25. Construire sur une plateforme solide

 

Chapitre 25 – Construire sur une plateforme solide

 

A. Remettre en question les affirmations claires de l’Ecriture

   Depuis le commencement, Satan a essayé de troubler la race humaine quant à la signification des déclarations de Dieu. La première affirmation de Satan à Eve ne fut pas une attaque directe des paroles de Dieu, mais plutôt une insertion de doute au sujet de ce que Dieu voulait vraiment dire. « Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » (Gen. 3 : 1). Les implications de la question et la manière dont elle fut posée supposent une structure de compréhension complètement différente. La question de Satan suggère qu’il doit y avoir une erreur quelque part.[1] Satan ne cherche pas à donner une raison pour laquelle il estime qu’il y a une erreur dans ce qu’Eve pense des paroles de Dieu ; il suppose simplement qu’il y a une erreur en se fondant sur sa propre structure de référence. Cette structure de référence est bien sûr que chacun a sa propre source de vie indépendante, comme nous l’avons souligné dans les premiers chapitres. Cette supposition n’est jamais affirmée, mais est simplement sous-entendue.

   La parole de Dieu était suffisamment claire :

   Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen. 2 : 17).

   Une signification claire et littérale, acceptée et reconnue par Adam et Eve aurait évité la misère indescriptible dont souffre à présent la race humaine.

   Quel est le but de cette illustration ? Un élément clé de l’attaque de la vérité par Satan est d’instiguer des doutes quant au sens littéral des claires affirmations de Dieu. Une fois que le doute est entretenu, Satan attaque directement. C’est ce qu’il fit lorsqu’il affirma effrontément : « Vous ne mourrez point ». Ce fut alors l’attaque directe après l’insertion initiale du doute.

   Le fait qu’Eve dut réaffirmer ce que Dieu avait dit, suggère qu’elle ressentait le besoin de se rassurer. Elle aurait pu simplement dire « OUI ! », et n’offrir aucune explication. La justification qu’elle offrit suggère que la semence du doute grandissait déjà dans sa pensée. Les preuves empiriques et scientifiques alimentèrent ce doute encore davantage. Le fait que le serpent mangeait le fruit, tout en restant capable d’agir et de parler, ajouta du poids à la suggestion sous-jacente du serpent selon laquelle il devait y avoir une erreur : elle avait certainement mal compris ce que Dieu avait dit, ou alors Dieu s’était simplement trompé.

   Paul nous met en garde à ce sujet :

   Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ (Col. 2 : 8).

   Les rudiments, ou principes élémentaires du monde découlent du premier mensonge – « Vous ne mourrez point ». Il suggère que l’humanité possède la vie et la puissance inhérente et, par conséquent, que l’étalage d’une telle puissance révèle la valeur de l’homme. Ces principes sont constamment en guerre avec les affirmations claires de l’Ecriture, qui nous rappellent continuellement que Dieu nous créa et que nous Lui sommes redevables à chaque instant de chaque jour.

 

B. Le développement de chaque doctrine adventiste clé reposait sur le sens littéral et réel

   Si vous analysez les différentes dénominations en référence aux piliers essentiels de la foi Chrétienne, vous découvrirez qu’aucune d’elles ne défend une compréhension claire et littérale. C’est ici que l’Adventisme du Septième Jour s’est distingué.[2] Du début à la fin, l’Adventisme a défendu une lecture directe des Ecritures. Remarquez la charte suivante :

  

Doctrine

Croyance Adventiste du 7ème Jour

Père et Fils

Etres littéraux et personnels

Ciel

Le ciel est un lieu littéral

Création

La terre a été créée en six jours littéraux

Le diable

Un diable littéral qui nous tente, appelé Satan

Nature de l’homme

Mortel, la mort est littérale — un retour à la poussière. Le salaire du péché, c’est la mort et non une vie éternelle en enfer.

Age de la terre

6000 ans littéraux selon la généalogie littérale de l’Ancien Testament

Le Déluge

Le déluge a littéralement couvert la terre entière après 40 jours de pluie.

Histoires de l’Ancien Testament

Toutes sont considérées comme vraies

Dix Commandements

Doivent être observés littéralement

Le Sabbat

Une semaine littérale

Le quotidien, l’armée et les étoiles persécutées, le sanctuaire renversé

Evénements littéraux de Rome persécutant le peuple de Dieu (l’armée) et ses dirigeants (les étoiles).[3] Elévation contre le Prince (chef) — crucifixion. Le sanctuaire est renversé — la Rome littérale renversée par la Papauté.

Naissance virginale

Littérale

Nature de Christ

Christ prit littéralement notre nature, et non la nature d’Adam avant la chute.[4]

Miracles de Jésus

Tous ont littéralement eu lieu

Mort de Jésus

Ayant eu lieu littéralement — la personne entière de Jésus est morte.

Résurrection

Littérale et réelle. L’espérance centrale du Christianisme.

Sanctuaire céleste

Littéral et réel. Administré par un Prêtre réel : Jésus.

Pasteur/Ancien

Homme littéral marié à une épouse femme réelle

Perfection chrétienne

Littérale et réelle par la foi de Christ

Jugement investigatif

Littéral et réel. Daniel 7 révèle que les livres ouverts sont littéraux et réels. L’Ancien des jours et le Fils de l’homme sont des personnes littérales et réelles, et tous sont des accomplissements antitypiques littéraux du ministère du Lieu Très Saint d’un sanctuaire céleste littéral

Seconde venue

Un événement littéral, audible et réel

 

   Aucune autre dénomination ne soutient une compréhension cohérente et littérale de ces doctrines. De nombreuses églises ne sont tout simplement pas capables de soutenir ces doctrines en raison de la spiritualisation d’autres doctrines. Par exemple, la plupart des églises croient à l’immortalité de l’âme, et que les morts vont directement au ciel. Une telle croyance invalide et annule le concept d’un jugement investigatif. Pour certains, elle s’oppose également au besoin d’une Seconde Venue littérale. Pour d’autres, une croyance en l’évolution rend une croyance au Sabbat inutile, elle n’a simplement aucun sens. Une spiritualisation de la nature du Christ rend également caduque le concept d’une vraie perfection chrétienne. Si Christ ne prit pas littéralement notre nature, nous ne pouvons alors pas littéralement avoir la victoire sur le péché. La cause et la conséquence sont simples, si ce n’est évidentes, pour l’étudiant averti de la Bible.

 

C. Les pionniers martelaient une compréhension littérale du salut, entourés et attaqués par des positions spiritualisées

   Les pionniers Adventistes devaient se frayer un chemin à travers de nombreuses positions spiritualisées pour construire leur plateforme. La doctrine Adventiste était construite sur un système d’interprétation clair, qui permettait à la Bible de s’expliquer clairement et simplement. William Miller écrivit une liste de quatorze points appelés règles d’interprétation.[5] Voyons quelques-unes de ces règles :

   1. Chaque parole doit avoir un rapport approprié avec le sujet présenté dans la Bible. Matt. 5 : 18.

   4. Pour comprendre une doctrine, prenez tous les textes en rapport avec le sujet que vous souhaitez connaître ; laissez ensuite parler chaque texte, et s’il vous est possible de former une théorie sans contradiction, vous ne pouvez être dans l’erreur. Es. 28 : 7-29. 35 : 8. Prov. 19 : 27. Luc 24 : 27, 44, 45. Rom. 16 : 26. Jacq. 5 : 19. 2 Pi. 1 : 19-20.

   5. Les Ecritures doivent s’expliquer elles-mêmes, parce qu’elles sont une règle en elles-mêmes. Si j’ai besoin d’un enseignant pour me les expliquer et deviner leur signification, ou désirer l’expliquer en fonction du crédo de sa confession, ou pour être estimé sage, alors c’est son hypothèse, son désir, son crédo ou sa sagesse qui sont ma règle et non la Bible. Ps. 19 : 7-11, 119 : 97-105. Matt. 23 : 8-10. 1 Cor. 2 : 12-16. Ez. 34 : 18-19. Luc 11 : 52. Mal. 2 : 7-8.

