Vol.3 - Mai 2006

  

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Table des matières

Editorial

De la plume inspirée

Le dernier grand pas - Jim Hohnberger

Sur leurs traces -  3ème partie

Grands œuvres de Dieu

Coin santé

Poème pour les mamans

  

Editorial

      Cher lecteur,

      Le printemps est enfin arrivé, avec son explosion de couleurs et de senteurs, et nos cœurs sont remplis de joie à la vue de tant de bontés de la part de notre Père Céleste.

      Nous le remercions également de nous permettre de vous envoyer cette troisième édition de l’ « Etoile du Matin ». En effet, cela fait déjà plusieurs années que ce désir de le servir par le ministère de la page imprimée germe dans nos cœurs.

      Votre enthousiasme et votre soutien sont des éléments essentiel qui nous permettent de faire avancer ce projet, et nous sommes heureux de vous annoncer que le livre « Le Son de la Musique », de Brian Neumann, est enfin chez l’éditeur.

      Grâce à vos prières et vos généreux dons, 200 exemplaires de cet ouvrage sans précédent seront bientôt disponibles!

      Nous espérons que la lecture de cette édition de l’ « Etoile du Matin » vous fera du bien. Et surtout, ne manquez pas « Le jour manquant », page 4, c’est un article formidable, à la gloire de Dieu.

                                               Les Editeurs.

 

De la plume inspirée   (Ellen G. White)

« Afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra, ¾ Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi. » 1 Pierre 1 : 7-9.

   Dans la vie religieuse de tous ceux qui finalement remporteront la victoire, il y aura de terribles moments d’angoisse et d’épreuve, mais la connaissance des Ecritures permettra à ces enfants de Dieu de se souvenir des promesses encourageantes du Sauveur, promesses qui réconforteront leur cœur et affermiront leur foi en la force du Tout-Puissant. …

   Il faut regarder à Dieu, contempler sa bonté et se réjouir dans son amour. Rassemblez toutes vos énergies, regardez en haut et non à vos difficultés et vous ne tomberez pas en chemin. L’ombre se dissipant, vous verrez bientôt Jésus tendant la main pour vous aider, et tout ce que vous aurez à faire, ce sera, dans une foi simple, de saisir cette main et de vous laisser conduire. A mesure que grandira votre confiance, par la foi en Jésus, l’espérance naîtra en vous. La lumière qui jaillit de la croix du Calvaire vous révélera le prix que Dieu attache à une âme et elle vous incitera à porter la lumière dans le monde.

  Ici-bas, le nom d’un grand homme est semblable à des lettres tracées sur le sable, mais un caractère sans tache subsistera pendant l’éternité. Dieu vous accorde l’intelligence et le jugement afin que, par ce moyen, vous puissiez saisir ses promesses. Et Jésus est prêt à vous aider à former un caractère solide et bien équilibré. Les possesseurs d’un tel caractère ne se découragent jamais s’ils ne réussissent pas dans les affaires temporelles. Ils sont “la lumière du monde”. Satan ne peut ni détruire ni neutraliser la lumière qui émane d’eux.

   Dieu désire confier une tâche à chacun de nous. Il n’entre pas dans ses desseins que les âmes soient soutenues par la sympathie et par la louange des hommes au cours de la bataille de la vie, mais il désire que ses enfants sortent du camp, portent l’opprobre, combattent le bon combat de la foi, et, par sa force, se tiennent debout en dépit de toutes les difficultés. Dieu a ouvert pour nous tous les trésors du ciel par le don précieux de son Fils qui peut parfaitement nous élever, nous ennoblir et, grâce à la perfection de son caractère, nous préparer à un service utile dans cette vie et en vue de la vie future. Jésus est venu dans le monde et il y a vécu comme il demande à ses disciples de vivre. Sa vie a été une vie de renoncement et de continuel sacrifice de soi. Si nous encourageons l’égoïsme et notre amour des aises, si nous satisfaisons nos inclinations et ne faisons pas tout nos efforts pour collaborer avec Dieu dans l’œuvre merveilleuse qu’il accomplit pour nous élever, nous ennoblir et nous purifier afin que nous devenions ses fils et ses filles, si nous ne nous conformons pas à ses exigences, nous subissons une perte continuelle dans cette vie et nous risquons de perdre la vie future, la vie éternelle.

