Vol.3 - Mai 2008

 

 

Ce volume en PDF


« Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.» Proverbes 4  : 18


Table des matières 

Editorial

Les 144.000, par Uriah Smith

La patience – est-ce votre maillon faible ?

Sur leurs traces

Le livre de la nature par Ellen White

Divers articles

Histoires pour les enfants (et les plus grands !)

Poème

Coin Santé

  

Editorial

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de sa promesse, comme quelques-uns le croient, mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. 2 Pierre 3 : 9.

   Chers lecteurs,

   Chaque envoi de l’Etoile du Matin constitue un véritable miracle en soi, et nous sommes si heureux de vous présenter ce dernier numéro, le troisième de l’année 2008, et le quinzième depuis le début. Nous sommes conscients que c’est une responsabilité que de proposer de la nourriture spirituelle au peuple de Dieu, et nous lui demandons son Saint-Esprit, afin de savoir ce qui répond le mieux aux besoins spirituels de nos lecteurs.

   Bien que nous ne souhaitions pas faire de ce magazine une source de controverses et de disputes théologiques, nous nous sentons appelés à stimuler la réflexion de nos lecteurs en donnant une perspective à certaines positions très répandues dans nos milieux. Ce mois-ci nous avons décidé de le faire en vous proposant la lecture d’un article au sujet des 144 000 ayant paru dans la Revue Adventiste (Review and Herald) en 1897. Notre prière est qu’il puisse éveiller en vous un désir profond de faire partie de ce groupe privilégié de ceux qui seront vivants au retour de notre Seigneur Jésus.

   Nous sommes également heureux de vous annoncer que la traduction du livre « Le Fondement de Notre Foi » est enfin terminée. Il s’agit d’un exposé approfondit du développement de la Christologie Adventiste depuis le début de notre mouvement jusqu’à nos jours. Quelle est la vérité au sujet de l’incarnation ? Au sujet du sanctuaire céleste ? L’expiation s’est-elle finie à la croix ? Qui est le seul vrai Dieu d’après la Bible ? Qu’enseignaient nos pionniers ? Ellen White était-elle en accord avec eux ? Quel était au juste l’enseignement de J.H. Kellogg ? Autant de questions qui trouvent une réponse dans cet ouvrage inédit, écrit par le pasteur Allen Stump. Étant donnée l’envergure de l’ouvrage, nous avons décidé de le publier en format A4, afin d’en réduire le nombre de pages à 210. N’hésitez pas à nous contacter pour en obtenir une copie !

   Que le Seigneur vous bénisse, alors que vous entreprenez la lecture de ce petit magazine ! Nous ne vous connaissons pas tous personnellement, mais vous nous êtes très chers, et c’est pourquoi nous avons décidé de publier l’Etoile du Matin, actuellement tiré à 230 exemplaires, grâce à votre soutien financier et à vos prières.

   En Jésus-Christ notre Seigneur,

Marc & Elisabeth


—Les 144 000 –

Uriah Smith – Review and Herald – 1897

   Dernièrement, de nombreuses questions nous furent adressées concernant les 144000 mentionnés dans Apocalypse 7. Qui sont-ils ? Quand sont-ils formés ? Le nombre doit-il être pris dans un sens strictement littéral ? Est-il simplement un nombre symbolique, signifiant une assemblée plus grande et indéterminée ?

   C’est dans Apocalypse 7 que nous trouvons ce nombre pour la première fois, et le contexte dans lequel il apparaît donne, dans un sens général, une indication précise pour son application correcte. Ceux qui sont « scellés » forment un groupe particulier d’entre les douze tribus des enfants d’Israël ; et ils sont scellés à un moment particulier : lorsque « les quatre vents » sont sur le point de souffler sur la terre pour « faire du mal à la terre et à la mer (vers. 2 et 3), et qu’ils sont retenus jusqu’à ce que ceux que l’ange appelle « les serviteurs de notre Dieu » soient scellés…

   Le nombre 144 000 doit signifier un nombre bien défini, composé d’autant d’individus. Il ne peut pas vouloir dire un nombre plus grand et indéterminé,  car au verset 9 une autre assemblée est mentionnée, indéfinie celle-ci, représentée comme une « grande foule, que personne ne pouvait compter ». Si les 144 000 devaient signifier un tel nombre indéfini, Jean aurait écrit au verset 4 : « Et une multitude fut scellée, que personne ne pouvait compter, de toutes les tribus des enfants d’Israël ». Mais au lieu de cela, Jean écrit « 144 000, douze mille de chaque tribu, » et donc un nombre qui peut facilement être compté. Cette distinction est très compréhensible du fait que la grande foule du verset 9 représente toute l’armée des rachetés qui auront part à la première résurrection, tandis que les 144 000 sont les chrétiens qui vivront sur la terre à l’apparition du Christ. Ils seront les seuls vivants qui iront à la rencontre du Seigneur (Apocalypse 14 : 1-5). Ils sont « sortis vainqueurs » du dernier grand conflit religieux du monde (Apocalypse 13 : 12-18) et sont « rachetés de la terre » et « rachetés d’entre les hommes ». (Apocalypse 14 : 3, 4)

   Quand le Seigneur apparaîtra, y aura-t-il seulement 144 000 sauvés d’entre les vivants ? Ce nombre n’est-il pas plutôt symbolique ? On pourrait supposer comme tout à fait plausible que les 144 000 comprennent, parmi le mouvement adventiste, seulement les adultes – les femmes et les enfants devant être comptés en plus parmi les sauvés. Cette façon de voir peut découler du fait que les Hébreux furent ainsi dénombrés après leur délivrance de l’esclavage d’Egypte, qui symbolise, pour le reste du vrai Israël à la venue du Seigneur la délivrance de l’Egypte du monde. Environ trois millions sortirent d’Egypte, mais seuls furent dénombrés ceux qui étaient en âge de porter les armes, ayant vingt ans et au-dessus, soit 603 550. (Nombres 1 : 2, 3, 46 – Exode 12 : 37) ; Soit à peu près un sur cinq. Si l’énumération d’Apocalypse 7 : 4 avait la même base (bien entendu, sans aucune preuve positive,) cela porterait le nombre des translatés à un peu plus de sept cent mille, au lieu de cent quarante quatre mille. Un tel nombre serait bien sûr plus agréable à être envisagé ; mais si l’on considère les conditions du monde, et le rapide déclin religieux de nos jours, on peut même s’étonner qu’un nombre aussi grand que 144 000 puisse être trouvé, et qui serait prêt pour l’apparition du Seigneur.

   Les 144 000, enfin, représentent-ils seulement ceux qui n’ont jamais passé par la mort ? Pas du tout. D’après le contexte même de la prophétie, inévitablement, beaucoup sont maintenant dans le tombeau qui seront comptés parmi les 144 000. Le troisième message d’Apocalypse 14 est le message de scellement d’Apocalypse 7. Bien que présentés dans des chapitres différents et dans des circonstances différentes, ce ne sont pas deux messages, mais un seul et même message. Le résultat du troisième message est donc de présenter un peuple de 144 000 pour la venue du Seigneur. C’est pourquoi il est dit dans Apocalypse 7 « jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu ». Le sceau de Dieu étant le sabbat, l’œuvre à faire est la proclamation du message qui implique le mouvement de Réforme sabbatique des derniers jours. Tous ceux alors qui vivent cette profonde et dernière expérience religieuse dans ce mouvement, doivent naturellement être compris dans le nombre de ceux qui sont scellés par le message. Leur adhésion au message aboutit à leur scellement ; et leur scellement a pour résultat leur salut.

