Vol. 1 - Janvier 2006

 

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Table des matières

Editorial

De la plume inspirée

Jésus, ou quelque chose d’autre ? - Jim Hohnberger

Sur leurs traces

Grands œuvres de Dieu

Coin santé

Histoire pour les enfants

 

Editorial 

      Cher lecteur,

      Pourquoi ce petit magazine ? La raison est simple : le temps est court, et Jésus est à la porte. La bonne nouvelle de son imminent retour nous réjouit le cœur, mais nous réalisons que s’il est vrai que notre Dieu aime tous les hommes, il est certain qu’il hait le péché. Sinon, pourquoi aurait-il payé le prix infini de son Fils Jésus, pour nous sauver de nos péchés ?

      Bien sûr, nous comprenons bien que cet effort n’est qu’une goûte d’eau dans l’océan de notre histoire, mais nous comprenons également que si la goûte n’existait pas, l’océan ne pourrait pas être.

      Alors, qui sait, peut-être qu’une âme viendra un jour jeter sa couronne aux pieds du Christ, reconnaissante à Dieu pour ce petit magazine, qui aura contribué à son salut ?

      C’est notre prière.

                                               Les Editeurs.

  

De la plume inspirée (Ellen G. White) 

« Vous serez saints, car je suis saint. » 1 Pierre 1 : 16

   Avec notre puissance limitée il nous faut être saint dans notre sphère comme Dieu est saint dans sa sphère. (RH, 1er nov. 1892)

   Dieu s’attend à ce que nous formions des caractères en accord avec l’Exemple qu’il place devant nous. Nous devons placer une brique sur l’autre, ajoutant grâce sur grâce, découvrant nos points faibles et les corrigeant selon les directives qui nous sont données. Lorsque une fissure est découverte sur les murs d’une maison, nous savons que quelque chose ne va pas dans la construction. Dans la formation du caractère, il est fréquent de voir des fissures. Si l’on ne trouve pas un remède à ces défauts, la maison tombera lorsque la tempête de l’épreuve s’abattra sur elle.

   Dieu nous accorde force, puissance de raisonnement et temps, afin de nous permettre de former des caractères sur lesquels il puisse placer le sceau de son approbation. Il désire que chacun de ses enfants forme un caractère noble, par l’accomplissement d’œuvres nobles et pures, afin de pouvoir présenter, à la fin, une structure symétrique, un temple en bon état, honoré des hommes et de Dieu.

   Dans la formation de notre caractère, il nous faut construire sur Christ. Il est le sûr fondement – un fondement qui ne pourra jamais être déplacé. La tempête de la tentation et de l’épreuve ne peut ébranler l’édifice qui est construit sur le Rocher Eternel.  Quiconque souhaite devenir une magnifique construction pour le Seigneur doit cultiver chaque puissance de l’être. Ce n’est que par l’utilisation judicieuse des talents que le caractère peut se développer harmonieusement. Ainsi nous apportons au fondement ce qui est représenté dans la Parole comme de l’or, de l’argent, des pierres précieuses – des matériaux qui ne seront pas détruits par le feu purificateur de Dieu. (CG, 165, 166)

  La sainteté … est un abandon total à la volonté de Dieu. C’est vivre de chaque parole qui sort de sa bouche, accomplir la volonté de notre Père Céleste ; se réfugier en lui dans l’épreuve, dans les ténèbres aussi bien que dans la lumière ; c’est marcher par la foi et non par la vue, s’attendre à Dieu en toute confiance et se reposer sur son amour. (AA 51)

                

Jésus ou quelque chose d’autre ?

Par Jim Hohnberger

« Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. » - Luc 14 : 33 -

   Je m’étonne du nombre d’années que j’ai passées à l’étude quotidienne de la Parole de Dieu sans trouver Jésus ! Oh, j’avais trouvé la vérité, mais je n’avais pas trouvé Jésus. Jean 14 : 6 dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » Jésus est le seul chemin. Lorsque nous avons un problème, aussi petit soit-il, Il est le seul chemin. Il n’y a de salut en aucun autre – aucun, quel qu’il soit.

   « Non seulement je suis le chemin, mais je suis la vérité. » Nous nous sommes accrochés à une vérité, mais nous n’avons pas trouvé la vérité. Nous pouvons avoir de nombreuses vérités, mais Il est la vérité vers laquelle se dirigent toutes les autres. Pendant des années, j’ai essayé de me satisfaire de vérités individuelles plutôt que de la vérité.

