7. L'Eglise Adventiste du Septième Jour et l'Expiation

 

L’Eglise Adventiste du Septième Jour et l’Expiation

 

   La croyance selon laquelle le plan du salut ne se termine pas par l’expiation à la croix, de pair avec la compréhension de l’humanité de Jésus, séparait les Adventistes du 7ème Jour de la plupart des églises Evangéliques jusque dans les années 1950. [1] Avant cette époque, la plupart des Evangéliques considéraient l’Adventisme du 7ème Jour comme une secte. C’est l’œuvre de Donald Barnhouse et Walter Martin qui ouvrit la voie pour que l’église n’ait plus la honte d’être appelée une secte. Sous la bénédiction du Président de la Conférence Générale de l’époque, R.R. Figuhr, Martin, Barnhouse et George Cannon rencontrèrent T.E. Unruh, Roy A. Anderson, LeRoy Froom, et W.E. Read, afin d’essayer de dissoudre les soi-disantes incompréhensions entre les Adventistes et les Evangéliques. Unruh affirma dans The Adventiste Heritage :

   Une série de conférences entre les dirigeants Adventistes du 7ème Jour et ceux des Evangéliques commença au printemps de 1955. Elles se poursuivirent jusqu’à l’été 1956, et aboutirent à la publication de deux livres : le premier, Seventh-day Adventists Answer Questions on Doctrine [2] ; le deuxième, The Truth About Seventh-day Adventism [3]. Le premier est une affirmation définitive des croyances Adventistes contemporaines, …La deuxième œuvre, par Walter R. Martin, grand expert des sectes Américaines, définit et examine les doctrines des Adventistes du 7ème Jour, s’appuyant sur le premier livre comme source et autorité. Dans son livre, Martin enleva l’Eglise Adventiste du 7ème Jour de sa liste de sectes non Chrétiennes, et reconnut que tous ceux dont les croyances étaient en accord avec Questions on Doctrines devaient être reconnus comme des membres du corps du Christ (l’église Chrétienne du point de vue Evangélique), et donc, ses frères. (The Adventist Héritage, vol. 4, no. 2, 1977)

   Ces conférences, et le livre qui en découla, Questions on Doctrine, compromirent la position que nous avions tenue au sujet de l’expiation. Plus précisément, nous avons renié notre compréhension d’une expiation en deux phases, et relégué le ministère de grand-prêtre du Christ à une série de mouvements vides de sens. Ce chapitre documentera le démenti qui eut lieu à l’époque de Questions on Doctrine, le reniement ininterrompu jusqu’à nos jours, et la réponse de Dieu à ce démenti.

 

Le démenti de Questions on Doctrine

   A la page 390 de Questions on Doctrine, nous lisons : « Les Adventistes n’ont aucune théorie d’une expiation en deux phases. » (Italiques dans l’original) Le Dr. Barnhouse, écrivant au sujet du grand désappointement, appela la doctrine du jugement investigatif « une idée humaine pour sauver la face » et dit « que tout effort pour l’établir est sans intérêt, terne, et non profitable  » ! (Eternity, septembre 1956 ; italiques dans l’original) Plus tard, il l’appela « sans importance, et presque naïve. » (Idem) Il écrivit également l’impression que nos dirigeants lui avaient faite quant à leur compréhension du jugement investigatif :

   Il faudrait également remarquer que certains Adventistes du 7ème Jour mal informés ont pris cette idée, et l’on portée à des extrêmes littérales et fantastiques. Mr. Martin et moi-même avons entendu les dirigeants Adventistes dire catégoriquement qu’ils répudient tout extrême de ce genre. C’est ce qu’ils ont dit en termes non équivoques. De plus, ils ne croient pas, comme l’ont enseigné certains de leurs anciens professeurs, que l’expiation de Jésus n’était pas complète au Calvaire, mais qu’Il avait encore une œuvre sacerdotale à accomplir depuis 1844. Cette idée est également entièrement répudiée. (Idem)

   Nos dirigeants répudièrent l’enseignement Biblique de James et Ellen G. White, Uriah Smith, etc. Ils ont également préparé une réponse pour satisfaire les Evangéliques quant à l’expiation que Christ accomplit actuellement dans le ciel. Ce n’était malheureusement pas une réponse biblique. Les frères affirmèrent dans Questions on Doctrine :