   Beaucoup parmi ceux qui sont maintenant dans le tombeau seront sauvés, parce que leur expérience religieuse, depuis l’état de péché à la pleine approbation de Dieu, aura été totalement en relation avec ce message. Ils seront sauvés à cause de cette expérience. N’y aurait-il personne qui soit scellé par ce message ? Bien sûr que si. Seulement ce message ne scelle pas plus de 144 000 personnes. Donc tous ceux qui sont scellés sortiront de leurs tombeaux et seront comptés parmi les 144 000.

   Mais on pourrait dire que le temps du scellement n’est pas encore venu ; ceux qui ont fait l’expérience sont morts. Comment les morts peuvent-ils être scellés ? Ils peuvent être scellés de la même manière que Daniel, mort depuis longtemps, peut être debout, dans « son héritage à la fin des jours », Daniel 12 : 13. Le compte du message du scellement est effectué sur les livres du ciel. Ceux qui, par cette expérience, ont été conduits dans ce message, ont leurs noms écrits là. S’ils meurent dans ce message, lorsque leur nom vient en jugement, ils sont inscrits parmi ceux qui sont scellés par le message. Il ne peut pas en être autrement, car c’est dans cette assemblée que leur expérience religieuse finale (et dans bien des cas leur seule expérience religieuse) les a trouvés. Voilà pourquoi la voix du ciel demande à Jean d’écrire cette explication : « Heureux, dès à présent, (c’est-à-dire, depuis le commencement du troisième message) les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. » (Apocalypse 14 : 13). Bien que reposant tranquillement dans leur tombeau, ils sont finalement comptés parmi les 144 000 comme s’ils avaient vécu toutes les années de leur sommeil, et traversé les fatigues, les épreuves et les conflits, que les vivants auront endurés.

   Le texte d’Apocalypse 14 : 13 prend alors une merveilleuse signification, dont il serait entièrement dépourvu par n’importe qu’elle autre position. Ceux qui n’admettent pas que ceux qui sont morts dans la foi au message du troisième ange puissent être comptés parmi les 144 000, n’ont pas su faire la relation entre ce message et Apocalypse 7 : 1-8. Pour prétendre que les 144 000 doivent ne pas avoir passé par la mort, certains avancent encore qu’ils sont « rachetés de la terre » et « rachetés d’entre les hommes ». Mais il n’y a là aucune objection ; car ces expressions s’appliqueront très bien à ceux qui seront morts dans le Seigneur sous le troisième message, aussi bien qu’à ceux qui ne seront jamais morts. Comment, demanderez-vous, cela peut-il être ? La réponse est donnée par la résurrection spéciale d’un nombre limité de justes et de méchants, mentionnés dans Daniel 12 : 2 et Apocalypse 1 : 7. Ceux qui, dans cette résurrection, sont réveillés pour la vie éternelle (bien qu’ils ne soient pas alors rendus immortels) sont ceux qui appartiennent aux 144 000 parce qu’ils sont morts dans le message. Et ceux qui sont réveillés pour l’opprobre, la honte éternelle, sont ceux qui ont eu une part à la crucifixion, et d’autres qui, dans des époques différentes, particulièrement la dernière, ont été les plus zélés dans l’œuvre de Dieu et de ses enfants. (Cf. T. p. 691). L’Écriture est assez affirmative et explicite quand à cette résurrection ; d’après la prophétie, elle ne peut se situer qu’au temps mentionné dans Apocalypse 16 : 17, c’est-à-dire au début de la septième plaie, alors que la voix de Dieu sort du temple pour prononcer ces paroles solennelles : « C’en est fait ». Cette voix secoue à la fois le ciel et la terre, mais elle parle de délivrance au peuple de Dieu. Jérémie 25 : 30 ; Joël 3 : 16 ; Hébreux 12 : 26, 28.

   Dans la tragédie, page 691, il est écrit : « Des sépulcres s’ouvrent, plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveillent, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle ». Tous ceux qui sont morts dans la foi au message du troisième ange sortent glorifiés de leurs tombeaux pour entendre proclamer l’alliance de paix conclue avec les fidèles observateurs de la loi de Dieu. D’autre part, « ceux qui l’ont percé », qui se sont moqués du Sauveur agonisant, ainsi que les ennemis les plus acharnés de la vérité de son peuple, ressuscitent aussi pour contempler la gloire et les honneurs conférés aux fidèles.

   Quels sont ceux mentionnés ici : « qui ont gardé sa Loi » ? Ceux, sans aucun doute, qui ont été engagés dans le mouvement de Réforme Sabbatique des derniers jours. Ceux qui sont morts dans cette œuvre sont donc encore regardés, à la vue du Dieu saint, comme partie intégrante de l’assemblée des vivants ; car lorsque l’alliance de paix est proclamée, ceux qui étaient dans le tombeau sont réveillés pour l’entendre avec les vivants. Ils sont réveillés et glorifiés ; et les saints vivants sont aussi glorifiés ; mais aucun de tous ceux-là n’est rendu immortel. Nous le voyons un peu plus loin dans le même livre à la page 700. Quand Christ apparaît « les justes vivants sont changés en un instant, en un clin d’œil ». A la voix de Dieu, ils (les saints vivants) furent glorifiés ; maintenant ils sont immortalisés, et avec les saints ressuscités ils sont enlevés dans les airs à la rencontre du Seigneur. » (Dans les traductions nouvelles, au lieu de « à la voix de Dieu ils furent glorifiés, maintenant ils sont immortalisés », on lit : « à la voix de Dieu ils sont glorifiés, immortalisés ». Les deux actions sont présentées comme ayant lieu en même temps, ce qui est tout-à-fait différent et faux – (Cf The Great Controversy, p. 645 : The living righteous are changed "in a moment, in the twinkling of an eye." At the voice of God they were glorified ; now they are made immortal and with the risen saints are caught up to meet their Lord in the air).

   Mais ceux qui furent ressuscités à la voix de Dieu pour entendre l’alliance de paix avec les vivants, furent aussi glorifiés à ce moment là (autre point d’identité) et naturellement immortalisés quand le reste de ce groupe fut aussi immortalisé.

   Considérons maintenant seulement ceux qui sont ressuscités. Ils se sont levés à la voix de Dieu, un certain temps avant la venue du Seigneur ; ils sont encore mortels, et prennent leur place avec les vivants, comme en faisant partie, et bien que glorifiés, ils ne sont cependant pas immortalisés ; à l’apparition de Christ ils apparaissent dans les mêmes conditions que tous les saints qui n’ont jamais passés par la mort, et alors, avec eux, ils sont immortalisés, changés en un instant, en un clin d’œil, et enlevés dans les airs à la rencontre du Seigneur. Ils sont alors sans contestation possible « rachetés de la terre » et « rachetés d’entre les hommes » tout aussi bien que ceux qui ne sont pas allés dans le tombeau.

