32. Restaurer la gloire des enfants par la venue d'Elie

 

Chapitre 32 – Restaurer la gloire des enfants par la venue d’Elie

 

   Dans le chapitre précédent nous avons remarqué comment le courant de vie était préservé par le canal de bénédiction allant du Père au Fils, puis à l’homme et à la femme. Cette structure de relation homme/femme à l’image de Dieu - Père et Fils – est vitale pour préserver le courant de vie. Dans ce chapitre nous voulons nous concentrer sur la nature spirituelle de ce courant de vie.

 

A. Canal de bénédiction spirituelle et physique

   L’homme a été créé avec deux fontaines représentatives de la formule corps plus souffle de Genèse 2 : 7. L’homme transmet sa semence physique par l’union sexuelle, mais il transmet sa semence spirituelle par les paroles qu’il prononce. Il en est de la vie spirituelle comme de la vie physique.[1]

1. Un homme donne sa semence physique à sa femme dans une intimité aimante, et elle la nourrit pour former un corps.

2. Un homme remplit ce corps de sa semence spirituelle en bénissant ses enfants, et sa femme nourrit le corps tout comme l’esprit. Nous voyons ici la merveille de la naissance physique ainsi que spirituelle.

   C’est ainsi qu’Adam engendra un fils à son image et à sa ressemblance. Il forma un corps par le biais de sa femme, puis le remplit de sa parole et le nourrit par sa femme de façon à ce que Seth lui ressemble.

C’est ce que Jésus voulait dire dans ces paroles :

   Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas de ce que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau [d’en haut] (Jean 3 : 6, 7, KJV).

   Le mot grec traduit par de nouveau signifie plus directement d’en haut. Nous devons naître physiquement (en chair), mais aussi d’en haut, par la Parole.

   Ce principe consistant à former puis à remplir est le processus que Dieu utilisa pour le monde.

Formes

Remplissage

Jour 1

Lumière et ténèbres

Jour 4

Soleil, lune, et étoiles

       

Jour 2

Eaux sur la terre et dans le ciel (atmosphère)

Jour 5

Créatures qui nagent et volent

Jour 3

Sol et végétation

Jour 6

Créatures vivant sur le sol

- Adam et Eve

 

B. Le rôle du père comme source de bénédiction

   Le processus consistant à remplir la forme ou la pensée d’un enfant et à créer un fort sens de l’identité se déroule avant tout sous la forme d’une bénédiction. C’est la raison pour laquelle Proverbes 17 : 6 nous dit :

  Les enfants des enfants sont la couronne des vieillards, et les pères sont la gloire de leurs enfants (Prov. 17 : 6).

   Le mot gloire porte la signification de se vanter, comme dans « que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse » (Jér. 9 : 23) – ne vous glorifiez pas, ou bien ne puisez pas votre valeur ou votre prix dans votre sagesse. Dans ce sens, un enfant obtient le sens de sa valeur et de son identité de son père. Certaines traductions, telle que la NIV[2] remplace le mot père par parents, mais cela provient d’une compréhension des hommes et des femmes basée sur la performance.[3] Le mot Hébreux est ab–Père. Le Père d’un enfant est sa source et sa semence, et sa mère nourrit cette semence. Former et remplir un enfant d’un corps et d’un (bon) esprit, requiert à la fois le père et la mère, mais le père est le source de la bénédiction, comme exprimé dans Proverbes 17 : 6.

Remarquez ce que dit Ellen White au sujet du rôle du père :       

   Le mari et père est le chef de la famille. L’épouse se tourne vers lui pour obtenir l’amour, la sympathie et l’aide nécessaire pour l’éducation des enfants ; et cela est une bonne chose (The Adventist Home, p. 211).[4]

   Le père est véritablement l’axe de la famille. Il est le législateur qui représente, dans son propre comportement d’homme, les vertus les plus sérieuses : énergie, intégrité, honnêteté, patience, courage, diligence et sens pratique. …Le père représente le législateur divin dans la famille. Il est un collaborateur de Dieu, il fait part des précieuses volontés de Dieu et transmet à ses enfants les principes d’intégrité qui les aideront à acquérir un caractère pur et vertueux (Idem, p. 212).

   Veuillez considérer attentivement la citation suivante, en vous souvenant de tout ce que nous avons mentionné concernant la structure du courant de vie.