Jésus est la Porte

   Dans Jean 10 : 9 Christ déclare également : « Je suis la Porte » - en d’autres termes, vous devez passer par moi. Lorsque nous essayons d’entrer dans le Royaume par d’autres moyens, nous pouvons paraître très bien et tromper un grand nombre de personnes, mais cela ne nous transforme pas intérieurement. Jésus est la Porte. Il est le seul chemin. Chaque jour je dois entrer par cette porte. Tel est l’Evangile. Ces nouvelles ne sont pas seulement de bonnes nouvelles, elles sont fantastiques ! Cela signifie que je ne dois pas continuer à vivre le mensonge d’un prétendu christianisme. Je peux obtenir le salut, à travers lui, et uniquement à travers lui. Dans Jean 6 : 51 Jésus nous dit : « Je suis le pain vivant ». Lui seul peut me nourrir. Rien d’autre ne peut nous nourrir, nous soutenir. Il est la vitalité de la vie. Il est l’Evangile.

   Jean 15 : 5 « Car sans moi vous ne pouvez [absolument] rien faire ». Il désire ardemment que nous expérimentions la vie qu’Il a vécue. Jésus était et est l’expression vivante de l’amour véritable.  1 Jean 4 : 8 explique cela : « Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. » Cet amour n’a rien à voir avec le type d’amour chétif et égoïste que je pratiquais depuis des années, ne comprenant pas autre chose. Cet amour est de beaucoup plus élevé que l’amour humain. C’est un amour pour autrui qui dépasse de loin notre faible compréhension et qui me stimule.

Pourquoi ces textes ?

   Pour quelle raison suis-je en train de partager ces textes avec vous ? Peut-être parce que vous avez passé des années, tout comme moi, à essayer de faire de l’évangile quelque chose d’autre qu’une expérience vivante de chaque instant en Jésus Christ.

   L’évangile n’est pas votre assiduité à aller à l’église, ni même le fait que vous soyez membre d’église. Ce n’est ni la réforme alimentaire, ni la réforme vestimentaire, ni même la réforme de l’éducation ou l’école à la maison. L’évangile ne concerne pas le fait que vous viviez en campagne, et il n’est certainement pas en relation avec notre compréhension de la vérité. L’évangile n’est pas non plus fonction du nombre d’études bibliques que nous donnons, de notre connaissance des prophéties, ou de nos efforts d’évangélisation, ni même de la manière dont nous défendons la vérité.

   Mes amis, toutes ces choses, qui sont bonnes en elles-mêmes, peuvent devenir un substitut à la présence de Christ dans le cœur humain. C’est pour cette raison que nous sommes encore sur cette terre, que nous ne sommes pas au ciel, et que nous avons tant de problèmes dans nos relations avec les autres malgré notre grande connaissance des choses spirituelles. Nous sommes exactement comme la nation juive à l’époque de Jésus. Ses dirigeants et son peuple avaient une apparence de piété, et ils faisaient de cette apparence leur évangile. Qu’avaient-ils en réalité ? Rien.

   Dans le livre Jésus-Christ, pages 475-476 nous lisons ceci : « Le Christ est la porte qui donne accès à la bergerie divine. Par cette porte sont entrés tous ses enfants, depuis les temps les plus reculés. …Beaucoup d’autres ont proposé différents objets à la foi du monde ; des cérémonies et des systèmes ont été imaginés pour permettre aux hommes d’obtenir la justification et la paix avec Dieu et d’entrer ainsi dans sa bergerie. Mais il n’y a qu’une porte : le Christ ; et tous ceux qui ont mis quelque chose d’autre à sa place ou qui ont essayé d’entrer dans la bergerie par quelque autre voie, sont des voleurs et des brigands. »

   Avons-nous mis quelque chose à la place de Christ ? Je le crois. C’est clair dès les premières minutes pendant lesquelles nous parlons à quelqu’un. Vers quoi se dirige notre conversation ? Le végétarisme ? Notre compréhension de la vérité ? L’école à la maison ? C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. Si quelque chose d’autre prend la place de Christ dans nos conversations, cette chose est  certainement devenue un substitut à une union vivante avec Dieu lui-même. Et cela, mes amis, c’est de l’idolâtrie.

