Vol.2 - Mars 2008

 

 

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« C’est vers toi, Eternel, Seigneur ! que se tournent mes yeux, c’est auprès de toi que je cherche un refuge : n’abandonne pas mon âme ! » Psaume 141  : 8


Table des matières 

Editorial

La repentance, par J.N. Andrews

Vais-je mourir ? par Jim Hohnberger

Sur leurs traces

Le livre de la nature par Ellen White

Histoire pour les enfants

En avant, ménagère !

Coloriage

3ème année, numéro 2

Coin Santé


Editorial

Ainsi parle l’Eternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes.  Jérémie 6 : 17.

   Chers lecteurs,

   C’est toujours une joie de passer quelques moments avec vous et nous espérons que le Seigneur vous bénit et vous soutient dans votre marche chrétienne.

   Le livre dont nous vous avons parlé la dernière fois « Le Fondement de notre Foi » est en cours de relecture et d’ici un mois il devrait être disponible à la vente. Nous en sommes très heureux et sommes persuadés que ce document très complet sera une réelle bénédiction pour le lecteur assidu désireux d’être enseigné par Jésus.

   Comme vous pouvez le constater ce petit magazine a pris de l’ampleur avec maintenant 32 pages. Nous espérons que ce changement vous sera agréable et bénéfique.

   Nous souhaitons aussi vous inviter pour le séminaire qui se tiendra au Camping de Saint-Rome de Tarn durant le week-end de Pâques du 21 au 23 mars 2008. Notre invitée sera Pat Arrabito qui nous conduira dans l’histoire du Sabbat de la Création à nos jours et nous relatera son expérience avec Dieu pour la production d’une série de DVD sur le Sabbat. N’hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement.

   Que le Seigneur soit tout près de vous, vous guidant et vous soutenant avec sagesse et miséricorde.

   Fraternellement,

Elisabeth & Marc

 

—La repentance –

J.N. Andrews – Signes des Temps – juin 1882

   Nous sommes toujours en danger d’oublier cette grâce humiliante, mais néanmoins excellente. Nous avons souvent besoin de nous rafraîchir la mémoire par le témoignage de la Bible concernant la plus importante de toutes les grâces que l’Esprit de Dieu suscite dans notre âme. Il ne nous est pas naturel d’aimer la repentance. Elle ne nous est pas aussi agréable que la foi, qui nous fait voir la gloire du royaume de Dieu. Elle n’est pas aussi encourageante que l’espérance qui nous donne l’assurance d’hériter en temps convenable les choses que Dieu nous a promises. Nous préférons la joie et la paix à cette grâce qui commence par une tristesse selon Dieu, face au péché, et qui nous porte à confesser avec humilité et empressement, nos fautes à ceux que nous avons offensés, et à Dieu contre lequel nous avons péché.

   Notre repentance ne finit pas lorsque nous avons reconnu nos péchés, ni même lorsque nous avons prié Dieu de nous pardonner. La repentance cherche des occasions de réparer le mal que nous avons fait aux autres, soit par manque de droiture, soit par cruauté, par calomnie, par négligence, ou par quelqu’autre moyen. Nous ne pouvons jamais effacer les péchés que nous avons commis, mais nous pouvons montrer à tout le monde que nous nous repentons profondément de nos péchés, et que notre caractère a tellement été changé par l’Esprit de Dieu que nous n’aimons plus le mal et que nous ne le pratiquons plus.

   Il nous est impossible d’agir ainsi en nous justifiant nous-même. Nous pouvons nous tromper par un tel moyen, mais nous ne pouvons pas tromper Dieu, ni ceux qui nous entourent. La repentance est toujours honorable, car elle montre que nous n’aimons pas le péché et que nous n’épargnons aucune peine pour réparer nos fautes, lorsque nous les avons découvertes. La propre justification est toujours méprisable, car elle montre que nous refusons la connaissance, que nous ne voulons pas reconnaître nos propres fautes, ou que nous désirons éviter de nous repentir en couvrant nos péchés.

   Si nous nous repentons véritablement de nos péchés, notre prière sera : « O Dieu ! crée en moi un cœur pur, renouvelle au-dedans de moi un esprit bien disposé. » David demandait à Dieu de le purifier avec l’hysope (Ps. 51 : 9, 12), qui est une herbe très amère. Lorsque les Israélites mangeaient la Pâque, ils la mangeaient avec des herbes amères. Exode 12 : 8. Ceci signifie que la repentance est nécessaire à ceux qui se nourrissent de Christ, notre vraie Pâque. Lorsque Jean-Baptiste commença à prêcher, ses premières paroles furent : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » Mat. 3 : 2. Lorsque Christ commença à prêcher, il employa les mêmes paroles. Mat. 4 : 17. Lorsque le peuple, au jour de la Pentecôte, demanda ce qu’il devait faire, Pierre lui dit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé. » Actes 2 : 37, 38.

   Cette forme de prédication ne cessera jamais, tant que Dieu aura des fidèles ministres pour faire son œuvre. Ceux qui prêchent la foi sans la repentance, ne prêchent pas l’évangile de Christ. Ils encouragent les hommes à croire qu’ils sont déjà pardonnés et qu’ils n’ont rien à faire, si ce n’est de croire et de se réjouir. Si cette doctrine était vraie, cela impliquerait que Dieu pardonne les péchés avant qu’ils ne soient commis, et qu’il a déjà pardonné les péchés que nous ferons dans l’avenir. Ainsi, lorsque nous tombons dans le péché, nous n’avons pas besoin de trop nous en inquiéter. Nous n’avons qu’à nous consoler par la pensée que le péché a été pardonné avant d’avoir été commis, et que la repentance, la confession ou la réparation des fautes sont des choses inutiles et contraires à l’Évangile. Mais on pourrait toujours chercher dans la Bible pour trouver une pareille doctrine. La foi sans les œuvres est morte, dit Saint Jacques chap. 2 : 14-26. La première des bonnes œuvres est la repentance. Lorsque la foi est exigée sans qu’il soit fait mention de la repentance, celle-ci en fait implicitement partie ; et quand la repentance est exigée sans qu’il soit fait mention de la foi, la foi est également sous-entendue. La repentance et la foi vont de pair, et la foi ne précède pas la repentance, mais la suit. Actes 20 : 20, 21.

   La foi agissant par la charité peut être comparée à un arbre qui produit les bonnes œuvres qui se manifestent dans la vie du chrétien. Mais le sol dans lequel l’arbre est planté est la repentance produite dans le cœur par l’Esprit de Dieu. Il est dit de Christ, à son premier avènement : « Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards.» Esaïe 53 : 2. Mais en vérité, le caractère de Christ était la perfection même, et c’est uniquement parce que les hommes étaient aveugles qu’ils ne pouvaient remarquer aucune beauté en lui. Comme il en était avec Christ, il en est de même maintenant avec la repentance. L’orgueil de nos cœurs nous fait mépriser cette grâce par excellence. Pourtant, il n’existe point de grâce plus aimable dans la vie du chrétien. Nos cœurs orgueilleux se révoltent à la pensée de la repentance, parce que la repentance nous commande de nous humilier devant Dieu. Notre nature pécheresse s’oppose à la repentance parce que cette dernière nous commande de renoncer à nos péchés. Satan nous dit que la repentance nous rendra méprisables et que nous ne connaîtrons jamais la joie, si nous nous soumettons à l’Esprit de Dieu, et si nous permettons que cet Esprit crée dans nos cœurs une tristesse selon Dieu.