   Dieu est amour. Comme les rayons lumineux partent du soleil, l’amour, la lumière et la joie jaillissent de lui vers toutes ses créatures. Il est dans sa nature de donner et sa vie même est la source de l’amour désintéressé. Il désire que nous soyons parfaits comme lui-même est parfait. Nous devons être pour notre entourage un foyer de lumière et de bénédiction comme il en est un pour l’univers. Nous n’avons rien par nous-mêmes, mais la lumière de son amour resplendit sur nous et nous devons en réfléchir l’éclat. Grâce à cette perfection qui nous recouvre, nous pouvons être parfaits dans notre sphère comme Dieu lui-même est parfait dans la sienne.

   Jésus a dit : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Si vous êtes un enfant de Dieu, vous participez à sa nature, et vous ne pouvez faire autrement que de lui ressembler, car tout enfant vit de la vie de son père, et, engendré par son Esprit, vous vivez de la vie de Dieu. Dans le Christ se trouve « toute la plénitude de la divinité » (Col. 2 : 9), et sa vie est manifestée « dans votre chair mortelle » (2 Cor. 4 : 11). Cette vie produira en vous les mêmes fruits qu’en Jésus et votre caractère s’identifiera au sien. C’est ainsi que vous serez en harmonie avec chaque précepte de sa loi. Car « la loi de l’Eternel est parfaite, elle restaure l’âme ». (Ps. 19 : 8) Par le moyen de l’amour, la « justice de la loi » sera « accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit » (Rom. 8 : 4) (Heureux ceux qui, p. 84, 85).

En résumé du passage ci-dessus, nous voyons que :

1. La vie de Dieu coule vers toutes Ses créatures en un amour altruiste.

2. De la même manière, nous sommes appelés à être des centres de lumière et de bénédiction. Nous devons être parfaits dans notre sphère comme il l’est dans la sienne.

3. Tout enfant vit de la vie de (ou qui passe par) son père.

4. Cette vie est la vie de Jésus manifestée dans notre chair mortelle.

5. Elle produira en nous le même caractère qu’elle a produit en lui.

   Voyez-vous la puissance renfermée dans la compréhension de la structure et du courant de la vie de Dieu ? C’est ici le cœur même de la justification par la foi.[5] L’élément clé pour comprendre la justification par la foi implique une compréhension de la structure et du courant de la vie de Dieu.

Alors, comment un père transmet-il cette bénédiction à ses enfants ?

   La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; quiconque l’aime en mangera les fruits (Prov. 18 : 21).

   Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi (Genèse 12 : 2, 3).

   Isaac appela Jacob, le bénit, et lui donna cet ordre : Tu ne prendras pas une femme parmi les filles de Canaan. Lève-toi, va à Paddan-Aram, à la maison de Bethuel, père de ta mère, et prends-y une femme d’entre les filles de Laban, frère de ta mère. Que le Dieu tout puissant te bénisse, te rende fécond et te multiplie, afin que tu deviennes une multitude de peuples ! Qu’il te donne la bénédiction d’Abraham, à toi et à ta postérité avec toi, afin que tu possèdes le pays où tu habites comme étranger, et qu’il a donné à Abraham ! (Gen. 28 : 1-4).

   Les paroles du père donnent l’identité et le système de valeur à l’enfant. La valeur ou prix découle de la source de vie et comme le père représente le Père céleste dans la structure familiale, il porte la source de vie.

   Remarquez l’importance accordée par les patriarches en ce qui concerne la bénédiction prononcée sur leurs enfants. Lorsqu’un père disait à son enfant, « tu es précieux, tu es important, tu es spécial, tu es un enfant de Dieu, » ses paroles véhiculaient la bénédiction et la vie de Dieu. Les pères ont en eux le pouvoir de bénir et le pouvoir de maudire, comme cela est exprimé dans Proverbes 18 : 21 – « la mort et la vie sont au pouvoir de la langue ».

   Réalisons-nous, en tant que pères, l’importance de ce pouvoir ? Permettons-nous à nos bouches d’être la fontaine qui remplit les pensées de nos enfants de la vie de Dieu ? Quel privilège d’être créés à l’image de Dieu, quel don que celui d’avoir le pouvoir de bénir. Nous voyons Jésus exprimer ce principe selon lequel les mots donnent la vie dans le verset suivant :

   C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie (Jean 6 : 63).

 

C. Attaque du rôle de père

   L’ennemi de nos âmes comprend bien ce principe. Il sait que s’il peut, soit directement couper le flot jaillissant du père, soit le bloquer en altérant la soumission de la mère, il empêchera fortement un enfant d’être rempli de l’Esprit de Dieu.

