Vol.6 - Novembre 2006

 

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« Du lever du soleil jusqu’à son couchant, que le nom de l’Eternel soit célébré ! » Ps.113 : 3.


Table des matières  

Editorial

Etude de la Bible

De la Messagère du Seigneur

Plus moi, mais Christ

Sur leurs traces

Histoire pour les enfants

Jeu Biblique

Coin santé

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Editorial 

A celui qui est ferme dans ses sentiments, tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi. Confiez-vous en l’Eternel à perpétuité, car l’Eternel, l’Eternel est le rocher des siècles. (Esaïe 26 : 3,4.)


   Cher lecteur,

   Notre Dieu est merveilleux, c’est lui le Créateur du ciel et de la terre, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ qu’il a accepté d’offrir en sacrifice pour nous sauver. Quel amour ! Personne ne pourra jamais connaître la hauteur, la profondeur, la largeur et la hauteur d’un tel amour. Il surpasse celui d’une mère pour son enfant égaré. Qui pourra lui rendre la pareille ? Personne. Nous ne pouvons que lui dire MERCI, et nous abandonner à lui, afin qu’il nous transforme jour après jour à son image.

   Lorsque le sentiment de notre faiblesse nous envahit lorsque nous nous voyons tels que nous sommes, pauvres, aveugles et nus, l’ennemi semble gagner la partie, et essaye de nous décourager. Mais tenons bon ! Jésus a vaincu, il nous a laissé l’exemple d’une vie de fidélité et de soumission totale à Dieu. Si tout semble s’écrouler autour de nous, si nos meilleurs amis se retournent contre nous, Quelqu’un est là, Quelqu’un comprend : Jésus. Oui, le Fils du Dieu vivant a passé par toutes ces choses, afin que par la foi en lui, nous aussi nous puissions vaincre l’adversaire.

   « Appliquez-vous à être trouvés sans tache et irrépréhensibles dans la paix » (2 P. 3 : 14) Cette paix, seul Dieu peut nous la donner, car il est un Rocher pour l’âme en détresse. Soyons ferme dans nos sentiments, et ne nous relâchons pas, car c’est ainsi que nous connaîtrons la vraie paix, celle de l’Eternel, notre Rocher. Qu’il vous bénisse abondamment, c’est notre prière,

Les Editeurs.

L’inspiration des Saintes Ecritures

1 – Comment les Ecritures ont-elles été données ?

« Toute Ecriture est inspirée de Dieu. »                       2 Tim. 3 : 16.

2 – Par qui les écrivains sacrés ont-ils été poussés ?

« Car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussé par le Saint-Esprit que des hommes saints ont parlé de la part de Dieu. »

2 Pierre 1 : 21.

3 – Qui donc a parlé par ces hommes ?

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu… »

Héb. 1 : 1.

4 – Dans quelle intention la Parole de Dieu a-t-elle été écrite ?

« Tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance. »

Rom. 15 : 4.

5 – A quoi servent les Saintes Ecritures ?

« Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice. »

2 Tim. 3 : 16.

6 – Qu’est-ce que Dieu se propose de faire en donnant les Ecritures ?

« Afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. »

2 Tim. 3 : 17.

7 – Qu’est-ce qui caractérise la Parole de Dieu ?

« Sanctifie-les par ta vérité : ta Parole est la vérité. »

Jean 17 : 17.

8 – Comment peut-on contrôler les affirmations de ceux qui prétendent enseigner la vérité ?

« A la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple. » Es. 8 : 20.

9 – Que doit être la Parole, pour nous qui sommes dans un monde de ténèbres, de péché, et de mort ?

« Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. » Ps 119 : 105.

10 – Combien de temps la Parole de Dieu subsistera-t-elle ?

« L’herbe sèche, la fleur tombe ; mais la Parole de notre Dieu subsiste éternellement. » Es. 40 : 8.

11 – De qui les Ecritures rendent-elle témoignage ?

« Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. [Jésus-Christ]» Jean 5 : 39.

12 – Quelle est la nature de la Parole de Dieu ?

« Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. » Héb. 4 : 12.

13 – Qu’est-ce que le Christ affirme concernant ses propres paroles ?

« Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. » Jean 6 : 63.

14 – Quel est le nom donné à Jésus en temps qu’incarnation de la pensée divine ?

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité. » Jean 1 : 1, 14.

15 – Qu’est ce qui était dans la Parole ?