   Or, tous ceux qui sont soumis à Dieu témoigneront qu’il n’y a aucune joie semblable à celle qui provient du pardon des péchés, conséquence de ce chagrin d’avoir péché, tristesse qui brise le cœur et y apporte cette paix qui surpasse toute intelligence. Ils témoigneront qu’aucune la joie n’est semblable à celle du Saint-Esprit, qui surpasse toutes les joies terrestres. Nos troubles proviennent de la dureté de nos cœurs. Dieu attendrirait nos cœurs par son bon Esprit, si nous n’étions pas aussi peu désireux de nous repentir. Nous recherchons le péché comme s’il était notre principal bien. Mais le péché est un trompeur terrible et n’amène que la ruine et la mort. Héb. 3 : 13 ; Rom. 6 : 21-23.

   Mettons de côté nos péchés par la vraie repentance. Nous pouvons laver nos vêtements dans le sang de Christ, mais nous ne pouvons le faire que par la repentance et la foi. Nous avons perdu beaucoup de temps et nous ne savons pas s’il nous reste un seul jour à vivre. Après avoir si longtemps contristé l’Esprit de Dieu par notre amour de nous-mêmes, soumettons-nous à Dieu sans réserve. Dieu attend que nous nous repentions pour nous faire grâce. Le sang de Christ peut nous purifier de tout péché. Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez point vos cœurs.

 John Andrews (1829-1883) fut le premier missionnaire Adventiste du 7ème jour. Troisième président de la Conférence Générale et éditeur de la Review and Herald aux États-unis, il fut celui des « Signes des Temps » en français après son installation à Bâle en 1874. Il établit l’Œuvre en Europe de l’ouest et s’y donna complètement jusqu’à son décès à l’âge de 54 ans.

 

Vais-je mourir ?

Jim Hohnberger

   Voici quatre solutions qui se présentèrent à l’esprit de Jim, lorsqu’il dût faire face à la réalité que ses amis avaient organisé un comité contre lui, tout en se donnant des apparences d’amis fidèles. Quelle aurait été votre réaction ?

   Jusques à quand, Eternel, m’oublieras-tu sans cesse ? Jusques à quand me cacheras-tu ta face ? Psaumes 13 : 2.

   Ces dix jours d’attentes me semblèrent une éternité. Toute la gamme d’émotions possibles traversa mon âme – de l’espoir à la peur ; de la tristesse à la colère ; du désespoir à l’envie. Il me semblait que ma vie allait se terminer. Mon esprit se projeta dans une douzaine de réactions possibles, alors que je rencontrais mes faux amis dans mon imagination. Je savais que suivre l’instinct de mes émotions n’était pas une bonne solution, mais quelle était donc la bonne voie ? Comment allais-je pouvoir y faire face ?

Cours et caches-toi !

    Il y eu un moment où je voulus courir et me cacher. « Seigneur, envoie-moi sur une île du Pacifique Sud ! Laisse-moi vivre sous un soleil clément, loin des attaques, de l’agitation, et de la laideur. Permets-moi de m’y cacher jusqu’à ce que tout se décante et disparaisse ! Après tout, Jésus a bien dit « Lorsqu’ils vous persécutent dans cette ville, fuyez dans une autre ». Jésus lui-même eut recours à cette solution. Il transposa son ministère en Galilée parce que les Juifs de Judée voulaient sa mort. Il y eut d’autres fois, où Jésus prononça des vérités directes et tranchantes, puis il s’en alla pour Se cacher. Il était évident que je pouvais faire pareil…

   C’est alors que j’ai pensé à Jonas. Jonas a fui l’opposition, mais au lieu d’arriver sur une île du Pacifique Sud, il se retrouva dans le ventre d’une baleine. Elie a fui Jézabel, et s’est retrouvé dans une grotte, découragé et désireux de mourir. David est allé se réfugier chez les Philistins, et s’est retrouvé en train d’agir en insensé. Qu’est-ce qui fait la différence ? Comment peut-on savoir quand il est correct, et quand il n’est pas correct de se cacher ? Je me suis dit que tout se résumait à la motivation. Pourquoi fais-tu ce que tu fais ? La plupart d’entre nous évitent ce genre de remise en question. Nous préférons la rationalisation. Nous avons les Écritures pour expliquer pourquoi nous faisons ce que nous faisons, - et nous nous en tenons là. Mais on ne peut pas tromper Dieu… Jésus… poursuivait son devoir, tel que Dieu le lui avait révélé. Jonas dans le ventre de la baleine, Élie dans la grotte, et David à Gath… avaient un point commun : une forte inclination à vouloir se protéger eux-mêmes. Se cacher pour se protéger ne résout pas les problèmes et ne développe pas le caractère. Cela ne fait que provoquer un effet boule de neige. Si vous êtes motivés par le besoin de vous protéger, vous rencontrerez Dieu se penchant sur vous, et vous disant comme à Élie, « Que fais-tu ici ? » Alors que j’évaluais mon option d’aller sur une île du Pacifique Sud, j’ai réalisé que je voulais fuir pour me protéger – et non pour accomplir mon devoir. « D’accord Seigneur, je n’irai pas me cacher. Mais que devrais-je faire ? Il me semble que je vais y laisser ma vie. Je devrais peut-être simplement capituler. »

Capituler

   Il s’agit là d’un mot que l’on n’entend pas souvent de nos jours. Le dictionnaire le définit ainsi : « se soumettre, céder à un argument, une requête, une pression, ou quelque chose d’inévitable. » Cette option peut-elle mettre fin à un conflit, et apporter la paix ? Il arrive qu’elle le fasse. Paul a capitulé devant ses frères Juifs, et accepta que son ami Timothée soit circoncis pour éviter des querelles inutiles, bien qu’il savait que la circoncision n’était pas un problème d’ordre moral. Jérémie conseilla à Sédécias, roi de Juda, de capituler devant Nébucadnetsar afin de sauver son peuple des horreurs d’un siège. Lorsque les forces de l’Axe de la deuxième guerre mondiale capitulèrent devant les Alliés, la guerre sanglante se termina, et la vie civile commença à se reconstruire.

Pourquoi faites-vous ce que vous faites ?

