Vol.1 - Janvier 2009


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« L’Eternel est ma lumière et mon salut : De qui aurais-je crainte ? L‘Eternel est le soutien de ma vie : De qui aurais-je peur ? » Psaume 27 : 1

 

Table des matières

Éditorial

L’attaque de Satan contre la Révélation, par Allen Stump

Sur leurs traces

Lorsqu’il faut fuir : un acte de foi, par Jere Franklin

Une préparation est nécessaire, par Ellen White

Le cordon bleu, par Amy Pavlovik

Histoire pour les enfants

Coin Santé 

 

Editorial 

« Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! » 1 Thessaloniciens 5 : 23.

   Chers lecteur,

   C’est avec des cœurs reconnaissants à notre Dieu, que nous vous envoyons le premier numéro d’Etoile du Matin de cette nouvelle année. Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2009, mais notre plus grand désir est que vous puissiez grandir dans la vérité, et « éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon ». (1 Thess. 5 : 21) Tous les signes des temps sont là pour avertir que la Seconde venue du Christ est imminente. Les questions solennelles qui se posent pour chacun de nous sont : « Suis-je prêt à rencontrer mon Maître, le Fils du Dieu vivant ? Lui ai-je donné mon cœur et ma vie sans réserve ? »

   Nous tenons également à vous remercier pour vos prières et votre soutien financier qui ont permis à ce magasine d’exister une année de plus.  Nous vous informons cependant que durant l’année 2009, la parution d’Etoile du Matin sera trimestrielle, afin de permettre à 120 personnes en attente de recevoir le magasine tout en maintenant une libre participation aux frais : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Matthieu 10 : 8) En effet, la participation actuelle étant d’environ 30% d’abonnés, nous ne voudrions pas léser ceux qui n’ont pas les moyens de soutenir Etoile du Matin, mais qui en lisent les articles avec intérêt. Si toutefois certains de vous ne souhaitaient plus le recevoir, nous vous serions reconnaissant de nous en informer, afin que d’autres personnes puissent en profiter : « Où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Corinthiens 3 : 17).

   Notre prière est que vous soyez tous bénis par la lecture de ce premier numéro de l’année 2009, et que les articles, le poème, la recette et l’histoire pour les enfants vous aident à développer votre relation avec Dieu le Père et avec son Fils Jésus-Christ.

En Jésus-Christ notre Seigneur, Marc.

 

L’attaque de Satan contre la Révélation

Allen Stump

   Dans une déclaration faite lors d’un Conseil Annuel récent, le Pasteur Jan Paulsen, Président de la Conférence Générale, se référa à la Conférence du 50ème Anniversaire au sujet du livre Questions on Doctrine (QOD), alors encore à venir. C’est il y a cinquante ans, en 1957, que le livre Questions on Doctrines fut publié pour la première fois, et ce livre est peut-être devenu le livre le plus controversé dans la théologie Adventiste du 7ème Jour des cinquante dernières années. Paulson affirma qu’il ne croyait pas que cette conférence était une bonne idée, et qu’elle ne devait pas avoir lieu. Concernant la nature du Christ, l’un des points de problèmes théologiques posé dans QOD, Paulsen affirma :

   L’unicité de Jésus-Christ (Entièrement Dieu et entièrement homme – personne d’autre ne correspond au titre de ‘seul engendré’) nous conduit à cela. Je ne peux simplement pas imaginer qu’une personne post moderne en Europe, un homme d’affaire en Asie ou en Amérique Latine, ou un fermier en Afrique ne se souciera le moins du monde de savoir si Christ avait la nature d’avant ou d’après la chute. Les réalités du monde dans lequel nous vivons présentent d’autres soucis et d’autres priorités qui nous occupent (Adventist News Network).

   Il est possible que la dernière phrase de Paulson ici citée soit vraie, mais ça ne devrait pas être ainsi. Pour de nombreuses personnes, les choses qui ce déroulent dans ce monde, et les priorités de ce monde nous importe plus que notre compréhension de Jésus-Christ. Ceci est un commentaire triste mais vrai pour la plupart du monde, mais je vous le demande, celui-ci devrait-il concerner le peuple de Dieu ? Jamais ! Ils devraient avoir un désir de comprendre Dieu et Jésus-Christ, et cette compréhension devrait être prioritaire sur quoi que ce soit d’autre dans ce monde ! Il est vrai que le laboureur en Afrique et l’homme d’affaire en Chine ou en Amérique Latine ne s’en soucie peut-être pas, mais bien-aimés, en tant que peuple de Dieu nous devrions, et nous devons nous en soucier.

   Il se peut que la doctrine la plus fondamentale du Christianisme, et réellement dans n’importe qu’elle religion soit la doctrine de la révélation, car cette doctrine va déterminer, dans une grande mesure, la façon dont nous voyons tout le reste. En tant que Chrétien, nous pourrions penser que la doctrine de Dieu, et de le connaître, est notre croyance la plus importante, et c’est bien sûr notre but ultime, mais comment connaissons-nous Dieu ? Comment Dieu nous est-il révélé ? C’est ici que la doctrine de la révélation entre en jeu. Par exemple, les Musulman croient qu’il y a un Dieu, Allah, que son prophète est Mohammed, et ils croient cela d’après une supposée révélation donnée à Mohammed. Il écrivit cette révélation dans un livre qui s’appelle le Qur’an (le Coran).

   En tant que peuple Chrétien, nous avons cependant un autre livre de révélation, et nous l’appelons la Bible. Le mot Bible vient du mot Grec biblos (βιβλος) qui signifie simplement livre. La Bible est le livre, pas n’importe quel livre, mais le livre, et votre compréhension de la révélation détermine votre direction théologique et façonne votre pensée.

   Chaque Chrétien doit devenir un « théologien ». Il nous faut comprendre que, dans sa forme basique, devenir théologien n’est pas seulement pour un petit nombre de personnes sélectionnées. Il se peut que nous nous considérions comme les petits membres sur les bancs d’églises, et que nous voyons les théologiens comme les grands géants au séminaire, pensant que nous ne pouvons connaître que peu de choses, et qu’ils peuvent en connaître beaucoup plus. Dans le livre La Grande Controverse, il nous est cependant dit que dans l’œuvre finale, ‘les ouvriers seront plutôt qualifiés pas l’onction du Saint-Esprit que par l’enseignement des institutions littéraires (Great Controversy, p. 606).’ De nombreux pasteurs qui ont été dans des institutions littéraires sont réellement disqualifiés pour l’enseignement de sa Parole parce que, au lieu d’apprendre au sujet de Dieu, ils étudient les théories des hommes. Ils apprennent les idées et les philosophies des hommes, ils étudient la psychologie des hommes, mais ils n’étudient pas la pure Parole de Dieu pour comprendre ce qu’elle signifie.

   A présent, remarquons comment la doctrine de la révélation s’accorde avec le concept de la théologie systématique. Le concept appelé théologie systématique est simplement la discipline de l’étude de Dieu (théologie) qui « cherche à organiser les différentes doctrines Chrétiennes d’une façon logique, de façon à ce que l’étude d’un sujet conduise naturellement à la considération du suivant (Richard Rice, Reign of God, p. 10). » Je vous demande à présent s’il est mal d’organiser nos doctrines de façon ordonnée et harmonieuse ? Non. La Bible dit « Dieu n’est pas pour la confusion » (1 Corinthiens 14 : 33), mais il est un Dieu d’ordre. « L’ordre est la loi du ciel, et devrait être la loi du peuple de Dieu sur la terre. » (Testimonies to Ministers and Gospel Workers, p. 26) En fait, « L’ordre est la première loi du ciel. » (Testimonies for the Church, vol. 6. p. 201)

   La théologie systématique n’arrange pas seulement les différentes doctrines bibliques de façon ordonnée, elle démontre aussi comment les différentes doctrines de notre foi Chrétienne s’accordent les unes avec les autres. Les doctrines de la Bible ne sont pas des idées disjointes et séparées. Les enseignements de la Bible sont reliés entre eux. Il se peut que nous soyons de simples laïques, mais ces concepts de théologie systématique ne sont pas trop difficiles à saisir.

   Tout ce que nous croyons influence toutes nos autres croyances. (Par exemple, si vous croyez que l’âme est naturellement immortelle et que certaines personnes n’iront pas au ciel, il vous faut alors une alternative où l’âme puisse aller – un enfer qui brûle pour l’éternité, le purgatoire, les limbes, ou un autre lieu quelconque. Vous voyez comment une doctrine affecte très facilement une autre doctrine). Par exemple, ce que les gens pensent de Dieu affectera leur idée de la fin de l’histoire, et vice versa. Les différentes doctrines chrétiennes ne sont pas comme des cubes de construction, ayant exactement la même forme et les mêmes dimensions, et pouvant êtres arrangés de n’importe quelle façon. Elles ressemblent plus aux pièces d’un puzzle (Reign of God, p. 10, 11).