« En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » Jean 1 : 4.

 

Ne nous plaignons pas !

Ellen G. White 

Comment réagir face à une épreuve ?

       Que celui qui rencontre épreuves et tentations dans son travail profite de ces expériences, apprenant à se reposer sur Dieu avec plus de confiance. A chaque moment, il devrait avoir conscience de sa dépendance.

   Aucune plainte ne devrait être chérie dans son cœur, ou prononcée par ses lèvres. Car il doit son succès à l’action des anges de Dieu sur le cœur. Qu’il se souvienne aussi que les messagers du ciel sont toujours à ses côtés, qu’il vive une période encourageante, ou décourageante. Il devrait reconnaître la bonté du Seigneur, le louant avec allégresse.

   Le Christ délaissa sa gloire, et vint sur cette terre afin d’y souffrir pour les pécheurs. Si nous rencontrons des difficultés dans notre œuvre, regardons à Celui qui est le Chef et le Consommateur de notre foi. Ainsi, nous ne faillirons pas, et nous ne connaîtrons pas le découragement. Nous endurerons les difficultés en bons soldats de Jésus-Christ. Souvenons-nous de ce qu’il dit de tous les vrais croyants : « Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. » 1 Corinthiens 3 : 9. (T. Vol. 6, P. 334-335)

Qui décide de notre bonheur ?

   Nous ne devrions pas assombrir notre chemin, ou celui des autres, avec l’ombre de nos épreuves. Nous avons un Sauveur auquel aller, dont l’oreille attendrie est attentive à toutes nos plaintes. Nous pouvons lui abandonner tous nos soucis et tous nos fardeaux, ainsi, notre labeur ne semblera pas dur, ou nos épreuves sévères.

   « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. » Phil. 4 : 4. Quelle que soit votre disposition, Dieu est capable de la façonner pour la rendre agréable et semblable à celle du Christ. Par l’exercice d’une foi vivante, vous pouvez vous séparer de tout ce qui n’est pas en accord avec la pensée de Dieu, faisant ainsi descendre le ciel dans votre vie ici-bas. Faisant cela, vous aurez du soleil à chaque pas. Lorsque l’ennemi semble entourer l’âme de ténèbres, chantez votre foi, parlez de foi, et vous verrez que vous vous serez ainsi ouvert à la lumière par vos chants et vos paroles.

   Nous nous ouvrons nous-mêmes les vannes du malheur ou de la joie. Si nous permettons à nos pensées d’être absorbées par les problèmes et les bagatelles de la terre, nos cœurs seront remplis d’incrédulité, de tristesse et de pressentiments. Si nous plaçons notre affection sur les choses célestes, la voix de Jésus parlera à nos cœurs, les murmures cesseront, et les pensées fâcheuses se perdront dans les louanges à notre Rédempteur. Ceux qui s’attardent aux grandes bontés de Dieu et ne font pas fi de ses plus petits dons, mettront la ceinture de la joie, leurs cœurs pleins d’une mélodie pour le Seigneur. C’est alors qu’ils prendront plaisir à leur travail. Ils se tiendront ferme, la où le devoir les aura appelés. Ils auront un tempérament calme et un esprit confiant. (CT p. 233, 234)

Notre Sauveur s’est-il plaint ? 

   Le Sauveur n’exprima ni murmure, ni plainte. Son visage resta calme et serein, mais de grosses gouttes de sueur perlèrent sur son front. Il n’y eut pas de main compatissante pour éponger la rosée mortelle de son front, ni de parole de sympathie ou de fidélité inébranlable pour soutenir son cœur humain. Alors que les soldats accomplissaient leur œuvre redoutable, Jésus priait pour ses ennemis, « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Son esprit se détourna de ses propres souffrances pour considérer le péché de ses persécuteurs, et la rétribution terrible qui allait être la leur. Aucune malédiction ne fut prononcée contre les soldats qui le traitaient si rudement. Aucune vengeance ne fut demandée contre les prêtres et les chefs, qui triomphaient de l’accomplissement de leurs projets. Le Christ eut pitié de leur ignorance et de leur culpabilité. Il ne fit que prononcer une requête pour leur pardon, « car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (DA p. 744)

Qu’en est-il des témoins de Jésus, pendant les persécutions du Moyen-Age ?