   6. Dieu a révélé les choses à venir, au moyen de visions, d’images et de paraboles. De cette manière, les mêmes choses sont souvent répétées plusieurs fois, par différentes visions, différentes images ou paraboles. Si vous souhaitez les comprendre, il vous faut les réunir. Ps. 89 : 20. Os. 12 : 10. Hab. 2 : 2. Act. 2 : 17. 1 Cor. 10 : 6. Héb. 9 : 9, 24. Ps. 78 : 2 ; Matt. 13 : 13, 34 ; Gen. 41 : 1-32 ; Dan. 2, 7, 8 ; Act. 10 : 9-16.

   11. Comment savoir quand un mot est utilisé au sens figuré : s’il a du sens tel qu’il est, et n’est pas en opposition avec les simples lois de la nature, il doit être compris au sens littéral ; sinon, il faut le comprendre au sens figuré. Ap. 12 : 1, 2 ; 17 : 3-7.

   12. Pour comprendre la véritable signification des images, cherchez tous les textes bibliques où se trouve le mot imagé que vous souhaitez comprendre. Lorsque vous trouvez une explication, mettez-la en parallèle avec l’image, et si le texte est compréhensible, vous n’avez pas besoin de chercher plus loin ; sinon, continuez vos recherches.

   Résumant ses pensées, William Miller affirma :

   Je crois que la Bible est la volonté de Dieu révélée à l’homme, et que tout ce qui s’y trouve doit être compris par les Chrétiens dans les diverses périodes et les circonstances auxquelles elles peuvent se référer ; - par exemple, ce qui peut être compris aujourd’hui n’avait peut-être pas besoin d’être compris il y a 1000 ans. En effet, son but est de révéler des choses nouvelles et anciennes, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne parole et à toute bonne œuvre pour l’époque dans laquelle il vit. Je crois qu’elle est révélée de la meilleure manière possible pour être comprise de tous les hommes de tous les temps et de toutes les circonstances, et qu’elle doit être comprise de la manière la plus littérale possible tout en gardant sa cohérence ; - et qu’à chaque fois que le langage est figuré, nous devons laisser la Bible expliquer ses propres symboles. Nous n’avons nullement le droit de spéculer sur les Ecritures, et de supposer des choses qui ne sont pas clairement exprimées, ni de rejeter des choses clairement enseignées.[6]

   Ces règles étaient et sont la référence du mouvement Adventiste. En résumé :

   1. Chaque passage des Ecritures doit avoir son poids sur un sujet, puis ces passages doivent être harmonisés.

   2. Les passages doivent être compris au sens littéral à moins qu’il y ait une bonne raison de les comprendre au sens figuré.

   3. La signification des figures se trouve ailleurs dans la Bible.

   Voici le témoignage d’Ellen White au sujet de ces règles d’interprétation. PRENEZ-EN BIEN NOTE.

   Ceux qui sont engagés dans la proclamation du message du troisième ange sondent les Ecritures d’après le même plan que celui adopté par le Père Miller. Dans le petit livre intitulé « Considérations des Prophéties et de la Chronologie Prophétique,[7] » le Père Miller donne les règles suivantes, simples mais intelligentes, pour étudier et interpréter la Bible :

   « 1. Chaque parole doit avoir un rapport approprié avec le sujet présenté dans la Bible. 2. Toute l’Ecriture est nécessaire, et peut être comprise par une étude et une application diligentes. 3. Rien de ce qui est révélé dans les Ecritures ne peut ni ne saura être caché aux yeux de ceux qui demandent avec foi, sans douter. 4. Pour comprendre une doctrine, prenez tous les textes en rapport avec le sujet que vous souhaitez connaître ; laissez ensuite parler chaque texte, et s’il vous est possible de former une théorie sans contradiction, vous ne pouvez être dans l’erreur. 5. Les Ecritures doivent s’expliquer elles-mêmes, parce qu’elles sont une règle pour elles-mêmes. Si j’ai besoin d’un enseignant pour me les expliquer et pour qu’il devine leur signification, ou qu’il désire l’expliquer en fonction du crédo de sa confession, ou pour être estimé sage, alors c’est son hypothèse, son désir, son crédo ou sa sagesse qui sont ma règle et non la Bible. »

   Ci-dessus se trouvent une partie de ces règles ; et dans notre étude de la Bible nous ferions tous bien de suivre les principes présentés (The Review and Herald, 25 novembre 1884, italiques ajoutés).

   Uriah Smith l’a exprimé de cette manière :

   Tout langage Scripturaire doit être compris littéralement, à moins qu’il existe une raison valable pour supposer qu’il est symbolique ; et tout ce qui est symbolique doit être interprété par ce qui est littéral.[8]

   J.N. Loughborough fait ce commentaire pertinent :

   La beauté de la Révélation Divine a été chassée des pensées des gens par l’enseignement et la supposition que la Bible ne signifie pas ce qu’elle dit, ou que le sens des écrivains bibliques n’est pas contenu dans les écritures elles-mêmes, mais qu’elles sont mystiques et ont un sens caché. Si tel était le cas, nous posons la question : Comment pourrions-nous arriver à des conceptions justes de cette parole et de sa véritable interprétation ? Oh, nous dit l’un des fiers professeurs contemporains, allez voir le Révérend A, Docteur en Divinité, il éclairera votre esprit à ce sujet. Le deuxième dit, A. ne vous informera pas correctement ; il vous faut aller vers l’un de nos Divins, et c’est ainsi qu’ils dirigent tous notre attention vers une direction différente pour une compréhension de la parole. Ils sont en désaccord entre eux et c’est ainsi qu’il existe actuellement plus de 600 compréhensions différentes. Cela découle du principe d’après lequel la Bible ne signifie pas ce qu’elle dit, mais signifie quelque chose qui n’est pas transmis à nos pensées par le sens littéral du texte. Si la position est vraie, selon laquelle un étudiant de la Bible doit d’abord avoir une connaissance approfondie de la théologie populaire de l’époque avant de pouvoir comprendre ce livre, il semblerait alors pour l’esprit en recherche que la Bible n’était après tout pas la révélation de Dieu, puisqu’elle ne véhicule pas l’idée de l’auteur, mais que sa signification doit être trouvée dans l’enseignement des écoles.

   Si la Bible est la révélation de la volonté de Dieu à l’homme, sa volonté se trouve alors dans le livre, et le livre signifie ce qu’il dit. Nous admettons que des figures y sont employées, et expliquées, mais affirmons qu’une citation claire devrait être comprise exactement comme dans n’importe quel autre livre. Nous ne pourrions former aucune conception juste du caractère de Dieu tel que révélé dans la parole, si cela n’est pas la vérité à ce sujet. Si Dieu avait révélé sa volonté d’une manière telle que l’homme ne peut pas la comprendre, puis avait prononcé dans cette parole la condamnation et la mort à ceux qui ne lui obéissent pas, nous devrions conclure immédiatement qu’il ne manifesta aucun des traits de caractère que la parole lui attribue.

   Si la Bible n’est pas un livre littéral, il nous faut alors un autre livre, émanant de l’auteur de la Bible, expliquant la révélation que nous avons maintenant, afin que nous connaissions la volonté de Dieu.[9]

   George Storrs met en évidence les efforts de Satan pour détruire l’église en introduisant des significations mystiques dans le texte biblique :

   Cela entretient la pratique trompeuse de la mystification, qui consiste à donner aux Ecritures une signification secrète ou cachée, dans les textes les plus clairs.

