Vol.1 - Janvier 2008

 

 

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« Ne crains rien, car je te rachète, je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! Si tu traverses les eaux, je serai avec toi ; et les fleuves, ils ne te submergeront point.» Esaïe 54  : 10

 

Table des matières

Editorial

L’influence de notre exemple, par J.N. Andrews

La véritable reconnaissance, par Alane Waters

Sur leurs traces

La Bible : un livre de leçons par Ellen White

Histoire pour les enfants

Coin santé par Dr. Edna Patterson

Jeu Biblique


Editorial

Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Matthieu 7 : 7, 8.

   Chers lecteurs,

   C’est avec reconnaissance que nous songeons à la manière dont Dieu nous a conduits durant ces deux premières années de publication de l’Etoile du Matin. Dans son Amour, Il a touché vos cœurs, et nous avons pu poursuivre l’édition de ce petit magazine en l’envoyant gratuitement à raison de 150 exemplaires par mois ! Nous sommes heureux de vous annoncer que 50 exemplaires supplémentaires seront dorénavant envoyés à la Réunion, où une sœur enthousiaste les distribuera dans toutes les églises.

   Plus que jamais, nous avons besoin de vos prières et de votre soutien, afin de pouvoir poursuivre ce projet au service de Dieu et de Son Église.

   Nous traduisons également un livre intitulé « Le Fondement de notre Foi », et nous espérons pouvoir l’imprimer avant l’été 2008.

   Que durant cette nouvelle année, Dieu soit votre Guide et votre Défenseur, Lui qui a donné son Fils unique pour notre salut commun.

            Fraternellement,

                         Marc  & Elisabeth

 

—L’influence de notre exemple –

J.N. Andrews – Signes des Temps – mai 1882

   Christ dit que ses disciples sont la lumière du monde. Il les compare à une ville qui ne peut être cachée, parce qu’elle est située sur une montagne. Ceux qui professent la religion de Jésus-Christ disent à ceux qui les entourent : « Nous avons été convertis, notre vie est conforme aux instructions de Christ, et nous l’imitons comme notre modèle. » Le monde a le droit d’observer de près la conduite de ceux qui s’appellent chrétiens. « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, dit Christ, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » Matt. 5 : 16.

   Si nous obéissons à la religion de Christ, notre vie sera composée d’une série de bonnes œuvres. Nous cesserons de faire le mal et nous apprendrons à bien faire. Nous garderons la crainte de Dieu dans toute notre conduite et nous ne chercherons jamais notre propre bien aux dépens de celui d’autrui. Nous agirons envers les autres comme nous voudrions qu’ils agissent envers nous. Nous ne chercherons jamais à favoriser nos propres intérêts en prenant avantage de l’ignorance ou de la nécessité des autres. Quand nous avons l’occasion de tirer secrètement avantage pour nous, par quelque acte d’injustice, que d’autres ne peuvent voir et ne sauront jamais, nous devons nous dire : « Dieu me voit. »

   Notre conduite ne sera pas seulement jugée d’après ce qu’elle paraît extérieurement. Le principe vivifiant de la religion chrétienne est la charité, et tous les actes doivent être gouvernés et inspirés par celui-ci. Nous ne demanderons pas : « Combien dois-je faire ? » mais : « Combien puis-je faire ? » Notre devoir envers Dieu et envers les hommes ne doit pas être accompli avec répugnance comme si nous étions des esclaves, mais joyeusement, comme s’il nous était permis de participer au privilège le plus sacré et à l’honneur le plus élevé. Nous rechercherons les occasions de faire le bien. Au lieu de rechercher notre propre plaisir et notre profit, notre demande continuelle sera : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? »

   Il est dit de Christ qu’il allait çà et là faisant du bien. Ses disciples l’imiteront à cet égard. Ils seront prompts à découvrir la détresse de ceux qui sont autour d’eux, et prêts à les secourir ; s’ils ont subi quelque injustice de la part de ceux qui souffrent, cela ne les empêchera pas de leur faire du bien. Le bon Samaritain est un exemple de l’excellence de la religion de la Bible. Il trouva un homme dans la peine, qu’il savait faire partie de ceux qui méprisaient sa nation. Mais la grâce de Dieu élevait cet homme au-dessus de tout sentiment d’amour-propre et de vengeance. Il pensa seulement que le Juif blessé était un frère en détresse, et il lui vint en aide, quoique cela lui occasionnât un dérangement et de la dépense.

   Le bon Samaritain représente ces gens qui se tiendront à la droite de Christ au grand jour et auxquels il donnera sa bénédiction comme l’ayant secouru lui-même lorsqu’ils avaient donné des soins aux moindre de ses disciples. Le prêtre et le Lévite qui se détournèrent de leur chemin représentent ce nombre immense de gens qui seront placés à la gauche, non point seulement parce qu’ils ont fait du mal aux autres, mais spécialement parce qu’ils n’auront fait aucun bien à leur prochain.

   Si tous ceux qui se réclament du nom de Christ s’éloignaient de toute iniquité et montraient dans leur vie l’excellence de la religion de Christ, des foules de gens se convertiraient alors qu’elles méprisent maintenant l’Évangile à cause de la vie scandaleuse des chrétiens de profession. Si ceux qui portent le nom de disciples de Christ agissaient toujours avec bonne foi, vérité, et justice, non seulement dans les grandes choses, mais aussi dans celles qui leur paraissent être de moindre importance, combien le monde estimerait différemment la religion de Christ. La vie de Christ était tout à fait dépourvue d’égoïsme, et elle a été écrite pour notre exemple, afin que nous suivions ses traces. 1 Pierre 2 : 21.

