Appendice C

 

Appendice C — Placer les citations apparemment Trinitaires d’Ellen G. White dans leur contexte

 

Nous allons considérer certaines citations qui semblent indiquer clairement qu’il y a trois Personnes individuelles et séparées dans la Divinité. En gardant à l’esprit le poids de l’évidence dont nous avons parlé dans l’Appendice B, étudions chaque citation dans le contexte des neuf niveaux de pensée de l’Appendice D.

 

1. Il y a trois Personnes vivantes dans le trio divin

Plaçons cette citation dans le contexte.

« Le Père est toute la plénitude de la Divinité corporellement, et invisible à la vue des mortels. Le Fils est toute la plénitude de la Divinité manifestée. La Parole de Dieu déclare qu’il est “l’empreinte de Sa personne”. “Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son seul Fils engendré, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.” Ici nous est montrée la personnalité du Père. Le Consolateur, que Christ a promis d’envoyer après son ascension au ciel est l’Esprit dans toute la plénitude de la Divinité, rendant manifeste la puissance de la grâce divine pour tous ceux qui reçoivent Christ et croient en Lui comme à un Sauveur personnel.  Il y a trois personnes vivantes dans le trio divin ; au nom de ces trois grandes puissances — le Père, le Fils, et l’Esprit Saint — ceux qui reçoivent Christ avec une foi vivante sont baptisés, et ces puissances coopéreront avec les sujets obéissants du ciel dans leurs efforts pour vivre la vie nouvelle en Christ — Special Testimonies, Series B, No. 7, pp. 62, 63. (1905) » (Evangelism, pp. 614, 615). 

Remarquez les neuf niveaux ci-dessous :

 


Nous avons déjà remarqué qu’il existe des citations en conflit apparent dans la Bible et dans l’Esprit de Prophétie. Il nous faut donc approfondir les niveaux de pensée et voir quelles sont les questions qui amènent nos conclusions.

Si nous n’avons pas éprouvé la fondation de nos questions au sujet de Dieu, nous allons automatiquement nous retrouver dans un système basé sur la performance. Un système de valeur basé sur la performance nous amènera à déplacer notre supposition sous-jacente vers une compréhension de la divinité basée sur la performance plutôt que sur la relation. C’est la raison qui nous amène à assurer que Christ est égal au Père en terme de coégalité et de coéternité.

Une compréhension basée sur la performance aura également un effet dramatique sur les questions émotionnelles et fondamentales. Si je nourris une idée sur laquelle l’église n’est pas en accord et qu’il est possible qu’elle agisse à mon encontre du fait de ma compréhension différente de la sienne, une pensée basée sur la performance m’influencera à revenir dans une position orthodoxe. Il en est de même pour la famille et les amis. Si j’accepte une nouvelle position, que diront mes amis ? Avec toutes ces pressions, la décision sera très fortement en faveur de la Trinité.

Qu’arrive-t-il donc lorsque nous avons devant nous un passage indiquant clairement que le Trinité est erronée ? Comme celle-ci par exemple :

Christ, la Parole, le seul engendré de Dieu, était un avec le Père éternel – un par sa nature, par son caractère, par ses desseins – le seul être qui pouvait entrer dans tous les conseils de Dieu, et partager tous ses desseins (Patriarchs and Prophets, p. 34).

Nous pouvons forcer notre principe de base fondé sur la performance et dire « Eh bien, nous savons que ça ne peut pas dire que le Saint Esprit n’est pas une personne séparée, Il doit être invisible aux anges » ou « Le Saint Esprit est un mystère, et nous ne pouvons pas le comprendre ». Ou bien nous pouvons rechercher plus de citations qui semblent être en accord avec notre position. Il nous faut agir ainsi parce que les pressions émotionnelles et la performance ont captivé notre pensée et nous ne pouvons faire autrement.

Si l’on considère la Bible, les citations d’Ellen White et la position des pionniers, le poids de l’évidence suggère que cette citation ne peut pas être trinitaire. Souvenez-vous, notre église reconnaît que la Trinité est « considérée comme un fait » et n’est pas explicitement exposée dans les Ecritures. Ainsi, donner une réponse trinitaire à ce passage devrait être considéré comme ramer à contre-courant et non l’inverse.