   Dieu désire nous voir travailler sans lassitude et sans découragement, mais il nous veut animés d’une foi et d’une espérance inébranlables, pleins d’entrain et de joie, représentant le Christ dans le monde. La religion de Jésus, c’est la joie, la paix et le bonheur. Tandis que nous sonderons les Ecritures et que nous verrons la condescendance infinie du Père donnant Jésus au monde afin que tous ceux qui croient en lui aient la vie éternelle, toutes nos facultés devront accorder louange, honneur et gloire à celui qui témoigne aux enfants des hommes un amour ineffable.

Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 263-265.

  

Le dernier grand pas

Jim Hohnberger

   Moïse fit le pas, Jean le Baptiste fit le pas. De même firent Pierre, Jacques, Jean et l’apôtre Paul. Ils donnèrent tout. Ils soumirent toutes choses, se confièrent entièrement en Dieu et furent dépendants de Lui. Ils firent tous le pas que Dieu attend ; qu’il attend patiemment que vous et moi fassions.

   Je l’appelle « Le dernier grand pas ». Et ils sont peu nombreux, très peu nombreux, ceux qui à notre époque l’on fait. Cependant il est disponible pour chacun de nous ; sans tenir compte de notre passé, de nos capacités, de notre connaissance, de notre religion ou de notre nationalité. Suivre Dieu jusqu’au bout est ce à quoi nous appelle 1 Corinthiens 15 : 28. « Afin que Dieu soit tout en tous. »

   Mais ce n’est pas le cas dans la vaste majorité de la chrétienté aujourd’hui ! Dieu est quelque chose, mais Il n’est pas « Tout en Tous ». Je crois fermement que nous ne sommes pas les enfants de Dieu si nous ne le sommes pas entièrement. Jésus déclare avec insistance dans Luc 14 : 33 que « Quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple ». Mais ce n’était pas mon cas au début … non … Au départ, avec moi c’était : « Moi et pas Christ ». Puis c’était : « Moi et Christ ». Il se peut que maintenant ce soit : « Christ et moi ». Mais Dieu veut que cela soit : « Christ seulement », et que le moi ne soit pas du tout présent.

   Christ désire que mon cœur et mes mains soient aussi prêts à le servir que son cœur et ses mains le sont à me servir. Il nous faut le laisser avoir tout ce que nous sommes et ce que nous avons : corps, âme, esprit, temps, talents, biens, véritablement tout. Dieu veut que nous déposions toute notre vie ouverte devant lui, afin qu’il puisse la guider, la diriger, et la restaurer à Son plan originel.

   Il veut que nous réalisions que loin de lui nous sommes désespérément perdus dans l’égoïsme sous toutes ses formes. Dieu veut que nous trouvions notre capacité en lui et non en nous-mêmes, nos aptitudes, notre argent, notre connaissance, ni en nos biens, professions, doctrines, réformes ou affiliation religieuse, ni encore dans notre présence à l’église. Pensez-vous que c’est aller trop loin ? Dieu ne le pense pas, car sa Parole infaillible déclare : « Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capable de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. » 2 Corinthiens 3 : 5.

   Nous sommes tous prêts à soumettre une partie de nous-mêmes, et nous pensons que, en effet, il est juste et bon de le faire. Mais un abandon complet, sans aucune réserve, nous semble beaucoup trop demandé. Nous en sommes apeurés ! Cela implique trop de choses. Nous pensons que c’est un trop grand risque. Nous désirons être obéissants dans une certaine mesure ; être parfaitement obéissants nous consterne presque.

   L’amour donne tout et doit tout recevoir en retour. La plupart d’entre nous sont hésitants à faire « le dernier grand pas ». Très peu se sont aventurés dans cette vie complète cachée avec Christ en Dieu. Colossiens 3 : 3. Mais il nous faut nous risquer « car l’amour de Christ nous presse. » 2 Corinthiens 5 : 14.