   Jésus lui-même déclare aux juifs, si fiers de leurs connaissances : « Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle. » Jean 5 : 39 Sondaient-ils les Ecritures dans le but d’avoir une expérience vivante avec le Christ ? Certainement pas ! Ils sondaient les Ecritures pour savoir comment débattre, poursuivre une discussion, mais pas pour obtenir une expérience vivante. Ils se satisfaisaient de quelques rayons de lumière, plutôt que de rechercher le Soleil lui-même. Quel en fut le résultat ? Jésus déclara : « … vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » verset 40. Que nous dit Jésus aujourd’hui ? « Il se peut que tu aies quelque chose ; tu peux avoir trouvé quelques vérités ; tu peux avoir trouvé quelques réformes ; il se peut que tu sois engagé dans l’évangélisation ; cependant, si je ne suis pas en toi, tu ne possèdes pas la vie. Toi, mon enfant précieux, que je chéris et après lequel je me languis, tu es mort. »

Qui est la Puissance dont nous avons besoin ?

   Christ est la puissance pour vivre la vie vers laquelle pointe les Ecritures. Pendant des années j’ai essayé de vivre la vie sans une relation vitale avec la puissance. Ma religion était faite de mes réformes, de ma connaissance, de mes doctrines et de mon adhésion à l’Eglise. Pourtant, tout cela ne signifiait rien. 2 Timothée 3 : 5 le décrit comme suit : « Ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. » Il nous faut honnêtement nous poser la question si cela est vrai pour nous. La force se trouve en une expérience de vie quotidienne, de chaque heure et de chaque instant en Jésus-Christ.

   Jésus-Christ, p. 298-299 dit ceci : « On peut faire profession de croire à la vérité ; mais si l’on n’en devient pas plus sincère, plus aimable, plus patient, plus pénétré des pensées célestes, on est une malédiction pour soi-même et pour le monde. » Vous voyez, les vérités mêmes que je possède peuvent devenir une malédiction pour moi-même et pour le monde. Elles peuvent me rendre arrogant et sûr de moi. Au mieux, elles peuvent faire de moi une vierge folle.

   Au tout début de mon amour pour les Ecritures, elles étaient comme une lampe à mes pieds. Je les lisais chaque jour. Je m’imprégnais des vérités. Je dis alors : « Pourquoi personne ne m’en a jamais parlé ? » J’allais chez ma mère, une catholique romaine très pieuse, et lui dit : « Mère, savais-tu que nous adorons le faux jour ? Savais-tu que nous ne devrions pas baptiser les bébés ? Savais-tu que nous ne devrions pas manger de viandes impures ? Savais-tu que nous n’avons pas besoin de confesser nos péchés à un prêtre ? Savais-tu… ? »

                                     Suite au prochain numéro…

   

Les voies de Dieu : Etranges et mystérieuses.

Des coïncidences singulières

   Ecoutez une chose étonnante. Vers 1820-1830, en divers pays, plusieurs hommes, souvent à l’insu les uns des autres, se mirent avec passion à l’étude des prophéties bibliques. De cette étude naquit chez tous une certitude aveuglante : le retour du Christ était proche.

   Qu’un pasteur, à force d’étudier les Ecritures, en vienne aujourd’hui à de semblables conclusions, c’est là chose toute naturelle. Mais l’était-ce vraiment, il y a cent cinquante ans, alors que ces questions n’étaient guère débattues, et que bien rares étaient ceux qu’elles préoccupaient ? En outre, n’est-il pas positivement extraordinaire que, dans plusieurs cas, ces découvertes aient été faites par des gens simples, des laïques n’ayant reçu qu’une instruction élémentaire ? Manifestement, ces gens de foi étaient guidés par l’Esprit de Dieu.

   Nous nous contenterons de mentionner quelques cas typiques. Certains sont, vous le constaterez, assez troublants.

  En 1822, Edward Irving, un jeune prédicateur, devint pasteur d’une petite église presbytérienne de Londres. La trentaine, grand, bien proportionné, avec une souple chevelure noire et des dons incontestables d’orateur, il fit sensation dans sa petite communauté. Plusieurs membres du Parlement se mirent à fréquenter régulièrement son église. Le Premier ministre de Grande-Bretagne lui-même assista à l’un au moins de ses sermons. Edward Irving était de plus un homme profondément consacré, qui se donnait entièrement à ses activités pastorales. Le nombre des fidèles de son église augmenta si rapidement qu’il devint urgent de construire un nouvel édifice. « On choisit pour cela Regent Square, en plein centre de Londres, où se dressa bientôt un magnifique temple. Irving faisait salle comble partout où il prêchait. » - R. Gerber.