   Satan sait que les pères sont la source et détiennent la clé permettant de remplir les enfants de l’Esprit de Dieu par leur bénédiction. C’est pour cette raison qu’il a cherché par tous les moyens possibles de détruire le rôle du père afin de tarir la source de la fontaine de vie. Pour résumer, il peut le faire de trois façons différentes :

1. Eloigner le père du foyer.

2. Conduire le père à ignorer sa responsabilité de bénir ses enfants.

3. Conduire la mère à prendre le contrôle du foyer.

   Je pense que personne ne s’opposera à l’idée que ces choses existent partout dans notre église et notre société. Lorsqu’un couple divorce et que le père a un accès limité à ses enfants, cela éloigne la bénédiction de l’enfant. Bien sûr, la mère tentera de continuer à nourrir ses enfants, mais sans la semence et la bénédiction de son mari, elle les nourrira en vain, à moins de pouvoir trouver un autre moyen de restaurer le processus de semence et de bénédiction. Nous allons bientôt voir comment Dieu a prévu de restaurer la bénédiction, mais continuons avec la tentative de Satan de tarir la fontaine de vie par le père.

   Comment Satan pousse-t-il les hommes à ignorer leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants ? Lorsque Adam et Eve tombèrent et embrassèrent le mensonge « vous ne mourrez point » – la supposition fatale – leur système de valeur fut altéré et passa d’un système de valeur basé sur la relation à un système de valeur basé sur la performance. L’homme fut conduit à adorer l’œuvre de ses propres mains (Esaïe 2 : 8). Le besoin de connaître le succès en termes d’éducation, de carrière ou d’affaires devient si grand que le père néglige les besoins des ses enfants. Il se concentre sur l’objectif de devenir quelqu’un d’important et de laisser sa trace dans l’histoire. Comme il se concentre sur lui-même, ses enfants deviennent un obstacle, et Satan encourage le père à maudire ses enfants, à leur dire qu’ils sont stupides et bêtes, ou tout aussi grave, à les ignorer complètement. En poussant le père à maudire ses enfants, Satan empoisonne le courant de vie et blesse profondément l’enfant ; il détruit en lui le sens de son prix ou de sa valeur. Il sait que ces enfants contaminés grandiront pour manifester la même lutte agitée, transmettant ainsi la malédiction à la génération suivante. Pour certains d’entre eux la douleur est trop grande – il en résulte le suicide de la pensée ou du corps, ou bien des deux.

   La dernière tactique est d’utiliser le renversement des rôles ou leur interchangeabilité. S’il manque au père des qualités pour être un leader, s’il est moins intelligent que sa femme, ou moins sûr de lui, il sera alors naturel pour la femme de prendre les commandes. Mais étant donné qu’elle n’est pas la source de bénédiction, elle dévalue (sans s’en rendre compte) son rôle, et supprime la gloire des enfants. Chères mères, j’aimerais maintenant vous dire certaines choses. Si vous vous trouvez dans cette position et que vous aimez vos enfants, priez afin d’obtenir la sagesse de trouver comment rendre à votre mari sa position de leader. En assumant ou en prenant son rôle, vous manquez de respect quant à l’autorité rattachée à sa position et, suivant votre exemple, vos enfants feront de même envers lui ainsi qu’envers vous. Il se peut que vous luttiez déjà parce que vos enfants refusent de reconnaître votre autorité sur eux. Il vous semble peut-être désastreux de permettre à votre mari d’être le chef de famille, mais en n’agissant pas ainsi, les conséquences seront bien, bien pires.

   De nombreuses mères disent : « Mon mari n’est pas disposé à diriger le foyer. Que dois-je faire ? » Et bien, avant tout, ne lui dites pas : « Tu es supposé être la tête, tu dois nous diriger ! » Vous ne pourrez jamais l’aider à prendre ses responsabilités en exposant sa faiblesse. Au lieu de cela, avancez par la foi, cessez de faire les choses qui devraient être accomplies par votre mari, soutenez-le et édifiez-le dans la prière. Pardonnez-lui de vous faire défaut, à vous et à vos enfants, en évitant ses responsabilités. Aider un foyer à retrouver ses justes rôles sera difficile – cela vous semblera même bien souvent impossible. Cependant, le Seigneur a promis de « ramener les cœurs des pères vers leurs enfants. » Réclamez-vous de cette promesse et permettez au Seigneur de vous conduire dans ce cheminement difficile.