Déplaçons notre système de valeur vers la pensée relationnelle. Cela va inévitablement transformer notre supposition sous-jacente et les questions que nous posons sur la manière dont la Divinité est attribuée. Nous nous poserons alors les questions : « Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? » (Matt. 22 : 42). Nous accepterons que la Divinité est attribuée par héritage et nos yeux seront ainsi ouverts aux nombreuses citations de la Bible et d’Ellen White allant clairement dans ce sens. Cela nous permet également de voir les citations se référant à l’Esprit comme à Christ dans une forme omniprésente et le mystère est ainsi résolu. Oui, il y a trois Personnes ou personnalités dans le trio céleste – le Père, le Fils, et leur Esprit omniprésent.

 

Remarquez ces citations :

« Encombré de l’humanité, Christ ne pouvait pas être personnellement en tous lieux ; c’est pourquoi il était avantageux pour eux qu’Il les quitte, qu’Il aille vers son Père, et qu’Il envoie l’Esprit Saint pour qu’il soit son successeur sur la terre. L’Esprit Saint est Lui-même, dépouillé de la personnalité humaine, et indépendant de celle-ci. Il allait se représenter lui-même comme l’Omniprésent, partout présent par Son Esprit Saint » (Manuscript Releases, vol. 14, p. 23).

« La sève du cep, venant des racines, est diffusée aux sarments, leur apportant la croissance et produisant des fleurs et du fruit. De même en est-il de la puissance vivifiante du Saint Esprit, procédant du Christ, et impartie à chaque disciple. Elle se répand dans l’âme, transforme les motivations et les affections, les pensées les plus secrètes, et fait croître le précieux fruit des œuvres saintes. La vie atteste l’union avec le véritable Cep vivant » (The Spirit of Prophecy, vol. 3, p. 418).

 

 

« L’influence du Saint Esprit est la vie de Christ dans l’âme. » (The Review and Herald, 26 octobre 1897).

Ces citations se lisent très naturellement et ont un sens très clair. C’est un reflet d’Apocalypse 22 : 1 et 2 où le fleuve coule du trône de Dieu et de l’Agneau. Le Saint Esprit est l’Esprit Omniprésent de Christ, procédant de Lui dans l’univers.

Il est intéressant de remarquer qu’Ellen White adapta cette citation d’un autre livre appelé le The Higher Christian Life[1] par W.E. Boardman. Ce livre contribua au mouvement d’une vie plus élevée parmi les Méthodistes. Cet ouvrage fut trouvé dans la bibliothèque d’Ellen White lorsqu’elle décéda. Boardman était certainement un Trinitaire et voici la citation qu’Ellen White adapte de son livre à la page 104 :

« Le Père est toute la plénitude de la Divinité invisible

Le Fils est toute la plénitude de la Divinité manifestée

L’Esprit est toute la plénitude de la Divinité rendue manifeste. »

Remarquez la manière dont Ellen White changea cette phrase Méthodiste Trinitaire :

1.  « Le Père est toute la plénitude de la Divinité corporellement, et invisible à la vue des mortels.

2.  « Le Fils est toute la plénitude de la Divinité manifestée. La Parole de Dieu déclare qu’il est “l’empreinte de Sa personne”. “Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son seul Fils engendré, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.” Ici nous est montrée la personnalité du Père.

3.  « Le Consolateur, que Christ a promis d’envoyer après son ascension au ciel est l’Esprit dans toute la plénitude de la Divinité, rendant manifeste la puissance de la grâce divine pour tous ceux qui reçoivent Christ et croient en Lui comme à un Sauveur personnel. » (Evangelism, pp. 614, 615).

Ellen White ajoute le mot « corporellement » mais invisible à la vue des mortels. Cela pour éviter la croyance selon laquelle Dieu ne possède pas de forme. Elle clarifie ensuite le Fils comme étant l’empreinte de la personne du Père et qu’Il est le seul Fils engendré du Père et révèle la personnalité du Père. Elle parle ensuite de l’Esprit en tant que Consolateur que tous reçoivent lorsqu’ils reçoivent Christ comme leur Sauveur. Si Ellen White était une Trinitaire pourquoi a-t-elle changé ce que Boardman a dit pour le faire passer comme étant basé sur ce que les pionniers croyaient ? Rappelez-vous que cette citation a été écrite en 1905, sept ans après la parution du livre Jésus-Christ alors que de nombreuses personnes suggèrent qu’Ellen White avait pleinement changé sa position. Le contexte de cette citation du « trio divin » est basé sur ce que croyaient les pionniers.