   Les Écritures nous exhortent : « autant que cela dépend de vous, vivez si possible en paix avec tous les hommes. » Parfois, il convient de céder aux désirs d’un autre, et de mettre de côté nos préférences pour le bien commun de la relation. Il nous faut davantage de capitulation de ce genre. Combien de faux amis ne seraient pas tels, si nous possédions une attitude de gentillesse et de considération pour les opinions et les préférences des autres ? Combien de disputes d’églises pourraient être évitées au sujet de la couleur du tapis ? Combien d’échecs conjugaux au sujet d’une tartine  brûlée n’auraient pas eu lieu ? Combien d’amitiés brisées seraient bonnes si l’on n’avait pas insisté sur des points mineurs, s’attendant à ce qu’ « eux » soient comme « nous » ? Oui, le monde serait meilleur, s’il y avait plus de capitulation de ce genre …

   La capitulation a une autre facette. Dans le désert, Christ aurait pu mettre fin à son conflit avec le diable en se soumettant. Et nous aurions pu être perdus pour toujours, désespérément piégés dans le tourbillon de l’indépendance d’avec Dieu. Jésus Lui-même nous avait averti, « Ne croyez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée… et les ennemis d’un homme seront de sa propre maisonnée. »

   Les protestants de l’époque de la Réformation se trouvèrent enfermés dans un conflit mortel. Ils avaient généralement deux options – être brûlés vivants sur le champ, ou capituler. En d’autres termes, vous êtes obligés de vous soumettre à ceux qui vous ont attaqués, assiégés et assaillis. Si vous soumettez votre liberté de conscience et vivez dans l’ombre, il y aura alors une soi-disant paix. Il y a un temps pour se soumettre – capituler – et il y a un temps pour tenir ferme dans le conflit. Comment pouvez-vous reconnaître la bonne réaction ? Une fois de plus – quelle est la motivation ? …Quiconque cherchera à sauver sa vie la perdra. Mais celui qui la perdra pour Jésus et l’évangile la retrouvera. Lorsque Paul capitula au sujet de problèmes sans implication morale, il honora Dieu.

   Si la capitulation met Dieu sur le trône de mon cœur, ne demande pas le sacrifice de principes moraux, et ouvre la voie à une compréhension authentique avec une autre personne, c’est alors une bonne chose. Mais si la capitulation requière le sacrifice d’un principe moral et donne à un autre la responsabilité de ma conscience, elle doit être évitée. Alors que je considérais l’abandon de mon projet littéraire, je reconnus que ma motivation serait alors un désir de paix – de protection personnelle – et que cela me demanderait de mettre de côté un devoir que Dieu avait très clairement révélé à ma conscience. Capituler serait revenu à donner à l’homme la place de Dieu. Non, la capitulation n’était pas ma réponse. Mais le besoin de me protéger s’élevait encore comme une grande vague. « Oh Seigneur, puis-je me défendre, puis-je combattre en retour ? »

Attaque

   A l’assaut ! Lève ton épée. Combat le feu par le feu. Après tout, « il y a un temps pour tuer… et un temps pour haïr. » Moïse ordonna l’exécution de trois mille Israélites qui refusèrent d’abandonner leur adoration du veau d’or. Dieu dit à Josué d’éliminer les habitants de Canaan. Il dit à Saül de se venger contre les Amalécites pour avoir attaqué les Israélites alors qu’ils traversaient le désert. Ne devrais-je pas être un homme et défendre ma cause ? Ne devrais-je pas abaisser mes opposants sur leurs genoux ? Pourquoi ne pas leur faire goûter ce qu’ils étaient en train de me mijoter, et leur faire ressentir ce que c’est ?

   C’est ainsi qu’un frère se lève contre un frère, une église contre une église, et une nation contre une nation. L’auto-justification fait bon train. Les deux partis savent qu’ils sont dans la vérité, et invoquent la bénédiction de Dieu sur eux-mêmes. Aucun ne cèdera. On répand du sang. On assassine des caractères. On devient semblable à des cannibales, nous délectant de la chair encore tremblante de nos semblables… Livrons-nous les batailles du Seigneur, ou bien nous vengeons-nous nous-mêmes ? Lorsque nous livrons les batailles du Seigneur, nous suivons Celui qui offrit sa vie et sa réputation pour ceux qui l’ont crucifié – une image bien différente à celle qu’offre la défense de sa propre vie et de sa propre réputation. Une fois de plus, le problème se résume à choisir entre un devoir donné par Dieu, ou la protection de soi. « Seigneur, mes émotions voudraient tirer l’épée. Mais je t’ai donné les rênes de ma vie. Me demandes-tu de combattre ? » « Non, Jim. Je te demande d’y faire face ! »

Fais-y face !

   Aïe. Cela touche un point sensible. « Pas de protection personnelle, Seigneur ? Mais je crois que je vais mourir si j’y fais simplement face. Je serai si vulnérable et si faible ! » « Abandonne ta protection personnelle, Jim. Je serai ton bouclier. Mets ta confiance en moi. » « Mais Seigneur… dois-je renoncer à ma douleur ? Renoncer à ma colère ? Renoncer à mon désespoir ? Ces émotions sont maintenant si fortes – je les ressens comme si elles faisaient partie de moi-même. Je crois que je vais mourir ! Je ne peux y faire face, Seigneur. » « Jim, je te demande de changer de voie. Je veux que tu détournes tes yeux des circonstances, et que tu les fixes sur moi. Je suis plus grand que tous ça. Je peux te garder dans toutes ces épreuves. Le feu doit seulement consumer les scories de ton caractère – il ne doit pas te consumer. Y feras-tu face avec Ma force et sous Ma direction ? »

   Ma volonté trembla entre l’appel doux et calmant de l’Esprit de Dieu, et le remous tumultueux de mes propres émotions. Allais-je faire confiance à Dieu ? Je le voulais – mais je me sentais si faible. « Seigneur, je n’ai ni la force, ni les mots, ni les capacités pour entrer dans cette arène. Elle m’est inconnue. Mon esprit sera en court-circuit. Ma langue balbutiera et bégaiera. Je n’ai ni le courage, ni la force. Il me semble parfois que la mort serait pour moi la bienvenue. Seigneur, je ne suis pas un Luther ! » « Jim, il te faut y faire face. »

Auteurs et conférenciers, Jim Hohnberger et son épouse, Sally vivent dans l’état du Montana aux États-unis. Ils ont appris à dépendre de Dieu à chaque instant de leur vie et à faire de Lui le centre de leur existence. Leurs deux garçons Matthew et Andrew vivent proches d’eux avec leurs familles respectives.

 

Sur leurs traces – 14ème partie

Un destin hors du commun

Vie d’Ellen G. White (suite)

La force qui vient d’En-Haut

   Otis Nichols et sa femme, chez qui la jeune Ellen Harmon avait trouvé asile au début de son ministère, avaient continué à lui manifester une amitié chaleureuse.

   James White et Ellen, qui s’étaient mariés en août 1846, s’étaient mis à observer le Sabbat dès l’automne. Ensemble, ils commencèrent à prêcher en différents endroits.

   Mais les séquelles de la grande déception de 1844 n’avaient pas fini d’ébranler le petit groupe. Il y avait, en particulier, un certain Joseph Turner, opposant fanatique, qui, interprétant à sa façon le symbolisme du sanctuaire, en déduisait que les temps étaient révolus et qu’il n’y avait plus lieu de prêcher la Parole. De telles aberrations trouvaient un écho chez plusieurs et les White voyaient avec amertume et affliction leur travail entravé par cette influence dissolvante.

   Ce Turner s’était imposé chez Robert et Eunice Harmon, les parents d’Ellen, prenant leur maison pour la sienne, y invitant ses partisans et y tenant des réunions. Tout son groupe se sentait là parfaitement chez soi. Les Harmon finirent par en avoir assez. Soucieux d’éviter une scène pénible, ils se contentèrent de mettre la clé sous la porte et se retirèrent momentanément chez leur fille. Turner, convaincu d’avoir raison, s’estima injustement frustré. S’entretenant avec Ellen, il menaça les Harmon des foudres célestes : « Votre père est un homme perdu ! ». Peu après, Turner étant présent, Ellen eut une vision dans laquelle il était spécifié que cet homme était dans l’erreur et que ses intentions étaient nuisibles à la Cause de Dieu. Turner se fâcha, accusa Ellen d’être sous l’emprise du démon. Oubliant que, jusqu’à cet instant, il avait tenu pour parfaitement équitables les jugements prononcés par la jeune femme sur la foi des visions. Il refusa tout net ceux qui le concernaient. A dater de ce jour, il devint l’un des plus farouches opposants d’Ellen White.