   Irving entra en contact avec un petit groupe d’hommes de foi qui s’étaient mis avec ardeur à l’étude des prophéties. Parmi eux, un très riche banquier, sir Henry Drummond, membre du Parlement. Ces recherches captivaient Irving au plus haut point. Il étudia la question avec passion et acquit lui aussi la conviction de la proximité du retour du Christ et la fin du monde. Il se mit alors à prêcher sur le sujet et même à écrire des livres. Il participa en outre à ce qu’on appellerait aujourd’hui des symposiums, c’est-à-dire des réunions où plusieurs exposaient le même sujet. Ces conférences se tinrent à Albury Park, chez Henry Drummond. La première qui eut lieu en 1826, dura six jours. Il y en eut cinq en tout, une chaque année, jusqu’en 1830. L’un des participants était un Israélite fils de rabbin, converti à la religion catholique. Il s’appelait Joseph Wolff.

   La prédication d’Irving suscita un enthousiasme prodigieux et entraîna même quelques manifestations fanatiques (don des langues, etc.) que le Synode estima déplacées. Irving, révoqué, du se démettre de ses fonctions à Regent Square. Usé prématurément par les soucis et par une activité débordante, il mourut à Glasgow en 1834, âgé seulement de quarante-deux ans.

   L’ardente influence de cet homme d’élite se fit sentir en Angleterre, en France et en Suisse où elle fortifia l’inspiration des hommes du réveil.

«  Une comète dans le ciel missionnaire »

   C’est par cette expression qu’on a désigné Joseph Wolff, cet homme extraordinaire dont Dieu se servit pour attirer l’attention de toute une partie du monde sur l’imminence du retour du Christ.

   Joseph Wolff est né en Bavière, en 1795, de parents juifs. Son père était rabbin. Des juifs pieux venaient chaque jour s’entretenir avec son père et l’enfant suivait avec un intérêt passionné ces conversations où il était question de la venue en gloire du Messie. Jésus de Nazareth lui avait été présenté comme un Juif de génie qui se prétendait le Messie et que le sanhédrin avait condamné à mort. Mais, se demandait l’enfant, ce Jésus, n’était-il pas une sorte de prophète ? Et Jérusalem n’avait-elle pas été détruite parce que les Juifs avaient massacré les prophètes ? Et si ce Jésus condamné par les Juifs avait été innocent ? En ce cas, les Juifs n’étaient-ils pas coupables ? Ces questions préoccupaient beaucoup le petit Joseph.

   Un jour – il avait sept ans – s’entretenant avec un homme âgé, un chrétien, il parla avec fierté du triomphe d’Israël à la venue du Messie. Le vieillard éprouva des scrupules à laisser cet enfant dans l’erreur. « Mon cher enfant, lui dit-il avec bonté, je vais te dire qui est le vrai Messie. C’est Jésus de Nazareth. Lis le 53e chapitre d’Esaïe. Tu seras convaincu. »

   L’assurance du vieillard impressionna l’enfant. De retour à la maison, il s’empressa de lire le fameux chapitre. Il en fut extrêmement troublé. Les coïncidences étaient pour le moins étranges. « Ce chrétien serait-il dans le vrai ? » se demandait-il sans oser conclure. Il pria alors son père de lui expliquer le 53e chapitre d’Esaïe, mais « se heurta à un si glacial silence qu’il n’osa plus jamais entamer ce sujet avec lui. » Cela ne fit que renforcer son désir de s’instruire sur la religion chrétienne.

   Joseph Wolff a maintenant dix-sept ans. Nous le trouvons à Prague, où il vient de se convertir à la foi catholique. A vingt ans, il est à Rome, étudiant au Collège de la Propagande, où il se prépare à devenir missionnaire. Mais il s’indigne de la quasi-divinité qu’on prête au pape. Ayant son franc-parler, il critique ouvertement les abus qu’il constate et qui lui causent à lui, catholique sincère, une tristesse profonde. Il se fait ainsi des ennemis et comme d’autre part l’atmosphère ne lui convient pas, il s’enfuit en Suisse et, de là, passe en Angleterre.