 

D. Un appel aux épouses et aux mères

   Mères, il vous faut également connaître comment vous pouvez empêcher le Seigneur d’accomplir cette promesse dans votre propre famille. Si vous passez votre temps à commander votre mari, à parler mal de lui à vos amis, et à essayer de le forcer à être le prêtre du foyer (ou pire, à prendre vous-même la prêtrise), vous allez bloquer le canal de bénédiction pour vos enfants. Si vous avez l’habitude de faire ces choses, je vous propose de prendre un moment dès maintenant pour demander à Dieu de vous pardonner, et de vous guider alors que vous chercherez à être une femme selon le cœur de Dieu.

   J’ai vu ce principe de soumission ouvrir la porte de la bénédiction à une famille. Un jour, une mère vint à moi complètement frustrée, me disant que son mari incroyant était fâché contre elle et refusait de lui permettre d’assister à un événement d’église à venir. Elle fronça les sourcils et dit : « Je ne permettrai pas qu’on me dise ce que je dois faire. J’ai le droit d’y aller. » Je lui suggérai la chose suivante : « Retournez chez votre mari et dites lui, avec un visage agréable et souriant, rempli d’amour pour lui, que vous avez considéré ce qu’il a dit et que s’il estime que vous ne devriez pas y aller, vous vous soumettrez alors à sa demande et n’y irez pas. » Elle lutta avec l’idée, comme je pense que je l’aurais fait, car ces choses ne sont pas faciles, mais elle accepta.

   La semaine d’après, elle revint vers moi toute souriante. Elle dit : « Vous ne croirez jamais ce qui s’est passé. J’ai fait comme vous l’avez dit, et mon mari a changé de discours disant ‘Je n’ai jamais dit que tu ne pouvais pas y aller. Si tu veux y aller, alors vas-y’. » Son fils, qui n’allait pas à l’église, était assis tout près et on entendit soudain sa voix : « J’irai avec toi, Maman. » Elle fut bénie au-delà de toute espérance. Son fils vint avec elle à l’événement religieux et donna son cœur à Christ en sa présence. Alors qu’elle démontra le principe de soumission à son mari, son fils se soumit à l’Esprit de Dieu et vint à Christ.

   Mesdames, reconnaissez votre mari pour ce qu’il est – fait à l’image du Père. Il détient la clé qui décidera si vous apprécierez vos enfants et vos petits-enfants ou si vous pleurerez sur leur malheur.

 

E. La promesse à Abraham réalisée dans la structure familiale

   Le fait qu’une structure correcte de l’unité familiale est vitale pour permettre au courant de la vie de Dieu de couler dans nos enfants est exprimé dans le verset suivant :

   Cacherais-je à Abraham ce que je vais faire, voyant qu’Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et qu’en lui seront bénies toutes les nations de la terre ? Car je le connais, il commandera à ses enfants et à sa maison après lui de garder la voie de l’Eternel, en pratiquant la justice et le jugement, afin que l’Eternel accomplisse en faveur d’Abraham ce qu’il lui a dit (Genèse 18 : 18, 19, KJV).

Ce verset est une formule :

1. « Je le connais, » ou plus justement « je l’ai connu. » Ce verbe connaître a le même sens que dans l’expression Abraham connut sa femme. Il symbolise le transfert de la semence. Dieu plaça la semence en Abraham.

2. « Il commandera à ses enfants et à sa maison après lui. » Abraham allait transmettre la semence à sa famille. Il allait la commander, parce qu’il était la source de bénédiction pour la famille.

3. « De garder la voie de l’Eternel. » La semence dont il est question au point 1 combinée avec la structure au point 2, permet à la famille de garder la voie de l’Eternel.

4. « En pratiquant la justice et le jugement. » Lorsque le canal de vie coule, la justice sera démontrée dans la vie.

5. « Afin que l’Eternel accomplisse en faveur d’Abraham ce qu’il lui a dit. » C’est à dire qu’Abraham deviendrait une nation grande et puissante et que toutes les familles de la terre seraient bénies en lui.

   Remarquez que la promesse faite à Abraham impliquait qu’il commande à ses enfants et à sa maison. Supprimez le commandement du père et la promesse faite à Abraham est perdue. Voici une remarque d’Ellen White :

   La société est composée de familles, et sera ce qu’en feront les chefs de ces dernières. C’est du cœur que procèdent « les sources de la vie », et le cœur de la société, de l’Eglise ou de la nation, c’est la famille. Le bien-être de la société, les progrès de l’Eglise, la prospérité de l’Etat dépendent des influences familiales (Le Foyer Chrétien p. 15).