   Ces conflits, et sans doute le poids d’une tâche qui excédait ses forces – Ellen, ne l’oublions pas, était demeurée très frêle depuis son accident – épuisèrent la résistance de la jeune femme. A son retour de Gorham, chez ses parents, elle tomba gravement malade. Durant trois semaines, elle souffrit atrocement, tombant à différentes reprises dans un coma si profond qu’on attendait sa mort, mais rappelée chaque fois à la vie par les ardentes prières de son mari et de ses proches. Les Nichols, apprenant ces douloureux événements chargèrent leur fils Henry de rendre visite aux White pour leur apporter le réconfort de leur profonde sympathie.

   A l’arrivée d’Henry Nichols, on décida d’avoir de nouvelles réunions de prière en faveur d’Ellen. A la fin de la première réunion de ce genre, le dernier à prier fut justement Henry Nichols. Il le fit avec une ferveur profonde, suppliant Dieu de toute son âme d’intervenir pour rétablir Ellen entièrement et la rendre ainsi à un ministère infiniment précieux pour le salut des âmes. Obéissant à une impulsion irrésistible – vraisemblablement inspiré par l’Esprit de Dieu – Henry Nichols se releva (il était à genoux), traversa la pièce et vint poser ses mains sur le front d’Ellen en disant : « Sœur Ellen, Jésus-Christ te guérit ! », puis il tomba en arrière, vaincu par l’Esprit qu’il avait invoqué.

   Ellen ressentit comme un choc électrique. Un courant la parcourut. Ses douleurs disparurent. Toujours immobile, elle nota en elle ces changements, d’un cœur débordant de gratitude, comme devant un miracle inespéré. Le lendemain, elle put s’asseoir dans son lit, et, le surlendemain, elle couvrit 60 kilomètres en voiture, par de mauvaises routes, pour participer à la réunion de Topsham.

   Pendant son absence, on avait ouvert largement les fenêtres de sa chambre, pour bien l’aérer. Voyant cela, des voisins pensèrent : « Elle est morte ! » Ils vinrent, le visage lourd d’affliction, s’informer sur la date de l’ensevelissement.

- L’ensevelissement ? Quel ensevelissement ?

- Mais… votre fille, Mme White, ne vient-elle par de mourir ?

- Ma fille ? s’exclama Eunice Harmon. Mais elle est complètement rétablie ! Elle a été guérie par la puissance de la prière et elle est partie ce matin pour Topsham.

   En août 1847, les White eurent la joie d’avoir leur premier enfant, un fils. Pour marquer leur gratitude, ils l’appelèrent Henry Nichols White. Le petit Henry fut un charmant enfant mais ses premières années furent passablement bousculées suite à la vie trépidante menée par ses parents. Il fut toujours un garçon loyal et généreux et montra un talent particulier pour le chant.

   Les White allaient-ils enfin s’établir quelque part, avoir un foyer à eux, cesser cette vie errante imposée par des réunions à tenir ici et là et des camps-meetings dans une ville ou dans une autre ? Non ! La main de Dieu était sur eux ; aussi, marchant par la foi, ils allaient là où on les appelait. Comme Abraham, ils attendaient une cité meilleure dont Dieu est le Fondateur.

   En octobre 1847, Stockbridge Howland et sa femme, qui vivaient à Topsham, offrirent quelques pièces de leur grande et confortable maison aux White pour qu’ils y fassent un pied-à-terre permanent. Les White s’y installèrent avec quelques meubles de location. Ces Howland se prouvèrent d’excellents amis. Mais ils n’étaient pas riches. Stockbridge Howland, homme habile et compétent, qui jouissait d’un respect unanime, dépendant pour sa propre subsistance de son labeur quotidien. Car tout ce qu’il possédait, il l’avait donné pour promouvoir l’œuvre de Dieu. Il n’avait plus guère qu’un toit à offrir, aussi le mit-il, avec toute la générosité dont il était capable, à la disposition de ses amis. Qui dira jamais la grandeur d’un tel dévouement ! – D’après A.W. Spalding, « Captains of the Host », p. 148, 171, 172.

Les derniers centimes

   Un matin, au moment de partir pour son travail, James White tira de la poche de son pantalon tout l’argent qui lui restait, environ 30 centim  es qu’il remit à sa femme. Cela permettrait d’acheter trois demi-litres de lait, la nourriture de trois jours pour elle-même et le bébé. Mais le petit Henry manquait terriblement de vêtements. Il allait quasiment nu. La question se posait donc : ou bien du lait et rien d’autre, ou bien utiliser les 30 centimes  pour acheter un peu de calicot, juste de quoi faire une robette pour le bam  bin. La jeune maman pesa le pour et le contre et se décida pour le calicot. Au moins, bébé serait vêtu !

   C’est alors que les White reçurent une lettre les pressant vivement de se rendre à la toute première assemblée qui devait se tenir au Connecticut. Encore fallait-il trouver l’argent du voyage ! James White prit alors sa grande hache et s’en alla dans les bois débiter des branches mortes pour en faire des fagots. Il gagnait environ 2 francs par jour. Mais ce dur effort auquel il n’était pas habitué lui causait d’intolérables courbatures et des rhumatismes aux poignets si douloureux qu’il n’en fermait pas l’œil de la nuit.

   De son côté, Ellen était si affaiblie par le manque de nourriture qu’à deux reprises elle s’évanouit avec son enfant dans les bras. Pour faire face à ses charges familiales, James White se vit obligé de chercher du travail. A cette époque la prédication dans les jeunes groupes adventistes n’était pas rémunérée et il fallait bien trouver de l’argent pour vivre ! Le premier ‘job’ qui s’offrit consistait à charrier des pierres à longueur de journée pour la construction d’une route. Les pierres étaient lourdes et coupantes et James White en avait les mains toutes écorchées. L’extrémité de ses doigts, là où la peau était usée, était en sang. Et ce travail ingrat et harassant, il dut l’accomplir aux endroits même où il avait prêché en chaire devant des milliers de personnes. James White s’épuisa à cette tâche exténuante, sans profit aucun, puisqu’il ne parvint pas à toucher son salaire.

   Que faire ? Continuer dans ces conditions n’était pas possible. Evidemment, si James White s’engageait à assumer un travail régulier, il lui faudrait renoncer à la prédication… Les circonstances étant ce qu’elles étaient, la tentation s’en faisait chaque jour plus insistante. D’ailleurs, selon toute apparence, Dieu n’avait-il pas cessé de les avoir en sa garde ? Le propre des tentations est de se faire de jour en jour plus insidieuses. Les White étaient sur le point d’y succomber quand des visions survenues pendant la nuit, les convainquirent que Dieu les éprouvait pour leur bien. Dès cet instant, un nouveau courage les anima et ils décidèrent de poursuivre coûte que coûte leur œuvre d’évangélisation aux côtés de Joseph Bates.