   C’est pourquoi, lorsqu’une personne entend un Adventiste dire, ou lit dans la littérature Adventiste – et même dans les écrits d’Ellen G. White – que Christ fait présentement expiation, il lui faut comprendre que nous croyons simplement que Christ fait maintenant l’application des bénéfices de l’expiation sacrificielle qu’Il fit à la croix ; qu’Il la rend efficace pour nous individuellement, selon nos besoins et nos demandes. (Questions on Doctrines, p. 354, 355 ; italiques dans l’original)

   Cela est en accord avec la position que le Dr. Barnhouse avait comprise comme étant celle de nos frères, car il écrivit : « Ils croient que depuis son ascension, Christ a fait valoir les bénéfices de l’expiation complétée au Calvaire. » (Eternity, septembre 1956) Mais qu’entendaient-ils par « faire maintenant l’application des bénéfices de l’expiation sacrificielle  qu’Il fit à la croix ? » Questions on Doctrine répond :

   Combien glorieuse est cette pensée que le Roi, qui occupe le trône, est également notre représentant dans les parvis célestes ! Cela prend encore plus de sens lorsque nous réalisons que Jésus, notre assurance, est entré dans les « lieux saints », et est apparu dans la présence de Dieu pour nous. Mais ce n’était pas dans l’espoir d’obtenir quelque chose pour nous à ce moment, ou à un moment futur. Non ! Il l’avait déjà obtenu pour nous à la croix. (Questions on Doctrine, p. 381 ; italiques dans l’original)

 

La position actuelle de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour

   Questions on Doctrine fut publié il y a cinquante ans. Sur quelle base pouvons-nous dire que les vues qu’il contient sont encore valides et représentatives ? Walter Martin commenta la position des dirigeants de l’église en 1983. Il écrivit :

   Etant donné que j’ai toujours insisté sur l’importance de l’intégrité doctrinale dans mon évaluation des mouvements religieux, le bouleversement doctrinal dans l’Adventisme est particulièrement préoccupant. Il s’ensuit que, le 16 février 1983, j’ai écrit à la Conférence Générale des Adventistes du 7ème Jour (Washington D.C.), demandant une déclaration publique et officielle de la Conférence, afin qu’elle réaffirme ou nie l’autorité du livre Adventiste Questions on doctrine, qui était la publication Adventiste représentative sur laquelle j’ai fondé ma dernière évaluation et mon livre. Le 29 avril 1983, W. Richard Lesher, vice-président de la Conférence Générale, m’a répondu par une lettre personnelle. Sa lettre disait, entre autres :

   « Vous demandez premièrement si les Adventistes du 7ème Jour adhèrent encore toujours aux réponses données à vos questions dans Questions on Doctrine, comme ce fut le cas en 1957. La réponse est oui. Vous avez relevé dans votre lettre qu’il en est certains qui s’opposaient aux réponses données alors, et, dans une certaine mesure, la même situation existe aujourd’hui. Mais il est certain que la grande majorité des Adventistes du 7ème Jour sont en harmonie avec les vues exprimées dans Questions on Doctrine. » (Lettre de W. Richard Lesher à Walter Martin, 29 avril 1983)

   Sur la base de la lettre ci-dessus, de mon dialogue avec plusieurs dirigeants Adventistes, et du flux continu au sein de l’Adventisme lui-même, je dois pour le moment me tenir derrière ma dernière évaluation de l’Adventisme du 7ème Jour, tel qu’elle fut exhaustivement présenté dans mon premier livre sur le sujet, et plus loin dans ce volume. (Le Royaume des Sectes, p. 410)

   En 1983, l’église soutenait encore les vues présentées dans Questions on Doctrine. Cette position est que Jésus n’obtient rien pour nous dans le ciel, car tout a été obtenu à la croix. Pas d’expiation finale ! La publication la plus courante prétendant représenter la doctrine des Adventistes du 7ème Jour est le livre Ce que croient les Adventistes… Ce livre prétend être « 27 vérités bibliques fondamentales. (sous-titre) »  Il fut préparé d’une manière semblable à Questions on Doctrine ; en d’autres termes, un écrivain unique prépara le brouillon initial, et un groupe important de pasteurs et d’érudits ajoutèrent leur collaboration. Au départ, le texte initial de Ce que croient les Adventistes…fut préparé par Norman Gulley. Cet avant-projet penchait trop vers la gauche pour le dirigeant des pasteurs de l’époque, Bob Spangler. C’est alors que Spangler demanda à P.G. Damsteegt de réécrire le brouillon initial de chaque chapitre. A la page 5 de ce livre, nous en apprenons plus sur le processus de rajouts :