   Sous les persécutions les plus terribles, ces témoins de Jésus préservèrent dans la pureté de leur foi. Bien que privés de tout confort, isolés de la lumière du soleil, faisant leurs demeures des sombres mais amicales entres de la terre, ils ne prononçaient aucune plainte. C’est avec des paroles de foi, de patience et d’espérance qu’ils s’encourageaient les uns les autres à endurer les privations et la détresse. La perte de toutes les bénédictions terrestres ne purent pas les forcer de renoncer à leur foi en Christ. Les épreuves et les persécutions n’étaient que des étapes les rapprochant de leur repos et de leur récompense. (GC p. 41)

L’exemple de Jérôme :

   …Sans être perturbé par la tempête, Jérôme s’exclama : « Quoi ! vous supposez que j’aie peur de mourir ? Vous m’avez retenu une année entière dans un effroyable donjon, plus horrible que la mort même. Vous m’avez traité plus cruellement qu’un Turc, un Juif ou un païen, et ma chair s’est littéralement décomposée vivante sur mes os ; et je n’ai pourtant prononcé aucune plainte, car les lamentations rendent l’homme malade de cœur et d’esprit ; mais je ne puis faire autrement que d’exprimer mon étonnement devant une telle barbarie envers un Chrétien. » (GC 88 114.2)

   Quel doit être le langage de l’âme ?

   Le langage de l’âme devrait être celui de la joie et de la gratitude. S’il en est dont l’expérience renferme quelques sombres chapitres, qu’ils les enterrent. Que cette histoire ne soit pas maintenue vive par sa répétition… Ne cultivez que les pensées et les sentiments à même de produire de la reconnaissance et de la louange…

   Je vous exhorte à ne jamais prononcer une seule parole de plainte, mais à chérir des sentiments de gratitude et de reconnaissance. En agissant de la sorte, vous apprendrez à élever vos cœurs par la mélodie. Tissez dans la trame de votre expérience les fils d’or de la gratitude. Contemplez le pays de l’au-delà, où aucune larme ne coulera, où les épreuves et les tentations ne sont jamais expérimentées, où les pertes et les reproches sont inconnus, où tout est paix, joie et bonheur. Ici, votre imagination peut s’étendre à volonté. Ces pensées orienteront votre esprit davantage vers les choses célestes, elles vous doteront d’une vigueur céleste, étancheront votre âme assoiffée des fleuves d’eaux vives, et impressionneront sur leur cœur le sceau de l’image divine. Il vous rempliront de joie et d’espérance dans votre foi, et vous réconforteront pour toujours. (HP 36.5)


Plus moi, mais Christ.

Jim Hohnberger

   Dieu a un plan du salut et de rédemption pour l’humanité déchue et Satan a un plan pour que l’homme déchu reste dans cet état de déchéance.

   Le programme entier de Satan est basé sur une chose, un principe : garder le « moi » vivant, laisser le « moi » transparaître.

   Satan se moque bien de la route, du cursus universitaire, des choix que nous faisons pour l’œuvre de notre vie. Ça lui est bien égal qu’il s’agisse d’un ministère à plein temps, de creuser des trous, ou d’être président d’une grande compagnie commerciale. Satan a un seul et unique but, faire du « moi » le facteur dominant dans notre travail, notre famille, ou dans quelque activité que ce soit. Il se moque bien que notre travail soit religieux ou séculier. S’il peut faire que nous laissions transparaître le « moi », qu’il ait, ne serait-ce qu’un peu de place, et c’est en général ce qui a lieu, il nous a !

   Lorsque nous commençons à réaliser cela, les textes tels que Galates 2 : 20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » prennent de nouvelles significations. Il nous faut vraiment voir que le « moi » tout entier doit être soumis, à un tel point qu’il est considéré comme crucifié, ou toujours et continuellement mis à mort.

   Paul, dans Romains 6 : 11 nous dit : nous devons nous « regarder » nous-mêmes (notre moi) comme morts. Dans Colossiens 3 : 3 Paul déclare énergiquement : « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. » Jean le Baptiste, de qui le Christ dit : « il n’en a point paru de plus grand », le résume en ces termes dans Jean 3 : 30 : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue. » Jésus le dit ainsi : « Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Pour être « né de nouveau » le moi doit mourir, il doit être « regardé comme mort », il doit être « crucifié », il doit « diminuer » au point qu’il soit continuellement et constamment soumis par la grâce, au moyen de la foi. Mais comment cela peut-il se faire ? En pénétrant dans le programme divin.