   Imaginez un tel point de départ : fonder une organisation religieuse avec seulement deux hommes ne possèdant rien. Ces deux hommes étaient Joseph Bates qui disposait d’un shilling (environ 50 centimes) et James White qui n’avait que les 30 centimes remis à sa femme ! Quels étranges débuts pour une organisation dont le budget actuel roule sur des millions de dollars ! Il se trouve encore aujourd’hui, dans nos églises, des âmes d’élite qui manquent tragiquement de moyens d’existence et qui donnent cependant de leur nécessaire pour faire progresser l’œuvre de Dieu. Le Seigneur fait fructifier de tels dons au centuple, car à ses yeux, ce sont les plus précieux.

L’existence difficile des pionniers

   Les White s’étaient décidés à continuer la tâche en dépit de leurs terribles problèmes pécuniaires. Durant l’hiver 1847-48, ils parvinrent à grand-peine à nouer les deux bouts. Un autre problème devenait lancinant : il n’était plus possible de voyager avec un enfant en bas âge, sachant ce que représentaient de tels voyages ! En outre, où auraient-ils pris l’argent pour entreprendre ces voyages ?… Ces questions demeuraient en suspens quand leur enfant tomba soudain très gravement malade. On craignit pour sa vie. Les remèdes usuels demeuraient sans effet. Alors on eut recours à la prière, des prières ferventes, d’ardentes supplications. Mais l’état de l’enfant demeurait stationnaire ; on ne constatait pas le plus léger progrès. Les White firent alors leur examen de conscience. Et une lueur soudaine leur montra que leur attachement pour l’humble foyer qu’ils venaient d’installer chez les Howland d’une part, leur amour pour leur enfant d’autre part, constituaient des obstacles à leur entière disponibilité pour Dieu. Ils se mirent à genoux et se consacrèrent à Dieu entièrement, même s’il leur fallait, pour remplir convenablement leur mission, confier le petit Henry à des mains étrangères. Curieusement, à la suite de cette promesse, la santé de l’enfant s’améliora de façon rapide et spectaculaire. Les White y virent une réponse de Dieu. De leur côté, ils étaient résolus à tenir leur promesse. – D’après A.W. Spalding, « Captains of the Host », p. 172-174.

   Au cours de l’assemblée, on envisagea une nouvelle méthode de travail et James White fut chargé de rédiger une petite brochure qui serait ensuite distribuée à des fins missionnaires. Or, il était affligé, depuis son adolescence, d’une claudication due à une mauvaise fracture de la cheville. Il n’en parcourait pas moins 15 kilomètres à pied pour aller porter son manuscrit à l’imprimerie. La difficulté principale était toujours la question pécuniaire ; dès qu’une dépense imprévue se présentait, il fallait s’ingénier à trouver des fonds supplémentaires et cela posait souvent des problèmes.

   Mentionnant ultérieurement les pénibles circonstances de ces débuts, Mme White déclara :

   « Vous serez sans doute très surpris si je vous dis maintenant que cette période difficile représente, dans mon souvenir, la meilleure part de mon expérience. Je pense à un certain jour où mon mari traversa la ville de Brunschwick, dans le Maine, un sac jeté sur son épaule. Dans le sac un peu de riz et de farine, quelques haricots destinés à nous empêcher de mourir de faim. Quand il arriva à la maison, le pas vif et chantant, je le regardai sans comprendre car j’étais en pleine crise de découragement. ‘Comment expliques-tu, lui dis-je, que nous en soyons arrivés à cette extrémité ? J’ai vraiment l’impression que le Seigneur nous a oubliés, nous et l’œuvre entreprise pour Lui !’ James ne se laissa pas désarçonner. Il se redressa de toute sa taille – et vous savez qu’il était grand – et, me regardant bien en face, il dit avec une tendresse non dépourvue de fermeté : ‘Tchut ! tchut ! Le Seigneur ne nous a pas oubliés, tu le sais bien ! »

   « J’étais si faible que je tombai évanouie de la chaise sur laquelle je m’étais assise. Le lendemain, une lettre nous parvint nous demandant de nous rendre à Boston pour y tenir une réunion : J’objectai : ‘C’est impossible, nous n’avons pas un centime à la maison ! Que pouvons-nous faire ?’ Mais mon mari ne perdait pas sa confiance. Il se rendit à la poste, pensant que là était peut-être la solution. Il en revint avec une lettre. Celle-ci contenait une somme de 5 dollars. Comment vous dire notre reconnaissance envers Dieu pour cet envoi providentiel ? Nous réunîmes toute la famille et nous nous agenouillâmes pour une prière d’actions de grâces. Le soir même nous prenions nos billets pour Boston. Je pourrais citer des dizaines d’autres exemples montrant qu’aux plus mauvais moments, nous étions toujours soutenus. Voilà ce que furent nos débuts dans l’œuvre de Dieu. Aussi les joies qui y sont associées sont-elles inoubliables. » - « M.S. 14 », 1885

À suivre …

 

Le livre de la nature

   « Après la Bible, la nature doit être notre grand livre d’étude. » Testimonies for the Church, vol. 6, p. 185.

   «  Pour le petit enfant, qui ne sait pas encore lire, ou qui ne peut pas encore aller à école, la nature présente une source inépuisable d’enseignements et de délices. Le cœur qui n’est pas encore endurci par le contact avec le mal reconnaît vite la présence de Dieu dans toute la création. L’oreille qui n’est pas assourdie par la clameur du monde est attentive à la voix qui se fait entendre dans la nature. Et pour les plus grands qui ont sans cesse besoin qu’elle les ramène en silence aux choses spirituelles et éternelles, la nature ne dispensera pas moins plaisir et connaissances. » Education, p. 100.

   « La nature tout entière est destinée à être l’interprète des choses divines. Pour Adam et Ève, dans leur foyer édénique, la nature était pleine de la connaissance de Dieu, vibrant d’instruction divine. A leurs oreilles attentives, elle faisait entendre la voix de la sagesse, sagesse qui parlait à leurs yeux et qu’ils recevaient dans leur cœur, car ils communiaient avec Dieu dans Ses œuvres créées. » Counsels to Parents, Teachers and Students, p. 186.

   « Le livre de la nature, qui leur prodiguait des leçons vivantes, se révélait une source inépuisable d’instruction et de délices. Sur chaque feuille de la forêt et chaque rocher des montagnes, sur chaque étoile scintillante, sur la terre, la mer et le ciel, était écrit le nom de Dieu. Avec toutes les créatures, animées ou inanimées, avec la feuille, la fleur et l’arbre, du léviathan des mers au grain de poussière dansant au rayon de soleil, les habitants d’Eden pouvaient s’entretenir, recueillant de chacun d’eux les secrets de sa vie. La gloire de Dieu dans les cieux, les mondes innombrables aux révolutions ordonnées, « le balancement des nuées » (Job 37 : 16), les mystères de la lumière et du son, du jour et de la nuit, – tout cela était l’objet de l’étude des élèves de la première école terrestre. » Education, p. 21.