   Il nous est dit que le succès de l’église dépend des influences du foyer. Faussez les influences du foyer, faussez les rôles, coupez la bénédiction, et l’église échouera.

 

F. Rôles de semeur et de nourricière

   J’ai mentionné plus haut que nous allions nous pencher sur le plan de Dieu pour la restauration de la bénédiction si le cercle d’un foyer est brisé et que le père est inexistant ou parti. Le principe du semeur et de la nourricière se déroule vraiment en trois niveaux :

1. Le Père (sème) et le Fils (nourrit) (Jean 5 : 19, 20)

2. Christ (sème) et l’église (nourrit) (Ephésiens 5 : 24, 25)

3. Le mari (sème) et la femme (nourrit) (Ephésiens 5 : 22)

   Tout comme le mari est le chef de la femme, ainsi Christ est le chef de l’église. On compare l’église à une femme qui prend la semence de Christ et la nourrit pour en faire un peuple fidèle aux commandements de Dieu, dont les membres sont formés à l’image de leur Père, Jésus – tout comme Seth était à l’image de son père Adam, par Eve.

   Comment Christ donne-t-Il Sa semence à l’église ? Tout d’abord, elle nous vient directement par l’étude personnelle de la Bible. Elle nous vient également par le culte de famille, mais dans le cadre d’une communauté, elle nous vient par l’anciennat de l’église. Les apôtres[6] s’appliquaient continuellement au ministère de la prière et de la Parole (Actes 6 : 4). Ils étaient chargés de nourrir le troupeau (Jean 21 : 17 ; Actes 20 : 28 ; 1 Pierre 5 : 2). Les anciens de l’église sont les représentants terrestres du principe masculin d’ensemencement. Les membres d’église représentent la femme qui nourrit la semence et forme l’image de Christ en sa progéniture – ceux qui gardent les commandements de Dieu et ont la foi de Jésus (Ap. 14 : 12).

   Voyant le rapport entre le cercle familial et l’église, Paul fait allusion à Genèse 18 : 19 alors qu’il mentionne les qualités requises pour les anciens dans 1 Timothée 3 : 4 et 5 :

   Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Eglise de Dieu ? (1 Tim. 3 : 4, 5).

   Les anciens doivent être choisis selon la manière dont ils dirigent leurs foyers, tenant leurs enfants dans la soumission et une parfaite honnêteté. Saisissez-vous les implications de cela ?

1. Les anciens doivent être choisis s’ils dirigent bien leurs maisons.[7]

2. À l’image de Dieu, l’homme est la source de la bénédiction pour la famille. Il doit être le chef de son foyer ou alors la gloire de ses enfants sera perdue.

3. C’est pourquoi les femmes ne peuvent pas être des anciens, car ce serait un désastre pour elles de diriger leurs foyers. Si l’on consacre des femmes anciens ou qu’elles deviennent le pasteur dirigeant de l’église, le courant de la source de vie sera alors coupé pour l’église.

   Je sais que ce que je viens d’affirmer pourrait vraiment énerver certaines personnes, mais uniquement si vous tirez votre valeur et votre prix en tant que personne de votre puissance inhérente et de votre position. Mesdames, vous avez le privilège de représenter Christ, c’est ici votre part dans l’image de la Divinité : la joie et le plaisir de nourrir et de permettre à Christ d’être formé dans l’église –  mais pas comme image du Père/père.

   Le principe de semeur et de nourricière dans les rôles des hommes et des femmes est clairement démontré dans le ministère évangélique de James et Ellen White. Remarquez la manière dont ils travaillaient ensemble :

   Nos rencontres étaient généralement conduites de telle manière que nous y prenions tous les deux part. Mon mari donnait un discours doctrinal, puis je poursuivais par une exhortation considérablement longue, me frayant un chemin dans les sentiments de la congrégation. C’est ainsi que mon mari semait, et que j’arrosais la semence de la vérité, et Dieu accordait la croissance (Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, p. 75).

   James, de par sa capacité masculine, ensemençait les gens de discours doctrinaux, après quoi Ellen les exhortait et parlait à leur cœur afin qu’ils répondent à l’Esprit du Seigneur. C’était une combinaison efficace qui reflétait le principe du semeur et de la nourricière. Je suis d’avis que cette façon de travailler pour l’homme et la femme se révélera le plus efficace.