   Cette pratique trompeuse fut introduite dans l’église, presque aussitôt que les Apôtres eurent quitté le monde. Les convertis du paganisme semblaient enclins à unir la philosophie païenne au christianisme. Ainsi, il leur fallait trouver une abondance de mystères dans les Ecritures : et la pratique consistant à donner un sens allégorique aux textes, c’est-à-dire à attribuer au langage un sens qui n’est pas contenu dans les mots, commença et finit par prévaloir, avant le troisième siècle. Nul doute, cela fut fait en vue de conduire les philosophes païens à embrasser le christianisme, et leur fournir un champ d’investigation prolifique. Mais cette pratique égara l’église dans le champ sauvage de la conjecture ; et toute imagination vive pouvait trouver des merveilles cachées dans la Bible ; alors que l’on se détournait du sens clair et littéral du texte. Cette pratique fatale se développa au fil des siècles, jusqu’à ce que la simplicité de l’évangile fut entièrement éclipsée, et cet obscurcissement n’a pas entièrement disparu jusqu’à ce jour.[10]

   C’est exactement ce plan que Satan a cherché à mettre en œuvre dans l’église Adventiste. La lutte de nos pionniers contre la poussée du spiritualisme dans nos rangs était incessante. Mais nos pionniers lui résistèrent. Remarquez les commentaires d’Ellen White :

   Alors que nous étions sur le point de partir vers New Bedford, je reçus un message spécial de la part de Sœur M. m’invitant à venir et à partager ce que le Seigneur m’avait montré. Frère Nichols m’emmena, ainsi que ma sœur, à la maison où un bon groupe de personnes s’était réuni. Là se trouvaient des individus qui m’avaient été présentés comme étant de grands fanatiques. Ils œuvraient avec une influence humaine ou Satanique, et appelaient cela l’esprit de Dieu. Je ne les avais encore jamais vu de mes propres yeux, pourtant leurs expressions m’étaient familières, car leurs erreurs et leur influence corruptrice m’avaient été montrées, et je me sentis dans l’interdiction de raconter ma vision dans une telle compagnie. Certaines personnes que nous aimions étaient présentes, mais avaient été entraînées dans cette tromperie. Ceux qui dirigeaient considéraient cela comme une opportunité favorable pour exercer leur influence sur moi, et me pousser à me conformer à leurs vues.

   Je savais que leur seul but était d’anéantir les visions, et de spiritualiser leur sens littéral, de jeter une influence Satanique sur moi, et de l’appeler la puissance de Dieu (Life Sketches of James and Ellen G. White 1888, p. 229, 230, italiques ajoutés).

   Des théories spécieuses et soi-disant scientifiques arrivent comme un voleur dans la nuit, nous dérobant les points de repères et minant les piliers de notre foi. Dieu m’a montré que les étudiants dans le domaine médical ne doivent pas être éduqués dans de telles théories, parce que Dieu ne soutiendra pas ces théories. Les tentations les plus spécieuses de l’ennemi s’infiltrent, et elles entrent sur le plan le plus élevé. Les doctrines de la vérité présente sont spiritualisées jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de distinction entre la substance et son ombre (Medical Ministry, p.  87, italiques ajoutés).

   Ellen White nous avertit dans Conquérants Pacifiques :

   Le disciple du Christ entendra les « discours séduisants » contre lesquels l’apôtre met en garde les croyants de Colosses. Il aura affaire aux interprétations spiritualistes des Ecritures, mais il ne les acceptera pas. Il fera entendre clairement les vérités éternelles de la Parole. Les yeux fixés sur le Christ, il ira de l’avant sur le chemin que le Sauveur a tracé, rejetant toute idée qui n’est pas en harmonie avec son enseignement. Le sujet de sa contemplation et de ses méditations sera la vérité de Dieu. Il considérera la Bible comme la voix d’en haut s’adressant directement à lui. Ainsi, il trouvera la divine sagesse (p. 421, 422, italiques ajoutés).[11]

   La plateforme Adventiste de la vérité se tient sur une lecture franche d’un bout à l’autre de l’Ecriture. Le fait de relâcher un seul point d’une compréhension littérale de ces doctrines ouvre la porte à un flot de vues spiritualisées. Une fois de plus, nous avons été avertis :

   Je fus de nouveau ramenée à considérer ces messages, et je vis à quel prix les enfants de Dieu avaient acquis leur expérience. Ils l’avaient obtenue à travers bien des souffrances et des luttes. Dieu les avait dirigés pas à pas, jusqu’à ce qu’ils soient placés sur une plateforme solide et inébranlable. Je vis quelques personnes s’approcher de cette plateforme pour en examiner la solidité. Certaines d’entre elles s’empressaient d’y prendre place avec joie, alors que d’autres la critiquaient, et auraient voulu y voir apporter quelques améliorations pour qu’elle s’approche davantage de la perfection et que le peuple soit beaucoup plus heureux. D’aucuns en descendaient pour l’examiner et la déclaraient mal posée (Premiers Ecrits, p. 259, italiques ajoutés).[12]

   Le coup principal de l’attaque de Satan contre le peuple de Dieu après 1844 fut une tentative d’introduire des vues spiritualisées. Le rejet du message de 1888 par l’église la laissa plus vulnérable devant les attaques sataniques ; avec la mort de certains des pionniers âgés, une porte fut laissée ouverte permettant à ces théories d’entrer, Kellogg étant le premier cas évident. En s’occupant de la crise de Kellogg, Ellen White fit l’affirmation décisive selon laquelle les erreurs de Kellogg étaient les mêmes que celles qu’elle avait rencontrées après 1844 :

   Après que le temps fut passé [1844], nous rencontrâmes de l’opposition et une diffamation cruelle. Des hommes et des femmes tombés dans le fanatisme tentèrent de nous imposer des théories erronées. Je fus conduite à me rendre aux endroits où ces gens défendaient ces théories erronées et, alors que j’y suis allée, la puissance de l’Esprit s’est merveilleusement manifestée dans la manière dont les erreurs qui s’infiltraient furent arrêtées. Satan lui-même, dans la personne d’un homme, travaillait pour rendre sans effet mon témoignage concernant la position que nous savons être soutenue par l’Ecriture. Des théories exactement semblables à celle que vous avez présentées dans Living Temple furent présentées à ce moment. Ces sophismes subtils et trompeurs ont encore et encore cherché à se frayer un chemin parmi nous. Mais j’ai toujours eu le même témoignage à rendre que celui que je rends maintenant au sujet de la personnalité de Dieu. …(Manuscript Releases, vol. 4, p. 57, italiques ajoutés).

   La défense des Adventistes contre ces vues spiritualisées était une compréhension d’après laquelle le Père et le Fils étaient des personnes littérales. Les vues littérales des pionniers n’étaient PAS simplement des idées malencontreusement importées de la Connexion Chrétienne comme on le prétend,[13] elles étaient la pierre angulaire permettant de se prémunir contre les vues spiritualisées. Mais Kellogg n’était que le premier à tomber ; d’autres dirigeants allaient succomber.

 

D. L’assaut de la spiritualisation au début du vingtième siècle

   Pendant les premières années du vingtième siècle, il y eut un flot d’apostasies dans l’église. Jones, Waggoner, Conradi et Ballenger, juste pour en nommer quelques-uns. Mais d’autres personnalités qui restèrent dans l’église tombèrent également sous le charme de vues spiritualisées.