   « Bien que la terre fût souillée par la malédiction, la nature demeurait le livre d’étude de l’homme. Elle ne pouvait plus représenter le bien seulement ; car le mal était partout présent, marquant la terre, la mer et l’air de son empreinte dégradante. Là où auparavant était uniquement représenté le caractère de Dieu, la connaissance du bien, se manifestait désormais aussi le caractère de Satan, la connaissance du mal. La nature qui révélait à présent la connaissance du bien et du mal, avertissait sans cesse l’homme des résultats du péché. » Idem, p. 26.

   «  De nombreuses illustrations de la nature sont utilisées par les écrivains bibliques ; et c’est en observant le monde naturel que nous serons à même, sous l’influence de l’Esprit Saint, de comprendre plus pleinement les leçons de la Parole de Dieu. » Idem, p. 120.

   « Dieu a placé dans la nature la clé d’accès aux trésors de Sa Parole pour les enfants des hommes. L’invisible est illustré par le visible ; la sagesse divine, la vérité éternelle, la grâce infinie peuvent être comprises au moyen de la création de Dieu. » Counsels to Parents, Teachers and Students, pp. 187, 188.

   « On devrait encourager les enfants à chercher dans la nature les éléments qui illustrent les enseignements de la Bible, à révéler dans la Bible les comparaisons tirées de la nature. Ils devraient s’efforcer de découvrir  dans la nature et dans l’Écriture Sainte, tout ce qui représente Christ, ainsi que les éléments qu’Il utilisait pour illustrer la vérité. De cette manière, ils apprendront à Le voir à travers l’arbre et la vigne, le lis et la rose, le soleil et l’étoile. Ils apprendront à entendre Sa voix dans le chant des oiseaux, le murmure des arbres, le grondement du tonnerre et la symphonie de la mer. Chaque élément de la nature leur répétera Ses précieuses leçons. 

   « Pour ceux qui seront ainsi en contact avec Christ, la terre ne paraîtra plus jamais un lieu vide et désolé. Elle sera la maison de leur Père, remplie de la présence de Celui qui autrefois habitait parmi les hommes. » Education, p. 120.

   « En entrant en contact avec la nature, l’enfant trouvera des sujets de perplexité. Il devra reconnaître l’action de forces antagonistes. C’est alors que la nature a besoin d’un interprète. Lorsque nous considérons le mal en son sein même, nous avons tous à apprendre cette triste leçon : « c’est un ennemi qui a fait cela. » (Matt. 13 : 28)

   « Ce n’est qu’à la lumière émanant du Calvaire que les enseignements de la nature peuvent être compris correctement. C’est à travers l’histoire de Bethléem et de la croix que nous comprenons la manière dont le bien doit triompher du mal, et dont chaque bénédiction que nous recevons est un don de la rédemption.

   « Les ronces et les épines, le chardon et l’ivraie représentent le mal qui abîme et détruit. L’oiseau qui chante et la fleur qui s’ouvre, la pluie et le soleil, la brise d’été et la douce rosée, dix mille objets de la nature, du chêne de la forêt à la violette qui éclot à ses racines, tout nous révèle l’amour qui rétablit tout. Et la nature nous parle toujours et encore de la bonté de Dieu. » Education, p. 101.

   « Les enfants d’aujourd’hui, tout comme les habitants d’Eden qui étudiaient les pages de la nature, comme Moïse qui discernait l’écriture de Dieu  sur les plaines et les montagnes de l’Arabie et comme l’Enfant Jésus sur les collines de Nazareth, peuvent apprendre de Dieu. Le visible illustre l’invisible. » Education, p. 100.

    « Que la maman … trouve le temps de cultiver en elle-même et chez ses enfants un amour pour les merveilles de la nature. Qu’elle leur montre les gloires dispersées dans les cieux, les milliers de chef-d’œuvres qui embellissent la terre, puis qu’elle leur parle de Celui qui les a tous créés. Ainsi, elle peut amener au Créateur leurs jeunes esprits, et éveiller dans leur cœur la révérence et l’amour pour Celui qui prodigue chaque bénédiction. Les champs et les collines, – la salle d’audience de la nature, – devraient être la salle de classe des petits enfants. Ses trésors devraient être leur livre d’étude. Les leçons qui seront ainsi imprimées dans leurs esprits ne seront pas oubliées de sitôt. » Review and Herald, 10 janvier 1882.

   « Les parents peuvent faire beaucoup pour lier leurs enfants à Dieu, en les encourageant à aimer les choses de la nature, offertes par Dieu, et à reconnaître la main du Donateur dans tout ce qu’ils reçoivent. Le sol du cœur peut ainsi être préparé dès le plus jeune âge pour recevoir les précieuses semences de la vérité, qui croîtront en temps voulu et porteront une riche récolte. » Signes des Temps, 6 décembre 1877.

   « Les petits enfants devraient être particulièrement proches de la nature. Qu’ils ne soient pas entravés par la mode, mais qu’ils jouent, libres comme des agneaux, dans la douceur du soleil. Montrez-leur les buissons et les fleurs, les humbles graminées et les arbres élancés, et permettez-leur de se familiariser avec la beauté de leurs formes variés et délicates. Enseignez-leur à discerner la sagesse et l’amour de Dieu dans ses œuvres créées ; tandis que leur cœur se gonflera de joie et d’un amour reconnaissant, qu’ils se joignent aux oiseaux dans leurs chants de louange.

   « Éduquez les enfants et les adolescents à considérer les œuvres du Maître –Artiste, et à utiliser les grâces attrayantes de la nature pour la formation de leur caractère. Et tandis que l’amour de Dieu gagnera leurs cœurs, la beauté de la sainteté pénètrera dans leur vie. C’est ainsi qu’ils utiliseront leurs facultés en vue de bénir autrui et d’honorer Dieu. » Counsels to Parents, Teachers and Students, p. 188.

  

Le nuage noir

   Paula fit une petite pause à l’ombre d’un érable. Le soleil matinal brillait déjà, et une chaleur étouffante pesait sur la petite ferme du Minnesota. On voyait de la poussière s’élever des sabots d’un cheval, qui transportait son maître pour une mission matinale quelconque. Au-delà de la route, vers le nord et l’est se trouvait le Lac Benson, dont les eaux reflétaient le bleu du ciel sans nuages.

   En fait, il avait été sans le moindre nuage il n’y a que quelques instants. Une masse noire et tourbillonnante, telle de la fumée, rugissait à présent vers l’est, au-delà de l’horizon. Surprise, la fille se raidit, figée par la peur. Elle fila à toute vitesse, se précipita vers la maison, les œufs se heurtant dangereusement dans son panier.

   « Maman, papa, quelque chose approche ! Venez regarder, dépêchez-vous ! Quelque chose approche ! »

   Deux petits garçons se dépêchèrent de sortir, la faisant presque trébucher. Elle posa le panier d’œufs sur la table, et prit la main fine de maman dans la sienne.

   « Viens maman ! Je ne sais pas ce que c’est ! »

   Maman abandonna les gâteaux qu’elle était en train de préparer pour suivre Paula dehors. C’est là que tous les quatre se tinrent debout, regardant le nuage tourbillonnant qui grandissait et assombrissait le paysage comme une augure de ruine.

