29. Christ comme origine ou comme représentant ?

 

Chapitre 29 – Christ comme origine ou comme représentant ?

 

   Il existe de nombreux endroits dans l’Ecriture où les différences entre un modèle ‘source de vie’ (qui révèle Christ comme étant engendré) et un modèle trinitaire (qui décrit Christ comme non-engendré,[1] possédant Ses propres ressources et les partageant avec le Père) sont particulièrement remarquables. Voyez les passages suivants :

   Vous êtes mes témoins, dit l’Eternel, vous, et mon serviteur que j’ai choisi, afin que vous le sachiez, que vous me croyiez et compreniez que c’est moi : Avant moi il n’a point été formé de Dieu, et après moi il n’y en aura point. C’est moi, moi qui suis l’Eternel, et hors de moi il n’y a point de Sauveur (Esaïe 43 : 10, 11).

   Ainsi parle l’Eternel, roi d’Israël et son rédempteur, l’Eternel des armées : Je suis le premier et je suis le dernier, et hors de moi il n’y a pas de Dieu (Esaïe 44 : 6).

   Ainsi parle l’Eternel, ton rédempteur, et celui qui t’a formé dès ta naissance : Moi, l’Eternel, j’ai fait toutes choses, seul j’ai déployé les cieux, seul j’ai étendu la terre (Esaïe 44 : 24).

   Je suis l’Eternel, et il n’y en a point d’autre, hors moi il n’y a point de Dieu : Je t’ai ceint, avant que tu me connusses. C’est afin que l’on sache, du soleil levant au soleil couchant, que hors moi il n’y a point de Dieu (Esaïe 45 : 5, 6).

   Ces passages représentent un défi pour les deux positions. Chaque passage ne mentionne qu’un seul être individuel. Les termes « hors de moi il n’y a point de Sauveur, » « hors de moi il n’y a pas de Dieu, » « seul j’ai étendu la terre, » et « hors de moi il n’y a point de Dieu » sont sans équivoque et isolationnistes -  tout le reste est exclu, mis à part le seul être qui parle. Les références parlant du Père, du Fils et du Saint-Esprit comme ayant des attributs Divins, et mentionnant le Père et le Fils comme recevant tous deux l’adoration, se trouvent directement dans la Bible. Whidden, Moon et Reeve relèvent certains défis survenant lorsqu’on cherche à saisir ces passages dans Esaïe 43 : 10, 11 :

   …si nous voulons prendre au sérieux le témoignage clair des écrivains du Nouveau Testament d’après lesquels Jésus est Dieu, nous devons conclure que qui que soit le Seigneur, YHWH, ou Jéhovah qui parle dans Esaïe 43 : 10, 11, Son identité doit inclure celle de Jésus révélé dans le Nouveau Testament, qui affirmait être dans un certain sens le Jéhovah de l’Ancien Testament (The Trinity, p. 48).

   C’est ici un point important. Si Jésus n’est pas inclus dans les passages d’Esaïe 43 : 10 et 11, 44 : 6, 44 : 24 et 45 : 5 et 6, alors comment peut-on soutenir la revendication du Christ à être égal à Dieu et adoré comme Dieu ?[2] D’un autre côté, si Christ est inclus, comme expliquons-nous le langage strictement isolationniste ? N’aurait-il pas été beaucoup plus simple d’écrire, « Il n’y a point de Dieu hors du Père, du Fils et du Saint-Esprit dans une union indissoluble ? »

 

A. Faire dire « nous » à « je » et « je » à « nous »

   Dans un modèle trinitaire, une manière de résoudre ce problème est de faire dire « Nous » à « Je ». Un membre de la Divinité parle pour tous les trois, et il n’y a en fait aucune différentiation entre les membres. C’est là que nous avons trois Personnes dans une substance,[3] ou bien le mélange des trois Personnes d’une manière mystérieuse ne pouvant être entièrement comprise.[4] Les deux concepts sont très similaires, et le résultat final est le même : une unité par mélange mystérieux et indissoluble, permettant à une personne de parler pour toutes sans révéler qui parle vraiment.

   Premièrement, pour accepter cela, il doit y avoir un sacrifice sur le plan linguistique : « Je » ne signifie plus « Je » dans le sens Français (et Hébreux)[5] mais plutôt « Nous, » et « Moi » ne peut pas signifier « Moi, » mais doit signifier « Nous ».