   Si l’on nous dit que Christ était un être divin et que nous ne sommes que des êtres humains déchus, nous répondrons que la vie de saint Paul est un exemple qui nous montre qu’un homme qui avait les mêmes passions que nous, a pu, par la grâce de Dieu, imiter Christ. Ce que Paul a fait en imitant l’exemple de Christ, nous pouvons aussi le faire par la grâce de Dieu. Il est possible d’obéir aux instructions de saint Paul, quand il dit : « Que toute aigreur, toute animosité, toute colère, toute médisance et toute malice soient bannies du milieu de vous. » Eph. 4 : 31.

   Mais que doivent faire ceux qui ont péché dans toutes ces choses ? Comment le chrétien doit-il agir lorsqu’il est persuadé d’avoir commis quelque injustice dans ses transactions d’affaire ? Comment peut-il corriger le mauvais exemple qu’il a donné au monde ? Comment peut-il cesser d’être une occasion de chute pour les autres ? Cette œuvre ne peut être accomplie par la propre justification. Si nous sommes vraiment disposés à corriger nos fautes, l’Esprit de Dieu nous les remettra en mémoire ; non point toutes en un jour, mais quelques-unes à la fois ; et il nous enseignera distinctement notre devoir à la lumière de la Bible. Nous ne pouvons recevoir le pardon de nos péchés sans repentance, et nous ne pourrons point nous repentir de nos péchés sans reconnaître nos fautes et les corriger. L’homme qui a pris la montre de son voisin ne peut recevoir le pardon de Dieu aussi longtemps qu’il garde cette montre.

   Quand l’Esprit de Dieu nous remet en mémoire une faute que nous avons commise envers les autres, notre premier devoir est de la réparer. Si nous avons pris quelque chose injustement, ou si nous avons pris par mégarde ce qui ne nous appartient pas, notre premier devoir est de restituer ce que nous avons pris. Si nous avons tiré avantage des autres parce que les circonstances nous en donnaient le pouvoir, Dieu en a été témoin et ne le pardonnera pas avant que nous ayons fait ce qui est en notre pouvoir pour réparer le mal. Si nous avons affligé quelqu’un par des paroles d’aigreur ou par une fausse accusation, notre devoir de chrétien est de demander le pardon de la personne contre laquelle nous avons péché. Si nous avons négligé notre devoir envers quelque personne par égoïsme ou par méchanceté, nous avons besoin de nous repentir devant Dieu.

   Une chose est nécessaire, c’est que la grâce de Dieu règne dans nos cœurs. Nous devons nous convertir de nouveau à Dieu. Il nous est possible de posséder cette charité qui est l’accomplissement de la loi de Dieu. Lorsque ceci se manifestera dans tous les actes de notre vie, notre exemple recommandera la religion de Christ à tous ceux qui sont autour de nous.

 

La véritable reconnaissance
Alane Waters

   Reconnaissance - un mot très familier compris par les jeunes comme par les moins jeunes. Cependant, combien d’entre nous avons réellement un cœur reconnaissant dans notre vie de chaque jour ? Lorsque l’on dit « Merci » est-ce simplement une réponse polie que nous disons par habitude, ou une vraie reconnaissance procédant du cœur ? Ça semble si simple, si fondamental, et pourtant la vraie reconnaissance manque malheureusement de pratique dans la vie réelle.

   Lorsque quelqu’un nous offre un cadeau cela paraît naturel et facile de dire « merci ». Mais la véritable reconnaissance est plus profonde qu’une réponse extérieure à une personne qui est gentille avec nous. C’est avoir un sentiment profond d’appréciation pour ce qui a été fait ou dit, et le faire comprendre à l’autre.

   Lorsque nos enfants étaient tout petits et qu’ils apprenaient à parler nous leur avons enseigné à dire « merci » lorsque quelqu’un leur donnait quelque chose ou faisait quelque chose pour eux. Ce mot était facile à apprendre, mais en les voyant grandir nous avons réalisé que ce mot « merci » était ni plus ni moins qu’un mot. Nous avons vu qu’un profond sentiment d’appréciation était nécessaire pour que ce mot prenne du sens et qu’il nous fallait être un exemple pour eux en expérimentant la véritable reconnaissance. Nous avons alors commencé à aider nos enfants à dire la raison pour laquelle nous étions reconnaissants. « Merci pour le nouveau ballon, je l’aime vraiment beaucoup. » Au travers des Écritures nous voyons encore et encore l’importance d’exprimer sa reconnaissance. « Louez l’Eternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! » 1 Chroniques 16 : 34.