   Il y a quelques années, j’ai demandé à un collègue de travail dont j’étais proche, si ma famille pouvait utiliser l’île qu’il possédait pour passer quelques jours de repos, dont nous avions besoin. Après que nous soyons arrivés sur l’île en pagayant dans notre canoë, et que nous nous soyons installés dans la maison de vacances, Sally et moi descendirent au dock pour y prendre un bain de soleil.

   Maintenant essayez de deviner ce que firent nos deux fils. Eh bien ils se mirent à explorer chaque centimètre de l’île. Cela ne prit pas longtemps avant qu’ils ne reviennent avec un rapport complet. « Papa, maman, vous ne devinerez jamais ce que nous avons trouvés ! »

« Dîtes-le nous, s’il vous plaît. »

« Sur la côte ouest de l’île il y a de grandes falaises, et des plongeoirs y sont construits tout en haut. Il y en a un qui est très haut, environ de la taille de notre maison d’un étage et demi. »

   Puis ils nous posèrent la « grande » question :

« Papa, pourrais-tu sauter d’aussi haut ? »

« Oui, bien sûr, je le peux. »

« Quand ? » demandèrent-ils ensemble.

   C’est à ce moment-là que je commençais à hésiter. Je savais que je pouvais sauter de ce plongeoir, mais ils voulaient que je le fasse maintenant !

« Peut-être après le repas » fut ma réponse.

   A nouveau mes deux fils enthousiaste revinrent vers moi après avoir fini la vaisselle. « Papa, es-tu prêt à sauter de ce haut plongeoir ? »

« Ecoutez-moi, les garçons, il n’est pas bon de nager après avoir manger. Il me faut digérer. » Là encore j’étais hésitant.

   Finalement, en fin d’après-midi, ils finirent par m’amener au plongeoir, à force de cajoleries. Je marchais jusqu’au bout et regardais en bas.

« Saute » crièrent mes garçons, « saute ! »

« Donnez-moi juste une minute. »

« Qu’attends-tu ? » demandèrent-ils.

« Je vais compter jusqu’à 10, puis je sauterai. »

« Papa, nous allons compter pour toi. 1-2-3-4- … -» comptèrent-ils rapidement.

« Non, je vais compter moi-même. »

   Un grand nombre d’entre nous sommes comme cela, nous hésitons à faire le pas. Nous savons que d’autres l’ont fait. Nous savons que nous n’allons pas en souffrir. Mais nous hésitons et remettons à plus tard.

   Mes amis, Dieu attend de chacun de nous que nous fassions « le dernier grand pas ». Nous savons que c’est possible. D’autres l’ont fait avant nous. Nous savons que c’est la vie la meilleure, mais nous hésitons, craignant de renoncer à tout. Oui, nous avons réellement peur de vivre chaque moment pour plaire à Dieu dans toutes nos actions, ce qui est pourtant la meilleure et la plus merveilleuse des choses à faire dans le monde.

   J’ai sauté du plongeoir ce jour-là. Pas une fois ni deux, mais au moins une demi-douzaine de fois, et finalement, mes deux fils et mon épouse se joignirent à moi.

   Maintenant, j’ai une question à poser. Si je n’avais pas pris le risque de sauter, pensez-vous que mes fils l’auraient fait ? Probablement pas !

   Nombreux d’entre nous se demandent pourquoi nos jeunes ne suivent pas notre profession de christianisme. Je crois que cela repose sur le fait que ce n’est qu’une profession et non une expérience authentique et vivante dans notre vie de tous les jours. Lorsqu’ils nous verront vivre quotidiennement ce que nous professons, alors ils auront le désir de marcher comme nous marchons et non de marcher comme nous avons parlé.

(à suivre …)

   

Sur leurs traces – 3ème  partie

Le fermier et le CAPITAINE, D’après A. Delafield

   Au siècle dernier vivaient aux Etats-Unis un fermier qui devint capitaine et un capitaine qui devint fermier. Et, ce qui est plus étrange encore, c’est que ces deux fermiers-captaines (ou capitaines-fermiers, comme on voudra !), qui, au début, ne se connaissaient pas, nous importent grandement, à nous, jeunes adventistes du 21e siècle. Car sans eux, sans leur ferveur combative, nos Sociétés de Jeunesse n’auraient sans doute pas vu le jour…

   Nous commencerons par vous entretenir de l’un d’eux.