   Malheureusement, la pensée basée sur la performance a affecté l’église à de nombreux niveaux et de manières très différentes. Ne comprenant pas la relation entre le Père et le Fils (avec la Trinité), il était inévitable que nous finissions par confondre les rôles des hommes et des femmes (femmes anciens et pasteurs). L’un fait suite à l’autre. Je comprends très bien pourquoi ils sont nombreux dans l’église à vouloir l’ordination des femmes ; cela est entièrement en accord avec une conception Trinitaire de la Divinité. Ainsi, argumenter contre l’ordination des femmes et en même temps soutenir la Trinité n’est pas logique. La raison pour laquelle Rome est capable de maintenir sa prêtrise masculine est qu’elle a simplement fait de Marie la mère de Dieu et l’a placée tout au sommet afin de satisfaire le besoin d’égalité féminine. Mais pour les Protestants qui défendent une position biblique plus forte, cette option n’est pas disponible. L’ordination des femmes semble être la seule solution.

 

G. L’Impact destructeur du concept de la Trinité sur la structure familiale

   Je lance un appel aux lecteurs de ce livre qui tiennent des positions de dirigeants, afin qu’ils considèrent bien les implications qui y sont discutées :

1. Une Trinité coégale change la structure de la Divinité d’une égalité relationnelle en une égalité de performance.

2. En tant qu’unité familiale, nous sommes fait à l’image de Dieu.

3. La Trinité fait glisser l’unité familiale d’une égalité basée sur la relation à une égalité basée sur la performance.

4. Ce glissement coupe le canal de bénédiction en faussant les principes de semeur et de nourricière.

5. Le blocage de la bénédiction freine grandement le flot du Saint-Esprit dans les vies de nos familles et de nos églises.

6. Le blocage de la bénédiction détruit la gloire des enfants et engendre un sentiment de dévalorisation et d’insécurité.

7. La dévalorisation et l’insécurité intensifient la pensée basée sur la performance et créent les montagnes et les vallées dans nos vies qui empêchent encore plus le Saint-Esprit de nous atteindre.

   La supposition fatale en vaut-elle la peine ? Sommes nous gagnants à boucher le canal de la source de vie de Dieu – Son Esprit – en démantelant les structures qu’Il a établies ? N’est-ce pas là attrister le Saint-Esprit ?

   Lorsque nous comprenons le système d’égalité relationnelle de Dieu, l’injustice et l’inégalité apparentes disparaissent alors complètement, et la fontaine de la vie s’ouvre à nouveau pour nous. Cela nous donne certainement un contexte pour les versets suivants et leur importance.

   La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter ceux qui n’ont pas de père et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde (Jacques 1 : 27, KJV).

   Apprenez à faire le bien, recherchez le jugement, protégez l’opprimé ; Faites droit à ceux qui n’ont pas de père, défendez la veuve (Esaïe 1 : 17).

   Le cœur de la religion pure consiste à visiter ceux qui n’ont pas de père et les veuves, à restaurer les sources d’Israël, et à faire couler de l’eau du Rocher afin que l’église de Dieu puisse boire.

   Si une famille perd son père, ou que le père n’est pas disposé à prendre soin de ses enfants, la responsabilité des dirigeants de l’église est de remplir le vide. Si un enfant perd sa mère, l’église doit le nourrir, prendre soin de lui et lui donner les éléments nécessaires à sa croissance. Prenons nos responsabilités et sauvons les âmes perdues et mourantes qui n’ont pas de fontaine à la maison. Si l’église perd sa fontaine à cause de la féminisation de ses dirigeants, Dieu nous promet alors « Car mon père et ma mère m’abandonnent, mais l’Eternel me recueillera » (Psaume 27 : 10).

   Dieu prendra soin de nous et nous conduira vers une église qui a encore toujours une fontaine, un endroit où les pasteurs et les anciens de l’église sont des hommes.

 

H. Un appel à restaurer la structure de la bénédiction familiale

   A ce point, je dirais aux anciens : cherchez à inclure une pratique dans votre église vous permettant de bénir les enfants, où ils peuvent s’avancer et où des mains peuvent être posées sur eux afin de les bénir et leur dire que Dieu les aime. Nos enfants ont besoin de cette semence. Pères, faites approcher vos enfants et placez vos mains sur eux dans un contexte approprié où leurs cœurs sont réceptifs, et dites-leurs qu’ils sont précieux et particuliers, afin de restaurer leur gloire.

   Notre Père du ciel savait exactement ce que Jésus avait besoin d’entendre avant de rencontrer Satan dans le désert. Il avait besoin d’une simple bénédiction :

   Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection (Matt. 3 : 16, 17).