   Exprimer notre appréciation d’une chose nous aide à avoir une appréciation plus profonde pour les actions des autres dans les petites choses de la vie, actions qui sont rarement remarquées, noyées dans les activités et l’égoïsme de la vie. Souvent dans notre foyer quelqu’un va dire : « Merci d’avoir nettoyé la salle de bain, elle est vraiment impeccable. » « Merci pour ce merveilleux repas, c’était délicieux. »

   Attendez ! N’est-ce pas leur travail ? Ne devons-nous pas nous attendre à ce que les salles de bain soient propres et que les repas soient bons ? Oui, mais pourquoi ne pas exprimer notre appréciation pour ce qui a été fait, même si c’est la responsabilité de la personne ? Quelle différence cela fait sur le cœur de la personne qui reçoit le compliment, de même que sur celui de celle qui exprime sa reconnaissance ! L’atmosphère du foyer devient plus douce et les cœurs sont plus tournés vers ce qui est bon et positif chez l’autre. L’amour et le respect croissent simultanément dans un environnement de gratitude et d’appréciation tout comme la graine plantée dans un sol fertile. Exprimer sa reconnaissance est aussi un moyen puissant pour motiver et encourager à faire de bons choix. En étant reconnaissant, chacun reçoit une bénédiction.

   La véritable reconnaissance signifie plus que d’être reconnaissant pour un don ou un travail bien fait. Notre Seigneur nous invite : « Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. » 1 Thessaloniciens 5 : 18. Cela étend la gratitude bien au-delà de la capacité humaine à être reconnaissant. Par la force de Christ, nous réalisons que chaque situation à laquelle nous devons faire face est une opportunité d’exprimer notre reconnaissance envers notre Dieu en expérimentant le vrai christianisme, quelle que soit la manière dont elle cette situation nous touche.

   Il y a plusieurs mois, mes frères et moi avons acheté un fauteuil tout spécial à ma mère pour lui apporter un certain réconfort physique. Après avoir attendu trois mois pour que ce fauteuil lui soit livré, ma mère était pressée de l’essayer. Mais elle se rendit compte qu’il était abîmé. Elle appela le magasin qui lui dit qu’un autre serait commandé et qu’elle pouvait garder le fauteuil défectueux en attendant que le nouveau lui soit livré. Après un certain temps dans ce fauteuil, ma mère trouva qu’il était assez inconfortable, c’est alors qu’elle pensa : « Peut-être que je suis tout simplement habituée à mon vieux fauteuil. » Le jour suivant, il était non seulement inconfortable, mais il aggravait aussi ses problèmes physiques. Elle rappela le magasin, leur raconta ce qui lui était arrivé, et demanda qu’on vienne reprendre le fauteuil et qu’on la rembourse. Il lui fut dit que, puisqu’elle avait utilisé le fauteuil, elle ne pouvait pas le rendre. C’est alors que je l’ai appelée pour lui demander si elle avait reçu son nouveau fauteuil et comment il lui plaisait, et qu’elle me raconta l’histoire. Je l’assurais que j’appellerais la gérante du magasin et verrais ce que je pourrais faire, même si c’était la gérante qui lui avait dit qu’elle ne pouvait pas renvoyer le fauteuil pour être remboursée.

   En me préparant pour appeler la gérante, la pensée me vint : « Sois reconnaissante d’avoir l’occasion de Me représenter. » Je savais que Dieu parlait à mon cœur. Dans cette situation même, il me fallait être reconnaissante de pouvoir représenter Dieu à cette responsable. Quelle différence cela fit dans mon cœur alors que je composais le numéro ! Il ne s’agissait pas du retour du fauteuil ou du remboursement, c’était l’occasion précieuse de représenter mon Père Céleste à la personne à l’autre bout de la ligne. J’avais la paix, sachant que quel que soit le résultat, je pourrais être reconnaissante qu’Il puisse être représenté. Eh bien, après un long moment de prière et plusieurs minutes de discussion avec la gérante, celle-ci me dit que le magasin reprendrait le fauteuil et rembourserait son coût moins le transport. Loué soit le Seigneur non seulement pour le remboursement, mais plus encore pour la reconnaissance qui était dans mon cœur d’avoir eu l’occasion de L’honorer.

   De plus en plus je réalise mon besoin d’être plus reconnaissante, même si les circonstances sont embarrassantes ou se transforment en une épreuve difficile. Je me souviens d’un soir où j’étais agenouillée au pied de mon lit. J’ai réalisé que ma réaction face à une lettre que nous avions reçue n’avait pas honoré Jésus vis-à-vis de ma famille. J’ai demandé à  Dieu de me pardonner pour mon échec. Allongée et encore éveillée je me suis souvenu que « chaque épreuve est pesée et mesurée » et nous vient de la main aimante de notre Père Céleste. « Seigneur », priais-je doucement, « tu m’avais fait confiance pour cette épreuve et j’ai échoué. Comment peux-tu me faire confiance quand il semble que je te déçois si facilement ? » Alors cette pensée me vint à l’esprit : « Sois reconnaissante que je t’aime et que je veuille te montrer l’état réel de ton cœur. Ce n’est que de cette manière que tu dépendras de moi. »

   « Sois reconnaissante ! » J’étais reconnaissante non pour mon échec, mais pour Sa miséricorde qui m’aide à réaliser ma faiblesse et à me confesser, me repentir et à grandir dans Sa force. Soyez reconnaissant qu’Il œuvre, quelles que soient les situations ou les épreuves. Chacun de nous a le privilège d’honorer Dieu en coopérant avec Lui et en Le laissant véritablement révéler Son caractère dans nos choix quotidiens. Nous pouvons vraiment être reconnaissants pour cela !