   Il a maintenant vingt-trois ans. Dégoûté de l’Eglise romaine, il entre dans l’Eglise protestante anglicane et étudie les langues orientales à Cambridge. Enfin, à l’âge de vingt-six ans, il est envoyé comme missionnaire chez les Juifs dispersés.

De nombreux voyages

   Commencent alors les voyages de cet homme hors du commun qu’on pourrait appeler le Juif errant et qui, pendant dix-huit ans, a parcouru quatre des cinq parties du monde pour avertir les enfants d’Israël que le salut par Jésus de Nazareth leur est offert, à eux aussi.

  La liste des pays qu’il parcourt est impressionnante. Mentionnons-les rapidement : l’Egypte, la Palestine, la Mésopotamie, la Perse, la Géorgie et les diverses parties de l’empire turc. Après son mariage avec Georgina Walple, il repartit avec elle, à ses propres frais, pour prêcher l’Evangile dans les pays qui bordent la Méditerranée. Puis il se sentit appelé à visiter l’Asie centrale et il entreprit seul ce périlleux voyage. Il parcourut encore l’Egypte, l’Arabie, l’Abyssinie, et retourna en Angleterre en passant par l’Afghanistan, les Indes, le Cap, Sainte-Hélène et l’Amérique.

   « Vendu une fois comme esclave, trois fois condamné à mort, empoisonné une fois, battu de verges, mis en prison, il eux à souffrir de la faim, de la soif, de plusieurs maladies et enfin du choléra morbus », écrit Louis Gaussen qui le connaissait personnellement. Et voici le portrait, laissé par Louis Way, de cet homme exceptionnel qui fut quelques temps son compagnon de voyage :

   « Un homme qui, dans Rome, appelle le pape la poudre de la terre ; qui dit aux Juifs que la Gemara (2e partie du Talmud) est un mensonge ; qui passe ses jours à discuter et ses nuits à examiner le Talmud ; un homme pour qui une caisse est un oreiller, et un pavé de brique un lit de plumes… un homme qui parle aux Orientaux sans interprète, qui vit sans nourriture et qui paie sans argent ; un homme qui oublie également les insultes et les flatteries, qui ne connaît rien des manières du monde, et qui cependant communique avec les hommes de tout rang sans jamais en choquer aucun… » - L. Gaussen, « Les Juifs évangélisés enfin… », p. 100-104.

  Ce missionnaire intrépide, qui parlait un grand nombre de langues, prêcha parmi les Juifs, les Turcs, les Mahométans, les Persans, les Hindous, les Chaldéens, les Syriens, les Sabéens. Il s’adressa à des pachas, à des cheikhs, au shah, à des rois, et à la reine de Grèce. Le thème de sa prédication était toujours la même : le prochain retour du Messie, et il le prêchait avec une grande ferveur. Il mourut en 1862. Il avait soixante-sept ans.

                                          Suite au prochain numéro…

 

Grandes œuvres de Dieu

Œuvres merveilleuses de Dieu

   Dieu charge deux menuisiers adventistes de créer une chaîne de télévision et de radio couvrant le monde entier.

   Il y a bientôt 5 ans nous avons fait un rapport sur la création de 3 A.B.N. A l’époque la lettre missionnaire avait un faible tirage. Mais suite à l’écho retentissant et au renforcement de la foi que ce rapport a déclenché, nous reprenons l’article sur cette création pour un cercle de lecteurs plus important.

   3 A.B.N. est le signe abrégé pour le nom de la station d’émission de T.V. adventiste à laquelle appartient également une station de réception de T.V. par satellite. Le nom anglais est : « Three Angels Broadcasting Network ». (Réseau émetteur des trois anges). Cet émetteur télé a été créé par les frères Shelton, menuisiers de l’Illinois, U.S.A. et leur famille. Il y a plus de 10 ans ils ont créé cette station de leur propre initiative et dans un seul but : répandre le message adventiste dans sa totalité.

Comment des menuisiers peuvent-ils avoir un émetteur de télé ?

   Comment se fait-il que des membres d’église, étrangers à cette branche d’activité, un couple de frères menuisiers de profession possédant une entreprise de bâtiment depuis plus de 17 ans, actifs dans cette branche avec beaucoup de succès, construisent tout à coup une station de télé au sol et la maintiennent en activité 24h sur 24 et 7 jours sur 7 en l’utilisant uniquement pour la diffusion de programmes adventistes ? Comment se fait-il qu’ils puissent exister sans capital personnel propre ou d’autres revenus, sans diffusion de publicités ou vente d’autres programmes religieux ? Et ceci avec beaucoup de succès depuis une décennie ?