   Cette analogie n’est pas complète, parce que les pièces d’un puzzle n’ont qu’une seule façon de parfaitement s’emboîter les unes dans les autres, et aucun Chrétien n’a encore présenté la manière exacte et parfaite dont tout doit s’harmoniser, mais mes bien-aimés, nous nous en rapprochons constamment. La Bible dit, « Mais le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, dont l’éclat augmente jusqu’à ce que le jour soit dans sa perfection. » (Proverbes 4 : 18) Il nous faut comprendre la Bible bien mieux que nous ne le faisons. Il nous faut comprendre que c’est la Parole de Dieu, et que Satan est en guerre contre cette Parole.

   Etant donné que tout se construit sur la révélation de Dieu, nous pouvons voir que c’est logiquement l’endroit pour Satan de commencer son attaque et un point de guerre stratégique pour lui dans sa guerre contre Dieu et les saints. Bien-aimés, « il n’y a rien que Satan souhaite plus que de détruire la confiance en Dieu et en sa Parole. » (The Great Controversy, p. 536)

   Reprenons ce que le Pasteur Paulson a dit : « Je ne peux simplement pas imaginer qu’une personne post moderne en Europe, un homme d’affaire en Asie ou en Amérique Latine, ou un fermier en Afrique ne se souciera le moins du monde de savoir si Christ avait la nature d’avant ou d’après la chute. » Paulson se sent-il lui-même concerné par cette question ? Considérons à présent la citation suivante d’Ellen White, qui est opposée à ce que suggère le dirigent de l’Eglise Adventiste du Septième Jour :

   « La position selon laquelle ce que les hommes croient n’a pas d’importance est l’une des tromperie de Satan qui a le plus de succès. Il sait que la vérité, reçue et chérie, sanctifie l’âme de celui qui la reçoit ; c’est pourquoi il cherche constamment à y substituer de fausses théories, des fables, un autre évangile. » (Ellen White, The Great Controversy, p. 520)

   Ellen White veut-elle dire qu’il peut y avoir un autre évangile ? N’y a-t-il pas seulement un seul évangile ? Il arrive que, pour ne pas repousser les gens, les chrétiens désirent être aussi agréables que possibles dans leur manière de présenter l’évangile.

   « ‘Tu es cet homme-là.’ 2 Samuel 12 : 7. Des paroles aussi claires que celles prononcées par Nathan à David sont rarement entendues du haut de nos chaires aujourd’hui, rarement rencontrées dans la presse publique. Si elles n’étaient pas aussi rares, on verrait plus de la puissance de Dieu révélée parmi les hommes. Les messagers du Seigneur ne devraient pas se plaindre que leur efforts ne portent pas de fruits tant qu’ils ne se repentent pas de leur amour de l’approbation et de leur désire de plaire aux hommes, ce qui les conduit à supprimer la vérité.

   Ces pasteurs, qui cherchent à plaire aux hommes, qui crient, Paix, paix, alors que Dieu ne parle pas de paix, feraient bien d’humilier leurs âmes devant Dieu, et de demander pardon pour leur manque de sincérité et de courage moral. Ce n’est pas par amour pour leur prochain qu’ils atténuent le message qui leur est confié, mais parce qu’ils se complaisent en eux-mêmes et qu’ils aiment la facilité. Le véritable amour cherche d’abord l’honneur de Dieu et le salut des âmes. Ceux qui ont cet amour n’éviteront pas la vérité pour se préserver des résultats désagréables d’un langage franc. Lorsque les âmes sont en périls, les pasteurs de Dieu ne se soucieront pas d’eux-mêmes, mais prononceront les paroles qui leur seront données, et refuseront d’excuser ou de justifier le mal. » (Ellen White, Prophets and Kings, p. 141)

   Il va de soit que l’évangile devrait être présenté dans toute sa beauté, et avec tout l’attrait qui est le sien. En fait, Jésus a dit qu’il attirerait tous les hommes à lui : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » (Jean 12 : 32) Ici, Jésus ne parle pas seulement d’être physiquement mis sur la croix, mais aussi au sujet de ce qu’accomplit cette image de la croix. Elle montre le grand amour ainsi que les profondeurs et la compassion de Dieu et de Christ, et elle a un pouvoir d’attraction. Il nous faut présenter cela, mais me permettez-vous de vous rappeler que le même Jésus Christ avait des paroles très sévères pour ceux qui abuseraient de son évangile.

   Ils sont peu nombreux, s’il y a, à avoir plus aimé Christ que Paul. Il écrivit des paroles très sévères concernant les faux évangiles. Dans sa lettre aux Galates, Paul commence par une salutation, puis il dit :

   Je m’étonne que vous abandonniez si promptement celui qui vous avait appelés à la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; non qu’il y en ait un autre, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’Evangile de Christ. (Galates 1 : 6, 7)

   Au verset 6, il utilise l’expression « un autre évangile », puis au verset 7 il dit « non qu’il y en ait un autre. » Les paroles « un autre » dans ces versets, ne proviennent pas du même mot Grec. Au verset 6, le mot est heteros (έτερος), ce qui signifie un autre différent, alors qu’au verset 7, le mot Grec pour autre est allos (άλλος) , ce qui signifie un autre semblable. Paul utilise ce que nous appellerions aujourd’hui un oxymoron, parce qu’il n’y a en vérité qu’un seul évangile, et un autre (heteros) évangile est en réalité un faux évangile. Paul dit qu’il s’étonnait de les voir si promptement abandonner le véritable évangile, alors que certains les troublaient et pervertissaient l’évangile de Christ. « Mais quand nous-même, ou un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il anathème ! » (v. 8) Remarquez que ce n’est pas moi qui ai dit cela, et la vérité est que ce n’est pas non plus Paul qui en est l’auteur. Cela fut dit par l’inspiration du Saint-Esprit.

   Il nous faut réaliser que Dieu ne prend pas les choses à la légère lorsqu’il s’agit de l’évangile. Il est extrêmement sérieux, parce qu’il sait que les conséquences sont éternellement sérieuses ; et, si nous prêchons un faux évangile, nous sommes anathèmes et méritons une réprimande. Lorsque nous nous excusons pour nos positions et pour nos doctrines, nous sommes dans une triste position. Si je m’excuse de prêcher ce que je vous prêche, je m’excuse soit parce que je prêche la vérité, et cela est mal, soit parce que je prêche l’erreur, et je ne devrais pas prêcher l’erreur. Jésus a dit à Nicodème : « Nous disons ce que nous savons. » (Jean 3 : 11) Il arrive que les pasteurs parlent avec beaucoup d’autorité, comme s’ils savaient de quoi ils parlent. Eh bien, nous ferions mieux de savoir de quoi nous parlons, et si ce n’est pas le cas, nous n’avons aucun droit de nous tenir derrière la chaire. Nous traitons de choses qui concernent la vie éternelle, et Paul dit que si nous prêchons au autre évangile quelconque, il nous faut être anathèmes. « Comme nous l’avons déjà dit, je le dis encore maintenant : si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! » (Galates 1 : 9)

   Jean Calvin a dit, « Un chien aboie lorsque son maître est attaqué. Je serais un lâche si je voyais que la vérité de Dieu est attaquée, et que je restais quand même silencieux, et ne sonnais pas l’alerte. » Dans Esaïe 56 : 10, Dieu compare ses sentinelles qui dorment et ne font pas leur travail à des chiens muets qui « ne peuvent aboyer ».

   Qui serons-nous ? Les sentinelles sur les mûrs de Sion ou des chiens muets ? Nous avons affaire à des questions critiques, et il nous faut comprendre la théologie systématique de la Bible. Il nous faut comprendre quels sont les problèmes qui se posent, en quoi ils sont importants pour nous, et quels sont les rapports qui existent entre eux, parce que dans la Bible, rien ne se passe isolément, dans le vide. Tout à un rapport et des relations avec tout le reste.

Pourquoi Satan déteste la Parole de Dieu

   Commençons à présent à discuter de la doctrine de la révélation, et pourquoi Satan désire anéantir la Parole de Dieu. La Bible enseigne que les ouvriers d’iniquité préfèrent les ténèbres à la lumière (Jean 3 : 19), mais que déclare Psaumes 119 : 130 ? « La révélation de tes paroles éclaire, elle donne de l’intelligence aux simples. » Vous ne pouvez tout simplement pas chasser les ténèbres. Vous ne pouvez pas vous débarrasser des ténèbres, si ce n’est par un seul moyen. C’est très simple –  vous  émettez de la lumière.  Dans un pièce obscure, vous allumé la lumière, et les ténèbres se dissipent. La Parole de Dieu nous donne de la lumière, et Jésus est la personnification de cette Parole. Il est même appelé la Parole de Dieu (Jean 1 : 1). Dans Jean 8 : 12, Jésus se proclame « la lumière du monde ». Cette Parole est la lumière de ce monde, mais il nous a avant donné ses paroles au travers de la Bible.

