30. Scellés du nom du Père

 

Chapitre 30 – Scellés du nom du Père

 

A. La parabole des vierges

   La parabole des dix vierges qui se trouve dans Matthieu 25 nous donne un aperçu intéressant sur ce qui distingue les vierges sages des vierges folles. La différence évidente entre les sages et les folles est la réserve d’huile qu’avaient les sages. L’huile est un symbole du Saint Esprit qui soutint les vierges sages alors qu’elles suivirent l’Epoux au repas de noces.

   La seconde chose qui distingue les vierges sages des folles réside dans le fait que l’acceptation au repas par l’époux dépend de sa connaissance des invités. Il est clair qu’apprendre à connaître quelqu’un prend du temps, et les vierges folles manquèrent de temps pour apprendre à connaître l’Epoux.

   Y a-t-il un rapport entre avoir une réserve d’huile et connaître l’Epoux ? Jésus expliqua clairement aux disciples le lien qui existe entre Lui-même et l’opération de l’Esprit. Nous avons évoqué cette question au chapitre 22, mais nous allons la revoir une fois de plus ici.

   Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous (Jean 14 : 16-18).

   Jésus dit qu’Il est celui qui viendrait à nous. Par l’Esprit, Christ habite avec nous. Considérez encore ces citations :

   Le Sauveur est notre Consolateur. Cela, j’en ai fait l’expérience (Manuscript Releases, vol. 8, p. 49).

   Qu’ils étudient le chapitre dix-sept de Jean, et apprennent comment prier et comment vivre la prière de Christ. Il est le Consolateur. Il habitera dans leurs cœurs, rendant leur joie parfaite. Ces paroles seront pour lui comme le pain de vie. …(The Review and Herald, 7 janvier 1903).

   Alors que par la foi nous regardons à Jésus, notre foi perce l’obscurité, et nous adorons Dieu pour Son amour merveilleux révélé dans le don de Jésus le Consolateur (Manuscript Releases, vol. 19, p. 297, 298).

  

B. La connaissance de l’époux nous vient par Jésus notre Consolateur

   Jésus nous est clairement présenté comme étant le Consolateur, et il nous est clairement expliqué comment cela a lieu.

   Il n’est pas essentiel pour vous de savoir, et de pouvoir expliquer exactement ce qu’est le Saint Esprit. Christ nous dit que le Saint Esprit est le Consolateur, et le Consolateur est l’ « Esprit de vérité, que le Père enverra en Mon nom. » « Je prierai le Père, et Il vous donnera un autre Consolateur, afin qu’Il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous » [Jean 14 : 16, 17]. Cela se réfère à l’omniprésence de l’Esprit de Christ, appelé le Consolateur (Manuscript Releases, vol. 14, p. 179).

   L’Esprit dont il est question dans Jean 14 : 16-18 est l’omniprésence de l’Esprit de Christ. C’est par l’approvisionnement en huile que les vierges apprennent à connaître Christ. On prétend que le Saint Esprit comme troisième personne facilite ce processus d’apprentissage, mais une telle croyance contredit la Bible, l’Esprit de Prophétie, et le bon sens. Le principe élémentaire d’intimité et du rapprochement avec une personne n’a pas lieu dans le contexte d’un troisième parti étant un être personnel séparé et distinct. En d’autres termes, un homme ne peut pas développer un sens fort d’intimité avec sa femme à travers son meilleur ami : c’est un adultère !

   Satan a introduit des théories pour obscurcir notre vision de Jésus comme étant notre Consolateur, et cela a laissé notre église sur le point de mourir.

   La raison pour laquelle les églises sont faibles, maladives, et sur le point de mourir, est que l’ennemi a fait entrer des influences d’une nature décourageante, pour les faire subir à des âme tremblantes. Il a cherché à cacher à leur vue Jésus comme étant le Consolateur, quelqu’un qui reprend, qui avertit, qui les exhorte… (The Review and Herald, 26 août, 1890).