   Les dix divisions mondiales de l’Eglise ont sélectionné un comité de 194 personnes qui ont lu chaque chapitre de ce livre, ont suggéré des corrections, des additions et des suppressions. Une commission plus restreinte composée de 27 responsables, prédicateurs, théologiens s’est réunie régulièrement avec P.G. Damsteegt en vue de contribuer à la réalisation de cet ouvrage. (Ce que croient les Adventistes… p. v)

   Parmi ceux que l’on reconnaît pour avoir « partagé leurs conseils, vérifié les sources, et recherché des documents, réécrivant et éditant », on compte Roy Adams, Duncan Eva, Samuele Bacchiocchi, B.B. Beach, Norman Gulley, William Johnsson, et de nombreux autres adeptes de la « nouvelle théologie ». Alors que Damsteegt lui-même est peut-être « historique » dans sa compréhension de l’expiation, les personnes citées ci-dessus, chargées de réécrire et d’éditer, ne le sont pas. Quiconque est familier avec le processus de la publication, sait que le produit fini est bien souvent très différent de ce qui a été proposé. Alors que certains frères sincères ont considéré Ce que croient les Adventistes…comme « un réalignement courageux avec la foi historique de nos pionniers et de notre église », la vérité est que ce livre enseigne la même doctrine de l’expiation que Questions on Doctrine. Les Evangéliques comprennent clairement que Ce que croient les Adventistes… présente les enseignements de Questions on Doctrine. Je crois que cette différence d’opinion n’est pas due tant à l’absence de sincérité qu’à l’ignorance. La plupart de nos frères n’ont pas examiné ce livre de près. Remarquez combien le langage de Ce que croient les Adventistes… est proche de celui de Questions on Doctrine :

   Le sacrifice accompli une fois pour toutes à été offert (Hébreux 9 : 28) ; il met désormais à la disposition de chacun les bénéfices de son sacrifice rédempteur. (Ce que croient les Adventistes…, p. 315) [4]

   De la même manière, le Christ, dans le sanctuaire céleste, a fait bénéficier son peuple du fruit de son sacrifice parfait. (Ce que croient les Adventistes…, p. 367)

   Nous avons là le langage même de Questions on Doctrine. Au chapitre 9 de Ce que croient les Adventistes…, ayant pour titre « Vie, mort et résurrection du Christ », nous lisons : « Là, en qualité de grand prêtre, il [Christ] offre les bénéfices de son sacrifice rédempteur [5] complet et parfait en vue d’achever la réconciliation des hommes avec Dieu. » (Idem, p. 110) [6]

   Questions on Doctrine et Ce que croient les Adventistes… comportent tous deux des affirmations qui prétendent que ces livres sont représentatifs, mais n’ont pas d’autorité. Tout d’abord, nous lisons dans Questions on Doctrine :

   Mais, vue la nature même de l’organisation de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour, aucune déclaration de foi ne peut être considérée comme officielle à moins d’être adoptée lors d’une Conférence Générale quadriennale en session, alors que des délégués accrédités du monde entier sont présents. Les réponses données dans ce livre sont une expansion de nos positions doctrinales contenues dans la déclaration des Croyances Fondamentales dont il a déjà été question. C’est pourquoi ce volume peut être considéré comme réellement représentatif de la foi et des croyances de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. (Questions on Doctrine, p. 9)

   Ce que croient les Adventistes… tient la même position que Questions on Doctrine. Il prétend être une Déclaration de foi représentative, et non une Déclaration de Foi officielle, parce qu’il n’a pas été voté par une Conférence Générale en session :