   A ce point de vue, les pionniers du message du troisième ange méritent qu’on s’arrête quelques instants à eux. Imaginez des hommes comme James White, J.N. Andrews, Joseph Bates, qui furent les pionniers de l’œuvre, s’identifièrent pleinement avec ce message, employèrent toutes leurs forces à appeler un peuple à se joindre à eux pour former cette assemblée privilégiée et bienheureuse des 144 000 et qui descendirent dans la tombe, le cœur et l’esprit remplis d’avance de cette bénédiction. Imaginez de tels hommes s’éveillant après un temps qui n’aura pas été pour eux plus que le tic-tac d’une horloge, et s’apercevant qu’ils ont été frustrés de cette position élevée, et qu’ils n’ont pas de part avec les 144 000 ! On ne peut pas supposer cela. S’il en était ainsi, mourir dans ce message, au lieu d’être la bénédiction proclamée par la voix du ciel, serait presque le plus grand mal qui puisse arriver à un croyant. Ce n’est pas possible.

   On pourrait encore dire que ceux qui sont morts dans ce message ne peuvent pas être parmi les 144 000 puisque cette assemblée « vient de la grande tribulation » (Apocalypse 7 : 14) et que déjà six plaies sont tombées pendant qu’ils reposaient dans le tombeau. Cette conclusion ne peut certainement pas être acceptée sans un petit examen. Notez bien la situation : ceux qui sont ressuscités au commencement de la septième plaie, traversent toute la période de ce jugement, et sont témoins des fléaux accumulés. D’après certains passages de l’Ecriture on peut conclure que les plaies couvriront l’espace d’une année. Ce qui ferait  à peu près deux mois depuis le début de la septième plaie jusqu’à la fin. Mais les plaies s’ajoutent les unes aux autres (bien qu’aucune ne soit pas universelle). La première ne cesse pas quand la deuxième commence. La deuxième ajoute ses horreurs à la première, la troisième s’ajoute aux autres, et ainsi de suite jusqu’à la septième. Donc, dans la septième, toutes se trouvent accumulées. Et ainsi les souffrances et les inconvénients des plaies éprouvent au maximum les saints (les plaies ne les atteignent pas, mais ils souffrent de leurs conséquences, voir TS. p. 682). Tous les cris d’angoisses que les autres entendent, tout le malheur, la désolation et le désespoir que les autres voient, ceux qui sont ressuscités à la voix de Dieu les entendront, les verront, les traverseront, comme ceux qui ne sont pas passés par la mort. Les horreurs accumulées à la septième plaie surpasseront toutes les autres ; et ceux qui en seront délivrés pourront être appelés « ceux qui viennent de la grande tribulation » bien qu’ils n’aient pas eu l’expérience des six autres.

   Nous pouvons donc conclure avec évidence et clarté que les 144 000 proviennent de la dernière génération avant la venue du Christ ; qu’ils sont formés par le message du troisième ange ; que même ceux qui sont morts dans le message reçoivent cette bénédiction, car, par une résurrection spéciale, ils ont rejoint le groupe avant la venue du Christ ; et que tous, à la fin, reçoivent l’insigne privilège de composer la cour du Roi des rois et du Seigneur des Seigneurs, et de suivre l’Agneau partout où il va. (Apocalypse 14 : 4)

   C’est à  vingt ans qu’Uriah Smith (2 mai 1832 – 6 mars 1903) est devenu Adventiste. Pendant des années, il travailla à la Review and Herald en qualité d’éditeur ou de membre du comité éditorial. Il fut l’un des premiers secrétaires de la Conférence Générale et l’un des écrivains les plus prolifiques du Mouvement. Son amour pour la Bible fit de lui le premier professeur de Bible au Collège à Battle Creek.

 

 La patience – est-ce votre maillon faible ?

Carolyn Rayne

   J’ai longtemps cru que j’étais la seule à lutter pour être patiente, particulièrement en tant que mère. Mais je commence à réaliser que je ne suis pas seule, et je crois que vous pourrez comprendre les expériences suivantes. C’était un jour typique et chargé, d’école à la maison.  Mon fils et moi révisions la dernière consonne qu’il venait d’apprendre le jour précédent. (C’est incroyable comment une nuit de sommeil peut sembler effacer tout l’apprentissage du jour précédent !) Je demandai à Caleb de lire une liste de mots simples, en commençant par le mot « pas ». Après une longue pause, je commençai à me demander quel était le problème. Il semblait qu’il avait oublié comment commençait ce mot, c’est pourquoi je lui donnai le premier son : « C’est ‘P, P, P,’ ». Il y eut malgré tout encore un long silence, c’est pourquoi j’ai commencé à lentement dire le mot. « P….as », ai-je dis en insistant lourdement sur le P. Il semblait encore toujours ne pas saisir, malgré le fait qu’il s’était bien débrouillé le jour d’avant. Je répétai l’exercice plus intensément, disant le mot encore plus lentement et plus fort. Finalement, mon petit garçon demanda avec respect, « Maman, pourquoi le dis-tu aussi fort ? » Nous connaissons tous la réponse, n’est-ce pas ? Dans cette situation, la patience était mon point faible ! Alors qu’est-ce que la patience ? Le dictionnaire Webster la défini ainsi : « Vertu qui consiste à supporter les afflictions, la souffrance, le labeur, la calamité, la provocation ou autre mal d’une humeur calme et sereine ; fait d’endurer sans murmure ou agressivité. La patience peut découler d’une force morale inhérente, d’une sorte d’orgueil, ou d’une soumission chrétienne à la volonté divine. »

   Je voudrais me pencher sur quelques causes contribuant à l’impatience, et sur la façon dont nous pouvons vaincre cette faiblesse par la force de Christ. L’impatience commence dans nos pensées et nos sentiments, alors que nous commençons à expérimenter l’irritation, l’exaspération et la frustration. Si on ne la reconnaît pas à ce niveau pour la soumettre à Christ, l’impatience continue généralement à se révéler sur notre visage. C’est alors que l’on se met à geindre, à gronder et à agir précipitamment, ce qui ne révèle pas une « soumission chrétienne à la volonté divine, » comme l’exprime le Webster.

   Nous manquons souvent de patience tout simplement parce que nous sommes trop bousculés et pressés durant la journée, nous chargeant de devoirs superflus. « Le surmenage entraîne parfois l’irritabilité. Mais le Seigneur ne nous contraint jamais à des mouvements précipités et compliqués. Beaucoup se chargent de fardeaux que le tendre Père céleste ne leur avait jamais destinés… Contentons-nous des responsabilités que le Seigneur place sur nous, nous confiant en lui, gardant des cœurs purs, débonnaires et pleins de sympathie. » Messages à la jeunesse, p. 133. (Italiques ajoutés)

   Avez-vous vécu cela ? Lorsque nous faisons la course, il devient si aisé de trop se focaliser sur notre propre agenda. C’est alors que, lorsque quelqu’un (malheureusement dans la plupart des cas l’un de nos proches, ceux que nous chérissons le plus) vient à nous contrarier, il est trop simple d’être la proie des ces mots familiers, et de ces gestes d’impatience. Si nous passions ce temps précieux avec notre Sauveur avant de commencer la journée, le tumulte de la vie ne nous conduirait pas si facilement à le perdre de vue. Je prie plusieurs fois par jours afin d’entendre sa voix avant de me trouver dans ces situations où le moi « sort » tout simplement, plutôt qu’après, alors que je dois regarder en arrière et chercher le pardon.

   En considérant les choses qui peuvent nous affaiblir sur le plan de la patience, nous ne devrions pas négliger le rôle que peut jouer l’intempérance. Il nous est dit dans 2 Pierre 1 : 6 d’ajouter « à la science la tempérance, à la tempérance la patience… » « Il est quasiment impossible à une personne intempérante d’être patiente… mais que personne ne se croit incapable de devenir patient. La patience est une plante qui croîtra rapidement si elle est soigneusement cultivée. En apprenant à bien nous connaître, puis en associant à la grâce de Dieu une ferme détermination de notre part, nous pouvons devenir des conquérants… » My Life Today p. 97.