   [John] Wycleff fut l’un des plus grands Réformateurs. Par l’étendue de son intelligence, la clarté de sa pensée, sa fermeté à maintenir la vérité, et son audace à la défendre, peu sont ceux qui l’ont égalé après lui. Pureté de vie, diligence infatigable dans l’étude et le labeur, intégrité incorruptible, amour du Christ et  fidélité dans son ministère caractérisèrent le premier des Réformateurs. Et cela, malgré les ténèbres intellectuelles et la corruption morale de l’époque d’où il émergea.

   Le caractère de Wycleff rend témoignage à la puissance transformatrice des Ecritures Saintes, et de leur capacité à éduquer. C’est la Bible qui fit de lui ce qu’il fut. L’effort fourni à saisir les grandes vérités de la révélation communique de la fraîcheur et de la vigueur à toutes les facultés. Il développe la pensée, aiguise la perception des choses, et mûrit le jugement. L’étude de la Bible ennoblira chaque pensée, sentiment, et aspiration, comme aucune autre étude ne peut le faire. Elle stabilise les desseins de l’âme, et communique patience, courage, et force morale ; elle raffine le caractère et sanctifie l’âme. Une étude profonde et révérencieuse des Ecritures, mettant la pensée de l’étudient en contact direct avec la pensée infinie, donnerait au monde des hommes à l’intelligence plus forte et plus active, ainsi que de principes plus nobles, que tout ce que n’a jamais produit les plus hautes études que la philosophie humain puisse offrir. (Ellen White, The Great Controversy, p. 4)

   La philosophie humaine ne pourra jamais accomplir cela. La Bible répand de la lumière, et Satan la déteste, parce qu’elle dissipe ses ténèbres. Alors qu’il écrivait à Timothée, Paul dit : « Et que dès l’enfance, tu connaît les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ ». (2 Timothée 3 : 15) La Bible est à même de nous enseigner  la pleine volonté de Dieu, en nous montrant la voie qui mène à sa ville, la Nouvelle Jérusalem. « Toute l’Ecriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; Afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre. » (2 Timothée 3 : 16, 17) Il nous faut étudier. Nous ne voulons pas être des lecteurs superficiels. Il est de nombreux lecteurs superficiels qui lisent beaucoup ! Une personne peut « lire » et « étudier » abondamment ; mais cela ne fera cependant pas d’elle un étudiant profond. Certains lisent considérablement, mais superficiellement. Il nous faut clairement comprendre la Parole de Dieu, et ne pas être superficiels dans notre manière de considérer les choses, ou parvenir à des conclusions qui n’ont pas de fondement dans la Bible.

La Bible donne une juste image du Caractère de Dieu

   La Bible présente une juste image de Dieu. Dans Michée 7 : 18, 19, nous lisons :

   Qui est le Dieu semblable à toi, qui pardonne l’iniquité, et qui passe par-dessus le péché du reste de son héritage ? Il ne garde pas à toujours sa colère, car il se plaît à faire miséricorde. Il aura compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités. Tu jetteras tous leurs péchés au fond de la mer. (Michée 7 : 18, 19)

   L’étendue d’eau la plus profonde du monde est l’Océan Pacifique. La fosse Mariana de l’Océan Pacifique, à plus de onze kilomètres de profondeur, est le corps liquide le plus profond de la terre. Dieu le savait avant que qui que ce soit d’autre ai connu la profondeur de la mer, et Michée utilise cette grande profondeur pour donner une idée du pardon de Dieu.

   Récemment, dans le cadre d’un débat présidentiel Républicain télévisé, certaines questions majeures furent posées concernant l’immigration. Différents candidats critiquaient la position les uns des autres, et ainsi de suite. C’est alors qu’un candidat fut critiqué pour avoir pourvu à la scolarisation des enfants d’immigrants illégaux, à l’époque ou il gouvernait un état. Dans sa réponse, il dit qu’ils faisaient tous partie des enfants de Dieu. Voyez-vous, Dieu aime tous les enfants de ce monde. Dans Matthieu 5 : 45, Jésus dit : « Afin que vous soyez des enfants de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. » Il veut conduire tout le monde vers son royaume, même ceux qui sont présentement injustes. Il continue à les bénir, pour leur montrer son amour, et pour commencer à les faire revenir à lui, mais Satan fait exactement le contraire. Satan essaye de donner une fausse image du caractère de Dieu. Nous seulement il essaye de donner une fausse image du caractère de Dieu, mais il veut aussi donner une fausse conception de la nature du péché.

   C’est l’effort constant de Satan de donner une fausse image du caractère de Dieu, de la nature du péché, et des véritables questions en jeu dans la grande controverse. Ses sophismes rabaissent les exigences de la loi divine, et donne aux hommes une autorisation pour le péché. En même temps, il les pousse à chérir de faux concepts de Dieu, afin qu’ils le considèrent avec crainte et haine plutôt qu’avec amour. La cruauté inhérente à son propre caractère est attribuée au Créateur ; elle est incarnée dans des systèmes de religion, et exprimée dans des manières d’adorer. C’est ainsi que les pensées des hommes sont aveuglées, et Satan se les assure comme agents pour faire la guerre contre Dieu. (Ellen White, The Great Controversy, p. 569)

   Je me souviens très bien d’une discussion que j’eu avec mon père il y a plusieurs années. Je vivais encore à la maison, et alors que nous nous occupions d’un camion dans le garage, nous discutions au sujet de Dieu. Il dit, « Si Dieu va me brûler en enfer pour toujours, de la même façon qu’il brûlera Adolf Hitler, je ne veux rien avoir à faire avec lui. Cela est cruel et injuste. » J’ai essayé de lui expliquer que le Dieu de la Bible n’est pas ainsi. Il se peut que d’autres gens le voient comme ça, mais il ne l’est pas. J’ai tenté de lui expliquer que Dieu est juste et équitable, et qu’il soupire à pardonner le pécheur. Mon père eu beaucoup de peine à saisir cela, parce qu’étant un jeune garçon, il n’allait pas souvent à l’église, mais il avait assisté à des rencontres de réveilles tenues dans une petites église à quelques kilomètre de chez lui. A ces réunions, les prédicateurs avaient prêché le feu et le souffre, et parlé de pécheurs qui brûleraient en enfer pour l’éternité. Dans cet enfer, les pécheurs hurlaient et se tordaient, ayant des vers qui sortaient de leurs yeux. Etant jeune garçon, ces images lui furent décrites très en détail, et il ne les oublia jamais. Cela devint son image de Dieu, mais c’est en réalité l’image de Satan (Apollyon), quelqu’un qui cherche à détruire et à faire souffrir, et il cherche à présenter cela comme étant le caractère de Dieu. La Parole de Dieu nous dit clairement la vérité au sujet de Dieu, mais Satan cherche à déformer sa Parole, et il le fait de différentes manières. Satan déteste la Parole de Dieu, parce qu’elle révèle le caractère de Dieu et de son seul Fils engendré.

   Dans Jean 5 : 39, Jésus a dit : « Vous sondez les Ecritures, parce qu’en elles, vous pensez avoir la vie éternelle et ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » Jésus a dit qu’elles rendent témoignage de lui, et au travers de l’Ancien Testament entier, et particulièrement dans le nouveau, nous trouvons des textes Bibliques qui nous enseignent au sujet de Jésus-Christ. Après sa résurrection, Jésus marcha sur le chemin d’Emmaüs en compagnie de quelques-uns de ses disciples, et les enseigna : « commençant par Moïse, et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les Ecritures, ce qui le regardait. » (Luc 24 : 27) Nous savons que le Nouveau Testament est une révélation de Jésus, mais dans l’Ancien Testament, il y a également de nombreuses choses qui furent prophétisées au sujet de Jésus. Ainsi, afin de nous garder dans l’ignorance de Dieu et de son propre caractère trompeur, Satan essaye soit de nous ravir la Bible, ou de nous en donner une mauvaise idée. Il ne veut pas que nous comprenions la Bible, ou bien que nous la possédions et l’apprécions, parce qu’il sait qu’elle va le révéler sous son vrai jour.