   La création de 3 A.B.N. est l’œuvre du Saint-Esprit. C’est l’histoire magnifique d’une grande œuvre de Dieu dans notre temps.

Comment tout cela a-t-il commencé ?

   Il appartient à la particularité de Dieu d’appeler justement des personnes qui semblent incompétentes ou inaptes à accomplir une œuvre pour lui. Le Seigneur appelle ses gens en fonction de leur confiance en lui plutôt qu’en fonction de leurs capacités. La Bible nous fournit de nombreux exemples pour cela.

   En novembre 1984, Danny Shelton a regardé une émission de télé qui répandait de graves erreurs au sujet de la foi chrétienne. Tôt le lendemain matin au moment de sa méditation (prière) le Saint-Esprit lui parla et le poussa à construire un émetteur de télévision à partir duquel on pouvait couvrir toute l’Amérique, voire le monde entier, et de l’utiliser exclusivement à la proclamation du message adventiste. Ensemble avec sa femme Linda et son frère ils formèrent une communauté de prière intensive afin d’obtenir la certitude de cet appel. Mais lorsqu’ils obtinrent la certitude, ils déposèrent tout sur son autel. Leurs peu de moyens, leur temps, et toute leur existence et promirent au Seigneur d’être prêts à faire tout ce qu’il allait exiger d’eux.

Les premiers pas

   Comme ils n’avaient aucune connaissance pour un tel instrument de communication, ils commencèrent d’abord avec la visite d’une station de télévision voisine. Ils rencontrèrent là un des ingénieurs dirigeants, Clarence, qui était devenu chrétien, mais qui n’était pas encore membre d’une église. Il leur dit : « Je ne sais pas pourquoi je vous raconte cela, mais je m’y sens poussé : Vous allez avoir une station de télé, une station au sol à partir de laquelle on peut atteindre tout le continent. » - Les frères lui demandèrent : « Aussi le monde entier ? » - «  Oui, aussi le monde entier si vous le voulez au moyen d’autres satellites. » A cet instant ils pensèrent à la parole prophétique des anges qui volèrent par le milieu du ciel, Apoc. 14 : 6, et ainsi ils eurent le nom pour ce projet : 3 A.B.N. (réseau émetteur des trois anges).

Où construire un émetteur ?

   L’ingénieur avait encore autre chose à leur dire : « Vu la position des différents satellites d’informations et de nombreux émetteurs d’ondes courtes du réseau téléphonique, on ne peut pas ériger une station au sol n’importe où. Très peu d’endroits sont libres de perturbations et conviennent à cela. Et ces endroits sont pratiquement déjà tous occupés par d’autres stations. En plus, il faudra l’autorisation du F.B.C. (le ministère de la communication aux U.S.A.). Pour cette raison je transmets des informations à mon ordinateur pour découvrir des endroits favorables à une telle implantation. A 10 Km au Nord et 16 Km à l’Est de votre habitation actuelle il y a un seul endroit dans toute la région où cette implantation serait géographiquement possible. » Mais les frères n’avaient pas de terrain, ni de connaissance là-bas, et ne pouvaient pas payer l’achat d’un terrain.

Où trouver l’équipement  

   A cette même station de télé, ils rencontrèrent un des dirigeants, le pasteur d’une autre église évangélique. Il leur raconta une histoire étrange : « Nous sommes obligés, reconnut-il, de vendre une installation complète d’un studio d’une valeur de 100.000 $. Hier nous avions un acheteur potentiel, mais il ne m’a offert que 30.000 $. J’ai refusé. J’ai prié à ce sujet et j’ai demandé à Dieu si nous devions garder l’installation. Dieu m’a répondu : Non. Alors j’ai demandé si nous devons vendre, il répondit également avec un Non. Que dois-je faire alors ? Voulais-je savoir de Dieu. Il dit : « Garde-la encore et si les bonnes personnes arrivent tu la leur donnera. » « Mais maintenant, j’ai la certitude que ces gens-là sont devant moi. » Le même jour les frères Shelton signèrent le document de donation pour l’installation technique d’un studio de télévision complet d’une valeur de 100.000 $. (Environ 650.000 Francs.)