   S’il nous semble parfois qu’il nous est « quasiment impossible » d’être patients, considérons tout d’abord le domaine de la tempérance dans nos vies. Nous pensons généralement à la tempérance comme se référant à la nourriture que nous absorbons dans nos corps, ce qui n’en constitue qu’une partie. Mais l’intempérance dans le sommeil, le travail, et la parole contribue aussi aux manifestations d’impatience. Je sais que je suis naturellement plus patiente avec mes enfants lorsque j’ai fait le choix d’être tempérante dans les domaines de l’alimentation et du sommeil.

   Dans sa grâce, notre Père aimant a pourvu à un outil pour forger en nous la patience – l’outil des épreuves ! Jacques 1 : 2-4 l’exprime dans les termes suivants : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfait et accomplis, sans faillir en rien. » Considérez-vous les épreuves comme un sujet de joie complète ? C’est un appel élevé, mais lorsque je considère les bons fruits que portent les épreuves que j’ai traversées avec Lui, j’en désire absolument d’autres. D’une façon ou d’une autre, faire le lien positif entre la patience et les épreuves semble les rendre plus faciles à porter.

   Trouver, acheter et restaurer notre maison de campagne en Irlande fut un énorme pas de foi pour nous, et pourtant, cela semblait comparativement facile de faire confiance au Seigneur, parce que nous savions que nous ne pouvions pas y arriver tout seuls. C’est alors que, voyant la main du Seigneur agir si puissamment pour nous conduire ici, dans le Montana, j’ai supposé qu’il serait tout aussi simple de trouver une maison de campagne ici. Mais cette fois-ci, je n’avait pas tout abandonné au Seigneur, et n’était donc pas préparé à faire face au délai de temps. J’étais si anxieuse de trouver un « nid » à préparer pour y mettre mes « poussins », que j’étais prête à vivre n’importe où, pourvu que ce fût à la campagne. Mais ce n’était pas le cas pour mon mari. Chaque fois que je me trouvais à espérer emménager dans une autre maison potentielle, il semblait que mon mari n’était pas serein à son sujet pour une raison ou pour une autre. Je loue Dieu d’avoir appris la leçon de la patience dans cette situation, et que mon mari tint bon jusqu’à ce que le Seigneur nous ait conduit vers la maison qui convenait parfaitement pour les besoins du ministère et de notre famille.

   Alors comment pouvons-nous obtenir la victoire dans le domaine de la patience ? Il nous faut d’abord choisir de passer quotidiennement du temps avec Dieu, afin de nous mettre en relation avec le ciel, et être conscient de la présence du Sauveur à nos côtés tout au long de la journée. Ensuite, il nous faut réaliser et suivre un emploi du temps réaliste, qui nous aidera à éviter l’intempérance ce jour-là (le remplissant jusqu’au point de l’explosion), ce qui nous conduirait à l’impatience. Et enfin, il nous faut choisir de rester silencieux sous la provocation, nous tournant vers notre Sauveur toujours présent au moment du besoin. N’abandonnons pas, chers frères et sœurs ! Persévérons dans le Seigneur, dans la pratique de la patience. « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ.  Phil. 1 : 6 ».


Carolyn Rayne écrit du Montana, aux États-unis. Son mari et elle travaillent depuis 2000 avec la famille Waters. Ils sont tous deux originaires d’Angleterre. Elle a à cœur l’éducation de leurs deux enfants, Hanna et Caleb, et les enseigne à la maison.

 

Sur leurs traces – 15ème partie

 

Premières publications

   Dans le développement du Mouvement Adventiste, les publications occupent une place de premier ordre. Les débuts, toutefois, furent très modestes : une simple feuille volante, en 25 exemplaires, relatant la première vision de Mme White. La dépense fut couverte par James White et l’un de ses amis. C’était en 1846.

   La même année, Joseph Bates fit paraître une brochure de 40 pages sur le retour personnel et littéral du Christ en opposition à la croyance d’un retour spirituel. Lorsque le manuscrit fut prêt, l’argent manquait pour le publier. Une Adventiste vendit alors un tapis neuf et fournit ainsi les fonds nécessaires. Ce qui pressait le plus, c’était d’annoncer la fin du monde. Le tapis n’était pas indispensable. – D’après R. Gerber, ‘Le Mouvement Adventiste’, p. 81.

   En 1846 encore, Joseph Bates publia une brochure sur le sabbat, alors qu’il se trouvait dans des conditions pécuniaires très précaires. Il en fit imprimer mille exemplaires sans savoir d’où lui viendrait l’argent. Le travail terminé, la somme arriva aussi, si bien que la diffusion de la brochure ne souffrit aucun délai. C’est en lisant cette brochure que James et Ellen White comprirent l’importance du 4e commandement et la nécessité de revenir à l’observation du sabbat.

   En 1847, James White publia une brochure de quelques pages sur la 1ère vision de Mme White et quelques récits relatifs à l’œuvre adventiste.

   En 1848, ce fut le tour de la 3ème brochure de Joseph Bates adressée ‘au petit troupeau’. 80 pages. La publication en fut rendue possible grâce au sacrifice d’une jeune veuve qui vendit sa maison et offrit à Bates une somme suffisante pour couvrir les frais prévus : « Je peux très bien me passer de ma maison, dit-elle ; j’irai en service. » - R. Gerber.

   En 1849, Bates publia encore une autre brochure de 72 pages où il expliquait ce qui avait été montré à Mme White en rapport avec le chapitre 7 de l’Apocalypse. Jusqu’alors, il avait été à peu près l’unique écrivain du petit groupe. Mais, dès 1848, les prédicateurs se concertèrent sur la manière d’utiliser cette nouvelle manière de prêcher au moyen des publications. Ils en firent un sujet de prière. Dieu les exauça en communiquant à Mme White des instructions qu’elle transmit à son mari : « J’ai un message pour toi. Tu dois commencer à imprimer un petit journal et le répandre parmi le peuple. Qu’il soit petit d’abord ; à mesure que les gens le liront, ils enverront de l’argent pour l’imprimer… Il m’a été montré que de ce petit commencement, des flots de lumière feront le tour du monde. »

   James White se mit alors à l’œuvre, surmontant toutes sortes de difficultés.

   « Lorsque mon mari rapporta le premier numéro de l’imprimerie, nous nous mîmes à genoux, demandant au Seigneur, en toute humilité de cœur, de faire reposer sa bénédiction sur les faibles efforts de son serviteur ; puis mon mari adressa les journaux à tous ceux qui semblaient devoir les lire et les transporta à la poste dans une valise… Chacun des numéros suivants fut placé devant le Seigneur avant d’être porté à la poste, et beaucoup de prières mêlées de larmes appelèrent la bénédiction divine sur ces messagers silencieux. Bientôt des lettres vinrent, apportant les moyens nécessaires pour publier le journal et annonçant la bonne nouvelle selon laquelle bien des âmes acceptaient la vérité. » - « Testimonies », vol. 1, p. 88. – D’après R. Gerber, « Le Mouvement Adventiste », p. 80-82.