   Celui qui commet le péché, est du diable, car le diable pèche dès le commencement. (1 Jean 3 : 8)

   Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement (Jean 8 : 44)

Fausses traductions

   Une façon dont Satan essaye de nous tromper est en nous faisant nier la Bible, et en cherchant à nous faire croire qu’elle n’est pas le livre de Dieu et qu’elle n’est pas véritable. Lors d’un autre débat présidentiel récent, des questions furent posées par les citoyens par le biais d’une vidéo de You Tube, et un homme, brandissant une Bible, demanda aux candidats, « Croyez-vous chaque parole de ce livre ? » Certains répondirent que oui, et d’autres que non. Ils professèrent tous croire la Bible partiellement, mais il y avait des parties que l’un d’eux ne pouvait pas accepter telles que, et particulièrement celles qui parlent de la création, étant donné que la plupart des candidats reconnaissent ouvertement croire en l’évolution au lieu de la création.

   Il est une autre façon que Satan utilise pour nier la Bible, et c’est en déformant Dieu et sa Parole. Dans 2 Corinthiens 11, Paul parle des faux apôtres : « Car de tels hommes sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs qui se déguisent en apôtres du Christ. » (v. 13) Il est vrai que les apôtres de Satan sont des ouvriers trompeurs, et qu’ils ne peuvent être entièrement transformés en anges de lumière, mais ils en prennent l’apparence. « Et cela n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas surprenant que ses ministres se déguisent aussi en ministres de justice ; mais leur fin sera selon leurs œuvres. » (v. 14, 15) Satan se fera passer pour Christ avant le retour de Jésus, mais la déformation arrivera avant, et Satan vient afin de tordre et fausser notre idée de Jésus, afin de mieux pouvoir nous tromper.

   Une façon qu’il utilise pour déformer la Parole de Dieu est l’emploi de mauvais manuscrits et de traductions pauvres et faussées. Le Nouveau Testament fut écrit en Grec. A l’heure d’aujourd’hui, nous n’avons aucun des textes Grecs originaux (autographes). L’évangile que Jean lui-même a écrit n’existe pas aujourd’hui, et je crois qu’il y a une raison pour cela. Je crois que c’est intentionnellement que Dieu n’a pas permis sa préservation, et cela pour plusieurs raisons. Premièrement, les gens l’auraient idolâtré. Deuxièmement, s’il n’y avait qu’une seule copie, et que, chose importante, cette seule copie était altérée, ou sa validité remise en question, alors comment pourrions-nous être persuadés de sa véracité ? Ces problèmes ne se posent plus lorsque vous partez d’un autographe original, à partir duquel sont préparées de nombreuses copies. Nous avons dans notre bureau une photocopieuse, et les copies qu’elle produit sont parfaitement conformes à l’original, mais lorsque les manuscrits autographes furent copiés, ils durent être copiés à la main, et cette méthode laisse bien sûr une marge d’erreur, et même de fraude délibérée. S’ils le voulaient les scribes pouvaient insérer des changements, alors comment pouvons-nous savoir que les copies dont nous disposons aujourd’hui sont fiables ? C’est une bonne que nous allons considérer.

   Il existe deux principaux courant qui se prétendent être la révélation du Nouveau Testament. Le premier ensemble de textes est connu sous le nom de Textus Receptus, ou Texte Reçu. Le Textus Receptus était le Nouveau Testament Grec utilisé par les Réformateurs. Les différentes copies (littéralement des milliers de copies et de portions de copies) correspondaient de près les unes aux autres, et le Textus Receptus fut si bien accepté qui finit par être connu sous le nom de Texte Reçu. Il était également appelé le Texte Majoritaire, parce qu’il se fondait sur la vaste majorité des textes encore en existence.

   Le deuxième ensemble de textes se compose de deux manuscrits : Le Vaticanus et le Sinaiticus. Concernant le manuscrit Vaticanus, le Dictionnaire Biblique Easton affirme : « On dit que le VATICANUS CODEX est le manuscrit vélin le plus ancien. De pair avec le Codex Sinaiticus, ils sont les deux manuscrits les plus anciens. Ils furent probablement écrits durant le quatrième siècle. Le Vaticanus fut placé dans la Librairie du Vatican à Rome par le pape Nicolas V en 1448, son histoire antérieure restant inconnue. (Article intitulé « Vaticanus Codex, » référence no. 26766 dans Easton’s Bible Dictionary, copie informatique de la Bible Online).

   On prétend que le manuscrit Vaticanus fut écrit au quatrième siècle, mais il n’a pas d’histoire connue jusqu’en 1448, lorsqu’il apparu dans la Librairie du Vatican, à Rome ! Le manuscrit Sinaiticus a une histoire semblable, ayant été trouvé par le Dr. Tischendorf au couvent de Ste Catherine en 1859. Son histoire antérieure reste également inconnue.

   Le Nouveau Testament de la Bible King James, [1] a été traduit à partir du Textus Receptus.  Presque toutes les traductions modernes telles que la NIV, la NASB, et la RSV [2] ont été traduites à partir de textes qui se fondent sur les manuscrits Vaticanus et Sinaiticus tels que le texte Grec Wescott-Hort et le Novum Testamentum Graece.

   Considérez cela pendant un instant. Si vous vouliez produire un manuscrit frauduleux, serait-il plus facile d’altérer deux manuscrits de bases, qui sont sortis « de nulle part », ou bien d’altérer des centaines de manuscrits situé à des centaines d’endroits différents à différents endroits dans toutes l’Asie et l’Europe ? Qu’est-ce qui serait le plus facile ? Ce serait plus simple d’en altérer que deux, n’est-ce pas ? Les Réformateurs, de gens comme Luther, Wycleff et Tyndale comprirent cela et utilisèrent le Texte Reçu, et pas des textes aux origines douteuses. Ils traduirent la Bible dans leurs langues à partir du Texte Reçu. En réalité, la traduction du Nouveau Testament de Martin Luther est si bonne qu’elle est encore la version du Nouveau Testament la plus utilisée aujourd’hui, et pour faire un peu d’histoire, le Nouveau Testament de la Bible King James est principalement fondé sur l’œuvre de William Tyndale.

   D’ailleurs, il y a des preuves pour dire que le Textus Receptus est plus ancien que le Vaticanus. D’après Benjamin Wilkinson, dans son livre ‘Truth Triumphant’ (p. 45), il affirme que le Textus Receptus date d’environs 300 ap. JC, ce qui en fait un manuscrit même plus ancien que le Vaticanus.

   Le Textus Receptus fut la Bible de l’Eglise native du Christianisme de l’Est, ainsi que la Bible de l’Eglise de Syrienne, de l’Eglise des Vaudois de l’Italie du Nord, de l’Eglise Galloise de la France du Sud et de l’Eglise Celte de l’Ecosse et de l’Irlande. Certaines de raisons pour lesquelles les Réformateurs acceptèrent le Textus Receptus comme texte de base pour leurs traductions sont les suivantes : 1) Les nombreuses copies étaient en accort, 2) Le Textus Receptus correspondait avec les versions les plus anciennes de la Bible – la Peshitta (150 ap. JC) et la Vulgate en Latin (157 ap. JC), 3) Le Textus Receptus était en accord avec la grande majorité des plus de 86,000 citations des Ecritures des pères de l’église, 4) Le Textus Receptus n’était pas mutilé par des suppressions, des rajouts, et des modifications comme c’était le cas pour les textes minoritaires.

   Il nous faut comprendre que certaines des nouvelles traductions s’accordent de grandes libertés quand au texte, et qu’elles ne sont pas dignes de confiance. Il est particulièrement dur de faire confiance à un texte qui a été produit par l’Eglise Catholique, et qui a été gardé par le Vatican. Certains textes clefs sont Jean 1 : 18, Jean 3 : 16, et Apocalypse 22 : 14. Il se peut que le changement d’un mot, ou même d’une lettre, soit la seule différence entre le Textus Receptus et le Sinaiticus ou le Vaticanus, mais cela suffit pour donner une signification légèrement, ou même radicalement différente. (…)

   Satan déteste la Bible, parce qu’elle expose la victoire finale des saints de Dieu. Lisons dans Apocalypse 15. « Je vis aussi comme une mer de verre, mêlée de feu ; et ceux qui avaient vaincu la bête, et son image, et sa marque, et le nombre de son nom, qui se tenaient sur la mer de verre, ayant les harpes de Dieu. » (v. 2) Nous avons là un groupe de personne qui ont obtenu la victoire. Cela veut dire qu’aucune pression n’a réussit à les faire renoncer à leur Dieu ou à leur foi, et qu’ils préféreraient plutôt mourir que de pécher contre Dieu. Cette question est vraiment de savoir si oui, ou non, vous allez pécher. Si vous acceptez la marque de la bête, vous acceptez de pécher. Ceux qui se trouent sur la mer de verre ont obtenu la victoire. De nous jours, certaines personnes disent qu’il n’est simplement pas raisonnable de croire qu’il est possible d’obtenir la victoire totale sur le péché de ce côté-ci de la venue du Christ, mais la Bible dit que ce peuple a obtenu la victoire sur le bête, sa marque, son image, et le nombre de son nom. Pensez-vous qu’ils ont pour la première fois obtenu la victoire lorsqu’ils se trouvaient sur la mer de verre ? Non ! Ils avaient déjà obtenu la victoire sur la bête. En fait, le texte Grec est au présent, ils ont la victoire, mais ils ne l’ont pas obtenu pour la première fois alors qu’ils étaient sur la mer de verre. Ils obtinrent tout d’abord la victoire alors qu’ils furent en conflit avec les puissances des ténèbre sur cette terre.