   La réception de l’Esprit découle d’une connaissance véritable du Père et du Fils. Au chapitre 3, nous avons montré qu’on ne peut recevoir la vie de Dieu que par une identification juste de Dieu et de l’homme[1] et que le processus d’identification fut établi par les commandements de Dieu.[2]

   Il doit être évident qu’une croyance en un véritable Père, Son Fils, et leur Esprit omniprésent est un Dieu tout à fait différent d’un concept de Trinité coéternelle. Les ramifications de ces deux croyances différentes sont énormes et mutuellement exclusives. De nombreuses personnes suggèrent que c’est là une question de peu d’importance. Une telle affirmation révèle un manque de compréhension des sujets impliqués et est complètement irresponsable.

 

C. L’exemple frappant d’Israël adorant de faux dieux

   Sur les rives de Canaan, Israël fut séduit et se mit à adorer de faux dieux.

   Israël demeurait à Sittim ; et le peuple commença à se livrer à la débauche avec les filles de Moab. Elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux ; et le peuple mangea, et se prosterna devant leurs dieux. Israël s’attacha à Baal-Peor, et la colère de l’Eternel s’enflamma contre Israël (Nombres 25 : 1-3, KJV).

   Comment Israël a-t-il pu soudainement faire volte-face et s’engager dans l’adoration de faux dieux alors qu’il était tout juste à la frontière de Canaan ? Ces choses furent écrites pour nous mettre en garde.

   Il n’y eut tout d’abord que peu de rapports entre les Israélites et leurs voisins païens, mais des femmes moabites se glissèrent bientôt dans le camp. Leurs apparences n’éveillèrent aucun soupçon, et leurs plans furent si habilement mis en œuvre que l’attention de Moïse ne fut pas attirée sur la question. En s’associant avec les Hébreux, ces femmes avaient pour objectif de les séduire et les conduire à transgresser la loi de Dieu ; elles attiraient leur attention sur les rites et les coutumes païens afin de les entraîner dans l’idolâtrie. Leurs motivations étaient si habilement voilées sous le couvert de l’amitié, que personne ne les suspecta, pas même les gardiens du peuple (Patriarchs and Prophets, p. 454).[3]

   Pendant plus de cinquante ans, l’Eglise Adventiste n’eut que peu de rapports avec la fille de Babylone. Mais après quelques temps, certains de nos frères commencèrent à se former dans des institutions non Adventistes. Ces institutions adoraient un Dieu Trinité et croyaient à l’immortalité de l’homme. Comment une telle association aurait-elle pu élever notre niveau ? En plus de cela, il y avait le dialogue entre nos dirigeants d’église et les évangéliques Martin et Barnhouse. L’église émergea de cette association avec une position trinitaire renforcée et une compréhension différente sur la nature de Christ. Est-il si difficile de voir que l’Adventisme a été influencé par Babylone aux frontières de Canaan ?

   De nombreux érudits se moqueraient de « notions aussi stupides, » mais de tels hommes sont généralement formés dans des institutions semblables, et bon nombre de nos institutions ont permis aux influences empoisonnées du monde évangélique de s’infiltrer. J’affirme que l’Adventisme a répété l’histoire d’Israël et adore présentement un faux dieu en imitant les filles de Babylone qui nous entourent.

 

D. Impossible d’être scellés dans l’adoration d’un faux dieu

   Notez soigneusement la différence entre ce qui est écrit sur les fronts des 144 000 et ce qui est écrit sur le front de la femme assise sur la bête.

   Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient le nom de son Père écrit sur leurs fronts (Ap. 14 : 1, KJV).

   Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplie d’abominations et des impuretés de sa prostitution : Et sur son front était écrit un nom, MYSTÈRE, BABYLONE LA GRANDE, LA MÈRE DES IMPUDIQUES ET DES ABOMINATIONS DE LA TERRE (Ap. 17 : 4, 5, KJV).

   Quel que soit l’adorateur, ce qui se trouve au centre de sa pensée est le Dieu qu’il adore et qu’il sert. Pourquoi les 144 000 ont-ils le nom du Père de l’Agneau écrit sur leurs fronts ? Pourquoi n’est-ce pas la Trinité, le Dieu trin qui est écrit sur le front des croyants ?