   A cette étape de notre expérience, nos pensées ne doivent pas être détournées de la lumière spéciale qu’il nous a été donné de considérer lors de la rencontre importante de notre conférence. Et il y avait Frère Daniells, dont l’ennemi travaillait la pensée ; et votre pensée ainsi que celle du Pasteur Prescott étaient travaillées par les anges expulsés du ciel. Le travail de Satan était de divertir vos esprits afin que soient apportés des iotas et des peccadilles que le Seigneur ne vous a pas inspirés…

   Et il me fut montré dès le début que le Seigneur n’avait donné ni au Pasteur Daniells, ni au Pasteur Prescott, le poids de cette œuvre. Les ruses de Satan devraient-elles être apportées, ce « quotidien »[14] devrait-il être une question telle qu’elle soit mise en avant pour troubler les esprits et freiner l’avancement de l’œuvre à cette importante période de temps ? Quoi qu’il en soit, il ne devrait pas en être ainsi. Ce sujet ne devrait pas être introduit, car l’esprit qui serait apporté serait une entrave, et Lucifer guette chaque mouvement…

   …vous n’aviez pas le droit moral de vous enflammer comme vous l’avez fait sur le sujet du « quotidien » et de supposer que votre influence trancherait la question. Il y avait Pasteur Haskell, qui portait les lourdes responsabilités, et il y a Pasteur Irwin et plusieurs hommes que je pourrais mentionner, qui portent les lourdes responsabilités.

   Où était le respect que vous deviez aux hommes plus âgés ? Quelle autorité pouviez-vous exercer sans demander à tous les hommes responsables d’évaluer la question ?...

   …Si un changement quelconque est essentiel, Dieu veillera à ce que ce changement se fasse de façon harmonieuse, mais lorsqu’un message impliquant les grandes responsabilités a été confié aux hommes, [Dieu] demande la fidélité qui œuvrera par l’amour et purifiera l’âme. Pasteurs Daniells et Prescott ont tous deux besoin d’une reconversion. Une œuvre étrange a fait son entrée, et elle n’est pas en harmonie avec l’œuvre pour laquelle le Christ est venu dans notre monde ; et tous ceux qui sont vraiment convertis feront les œuvres de Christ. …

   …Une œuvre mondiale est devant nous. Des représentations de John Kellogg m’ont été données. Un personnage très attrayant présentait les idées contenues dans les arguments spécieux qu’il défendait, des sentiments différents de la Vérité Biblique authentique. Et ceux qui ont faim et soif de quelque chose de nouveau avançaient des idées [si spécieuses] que Pasteur Prescott courait un grand danger. Pasteur Daniells risquait fortement d’être gagné par une tromperie telle que si ces sentiments pouvaient être exprimés partout, le monde en serait bouleversé.

   Oui, ce serait le cas, mais alors que leurs pensées étaient ainsi absorbées il me fut montré que Frère Daniells et Frère Prescott tissaient dans leur expérience des sentiments d’apparence spiritualistes et attiraient notre peuple vers de beaux sentiments qui séduiraient, si possible, les élus mêmes (Manuscript Releases, vol. 20, p.17-21, italiques ajoutés).

   Ellen White révèle clairement que Daniells et Prescott étaient attaqués par Satan, et dans leur guerre contre les théories de Kellogg, ils succombèrent sans le vouloir à des sentiments spiritualistes qui séduiraient si possible les élus eux-mêmes. La question débattue était le sujet du quotidien dans Daniel. Prescott et Daniells embrassèrent la vue selon laquelle le quotidien est le ministère du Christ dans le ciel, mais une telle position demandait une vue spiritualisée qui comportait une attaque du sanctuaire dans le ciel. Les pionniers défendaient la position selon laquelle Daniel révèle deux puissances de désolation : le paganisme et la papauté. Le quotidien est ici compris comme représentant le paganisme et l’abomination de la désolation comme étant la papauté. Je ne veux pas entrer dans l’ensemble de la controverse du quotidien, mais simplement montrer qu’un glissement vers une méthodologie spiritualisée est nécessaire pour soutenir le quotidien céleste.

1. La position du quotidien païen

   Et elle [la Rome païenne] grandit, même jusqu’à l’armée du ciel ; et elle jeta à terre quelques-uns de l’armée [les gens - littéral] et des étoiles [les dirigeants - littéral], et les piétina [littéral]. Oui, elle [la Rome païenne] s’éleva même jusqu’au prince de l’armée[15] [littéral], et par elle [la Rome païenne] le sacrifice quotidien [le paganisme] fut ôté [littéral], et le lieu [Rome] du sanctuaire [miqdash][16] [celui de la Rome païenne] fut jeté à terre[17] [littéral]. Et une armée [une armée littérale] lui [Rome papale] fut donnée contre le sacrifice quotidien[18] à cause de la transgression, et elle jeta la vérité par terre ; et elle entreprit, et prospéra (Dan. 8 : 10-12, KJV).

2. La position du quotidien céleste

   Et elle [la Rome papale] grandit, même jusqu’à l’armée du ciel ; et elle jeta à terre quelques-uns de l’armée et des étoiles, et les piétina[19] [littéral]. Oui, elle [la papauté] s’éleva même jusqu’au prince de l’armée[20] [spirituel], et par lui [Christ] le sacrifice quotidien [Son ministère continuel] fut ôté[21] [spirituel et métaphorique, mais pas dans la réalité], et le lieu [le ciel] du sanctuaire [miqdash] [céleste] fut jeté à terre [dans un sens spirituel et supposé, mais pas dans la réalité, ne considère pas non plus l’implication que le ciel est jeté à terre]. Et une armée [une armée littérale] lui [la Rome papale] fut donnée contre le sacrifice quotidien[22] à cause de la transgression, et elle jeta la vérité par terre ; et elle entreprit et prospéra (Idem).

   Si nous permettons au quotidien de signifier le ministère du Christ, nous devons alors spiritualiser les termes « fut ôté » et « la lieu du sanctuaire fut jeté à terre ». Le lieu réel du sanctuaire céleste est le ciel lui-même, que la papauté n’a certainement pas jeté à terre. Il est évident que l’obscurcissement de l’œuvre du Christ eut lieu par l’œuvre de la papauté,[23] mais cela ne ressort pas du texte de Daniel 8 : 11. Mis à part les lacunes de cette théorie, on ne trouve aucune preuve convaincante pour accepter cette position, si ce n’est qu’Ellen White affirme qu’elle présente de beaux sentiments qui peuvent séduire les élus mêmes. C’est sur ce point que nous sommes le plus mis à l’épreuve pour savoir si nous allons nous en tenir aux Ecritures. Cela paraît plaisant de présenter Christ le Fils de Dieu comme étant Dieu le Fils et Dieu au même titre que le Père en termes de puissance et de position, mais Satan prend avantage de notre empressement à exalter le Christ et nous conduit vers une compréhension spiritualisée des termes Père et Fils. Il en fait de même avec le quotidien. Dans notre empressement[24] à exalter Christ dans le livre de Daniel et de présenter Christ comme la figure centrale de la controverse (comme ça devrait être le cas), Satan prend avantage de cet empressement et introduit une petite brèche qui ouvre la porte à une compréhension spiritualisée de la lecture de la Bible, et une fois que la semence est acceptée, elle porte rapidement du fruit. C’est dans la publication de Questions on Doctrine que ce fruit est le plus clairement manifesté.

E. Les semences d’un quotidien spiritualisé de Daniells et Prescott manifestées  dans Q.O.D. en rapport avec le Père, le Fils et la nature du Christ.

