11. Comparons les Deux Principes

 

Chapitre 11 – Comparons les deux principes

 

   En examinant ces deux séries de réponses, une personne honnête et candide serait amenée à reconnaître que le principe utilisé dans la deuxième séquence représente plus clairement l’ensemble des textes de la Bible que le premier principe. Il pourvoit à un argument bien meilleur, et c’est une bien meilleure représentation de la vérité. Observez une fois de plus ces deux positions :

Principe 1 : L’observation de la loi est du légalisme et est donc contraire à l’évangile.

Principe 2 : L’observation de la loi est obéissance à Dieu et est l’objet de l’évangile.

   Le premier principe est correct en supposant que c’est la personne qui essaye de faire les œuvres. En fait, ce système de logique présuppose que tout effort est du légalisme et est contraire à l’évangile. La difficulté avec ce principe est que la supposition sous-jacente est cachée et considérée comme naturellement comprise. La partie visible du principe est soutenue par les Ecritures, mais (et un grand MAIS) la supposition sous-jacente et cachée n’est pas soutenue par les Ecritures et en réalité, est fausse. Elle ne laisse pas de place au fait que Dieu peut, par Sa puissance, garder Sa loi en nous, et à travers nous. Cette vérité est révélée à maintes reprises dans les Ecritures. Mais malheureusement, ces vérités sont niées par un principe ayant une supposition sous-jacente qui est fausse. Alors résumons le premier principe une fois de plus :

Principe de Base : L’observation de la loi est du légalisme et est donc contraire à l’évangile

(Partiellement Juste).

Fondé sur l'Hypothèse Sous-jacente : Tout effort est du légalisme

(Entièrement Faux).

   La fausseté de la supposition cachée a un effet désastreux sur l’objet de l’évangile de par le soutien qu’elle apporte au rejet de la loi, et de par le fait qu’elle ravit au pécheur l’espoir d’une vie Chrétienne victorieuse. Ainsi, c’est un principe qui conduira à la mort, et non à la réalisation de la nouvelle alliance où Dieu affirme qu’Il écrira Sa loi dans nos cœurs.

Examinons une fois de plus le second principe :

L’observation de la loi est obéissance à Dieu et est l’objet de l’évangile.

   Ce principe est correct en supposant que la personne reconnaît que l’œuvre vient de Dieu et non d’elle-même. Si la supposition sous-jacente est comprise, cette affirmation est alors entièrement vraie et conduira à une compréhension correcte de l’évangile. Si la supposition sous-jacente n’est pas comprise, ce principe conduira en effet au légalisme et à tout ce que les observateurs du dimanche accusent les observateurs du Sabbat : essayer de gagner le ciel par leurs œuvres. Résumons une fois de plus :

Principe de Base : L’observation de la loi est obéissance à Dieu et est l’objet de l’évangile

(Partiellement vrai).

Hypothèse Cachée : C’est Dieu qui fait l’œuvre à travers vous, et non vous-même

(Entièrement vrai).

   Dans ce cas, si le principe et la supposition sont toutes deux comprises, nous avons alors trouvé la joie de la nouvelle alliance. Mais le grand danger ici est que la supposition cachée n’est pas quelque chose que nous entretenons naturellement. Apprendre à laisser Dieu œuvrer en soi est une expérience pratiquée et comprise par des Chrétiens matures. Cela s’accomplit par un processus continuel d’apprentissage, et NON en cherchant à faire les choses par soi-même. En tant qu’humains, nous sommes tellement enclins à essayer de faire les choses par nous-mêmes, comme l’a révélé Sarah en cherchant à réaliser la promesse de Dieu par Agar, et Israël en promettant à Dieu de garder ses commandements sans avoir la moindre idée qu’ils n’en étaient pas capables.

   Le principe ci-dessus est donc en réalité très dangereux, parce que la supposition sous-jacente ne devrait pas être cachée, mais clairement énoncée. C’est pour cette raison que de nombreux observateurs du Sabbat sont en fait des légalistes, comme le remarquent très bien les Chrétiens qui ne gardent pas le Sabbat. Le légalisme est en effet contraire à l’évangile et conduira à la mort. Etant donné les inclinations naturelles de l’homme, cette deuxième façon de raisonner conduira au même sort pour le pécheur que la première – LA MORT.