   La femme assise sur la bête fait contraste, sa pensée est remplie d’un mystère et de Babylone, ou de confusion. Le dieu qu’elle sert est un mystère total et provoque une grande confusion, et cette confusion conduit à de grandes abominations comme cela est révélé dans Romains 1. En opposition à un Dieu qui se révèle à travers la création, le dieu de la prostituée est un dieu troublant.

   Chaque fois que nous nous éloignons de l’adoration du vrai Dieu, la pensée est remplie d’un mystère, d’un faux système d’adoration qui est une abomination devant Dieu. Remarquez les versets suivants :

   Y a-t-il une nation qui change ses dieux, quoiqu’ils ne soient pas des dieux ? Et mon peuple a changé sa gloire contre ce qui n’est d’aucun secours ! Cieux, soyez étonnés de cela ; frémissez d’épouvante et d’horreur ! dit l’Eternel. Car mon peuple a commis un double péché : ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau (Jér. 2 : 11-13, KJV).

   Israël fut souvent séduit et conduit à adorer de faux dieux. Qu’est-ce qui nous fait penser que nous sommes immunisés contre de telles éventualités ?

   Nous remarquons dans Jérémie 2 : 13 que lorsqu’Israël abandonna Dieu, le peuple fut coupé de la source de l’eau de la vie. L’Esprit de Dieu ne coulait plus sur eux, parce qu’ils avaient rejeté la véritable connaissance de Dieu. Dans le chapitre suivant, Dieu affirme la chose suivante :

   Aussi les pluies ont-elles été retenues, et la pluie du printemps a-t-elle manqué ; mais tu as eu le front d’une femme prostituée, tu n’as pas voulu avoir honte (Jér. 3 : 3).

   Faillir à reconnaître le vrai Dieu brise notre connexion à la source de la vie et empêche les pluies de l’arrière saison de tomber. Remarquez la suite des événements qui ont lieu pendant le temps du criblage, alors que le peuple de Dieu prie pour l’Esprit :

   Ceux qui s’inclinaient devant le trône priaient en regardant à Jésus qui, lui, regardait son Père et semblait plaider avec lui. Une lumière jaillissait du Père vers son Fils, et du Fils au groupe en prière. (Premiers Ecrits, p. 54, 55).

   La lumière parvenait au peuple de Dieu en provenance du Père vers le Fils, puis vers les croyants. Si nous ne croyons pas vraiment que Dieu est le Père et qu’Il a un Fils, mais que nous croyons plutôt en une Trinité, cela voudrait dire qu’en répandant Sa puissance sur de telles personnes, Dieu aurait confirmé leurs croyances en un faux dieu. Cela n’aura jamais lieu. La pluie de l’arrière saison ne peut tomber que lorsque nous connaissons le seul vrai Dieu et Jésus-Christ. Le mystère de la Trinité est un faux dieu qui conduit le peuple de Dieu à subir l’accusation d’avoir le front d’une prostituée. Israël ne fut jamais considérée comme Babylone, mais comme une prostituée, lorsqu’il abandonnait le culte du vrai Dieu.

 

E. La fausse adoration expose les croyants à la destruction

   La bénédiction de Dieu sur Israël dépendait toujours de leur obéissance aux commandements. Manquer d’obéir aux commandements attirait une malédiction. Les commandements sont un mur de protection, et lorsque ce mur est brisé, le peuple de Dieu est alors exposé à la destruction.

   Si tu obéis à la voix de l’Eternel, ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourd’hui, l’Eternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre (Deut. 28 : 1).

   Mais si tu n’obéis pas à la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage (verset 15).

   La Trinité coéternelle issue des filles de Babylone n’est pas le Dieu de la Bible et est donc une violation du premier commandement. Une violation des commandements brise l’alliance entre Dieu et son peuple.

   Nous avons relevé plus haut que les enfants de Dieu sont scellés avec le nom du Père sur leurs fronts. Les disciples de Dieu reconnaissent le Père comme la grande source de toutes choses, et reconnaissent que Son Fils a hérité toutes choses de Lui. En reconnaissant le vrai Dieu, ils ont une connexion efficace avec la source de la vie et peuvent recevoir l’huile tant nécessaire pour participer à la fête nuptiale. Ceux qui n’adorent pas ce Dieu sont exposés au massacre des anges vengeurs d’Ezéchiel 9.