   Deuxièmement, il doit également y avoir une perte d’importance quant à savoir quel membre de la Divinité parle réellement. Se pourrait-il qu’il soit important de savoir qui parle vraiment ? Le processus de brassage présente-t-il un risque potentiel de voir l’individualité de chaque membre se perdre dans certains textes ? J’imagine que pour certains, cela n’a pas d’importance puisque leurs caractères s’accordent de toutes manières, mais pour ceux d’entre nous qui sont vraiment intéressés à avoir une relation personnelle avec la personne individuelle de Jésus et la personne individuelle du Père, c’est certainement important. La différence pourrait être comparée avec l’arrivée de la lettre familiale habituelle que l’on reçoit à Noël. Généralement, un membre de la famille écrit au nom de toute la famille, et pour certains, il n’est pas important de savoir qui écrit, aussi longtemps que l’information passe, mais pour d’autres qui les connaissent bien et s’intéressent plus en détail, ils voudraient vraiment savoir qui a écrit la lettre.

   Si les textes d’Esaïe ne parlent que du Père, comme le prétendent de nombreux non-Trinitaires, il semble alors être impossible d’harmoniser de tels textes avec la revendication de Jésus dans le Nouveau Testament d’être Dieu. Et il est clair que Jésus possède de plein droit le privilège d’être appelé Dieu et adoré comme Dieu.[6]

   Y-a-t-il un moyen de lire ces passages simplement sans sacrifier le sens de la langue ou nier l’entière divinité du Christ ?

 

B. L’égalité basée sur la puissance provoque de la confusion

   Je crois que la clé se trouve dans notre compréhension de l’égalité des membres de la Divinité et du courant de source de vie depuis la Divinité. Au chapitre 21, nous avons considéré deux étalons de mesure utilisés pour déterminer la Divinité. Un système de mesure basé sur la performance détermine la Divinité par la puissance inhérente et l’existence illimitée, mesurée par le temps et l’éternité. Dans une réponse qui me fut adressée en réponse à mon ébauche précédente de ce manuscrit, on pouvait lire, « L’égalité des membres de la Divinité est en vertu de leur possession de qualités inhérentes. »[7]

   Cette ligne naturelle de raisonnement, crée une supposition sous-jacente nous disant comment nous devrions comprendre Ellen White lorsqu’elle affirme qu’en Christ est la vie originelle (de Lui-même), non-empruntée (d’aucune autre source en-dehors de Lui-même), et non dérivée (d’aucune autre source en-dehors de Lui-même). L’interprétation de ce passage est soutenue par la demande d’une égalité fondée sur les caractéristiques inhérentes concernant la vie, la puissance et l’existence.

   Ce type d’égalité demande qu’il y ait une source de vie divine possédée par le Père ainsi qu’une source de vie divine possédée par le Fils, et c’est dans l’égalité de ces possessions que nous voyons la base d’une unité d’où jaillissent l’amour, l’unité et l’harmonie. Les deux sources de vie (ou trois lorsque nous incluons le Saint-Esprit) créent le potentiel naturel pour l’action autonome et individuelle. Nous voyons le fruit de ce potentiel dans la manière dont certains érudits Adventistes considèrent la Création.

   Par Lui-même [parlant de Christ] Il étendit les cieux et par Lui-même Il fit surgir la terre. Comment peut-on prétendre que Yahweh avait un superviseur (ou quelqu’un de semblable) comme aide ? Il n’y a pas de contradiction pour ceux qui connaissent la vérité au sujet de la Trinité. Jésus est un membre de la Divinité et en tant que tel, Il est le Créateur.[8]

   L’auteur de cette citation croit que Christ a réalisé l’œuvre de la Création tout seul. C’est là une explication pour Esaïe 44 :24 découlant naturellement d’une égalité basée sur la puissance. Christ a-t-il agi tout seul ?

   Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par son Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé les mondes (Héb. 1 : 2, KJV).

   Le contexte de Hébreux 1 : 2 indiquerait que le Père créa le monde par Son Fils. Mais qu’en est-il du texte suivant, un peu plus loin ?

   Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux. Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains (Héb. 1 : 9, 10, KJV).

   Ces textes révèlent que le Père parle du Fils posant les fondements de la terre et les cieux étant l’ouvrage des mains du Christ. Hébreux 1 : 2 et 9 se contredisent-ils ? Changeons-nous la signification du mot « créé » comme signifiant « planifier avec » ? Dépouillons-nous le mot « créé » de son action ?