   Il n’existera plus aucune trace du péché et de la ruine que Satan a amené sur cette terre, et Satan sait que sa fin est proche. Il sait que tout est sur le point de se terminer. Dans Apocalypse 21, nous lisons :

   Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait, Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni travail ; car les premières choses sont passées. (v. 3, 4)

   La dernière grande question que je voudrais aborder dans cette étude sur la doctrine de la révélation concerne l’Esprit de Prophétie. La  Bible dit « les saints hommes de Dieu, étant poussés par le Saint-Esprit, ont parlé. » (2 Pierre 1 : 21) De saints hommes et femmes de Dieu reçurent le don de prophétie et parlèrent. Dans Apocalypse 2 : 17, nous lisons : « Le dragon s’irrita contre la femme, et s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, qui gardent les commandements de Dieu, et qui ont le témoignage de Jésus-Christ. » Le peuple du reste contre lequel Satan est particulièrement en colère a le témoignage de Jésus, mais qu’est-ce que le témoignage de Jésus ? Nous avons là quelque chose de si beau au sujet de la Bible. Elle ne nous demande pas de deviner la réponse, ou d’utiliser la logique et la sagesse humaine afin d’obtenir une réponse. Lorsque en lisant la Bible,  je me trouve face à une question importante, je n’ai pas besoin de lire un commentaire pour trouver une réponse, parce que la Bible répond à ses propre questions. Voyons ce que la Bible dit au sujet du témoignage de Jésus, alors que nous l’ouvrons dans Apocalypse 19 : 10 et y trouvons un autre maillon de la chaîne de vérités : « Or, je me jetais à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ; je suis ton compagnon de service et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu, car le témoignage de Jésus, c’est l’esprit de prophétie. » Nous avons là une équation. Il nous est dit que le témoignage de Jésus équivaut à l’esprit de prophétie. Si jamais cela n’était pas assez clair, lisons un autre texte, mais intéressons-nous d’abord au contexte du verset que nous venons de lire : « Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères. » Jean est tombé à ses pieds pour adorer l’ange, et ce dernier lui dit de ne pas l’adorer, mais d’adorer Dieu. Lisons maintenant Apocalypse 22 : 8, 9 :

   Et moi, Jean, je suis celui qui ai vu et entendu ces choses. Et après les avoir entendues et vues, je me jetais au pied de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le faire, car je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.

   Qui sont les frères de Jean ? Ceux qui ont l’esprit de prophétie, ceux qui sont les prophètes. Dans la Bible, avoir l’esprit de prophétie est défini comme être un prophète, ou une prophétesse. Satan en furieux contre ce peuple de Dieu des derniers jours, ceux qui ont le don de prophétie, et il est une personne, bénie de ce don, qui nous a dit : « La toute dernière tromperie de Satan sera de rendre sans effet le témoignage de l’Esprit de Dieu. » (Selected Messages, vol. 1, p. 48) Satan y parvient parce que, comme le dit Proverbe 29 : 18, « Lorsqu’il n’y a pas de vision, le peuple est sans frein. »

   Pendant des siècles, Satan eu le pouvoir de ravir la Bible au peuple. Si vous aviez vécu en Europe durant ce qu’on appelle le Moyen-Âge, vous auriez connu les ténèbres parce que les gens n’avaient pas la Bible. Les quelques copies disponibles à cette époque étaient manuscrites, et un grand nombre d’entre elles étaient enchaînées au mur d’un couvent. Seules quelques personnes avent accès à la Bible. C’est alors que Jean Gutenberg entra en scène, et la presse et son concept de caractère amovible furent inventés. Le premier texte imprimé fut la Bible !

   Wycleff et d’autres commencèrent à traduire la Bible, et elle commença à se répandre parmi les gens du peuple. Satan ne put pas arrêter la Bible, et à l’heure d’aujourd’hui, il existe des milliards de copies de la Bible. Je suis reconnaissant pour cela, mais aujourd’hui, Satan a réalisé que, tout comme pendant le Moyen-Âge, il est plus dangereux en travaillant dans l’église qu’en la persécutant de l’extérieur. Satan « rejoint l’église », il s’y infiltre et la détruit de l’intérieur. Il a essayé d’infiltrer la Parole de Dieu par de mauvais manuscrits, par de mauvaises traductions, et aussi par de mauvaises interprétations. Tout comme des personnes disposent de bonnes Bibles en donnent de mauvaises interprétations et s’attachent à des incompréhensions, Satan fait la même chose avec l’Esprit de Prophétie. Il essaye de vous faire croire qu’il présente des problèmes, ou que certaines choses ont été incomprises ou mal interprétées.

   La Bible dit que toute écriture est donnée par inspiration de Dieu. (Le mot Grec pour « inspiration » est theopneustos (θεόπνευστος) ce qui veut littéralement dire « insufflé par Dieu ».) Toute écriture est donnée par inspiration de Dieu, mais tout ce qui prétend faire partie des écritures n’en fait pas toujours partie. Certains prétendent que les apocryphes font partie de la Bible, ou qu’ils sont simplement des livres « perdus » de la Bible, tels que l’évangile de Thomas ou celui de Judas. Ces écrits-là ne sont pas des écrits inspirés. Lorsque la Bible dit que toute écriture est donnée par inspiration de Dieu, nous parlons d’écriture authentique, et cela est vrai au sujet des écrits de tout prophète, qu’ils aient été altérés ou non. Les choses que les prophètes ont écrites sous inspiration sont authentiques, elles sont réelles et dignes de confiance.

   Dans Psaumes 119 : 33 et 34, nous lisons : « Eternel, enseigne-moi la voie de tes statuts, et je la garderai jusqu’à la fin. Donne-moi l’intelligence, et je garderai ta loi ; je l’observerai de tout mon cœur. » C’est en l’accomplissant que nous pouvons apprendre la volonté de Dieu. Nous n’avons pas besoin d’attendre que chaque objection ait trouvé une solution. Il arrive que des personnes aient des questions et des doutes quand a certaines portions de la Bible. « Tous ceux qui cherchent des crochets pour y accrocher leurs doutes en trouveront. » (The Great Controversy, p. 527) Mais lorsque dans sa Parole, Dieu nous présente très clairement quelque chose, et lorsque notre devoir est évident, notre travail est d’obéir spontanément, et de ne pas remettre la chose en question, ou ergoter à son sujet, afin d’être sûr de pleinement pouvoir comprendre pourquoi. Nous agissons d’abord, et c’est ensuite que nous comprenons pourquoi. C’est comme si vous rouliez dans un brouillard épais, sachant que vous allez rencontrer une rivière. Etant donné le brouillard, vous ne pouvez pas voir d’emblée le pont qui traverse la rivière. Vous décidez alors de vous arrêter, et ne roulez pas jusqu’au pont parce que vous ne pouvez pas le voir. Vous savez que le pont doit être là, mais vous ne roulez pas plus loin, parce que vous ne pouvez pas le voir. Mais tant que vous ne roulerez pas jusqu’au pont, vous ne pourrez pas le voir, et vous ne pourrez pas le traverser. Il arrive que la foi soit ainsi. Dans notre expérience, nous ne pouvons pas voir où le prochain pas finira par nous conduire, mais Dieu nous demande de faire ce pas. Si nous faisons ce pas, lorsque nous arriverons là où Dieu nous veut, nous verrons ce vient ensuite. C’est de cette façon qu’il nous faut agir avec Dieu.

   Satan déteste la Parole de Dieu et lui fait la guerre avec de faux arguments, que ce soit d’une perspective infidèle ou « Chrétienne », mais la Bible nous donne des preuves qu’il s’agit bien de la Parole de Dieu qui réalise d’elle-même ce qu’elle prononce. Dans Hébreux 4 : 12, nous lisons : « Car la Parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles, et jugeant des pensées et des intentions du cœurs. » La Parole de Dieu est vivante. Elle n’est pas morte et stagnante. Elle a de la puissance et de l’énergie. La Bible nous mettra en pièces, jusqu’à la division des jointures et des moelles, et il nous faut prier afin de permettre à la Parole de Dieu de faire cela, et d’entrer dans nos vies afin de faire de nous le genre de personne que le peuple de Dieu veut que nous soyons. Que sa Parole perce nos âmes, et ne permettons jamais à Satan d’empêcher à cette Parole d’accomplir son œuvre.