Dieu connaît le bon endroit 

   Les voilà maintenant en possession de l’équipement, mais sans avoir le bâtiment pour le caser, ni de terrain pour le bâtiment. Ce mercredi soir, il y avait une réunion de prière. Parmi les 10 personnes présentes dans l’église de Thompsonville se trouvait aussi Madame Fonda Summers, une veuve de 70 ans, une connaissance des deux frères. A l’époque elle n’était pas membre de l’église. Elle possédait un terrain de 8092 m² qu’elle avait déjà essayé de vendre à plusieurs reprises. Mais à chaque fois elle avait un rêve, qui l’en empêchait. Dans la nuit qui suivait la réunion de prière elle eut à nouveau le rêve, mais cette fois-ci avec la demande pressante d’offrir le terrain aux deux frères. Elle passa un coup de fil à la maman Shelton et lui précisait que le terrain se trouvait à l’écart : 10 Km au Nord et 16 Km à l’Est de la petite ville dans laquelle ils habitaient. A partir de ce moment là les deux frères savaient que c’était leur endroit. Exactement l’endroit où l’expert avait dit que c’était la seule possibilité pour l’implantation d’un émetteur de télé par satellite. Et ce terrain leur fût offert ! 

                                                                   Suite au prochain numéro…           

 Traduction d’un article du bulletin allemand « Missions Brief ».

« Globale Mission » pages 1 à 5 ; de septembre 2001 n°15.

 

 Coin Santé

Goulasch aux pommes de terre 

Ingrédients :

800 g de pommes de terre

1 C à c de sel

100 g d’oignons

50 g de carottes

1 poireau

1 à 2 C à S d’huile d’olive

1 C à S de paprika doux

100 g de soja texturé

1 C à S de persil haché

1/3 L de bouillon végétal

1/8 L de crème fraîche de soja

 

Préparation :

- Réhydrater le soja texturé en le trempant dans de l’eau salée ou du bouillon végétal pendant 1h.

- Peler les pommes de terre et les couper en dés d’environ 1, 5 cm de côté. Les mettre dans un plat et les saupoudrer de sel.

- Peler les oignons, les hacher finement et les faire revenir dans l’huile d’olive. Nettoyer les carottes et le poireau. Couper en dés très fins les carottes et émincer le poireau, et les ajouter aux oignons revenus.

- Parsemer de paprika et laisser cuire 3 à 4 minutes à feu vif.

- Ajouter le soja réhydraté, et faire cuire encore 5 à 6 minutes. Verser les dés de pommes de terre salées et le bouillon, couvrir et faire cuire le tout, à feu moyen pendant 15 minutes. Remuer de temps en temps. Lorsque le temps de cuisson est écoulé, s’assurer que les pommes de terre sont bien tendres. Si trop de liquide s’évapore, rajouter de l’eau ou du bouillon.

- Au moment de servir, parsemer de persil et incorporer la crème. Servir immédiatement.

- On peut également agrémenter ce plat de coulis de tomates.

 

Deux manières de lire la Bible

   Voudrais-tu un autre chapitre, chère Liliane ? » demanda Katie Everard à sa cousine invalide qu’elle était venue soigner.

« Pas maintenant, merci ; ma tête est fatiguée », telle fut la réponse.

   Katie ferma sa Bible avec un léger désappointement. Elle savait que la maladie de Liliane était incurable, et quelle serait la meilleure manière pour se préparer à la mort que d’entendre constamment la lecture de la Bible ? Liliane pourrait certainement écouter, si elle n’avait pas assez de force pour lire elle-même.

   Katie ne se sentait jamais tranquille avant d’avoir parcouru au moins deux ou trois chapitre quotidiennement, sans compter une portion des Psaumes ; elle avait déjà lu la Bible entière plusieurs fois. Et là Liliane, dont les jours sur cette terre étaient comptés, était fatiguée après la lecture d’un seul petit chapitre !

« Quelque chose ne va pas, certainement » pensa Katie, qui n’avait jamais garder le lit un seul jour pour cause de maladie. « C’est triste lorsqu’un mourrant n’attache pas beaucoup de prix à la Parole de Dieu. »

« Liliane, » dit-elle, essayant d’adoucir le ton dur de sa voix, « je pensais que maintenant que tu es si malade, tu trouverais un réconfort tout spécial dans les Ecritures. »

   Liliane avait fermé ses yeux languissants, mais elle les ouvrit, et fixa son doux regard sur sa cousine et répondit : « Mais c’est le cas – elles me soutiennent ; j’ai médité toute la matinée sur un verset. »

« Quel est ce verset ? » demanda Katie.