Les idées à la mode !

   William, né en 1782 de fermiers aisés vivant à Pittsfield, Massachusetts, eut en quelques années une ribambelle de frères et sœurs – 11 sœurs, 5 frères ! On le forma à la fois à l’étude et aux travaux des champs. Manifesta-t-il beaucoup de penchant pour l’agriculture ? On ne sait. Mais il aimait les livres. Le soir, quand tout le monde était couché, il quittait son lit et, marchant sur la pointe des pieds, venait s’installer devant la grande cheminée. Remettant une bûche sur les tisons mourants, il passait ainsi les petites heures de la nuit plongé dans un livre. Quand ses membres commençaient à s’engourdir, il rejoignait son lit et s’endormait d’un sommeil lourd.

   Ses parents étaient de braves gens, des croyants sincères à qui leur foi suffisait amplement… William, à l’instar de nombreux jeunes gens issus de familles chrétiennes, rejeta ce patrimoine spirituel pour se tourner vers tout ce qui lui paraissait curieux, nouveau. Il se mit à fréquenter des jeunes écervelés qui jugeaient la Bible un livre démodé et qui prônaient les nouvelles théories du scepticisme. Ils se prétendaient déistes. William devint l’un des leurs. Sa mère en éprouva un profond chagrin mais le grand-père jugea tout autrement la chose : ‘ Ne t’en fais pas trop au sujet du gamin, disait-il à sa fille. Le jour viendra où il jouera son rôle dans la cause de Dieu !…’ Le plus affecté était peut-être l’oncle Elihu, car il était pasteur de l’église baptiste.

   A l’âge de vingt et un ans William se maria, fit l’acquisition d’une ferme dans l’Etat du Vermont et se mit à l’exploiter. Chaque fois que des membres de sa famille venaient lui rendre visite, ils lui parlaient de son âme et le sommaient de revenir à Dieu. William les écoutait avec un sérieux imperturbable mais, après leur départ, il répétait ces pieux discours à ses amis et ils en faisaient des gorges chaudes : comment des gens sensés pouvaient-ils se gargariser de telles sornettes ? Quelle naïveté !…

   Les jeunes aiment souvent passer pour des esprits forts. William et ses amis ne faisaient pas exception à la règle.

Le truculent capitaine

   En 1812, William entra dans l’armée avec le grade de capitaine. Il venait d’avoir trente ans. Le milieu n’était gère de nature à lui inspirer le goût des choses religieuses. Bien au contraire ! Il était maintenant le capitaine William Miller, un dur à cuire ! Et qui ne s’en laissait pas conter !…

   Il avait sous ses ordres un certain sergent Willey qui tenait sous sa tente de petites réunions de prières. L’assistance n’était pas nombreuse ! La plupart des soldats se rassemblaient non pour prier, mais pour jouer aux cartes, pour boire et pour jurer, en vrais soudards qu’ils étaient. Le capitaine Miller, qui était au courant des initiatives prises par Willey, et qui se gaussait de la douce folie du sergent, résolut de faire à celui-ci une bonne farce. Il le fit convoquer et, prenant son air le plus rébarbatif, il l’apostropha sans ménagement : ‘Sergent Willey, vous savez qu’il est interdit de jouer aux cartes le soir, dans les tentes. Hier soir votre tente était éclairée et vous jouiez avec des amis ! Que cela ne se renouvelle pas ! Vous m’avez bien compris, n’est-ce pas ?’

   Le pauvre sergent était abasourdi. Mais simplement, avec beaucoup de fermeté, il repoussa l’accusation mensongère :

-       Mon capitaine, personne n’a joué dans ma tente !

Le capitaine simula l’emportement :

-       Comment ? Vous oseriez prétendre que vous ne jouiez pas ? Et que faisiez-vous donc alors, s’il vous  plaît ?

-       Mon capitaine, nous étions réunis pour prier !