Il est important de remarquer que le livre de Boardman utilise des expressions telles que « Trinité », « Dieu Trin », et « Trois en un ». A aucun moment il n’utilise le terme « trio divin ». Il semble être un terme conçu par Ellen White pour éviter l’association avec une Trinité coégale. Tout ce poids de l’évidence suggère que cette citation n’est pas trinitaire.

 

2. Christ est le Fils de Dieu préexistant et qui possède une existence propre

« Le Christ est le Fils de Dieu préexistant et qui possède une existence propre… Quand il parle de sa préexistence, le Christ évoque un passé lointain et sans limites. Il affirme qu’il n’y a jamais eu un instant où il n’était en communion étroite avec le Dieu éternel. Celui dont les Juifs entendaient à présent la voix avait été avec Dieu comme ayant grandi avec Lui. » ­— Signs of the Times, 29 août 1900 (Evangelism, p. 615)

A nouveau, nous demandons comme Jésus : « Comment lis-tu ? » En ayant une base de performance ou relationnelle ? Et quelles sont les questions de fond qui nous amènent à cette conclusion ?

D’un point de vue relationnel, nous voyons que Christ est véritablement un Fils en relation avec le Père et que Christ n’a jamais été en dehors de cette relation. Nous voyons que l’existence propre de Christ lui a été donnée dans l’éternité lorsqu’Il fut engendré tel que le montrent clairement les textes de Jean 5 : 26 et Jean 3 : 16.

Si nous posons les questions de performance, nous chercherons des outils de mesure afin de prouver Sa divinité inhérente. Les formules « qui possède une existence propre » et « il n’y a jamais eu un instant » fournissent les mesures performantes nécessaires afin de faire de Lui la seconde personne indépendante de la Divinité. Dans ce contexte, Christ a dû exister durant exactement la même durée de temps que le Père, afin de pouvoir être égal à Lui. Le problème est que si nous utilisons le temps comme mesure d’égalité, l’existence du temps doit être aussi longue que celle de Dieu. Tel est le problème avec la pensée basée sur la performance ; elle élève la mesure au niveau de ce qui est mesuré. Le temps peut ainsi être considéré comme ayant une même durée que Dieu, et comme il est l’unité de mesure, nous devrions peut-être adopter l’idée grecque de personnification du temps comme étant Kronos et l’adorer comme un Dieu. M.L. Andreasen explique bien les questions impliquant le temps dans son livre sur le Sabbat, lorsqu’il dit :

« Il y ceux qui croient que Dieu n’a pas créé le temps, mais que d’une manière ou d’une autre, Il l’a trouvé déjà en existence. Mais cela ne peut pas être. Le temps et l’espace ne sont pas des entités ayant une existence propre, opérant en dehors de Dieu et indépendant de Lui. Si cela était vrai, ils seraient égaux à Dieu, peut-être même Lui seraient-ils supérieurs ; car ce qui est contemporain de Dieu ou existe avant Lui doit au moins être égal à Lui ; et ce qui n’a pas été créé par Dieu possède une existence propre et est Dieu. Les chrétiens croient que “rien de ce qui a été fait n’a été fait sans [Lui]”, et que le temps et l’espace sont créés par Dieu aussi sûrement que tout ce qu’Il a fait. Jean 1 : 1 » (The Sabbath, pp. 54, 55, italiques ajoutés).

Les Ecritures expliquent cela simplement. Ellen White nous dit que Christ parle dans Proverbes 8.[2]

« J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre. » (Prov. 8 : 23)

 

La Concordance Strong’s nous dit que le mot éternité signifie « correctement dissimulée, ce qui signifie, un point de fuite ; en règle générale un temps au delà de la pensée (passé ou futur), qui est, (presque) l’éternité. »

Cela signifie simplement que le temps est dissimulé à l’esprit humain. Nous ne pouvons le pénétrer. Il est au delà du point de fuite et est un temps qu’il est impossible à notre esprit de saisir. Mais seul un modèle relationnel peut accepter une telle explication. L’esprit basé sur la performance réclame un étalon de mesure, mais les Ecritures n’en donnent pas. Elles nous offrent simplement le Père et le Fils engendré. Ne cherchons pas à découvrir les choses secrètes qui appartiennent à Dieu et qui ne nous ont pas été révélées.