Premiers voyages

   Avril 1848. Les White décident de se mettre en route dès qu’ils trouveront de l’argent. James White commença par aller régler ses comptes avec son employeur et s’étonna de se trouver soudain en possession de dix dollars. La moitié de cet argent fut consacrée au remplacement des vêtements devenus innutilisables. Tout ce qui pouvait encore être raccommodé ou rapiécé le fut, des pièces nouvelles venant parfois renforcer d’autres plus anciennes qui commençaient à s’élimer. On n’en était pas à une pièce près ! Il restait donc cinq dollars pour les frais de voyage.

   Avec cette somme les White purent se rendre à Dorchester où Mme Nichols leur remit une somme équivalente, ce qui leur permit d’atteindre Middletown. A leur arrivée dans cette ville, bien qu’il y eût un petit groupe d’Adventistes, nul ne les attendait. Les White d’ailleurs n’y connaissaient personne et n’avaient sûrement pas annoncé leur arrivée. Il leur restait en tout et pour tout 50 cents. Ils arrivaient, avec leur malle, sans avoir la moindre idée où se loger, sans argent pour louer une chambre, confiants dans la main du Seigneur. A l’époque, il n’y avait pas de contrôle dans les gares et les consignes pour le dépôt des bagages étaient inconnues. Les White disposèrent leur malle en équilibre sur une pile de rondins et ils partirent à pied à la recherche de l’adresse qu’on leur avait donnée. Ils finirent par trouver un certain M. Chamberlain, membre de l’église adventiste et, avec la collaboration active de ce frère dévoué, ils organisèrent toute une série de réunions qui se révélèrent très fructueuses.

   Dans l’Etat de New York, l’œuvre avançait aussi sous l’intelligente initiative d’Hiram Edson. Ce dernier invita les White à venir au camp-meeting qu’il organisait à Volney, en août 1848. Edson écrivait que les membres de son église étaient pour la plupart des gens humbles et démunis d’argent, et qu’il ne pouvait, étant donné ces circonstances, promettre aux White de les entretenir entièrement. Toutefois, il les assurait qu’il ferait tout ce qu’il pourrait en ce sens.

   Il s’agissait donc de trouver de l’argent. Gros problème ! Comment les White allaient-ils s’en procurer ? Il restait encore trois mois avant l’assemblée. James White se dit qu’il devait absolument trouver un travail manuel quelconque. Il souffrait de dyspepsie, d’une claudication consécutive à un accident survenu dans son adolescence et sa connaissance des lois de santé se limitait à s’émerveiller de voir un Joseph Bates se porter comme un charme en ne se nourrissant que de gros pain de ménage et d’eau claire. Lui, James White n’avait jamais été un chêne. Certes, ses énergies mentales exceptionnelles lui avaient permis de dominer ces handicaps et l’habitude de la prière lui apportait – à lui et à sa femme – un extraordinaire réconfort quotidien. Mais il n’était nullement un travailleur de force prêt à assumer de lourdes besognes. Or, c’est justement ce genre de travaux qui s’offre à une main d’œuvre occasionnelle.

   Il s’engagea donc pour faucher, avec deux autres membres de l’église, deux hectares et demi de pré. Faucher à la main, pas à la faux, à l’aide d’une simple faucille, une tâche bien propre à épuiser un homme doué d’une vigueur tout autre que la sienne. « Dieu soit loué ! s’écrie pourtant cet indomptable optimiste. J’espère avoir ainsi quelques dollars à consacrer à l’œuvre de Dieu ! » Il en gagna quarante, une somme suffisante pour pouvoir participer activement au camp-meeting de Volney (New-York) qui se tint dans une grange appartenant à un converti, David Arnold. Cette assemblée groupait 35 personnes.

   Les White furent ensuite appelés à aller travailler dans l’état voisin du Maine. Là, une pénible décision s’imposa : il n’était plus question d’emmener le bébé et de se consacrer en même temps à l’évangélisation. Pour le bien de l’enfant autant que pour assurer le succès de l’entreprise, il fallait se résoudre à la séparation. Les Howland s’offrirent à garder le petit. Torturée de chagrin Mme White leur abandonna son fils, certaine qu’ils seraient pour lui des parents admirables. Ce n’en fut pas moins un vrai  déchirement pour cette jeune femme dont c’était alors l’unique enfant. Un écho de cette douleur a passé dans une de ses lettres : « Je revois toujours le pauvre petit visage crispé d’Henry lorsque je le quittai. Son expression de chagrin m’a d’abord poursuivie nuit et jour. Avec l’aide du Seigneur, je suis pourtant parvenue à chasser cette image torturante et à m’occuper sans arrière-pensée du bien d’autrui. » - D’après  W.A. Spalding, « Captains of the Host », p. 175-178.

Des soutiens indispensables

   La maison haute et large, massive, sans élégance, donnait une impression de robustesse, de pérennité, renforcée encore par une palissade de bois blanc qui ceinturait toute la propriété. Bref, elle portait bien son nom de ‘Fort Howland’, tiré du patronyme de son propriétaire. Ce fut d’ailleurs un nom prédestiné car ce ‘fort’ devint la citadelle et le refuge de plus d’un pionnier du Mouvement Adventiste.

   Stockbridge Howland était ce qu’on appellerait aujourd’hui un ingénieur civil. Ses attributions étaient nombreuses : constructeur de ponts et de routes, bâtisseur de moulins, projecteur et entrepreneur responsable de divers travaux publics. C’était un homme digne et respecté et sa demeure était à l’image de sa réussite.

   En 1844, Stockbridge Howland épousa les vues de William Miller et devint un ardent défenseur de la thèse adventiste qui prônait l’imminence du second avènement du Christ. Il partait à cheval pour aller distribuer des brochures dans les districts voisins et mettait à profit ces contacts pour propager sa foi. Ce comportement déplut vivement à tous les opposants au message adventiste et l’on fit courir le bruit que ce Monsieur Howland donnait des signes de déficience mentale. Comme on l’accusait en outre de négliger son travail, on obtint qu’il fût remplacé à la tête de ses entreprises, par l’un de ses contremaîtres. L’homme désigné pour cette responsabilité n’avait ni l’envergure ni les compétences du patron. Il se trouva très vite débordé car Howland, désireux de se vouer de plus en plus entièrement à la seule activité qui lui parût essentielle – propager sa foi – lui avait de plein gré remis tout pouvoir sur l’ensemble de ses affaires.

   Vint le jour où le comité décida de construire un pont plus large et plus représentatif sur la rivière Kennebec. Le gros problème était qu’en dehors de Stockbridge Howland, nul n’était capable de mener un tel projet à bien. On vint donc trouver celui qu’on avait écarté, insistant pour qu’il prenne l’affaire en mains. Howland avait sa réponse toute prête : « Messieurs, voyez pour cela le contremaître ! Vous savez pertinemment qu’on a invoqué mon incompétence aussi bien en ce qui concerne mes propres affaires que les travaux publics. Et vous prétendez me confier la construction d’un pont !… Cela n’est pas très sérieux, ne trouvez-vous pas ? »

   Cette simple remarque signa la fin du contrat passé avec le contremaître. Stockbridge Howland se mit donc activement à dresser des plans pour le pont, ce qui ne l’empêcha pas, d’ailleurs, de continuer à assumer ce qu’il estimait être sa mission.