   Seule une personne complètement ignorante suggérerait que l’Adventisme n’a pas été attaqué par des compréhensions spiritualisées de l’Ecriture. C’est l’arme maîtresse dans l’arsenal de Satan pour miner la vérité. Nous avons été attaqués sans relâche. En 1971, Newsweek écrivit un article au sujet des mouvements au sein de l’église Adventiste cherchant à « se débarrasser d’un littéralisme biblique exagéré ». L’article affirmait que d’après les libéraux, « vous trouverez peu de professeurs de séminaires admettant la théorie des 6000 ans, et que de nombreux Adventistes ne croient plus que les jours de la création étaient de 24 heures chacun. » Les libéraux se plaignent également que « les Adventistes ont traditionnellement donné une interprétation trop littérale de la seconde venue – pensant que c’était tout juste dans l’instant qui suit – et manquèrent de réaliser la puissance de cette doctrine à changer le monde autour d’eux. »[25]

   Dans mes études de théologie à Avondale, une création en six jours littéraux était ridiculisée, tout comme l’était la perfection chrétienne. La nature humaine littérale du Christ, une emphase sur la proximité de la venue du Christ, des références au reste et à Babylone, et la signification du jugement investigatif étaient ridiculisés, et dans certains cas discrédités. Je sais que ce sont là des faits parce que j’y étais, et j’en ai été témoin. La moindre doctrine a été attaquée d’une manière ou d’une autre.

   Les Adventistes conservateurs regardent avec horreur la manière dont le libéralisme tente de déraciner chaque détail de notre foi. Pourtant, c’était l’Adventisme conservateur qui laissa un précédent pour une méthodologie spiritualisée et ouvrit la vanne. Il est insensé pour les Adventistes conservateurs de pointer du doigt les libéraux alors que c’est l’Adventisme conservateur qui crée les problèmes. Remarquez la méthodologie spiritualisée de Froom dans l’affirmation suivante :

   Dans leur zèle pour rejeter tout ce qui ne se trouve pas dans la Bible, les « Chrétiens » ont été trahis par un excès de littéralisme qui les a poussés à interpréter la Divinité en termes de relations humaines suggérées par les termes « Fils, » « Père, » et « engendré, » et ainsi à rejeter le terme non-biblique « Trinité » et à soutenir que le Fils doit avoir eu un commencement dans le passé lointain (Questions on Doctrine, p. 47).

   Le livre Questions on Doctrine ouvrit la vanne des vues spiritualisées, pour la Divinité ainsi que pour la nature du Christ. Une fois que cette porte fut ouverte, rien ne put la refermer. Et elle n’a pas été refermée. J’ai été témoin des niveaux écrasants de spiritualisation dans l’Adventisme lors de ma formation à Avondale College.

   En cherchant à réagir devant la spiritualisation de la doctrine du sanctuaire, le Pasteur George Burnside fait cette observation :

   L’un parle d’un « sanctuaire spirituel du ciel, plutôt que d’un sanctuaire littéral et visible. » Il ridiculise l’idée d’un temple dans le ciel ayant des murs, ou des meubles. Cela soulève la question. Qu’est-ce qu’un temple ? Qu’est-ce qu’un temple immatériel ? Quelles sont les « nombreuses demeures, » dont Christ parla dans Jean 14 : 1-3 ? Les demeures ne sont-elles également que des symboles ? La « grande cité, la Sainte Jérusalem » a des murs. Si le temple n’a pas de murs, la sainte cité a-t-elle des murs ? « La muraille de la ville avait douze fondements » Apocalypse 21 :14. Cela n’est-ce également qu’un symbole, une simple fiction volatile ? Si la « cité qui a de solides fondements, » Hébreux 11 : 10, est réelle, pourquoi pas le temple ? Comment pouvez-vous avoir un temple sans murs ? Qu’est-ce ? Au diable de telles fictions volatiles et insaisissables ! Christ est réel. Le ciel est réel. Le retour de notre Seigneur sera réel. La résurrection des saints sera réelle. La Nouvelle Jérusalem doit être réelle. Le temple de Dieu est réel. Les rachetés seront réels. Il mangeront et boiront dans le Royaume du Père. « Ils bâtiront des maisons, et les habiteront ; Ils planteront des vignes, et en mangeront le fruit. » Esaïe 65 : 21. Ces choses sont-elles aussi de simples « symboles » ou des ombres ? Ces maisons dans le pays de Gloire auront-elles des murs ? Si oui, pourquoi un temple céleste n’en aurait-il pas ?[26]

   Comment pouvons-nous, en tant qu’Adventistes conservateurs, soutenir une compréhension littérale de chaque facette de la doctrine biblique, puis faire volte face et dire que les termes Père et Fils ne sont pas littéraux ou réels ? Où est la cohérence dans cela ? Le rejet des termes littéraux Père et Fils dans la Divinité a été un élément clé dans la spiritualisation de la foi Adventiste. J’ai entendu parler d’Adventistes conservateurs se tenant sur la chaire et proclamant que Jésus n’était pas littéralement le Fils de Dieu. De tels dénis de Christ sont des dénis du Père, et de telles affirmations mettent en danger le salut d’une âme.[27]

   James White comprenait ce point important lorsqu’il dit :

   Il est dit que l’idée selon laquelle les Adventistes ont réalisé la parabole de Mat. XXV, 1-12 conduit au spiritualisme[28]. Il se peut que cela soit vrai ; mais sachez que cela n’est pas notre position. La venue de l’époux est dans l’histoire du mariage. Notre position est qu’un changement a eu lieu dans la position et l’œuvre de notre Grand Prêtre littéral dans le Sanctuaire littéral dans le ciel, qui doit être comparé à l’arrivée de l’époux dans le mariage. Cette position est une protection parfaite contre le spiritualisme. Nous croyons non seulement en un Jésus littéral, qui est un « Ministre du Sanctuaire, » mais nous croyons aussi que le Sanctuaire est littéral. – Et plus, lorsque Jean dit qu’il vit « quelqu’un qui ressemblait au Fils de l’homme » « au milieu des sept chandeliers, » c’est-à-dire le Lieu Saint, nous ne savons pas comment rendre le chandelier spirituel, et le Fils de l’homme littéral. Nous croyons donc qu’ils sont tous deux littéraux, et que Jean vit Jésus alors qu’il était un « Ministre » dans le Lieu Saint. Jean eut également la vision d’une autre partie du Sanctuaire, vision qui s’applique à l’époque du retentissement du septième ange. …

   Le Lieu Très Saint, contenant l’Arche des dix commandements, fut alors ouvert afin d’y laisser entrer notre Grand Souverain Sacrificateur pour y faire la purification du Sanctuaire. Si nous prenons la liberté de dire qu’il n’y a pas d’Arche littérale, contenant les dix commandements dans le ciel, il nous suffira d’un pas de plus pour nier la Cité littérale et le Fils littéral de Dieu. Il est certain que les Adventistes ne devraient pas choisir la position spiritualisée de préférence à celle que nous avons présentée. Nous ne voyons pas de position intermédiaire.[29]

LE REJET DE LA RELATION LITTÉRALE DU PÈRE ET DU FILS OUVRE LA PORTE À UNE MÉTHODOLOGIE SPIRITUALISÉE POUR LIRE LES ÉCRITURES

   Et cela ouvre la porte à une série d’hérésies. Après l’introduction du livre Questions on Doctrine, notre plateforme doctrinale a légèrement glissé comme le montre le tableau suivant :

 

Doctrine

Croyance Adventiste du 7ème Jour à l’époque de « Questions on Doctrine »

Père et Fils

La première et la seconde Personne de la Divinité prennent le rôle du Père et du Fils, mais ne sont pas littéralement le Père et le Fils. Les termes tels que l’Esprit de Dieu ne se réfèrent pas littéralement à l’Esprit du Père mais à une personne distincte appelée le Saint-Esprit.

Ciel

Le ciel est un lieu littéral

Création

La terre a été créée en six jours littéraux

Le diable

Un diable littéral qui nous tente, appelé Satan

Nature de l’homme

Mortel, la mort est le retour littéral à la poussière. Il n’y a pas de vie éternelle en enfer.

Age de la terre

6000 ans littéraux selon la généalogie littérale de l’Ancien Testamen

Le Déluge

Le déluge a littéralement couvert la terre entière après 40 jours de pluie.