   Cette déclaration du Père révéla la seule chose sans laquelle Son Fils ne pouvait vivre, et qu’il ne pouvait produire de Son propre fond – la valeur dérivée de la bénédiction du Père. Cette bénédiction n’aurait pas été significative pour un Fils non engendré. La bénédiction au baptême, bien que bienvenue, n’aurait pas été vitale, mais un Fils engendré doit avoir cette bénédiction. Jésus n’aurait pas pu accomplir sa mission sans elle. A ce moment, Jésus a révélé le cœur même du royaume de Dieu. Tout comme le Fils de Dieu ne pouvait pas vraiment œuvrer sans la bénédiction du Père, nous ne le pouvons pas non plus.

   Combien puissantes sont ces paroles, c’est ici mon fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection. Acceptées et reçues dans le cœur elles peuvent guérir toutes les blessures et toutes les peines, pourvu que vous y croyiez. Remarquez la citation suivante, dans Jésus-Christ :

   La parole dite à Jésus au Jourdain : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, objet de mon affection, » embrasse l’humanité tout entière. Dieu parle alors à Jésus en tant que notre représentant. …La voix qu’entend Jésus répétera à toute âme croyante : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, objet de mon affection » (Jésus-Christ, p. 113).

   Lorsque le Père parla à Jésus, Son Fils, la Parole passa par Christ vers chacun de nous. Quelle merveilleuse nouvelle ! Ici se trouve la puissance de rabaisser les montagnes de l’orgueil et de remplir les vallées de la dépression. C’est ici la clé placée dans la main de la foi qui nous donne accès à la puissance céleste. Allons-nous l’utiliser ? Ne croirons-nous pas Sa Parole ?

   Si vous suivez attentivement Esaïe 1 à 3, vous remarquerez un déclin constant dans le gouvernement d’Israël :[8]

1.  Une formalisation de l’adoration (Esaïe 1 : 13-15).

2.  Un rabaissement des principes chez les dirigeants (Esaïe 1 : 23).

3.  L’intégration de l’influence occidentale/babylonienne (pensée de performance) (Esaïe 2 : 6).

4.  Le rejet des hommes de bien – l’eau et le pain sont ôtés, la fontaine est bouchée, et le canal est fermé (Esaïe 3 : 1, 2).

5.  La montée de dirigeants immatures parce que les corps des enfants n’ont pas été remplis de la fontaine de la vie, ils ont donc été fondés sur la performance plutôt que sur la relation, ce qui les a conduits à se sentir insécurisés et à vouloir contrôler les autres (Esaïe 3 : 3, 4).

6.  L’irrespect de l’autorité (Esaïe 3 : 5).

7.  La féminisation des dirigeants (Esaïe 3 : 12) – Des femmes dominent sur eux.

   Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber ! (1 Cor. 10 : 11, 12)

   L’histoire d’Israël est une histoire que nous devons étudier de près, car nous avons marché sur leurs traces. Toutes les étapes ci-dessus ont eu lieu dans notre église à un certain niveau. Nous avons touché le fond, et c’est à présent le moment où Elie doit venir et restaurer la véritable compréhension du Dieu d’Israël, afin que la pluie de l’arrière saison puisse tomber.

Remarquez l’œuvre d’Elie :

   Une voix crie : Préparez au désert le chemin de l’Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient rabaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons ! Alors la gloire de l’Eternel sera révélée, et au même instant toute chair verra que l’Eternel a parlé. Une voix dit : Crie – Et il répond : Que crierai-je ? – Toute chair est comme l’herbe, et tout son éclat comme la fleur des champs. L’herbe sèche, la fleur tombe, quand le vent de l’Eternel souffle dessus : Certainement le peuple est comme l’herbe (Esaïe 40 : 3-7).

   Elie consolera le peuple de Dieu. Il préparera le chemin du Seigneur. La montagne de l’orgueil sera abaissée, permettant aux gens de s’abstenir de la supposition fatale découlant de la parole du serpent en Eden, selon laquelle le prix et la valeur d’une personne se mesurent par la performance. Elie relèvera toute âme déprimée en restaurant les fontaines des foyers et des églises, et en nous apprenant que nous sommes les enfants bien-aimés de Dieu, enfants qu’Il chérit.

   Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit-Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé (Luc 1 : 15-17).