   « Fort Howland », la maison du chaleureux accueil. C’est là que Frances Howland, la fille de Stockbridge, fut guérie par la prière, en 1845. C’est non loin de là qu’au cours d’une réunion tenue en 1846 chez les Curtiss, Joseph Bates fut convaincu qu’Ellen White possédait le don de prophétie. Lorsque le jeune couple, James et Ellen White se trouvait sans abri, Stockbridge Howland mit à sa disposition un appartement dans sa propre maison. C’est de là que James White partait tous les matins pour travailler comme manœuvre à la réfection des voies du chemin de fer ; là qu’il se fit bûcheron pour gagner à peine 2 de nos francs par jour ! Là encore qu’avec pour tout capital trente pauvres centimes, Mme White eut à résoudre le délicat problème de l’emploi de cet argent : du lait pour le bébé ou un coupon de calicot pour lui en faire une chemisette et couvrir ses petits bras nus ! Là encore que, cet unique enfant étant tombé gravement malade, ils furent sur le point de renoncer à la tâche entreprise afin de pouvoir mener une existence familiale plus normale. C’est encore de là que les White repartirent en 1848, pour assumer la lourde tâche que James White poursuivit infatigablement pendant plus de 30 ans, alors que celle de son épouse allait s’échelonner sur près de 70 ans. C’est encore entouré de la tendresse des Howland et de leur fille que le petit Henry, premier enfant des White, passa dans cette maison amie les cinq premières années de sa vie, pendant que ses parents parcouraient les villes et les villages pour répandre leurs convictions.

   Stockbridge Howland et sa femme vécurent jusqu’en 1872 dans la grande maison familiale, puis ils allèrent s’installer à Battle Creek où ils demeurèrent jusqu’à leur mort.

   Il existe ainsi, dans l’église, diverses fonctions auxquelles les membres sont appelés : premièrement des apôtres, secondement des prophètes, ensuite ceux qui ont le don des miracles, le don de guérir, de secourir ou de gouverner. Lorsqu’on étudie la vie des pionniers du Mouvement Adventiste, on y retrouve ces fonctions. Il y eut cet homme d’âge mûr, capitaine de vaisseau, qui consacra toute sa fortune et se voua lui-même entièrement au soutien de la Cause de Dieu, et dont la foi et la puissance pour convaincre les autres ne cessèrent de grandir, Joseph Bates, ne fut-il pas un apôtre ?

   Il y eut aussi ce jeune, ce dynamique prédicateur brûlant de zèle et d’enthousiasme pour annoncer le prochain retour du Christ, mais qui était si pauvre qu’il fallait coudre de nouvelles pièces sur les anciennes pour tenter de dissimuler les parties élimées de son pardessus. Cet homme ardent et consacré mania la hache et la faucille au prix d’incroyables fatigues pour subvenir aux besoins des siens. Mais il ne faillit jamais à la tâche à laquelle Dieu l’avait appelé : aller proclamer sa foi, prêcher, publier la bonne nouvelle du salut. James White ne fut-il pas, lui aussi, un homme inspiré ?

   Et cette jeune femme, son épouse, durement frappée aux jours de son enfance, et destinée, selon toute apparence, à mener une existence diminuée d’invalide. Mais Dieu la remplit de force et de lumière et, de cette faiblesse même, suscita un Guide d’une puissance incomparable. 

   Et tant d’autres qui, à des degrés divers, vouèrent leur vie à faire triompher l’Evangile. Parmi eux, des hommes, des femmes qui ne se targuaient pas de dons particuliers, tel Stockbridge Howland de Topsham, mais qui furent les indispensables soutiens de ceux qui combattaient en première ligne. – D’après A.W. Spalding, « Footprints of the Pioneers », p. 83-87.

 À suivre …


Le livre de la nature - suite

   « Il est nécessaire de donner aux enfants des leçons qui les encourageront à résister au mal. Dirigez-les de la nature au Dieu de la nature, ce qui leur permettra ainsi d’apprendre à connaître le Créateur. Comment puis-je apprendre à mes enfants à servir et glorifier Dieu ? telle devrait être la question par excellence des parents. Si l’univers tout entier est intéressé au bien être de la race humaine, ne devrions-nous pas être diligents pour accomplir tout notre possible pour le bien être de nos enfants ? » Manuscrit 29, 1886.

   « La gloire de Dieu est révélée dans Son oeuvre. L’esprit se fortifiera à la recherche des mystères qui y sont cachés. Les esprits ayant été amusés et abusés par la lecture de fiction trouveront dans la nature un livre ouvert, et y lirons la vérité dans les oeuvres de Dieu qui les entourent. Tous peuvent trouver des thèmes d’étude dans la simple feuille de l’arbre de la forêt, dans les brins d’herbe couvrant la terre de leur tapis de velours verdoyant, dans les plantes et les fleurs, les arbres imposants de la forêt, les montagnes élevées, les rochers granitiques, l’océan en mouvement, les précieux gemmes de lumière constellant les cieux pour rendre la nuit magnifique, les richesses inépuisables du soleil, les gloires solennelles de la lune, le froid de l’hiver, la chaleur de l’été, les saisons changeantes et récurrentes, révélant un ordre et une harmonie parfaite, contrôlés par la puissance infinie ; tels sont les sujets appelant à une pensée profonde,  développant l’imagination. 

   « Si les frivoles et les chercheurs de plaisirs permettaient à leur esprit d’explorer la réalité et la vérité, le coeur ne pourrait que se remplir de révérence, et ils adoreraient le Dieu de la nature. L’étude du caractère de Dieu, tel qu’il est révélé dans Sa création, ouvrira un horizon à la pensée qui écartera l’esprit des plaisirs vils et débilitants. Dans ce monde, nous ne pouvons que commencer à capter la connaissance des oeuvres et des chemins de Dieu ; leurs études continueront durant toute l’éternité. Dieu a fourni à l’homme  des sujets de réflexion qui feront fonctionner chaque faculté de l’esprit. Nous pouvons lire le caractère de Dieu dans les cieux et sur la terre, remplissant le coeur de gratitude et de reconnaissance. Chaque nerf, chaque sens répondra aux expressions d’amour divin dans Ses oeuvres magnifiques. » Testimonies for the Church, vol. 4, p. 581.

   « Son éducation [celle de Jésus] se forma aux sources désignées par le ciel : un travail utile, l’étude des saintes Écritures et de la nature, et les expériences de la vie, tous livres divins, débordants d’enseignements pour les coeurs réceptifs, les esprits biens disposés et les mains industrieuses. » Ministère de la Guérison, p. 337.

   « Sa grande familiarité avec les Écritures montre comment il s’est appliqué, dans ses premières années, à l’étude de la Parole de Dieu. La vaste bibliothèque des oeuvres divines était aussi à sa disposition. Lui qui av ait fait toutes choses, il étudiait maintenant les leçons gravées de sa propre main sur la terre, la mer et le ciel. A l’écart des souillures du monde, il tirait de la nature des trésors de connaissance scientifiques. Il étudiait la vie des plantes et des animaux, et celle des hommes. Dès son jeune âge il fut animé d’un désir unique : il vécut afin d’être en bénédiction aux autres. A cet effet, la nature lui offrait ses ressources ; de nouvelles idées concernant les méthodes à suivre affluaient à son esprit tandis qu’il étudiait la vie des plantes et celle des animaux. …

   « La signification  de la Parole et des oeuvres de Dieu se dévoilait à Jésus à mesure qu’il s’efforçait de comprendre la raison des choses. Des êtres célestes l’assistaient, et son esprit était rempli de saintes pensées. Dès le premier éveil de son intelligence, il ne cessa de croître en grâce spirituelle et en connaissance de la vérité.