   Le programme de Dieu est construit sur notre reconnaissance de notre besoin continuel d’un Sauveur, et dans une expérience de foi, tendant constamment la main vers le Christ pour recevoir l’aide, la vie, la force, la sagesse et les conseils pour notre vie quotidienne. Cela doit être fait à tel point que les inclinations de la chair ne sont pas seulement ignorées mais regardées comme mortes. Elles sont là, elles peuvent solliciter notre attention, réclamer la suprématie, elles peuvent insister pour que l’on fasse leur volonté, mais le chrétien vivant choisit continuellement un autre Maître, et « marchent, non selon la chair, mais selon l’Esprit. » Romains 8 : 1.

   Le programme entier de Dieu est de garder hors de vue le moi, et de laisser le Christ apparaître. C’est pour cette raison que nous lisons dans Luc 9 : 23 : « Puis il dit à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. » Il existe trois étapes claires qui, si elles sont suivies quotidiennement, moment après moment, nous feront parvenir à une expérience de « plus moi, mais Christ ».

   Regardons à la manière dont Christ expose simplement, et de manière précise, ce que signifie être un disciple. Il dit : si « quelqu’un », cela inclut absolument tout le monde, sans aucune exclusion. Si vous voulez « venir après moi », cela signifie vivre Sa vie, marcher dans Ses traces, il faut alors « renoncer à [soi]-même ». Vous voyez le « moi » est l’ennemi n°1 et à moins que cet ennemi ne soit entièrement vaincu, notre guerre contre les ennemis extérieurs n’aura aucun résultat utile.

   Cette lutte extérieure signifie que je me focalise sur les réformes nutritionnelles, sanitaires, les réformes vestimentaires, éducatives, les changements de style de vie, la défense de doctrines chères à mon cœur, ma connaissance des prophéties, ma défense de la vérité, la désignation de l’erreur, l’opposition à la corruption, à l’oppression et aux abus du monde. C’est placer mon centre d’intérêt sur la venue d’un gouvernement mondial unique et la marque de la bête. Cela ne signifie pas que les réformes ne soient pas nécessaires, ou que les doctrines ne soient pas essentielles, ni que nous ne devrions pas comprendre les événements actuels et nous tenir ferme pour la vérité et pointer l’erreur. Mais quel bien résulte-t-il de ma lutte contre la bête d’Apocalypse 13, si j’ai la science de tous les mystères et toute la connaissance, si la bête dans mon propre cœur est toujours vivante et en train de gouverner ?

   C’est la raison pour laquelle le Christ dénonçait les dirigeants religieux de son temps lorsqu’il s’écriait : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au-dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance.

   « Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net. » Matthieu 23 : 25-26. Le Christ ne dit pas de négliger l’extérieur, mais qu’avant toute chose, la première chose à faire est de prendre soin de ce qui est au-dedans. En d’autres termes, le « moi » doit être détrôné, et le Christ doit régner en Maître.

   Mais nombreux sont ceux qui ne se soumettent pas à cela, ils considèrent que c’est déraisonnable ou inutile, et ils font leur vie, sans une soumission complète du cœur, faisant beaucoup de belles choses, prophétisant, et chassant même les démons, tout cela au nom du Seigneur. Cependant, le Seigneur n’est pas en eux, ils ont l’apparence de la piété, mais renient ce qui en fait la force. Voici les paroles mêmes du Christ, qui leur dira : « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » Matthieu 7 : 23.

   Pourquoi cela ? Comment est-il possible que le Christ fasse une telle chose ? Parce que nous avons fait les choses à « notre » manière et non pas à « Sa » manière. C’était toujours le « moi » qui transparaissait, attirant l’attention, la louange, et ainsi le Christ n’était pas « l’Unique », mais « moi ».

   Certains pourraient penser que l’on est contre le fait d’envoyer le christianisme au monde. Mais la question n’est pas : Le christianisme est-il digne d’être envoyé au monde, mais, la manière dont je vis le christianisme est-elle digne d’être envoyée au monde ? La manière dont j’ai vécu mon christianisme, lorsque j’ai été contrarié la semaine dernière, aujourd’hui, ce matin même, hier soir, est-elle une forme de christianisme digne d’être envoyée au monde ? Cela ne donne-t-il pas à réfléchir ? N’est-ce pas là une question difficile ?

   Une seule sorte de christianisme est digne d’être envoyée au monde, et c’est la manière dont Christ a vécu. Une seule sorte convertira le monde ! Une vie sans le moi.