   Demandons à Dieu de parler à nos cœurs, de nous inciter à la vraie reconnaissance et choisissons de recevoir Sa grâce pour vivre ainsi dans notre vie de tous les jours. Si nous sommes disposés, nous pouvons assurément entrer « dans ses portes avec des louanges, dans ses parvis avec des cantiques ! Célébrez-le, bénissez son nom ! Car l’Eternel est bon ; sa bonté dure toujours, et sa fidélité de génération en génération. » Psaume 100 : 4-5. La reconnaissance : laissons Dieu éclairer nos cœurs et nos maisons avec cette puissante disposition d’esprit – aujourd’hui, demain, et pour toujours !

Alane Waters écrit de l’état du Montana aux Etats-Unis.


Sur leurs traces – 13ème partie 

Un destin hors du commun

Vie d’Ellen G. White (suite)

Mariage

   Il est temps de vous présenter James White qui accepta la vérité du Sabbat quelques mois après Joseph Bates et qui devait jouer un rôle important dans l’organisation et le développement du Mouvement Adventiste.

   « James White naquit le 4 août 1821 à Palmyra, dans l’Etat du Maine, aux États Unis. Ses ancêtres, avec d’autres Pélerins, s’étaient rendus en Amérique en 1620. James était le cinquième enfant d’une famille de neuf frères et sœurs. Pendant son enfance, il fut de santé délicate. Il souffrait des yeux, et c’est à l’âge de seize ans seulement qu’il lui fut possible de lire sans trop de fatigue. Naturellement, il était en retard dans ses études et il se trouva très embarrassé lorsqu’il entra dans une académie (école secondaire) à l’âge de dix-huit ans. A ce moment-là, il n’était pas capable de résoudre un problème de règle de trois, ni de distinguer un verbe d’un adverbe ou d’un adjectif ; pour les autres sujets, même ignorance. Néanmoins il fit de rapides progrès, et après douze semaines d’étude, il reçut un certificat l’autorisant à enseigner les branches courantes ; ainsi, l’hiver suivant déjà, il exerçait les fonctions d’instituteur. L’année d’après, il fréquenta de nouveau l’académie durant quelques semaines. Puis il travailla plusieurs mois dans une scierie, où il se fit une grave coupure à la cheville gauche, ce qui affaiblit pour toujours son pied. Ensuite il continua ses études. L’hiver 1840-1841 le vit instituteur dans une grande école. » - ‘Life Sketches’, éd. de 1880, p. 15.

   James White avait été baptisé à l’âge de quinze ans, mais à vingt ans, entièrement plongé dans ses études, il ne se souciait plus guère de questions religieuses. Revenu à la maison en 1841, il y entendit beaucoup parler du retour du Christ car sa mère était une fervente adepte des théories de Miller. James, lui, se montrait plutôt méfiant à l’égard des nouvelles croyances qui n’avaient pas encore leurs lettres de noblesse. Il les taxait de pur fanatisme et les refusait obstinément. Sa mère, cependant, affichait des opinions si fermes que James en était ébranlé. Tout en discutant et en accumulant les arguments susceptibles de battre en brèche des convictions qui l’agaçaient, il ne pouvait s’empêcher de se dire : « Qui sait ? Peut-être y a-t-il quelque chose de vrai en tout cela ? Puis il se reprenait : Non ! non ! C’est si peu rationnel ! »

   Le plus gênant était que, plus il s’acharnait à démolir les convictions maternelles, plus il se sentait inquiet et agité ; le problème le troublait plus qu’il ne voulait l’admettre. Incapable de trancher la question par lui-même, il souhaita avoir l’opinion de ses élèves de l’hiver précédent et les réunit pour leur exposer la question. Et, chose étrange, il sentit naître en lui un ardent désir de les attirer au Christ. Il retira de cette expérience un réconfort inattendu.

   Dès 1842, il accepta d’assister aux conférences que William Miller donnait sous une immense tente. Luttant contre une tendance, naturelle chez un instituteur, à n’accepter une théorie que si elle s’étayait d’arguments logiques, il se laissa convaincre par les doctrines que prêchait Miller et partagea désormais avec les membres du jeune Mouvement Adventiste la foi au retour du Christ pour le 22 octobre 1844. Mieux, estimant qu’il y avait urgence à avertir le plus grand nombre de personnes possible, afin qu’elles puissent s’y préparer, il se transforma en prédicateur itinérant, commençant par visiter ses anciens élèves, puis les fermiers du voisinage, enfin les villages du secteur et finalement les villes. C’est au cours de cette période d’attente fiévreuse qu’il rencontra pour la première fois Ellen Harmon, bien loin de se douter qu’elle deviendrait un jour sa femme.

   Après la grande déception de 1844, il eut une nouvelle occasion de s’entretenir avec la jeune fille. Il lui raconta ses premières années à la ferme paternelle au flanc des collines rocailleuses qui s’élèvent à peu de distance de la ville de Palmyra ; comment, petit garçon maladif, vivant en vase clos dans la compagnie de frères et sœurs plus âgés ou plus jeunes, il avait redouté les contacts extérieurs et choisi de mener la vie rude des cultivateurs sur cette propriété improductive où les champs recelaient plus de cailloux que de bonne terre. Pourtant, le résultat s’était avéré excellent : il y avait gagné force et santé et Ellen avait maintenant devant elle un beau jeune homme vigoureux dont la taille faisait plus de 1m80.