Histoires de l’Ancien Testament

Toutes sont considérées comme vraies

Dix Commandements

Doivent être suivis littéralement

Le Sabbat

Un repos hebdomadaire littéral. Il s’agit du mémorial de la création en six jours littéraux.

Le quotidien, l’armée et les étoiles persécutées, le sanctuaire renversé

Le quotidien se réfère aussi bien au paganisme qu’à la papauté.[30] Sous la compréhension papale, l’enlèvement du quotidien est une vue spiritualisée n’ayant pas eu lieu de manière littérale, mais uniquement dans l’esprit des gens. Le Sanctuaire ne fut pas littéralement renversé mais le fut spirituellement, dans l’esprit des gens.[31]

Naissance virginale

Littérale

Nature de Christ

Christ prit la nature d’Adam avant la chute. La signification du verset « il prit sur lui la semence d’Abraham » n’est plus littérale.

Miracles de Jésus

Tous ont littéralement eu lieu

Mort de Jésus

Confusion sur la partie de Jésus qui est morte et celle qui n’est pas morte.

Résurrection

Littérale et réelle. L’espérance centrale du Christianisme.

Sanctuaire céleste

Littéral et réel. Administré par un Prêtre réel : Jésus.[32]

Pasteur/Ancien

Homme littéral marié à une épouse femme réelle

Perfection chrétienne

Littérale et réelle par la foi de Christ

Jugement investigatif

Littéral et réel. Daniel 7 révèle que les livres ouverts sont littéraux et réels. L’Ancien des jours et le Fils de l’homme sont des personnes littérales et réelles, et tous deux sont des accomplissements antitypiques littéraux du ministère du Lieu Très saint d’un sanctuaire céleste littéral.

Seconde venue

Un événement littéral, audible et réel

 

   Pour une bonne compréhension globale de la guerre dans notre église concernant la compréhension spirituelle, je vous invite à étudier le livre Receiving the Word par Samuel Pipim. Si nous considérons les percées faites par les vues spiritualisées, particulièrement dans nos séminaires et nos écoles aujourd’hui, nous voyons ce qui suit :

 

Doctrine

Croyance Adventiste du 7ème Jour aujourd’hui à de nombreux endroits

Père et Fils

La première et la seconde Personne de la Divinité prennent le rôle du Père et du Fils, mais ne sont pas littéralement le Père et le Fils. Les termes tels que l’Esprit de Dieu ne se réfèrent pas littéralement à l’Esprit du Père mais à une personne distincte appelée le Saint-Esprit.

Ciel

Le ciel est un lieu littéral

Création

La création n’a pas eu lieu en six jours littéraux

Le diable

Un diable littéral appelé Satan mais de nombreux troubles humains ne sont que des problèmes psychologiques

Nature de l’homme

Mortel, la mort est le retour littéral à la poussière. Le salaire du péché c’est la mort et non une vie éternelle en enfer.

Age de la terre

La terre a plus de 6000 ans

Le Déluge

Le déluge est discutable, on se demande s’il a vraiment couvert la terre entière

Histoires de l’Ancien Testament

La plupart sont considérées comme vraies

Dix Commandements

On ne peut obéir aux commandements

Le Sabbat

Un repos hebdomadaire littéral, mais pas un mémorial de la création en six jours littéraux.

Le quotidien, l’armée et les étoiles persécutées, le sanctuaire renversé

Vue papale du quotidien, l’enlèvement du quotidien est une vue spiritualisée n’ayant pas eu lieu de manière littérale, mais uniquement dans l’esprit des gens. Le Sanctuaire n’a pas été littéralement renversé mais l’a été spirituellement, dans l’esprit des gens.[33]

Naissance virginale

Littérale

Nature de Christ

Christ prit la nature d’Adam avant la chute. La signification du verset « il prit sur lui la semence d’Abraham » n’est plus littérale.

Miracles de Jésus

Tous ont littéralement eu lieu

Mort de Jésus

Confusion sur la partie de Jésus qui est morte et celle qui n’est pas morte.

Résurrection

Littérale et réelle. L’espérance centrale du Christianisme.

Sanctuaire céleste

Le sanctuaire céleste n’est pas littéral, mais symbolique du ministère de Christ. « Dieu n’est pas contenu dans une boîte pour 160 ans. »

Pasteur/Ancien

Les termes époux et épouse ne sont pas littéraux mais interchangeable

Perfection chrétienne

Cela n’existe pas

Jugement investigatif

Cela n’existe pas ou signe de reconnaissance

Seconde venue

Un événement littéral, audible et réel, mais sur lequel on ne met pas l’accent. L’accent est mis de plus en plus sur la théologie de la libération et du féminisme.

 

   Vous pouvez voir d’après la liste ci-dessus que notre foi Adventiste a été mise à nu. Il y a un sabbat hebdomadaire, une naissance virginale et une résurrection avec une Seconde Venue et un Ciel réels, mais tout le reste est trouble et spiritualisé. Les percées du spiritualisme sont quasiment totales. Ce genre d’Adventisme ne survivra pas à la crise qui arrive. Et pour ces Adventistes conservateurs qui s’accrochent encore toujours à la version de l’Adventisme selon Questions on Doctrine, ou même pour l’Adventisme conservateur n’acceptant que la Trinité, les portes des vues spiritualisées sont encore ouvertes, et de tels croyants sont vulnérables devant les philosophies spiritualisées et sont en grand danger d’accepter de graves séductions.

 

F. La chute de Babylone

   Dans son livre Spiritisme Moderne, Uriah Smith établit quelque chose d’extrêmement important concernant la raison pour laquelle tant de confusion et de fausses doctrines abondent. Tout se résume à un seul principe tout simple -  le rejet d’une interprétation littérale des Ecritures. C’est là ce qui produit les doctrines des démons : la spiritualisation du texte biblique sous l’influence de mauvais esprits, ou la communication avec eux. Ainsi, la communication avec les mauvais esprits, le spiritisme, et leur doctrine qui consiste à spiritualiser le texte, le spiritualisme, sont également connus sous le nom de spiritisme. La communication et ce qui est l’objet de la spiritualisation forment ensemble le spiritisme. Si vous lisez attentivement les paroles d’Ellen White et d’autres pionniers, ils utilisaient le terme « spiritualism »[34] dans les deux contextes – celui de la communication, ainsi que celui de la méthode d’interprétation. [35] Avant de nous intéresser à la citation d’Uriah Smith, nous allons considérer quelques exemples de la manière dont le terme spiritualisme peut être utilisé dans le contexte de la spiritualisation du texte.

   J’ai été très précis en citant les Ecritures en réponse aux questions soumises, dans l’espoir de dissiper si possible une partie des épaisses ténèbres et du brouillard du Shakerisme, du Quakerisme, du Swedenborgianisme, et de tous les spiritualismes qui semblent maintenant s’installer dans l’ensemble du monde moral, et éteindre jusqu’à la lumière même de l’horizon. Pour ma pensée, ce système de spiritualisation – alors que Dieu admet une interprétation littérale et que d’après la règle, la compréhension littérale passe d’abord – est, pour utiliser une sentence de marin, semblable à un bateau avançant à tâtons vers Boston Bay, dans une tempête de neige une nuit de pleine lune. Rien ne pourrait être plus trompeur pour le marin ; les nuages en suspens éclairant un moment le firmament de la minceur de leur vapeur (encourageant le marin à croire qu’il est sur le point de voir le phare), le moment suivant, ils noircissent, et continuent ainsi à tromper les marins, jusqu’à ce que tout à coup les éléments de destruction se déchaînent tout autour d’eux – le bateau est projeté contre les rochers – et l’on entend d’une seul voix sauve qui peut ! et tout espoir est perdu à jamais – le bateau et les marins sont éparpillés sur la plage entière ! Mon Dieu ! aide-nous à nous diriger hors de ces interprétations spiritualistes de Ta parole, où il est si clairement dit que la seconde Venue et le royaume du Christ seront aussi littéraux et réels que les événements qui se sont déroulés lors de la Première venue, faisant à présent partie de l’histoire (italiques ajoutés).[36]

   Certains parmi nous se sont précipités dans le brouillard séduisant du spiritualisme, ils ont abandonné le Jésus littéral et ont rendu son apparition glorieuse uniquement spirituelle. Il est clair qu’ils n’auraient jamais été délivrés de ce piège du Diable, s’ils n’avaient pas entendu nos positions quant à la vérité présente. Rien ne peut être aussi bien calculé pour dissiper les brumes trompeuses du spiritualisme que la compréhension claire et littérale du Sanctuaire Céleste.[37]

   James White affirme clairement que le sanctuaire littéral dans le ciel est notre protection contre le spiritualisme, ou positions spiritualisées. Mais examinons à présent ce que dit Uriah Smith quant à la manière dont Babylone tombe.