   Quoique ce volume ne soit pas un texte adopté officiellement – seule une session de la Conférence Générale est habilitée à le faire – il peut être considéré comme un document présentant « la vérité […] en Jésus » (Ephésiens 4 : 21) telle que les adventistes du 7ème jour du monde entier la chérissent et la proclament. (Ce que croient les Adventistes…, p. iv)

   Ainsi, que ce soit dans Questions on Doctrine, ou dans Ce que croient les Adventistes…, nous trouvons ce que l’on dit être vrai et représentatif, sans être une déclaration officielle. Pour être officielle, une déclaration doit être votée par la Conférence Générale. Une telle déclaration existe ! Lorsque l’église se réunit à Dallas pour la session de la Conférence Générale, une Déclaration de Foi fut votée. Cette déclaration peut être trouvée dans un manuel d’église quelconque imprimé après 1980, ou dans le livre Ce que croient les Adventistes… La croyance #23 dit, entre autres :

   Il y a dans le ciel un sanctuaire, le véritable tabernacle, dressé par le Seigneur et non par un homme. Dans ce sanctuaire, le Christ accomplit un ministère en notre faveur, mettant ainsi à la disposition des croyants les bienfaits découlant son sacrifice rédempteur [7] offert une fois pour toutes sur la croix. (Ce que croient les Adventistes…, p. 314)

   Depuis 1872, alors que la première Déclaration de Foi fut publiée, jusqu’à 1980, aucune déclaration de ce genre ne fut présentée. D’où vint ce langage ? Il vint de Questions on Doctrine, p. 355. Nous y lisons que « Christ fait maintenant l’application des bénéfices de l’expiation sacrificielle qu’Il fit à la croix. » Que veut dire ce langage ? « …ce n’était pas avec l’espoir d’obtenir quelque chose pour nous à cette époque, ou à une époque future. Non ! Il l’avait déjà obtenu pour nous à la croix. » (Idem, p. 381 ; italiques dans l’original) C’est là un démenti officiel de l’expiation finale !

 

La réaction de Dieu face à la trahison

   Avant de remarquer la réaction de Dieu face à une telle trahison, révisons d’abord la raison d’être du mouvement Adventiste. Il nous a été dit :

   En un sens tout particulier, les Adventistes ont été suscités pour être des sentinelles et des porte-lumière. Le dernier avertissement pour un monde qui périt leur a été confié. La Parole de Dieu projette sur eux une lumière éblouissante. Leur tâche est d’une importance capitale : la proclamation des messages du premier, du second, et du troisième ange. Aucune œuvre ne peut lui être comparée. Rien ne doit en détourner notre attention.

   Les vérités que nous devons proclamer au monde sont les plus solennelles qui aient jamais été confiées à des mortels. C’est là notre travail. Il faut avertir le monde, et le peuple de Dieu doit être fidèle au mandat qu’il a reçu. Qu’il ne se laisse donc pas gagner par l’esprit de spéculation, qu’il ne s’associe pas à des incroyants pour se lancer dans des entreprises commerciales ; car il serait entravé dans la tâche qui lui a été assignée par le Seigneur. (Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 344) [8]

   Le message le plus solennel qui ait jamais été donné fut celui de l’heure du jugement dans le sanctuaire. Comme l’écrivit le pasteur Stephen Haskell : « Le jugement est mentionné par chaque écrivain biblique. Il est plus solennel que la mort ; car la mort sépare seulement les amis jusqu’à la résurrection, alors que le jugement les sépare pour toujours. » (The Cross and Its Shadow, p. 230) Ceci est le message du premier ange et, dans une grande mesure, également ceux du deuxième et du troisième ange. Combien appropriées sont les paroles inspirées de Paul à son fils dans la foi : « O Timothée, garde le dépôt. » (1 Timothée 6 : 20) Dieu a clairement confié un message particulier à l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. Il en est qui croient que peu importe son infidélité à ce dépôt, elle parviendra quand même au port de la Canaan céleste. C’est là une erreur mortelle. Remarquez bien les paroles de la servante du Seigneur, alors qu’elles détruisent cette idée chérie et révèlent la réaction de Dieu quant à la trahison des dépôts sacrés :