   La franchise du sergent, le courage avec lequel il avait fait front, son refus d’user du moindre artifice touchèrent le cœur du capitaine au point que ce dernier dut faire un violent effort pour dissimuler son émotion ; et, c’est la voix altérée, soudain très grave, qu’il congédia son sous-officier.

   Cet incident fit une profonde impression sur le truculent capitaine. Quelques temps plus tard, il quitta l’armée, et acheta une ferme à Low Hampton dans l’Etat de New York. Il devint membre de l’Eglise baptiste et même accepta occasionnellement de participer aux services. Un dimanche – il était en train de lire le sermon – il se sentit soudain si bouleversé qu’il fut incapable de continuer et il dut s’asseoir. Les jours suivants, il tomba dans une grande perplexité ; il avait vécu et la vie ne lui avait rien apporté ; il se sentait vide et inutile et il souhaita ardemment être délivré de ce sentiment d’impuissance. Alors lui revinrent en mémoire les principes reçus dans son enfance : un Sauveur, le Christ, l’Homme-Dieu, seul chemin du salut. ‘Qui sait ? se dit-il. Examinons la chose, cela n’engage à rien !’, et il ouvrit sa Bible…

   Il avait obéi à une curiosité inquiète et maintenant il était pris par ce qu’il lisait. Les récits des Evangiles lui causèrent une émotion étrange et forte. Il se converti et se mit à chercher, dans toute la Bible, les révélations concernant la personne du Christ. Ses amis pensèrent qu’il avait perdu l’esprit, mais il n’en avait cure. Il se sentait entre les mains de Dieu, désigné pour une mission particulière et cet abandon de tout son être à un autre, le comblait d’une joie jamais éprouvée auparavant. Désormais, il vivrait pour servir !

Dieu aime les audacieux

   Bientôt, l’ex-capitaine Miller devint un spécialiste des livres prophétiques. En étudiant attentivement le livre de Daniel et l’Apocalypse, il acquit la conviction que le retour du Christ ne tarderait pas. Il consulta l’Histoire, un sujet qui lui était familier, fit des calculs précis et, s’appuyant sur la prophétie de Daniel 8 : 14, crut pouvoir fixer à 1844 la date du retour du Christ (La prophétie partait du décret autorisant la reconstruction de Jérusalem, ce qui donnait la date de 457 avant J.-C. Il y ajouta simplement 2300 ans – les 2300 soirs et matins mentionnés dans cette prophétie et qu’il savait compter pour des années. L’addition l’amenait à 1843-1844). On était en 1831. Douze ans, treize ans tout au plus ! se dit Miller. Et le Christ reviendra ! Il faut absolument en avertir le monde.* 

   Mais il hésitait à lancer cette bombe, et cela se conçoit ! Il fallait bien de l’audace pour proclamer une théorie aussi extravagante ! D’un côté, il se sentait poussé à le faire ; de l’autre il se disait que personne ne l’obligeait à assumer ce rôle… Ne parvenant pas à trancher la question de sa propre initiative, il pria, faisant à Dieu la proposition suivante : il accepterait d’exposer son point de vue en public si une invitation expresse lui était adressée en ce sens…

   Une demi-heure s’était à peine écoulée quand Miller reçut la visite d’un des fils Guilford, de Dresde, une localité située à 25 km de là. Le jeune homme venait de la part de son père prier William Miller de bien vouloir se charger de l’étude biblique du lendemain en prenant pour sujet « le retour du Christ ».

   Cette réponse quasi-immédiate et d’une clarté déconcertante remplit Miller d’irritation envers lui-même. Comment avait-il été assez stupide pour prendre un engagement aussi absurde ? Mais il n’irait pas, voilà tout !… Sans plus s’occuper du garçon, tout à ses pensées moroses, il gagna un bosquet voisin et là, se jetant à genoux, il supplia Dieu, pendant près d’une heure, de ne point l’obliger à parler. Finalement la paix descendit en lui, il se soumit et promit au Seigneur d’obéir si Celui-ci voulait bien le soutenir dans son effort.