   Papa apparut derrière eux dans la porte, s’appuyant sur sa canne. Ses yeux se rétrécirent, alors qu’il observa la scène qui se déroulait devant lui, et prononça un mot : « Grasshoppers !  » (Sauterelles)

   Paula ne savait pas depuis combien de temps elles avaient déjà été là. Pour une fois, le petit Roger, âgé de six ans, ne posa pas de questions. Les petits semblaient aussi sentir la menace qui pesait sur eux. Papa finit par les faire rentrer, et ils fermèrent les portes et les fenêtres. Il faisait chaud dedans, mais il était préférable d’avoir chaud que de partager la maison avec des milliers de sauterelles.

   Les biscuits se trouvaient sur la table ; ils étaient secs et n’avaient pas été cuits. Plus personne n’avait envie de prendre le petit déjeuner. Roger et Carl se tenaient devant la fenêtre de devant. Papa était assis dans le vieux fauteuil à bascule.

   « Venez, nous allons adorer, » leur dit-il d’une voix qui semblait enrouée.

   Les garçons quittèrent leur poste d’observation à contre cœur, et maman abandonna sa tentative de sauver son repas. Ils se rassemblèrent, les visages solennels, autour de la table sur laquelle était posée la Bible du père.

   « Que vont faire les sauterelles, papa ? » demanda Carl. « Elles vont pondre des œufs, mon fils. Des millions d’œufs. Je m’attends à ce qu’elles mangent à peu près tout se qu’elles pourront trouver. Et lorsque les œufs écloront au printemps… » sa voix lui manqua. Il semblait regarder quelque chose dans le lointain.

   « Mais, papa, ne pouvons-nous pas les tuer ? Je veux dire, si tout le monde ici – si nous aidons tous. Ne pouvons-nous pas faire quelque chose ? »

   « Oh, nous allons agir. Tous ceux qui le pourront se battront contre elles. Mais je crains qu’il y en ait plus que quiconque ne peut tuer. Je n’en ai jamais vu autant à la fois. »

   Papa ouvrit la grande Bible à l’un de ses chapitres favoris, le Psaume 91. « Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut, repose à l’ombre du Tout-Puissant. »

   Les lèvres de Paula reprirent les mots rassurants, alors que la voix étouffée du papa continua à lire : « Je dis à l’Eternel, mon refuge et ma forteresse, mon Dieu, en qui je me confie ! »

   Sa voix augmentait maintenant en puissance. « Car c’est lui qui te délivre… » Paula observa les rides soucieuses qui se dessinaient sur son front. Il était peut-être vieux et malade, mais Paula en était très fier. Papa n’avait pas peur.

   Lorsqu’il ferma la Bible, et qu’ils se prosternèrent pour prier, il semblait qu’il s’agrippait aux portes de la gloire, sans vouloir les lâcher. « Tu es Dieu », s’exclama-t-il. « Toutes tes promesses nous appartiennent. Nous n’avons pas de crainte, car Tu vas nous protéger. Nous sommes sans défense, mais nous T’appartenons. »

   La force de cette prière réchauffa le cœur de Paula durant les mois qui suivirent. Tout ce que papa avait dit au sujet des sauterelles était vrai, et la petite communauté vivait dans la peur. La guerre qu’ils firent à leurs envahisseurs semblait à peine en avoir diminué le nombre. L’arrivée du printemps préfigurait en effet de sombres perspectives.

   Et sur la petite ferme des Christopherson, le désespoir aurait bien pu s’installer. Papa était vieux, et maman était souvent malade. Ils se battaient chaque année pour survivre. Mais un espoir et un courage que peu de voisins partageaient rayonnaient dans leur petit foyer.

   L’hiver long et froid finit par se fondre en printemps. Les réserves de nourriture diminuaient. Les bourgeons éclorent sur les arbres, et toute la nature se réjouit. Mais des myriades d’insectes rampèrent hors de la terre. La terre bougeait avec eux. Il semblait inutile de planter quoi que ce soit. Mais le Père Christopherson employa un voisin pour labourer le jardin. Pendant son travail, le voisin marmonna au sujet d’effort gaspillé, mais il retourna la terre, prit son argent et s’en alla.

   Tôt le matin suivant, papa réunit toute la famille. Il annonça avec entrain : « c’est le temps des semailles ». Ils se prosternèrent et prièrent avant de se mettre à la tâche. C’est alors qu’ils cachèrent les précieuses semences dans la terre. Sans une récolte, ils pourraient bien mourir de faim. Et seul un miracle pouvait sauver la récolte.

   Chaque matin, Paula inspectait le jardin. Elle se tenait debout, observant les sauterelles, et attendait les premières pousses vertes. L’espoir et la crainte se battaient dans son cœur. Le jour où les premières pousses firent leur apparition fut un jour qu’elle n’allait jamais oublier. Elle se tint pour un moment à son endroit habituel, puis, avec un cri de joie, se retourna et courut vers la maison.

   « Papa, Dieu a répondu, Dieu a répondu, viens et vois ! » La famille entière se précipita dehors pour voir le jardin, puis fut ébahie par la vue qui s’offrit à elle. Les minuscules pousses vertes sortaient de terre. Et, alors que tout autour du jardin les sauterelles se déplaçaient plus grosses que jamais, il n’y en avait pas une dedans. Un mur invisible – une barrière que les insectes ne pouvaient pas franchir, semblait les retenir.

   Durant tout ce printemps, Paula prenait beaucoup de plaisir à marcher dans le jardin. Il semblait être une terre sainte. Elle marchait dans les rangées, sur la pointe des pieds, et touchait chaque plant avec respect. Le jardin n’avait jamais semblé si beau, alors que sur des kilomètres à la ronde, la dévastation régnait de tous côtés.

   Alors que les sauterelles grandirent, leurs ailes se formèrent, et elles s’envolèrent en nuages tourbillonnants, faisant un bruit semblable à une forte pluie de grêle. Lorsqu’elles s’arrêtaient de voler, elles formaient de gros tas de tous côtés. Sur des kilomètres à la ronde, on put à peine voir quoi que ce soit de vert. Les branches des arbres étaient aussi nues que pendant l’hiver, et les champs étaient déserts. Ceux qui marchaient sur la route s’arrêtaient pour regarder, admiratifs, la petite oasis de verdure abondante dans la ferme des Christopherson.

   Alors que la récolte arriva, la terre du petit jardin offrit généreusement ses produits : une petite parcelle donna cinquante boisseaux de betteraves ; trois plans produisirent quatre-vingt trois grandes courges, et bien plus. Paula et les garçons rentrèrent des montagnes de légumes. Cette tâche n’avait encore jamais été aussi heureuse.

   Avec joie, ils remplirent le cellier de nourriture pour les mois d’hiver, et en offrirent des paniers pleins aux voisins. Mais un matin de fin août, une chose eut lieu qui impressionna beaucoup Paula.

   Alors qu’ils étaient assis à table pour le petit déjeuner, quelqu’un toqua fortement à la porte de la petite maison. « Voici quelqu’un d’autre qui souhaite acheter de la nourriture, » pensa papa, alors qu’il se leva pour répondre.

   « Entre, entre, Orville, » Il fit entrer un voisin à la barbe noire.