   Le terme « Babylone » n’est pas utilisé comme un terme de reproche, ce n’est pas là son objet, il est plutôt utilisé comme un terme descriptif présentant la condition très indésirable de « mixture » et de « confusion » dans le monde religieux. Ce n’est certainement pas la volonté du Seigneur, lui qui a prié pour que tout son peuple soit un, que des vingtaines, voire des centaines de divisions et de sectes existent au sein de son église. Cela est le résultat, prétendent les Catholiques, de la règle protestante de l’interprétation privée. Ce n’est pas le cas. Cela provient de cette boîte de Pandore d’interprétations mystiques placées dans l’église par le vieux Origène, ce prince des semeurs de trouble. Par cette approche qui n’a ni méthode ni principe, les interprétations de la parole de Dieu seront toujours aussi variées et nombreuses que les caprices et les fantaisies qu’il peut y avoir dans les pensées des hommes.

   Mais il faut un remède à toute cette confusion dans l’église qui sera prête pour la seconde venue ; car aucun peuple ne sera préparé pour la translation si ce n’est ceux qui adorent le Seigneur en esprit mais aussi en vérité. Pour conduire l’église vers cet état, un appel a été envoyé au monde Chrétien dans les vérités particulières pour notre temps. La plupart se détournent, mais certains prennent la position à laquelle ces circonstances les exhortent. Le processus est simple. Il s’agit de lire et d’obéir à la parole de Dieu à la lumière de ce qu’on appelle la règle littérale d’interprétation. On n’aurait jamais pensé à aucune autre règle, si le Diable avait laissé les pensées des hommes en paix. Par cette règle, le vrai Sabbat aurait toujours été maintenu comme une protection parfaite contre l’idolâtrie sur la terre ; la loi aurait gardé sa place comme règle de conduite parfaite, immuable et éternelle, une protection contre l’antinomianisme de tous les temps et le spiritualisme d’aujourd’hui ; l’idée que les morts restent inconscients dans la tombe jusqu’à la résurrection aurait été gardée, et il n’y aurait alors pas pu y avoir de purgatoire, de messes pour les morts, pas de Mariolâtrie, pas de culte des saints – en résumé, pas de Catholicisme Romain et pas d’Universalisme, ni de Spiritualisme ; on n’aurait pas perdu de vue la véritable nature de la venue du Christ et de Son royaume, et la fable de paix et sûreté dans une millénium temporel n’aurait jamais pu exister.

   Pour ne rien dire des autres erreurs qui auraient été corrigées, supposez que tout le Christianisme soit resté uni sur ces quatre vérités simples, combien de divisions aurait-il pu y avoir dans le monde Chrétien ? Une deuxième dénomination n’aurait pas pu exister. Et quel aurait été l’état de chose ? – aussi différent de la condition actuelle qu’on puisse l’imaginer – pas de paganisme, pas de Catholicisme Romain, pas de Protestantisme, pas de sectes en grand nombre, pas de Spiritisme, – mais le Christianisme, large, uni, libre, glorieux. Certains se positionnent dans ces vérités, et seront ainsi protégés des séductions des derniers jours, séductions dont le chemin a été si soigneusement préparé par des siècles de superstition et d’erreur. Tous ceux qui sont gouvernés par la règle d’interprétation littérale doivent se tenir à ces vérités ; car on peut les lire dans tant de mots du livre sacré lui-même. Mais en règle générale, les églises les rejettent, souvent avec amertume, moquerie et colère, et pour certaines, même avec des persécutions. Et c’est pour cela que Babylone est tombée (italiques ajoutés).[38]

   Remarquez soigneusement dans le passage suivant comment Ellen White associe le terme spiritualisme avec un enseignement, et avec une suppression du sens littéral. Le passage parle de la réalité de Jésus et de Son Père. Son remède consiste à accepter la Bible simplement pour ce qu’elle dit, et je l’approuve.

   On m’a souvent accusée faussement d’enseigner des idées propres au spiritisme. Mais avant que le rédacteur du Day-Star émette cette opinion, le Seigneur me donna une vision des tristes et désolants résultats[39] dont aurait à souffrir le troupeau si on lui enseignait des idées spirites comme celles que soutenaient ce rédacteur et d’autres personnes. J’ai souvent vu l’adorable Jésus, et remarqué sa personne. Je lui ai demandé si son Père était lui aussi une personne et s’il avait une forme comme la sienne. Il me répondit : « Je suis l’image de sa personne. »

   J’ai souvent remarqué que les idées spirites dissipaient toute la gloire céleste et que dans l’esprit de beaucoup de gens le trône de Dieu et la personne adorable de Jésus ont été consumés par le feu du spiritisme. J’ai vu que quelques-uns de ceux qui avaient été séduits et entraînés dans cette erreur seraient exposés à la lumière de la vérité, mais que ce serait presque impossible pour eux de s’affranchir complètement de la puissance séductrice du spiritisme. De telles personnes devraient confesser résolument leurs erreurs et les abandonner pour toujours.

   Cher lecteur, je vous recommande la Parole de Dieu ; qu’elle soit la règle de votre foi et de votre vie (Premiers Ecrits, p. 77,78).[40]

   Arthur White montre comment la lutte d’Ellen White contre la spiritualisation de Dieu, du Christ et du ciel a sauvé l’église émergeante.

   La spiritualisation du ciel, de Dieu, du Christ et de la venue de Christ se trouvait à la base de bien des enseignements fanatiques contre lesquels Ellen Harmon, âgée de 17 ans, fut appelée par Dieu à lutter pendant ces années où [l’Eglise] se formait. Les visions établirent fermement la personnalité de Dieu et Christ, la réalité du ciel, la récompense des fidèles et la résurrection. Ces directives éclairées sauvèrent l’église émergente (Ellen G. White : The Early Years vol. 1 p. 81).

   Notez très soigneusement que les premières visions d’Ellen White présentaient Dieu et Christ comme des êtres littéraux. Remarquez également que leurs personnalités sont directement liées aux titres qu’ils portent – Père et Fils. Ce processus sauva l’église émergeante et l’aida à construire une plateforme solide et inébranlable. On ne peut nier qu’une compréhension littérale de Père et Fils fut au cœur des piliers de notre foi, et comme le dit clairement Arthur White, cela « sauva l’église émergeante. »



[1] JFB Bible Commentary de Genèse 3 : 1, édition e-Sword.

[2] Samuel Koranteng-Pipim, Receiving the WordRecevoir la Parole (Berrien Springs, MI : Berean Books, 1996), p. 96.

[3] Uriah Smith, Daniel and Revelation – Daniel et l’Apocalypse (Review and Herald, 1944) p. 159. William Miller, Views of Prophecy – Vues sur la Prophétie, p. 28. J.N. Andrews, The Sanctuary and the 2300 days – Le Sanctuaire et les 2300 jours, p. 34. James White, Bible Adventism – Adventisme Biblique, p. 127.