 

C. Le Père est la source et Christ est le réalisateur.

   Je suis d’avis que cette contradiction apparente est créée par l’égalité de puissance nécessaire pour estimer une personne de la Divinité comme divine. Remarquez dans ces passages les idées en rapport avec la source de vie :

   Mais laissons de côté ces manifestations moins importantes pour contempler Dieu en Jésus. En regardant à Jésus nous comprenons que c’est la gloire de notre Dieu de donner. « Je ne fais rien de moi-même », affirmait le Christ ; « le Père qui est vivant m’a envoyé, et… je vis par le Père ». « Je ne cherche pas ma gloire », mais la gloire de celui qui m’a envoyé. Jean 8 : 28 ; 6 : 57 ; 8 : 50 ; 7 : 18. Ces paroles mettent en évidence le grand principe qui est la loi de la vie pour l’univers. Le Christ a tout reçu de Dieu, et il l’a pris pour le donner. Il en est ainsi du ministère qu’il exerce dans les parvis célestes en faveur de toutes les créatures : par l’intermédiaire du Fils bien-aimé la vie du Père se répand sur tous ; elle retourne par l’intermédiaire du Fils sous forme de louanges et de joyeux service, telle une vague d’amour, vers la grande Source universelle. Ainsi, à travers le Christ le circuit bienfaisant est complet, représentant le caractère du grand Donateur, la loi de la vie (Jésus-Christ, p. 11).

   Dieu a envoyé son Fils pour communiquer sa propre vie [la vie du Père] à l’humanité. Christ déclare : « Je vis par le Père, » ma vie et la sienne étant une. (« A call to the work, » Home Missionary, [9] 1er Juin 1897, italiques ajoutés).

   Comme législateur, Jésus exerça l’autorité de Dieu ; ses commandements et ses décisions étaient soutenues par le Souveraineté du trône éternel. La gloire du Père était révélée dans le Fils ; Christ manifesta le caractère du Père. Il était si parfaitement connecté à Dieu, si pleinement embrassé dans la lumière qui l’entourait, que celui qui avait vu le Fils, avait vu le Père. Sa voix était comme la voix de Dieu (The Review and Herald, 7 janvier 1890, 2ème par.)

   Ces passages d’Ellen White montrent bien que c’est la vie du Père qui coule par le Fils. Le Fils partage la vie du Père. Bien-sûr ce fait ne permet pas une égalité fondée sur la puissance, mais je crois que de tels concepts d’égalité naquirent dans la pensée de Satan, pas dans celle de Dieu.

   Si nous permettons au Père d’être la source, et à Christ d’avoir reçu toute la plénitude de la vie, Christ peut alors agir comme représentant du Père plutôt que d’être obligé d’être indépendamment à l’origine de l’action. Alors qu’en est-il des textes d’Esaïe ?

   Vous êtes mes témoins, dit l’Eternel, vous, et mon serviteur que j’ai choisi, afin que vous le sachiez, que vous me croyiez et compreniez que c’est moi : Avant moi il n’a point été formé de Dieu, et après moi il n’y en aura point. C’est moi, moi qui suis l’Eternel, et hors de moi il n’y a point de Sauveur (Esaïe 43 : 10, 11).

   Christ affirme dans Jean 5 : 19 et 20 qu’Il ne fait rien de Lui-même, si ce n’est ce qu’Il voit faire au Père. Le Père Lui montre tout ce qu’Il fait et le Fils suit son exemple. À cette lumière nous voyons Christ comme représentant du Père, parlant au sujet du Père, qui est la source de toutes choses. Christ est-il exclu de cette équation ? Non, parce que ce texte parle de la source, pas du réalisateur. Les textes d’Esaïe prennent tout leur sens dans le contexte de ce passage très important d’Ellen White :

   Le Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique engendré de Dieu le Père, est véritablement Dieu en infinité, mais pas en personnalité (The Upward Look, p. 367).[10]

   Ellen White dit-elle que Christ n’est pas vraiment Dieu ? Bien sûr que non, mais elle dit qu’Il n’est pas la source, l’initiateur, celui-ci étant le Père. La citation d’Ellen White ci-dessus est un reflet de ce que dit Paul au sujet de la source et du réalisateur :

   Néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes (1 Cor. 8 : 6).

   Le Père est présenté comme la source – « de qui viennent toutes choses » - et Christ est présenté comme le réalisateur – « par qui sont toutes choses ».

   Cette confusion de source de vie se révèle à nouveau en rapport avec Esaïe 43 : 11, lorsqu’il est dit que :

   De plus, la chose devient encore plus saisissante lorsque l’Eternel continue en disant « hors de moi il n’y a point de Sauveur » …cela doit signifier que le Messie Jésus du Nouveau Testament est l’Eternel Jéhovah du prophète Esaïe de l’Ancien Testament (The Trinity, p. 48).

   Mais l’Ecriture dit :

   Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant pas aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation (2 Cor. 5 : 19).