Comme Ellen White l’a dit :

« Ici Christ leur montre que bien qu’ils puissent réaliser que Sa vie est de moins de cinquante ans, cependant Sa vie divine ne pouvait être calculée par des moyens humains. L’existence de Christ avant Son incarnation ne peut être calculé avec des nombres. » (The Signs of the Times, 3 mai 1899, par. 4, italiques ajoutés).

« Les anges de Dieu contemplèrent Christ avec étonnement quand Il prit sur Lui la forme de l’homme et unit humblement Sa divinité avec l’humanité afin de pourvoir aux besoins de l’homme déchu. C’est un sujet d’émerveillement pour les anges célestes. Dieu nous a dit qu’Il le fit, et nous devons accepter la Parole de Dieu au pied de la lettre. Bien que nous puissions être tentés de raisonner au sujet de notre Créateur, [nous demandant] depuis combien de temps Il existe, où le mal est tout d’abord entré dans notre monde, et toutes ces choses, nous pourrions raisonner jusqu’à tomber évanouis, épuisés par la recherche alors qu’il existe encore un infini au-delà de ces choses (SDA Bible Commentary, vol. 7, p. 919, italiques ajoutés).

Utiliser le temps pour prouver l’égalité du Christ avec le Père est effectivement un moyen d’évaluer Sa vie divine et de chercher à trouver depuis combien de temps notre Créateur existe. C’est véritablement un sujet que nous devrions abandonner à son mystère ! Comment pouvons-nous mesurer l’ascendance de l’éternité de Christ par un moyen qu’Il a Lui-même créé ? Christ a fait le temps, et il est absurde de vouloir mesurer l’éternité de Christ par lui.

 

3. Vie originelle, non empruntée, non dérivée

« Jésus déclara : “Je suis la résurrection et la vie.” En Christ est la vie, originelle, non empruntée, non dérivée. “Celui qui a le Fils a la vie.” La divinité de Christ donne au croyant l’assurance de la vie éternelle. »  — The Desire of Ages, p. 530[3] (1898) (Evangelism, p. 616)

A nouveau, comment lisons-nous, avec une vue performante ou une vue relationnelle ?

Une vue relationnelle révèle que Christ possède cette vie par l’héritage qu’Il a reçu de Son Père. Une vue de performance, née du mensonge du serpent, nous pousserait à voir cette vie comme étant séparée du Père et inhérente à Lui-même. Pour une réponse détaillée de cette citation, regardez le chapitre 19.

 

4. Les dignitaires célestes et éternels

« Dieu, le Christ et le Saint-Esprit ­— les dignitaires célestes et éternels — les armant [les disciples] d’une énergie surhumaine… allaient faire avancer l’œuvre avec eux, et convaincre le monde de péché. » — Manuscrit 145, 1901 (Idem)

A présent il devrait être tout à fait évident que lorsque nous considérons ces citations avec un regard relationnel et que nous laissons l’inspiration parler simplement, ne laissant pas les pressions émotionnelles tordre notre pensée, ces citations ne suggèrent en aucune manière une Trinité.

Cette citation ne dit rien concernant des êtres coégaux ou coéternels. Il s’agit d’une phrase claire au sujet du Père et de Son Fils, et de leur Esprit omniprésent.

 

5. Le Saint-Esprit qui est une personne tout comme Dieu Lui-même

« Nous devons prendre conscience du fait que le Saint-Esprit, qui est une personne tout comme Dieu Lui-même, se trouva dans ces lieux. — Manuscrit 66, 1899. (Extrait d’une causerie donnée aux étudiants du collège d’Avondale.) (Idem)

Remarquez ce passage :

« Encombré de l’humanité, Christ ne pouvait pas être personnellement en tous lieux ; c’est pourquoi il était avantageux pour eux qu’Il les quitte, qu’Il aille vers son Père, et qu’Il envoie l’Esprit Saint pour qu’il soit son successeur sur la terre. L’Esprit Saint est Lui-même, dépouillé de la personnalité humaine, et indépendant de celle-ci. Il allait se représenter lui-même comme l’Omniprésent, partout présent par Son Esprit Saint. » (Manuscript Releases, vol. 14, p. 23)

Il est certain que le Saint-Esprit est une personne. C’est la personne de Christ qui est l’empreinte de Dieu.