   Si mon christianisme laisse toujours une petite place au « moi », il n’est pas digne d’être porté au monde. Si je ne suis pas entré dans l’évangile pratique où, par une expérience continuelle de foi le « moi » est « caché avec Christ en Dieu », alors ma manière de vivre le christianisme ne convertira pas le monde ! La définition que le Christ fait d’un disciple est absolue. Il dit : « Quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. » Luc 14 : 33. Le tout dont il est question ici n’est pas tout ce que nous avons pouvant être utilisé comme Il le souhaite, mais tout ce que nous sommes, tout de « moi » pouvant être utilisé selon Sa volonté. Des milliers, si ce ne sont des millions sont entrés dans un christianisme partiel dans lequel une partie du « moi » est soumis à Dieu. Dans lequel une partie du « moi » est reniée suffisamment pour être acceptable à la majorité des chrétiens de profession. Mais il ne s’agit PAS du christianisme biblique, car le « moi » a toujours une petite place. Le « moi » du Christ était constamment soumis à la volonté de Son Père. Il disait toujours : « Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » Matthieu 26 : 39.

A suivre…


Sur leurs traces – 6ème  partie 

 Le ticket de chemin de fer

   Ce ne fut d’ailleurs pas la seule occasion où le ménage manqua d’argent. Il y eut des jours où les Bates n’avaient plus un seul dollar à la maison. Et aucune réserve en banque, ce qui plongeait Mme Bates dans des abîmes d’inquiétude. Son mari, en revanche, ne se laissait jamais abattre. Il s’arrangeait simplement pour révéler le plus tard possible à sa chère Prudy, qu’ils en étaient à leurs derniers centimes.

   Joseph Bates vivait littéralement par la foi. A une certaine occasion, il se sentit poussé à se rendre à Rochester. Mais il n’avait pas de quoi payer le prix du billet. Il demanda au Seigneur de lui procurer l’argent nécessaire. Déception : rien ne vint ! Mais l’impression qu’il devait aller à Rochester était si forte qu’il partit quand même pour la gare. Le train était à quai. Bates choisit son wagon, y monta, et s’installa dans un compartiment… Puis, fermant les yeux, il pria encore le Seigneur de lui envoyer l’argent nécessaire avant que le contrôleur ne le jette dehors pour s’être permis de voyager sans ticket. Soudain, il sentit une main se poser sur son genou. Ouvrant les yeux, il ne s’étonna pas de voir un inconnu lui tendre un billet d’un dollar en disant : « Prenez-le, j’ai senti que je devais vous donner cela. » L’homme retourna s’asseoir à sa place à l’avant du wagon. Le contrôleur passa. Bates lui régla le montant du trajet et le contrôleur lui rendit la monnaie.

   Il faut une mesure de foi peu commune pour oser un geste de ce genre. Et une consécration de tous les instants pour être honoré de si réconfortantes réponses. C’était le cas de Joseph Bates qui avait tout donné – temps, argent, dévouement – pour faire triompher la Cause de Dieu. A l’âge de cinquante deux ans, il lui restait sa maison, quelques hectares de terrain et la volonté de consacrer au Seigneur les années qui lui restaient à vivre.

Rêves prémonitoires

Vers la même époque, toujours vivement préoccupé par cette importante question du Sabbat, Joseph Bates fit un rêve assez curieux. Il se trouvait sur un bateau qui naviguait cap au Nord et traversait allègrement toute une série de villes et de villages. Comment ce bateau pouvait naviguer à travers ces localités peut sembler bien étrange mais les rêves sont ainsi faits et le marin de carrière qu’était Joseph Bates l’admettait parfaitement. Dans ce rêve, il finissait par arriver dans un certain village où, il en avait la conviction, le Seigneur souhaitât qu’il prêchât.

   Au matin, l’impression produite par ce rêve demeurait si vivace que Bates résolut de se mettre en route à la recherche du village en question. Malheureusement, le rêve avait omis d’indiquer le nom du village et n’en avait pas précisé la localisation. Bates se rendit donc au bureau des diligences et demanda un billet pour la première station sur le trajet en direction du Nord. Arrivé en vue de la localité, notre voyageur sut tout de suite que ce n’était pas celle de son rêve. Il reprit donc un billet pour la station suivante – qui n’était pas la bonne… La chose se répéta quatre ou cinq fois avant que se présente le village dont l’image s’était gravée dans son esprit. Le cocher et les autres passagers durent certainement prendre pour un fou ce voyageur qui, à chaque nouvelle station, reprenait un ticket pour la suivante. Mais cela importait peu au capitaine Bates. Il finit par débarquer à Jackson, au Michigan, un endroit nouveau pour lui, où il ne connaissait personne.