 

Sur leurs traces – 19ème partie

   Les visions de Mme White

Je suis incapable d’écrire…

   Les révélations accordées à Mme White le furent soit par des visions, soit en rêve, sans que celle qui en était l’objet fasse une distinction tranchée entre ces deux modes de révélations.

   Un jour, William, un fils de Mme White, voulut des précisions :

- Maman, tu dis fréquemment que des choses te sont révélées dans tes rêves de la nuit… Mais tout le monde rêve. Comment peux-tu avoir la certitude que les rêves auxquels tu fais si souvent allusion te sont envoyés par Dieu ?

- C’est très simple, répondit-elle. Dans ce genre de rêves, je reçois les instructions du même ange qui se tient à mes côtés dans mes visions diurnes. – A.L. White, « Ellen G. White, Messenger to the Remnant », p. 7

   Une semaine après sa première vision, Ellen White en eut une autre dans laquelle il lui fut précisé en quoi allait consister sa tâche : transmettre aux uns et aux autres les messages dont elle serait la dépositaire. Cela supposait que ses interventions ne seraient pas toutes accueillies favorablement, qu’elles prêteraient à critique et provoqueraient même de l’opposition. Troublée et pleine d’anxiété, la jeune femme pria intensément plusieurs jours de suite, suppliant Dieu de la décharger d’une tâche pour laquelle elle estimait manquer totalement d’aptitudes. Mais les paroles de l’ange résonnaient sans cesse à ses oreilles : « Fais connaître aux autres ce que je t’ai révélé ! »

   Un peu plus tard, Ellen White reçut l’ordre de coucher par écrit les instructions reçues. Sa réaction immédiate fut un sentiment d’angoisse et d’impuissance : « Mais Seigneur, je suis incapable d’écrire… » Effectivement, depuis le très grave accident qui avait failli lui coûter la vie, l’état d’extrême faiblesse où elle était la rendait tout à fait inapte à tenir une plume tant sa main tremblait ; aussi avait-elle totalement renoncé à écrire. Mais l’ordre de l’ange était formel : « Tu dois écrire ce que je te révèle. » - Cela m’est impossible ! objectait-elle. « Ecris les instructions que je te donne ! » répétait le messager céleste. Ellen tenta un essai et à son immense étonnement, constata qu’elle n’éprouvait aucune difficulté à tracer des lignes entières. Elle comprit que Dieu avait fait un miracle en sa faveur.

Le rôle important d’un prophète

   Tout mouvement religieux, même le plus sincère, même le plus zélé pour le service de Dieu est fait d’hommes et de femmes qui portent en eux les tendances au mal inhérentes à la nature humaine. L’expansion du Mouvement Adventiste naissant exigeait de l’ordre, de la méthode, une organisation convenablement élaborée. Mais pour que l’Eglise fut prête à assumer ces tâches, ses membres devaient commencer par réformer tout ce qui, dans leur manière de vivre, leur comportement au foyer et à l’extérieur, leurs goûts et leurs tendances et jusqu’à leur façon de se vêtir et de se nourrir, n’était pas strictement conforme à l’idéal chrétien.

   Les visions d’Ellen White n’avaient pas toutes le même but. Certaines étaient destinées à guider la jeune église ; d’autres aidaient à clarifier quelque point de doctrine demeuré obscur. Cela ne posait à la jeune femme d’autre problème que de rendre en langage clair ce qu’elle avait vu ou entendu en vision – ce qui n’était déjà pas si aisé. Mais bien plus délicates étaient les visions concernant tel ou tel membre d’église qui entretenait un péché secret ou avéré.

   Ellen n’avait pas accepté sans réticences la lourde responsabilité qui s’était imposée à elle. Guider, oui, avertir, passe encore, mais intervenir directement pour désavouer, blâmer, censurer, condamner même, combien celui lui était difficile. Le rôle, pensait-elle, n’était pas à sa mesure. Elle s’efforçait bien de se plier aux directives reçues mais, détestant heurter les sentiments d’autrui, elle était souvent tentée de tempérer les blâmes et d’édulcorer la rigueur des réprobations :

   « Quelle dure épreuve pour moi, écrivait-elle, que de dire à ceux qui étaient dans l’erreur ce que Dieu m’avait montré à leur sujet ! J’étais dans une grande détresse en voyant les âmes troublées et affligées. Et lorsque je me voyais contrainte de délivrer des messages, je les adoucissais souvent, les présentant d’une manière aussi favorable que possible à ceux auxquels ils étaient destinés. Puis je me retirais à l’écart pour pleurer, l’esprit en détresse. J’enviais ceux qui n’avaient d’autre charge que celle de leur âme, et je pensais que si j’étais à leur place je ne me plaindrais pas. Il m’était dur de répéter les témoignages tranchants que le Seigneur me donnait. Anxieusement, j’attendais le résultat et si les personnes réprouvées se rebellaient contre la réprimande pour s’opposer ensuite à la vérité, ces questions s’élevaient dans mon esprit : Ai-je présenté le message comme j’aurais dû le faire ? n’y aurait-il pas eu un moyen de sauver ces âmes ? J’étais en proie à une telle détresse que souvent la mort m’aurait paru une messagère de bonne nouvelle et la tombe un doux lieu de repos. » - « Témoignages », vol. II, p. 320.

   La fidélité d’Ellen n’était pas en cause mais elle ne se rendait pas compte qu’en adoptant cette manière atténuée de dire les choses, elle ne remplissait pas convenablement son rôle d’intermédiaire entre Dieu et l’Eglise. Elle l’avoue elle-même :

   « Je ne mesurais pas le danger et le péché d’une telle attitude jusqu’à ce que, dans une vision, j’aie été transportée en présence de Jésus… » Le Seigneur, alors, au lieu de l’accueillir avec bonté, lui avait jeté un regard sévère et s’était détourné d’elle. Ellen en éprouva une telle angoisse qu’anéantie, elle tomba la face contre terre, incapable de prononcer une parole. Son saisissement devant ce regard réprobateur lui fit ressentir les affres de ceux qui, au second avènement, crieront aux montagnes : « Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de Celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’Agneau. » - Apoc. 6 : 16

   Puis la vision continuant, l’ange qui l’avait amenée lui désigna un groupe de personnes hirsutes, aux vêtements en lambeaux maculés de sang frais. Apercevant Ellen, ces gens coururent à elle, la serrant de près comme pour l’inclure dans leur groupe. S’étant dégagée, Elle vit que sa robe était toute tachée de sang. L’horreur qu’elle en ressentit fit qu’elle s’évanouit. Mais, comme il arrive dans les rêves, elle demeurait consciente et, avant même que l’ange lui parlât, elle avait compris : tout ce sang symbolisait sa coupable timidité. Prostrée aux pieds de l’ange, elle ne songeait même pas à se disculper – elle savait qu’elle n’avait aucune excuse. Et elle restait là, les jambes mortes, incapable de se relever.

   Alors, l’ange parla : « Tel n’est pas ton cas pour l’instant, mais cette scène t’a été montrée pour que tu saches quelle sera ta situation si tu négliges de déclarer aux autres ce que Dieu t’a révélé. » - Cf. « Témoignages », vol. II, p. 321.

   A la suite de cette vision, Ellen White transmit fidèlement les instructions qu’elle recevait de Dieu. Certains, et même parmi les dirigeants, estimaient qu’elle était parfois d’une sévérité excessive. Ellen leur tint tête : la seule chose qui lui importait était d’assumer loyalement et totalement la mission qui lui avait été confiée.

   Sur l’importance de ces interventions, nous citerons un cas typique qui se produisit lors des « conférences au sujet du Sabbat », en 1848. Les groupes étaient divisés quant à leurs conceptions des sujets étudiés. Mme White, présente à ces débats, fut soudain ravie en vision. L’ange lui démontra que certaines interprétations, défendues par leurs auteurs comme étant parfaitement conformes à l’Ecriture, s’appuyaient surtout sur des conceptions personnelles des enseignements bibliques. L’intervention de Mme White, en mettant les choses au point, rétablit l’unité entre les différents groupes. Il en résulta un renouveau de ferveur et plusieurs sympathisants se joignirent à l’église.

   Les messages de Mme White parvinrent souvent aux intéressés sous forme de lettres. On en compte 4 500 qui ont été réunies en 45 volumes. On doit à Mme White cent mille pages de manuscrits, toutes de sa main. On imagine aisément la somme de fatigues que représente un tel labeur. Ecrire, écrire, écrire encore, et toujours, voilà en quoi consistait la tâche essentielle de cette femme inspirée.