    « Tout enfant peut acquérir la connaissance comme Jésus l’a fait. Si nous nous efforçons d’apprendre à connaître notre Père céleste, au moyen de Sa Parole, des anges s’approcheront de nous, pour fortifier nos esprits, pour ennoblir et élever nos caractères. » Desire of Ages, pp. 70, 71 (voir Jésus-Christ, pp. 54, 55)

   « Le grand Enseignant mettait ses auditeurs en contact avec la nature, afin qu’ils puissent écouter la voix qui se fait entendre dans toute création ; et à mesure que leurs coeurs s’attendrissaient et que leurs esprits s’ouvraient, Il les aidait à interpréter les enseignements spirituels des scènes sur lesquelles se portaient leurs regards. Les paraboles, au moyen desquelles il aimait enseigner des leçons de vérité, montrent combien son esprit était ouvert aux influences de la nature, et combien il se réjouissait de recueillir des leçons spirituelles de la vie quotidienne.

   « Les oiseaux du ciel, les lis des champs, le semeur et la semence, le berger et ses moutons, tels étaient les moyens que Christ utilisait pour illustrer la vérité immortelle. D’autres images lui venaient encore des événements familiers à ses auditeurs : le levain, le trésor caché, la perle, le filet de pêche, la drachme perdue, le fils prodigue, la maison sur le roc et la maison sur le sable. Il y avait, dans Ses leçons, de quoi intéresser toutes les intelligences, attirer tous les coeurs. Ainsi, l’ouvrage quotidien, au lieu d’être une routine pénible, terre à terre, resplendissait d’une valeur nouvelle, rappel constant du spirituel et de l’invisible.

   « C’est ainsi que nous devrions enseigner. Que nos enfants apprennent à voir dans la nature une expression de l’amour et de la sagesse divins ; que la pensée de Dieu soit pour eux  indissociable de l’oiseau, de la fleur, de l’arbre, que tout ce qu’ils voient devienne pour eux les interprètes de l’invisible, et que chaque événement de la vie leur apporte un enseignement divin.

   « Alors qu’ils apprennent ainsi à étudier les leçons de la création et de la vie, il nous faut leur montrer que les mêmes lois qui gouvernent la nature et les événements de la vie doivent nous contrôler ; qu’elles nous sont données pour notre bien ; et que c’est uniquement en leur obéissant que nous trouverons le vrai bonheur et le succès. » Education, pp. 102, 103. 


Divers Articles

Télévision

A. De Ligne – Revue Adventiste, mai 1962.

   Un intrus est en train de conquérir rapidement notre monde. Il s’appelle télévision ! La télévision, dont les antennes se multiplient sur les toits des habitations, finira bientôt par occuper une place de choix dans chaque appartement. Nos membres n’échappent pas à cette séduction. Il semble impossible d’enrayer cet envahisseur progressif.

   Sans doute, la télévision constitue-t-elle une remarquable invention. Nous sommes, à juste titre, en extase devant l’intelligence technique qui l’a conçue. Et, dans un monde sans péché, nous pourrions en user impunément. Mais dans les conditions actuelles, elle est un dangereux moyen de séduction. Encore une fois, loin de nous la pensée de discréditer entièrement la télévision. On y présente des émissions dignes d’intérêt, mais les choses intéressantes n’assainissent pas le reste. S’il y a des programmes parfaitement innocents, il en est aussi de réellement stupides, et même de très dangereux ! La télévision introduit la corruption et la folie du monde dans la maison. On peut dire que là où il y a un appareil de télévision, il y a une voie d’eau dans le bateau. 

« Attaché aux idoles »

F.M. Wilcox - Review and Herald Août 1948

   « Ephraïm est attaché aux idoles, laisse-le ». Ces paroles faisaient allusion à une catégorie de prétendus croyants, contemporains d’Osée, à qui s’adressait l’Eternel. Le contexte nous apprend que les fils d’Ephraïm s’étaient rendus coupables d’abominables péchés, qu’ils s’étaient détournés du culte du vrai Dieu pour laisser libre cours à leurs passions. Ils avaient rompu complètement avec leur Seigneur.

   L’idolâtrie ne se limite pas à des formes matérielles et extérieures, à des objets d’or, d’argent, de bois ou pierre ; elle comprend tout ce qui éloigne de Dieu. Arrêtons-nous un instant sur cette question.

L’idole de l’argent

   L’argent, en lui-même, n’est pas un mal, c’est l’amour démesuré qu’on lui voue qui éloigne l’homme de Dieu. L’apôtre déclare qu’il « est une racine de tous les maux ».

   « Ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. » (1 Timothée 6 : 9, 10)

   Quand il est employé égoïstement pour son propre plaisir et son unique satisfaction, l’argent est une idole, car nous ne devons pas oublier ceux qui sont dans la peine. Il prend dans ce cas la place de Dieu dans nos affections.

L’idole de la mode

   Notre vêtement peut devenir notre idole aussi bien que l’argent et la gourmandise. Le corps des enfants de Dieu doit devenir un tabernacle du Saint-Esprit, qui ne peut supporter le péché : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que le Saint-Esprit habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. » (1 Cor. 3 : 16, 17.)

   On peut souiller son corps par des pensées impures, des aliments malsains qui affaiblissent quand ils ne détruisent pas l’organisme. La façon dont certains s’habillent souille leur corps aux yeux de Dieu, et voici, petit à petit, l’habit devient une véritable idole. Voici ce que saint Paul dit à l’Église chrétienne : « Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes œuvres comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. » (1 Timothée 2 : 9, 10) Cette instruction est pour les chrétiennes de 1848 (2008) comme elle l’était pour celles des temps apostoliques. Le principe n’est pas seulement pour elles mais aussi pour les hommes. Ceux-ci peuvent très bien céder à ce péché, chercher à paraître extérieurement pour s’attirer l’admiration et la louange de ceux avec qui ils vivent.

Le culte de l’homme

   Aujourd’hui, plus que jamais nous risquons de mettre notre confiance dans l’homme au lieu de la placer en Dieu. Cela est aussi vrai dans le monde religieux que dans le monde politique et social. Le Psalmiste nous met en garde contre le danger quand il dit : « Ne vous confiez pas aux grands, aux fils de l’homme qui ne peuvent sauver ; leur souffle s’en va, ils rentrent dans la terre et ce même jour leurs desseins périssent. » (Psaume 146 : 3, 4)

   L’œuvre de Dieu sur la terre n’a jamais dépendu d’un homme. Notre mouvement a eu parmi ses conducteurs des hommes et des femmes de cœur en grand nombre, mais leur disparition n’a pas arrêté la marche des plans divins. Le Seigneur ensevelit ses ouvriers, comme Moïse sur la montagne, le grand chef de l’antique Israël, mais sa cause ne saurait connaître de retard.

Conclusion :

   Pour conclure, puis-je poser cette question : Avons-nous quelque idole chérie dans notre cœur qui prendrait la place de Dieu dans nos affections ? A chacun de nous d’y répondre consciencieusement. Il est dit d’Ephraïm : « Il s’est attaché aux idoles ; laisse-le. » Si nous ne rompons pas avec nos idoles, Dieu dira aux derniers jours : laisse-le ! Il fera une différence entre le juste et le méchant, et c’est à ce moment que s’exécutera le décret final : « Que celui qui est injuste soit encre injuste ; que celui qui est souillé se souille encore ; et que celui qui pratique la justice se justifie encore, et que celui qui est saint se sanctifie encore. Voici, je viens bientôt pour rendre à chacun selon son œuvre. » (Apocalypse 22 : 11, 12.)