   Revenant à la maison, Miller trouva le garçon qui attendait et il lui signifia son acceptation ; après s’être restaurés, ils partirent ensemble pour Dresde. La réunion avait lieu chez des particuliers, et l’assistance était nombreuse. A son propre étonnement, Miller parla avec assurance et sut si bien convaincre ses auditeurs qu’on le pria de donner d’autres études au cours de la semaine, il accepta. Bientôt les gens se pressèrent pour l’écouter ; il en vint même des villes voisines. Lorsqu’il quitta l’endroit, quelques jours plus tard, 13 familles s’étaient converties (à l’exception de deux personnes). Rentré chez lui le lundi suivant, Miller y trouva une lettre l’invitant à se rendre au Vermont pour y prêcher sur le retour du Christ. Or son correspondant ignorait tout de ce qui venait de se passer à Dresde. C’était une nouvelle réponse de Dieu venant confirmer la première.

   Cette seconde invitation fut suivie de plusieurs autres. Miller se mit alors à prêcher intensément dans les églises et chez les particuliers. Il écrivit aussi une brochure exposant ses vues sur la prophétie. Naturellement, les travaux de la ferme furent négligés… Mais Miller ayant reçu l’appel ne pouvait se taire. Durant une dizaine d’années, c’est-à-dire jusqu’en 1842, il donna, il le dit lui-même, trois mille deux cents conférences, et il convainquit plus de 50 000 personnes de l’imminence du retour de Jésus. Ces nouveaux convertis prirent le nom d’Adventistes (ceux qui attendent l’avènement du Christ) ; mais ils étaient toujours des observateurs du dimanche. Dieu faisait faire à son peuple un seul pas à la fois.

  

Grandes œuvres de Dieu

3ème et dernière partie.

 3 A.B.N. Une œuvre missionnaire qui s’autofinance

   Un voisin disait aux frères Shelton : « Savez-vous que cette station coûtera aussi de l’argent pour la faire fonctionner une fois terminée ? » Frère Shelton raconte : « En 1986, nous avons débuté avec un temps d’émission de 18h par jour, et le 1er avril 1987, nous étions aux 24h Non-Stop. Nous avions l’occasion de vendre des heures d’émission. Cela nous aurait enlevé d’un seul coup tous les soucis financiers. Mais nous avons promis au Seigneur d’émettre uniquement des programmes adventistes. Nous avons donc refusé. »

   Entre temps, Dieu s’occupe depuis plus de 14 ans de « sa »station.

3 A.B.N. en expansion 

   Dans l’année 1990, nous avons construit notre première station terrestre U.H.F. Le signal de 3 A.B.N. reçu par satellite peut-être capté dans un rayon de 30 à 50 km. Ainsi nos émissions peuvent être captées librement sans parabole dans ce secteur.

   Aujourd’hui (juin 2001) nous avons 73 de ces stations d’émissions T.V. réparties dans tous les U.S.A. A cela, il faut ajouter 32 autres stations de télévision qui collaborent avec nous et qui se chargent d’émettre nos programmes partiellement  ou en totalité et ceci gratuitement.

   La télévision par câble est un service payé par le client et est très répandu. 3 A.B.N. est relayé par 54 chaînes câblées et diffusé par leurs réseaux. Il existe aussi des Hôpitaux et des Maisons de retraite qui nous diffusent sur leur réseau interne.

3 A.B.N. en Russie

   En 1997, 3 A.B.N. a ouvert une filiale de production à Nizhny Novgorod en Russie. (En juin 2001) nous produisons six programmes par semaine. Ceux-ci sont envoyés à environ 100 émetteurs T.V. en Russie et ce chiffre est en progression.

Un autre satellite

   En 1998 fut conclu un contrat avec DISH Network’s Dominion Sky Angel. Ceci est un autre satellite au-dessus des U.S.A. qui émet notre programme complet.

   L’offre de Sky Angel est composée de 17 stations religieuses dont nous faisons également partie et avec notre message adventiste nous posons un contre point avec les dénominations observant le dimanche. De nombreux téléspectateurs comparent nos prédications avec celles de leur propre église et nous téléphonent pour en savoir plus sur les adventistes du 7ème jour. 