   D’ordinaire, le message était transmis sans délai, sauf si l’ange précisait que Mme White devait attendre de recevoir des instructions complémentaires. Parfois aussi, le message requérait un intermédiaire chargé de le lire au destinataire, afin de mieux disposer celui-ci à le recevoir. Pour chaque cas, Mme White tenait scrupuleusement compte des instructions reçues. Mais la présentation de ces messages constitua toujours pour elle un problème ardu. S’estimant peu douée pour écrire, elle redoutait constamment de ne pas exprimer comme il aurait fallu les admonestations qu’elle était chargée de transmettre et craignait toujours qu’on ne les interprète de façon erronée. Imaginez le poids d’une telle responsabilité chez une femme sensible et pleine d’aménité. Ceux que Dieu appelle à le servir ne marchent pas toujours sur des chemins semés de pétales de roses ! – D’après T.H. Jemison, « A Prophet among you », p. 288-292.

 

Lorsqu’il faut fuir : un acte de foi

(Jere Franklin – tiré du chapitre 15 de son livre « You Can Survive »)

« Si c’était nécessaire il enverrait des corbeaux pour nous nourrir. »

(Premiers Écrits, p. 56) 

   Corrie Ten Boom décrit le jour où elle est arrivée à Moscou pour introduire clandestinement une valise pleine de Bibles Russes derrière le rideau de fer. Sa grosse valise rouge était si lourde qu’elle arrivait à peine à la soulever. Plus elle s’approchait du bureau de la douane, plus son anxiété grandissait. Ses craintes étaient justifiées. La Russie était fermée au christianisme et passer des Bibles clandestinement était un crime sévèrement puni. Corrie avait passée du temps à Ravensbrück,  un camp de concentration nazi tristement connu, où elle avait vu mourir sa sœur. Son père et son frère étaient également décédés dans d’autres camps de concentration. Corrie ne voulait pas aller en prison. La panique la saisit lorsqu’elle vit les douaniers Russes mettre sens dessus dessous toutes les valises des personnes devant elle. Elle craignait d’être découverte. Mais au lieu de courir, elle pria :

« Seigneur, tu as promis de « veiller sur ta Parole pour l’exécuter ». Tu l’as promis ; maintenant, Tu dois l’accomplir ! A l’instant même où je priais, j’ai vu des anges entourer la grosse valise rouge ! Lorsque j’ai vu qui était à mes côtés, ma crainte a disparue ! »

« Après ma prière les anges ont disparus. En fait, pas vraiment, » dit-elle en riant doucement. « Je ne pouvais tout simplement plus les voir ! »

« Votre valise est très lourde ! » s’exclama le douanier en soulevant la valise de Corrie.

« Oui, monsieur, » bredouilla Corrie.

« J’ai un peu de temps. Je peux la porter pour vous, » offrit-il.

   Corrie finit son histoire avec un mélange unique d’accent hollandais et de joie chrétienne : « Non seulement il n’inspecta pas ma valise, mais il la porta aussi jusqu’à ma voiture ! »

   Pensez à ce que Corrie aurait manquée si elle s’était enfuie lorsqu’elle était tentée par la peur ! Nous avons tous lu et peut-être même envié l’expérience d’autres personnes qui ont, comme Corrie, une foi extraordinaire et savent choisir leur moment. Il semble qu’ils savent automatiquement le moment où prier, lorsqu’il faut se tenir debout, lorsqu’il faut fuir. Dans le futur, discerner ces moments signifiera peut-être la survie. Nous pouvons lire des récits émouvants concernant des chrétiens qui se sont tenu ferme pour la justice en face de l’adversité, leur foi ne leur est pas venue par chance ou par hasard. La vérité foi est d’apprendre à se confier entièrement en la directive de Dieu lorsque nous sommes dans une position vulnérable ; lorsque nous ne pouvons pas voir au-delà du raisonnement humain. La foi, c’est apprendre à s’appuyer sur Dieu et à maintenir notre intégrité chrétienne lorsque la sagesse humaine dit : « cours ». Ce don de la foi est un don du Saint-Esprit. […]

Aujourd’hui – le moment le plus important

   Quelle est l’importance de commencer chaque journée avec Dieu et de nous garder sans tache du monde ?

   « La religion pure et sans tache devant Dieu notre Père, c’est de visiter les orphelins et les veuves dans leurs tribulations, et de se conserver pur de la souillure du monde. » (Jacques 1 : 27)

   « Le temps n’est pas éloigné où toute âme sera éprouvée. On voudra nous imposer la marque de la bête. Ceux qui auront, pas à pas, cédé aux exigences du monde et se seront conformés à ses coutumes ne trouveront pas difficiles de céder aux pouvoirs en place plutôt que de se soumettre à la dérision, à l’insulte, aux menaces d’emprisonnement et de mort. » (Événements des derniers jours, p. 175 ; emphase ajoutée)

   Quelle est l’importance d’aujourd’hui ? Les décisions que nous prenons aujourd’hui fortifieront ou affaiblirons nos préparations pour cette décision éternelle au moment où la marque de la bête planera sur le monde. En un instant, notre destinée sera décidée par notre réponse à une question.

   « Le Seigneur m’a montré clairement que l’image de la bête serait formée avant que le temps de grâce se termine, parce qu’elle constituera la grande épreuve pour le peuple de Dieu et par le moyen de laquelle se décidera la destinée de chacun. » (Commentaire Biblique, p. 596 ; emphase ajoutée.)

   Nous pouvons être du bon côté de cette décision en apprenant à aimer et à Lui obéir maintenant, suivant un « ainsi parle le Seigneur » même lorsque cela n’est pas populaire et semble extrême.

   « Une période de temps se trouve à la porte durant laquelle la condition du monde apparaîtra désespérée, lorsque la véritable religion qui se soumet à un ‘ainsi parle le Seigneur’ sera presque éteinte. » (Testimonies for the Church, vol. 5, p. 523)

   Si nous négligeons la préparation qui incluse des ajustements spirituels, pratiques, géographiques et financiers, nous ne seront pas prêts pour les temps durant la mise en place de la loi du dimanche. Il est important de faire ce qui est bien au bon moment pour faire partie de l’œuvre finale de Dieu.

   « La véritable essence de toute vraie foi est de faire ce qui est juste au bon moment. » (Testimonies for the Church, vol. 6, p. 24 ; emphase ajoutée.)

   Il n’y aura pas de temps de rattrapage si nous négligeons cette préparation.

   Il y en a qui voudraient nous faire croire qu’il nous faut mettre de côté de la nourriture et construire une cachette secrète pour ce temps de fuite. Mais il nous est dit que nous ne devrions pas faire de provisions pour ce temps.

   « Le Seigneur m’a montré maintes fois qu’il est contraire à la Bible de faire des provisions pour subvenir à nos besoins temporels pendant le temps de trouble. Je vis que si les saints mettaient de côté des vivres, chez eux, ou dans les champs pour ce moment-là, alors que l’épée, la famine et la peste séviraient dans le pays, ces vivres leurs seraient enlevés par la violence, et des étrangers moissonneraient leurs champs. C’est alors qu’il faudra mettre toute notre confiance en Dieu ; il nous soutiendra. Je vis que notre pain et notre eau nous seraient assurés, que nous ne manquerions de rien et nous ne souffririons pas de la faim ; car Dieu peut dresser pour nous une table dans le désert. Si c’était nécessaire il enverrait des corbeaux pour nous nourrir, comme autrefois pour Élie, ou il ferait pleuvoir de la manne du ciel, comme pour les Israélites au désert. » (Premiers Écrits, p. 56 ; emphase ajoutée.)

   Il est clair que ce texte se réfère au temps de fuite, lorsque nous ne produirons plus nos propres aliments et après la fin du temps de grâce. Lorsque nous sommes en fuite, nous plaçons toute notre confiance en Dieu pour chaque besoin, et cela incluse la nourriture et la protection. Tout comme Corrie, il ne peut que nous ne voyions pas toujours la manière dont notre ange nous guide, mais nous pouvons être assurés que nous ne sommes jamais seul lorsque nous sommes dans le cercle de Sa volonté. 

Dieu sera avec nous

   Le pasteur Robert Pierson raconte l’histoire de l’expérience difficile du colporteur évangéliste Jens Hokland qui devait traverser une dangereuse chaîne de montagne pour propager l’Évangile dans les foyers de l’autre côté de la montagne. Le chemin était si escarpé qu’il dû enlever ses chaussures, puis ses chaussettes pour assurer ses pas sur ce sentier dangereux qui longeait le flanc de la montagne. Anxieux pour sa sécurité, il demanda à Dieu d’envoyer Son ange pour l’aider. Après avoir atteint la vallée en toute sécurité, il frappa au premier cottage dans lequel vivait un couple âgé.