   Il commença par se renseigner. On lui indiqua que la localité comptait une vingtaine d’Adventistes. Il choisit de se rendre chez l’un d’eux, un forgeron nommé Palmer. Il trouva l’homme en train de ferrer un cheval. Sans s’inquiéter du bruit du marteau frappant durement le fer rougi sur l’enclume, il se mit à parler des prophètes et du jour du Seigneur. De temps à autre, le forgeron faisait une pause et écoutait son interlocuteur avec la plus grande attention. A un certain moment, il cessa même de travailler pour mieux saisir ce qu’on lui exposait. Puis, mettant la main sur l’épaule de Bates, il lui dit : « Vous m’avez convaincu ; ce que vous enseignez me paraît tout à fait conforme à l’Ecriture. » Le point essentiel était évidemment le sabbat considéré comme jour de repos.

   Plusieurs autres membres du groupe de Jackson se mirent à observer le Sabbat. C’étaient pour la plupart des gens aisés. Bien des années plus tard, ce sont eux qui fournirent à James White les fonds nécessaires pour fonder sa première imprimerie.

   Deux ans plus tard, Joseph Bates fit un rêve presque identique alors qu’il se trouvait justement à Jackson. Il voyageait de nouveau en bateau – ce qui était bien dans la ligne d’un homme de mer – mais cette fois, le navire se dirigeait vers lOuest. Bates débarquait dans une petite ville dont il lut très clairement le nom : Battle Creek. C’était là que, dans son rêve, il était appelé à travailler.

Au matin, il demanda à M. Palmer s’il connaissait dans le voisinage une localité du nom de Battle Creek. Celui-ci répondit qu’il existait effectivement une petite ville de ce nom à 65 km en direction de l’Ouest. Bates se rendit aussitôt à la gare et prit le premier train pour Battle Creek.

   Là, ne connaissant personne et ne sachant pas très bien par où commencer, il se rendit à la poste principale et demanda au buraliste de lui indiquer le nom et l’adresse du plus honnête homme de l’endroit. On lui parla d’un certain M. Hewitt, un presbytérien. Joseph Bates se rendit immédiatement au domicile de l’inconnu et lui dit en guise d’introduction :

- Monsieur, on m’a envoyé chez vous en m’affirmant que vous êtes le plus honnête homme de Battle Creek. En ce cas, j’ai un message très important à vous présenter.

   M. Hewitt pria son visiteur d’entrer. Joseph Bates se mit alors à lui expliquer ce que les personnes de son groupe croyaient avoir découvert relativement aux prophéties et au sujet du sabbat. Les deux hommes passèrent la plus grande partie de la journée à étudier les textes relatifs à ces questions.

   Convaincu par les déclarations de l’Ecriture, M. Hewitt observa le 4e commandement dès le sabbat suivant avec toute sa famille. Il fut le premier d’un petit noyau d’Adventistes qui se développa rapidement. Quelques années plus tard, il y avait, à Battle Creek, 2500 Adventistes ; l’organisation possédait la plus grande maison d’édition du Michigan, un sanatorium et une école.

   Ce sont là des expériences inoubliables. Bouleversantes aussi, et combien réconfortantes. Comme on doit se sentir fort quand on se sait guidé par Dieu ! – D’après Virgil E. Robinson.

Aventures missionnaires

   A soixante ans passés, Joseph Bates se rendait d’un camp-meeting à l’autre, en plein hiver, à pied, brassant la neige sur les petites routes canadiennes, afin de répandre la bonne Parole. En compagnie d’Hiram Edson, il parcourut ainsi plus de huit mille kilomètres au cours d’un certain hiver ; et il ne fut pas malade un seul jour. Il se passait d’ailleurs des années sans qu’il s’accorde un congé pour maladie. Il attribuait son extraordinaire résistance physique à ses habitudes alimentaires.

   Bates participa activement à diverses actions missionnaires. L’aventure n’en était pas exclue, comme on va le voir. L’incident qui nous fut rapporté et dont Joseph Bates fut le héros ou plus exactement la victime aurait pu fort mal tourner. En fait, son heureuse issue lui donne rang parmi ces souvenirs très drôles que, par la suite, on se plaît à raconter.