   « Je suppose, Norris, que vous avez de la nourriture que je pourrais vous acheter. Vous savez que nous n’avons rien récolté suite à la rafale de sauterelles. Je pense que nous serions morts de faim, si nous n’avions pas eu un peu d’argent de côté. »

   Le visage de papa était grave. « Le bon Seigneur devait savoir que nous n’avions aucune économie, » dit-il. « Ce n’est que par la grâce de Dieu que nous avons de la nourriture à manger. Il nous a donné tout ce dont nous avions besoin, et même plus, pour en partager. »

   Orville Nelson se tint silencieux pour un moment, il avait de drôles d’expressions sur son visage. « Je n’ai jamais trop cru que Dieu pouvait faire quoi que ce soit pour nous, ici et maintenant, » dit-il. « Mais je n’ai jamais rien vu de semblable à votre jardin auparavant, je suis certain que le village entier est convaincu qu’il s’agit là d’un miracle. Il me semble déjà avoir entendu un prédicateur lire quelque chose de semblable, au sujet de menacer celui qui dévore – je crois que c’était dans Malachie. Donnez-vous une dîme à Dieu ? »

   Mr. Christopherson avait l’air un peu perplexe. Il alla prendre la grande Bible, et la plaça dans les mains de Mr. Nelson. « Pouvez-vous me lire ce qui est marqué ? » demanda-t-il. « Voilà environ une année que j’ai payé la dîme, parce que je l’ai lu dans la Bible, mais je n’ai jamais remarqué ce dont vous parlez.

   Mr. Nelson tourna maladroitement les grandes pages, cherchant de part et d’autre. Il finit par trouver le livre de Malachie. C’est alors que son visage s’illumina. « C’est ici, dans Malachie 3 : 10-12. Ecoutez cela : « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes. – Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Eternel des armées. – Pour vous, je menacerai celui qui dévore, et il ne détruira pas les fruits de la terre… Toutes les nations vous diront heureux. »

   Pendant un long moment, papa se tint debout, sans rien dire. A deux reprises, ils ouvrit et ferma sa bouche. Il finit par sortir son mouchoir pour se moucher. « Eh bien, je n’ai jamais, » dit-il, « c’est certain, je n’ai jamais vu ça. Voisin Nelson, voudrez-vous rester avec nous pour un moment de culte ? Je pense que nous ferions mieux de remercier Dieu une fois de plus.

 

En avant, ménagère !

   Chères amies,

   En cherchant des articles pour Etoile du Matin il y a quelques semaines, j’ai lu celui qui suit et me suis immédiatement dit qu’il nous fallait le publier. Bien qu’ayant été écrit il y a plus de 58 ans, il est toujours d’actualité et je suis persuadée qu’il vous encouragera. Étant moi-même une femme et mère au foyer, je dois vous avouer que cet article m’a fait beaucoup de bien ! Alors, bonne lecture !

Amicalement, Elisabeth.

 

Quelle est votre occupation ? Ménagère.

Par Mme W.-E. Philipps.

Review and Herald ~ Février 1950

 

   La journée s’annonçait chargée en besognes. En jetant un coup d’œil furtif sur la pendule, je m’aperçus qu’il ne restait plus qu’une demi-heure avant le goûter. Le cake que j’avais mis dans le four réclamait toute mon attention la plus vigilante.

   Tout à coup la sonnette retentit. Je courus ouvrir la porte, et voici qu’un homme se trouvait devant moi :

   - Je suis chargé de faire le recensement, madame. Pourrais-je vous poser quelques questions ? me demanda mon visiteur.

   Persuadée que cela ne prendrait pas trop de temps, je le priai d’entrer dans le salon.

   Mais il me harcela d’une foule de questions, conformément aux coutumes administratives, et me demanda en particulier :

   - Quelle est votre occupation habituelle, madame ?

   - Simplement ménagère ! répliquai-je avec un ton tantinet ironique.

   - Oh ! ce qui veut dire sans profession ! me fit-il observer en souriant et en tournant le crayon dans ses doigts.

   C’est ainsi que je fus enregistrée sur les cahiers de recensement comme ménagère, c’est-à-dire selon ce monsieur comme une femme « sans emploi » ! …

   Je fus vraiment navrée d’avoir été ainsi « cataloguée », mon amour propre en fut vexé, non sans raison, et le restant de la journée je souffris terriblement d’un certain complexe d’infériorité plus fort que moi.

   Mais plus tard, réfléchissant sur ce sujet, mon esprit vit ces choses sous leur vrai jour, et mon cœur se rassura.

   En effet, au lieu d’éprouver du ressentiment d’avoir été inscrite sur le registre comme ménagère, je pensai qu’on avait dû employer cette appellation faute d’en avoir trouvé une plus adéquate. Elle était en sorte le résumé de tout ce qu’une femme fait dans son intérieur à longueur de journée.

   Il eut fallu beaucoup trop de temps et d’espace pour établir la liste des occupations familiales depuis la cuisine, l’enseignement des enfants, les soins de l’intérieur, la lessive et le reste. D’ailleurs cela n’eut pas manqué de naïveté.

   Il est assez fréquent de voir des familles qui vivent dans un plus grand confort, avec plus de bonheur que d’autres qui pourtant ne reçoivent que des salaires deux ou trois fois moins élevés. Tout est question d’économie, d’ordre, et de savoir faire. Cela dépend de la ménagère et du genre de vie qu’elle a adopté chez elle. Les unes ne savent pas s’arranger, les autres gaspillent à tort et à travers. Tout est affaire d’une bonne gestion pour le plus grand bien du foyer qui ressembla à une véritable république au sens original du mot.

   En fondant un foyer, il ne faut pas oublier que c’est là un facteur essentiellement important, auquel il faut adjoindre l’affection, la patience, l’intelligence, la piété.

   Une femme dévouée peut faire à la maison beaucoup plus que le prédicateur ou tout autre personne chargée d’un apostolat quelconque.

   Ainsi donc, mes chères compagnes ménagères, soyez fières de votre état apparemment modeste et dites avec une légitime fierté à ceux qui vous demandent :

   - Quelle est votre occupation, madame ?

   - Ménagère !

   Soyons la flamme qui réchauffe les êtres qui nous sont chers à la maison. Soignons-les et aimons-les de tout notre cœur.

   Ménagères !...

 

Coin Santé

Spirales à la noisette


Ingrédients : 

300 g de farine bise

175 g de sucre

150 g de noisettes

150 g de margarine

1 sachet de levure chimique

100 ml de lait de soja froid

1 pincée de sel

1 cuillère à café de cannelle


- Dans une terrine, verser la farine, le sel, 100 g de sucre, la margarine, la levure et les noisettes moulues

- Pétrir à la main en ajoutant peu à peu le lait.

- Vous devez obtenir une pâte ni trop molle ni trop dure pour pouvoir l’étaler au rouleau et ensuite la rouler sans difficulté.

- Fariner le plan de travail et déposer la pâte.

- L’abaisser au rouleau en un rectangle de ½ centimètre d’épaisseur.

- Dans une petite tasse mélanger intimement le reste du sucre avec la cannelle.

- Saupoudrer la pâte de ce mélange et la rouler sur elle-même pour former un long gâteau roulé.

- Découper en tranches de 1 centimètre d’épaisseur et déposer sur une tôle en les espaçant les unes des autres.

- Faire cuire à four chaud jusqu’à ce que les spirales soient dorées.

- Ne pas les faire trop cuire pour qu’elles soient encore tendres à l’intérieur.


Ces gâteaux sont un peu difficiles à faire car la pâte est friable, mais le résultat est délicieux !

 

Nb : Utilisez de préférence la levure sans phosphate (en magasin diététique).