   L’Eglise Adventiste doit être pesée dans la balance du sanctuaire. Elle sera jugée d’après les avantages dont elle a joui. Si son expérience spirituelle ne correspond pas aux privilèges que Christ lui a assurés grâce à son sacrifice, si les bénédictions reçues ne l’ont pas qualifiée pour l’œuvre qui lui a été confiée, cette sentence sera prononcée sur elle : « Trouvée trop légère ». Elle sera jugée d’après les lumières et les occasions qui lui ont été données. (Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 300) [9]

   Remarquez le langage utilisé. « L’Eglise Adventiste [la structure officielle] doit être pesée dans la balance du sanctuaire. Elle sera jugée d’après les avantages dont elle a joui. » Aucun peuple n’a jamais eu la lumière qu’il a plu à Dieu de donner à ce peuple. Il nous a pourtant été dit que « si les bénédictions reçues ne l’ont pas qualifiée pour l’œuvre qui lui a été confiée, cette sentence sera prononcée sur elle : ‘Trouvée trop légère’ ». Au sujet d’une telle trahison, il nous a également été dit :

   Judas aurait pu être honoré de Dieu ; au lieu de cela, il finit misérablement sa vie. S’il était mort avant le dernier voyage à Jérusalem, il aurait laissé le souvenir d’un homme digne d’avoir sa place parmi les douze, et il aurait été très regretté. L’infamie qui est restée attachée à son nom, à travers les siècles, est due aux vices qu’il a manifestés vers la fin de sa vie. Mais c’est à dessein que son caractère a été dévoilé. Il devait servir d’avertissement à tous ceux qui, comme lui, trahiraient leur mission sacrée. (The Desire of Ages, p. 716) [10]

   Nous avons assisté à la trahison d’une mission sacrée par les dirigeants auxquels les frères avaient confiance. « Les anciens, ceux à qui Il [Dieu] a donné une grande lumière et qui ont pour devoir de veiller sur les intérêts spirituels de la communauté, ont trahi leur mission. » (Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 73) [11] Est-il surprenant que des frères de compréhension et de discernement se soient levés, sous la puissance de l’Esprit Saint, pour proclamer le message au travers de ce que l’on nomme les « Ministères Indépendants » ? Veuille notre Dieu aider ceux qui comprennent à être fidèles et à proclamer les messages des trois anges d’une façon claire et distincte. Quel triste jugement sera prononcé pour les « chiens muets » (Esaïe 56 : 10) incapables d’aboyer ; ceux qui connaissaient la gravité de l’heure, mais refusaient de donner le message de l’heure du jugement.

   Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Un malheur, un malheur unique ! voici, il vient ! La fin vient, la fin vient, elle se réveille contre toi ! Voici, elle vient ! Ton jour arrive, habitant du pays ! Le temps vient, le jour approche, jour de trouble, et plus de cris de joie dans les montagnes ! (Ezéchiel 7 : 5-7)

   La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive. (Romains 1 : 18)

 


« Les vérités que nous devons proclamer au monde sont les plus solennelles qui aient jamais été confiées à des mortels. C’est là notre travail. Il faut avertir le monde, et le peuple de Dieu doit être fidèle au mandat qu’il a reçu. » (Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, page 344)

 



[1] Comme nous le verrons au chapitre 22, des concessions faites des années plus tôt ont préparé la voie pour les compromis dont il est question ici. retour

[2] Les Adventistes du 7ème Jour répondent à des questions de doctrineretour

[3] La vérité au sujet de l’Adventisme du 7ème Jourretour

[4] N.T. : Atoning sacrifice = sacrifice expiatoire, et non rédempteur. retour

[5] Idem note 4. retour

[6] La note de bas de page #3 du passage cité est particulièrement intéressante, car elle reporte le lecteur à une autre source pour une discussion complète du sujet. Cette source est Questions on Doctrine ! La note dit : « 3. Pour un développement de cette conception adventiste, voir Seventh-day Adventists Answer Questions on Doctrine, Review and Herald, Washington, 1957, p. 341-355. » (Ce que croient les adventiste…, p. 125) retour

[7] N.T. : Atoning sacrifice = sacrifice expiatoire, et non rédempteur. retour

[8] Testimonies for the Church, vol. 9, p. 19. retour

[9] Testimonies for the Church, vol. 8, p. 247. retour

[10] Jésus-Christ, p. 716. retour

[11] Testimonies for the Church, vol. 5, p. 211. retour