A nouveau, lorsque nous pensons avec des mesures de performance — les mots « tout comme » se présentent à nous comme une mesure de performance afin de prouver que le Saint-Esprit est un être distinct. Mais d’un point de vue relationnel, cela nous dit simplement que la vie même de Dieu est présente avec nous par Son Esprit. Enlevez le poison du mensonge du serpent et le passage est clair.

 

6. Le Saint-Esprit est une personne

« Le Saint-Esprit est une personne, car il rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Quand ce témoignage est rendu, il établit lui-même sa propre véracité. A ce moment-là, nous croyons et nous avons l’assurance que nous sommes enfants de Dieu. … Le Saint-Esprit possède une personnalité ; sinon, il ne pourrait pas rendre témoignage à notre esprit, et avec lui, que nous sommes enfants de Dieu. Il est aussi de toute évidence une personne divine ; autrement, il n’aurait pas la faculté de pénétrer les secrets cachés dans la pensée de Dieu. “Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu.” (1 Corinthiens 2 : 11) » (Evangéliser, pp. 551, 552).

Si nous utilisons une pensée basée sur la performance teintée par la source de vie indépendante, cette citation donne sans aucun doute l’impression de dire que le Saint Esprit est une personne séparée, mais le poids de l’évidence le nie dans un contexte relationnel.

Remarquez ces citations :

« En nous donnant Son Esprit, Dieu se donne Lui-même, faisant de Lui-même une fontaine d’influences divines, afin de donner santé et vie au monde. » (Testimonies for the Church, vol. 7, p. 273).

« “C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie.” Christ ne se réfère pas ici à sa doctrine, mais à sa personne, la divinité de son caractère. » (The Review and Herald, 5 avril 1906, par. 12)

Dans ce contexte, l’Esprit est une personne divine — révélée dans la personne du Père et de Son Fils.

 

7. La troisième personne de la Divinité

« Le prince de la puissance du mal peut être tenu en échec uniquement par la puissance de Dieu, détenue par la troisième personne de la Divinité, le Saint-Esprit. » — Special Testimonies, series A, No. 10, p. 37 (Evangelism, p. 617)

Examinez ces passages :

« La résistance au péché et la victoire ne seraient rendues possibles qu’au moyen de la troisième personne de la Divinité, qui viendrait, non avec un pouvoir amoindri, mais avec la plénitude de la puissance divine. C’est l’Esprit qui nous permet de bénéficier de l’œuvre accomplie  par le Rédempteur du monde. C’est au moyen de l’Esprit que le cœur est rendu pur. Par l’Esprit, le croyant devient participant de la nature divine. Christ a donné Son Esprit comme une puissance Divine afin que nous puissions vaincre tout défaut héréditaire ou acquis au mal et pour que l’église reçoive l’empreinte de Son propre caractère. » (The Review and Herald, 19 mai 1904, par. 3, italiques ajoutés.)

« Oui, Christ est devenu l’intermédiaire entre la prière de l’homme et Dieu. Il est également l’intermédiaire de la bénédiction entre Dieu et l’homme. Il a uni la divinité à l’humanité. Dieu nous destine des dons et des biens illimités. » (The Signs of the Times,   14 avril 1909, par. 4).

Remarquez ici que :

Christ est l’intermédiaire entre l’homme et Dieu ­— Fils de l’homme.

Christ est également devenu l’intermédiaire entre Dieu et l’homme — le Saint Esprit.

C’est Christ en tant qu’autre personne ou personnalité. Les citations sont suffisamment claires dans le contexte. Souvenez-vous également que dans tous les passages que nous avons évoqués concernant le Père et le Fils, et la création et le plan du salut, le Saint-Esprit n’était nullement mentionné comme un troisième membre séparé dans toutes ces activités.

Je pourrais utiliser plus de citations, mais je crois que cela suffit pour vous encourager à rechercher le contexte dans son intégralité avec un système de valeur relationnel permettant à la Bible et à l’Esprit de Prophétie d’avoir du poids dans ce débat.

 

[1] La Vie Chrétienne plus élevée.

[2] Patriarches et Prophètes, p. 10.

[3] Ndt. The Desire of Ages a été traduit en français sous le titre Jésus-Christ. A la page 526, « original, unborrowed, underived, » a été traduit par «  originelle, non empruntée, qu’il ne tient de personne ». Le terme « underived » veut dire « non dérivée ». « Qu’il ne tient de personne » est une interprétation, et non une traduction du texte anglais.