En 2000 fut réalisé 3 A.B.N. Radio

   Aujourd’hui, tous nos programmes 3 A.B.N. peuvent être diffusés par Radio. Le signal radio est envoyé par le même satellite que par le signal T.V. et peut être reçu partiellement ou totalement par de nombreuses stations radios. De nombreuses radios locales font usage de cette offre, des radios possédant une licence leur permettant d’émettre dans un rayon de quelques kilomètres.

3 A.B.N. aux Philippines

   En juin 2001, un émetteur T.V. 3 A.B.N. tout neuf  a commencé à émettre à Manille aux Philippines.

   Avec cet émetteur U.H.F. nous atteignons 20 millions de personnes. Le branchement avec la ligne haute tension devait prendre un délai de trois mois. Sans pot de vin et avec l’aide de Dieu, le travail a pu commencer après un délai de trois jours. Lors de l’importation de nos différents containers, la douane réclamait 150%. Là aussi Dieu est intervenu et les pourcentages baissèrent d’une façon draconienne.

   Sur la demande de Manille, et grâce aux bonnes relations d’Adventistes avec le Gouvernement, cette station a pu être créée. Pour obtenir la licence d’émission avec la dernière fréquence U.H.F. disponible à Manille, il y avait plus mille demandes, et ceci pour un montant d’investissement minimum de 1 million de $, avec en plus la condition que la station doive émettre au plus tard en l’espace d’un an. Aujourd’hui (juin 2001), nous sommes sur émission !

1.300.000 $ de frais mensuels 

   Dieu prévoit pour 3 A.B.N. Les frais courants pour une telle station T.V. sont énormes. Rien que la location de cinq satellites revient à 200.000 $ par mois. Si ce règlement prend un retard de 30 jours seulement, alors 3 A.B.N. perd le canal du satellite. Avec les frais pour les salaires, l’électricité, l’entretien du matériel et des bâtiments, il faut compter mensuellement une charge de 1.300.000 $ (juin 2001). Mais les moyens arrivent toujours à temps, quoique dans les émissions on ne fasse pas d’appels pressants aux dons, comme c’est l’usage chez les autres émetteurs religieux aux U.S.A.

A la pointe de la technique 

   3 A.B.N. fait partie des émetteurs les plus progressistes au niveau de la technique.

   L’évangélisation par satellite de 1996 fut diffusée en technique digitale vers l’Europe, une nouveauté technique qui nécessite d’immenses investissements. L’antenne digitale à elle seule, la location d’un deuxième canal satellite, la modification de l’émetteur principal pour adopter le système digital a coûté la somme de 750.000 $. En 2000, on a changé le satellite pour les U.S.A., et depuis tout fonctionne en digital. En 1996, on a acquis un grand terrain de 290.000 m² à l’Ouest de Thompsonville et on y construit deux studios et des complexes de bureaux. En 1997, on a procédé à un agrandissement afin d’avoir des locaux servants à de plus grands manifestations et ceci grâce à un don unique.

Le Seigneur bénit la collaboration

   Depuis les débuts, la Conférence Générale fut tenue au courant des plans de 3 A.B.N. Nos deux frères auraient-ils dû offrir cette entreprise à la Communauté adventiste ?

   Des particuliers peuvent accomplir beaucoup de choses et servent plus vite que la Communauté. A l’inverse, la Communauté peut accomplir des choses que les particuliers ne peuvent pas faire. C’est ce que Mme White avait déjà reconnu lorsqu’elle écrivait que Jésus ne pouvait pas venir avant que l’œuvre organisée et les membres d’église collaborent ensemble, totalement.

   La collaboration entre la Communauté (Conférence Générale) et 3 A.B.N. se fait en toute confiance et franchise.

Des milliers de personnes ont trouvé Jésus-Christ 

   Le souci principal de cette œuvre missionnaire, qui s’autofinance, est et restera pourtant la proclamation du Message de l’amour de Jésus-Christ en rapport avec l’Evangile Eternel des trois anges d’Apocalypse 14.

   Par ce travail béni, des milliers de personnes ont trouvé Jésus-Christ et son église.