   Lorsque Elie viendra, il ne sera pas intoxiqué par le vin de Babylone, où la grandeur est mesurée par la performance et la puissance inhérente. Il restaurera les sources de la famille en ramenant les enfants vers leurs pères afin qu’ils voient en leurs pères le canal de leur gloire.

   Pères : Avez-vous des enfants qui ont besoin de savoir que vous les aimez ? Avez-vous des enfants qui ont grandi et ont quitté le foyer mettant ainsi, à votre regret, de la distance entre vous ? Êtes-vous blessés et en colère face au manque de gratitude de votre enfant pour tout ce que vous avez fait ? Levez-vous avec la puissance d’Elie et bénissez vos enfants, faites-leur savoir que vous les aimez.

   Maris : Votre femme sait-elle que vous l’aimez ? Appréciez-vous tous ses efforts ? Lui manifestez-vous toute l’affection qu’elle mérite ? Cherchez-vous à contrôler tout l’argent du foyer sans en laisser pour elle ? Repentez-vous ! Souvenez-vous de son anniversaire, ne soyez pas avare ; surprenez-là par votre gentillesse ; ne vous laissez pas arrêter par quelconque sarcasme qu’elle vous lance. Ne la blâmez pas pour les difficultés familiales. Vous êtes l’homme – levez-vous au nom d’Elie et restaurez la source qui alimente le cœur de votre femme. Aimez-la comme os de vos os et chair de votre chair.

   Mères : Votre mari est-il le véritable chef de votre foyer ? Vous soumettez-vous à sa position de dirigeant et priez-vous afin qu’il reçoive la sagesse nécessaire ? Croyez-vous que le Seigneur peut le conduire ? Levez-vous au nom d’Elie et rendez le sceptre de l’autorité à votre mari. Ôtez votre ‘pied de sa gorge’ et demandez-lui pardon si vous vous êtes saisies de la prêtrise. Eloignez le blasphème de votre foyer en cherchant la force spirituelle d’obéir à votre mari et d’aimer vos enfants et de les façonner à l’image du Christ selon le don que Dieu vous a fait. Résistez aux charmes du ‘méchant’ qui cherche à vous séduire et vous faire quitter le poste du devoir. Ecrasez le serpent sous vos pieds, et laissez la relation de votre mariage refléter l’image de Dieu et de Son Fils.

   Enfants : Obéissez à vos parents et respectez leur autorité, car la fontaine de vie est entre les mains de votre père, et la joie de la croissance et des tendres soins entre celles de votre mère. Honorez-les, aimez-les, cherchez à leur plaire, et faites de votre mieux pour résister aux efforts de Satan qui vous incite à mettre votre confiance dans vos inclinations plutôt que dans les paroles de vos parents. C’est dans la soumission que vous trouverez la fontaine de la bénédiction.

   Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Eternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit (Mal. 4 : 5, 6).

   Allez-vous ôter la malédiction de votre foyer et permettre à Elie de préparer vos cœurs pour permettre à l’Esprit Divin de venir et former l’image de Christ en vous ?



 

[1] Il est intéressant que l’homme doive maintenir un paradoxe entre ses fontaines spirituelles et physiques. Si un homme se focalise uniquement sur la semence physique, il créera des corps en collaboration avec la femme, mais s’il ne porte pas attention à la semence spirituelle, ces corps seront morts ou sans vie du côté spirituel (ils ne seront pas nés d’en-haut). Si un homme se focalise uniquement sur le côté spirituel, il ne créera pas de corps pour le remplir de semence spirituelle.

[2] Ndt. La NIV est une traduction anglaise, la New International Version.

[3] Cette idée est une perversion des Ecritures, tordant la Bible pour l’adapter à une hypothèse fatale.

[4] Le foyer Chrétien, p. 203.

[5] Nous ne souhaitons pas insinuer que le salut personnel d’une personne est dépendant d’une autre personne. Chacun reçoit directement de Dieu les bénédictions du salut. Mais de même qu’un prédicateur peut faire connaître le salut à une personne ou que l’on peut recevoir de la nourriture préparée par une autre personne, les êtres humains agissent comme des canaux en recevant les bénédictions du salut. Comme le dit Romains 10 : 14 « Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? » 

[6] L’une des significations du mot apôtre est porteur de semence.

[7] « Nous affirmons qu’il existe une corrélation distincte entre le rôle de chef de famille du père dans la maison et celui du Pasteur de l’Eglise » (Mercedes H. Dyer, Prove all Things, p. 379).

[8] Ecoutez mon sermon « The Downward Path », disponible sur http://www.maranathamedia.com, pour un expansion de ce processus.