[4] La compréhension de la nature de Christ est largement altérée au sein de l’Adventisme. La vue selon laquelle Christ a pris la nature d’Adam avant la chute nécessite une compréhension spiritualisée des textes d’Hébreux et de Romains. Hébreux 2 : 16 déclare que Christ a pris sur Lui la semence d’Abraham, et non la semence d’Adam avant la chute. Romains 1 : 3 déclare qu’Il est de la postérité de David, selon la chair. Ces textes sont simples et sans aucune ambiguité. Accepter une position de la nature de Christ avant la chute force ces passages à être, d’une certaine manière, compris au sens figuré.

[5] Voir l’appendice E pour trouver la liste entière.

[6] Miller’s Works – Œuvres de Miller, vol. 1, p. 33.

[7] Views of the Prophecies and Prophetic Chronology.

[8] Uriah Smith, Thoughts on Daniel and Revelation – Pensées sur Daniel et l’Apocalypse (Review and Herald, 1897), p. 123.

[9] J. N. Loughborough, Man’s Present Condition and His Future Reward or Punishment – La présente condition de l’homme et sa récompense ou son châtiment futur, (Advent Review Office, 1855), p. 7.

[10] George Storrs, Six sermons on the inquiry is there immortality in sin and suffering – Six sermons sur la question l’immortalité existe-t-elle pour le péché et la souffrance, p. 131

[11] The Acts of the Apostles, p. 474, 475.

[12] Early Writings, p. 259.

[13] George Knight, A Search For Identity – En quête d’identité (Hagerstown, MD : Review and Herald, 2000), p. 32.

[14] Prescott et Daniells avaient embrassé la « nouvelle vue » du quotidien venant de Conradi et Waggoner. La nouvelle vue considère que la phrase : « la place du sanctuaire fut jetée à terre » ne se réfère pas à un événement littéral, mais plutôt un renversement spirituel dans l’esprit des hommes. Ce changement démonta plusieurs points dans la présentation des pionniers concernant Daniel et l’Apocalypse.

[15] Rome chercha à tuer Christ à Sa naissance et Le crucifia en l’an 31 sur une croix.

[16] Migdash peut être utilisé pour l’endroit sacré de Dieu ou un endroit sacré païen.

[17] La capitale de Rome fut déplacée à Constantinople en l’an 330, accomplissant la prophétie de Daniel 11 : 24 d’un gouvernement de 360 ans loin de Rome. La date de départ est l’an 31 avant Jésus-Christ avec la Bataille d’Actium.

[18] La conversion des tribus Barbares au Catholicisme entre l’an 496 et l’an 508 (voir Daniel and Revelation par Uriah Smith, p. 177, édition de 1897) – Les prophéties de Daniel, Uriah Smith, p. 68.

[19] La papauté persécuta et tua plus de 50 millions de fidèles du peuple de Dieu durant les 1260 années entre l’an 538 et l’an 1798.

[20] Se disant être Dieu sur la terre.

[21] La prêtrise de la papauté obscurcit la prêtrise de Christ en dirigeant les gens vers des prêtres terrestres.

[22] Similaire à la vue païenne.

[23] Daniel 8 : 13 parle du sanctuaire [qodesh] qui a été foulé aux pieds et trouve sa légitimité dans Hébreux 10 : 29 où Paul déclare que le Fils de Dieu est foulé aux pieds. Voir le Sermon 8 de Bible Adventism « Foulé aux Pieds » par James White pour plus de détails.

[24] Eve s’était empressée de présenter le commandement de Dieu de ne pas manger de l’arbre, et elle ajouta “vous n’y toucherez pas”, ce que Dieu n’avait pas dit. Elle fit un ajout aux paroles de Dieu. « Dans la controverse d’Eve avec le serpent, elle ajouta “vous n’y toucherez point”. C’est ici que la subtilité du serpent apparut. Cette parole d’Eve lui donna l’avantage ; il prit le fruit et le plaça dans sa main, utilisant ses propres paroles, “Il a dit : Si vous y touchez, vous mourrez.” Tu vois, aucun mal ne t’est arrivé en touchant le fruit. De même, aucun mal ne t’arrivera si tu en manges. » (Confrontation, p. 14, emphase ajoutée).

[25] “The Day of the Adventists” – le jour des Adventistes, Newsweek, 7 juin 1971, p. 65 cité par Pipim, p. 51.

[26] George Burnside, The Two Apartment Sanctuary in Heaven – Le sanctuaire aux deux appartements dans le ciel (pamphlet)

[27] 1 Jean 2 : 22, 23

[28] Remarquez que l’utilisation du mot spiritualisme est dans le contexte de la spiritualisation.

[29] J.S. White, The Parable – La parabole, p. 16.

[30] Questions on Doctrine, p. 56 ; The Review and Herald, 14 juillet 1927, p. 6.

[31] Ellen White a mis en garde Daniells et Prescott de ne pas mettre en avant leur vue du quotidien. Elle indiqua que Satan travaillait leurs esprits et qu’ils acceptaient des vues spiritualistes (Manuscript Releases, vol. 20, p. 21).

[32] « C’est lorsqu’“Il a fait la purification de nos péchés” qu’Il “s’est assis à la droite de la Majesté Divine dans les lieux très hauts”(Héb. 1 : 3). Plus de vingt fois nous lisons que Christ est “assis à la droite de Dieu.” Car Christ “n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’hommes, … mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu” (Heb. 9 : 24). Bien que certains désirent substituer un ministère à un endroit, nous voulons mettre l’emphase sur un ministère dans un endroit et cet endroit est le sanctuaire céleste. Etant donné que notre Seigneur est réel, en tant que Grand Prêtre officiant, ainsi, l’endroit où Il officie doit également être réel » (R.A. Anderson, “The ministry of Christ in the Heavenly Sanctuary – Le ministère du Christ dans le sanctuaire céleste ”, Review and Herald, 3 août 1962).

[33] C. Maxwell, God Cares, vol. 1, p. 172. « L’auteur observe qu’aucun mot n’est utilisé pouvant faire comprendre une profanation du sanctuaire céleste par la corne. Ce qui apparaît, au contraire, est une attaque – de différentes manières – (signifiant une vue spiritualisée) – du peuple de Dieu, le fondement du sanctuaire et du ministère de Christ… » (“Christ’s Priesthood obscured,” - “Le sacerdoce du Christ obscurci” Daniel and Revelation Committee, Symposium on Daniel, p. 399).

[34] Ndt. En anglais, le même mot « spiritualism » se réfère à la fois au spiritisme et au ‘spiritualisme’, terme utilisé en français dans le contexte de la spiritualisation des textes et des doctrines. Le mot spiritisme en français se réfère avant tout à la communication avec les morts.

[35] « En lisant cela, le lecteur remarquera l’utilisation du terme spiritualisme, devant être compris à la lumière de l’œuvre des spiritualistes et non à la lumière de ce qui est maintenant compris comme étant le spiritualisme ou spiritisme, bien que ces deux compréhensions émanent de la même source » (Arthur White, Biography of Ellen White, vol. 1, p. 80).

[36] Joseph Bates, The Opening of the Heavens – L’ouverture des cieux (Presse de Benjamin Lindsey, 1846), p.22.

[37] The Review and Herald, 17 février 1852.

[38] Uriah Smith, Modern Spiritualism – Spiritisme moderne, pp. 141, 142

[39] Remarquez l’utilisation du terme “désolant” en relation avec la spiritualisation et le spiritisme.

[40] Early Writings, p. 77, 78. Ndt. Nous voyons ici que les traducteurs de Premiers Ecrits ont choisi de traduire « spiritualism » directement par spiritisme, alors qu’il n’est pas question ici de la communication avec les morts, mais de la spiritualisation de la réalité de Jésus et de son Père.