   Puis il cria d’une voix forte à mes oreilles : Approchez, vous qui devez châtier la ville, chacun son instrument de destruction à la main ! Et voici, six hommes arrivèrent par le chemin de la porte supérieure du côté du septentrion, chacun son instrument de destruction à la main. Il y avait au milieu d’eux un homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. Ils vinrent se placer près de l’autel d’airain. La gloire du Dieu d’Israël s’éleva du chérubin sur lequel elle était, et se dirigea vers le seuil de la maison ; et il appela l’homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. L’Eternel lui dit : Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fait une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. Et, à mes oreilles, il dit aux autres : Passez après lui dans la ville, et frappez ; que votre œil soit sans pitié, et n’ayez point de miséricorde ! Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes : mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque ; et commencez par mon sanctuaire ! Ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison (Eze. 9 : 1-6).

   Ceux qui refusent d’adorer le vrai Dieu recevront une forte illusion afin de croire un mensonge.

   Aussi Dieu leur enverra une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés (2 Thess. 2 : 11, 12).

   Cher ami, ce sont là des questions extrêmement sérieuses. Nous devons avoir le nom du Père écrit sur nos fronts, non pas la marque de la Trinité mystérieuse. Pour éviter le danger auquel s’est exposée notre église, nous devons confesser notre péché d’avoir transgressé Ses commandements et renié Son Fils. Nous devons demander plus de temps avant que les anges vengeurs n’arrivent et ne massacrent les habitants de Jérusalem dépourvus de foi. Nous devons soupirer et gémir pour notre ville et nos frères et sœurs qui sont engagés dans une fausse adoration.

   Ils sont nombreux à pointer du doigt les péchés de l’église, mais c’est généralement avec délice et joie ; cependant le véritable peuple de Dieu aime l’église et ressent de l’angoisse devant sa condition. Il aime encore ses dirigeants et plaide auprès de Dieu afin de les aider à voir le grand danger dans lequel nous nous trouvons. Remarquez que ceux qui sont scellés sont encore dans la ville, lorsque le scellement a lieu. Ils ne sont pas sortis de la ville vers un lieu « plus saint ». Ils restent dans la ville et soupirent et gémissent et plaident avec Dieu et sont dans l’angoisse au sujet de leurs propres péchés ainsi que ceux de leurs frères.

   Reconnaissons que nous avons tous somnolé et dormi. Toute l’église a été séduite par l’illusion de la Trinité, que ce soient les vierges sages ou les vierges folles. Retournons au Dieu de nos pères et plaidons afin d’être scellés du sceau du Père.



[1] « Ce mensonge (le mensonge de Satan dans le jardin) détruisit également le concept d’un Dieu source, trésor, et centre de sa vie. Dans cette situation terrible, l’homme ne pouvait plus communiquer efficacement avec Dieu parce qu’il avait perdu de vue l’identité des deux partis – la sienne, et celle de Dieu. »

[2] « Romains 7 : 10 nous dit que les dix commandements ont été voulus pour donner la vie. 1 Jean 3 : 4 nous dit que le péché est la transgression de la loi, et Romains 6 : 23 nous dit que le salaire du péché, c’est la mort. Les commandements nous ont donc été donnés pour protéger notre vie. Cela signifie que si les commandements protègent notre vie et que notre vie nous vient par notre communion avec Dieu, alors les Dix Commandements devraient révéler la véritable identité de Dieu et de l’homme, et aussi indiquer les limites de cette communication. »

[3] Patriarches et Prophètes, p. 434 : « Tout d’abord, il n’y eut guère de rapports entre les Israélites et leurs voisins idolâtres. Mais bientôt, on vit se glisser dans le camp des femmes moabites dont le plan était d’entraîner les Hébreux dans l’immoralité et l’idolâtrie. Leur but était si habilement voilé sous le couvert de l’amitié que nul ne songea à les suspecter, pas même les chefs du peuple. » Ndt. La lecture a été allégée au prix de plusieurs détails absents dans cette traduction.