   Ce passage nous montre que le Père est le Sauveur, réconciliant le monde avec Lui-même par le Christ. Le Père est la source, Christ est le réalisateur.

   La Révélation même de Jésus-Christ donnée à Jean trouvait sa source dans le Père. Toutes choses trouvent leur source dans le Père. Tout ce que fait le Christ trouve sa source dans le Père. Christ a reçu toutes choses du Père. La seule raison pour laquelle l’église rejette cela est qu’elle ne veut pas rejeter la fausse base d’égalité. Je le redis, ce type d’égalité trouve sa source dans la pensée de Satan, pas celle de Dieu. Satan était celui qui affirma qu’il allait s’élever, qu’il allait exalter son trône, qu’il allait s’asseoir sur la montagne de la congrégation, qu’il serait comme le Très Haut. Il est clair que c’est Satan qui est à l’origine de l’égalité fondée sur la puissance.

   Lorsque nous comprenons les concepts de source et de représentant, la Bible se lit plus directement et plus simplement. Prenez par exemple l’envoi de l’ange aux Israélites.

   Voici, j’envoie un ange devant toi, pour te protéger en chemin, et pour te faire arriver au lieu que j’ai préparé. Tiens-toi sur tes gardes en sa présence, et écoute sa voix ; ne lui résiste point, parce qu’il ne pardonnera pas vos péchés, car mon nom est en lui. Mais si tu écoutes sa voix, et si tu fais tout ce que je te dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi, et te conduira chez les Amoréens, les Héthiens, les Phéréziens, les Cananéens, les Héviens et les Jébusiens, et je les exterminerai (Ex. 23 : 20-23).

   Christ est celui qui parle, ici. Il parle d’envoyer un ange et que Son nom est en Lui. Nous savons aussi que Christ est l’ange mentionné.[11] Christ parle-t-il de Lui-même sous une autre forme ? Cela rend les choses un peu compliquées. Mais si Christ parle comme un représentant du Père et dit ce que le Père va faire par Son Fils comme étant l’Ange qui les suit, le passage est clair. Nous devons nous souvenir que Christ dit ce qu’Il entend dire au Père, et étant la PAROLE de Dieu, il nous la communique.

   Ainsi, dans le contexte d’une source de vie procédant du Père, tous ces textes d’Esaïe s’expliquent. Christ n’est pas exclu comme Dieu, parce qu’il partageait/hérita la vie du Père, il est adoré comme Dieu et toute la plénitude de la Divinité demeure en Lui. Tout ceci est possible une fois que nous abandonnons les concepts d’égalité basée sur la puissance qui trouvent leur origine dans Esaïe 14 : 12-14.



[1] De nombreux trinitaires nieraient croire que Christ n’est pas engendré. Plusieurs voient Christ comme étant engendré spirituellement afin d’être un Fils pour le bien de l’Evangile tandis que d’autres voient Christ comme engendré à l’incarnation. Dans les deux cas, il ne s’agit pas réellement de l’engendrement. Être spirituellement engendré est similaire à dire que vous croyez au repos du Sabbat sans avoir besoin de garder le Sabbat hebdomadaire. C’est uniquement spirituel.

[2] Philippiens 2 : 6 ; Matthieu 28 : 17 ; Jean 5 : 18. Il est intéressant de remarquer que le Commentaire Biblique Adventiste élude les difficultés d’identification dans les passages d’Esaïe.

[3] Max Hatton, Understanding the Trinity, p. 133.

[4] « Ici se trouve une relation profondément mystérieuse. Il y a une unité d’existence entre le Père et le Fils qui est infiniment mystérieuse. » (Erwin Gane, e-mail personnel).

[5] Ndt. …et Anglais, bien-sûr, la langue dans laquelle ce livre fut écrit.

[6] Hébreux 1 : 8 ; Apocalypse 5 : 13

[7] Barry Harker, A Response to “The Return of Elijah” (Une réponse au “Retour d’Elie”), p. 7.

[8] Max Hatton, Understanding the Trinity, p. 63. Remarquez que l’auteur ne nie pas que le Père ait pris part à la Création, mais l’action même de la Création a été faite uniquement par le Fils.

[9] « Un appel à l’œuvre, » Missionnaire du Foyer.

[10] Levez vos yeux en haut, p. 359. Ndt. Dans la traduction française, le mot ‘engendré’ est omis.

[11] « … car ils buvaient à un Rocher spirituel qui les suivait, et ce Rocher était Christ. » (1 Cor. 10 : 4). La confusion des évangéliques concernant la source de vie est également une des raisons possible pour laquelle ils rejettent Christ comme étant Micaël l’archange.