   Il lui parla aussi de ses premières réticences envers la prédication de Miller puis de son adhésion inconditionnelle et de ses expériences de prédicateur bénévole dans toute la vallée du Kennebec. Ellen écoutait, conquise par son enthousiasme, débordante de reconnaissance envers Dieu qui suscitait des hommes capables d’oser prêcher ces convictions nouvelles, même si celles-ci bousculaient les gens confinés dans leur conformisme.

   A son tour, elle lui parla de son enfance, mentionna sa première vision et dit combien elle avait eu de peine à se résoudre à la communiquer. James se sentait profondément ému en face de cette frêle jeune fille au visage émacié. Ce qui dominait, en lui, c’était un désir chevaleresque de la protéger. Il aurait voulu la défendre contre la vulgarité, la rudesse de certaines gens ou tout autre danger qui pût se présenter. Il se mêla aux amis d’Ellen, et devint le plus assidu des membres de son groupe. Il se disait avec fierté qu’en le voyant si grand, si fort aux côtés d’Ellen, et si déterminé à la défendre, on hésiterait à nuire à la jeune fille.

   Ce qui était prévisible arriva. Bien que James fût, pratiquement en tout, le contraire d’Ellen, bien qu’il fût grand et vigoureux et elle frêle et menue, ils découvrirent qu’ils formaient à eux deux une merveilleuse équipe. Insensible-ment, l’amitié qui les liait se changea en amour et le 30 août 1846, ils se marièrent. Des années plus tard, époux comblé, James White pouvait s’écrier : « De notre mariage à ce jour, elle a été ma couronne et ma joie. »

   Les White eurent quatre garçons dont l’un mourut à l’âge de seize ans, et un autre alors qu’il n’avait que trois mois.

À suivre … 

 

La Bible : un livre de leçons 

   « La Bible devrait être le premier manuel de l’enfant, et inspirer les parents pour donner une sage instruction. La Parole de Dieu doit devenir la règle de vie. L’enfant y découvrira que Dieu est son Père et les magnifiques leçons qui y sont contenues lui feront connaître Son caractère. C’est par l’assimilation de ces principes qu’il apprendra à pratiquer la justice et le jugement. » – Counsels to Parents, Teachers, and Students, pp. 108, 109.

   « La mère doit constamment rafraîchir et enrichir sa pensée des promesses et des bénédictions de la Parole de Dieu. Elle doit aussi y graver les défenses qui lui permettront de pouvoir, lorsque ses enfants agissent mal, leur faire le reproche voulu et leur montrer qu’ils contristent l’Esprit de Dieu. Tout cela par le moyen des instructions divines. Apprenez-leur que l’approbation et les sourires de Jésus sont d’une plus grande valeur que la louange, la flatterie ou l’approbation des plus riches, des grands et des sages de cette terre. Amenez-les à Jésus-Christ jour après jour, avec amour, tendresse et ferveur. Ne laissez rien vous dispenser de cette grande tâche. » Review and Herald, 14 avril 1885.

   « Les leçons de la Bible ont une influence religieuse et morale sur le caractère lorsqu’elles sont traduites dans la vie pratique. Timothée apprit et pratiqua ces leçons. Souvent, le grand apôtre l’instruisit et le questionna sur l’histoire sacrée. Il lui montra la nécessité d’éviter toute mauvaise voie et il lui assura que la bénédiction repose sur tous ceux qui sont fidèles et vrais, bénédiction qui les rend nobles et virils. La noblesse, la virilité, la bonne instruction, ne viennent pas par hasard. C’est le résultat du long processus de la formation du caractère dans les premières années de la jeunesse et de la pratique de la Loi de Dieu au foyer. Dieu bénira les efforts fidèles de ceux qui enseignent leurs enfants comme Il l’a demandé. » Lettre 33, 1897. 

   « Dans chaque famille les enfants doivent être instruits dans la Parole de Dieu et dans la crainte du Seigneur. Chaque tendance au mal doit être contrôlée, chaque passion doit être subjuguée ; enseignez à vos enfants qu’ils appartiennent à Dieu, qu’ils ont été rachetés par le sang précieux et qu’ils ne peuvent pas vivre une vie de plaisir et de vanité, faire leur volonté, suivre leurs idées et cependant être comptés parmi les enfants de Dieu. Instruisez-les avec bonté et patience. … Que les parents enseignent à leurs enfants l’amour de Dieu en sorte que cela devienne un thème chéri dans le cercle familial, et que l’église prenne la responsabilité de nourrir non seulement les brebis du troupeau mais également les agneaux. » Review and Herald 25 octobre 1892.