   Avec seulement trois satellites, il est techniquement faisable de couvrir le monde entier. Quelqu’un aurait-il pu imaginer, il y a quelques années seulement que les paroles d’E.G. White allaient s’accomplir de cette façon de nos jours : « Les derniers évènements vont s’accomplir à une cadence rapide. » (Testimonies, vol. 9 p. 11)

Traduction d’un article du bulletin allemand « Missions Brief ».

« Globale Mission » pages 1 à 5 ; de septembre 2001 n°15.

 

Coin Santé

Gaufres délices

Ingrédients :

 

650 ml d’eau

200 g de flocons d’avoine

50 g de graines de tournesol

50 g de sésame moulu (ou 25 g de sésame et 25 g de noix de coco râpée)

½ cuillère à café de sel      

50 g de dattes (ou 5 cuillères à soupe de miel)

 

Préparation :

 

-        Faire tremper les dattes dans de l’eau tiède et laisser reposer au moins une heure.

-        Mixer tous les ingrédients jusqu’à ce que le mélange soit onctueux.

-        La pâte est assez épaisse. Surtout ne pas rajouter d’eau.

-        Verser à la louche dans le gaufrier chaud.

-        Pour éviter que les gaufres n’attachent, saupoudrer la plaque inférieure du gaufrier avec de la noix de coco râpée, puis après avoir versé la pâte, saupoudrer à nouveau de noix de coco.

-        Faire cuire environ 5 minutes.

-        Si votre gaufrier possède un thermostat, réglez-le à la moitié de sa puissance maximale.

-        Si vous ne possédez pas de gaufrier vous pouvez également faire cette recette, et la faire cuire à la poêle, comme de petits blinis.

 

            Les petites choses

Un matin, j’ai heurté un étranger en le croisant,

« Oh ! Veuillez m’excuser ! » ai-je dis en m’arrêtant.

Il répondit, « Vous aussi, veuillez m’excuser,

J’étais dans mes pensées. »               

Nous étions très courtois, cet étranger et moi,

Prenant congé l’un de l’autre, poursuivant notre voie.

Mais à la maison, c’est parfois bien différent :

Comment  traitons-nous nos bien-aimés, conjoint et   enfants ?

Plus tard ce même jour, je préparais le dîner,

Mon fils en silence, se tenait à mes côtés.

En me tournant, je le fis presque tomber,

« Pousse-toi de là ! », lui dis-je  d’un air renfrogné.

Son petit cœur brisé, il s’éloigna de moi,

La dureté de mes paroles, je ne la réalisais pas.

Ce soir-là, réveillée dans mon lit,

La voix de Dieu me parla et me dit :

« La politesse, tu l’offres à l’étranger,

Mais ton enfant chéri tu sembles le malmener.

Va dans la cuisine, et regarde sur le plancher,

Tu verras le bouquet de fleurs qu’il t’avait apportées.

Ces fleurs, c’est pour toi qu’il les a choisies,

Roses, jaunes et bleues, c’est lui qui les a cueillies.

Pour ménager sa surprise, il resta silencieux,

Et tu n’as jamais vu les larmes qui remplirent ses yeux. »

Alors je me senti toute petite,

Et mes larmes montèrent bien vite.

Tout doucement, près de son lit, je me mis à genoux,

« Réveille-toi, mon petit, » lui dis-je d’un ton tout doux.

« Ces fleurs, les as-tu cueillies pour moi ? »

Il sourit, et dit : « Je les ai trouvées près du bois,

Et les ai ramassées, parce qu’elles sont belles comme toi.

Je savais qu’elles te plairaient, surtout les lilas. »

Je dis : « Mon fils, je suis vraiment désolée,

Tu ne méritais pas d’être ainsi agressé. »

Il dit : « Oh, maman, t’en fais pas,

Je t’aime toujours, quoi qu’il en soit ! »

Je dis : « Moi aussi, je t’aime, »

Et j’aime les fleurs, surtout les lilas.

                                               Auteur Anonyme

                                               Traduit de l’anglais par nos soins.

            



* La prophétie disait : « 2300 soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié. » - Dan. 8 : 14. L’erreur de Miller semble avoir porté sur la nature de l’événement. Retour