« Je le verrai, et il me sera favorable » commença Liliane lentement ; mais Katie lui coupa la Parole –

« Je connais parfaitement ce texte – il se trouve dans le livre de Job ; il vient tout de suite après ‘Je sais que mon Rédempteur est vivant,’ et ce verset est : ‘Je le verrai, et il me sera favorable ; mes yeux le verront, et non un autre.’ »

« Que comprends-tu dans l’expression ‘et non un autre’ ? » demanda Liliane.

« Je n’ai jamais particulièrement considéré ces mots », répondit Katie. « Leur as-tu trouvé une signification particulière ? »

« Ils me semblaient difficiles, » répondit l’invalide, « jusqu’à ce que je lise que dans la Bible allemande cette partie du texte est un peu différente ; puis j’ai cherché dans ma propre Bible, et j’ai trouvé que dans la marge le mot est le même que dans la traduction allemande. »

« Je ne regarde jamais les références de la marge, » dit Katie, « bien que j’ai une grande Bible qui les contienne. » 

« Je les considère comme une aide remarquable pour comparer l’Ecriture avec l’Ecriture, » observa Liliane.

   Katie resta silencieuse pendant quelques secondes. Elle avait pris soin de lire chaque jour une large portion de la Bible, mais elle n’avait jamais recherché à ‘marquer, apprendre et digérer pour soi-même.’ Elle demanda maintenant plus humblement à sa cousine : « Quel est le mot qui se trouve dans la marge de la Bible, au lieu de ‘autre’ dans ce texte difficile ? »

« Un étranger, » répondit Liliane ; puis, joignant ses mains, elle répéta le passage tout entier, passage qui l’avait nourrit avec tant de délice : « Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non un étranger. »

« Oh ! Katie, » continua la jeune fille mourante, tandis que les larmes lui montaient aux yeux, « si seulement tu savais quelle douceur j’ai trouvé dans ce verset, toute la matinée, tandis que la douleur m’accablait ! Je suis dans la Vallée de l’Ombre – je vais bientôt traverser cette sombre rivière ; je le sais : mais Il sera avec moi, et non un ‘étranger’. Il est le Bon Berger, et je connais Sa voix ; je ne suivrais pas un étranger. 

« Oh ! » continua Liliane, « au grand matin de la résurrection, c’est le Seigneur Jésus que je verrai, mon Sauveur, mon tendre Ami, et non un ‘étranger’. Enfin je verrai Celui que j’ai aimé sans même Le voir. »

   Liliane ferma à nouveau ses yeux, et de grosses larmes coulèrent le long de ses joues pales ; elle avait parlé plus qu’elle n’en avait la force, mais ses paroles n’avaient pas été dîtes en vain.

« Liliane a retiré plus de réconfort et de profit dans un verset – non, dans quatre mots de la Bible que je n’en ai retiré du livre tout entier, » médita Katie. « Je n’ai fait que lire les Ecritures, - elle a médité sur elles. Je ressemble à quelqu’un qui ne fait que flotter sur la surface des eaux dans lesquelles se trouvent des perles ; Liliane y a plongé profondément et y a trouvé un trésor pour elle-même. »

            The King’s daughter, compilation d’histoires par J. E. White.

            Traduit de l’anglais. Copyright 1910.

 

Heureux  l’homme qui ne marche  pas

 Selon le conseil des méchants,

 Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs,

 Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,

 Mais qui trouve son bonheur, dans la loi de l’Eternel,

 Et qui la médite jour et nuit !

 Il est comme un arbre planté près des courants d’eau,

 Qui donne son fruit en sa saison,

 Et dont le feuillage ne se flétrit point :

 Tout ce qu’il fait lui réussit.

 Il n’en est pas ainsi des méchants :

 Ils sont comme la paille que le vent dissipe.

 C’est pourquoi les méchants, ne résistent pas

 Au jour du jugement,

 Ni les pécheurs, dans l’assemblée des justes ;

 Car  l’Eternel connaît la voie des justes,

 Et la voie des pécheurs mène à la ruine.


                                                     Psaume 1.