   « Seul le sentiment de la présence de Dieu vaincra la peur de l’enfant craintif pour qui la vie serait un fardeau. Aidons-le à graver dans sa mémoire cette promesse : “L’ange de l’Eternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les délivre.” Psaume 34 : 8.  Faisons-lui lire la merveilleuse histoire d’Elisée qui, dans la ville située sur la montagne, fut protégé des chevaux et des chars de la troupe ennemie par les chevaux et les chars de feu de l’Eternel. L’histoire de Pierre, emprisonné et condamné à mort, à qui l’ange de Dieu apparut pour le guider en lieu sûr, loin des gardes en armes, des lourdes portes, de l’énorme portail d’entrée muni de barres et de verrous. Qu’il lise aussi ce passage où, sur la mer déchaînée, Paul, prisonnier, appelé à être jugé et exécuté, adressa aux soldats et aux marins épuisés par les efforts et le manque de sommeil et de nourriture ces paroles d’encouragement et d’espoir : “Je vous exhorte à prendre courage ; car aucun de vous ne perdra la vie. […] Un ange du Dieu à qui j’appartiens et rends un culte, s’est approché de moi cette nuit et m’a dit : Sois sans crainte, Paul ; il faut que tu comparaisses devant César, et voici : Que Dieu t’accorde la grâce de tous ceux qui naviguent avec toi.” Actes 27 : 22-24. Confiant en cette promesse, Paul exhorta ses compagnons : “Personne de vous ne perdra un cheveu de sa tête.” Actes 27 : 34. Il en fut ainsi. Parce qu’il se trouvait dans ce bateau un homme par qui passait l’œuvre de Dieu, tous les soldats et marins païens furent sauvés : “Tous parvinrent à terre sains et saufs.” Actes 27 : 44.

   « Ces récits n’ont pas été écrits seulement pour être lus et admirés, mais pour que la foi qui habitait les serviteurs de Dieu autrefois puisse aussi nous habiter. Lorsque le Seigneur trouve des cœurs disposés à être les canaux de sa grâce, il agit aujourd’hui d’une façon tout aussi éclatante qu’alors. » Éducation, p. 288.

   « Soyez fort en la foi et enseignez à vos enfants que nous sommes tous dépendants de Dieu. Lisez-leur l’histoire des quatre jeunes hébreux, et aidez-les à réaliser qu’une stricte obéissance au principe a eu pour effet l’influence positive pour le bien déployée au temps de Daniel. Que cela soit gravé dans leur esprit. » Manuscrit 33, 1909.

   « Les parents doivent enseigner les leçons de la Bible à leurs enfants, en les présentant si simplement qu’elles seront facilement comprises. » Lettre 189, 1903.

   « Enseignez à vos enfants à faire des commandements de Dieu le guide de leur vie. Les circonstances pourront les séparer de leurs parents et de leurs foyers, mais l’instruction reçue dans leur enfance et leur jeunesse leur sera en bénédiction durant leur vie entière. » Manuscrit 57, 1897.

 

 « Je suis Jean 3 : 16 »

   Très loin, dans les plaines d’Argentine, un petit garçon vit le jour et apporta la joie dans la pauvre demeure de ses parents. Ils le nommèrent Juancito, c’est-à-dire Jeannot.

   Quelques années plus tard, alors qu’il n’était encore qu’un petit garçon, la maladie ravagea le modeste foyer où il était né. Il n’y avait pas de médecins dans les environs, et bientôt son père, qui était gravement malade, mourut. Un peu plus tard, sa mère mourut à son tour, laissant Juancito seul au monde. Il fut accueilli par un oncle qui ne s’occupa pas beaucoup de lui. Souvent, Juancito se sentait triste et solitaire sans sa chère maman et son cher papa. A la longue, ses vêtements étaient devenus très sales, usés et déchirés.

   Bientôt, Juancito eut le triste sentiment qu’il n’appartenait à personne ; il se mit à fréquenter de mauvais garçons et devint aussi mauvais qu’eux. Il est facile à un orphelin de prendre les mauvaises habitudes des enfants qui, livrés à eux-mêmes, traînent dans la rue.

   Plus tard, l’oncle alla habiter dans une ville, dans le voisinage d’une famille de missionnaires. Là aussi, Juancito s’associa à de mauvais garnements. Une bande de malfaiteurs entendit parler de lui et résolut de l’employer à commettre des vols.

   Un jour qu’il faisait très froid, ces voleurs décidèrent de cambrioler la maison des missionnaires. Ils exposèrent leur plan à Juancito et lui expliquèrent en quoi consistait son travail : il devait se glisser derrière la maison pour découvrir où on gardait les clés et les dérober. Ensuite, il devrait signaler quand il n’y aurait personne à la maison. On lui promit une bonne récompense pour ce travail.

   Juancito était vêtu de haillons et la nuit était très froide. Il se rendit à la maison des missionnaires. Grelottant, il s’approcha d’une fenêtre, essayant de lancer des regards furtifs à l’intérieur pour voir ce qui se passait. Soudain, il vit une dame qui s’avançait vers la porte d’entrée. Il essaya de se dissimuler, mais elle l’avait aperçu et se mit à lui parler avec gentillesse :

   « Petit garçon, tu dois avoir froid. Viens te réchauffer. » Juancito la suivit dans la maison, se disant qu’ainsi il pourrait mieux repérer les lieux.

   La femme du missionnaire eut pitié de ce visiteur sale et en guenilles. Elle lui prépara un bon bain et lui donna des habits propres et chauds. Puis elle lui donna à manger. Juancito ne comprenait pas pourquoi elle était si gentille avec lui. Lorsqu’il eut fini son repas, toute la famille se rassembla pour le culte. Le missionnaire dit : « Répétons tous ensemble les paroles de Jean 3 : 16 : “Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.” »

   Étonné, Juancito écoutait et son cœur fut attendri. Il répéta plusieurs fois les paroles pour lui-même, mais il ne parvenait pas à se les rappeler toutes. Après le culte, le missionnaire demanda à Juancito de lui faire une commission : « Si Señor » (oui Monsieur), répondit le jeune garçon. Il se mit en route, prenant la rue où les voleurs l’attendaient. Ces hommes virent apparaître Juancito, propre et bien habillé, bien différent de ce qu’il avait été auparavant. Ils lui demandèrent les renseignements promis concernant la maison des missionnaires, mais il refusa de leur dire quoi que ce soit, malgré leurs menaces. Alors ils se mirent à le battre atrocement, après quoi ils s’en allèrent, le laissant au bord du trottoir.