   Si nous voulons être au rang des « vainqueurs » et être admis au royaume des cieux, il faut que nous soyons tout au Seigneur. Notre principal objectif sera de le glorifier dans nos pensées, dans nos paroles et dans nos actes. Nous ne nous appartenons pas, car notre rédemption nous a été acquise à un prix infini, par le sacrifice de la vie de notre Sauveur. En cherchant à nous sauver nous contribuerons au salut des autres. L’œuvre de Dieu réclame une consécration entière de tous les chrétiens, un intérêt brûlant pour la proclamation de l’Évangile et l’extension du règne de Dieu sur la terre. Que le Seigneur nous rende fidèles à cette grave responsabilité et à ce privilège sacré.


Histoires pour les enfants 

« Le chaton »  

   Le pasteur avait un chaton. Cette mignonne petite pelote de fourrure avait grimpé dans un des arbres situé dans le jardin du pasteur, et miaulait piteusement, s’accrochant à une branche, tant elle avait peur de redescendre.

   « Minette, Minette, viens » appelait doucement le pasteur, étendant sa main pour atteindre le chaton tremblant. Elle ne voulait pas bouger. Il essaya de l’attirer et de lui faire oublier sa peur avec un bon bol de lait chaud. Et pourtant, la minette ne voulait pas descendre.

   L’arbre n’étant pas assez solide pour supporter le poids du pasteur, celui-ci décida de ne pas grimper, mais d’attacher le bout d’une corde à une des branches de l’arbre et l’autre bout à sa voiture. Ainsi, il pourrait faire avancer la voiture suffisamment pour que l’arbre soit penché et qu’il puisse atteindre la petite chatte. Et c’est ce qu’il fit. Très attentif au mouvement de l’arbre, le pasteur décida que s’il pouvait courber l’arbre d’encore quelques centimètres, il pourrait attraper la minette. Mais en avançant encore un tout petit peu, la corde cèda. L’arbre émit un « boing » alors qu’il retrouvait sa place d’origine et la minette se trouva immédiatement propulsée dans les airs et bientôt fut hors de vue.

   Le pasteur se sentit vraiment très mal. Il fit le tour du voisinage, demandant aux gens s’ils avaient vu un petit chat. Non, personne n’en avait vu. Alors il pria : « Seigneur, je remets ce petit minou entre tes mains. » C’était tout ce qu’il pouvait faire. Il retourna à la maison et continua son travail.

   Quelques jours plus tard, il rencontra un de ses membres d’église au supermarché. En parlant, son regard tomba dans le caddy où, à son grand étonnement il vit de la nourriture pour chat. Il savait que cette femme avait horreur des chats ; tout le monde le savait ! Alors il demanda : « Comment ce fait-il que vous achetiez de la nourriture pour chat alors que vous ne les aimez pas ? » « Vous n’allez pas me croire » répondit-elle. « Cela fait des semaines que ma petite fille n’arrête pas de me réclamer un chat. Et bien sûr,  je ne voulait pas lui en acheter un, car je ne les aime pas. Il y  a quelques jours, elle a recommencée à me réclamer un chat, alors j’ai fini par lui dire : « Si Dieu te donne un chat, tu pourras le garder. » J’ai vu ma petite fille aller au jardin, s’agenouiller et demander un chat à Dieu. Pasteur, vous n’allez pas me croire, mais je l’ai vu de mes propres yeux! Un chaton est soudain arrivé, volant dans les airs, ses pattes écartées et a attéri juste devant elle ! Je ne pouvais rien faire d’autre que de la laisser garder ce chat, n’est-ce pas ? »        

   Ne sous-estimez jamais la prière de la foi !


La fidélité

   Voici une histoire qui a eu lieu il y a plusieurs années.

   Il s’agit d’un chien japonais qui s’appelait Harciko. Il avait appartenu au docteur Hildesaduro Iberno. Ce dernier quittait chaque matin sa maison pour se rendre à Scisaya, et le chien avait l’habitude de l’accompagner à la gare le matin, et de l’y attendre le soir à l’heure de son retour.

   Mais le docteur Iberno mourut. Harciko, cependant, continua tous les jours de faire ses promenades. Fidèlement, matin et soir, il se rendait à la gare dans l’espoir de voir son maître revenir. Son pèlerinage quotidien dura onze ans.

   Car Harciko n’est plus, il est mort il y a plusieurs années. Sa disparition a plongé dans la consternation la population entière du Japon. Seize prêtres ont assisté à ses funérailles, qui se sont déroulées devant plusieurs milliers de personnes. C’est que ce brave chien était devenu légendaire. Son histoire est – et le sera longtemps encore – racontée dans les livres de classe. Une statue a même été érigée devant la gare où, pendant onze ans, il est venu attendre son maître.

   Chers lecteurs. Il y a de nombreuses années Jésus a dit : « Je reviendrai. » Sommes-nous aussi fidèles que Harciko pour attendre notre Maître et Seigneur ? Le maître de Harciko n’est jamais revenu, mais le Nôtre revient. Il est à la porte. Puissions-nous être prêts lorsqu’Il viendra nous chercher. Que nos caractères soient transformés et que nous puissions vivre pour ce beau jour de la venue de Jésus.


Coin Poème

Maman

Maman,

C’est le mot le plus doux.

Comme le murmure de la mer dans un coquillage

On ne le lasse de le prononcer – Maman.

 

Dès les premiers balbutiements

On s’accroche à lui pour vivre

Comme un oiseau à son nid pour ne pas tomber.

La route sera longue mais Maman … tu es toujours là.

 

Comme le vent, on ne sait d’où il vient,

On ne sait où il va

Mais ton souffle sur ma joue me rassure Maman.

 

Maman, tu es toujours là,

Pour me tendre la main au moindre faux pas.

Me pardonner, lorsque je t’ai fâchée

Me redresser quand la barque chavire

Me consoler quand j’ai de la peine.

 

Tu es le soleil qui éclaire ma route

Toute la tendresse que tu m’as offerte

Je l’ai enfouie en moi

Et c’est avec elle que je construis ma Vie, Maman.

 

Maintenant encore, quand je prononce ce nom

Une tempête envahie mon cœur

J’aimerai t’avoir toujours près de moi

Te serrer fort dans mes bras,

Maman.

Nicole Zanfen


Coin Santé

Pancakes délicieux

Ingrédients :

380 g de farine bise

1 cuillère à café de sel

750 ml de lait de soja

½ sachet de levure chimique

60 ml d’huile


- Dans une terrine, verser la farine, le sel, et la levure.

- Ajouter l’huile et mélanger.

- Délayer petit à petit avec le lait de soja.

- Chauffer une poêle et la graisser lorsqu’elle est chaude.

- Verser une petite louche de pâte dans la poêle chaude, et laisser tel quel. Selon la taille de la poêle, vous pouvez faire cuire trois petits pancakes. Ils ont un diamètre de 10 cm environ.

- Laisser lever, et lorsque des petites bulles se trouvent à la surface, retourner le pancake et faire cuire de l’autre côté.

- Vous pouvez les consommer sucrés avec du sirop d’érable, du miel ou de la confiture ou encore salés avec de l’houmous, de la crème d’avocat, du pâté végétal.

- Ce sont des petites crêpes épaisses et nourrissantes, apparentées aux blinis, qui font les joies des grands et des petits.

- Vous pouvez aussi ajouter des herbes de Provence dans la pâte, pour vos pancakes salés.

 

Nb : Utilisez de préférence la levure sans phosphate (en magasin diététique).