   Joseph Bates, James White et sa femme attendaient sur le quai du canal Erié, à Port Gibson, le bateau qui devait les emmener à New York. Le bateau approchait, en effet, mais au grand étonnement de ceux qui devaient embarquer, il ne manifesta aucune intention de s’arrêter. Comme il passait très lentement et très près du bord, son pont supérieur sensiblement à hauteur du quai, James White enleva sa femme dans ses bras et d’un bond magistral atterrit sain et sauf sur le pont avec son fardeau. Bates, lui, restait là, tenant à la main le billet d’un dollar qui devait acquitter le prix de leur passage. Il agita frénétiquement les bras, montrant ostensiblement son dollar mais, selon toute apparence, le capitaine n’avait pas vu et le bateau continuait d’avancer.

   Bates se voyait déjà restant seul sur le quai. La seule chose à faire était d’imiter James White et de sauter sur le bateau en marche. Il s’y résolut sans enthousiasme. James White avait alors vingt sept ans mais Bates frisait la soixantaine. Sa détente musculaire était loin de valoir celle de son jeune ami. En tout cas, il calcula si mal son élan qu’il fit un plongeon retentissant dans le canal.

   Quand il refit surface, il avait toujours son petit carnet dans une main et son dollar dans l’autre. Inexplicablement, en dépit du plongeon, il avait toujours son chapeau sur la tête. Mais gorgé d’eau, le couvre-chef glissa. Dans le mouvement que Bates fit pour le rattraper, il perdit le dollar ! Entre-temps, quelqu’un avait alerté l’équipage ; le bateau avait stoppé ses machines. On déroulait déjà une échelle de corde. Bates s’y agrippa tant bien que mal et parvint à gagner le pont. Il devait offrir un bien plaisant spectacle avec ses vêtements plaqués au corps, tout dégoulinants d’eau sale. Ses souliers transformés en bassins faisaient à chacun de ses pas un drôle de bruit de succion. Comme il n’avait pas de vêtements de rechange, force lui fut de rester tranquillement assis sur le pont, présentant alternativement aux rayons du soleil les différentes parties de son individu !

   En route, le trio décida de faire escale à Canterport pour y visiter une famille adventiste. C’est dans ce piteux équipage que Bates rencontra ces amis inconnus !

   A l’instar de Miller, Joseph Bates fut un ardent prédicateur du retour du Christ et l’un des promoteurs du Mouvement Adventiste dont James et Ellen White devinrent bientôt l’âme.


Histoire pour les enfants

Des tartelettes pour Jacqueline 

— Jacqueline ! Viens tout de suite ! appela maman à la porte.

Jacqueline sursauta et essaya de frotter la boue qui tachait sa jolie robe.

— Oh ! regarde ta robe ! Il y a de la boue partout ! s’exclama maman.

Jacqueline baissa la tête et deux grosses larmes roulèrent sur ses joues.

— Pardon, maman, je faisais des tartes pour mes poupées.

Maman soupira.

— Viens vite te changer, nous allons en courses.

— J’aime bien aller en courses avec toi, maman, dit Jacqueline en sautant de joie, tandis que maman essayait de lui enfiler sa robe jaune.

Finalement, elles furent prêtes. Jacqueline grimpa dans la voiture et maman conduisit jusqu’au magasin.

— Qu’est-ce que c’est que ça ? demanda Jacqueline quand maman prit quelque chose de brillant dans un sac en plastique.

— C’est une surprise, dit maman en souriant. Je te montrerai quand nous serons rentrées à la maison.

En rentrant, Jacqueline alla vite ouvrir la porte pour maman. Maman posa les commissions sur la table pour les ranger.

— Voilà, dit maman, puisque tu aimes tant faire des tartes, j’ai décidé que nous en ferions toutes les deux.

Elle sortit le sac en plastique et le tendit à Jacqueline. A l’intérieur, Jacqueline trouva six petits moules à tarte.

— Oh ! c’est juste la bonne grandeur pour mes poupées ! s’exclama-t-elle.

— Oui, dit maman, j’ai bien pensé que cela te ferait plaisir. Tu pourrais peut-être penser à quelqu’un d’autre avec qui partager tes tartelettes.

— Est-ce que je peux les faire maintenant, maman ?