   Lorsqu’on découvrit Juancito, il était évanoui et presque mort. Ses habits étaient sales et le sang coulait de ses blessures. Vous vous rappelez l’histoire du bon samaritain qui trouva au bord de la route un pauvre homme qui avait été assailli par des voleurs. Juancito, toujours inconscient et perdant son sang, fut ramassé et transporté à l’hôpital. Pendant toute la nuit, il délira. Et dans son délire, il disait sans cesse : « Laissez-moi ! Je ne suis plus un mauvais garçon. Je suis Jean 3 : 16. » Les infirmières l’entendaient qui répétait tout le temps : « Je suis Jean 3 : 16 », mais elles ne comprenaient pas ce que cela voulait dire.

   Plus tard, lorsque Juancito commença à aller mieux, il raconta son histoire : comment il avait consenti à aider les bandits, comment il se tenait, sale, glacé et affamé, sous la fenêtre des missionnaires où la dame l’avait trouvé, l’avait fait entrer, lui avait donné un bon bain, des habits propres, un repas chaud et … Jean 3 : 16. Il ajouta : « Si Jean 3 : 16 peut faire tout cela pour moi, être bon pour moi et m’aimer, alors, moi aussi, je veux devenir un Jean 3 : 16. Je veux appartenir à quelqu’un. »

   Ce soir, chers amis, lorsque vous vous mettrez à genoux pour la prière, souvenez-vous des enfants qui n’ont pas, comme vous, un papa et une maman, et une maison bien propre pour y habiter. Priez pour ceux qui n’ont pas ces privilèges et remerciez votre Père céleste pour tous les bienfaits qu’il vous a accordés.

 

Coin Santé 

Miracles de guérison

Dr. Edna Patterson

    « Ne voulez-vous pas prier pour mon bébé ? » demande avec anxiété une jeune maman, chaque fois qu’une infirmière pénètre dans sa chambre.

   Elle sait qu’elle est dans un établissement chrétien, que son médecin croit à l’efficacité de la prière et que Dieu peut l’exaucer. Combien de médecins, devant des cas graves, voire désespérés, ne savent que dire : « Je ne puis faire davantage pour vous ! j’ai été au bout de mes possibilités ! … »

   Mais bienheureux est celui qui connaît la puissance du divin Docteur, qui n’a jamais échoué devant les cas les plus alarmants !

   Saint Jacques s’exprime très clairement en disant : « Quelqu’un parmi vous souffre-t-il ? qu’il prie… Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les anciens de l’église, et que ceux-ci prient pour lui, après l’avoir oint d’huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera, et, s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés. » (Jacques 5 : 13-15)

   Le cas ici est tout à fait particulier : l’innocente victime n’a pas commis de péché et ne peut avoir la foi. C’est la maman qui doit répondre pour son enfant.

   Ainsi donc pour satisfaire à la pressante requête de cette mère, le chapelain du sanatorium organisa une réunion de prière spéciale. La jeune femme était dans sa chaise roulante, et le bébé dans son berceau autour desquels se tenaient le pasteur, le médecin et l’infirmière en chef, tous rassemblés dans cette chambre d’hôpital pour prier le Dieu qui entend les prières des âmes en détresse.

   Pendant deux jours consécutifs, les convulsions avaient torturé ce frêle petit corps et pas la moindre goutte d’eau n’avait passé sur ses lèvres fermées. L’enfant n’avait poussé aucun cri. Oh que la mort est cruelle à voir sur le visage d’un tout petit bébé qui est normalement venu dans ce monde pour toute une existence !

   « Mais nous n’avons pas un Souverain Sacrificateur qui ne puisse pas compatir à nos faiblesses », déclare l’apôtre (Hébreux 4 : 15), et il nous offre son secours dans chaque circonstance désespérée.

   « La prière fervente du juste a une grande efficace », nous dit encore l’apôtre Jacques (5 : 16). Grâce à Dieu, nous ne devrions pas être désappointés dans le cas dont je vous parle.

   Le chapelain commença à prier, puis vint le tour du docteur. Et voici que pendant sa prière, l’enfant poussa un faible cri parfaitement normal, comme pour dire : « Moi aussi, je veux prier !... »

   Quand le groupe se releva, le bébé avait retrouvé un visage tranquille où se lisait la paix. Finis les cris d’angoisse et ces airs de mort. La santé avait vaincu la mort et Dieu avait fait de l’enfant un petit miraculé. Quelle joie pour nous de pouvoir mettre ce poupon entre les bras de sa maman ravie de le savoir maintenant hors de danger ! Les progrès furent si rapides qu’ils purent quitter l’hôpital quelques jours après.

   Certains diront peut-être : « Mais alors pourquoi ne pas avoir une réunion de prière dans chaque cas grave ?… » Cela n’est pas essentiel, étant donné que Dieu se sert d’instruments humains comme agents spéciaux, donnant sa science et sa sagesse à de dévoués médecins consacrés au service de l’humanité souffrante.

