17. Emploi d'une Supposition Basée sur la Performance

 

Chapitre 17 – Emploi d’une Supposition Basée sur la Performance

 

   Lorsque nous prenons un principe de base Trinitaire selon lequel il y a trois personnes de la Divinité, la supposition sous-jacente se concentre avant tout sur la question de la nature de l’égalité. La position Trinitaire présume que l’égalité dépend de la puissance inhérente.

   Comme nous l’avons vu plus haut, pour défendre le principe Trinitaire on cherche à prouver que le Fils et le Saint-Esprit sont égaux au Père de façon inhérente. Chaque citation sera interprétée à cette lumière. Mais est-ce totalement Biblique ?

   Le même problème qui jeta la confusion sur l’observation du Sabbat est en jeu ici. Ce vieux mensonge dit à nos parents dans le jardin d’Eden est la force motrice derrière le désir de déterminer l’égalité par la puissance inhérente. Laissez-moi expliquer.

   L’affirmation « vous ne mourrez point » dit en réalité à Adam et Eve que « vous possédez votre propre source de vie de manière inhérente. Peut-être que Dieu vous l’a donnée, mais elle vous appartient et vous pouvez en disposer librement. Vous pouvez survivre sans être dans une relation intime avec Dieu parce que vous êtes immortels. » 

   Le changement de source de puissance a provoqué un changement dans le système de valeur. Si l’homme peut uniquement avoir la vie par une relation avec Dieu, sa valeur et sa raison d’être sont liées dans la relation avec Dieu. Alors que, si l’homme possède la vie en lui-même, sa valeur et sa raison d’être en tant que personne sont liées à cette puissance qui se trouve en lui-même, et il projettera cette compréhension sur le Dieu qu’il adore. Cela signifie que la valeur du Dieu que nous adorons n’est mesurée que par la puissance qu’il possède.

   Le contraste entre les deux systèmes se trouve dans Jérémie 9 : 23 et 24.

   Ainsi parle l’Eternel : Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, que le fort ne se glorifie pas de sa force, que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Eternel, qui exerce la bonté, le droit et justice, sur la terre ; Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Eternel.

   Nous voyons ici un contraste très clair entre un homme cherchant sa gloire (valeur) dans les choses qu’il fait ou accomplit en opposition à celui qui cherche sa gloire (valeur) dans la connaissance de son Créateur. Ce que nous soulignons ici, c’est que le mensonge adopté en Eden a changé la perception qu’avait l’humanité de sa valeur par la relation à celle de valeur par la puissance inhérente. Remarquez les passages suivants :

   En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et dit : Je vous le dis en vérité, si vous en vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant, comme celui-ci, me reçoit moi-même (Matt. 18 : 1-5). 

   Puis il leur dit : Gardez-vous avec soin de toute avarice ; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fut-il dans l’abondance. (Luc 12 : 15)

   Jésus leur dit : Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert (Luc 22 : 25, 26).

   Encore et encore dans les Ecritures vous découvrirez le principe que la véritable grandeur nous vient d’une relation avec Dieu, et pas de nos propres efforts et capacités.