— Oui, tout de suite. Tout d’abord, nous allons nous laver les mains. Et ensuite ?

— Tu mets un tablier ! devina Jacqueline.

— Oui, et puisque nous n’en avons pas un à ta taille, nous allons nouer cette serviette autour de toi. Maintenant je vais mesurer la farine et le sel et tu les mettras dans le bol.

Maman montra à Jacqueline comment mélanger la margarine à la farine avec deux fourchettes. Puis Jacqueline étala la pâte au rouleau. Soudain, elle s’arrêta et regarda maman.

— C’est quelle sorte de tarte, maman ? demanda-t-elle. Au citron ? C’est celle que je préfère.

— Tu en as de la chance ! C’est justement des tartelettes au citron que nous faisons aujourd’hui.

Bientôt la pâte des tartelettes était prête et maman glissa les petits moules dans le four. Puis elle aida Jacqueline à préparer la crème au citron.

— Oh ! comme ça à l’air bon ! dit-elle en remuant la crème sur le feu. Quand est-ce que nous pourrons avoir notre petite fête, mes poupées et moi ?

— Tout de suite après le repas ? suggéra maman.

— Nous avons beaucoup de petites tartes. Je vais t’en donner une, et une à papa. J’aimerais aussi en donner une à grand-maman Jeanson. Et je crois que je vais inviter Catherine et ses poupées. Il en restera assez pour nous. Les poupées ne mangent pas beaucoup, tu sais !

Lorsque la crème fut dans les tartelettes, Jacqueline recula pour les admirer.

— Oh ! Elles sont splendides ! s’exclama-t-elle. Tu es si gentille de m’avoir aidé à faire de vraies tartes, maman. Je croyais que tu serais si fâchée parce que j’ai sali ma jolie robe !

— Je n’ai pas été très contente quand je t’ai vu dans le jardin, toute sale. Mais tu m’as demandé pardon. Et j’ai vu que tu regrettais vraiment de t’être sali. Lorsque nous demandons pardon à Jésus pour quelque chose de mal que nous avons fait, il l’oublie et nous traite comme si cela n’était jamais arrivé. Et il veut que nous nous pardonnions les uns les autres de la même façon.


A chacun son travail !

Pouvez-vous reconnaître les occupations des différents personnages de la Bible cités ci-dessous, en choisissant dans la colonne de droite ?

 

1.   Joseph................................................ instituteur

2.   Isaac................................................... charpentier

3.   Luc..................................................... gouverneur

4.   Matthieu............................................ éleveur

5.   Paul.................................................... docteur de la loi

6.   Zénas.................................................. pêcheur

7.   Gamaliel............................................. médecin

8.   Daniel................................................ agriculteur

9.   Joab.................................................... musicien

10. Pierre.................................................. officier

11. Boaz.................................................... publicain

12. David.................................................. faiseur de tentes

  

Coin Santé

 Steaks de gluten

 Ingrédients des steaks :

50 g de noix

25 g de flocons d’avoine

25 g de levure maltée alimentaire

1 cc de sel

1 gousse d’ail

½ oignon

450 ml d’eau

320 g de farine de gluten

 

Ingrédients du bouillon : 

2,5 litres d’eau

1 bel oignon haché

2 gousses d’ail hachées

½ cc de sauge

2 cc de thym

2 cubes de bouillon végétal

2 feuilles de laurier


- Mixer à grande vitesse les sept premiers ingrédients jusqu’à ce que le mélange soit très crémeux (cela prend environ 30 secondes).

- Verser le mélange dans un saladier et, tout en remuant, ajouter la farine de gluten. Battre pendant quelques minutes au moyen d’une cuillère en bois, jusqu’à l’obtention d’une pâte élastique.

- Couper en forme de steak et aplatir avec la main.

- Ne pas placer les steaks coupés les uns sur les autres car ils colleraient ensemble.

- Dans une grande casserole, préparer le bouillon en mélangeant bien tous les ingrédients. L’amener à ébullition et plonger les steaks de gluten dans le liquide bouillant.

- Laisser cuire pendant environ une heure.

- Retirer les steaks de gluten et les faire égoutter.

- Vous pouvez cuisiner ces steaks de gluten de différentes sortes : panés, coupés en petits cubes et dorés, hachés pour mettre dans les préparations de type sauce bolognaise.

- Le bouillon peut être utilisé pour un potage car il est très nutritif.