont d’un intérêt tout particulier :

   Avant que l’agneau ne soit offert en sacrifice, l’individu qui l’avait apporté posait ses mains sur la tête de la victime et confessait ses péchés. C’est ainsi qu’il était « accepté pour faire une expiation en sa faveur » (The Consecrated Way to Christian Perfection, p. 63)

   Que la pensée qui était en Jésus-Christ soit aussi en vous. Il mourut pour faire une expiation, et pour servir d’exemple à tous ceux qui voudraient être ses disciples. (The General Conference Bulletin, 1895, p. 332)

   Cet acte de miséricorde de la part de Dieu est éminemment juste, parce que premièrement, le péché est contre Dieu, et c’est son droit de laisser passer une offense contre lui ; et aussi parce qu’il donne sa propre vie comme une expiation pour le péché, de manière à ce que la majesté de la loi soit non seulement maintenue, mais aussi magnifiée. « La bonté et la fidélité se rencontrent ; la justice et la paix s’embrassent. » (Ps. 85 : 11) Dieu est juste et justifie celui qui croit en Jésus. Toute justice vient de lui seul (Waggoner on Romans, p. 74). (Ce livre fut compilé à partir des articles de The Signs of the Times, publiés d’octobre 1895 à septembre 1896)

   Ellen White vit clairement la mort du Christ sur la croix et son ministère dans le sanctuaire céleste comme étant essentiels pour le salut de l’homme. Elle se référait à l’ensemble de ces deux œuvres dans le service typique comme une expiation. D’une manière émouvante, elle écrivit :

   Celui qui s’approche de la croix du Calvaire découvre un amour sans égal. Si par la foi vous saisissez la signification du sacrifice, vous vous reconnaissez pécheur, condamné par la loi. Ceci, c’est la repentance. Si vous venez avec un cœur humble, vous recevez le pardon ; en effet Christ nous est représenté comme se tenant continuellement à l’autel, faisant valoir le sacrifice accompli pour les péchés du monde. Il est le ministre du vrai tabernacle, dressé par le Seigneur, et non par un homme. Les ombres typiques du tabernacle israélite ont perdu toute vertu. Il n’y a plus lieu de présenter chaque jour et chaque année un sacrifice expiatoire typique ; cependant un sacrifice expiatoire offert par un médiateur est toujours indispensable parce que des péchés sont commis constamment. Jésus officie en la présence de Dieu, offrant son sang versé, comme celui d’un agneau. Jésus présente l’oblation qui a été offerte pour chaque faute, pour chaque manquement du pécheur. (Messages Choisis, vol. 1. p. 403 ; MS 50 p. 50)

   Se référant à la mort de Jésus comme à une expiation pour le péché, elle écrivit :

   Le salut des hommes dépend d’une application continuelle du sang purificateur du Christ à leur cœurs. Ainsi, la sainte scène ne devait pas être observée occasionnellement, ou annuellement, mais plus fréquemment que la pâque annuelle. Cette ordonnance solennelle commémore un événement bien plus grand que la libération des enfants d’Israël du joug Egyptien. Cette libération était un type de la grande expiation que Christ fit en offrant sa propre vie pour la libération finale de son peuple. (Spiritual Gifts, vol. 3, p. 228)

   Christ, notre Médiateur, est celui qui donne l’Esprit Saint ; et par l’œuvre dont l’Esprit Saint est responsable, l’expiation faite au Calvaire est mise en contact avec l’âme de l’homme afin de transformer son caractère, et de changer sa nature, jusqu’à ce qu’il puisse être dit au ciel, « Vous êtes des ouvriers avec Dieu, portant le joug du Christ, et portant son fardeau. » (The Youth Instructor, 5 juillet 1894).

   La gloire du Christ n’apparut pas lorsqu’il fut sur cette terre. Il était alors un homme de douleur et habitué à la souffrance. Les hommes se détournaient de lui. Mais il suivait la voie que Dieu avait prévue pour lui. Toujours revêtu de l’humanité, il monta au ciel, triomphant et victorieux. Il pris le sang de son expiation dans le Lieu Très Saint, l’aspergea sur le propitiatoire et sur ses propres vêtements, et bénit le peuple. (Idem, 25 juillet 1901)

   Christ s’est diligemment appliqué à l’étude des Ecritures ; car il les savait pleines de précieuses instructions pour tous ceux qui en font leur conseiller. Il était fidèle dans l’accomplissement de ses devoirs domestiques,  et les premières heures matinales, au lieu d’être gaspillées au lit, le trouvaient souvent dans un endroit retiré, méditant et sondant les Ecritures en prière. Toutes les prophéties concernant son œuvre et sa médiation lui étaient familières, particulièrement celles qui concernaient son humiliation, son expiation et son intercession. (Special Testimonies on Education, p. 177) (Voir aussi The Youth’s Instructor, 25 mai 1909)



[1] Dans une lettre à la Review, Joseph Bates fit un commentaire suite à sa visite à la tombe de William Miller : « Son monument de marbre blanc ne se trouve qu’à quelques pas de la route, haut d’environ cinq pieds, il présente au visiteur une plaque de presque deux pieds de large, au centre de laquelle, à environ quatre pieds du sol, ce trouve un livre ouvert habilement taillé dans le bloc de marbre. Sur la page de droite, en grandes lettres noires, se trouve gravé le texte suivant : ‘Et il me dit : Deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié.’ Daniel 8 : 14. » (The Review and Herald, 3 février 1853) retour

[2] Visions Célestes. retour

[3] L’Advent est un mot anglais qui se réfère à la deuxième venue du Christ et aux événements ayant entourés sa proclamation. Il signifie « venue ». retour

[4] Etoile du Jour. retour

[5] Un mot au petit troupeau. retour

[6] Voir le livre de James White, Life Incidents ; les articles de Haskell parurent dans la Review, le livre de Waggoner, The Atonement in the Light of Nature and Revelation ; le livre de Smith, The Sanctuary and its Cleansing and the 2300 days ; le livre de Haskell, The cross and its shadow ; etc. retour

[7] N.T. : Le Yearbook était le « livre de l’année » des Adventistes. retour

[8] Le document final des questions réponses fut publié sous le titre complet, « Seventh-day Adventists Answer Questions on Doctrine. » L.E. Froom fut l’auteur principal des réponses données dans ce livre. Traduction du titre : « Les Adventistes du 7ème Jour répondent à des Questions de Doctrine. » retour

[9] Avant que le document final fût terminé, un document précédent fut soumis aux dirigeants de l’église pour une évaluation. En réponse à la question 50 au sujet d’Ellen White et de l’expiation, l’auteur de Questions on Doctrine écrivit, « Ni Mme White, ni les Adventistes en général, n’enseignent soit une expiation incomplète à la croix, ni une expiation en deux [phases] – l’une sur la terre et l’autre au ciel. En fait, c’est ici exactement l’opposé de notre croyance. retour

[10] Lettres aux Eglises. retour

[11] Voir p. 55. retour

[12] Par la suite, elle fut rééditée dans la Advent Review de septembre 1850, un numéro spécial de l’Advent Review contenant des témoignages allant de août 1849 à novembre 1850, et The Review and Herald du 16 septembre 1852. retour

[13] La perpétuité de la Loi Royale. retour 

[14] Pensées sur le sabbat et la perpétuité de la loi royale. retour

[15] Regarder à Jésus. retour