   Mais il y a un danger dont il faut se méfier : c’est que le malade et le docteur regardent l’un et l’autre aux moyens humains plus qu’à la puissance de Dieu. Les deux sont collaborateurs avec Lui pour arriver à la guérison. C’est Sir William Osler qui disait : « Moi, je traite le malade et Dieu le guérit. »

   Tout être humain est soumis à des règles ou à des lois établies. L’obéissance signifie santé ; la désobéissance, maladie et finalement la mort. En fait, ces règles se résument ainsi :

1. Régularité dans le manger, le boire et le sommeil ;

2. Exercice physique régulier ;

3. Air pur et soleil ;

4. La tempérance en toutes choses ;

5. Un bon usage de sa pensée ;

6. Une confiance et une foi implicites en Dieu.

   La maladie n’est pas le résultat du mécontentement divin, mais celui de la désobéissance de l’homme aux lois physiologiques qui sont aussi celles de Dieu, son Créateur et sa providence.

   Ce n’est pas un manque de foi que de rechercher l’aide d’un médecin capable. Aide-toi et le ciel t’aidera ! dit un dicton populaire. Dieu s’attend à ce que nous fassions notre part. Cependant les capacités humaines ont des limites, il y a un moment où la foi fait appel au divin pour qu’il agisse là où nous ne pouvons rien faire pour enrayer le mal et dissiper les craintes.

   Souvenons-nous que Dieu s’intéresse personnellement à ses enfants. Il connaît le cas de chacun de nous dans ses plus petits détails ; il désire guérir chaque être humain, si les conditions de la santé sont soigneusement respectées.

   En fait, nous devons savoir répondre très positivement aux questions suivantes :

1. Cette guérison servira-t-elle à la plus grande gloire de Dieu, pour notre bien-être personnel ?

2. Vous êtes-vous purifiés de chaque péché connu ?

3. Si une nouvelle lumière vous est donnée par l’intermédiaire des messagers de Dieu, l’accepterez-vous avec joie ?

4. Cette maladie est-elle le résultat d’une inconséquence de votre part ? Êtes-vous désireux d’abandonner vos tolérances coupables, de contrôler vos appétits, vos passions et toute ce qui est contraire aux règles de la santé ?

5. Pouvez-vous dire vraiment : « Que la volonté de Dieu soit faite sur la terre comme au ciel ? »

   Ce n’est qu’à ces seules conditions que nous pouvons escompter des miracles de guérison. Respectons les lois de la santé dans nos corps par une obéissance sereine pour que nos facultés mentales en soient fortifiées tous les jours de notre vie.

 

Solutions bibliques

   Le monde d’aujourd’hui foisonne de problèmes – personnels, nationaux et internationaux. A l’époque de la Bible, les gens avaient aussi leurs difficultés. Choisissez parmi les trois réponses aux questions ci-dessous, celle qui donne la solution de chaque problème, selon la Bible.

 

1. Lorsque son neveu Lot fut fait prisonnier par des rois ennemis, Abraham

          (a) arma ses serviteurs, qui attaquèrent les ravisseurs de Lot et délivrèrent les prisonniers ;

          (b) envoya un message de protestation ;

          (c) attendit patiemment que Lot s’évade.

 

2. Lorsque l’apôtre Paul fut jugé pour sédition devant Festus, il

          (a) en appela à César ;

          (b) réfuta tous les témoignages avec succès ;

          (c) demanda les services d’un avocat.

 

3. Tandis que Néhémie et les Juifs rebâtissaient les murailles de Jérusalem, leurs ennemis menaçaient de les attaquer et d’interrompre la construction. Les Juifs

          (a) travaillèrent jour et nuit pour terminer l’ouvrage ;

          (b) s’arrêtèrent de travailler et engagèrent le combat ;

          (c) continuèrent de travailler, un outil d’une main et une arme de l’autre.

 

4. Hérode fit jeter Pierre en prison avec l’intention de le faire exécuter. Mais

          (a) Hérode changea d’avis et relâcha Pierre ;

          (b) Hérode mourut et son successeur rendit la liberté à Pierre ;

          (c) un ange ouvrit les portes de la prison et conduisit Pierre au dehors.

 

5. Dans une école de prophètes, on servit par erreur aux étudiants un potage contenant des coloquintes vénéneuses.

          (a) le potage fut jeté ;

          (b) le potage fut rendu comestible par l’addition de farine ;

          (c) le potage fut bouilli plusieurs heures.

 

6. Anne, qui ne pouvait pas avoir d’enfant,

          (a) adopta un garçon ;

          (b) consulta les médecins ;

          (c) pria dans le temple à Silo.

 

7. Une femme qui souffrait d’une hémorragie depuis longtemps

          (a) se faufila à travers la foule et toucha le vêtement du Christ ;

          (b) demanda conseil aux disciples ;

          (c) décida de supporter son mal avec patience.

 

8. Dans la parabole du Christ, le fils prodigue, se trouvant sans amis, sans argent et affamé,

          (a) se rendit à la ville pour chercher du travail ;

          (b) retourna à la maison de son père ;

          (c) décida de se faire ermite.

 

9. Un Éthiopien étudiait la Bible, mais la trouvait difficile à comprendre lorsque

          (a) soudain, la signification du passage qu’il lisait devint claire ;

          (b) Philippe lui expliqua le passage ;

          (c) il renonça et cessa d’étudier.