« Où est votre compagnon ? » demanda le mari

« Je n’ai pas de compagnon : je suis seul. » répondit le colporteur.

« Quelqu’un était avec vous. Nous avons vu quelqu’un vous aider pour descendre cette pente abrupte, » répondit le vieil homme.

   Jens se rappela de sa prière à Dieu pour obtenir de l’aide, et des paroles du Seigneur dans Psaume 34 : 8 : « L’ange de l’Eternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les délivre. » (501 illustrations, par Robert H. Pierson.)

   Il n’est pas nécessaire que le peuple de Dieu tremble de peur. A de nombreuses reprises Dieu a promis d’être avec nous aux jours de la détresse. Les anges nous garderont  lorsqu’il sera en dehors de notre pouvoir de nous protéger nous-mêmes. Même si nous devons passer par le martyre avant le temps de fuite, les anges seront à nos côtés (voir Jésus-Christ, p. 345) Après l’appel à la fuite, il n’y aura plus de martyrs car témoigner par la mort ne présentera plus la vérité après la fin du temps de grâce. Le signal final pour la fuite sera le décret de mort. Fuir dans les endroits retirés, dépendant complètement des promesses divines pour notre survie, nécessitera une grande foi.

   De terribles temps de troubles sont au-devant de nous avant le retour du Seigneur. Mais Il reviendra. C’est une promesse sûre. Nous avons un choix. Nous pouvons être prêts.

 

Veux-tu vraiment le retour de Jésus ?

Ta vie est-elle si remplie de devoirs

Que ton Seigneur ne puisse y entrer ?

Que tu négliges d’étudier et de prier ?

Ou bien ton cœur serait-il prêt, la gloire remplirait-elle ton âme,

Si ton Maître venait pour toi aujourd’hui ?

Tes lèvres disent-elles : « Viens, Seigneur Jésus »

Mais s’Il venait aujourd’hui

Tu ne pourrais supporter de voir son visage aimant ?

Trop de choses non pardonnées,

Des péchés chéris que tu ne veux délaisser ?

Tremblerais-tu devant l’éternité ?

Veux-tu vraiment que Jésus, ton Seigneur, apparaisse ?

Attends-tu impatiemment le retour de ton Sauveur ?

Tes lèvres louent Son nom

Ta vie en fait-elle autant ?

Veux-tu vraiment que Jésus revienne ?

Veux-tu vraiment que ton Seigneur revienne ?

- Eulene Dodson

 

Une préparation est nécessaire

(suite et fin)

Ellen G. White 

   Les parents devraient étudier la Parole de Dieu pour eux-mêmes et pour leur famille. Mais au lieu de cela, on laisse de nombreux enfants grandir sans être enseignés, dirigés, maîtrisés. Les parents devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour racheter leur négligence et placer leurs enfants sous la meilleure influence possible. (Manuscrit 76, 1905)

   Parents, sondez les Écritures. Ne vous bornez pas à écouter la Parole, mais mettez-là en pratique. Atteignez le critère divin dans l’éducation de vos enfants. (Manuscrit 57, 1897)

   L’œuvre de tout parent est d’enseigner ses enfants dans la voie du Seigneur. On ne peut pas prendre ce sujet à la légère, ni le mettre de côté sans encourir le déplaisir de Dieu. Notre n’avons pas été appelés  décider ce que les autres devraient faire, ni à essayer de trouver le moyen le plus facile d’atteindre le but, mais, Que dit le Seigneur ? La paix, la joie ou le repos de l’esprit ne peuvent atteindre parent ou enfant se trouvant sur le mauvais chemin. Mais lorsque la crainte de Dieu règne dans le cœur, uni à l’amour pour Jésus, on ressentira la paix et la joie.

   Parents, ouvrez la Parole de Dieu devant Celui qui lit votre cœur et toute chose cachée, et demandez : Que dit l’Écriture ? Ce doit être la règle de votre vie. Ceux qui ont l’amour des âmes ne resteront pas silencieux en les voyant en danger. Nous pouvons être assuré que seule la vérité divine peut rendre les parents sages à salut alors qu’ils se consacrent aux esprits humains, et leur permettre de rester ainsi. (Review and Herald 30 mars 1897)

   S’il est un poste de devoir nécessitant par-dessus tout autre la culture de l’esprit, où les capacités intellectuelles et physiques requièrent tonus et vigueur, c’est bien celui de l’instruction des enfants. (Pacific Health Journal, juin 1890)

   Au regard de la responsabilité individuelle des mères, chaque femme devrait cultiver un esprit bien équilibré et un caractère pur, réfléchissant seulement ce qui est vrai, bon et beau. Celle qui est femme et mère peut s’attacher son mari et ses enfants par un amour constant, par des paroles aimables et un comportement courtois, qui, comme une règle sera copiée par ses enfants. (Pacific Health Journal, septembre 1890)

   Ma sœur, Christ vous a confié l’œuvre sacrée d’enseigner Ses commandements à vos enfants. Il vous faut vous-même vivre en obéissant à tout Ses préceptes afin d’être prête pour cette œuvre. Prenez soin de considérer attentivement chaque parole et chaque acte. Surveillez diligemment vos paroles. Surmontez tout emportement ; car l’impatience, lorsqu’elle est manifestée, aide l’adversaire à rendre l’atmosphère du foyer désagréable et pénible pour vos enfants. (Lettre 47a, 1902)

   Mères, puisse votre cœur être ouvert pour recevoir l’instruction divine, gardant toujours à l’esprit le fait que vous devez accomplir votre part en vous conformant à la volonté de Dieu. Il vous faut vous placer à la lumière et rechercher la sagesse divine, afin de savoir comment agir, afin de pouvoir reconnaître que Dieu est le Maître d’œuvre, et de réaliser que vous êtes ouvriers avec Lui. Que votre cœur soit élevé par la contemplation des choses célestes. Exercez les talents donnés par Dieu en accomplissant les devoirs qu’Il vous a confiés en tant que mère, et travaillez en collaboration avec les agents divins. Œuvrez intelligemment, et « soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » (Signs of the Times, 9 avril 1896)

   La mère devrait se soumettre ainsi que ses enfants au soin du Rédempteur compatissant. Consciencieusement, patiemment, courageusement, elle devrait chercher à améliorer ses propres capacités afin d’utiliser correctement les capacités les plus élevées de son esprit en enseignant ses enfants. Son but le plus élevé devrait être de donner à son enfant une éducation qui recevra l’approbation divine. En prenant son œuvre avec bienveillance, elle recevra la force d’accomplir sa tâche. (Signs of the Times,  3 avril 1901)

   La mère devrait éprouver le besoin d’être guidée par le Saint-Esprit, afin d’acquérir elle-même une véritable expérience dans la soumission aux voies de Dieu et à sa volonté. Alors, par la grâce du Christ, elle peut devenir une éducatrice sage, douce et aimante pour ses enfants. (Review and Herald, 10 mai 1898)

   Aux parents qui ont mal commencé leur enseignement, je souhaiterais dire : Ne désespérez pas. Il vous faut être réellement convertis à Dieu. Il vous faut le véritable esprit d’obéissance à la Parole de Dieu. Vous devez réformer d’une manière décidée vos habitudes et vos pratiques, conformant votre vie aux principes salvateurs de la loi de Dieu. Lorsque vous aurez agi ainsi, vous recevrez la justice du Christ qui envahit cette loi, parce que vous aimez Dieu et reconnaissez que Sa loi est une transcription de Son caractère. La vérité foi en les mérites de Christ n’est pas une fantaisie. Il est de la plus haute importance que vous ameniez dans votre propre vie et dans votre caractère les attributs du Christ, et que vous éleviez et enseigniez vos enfants avec un effort persévérant à être obéissants à la loi de Dieu. Un « ainsi parle le Seigneur » vous guidera sur tous les plans de l’éducation. …

   Qu’il y ait une repentance profonde et complète devant Dieu. Commencez cette année … en demandant avec ardeur à Dieu de vous accorder Sa grâce, le discernement spirituel pour découvrir les défauts dans l’œuvre du passé. Repentez-vous devant Dieu pour votre négligence en tant que missionnaires au foyer. (Manuscrit 12, 1898)

   Vous avez aujourd’hui un dépôt sacré, une responsabilité et une opportunité spéciales. Bientôt vous aurez à en rendre compte. Poursuivez fidèlement vos efforts en priant ardemment. Enseignez à vos enfants que leur privilège est de recevoir chaque jour le baptême du Saint-Esprit. Que le Christ trouve en vous une aide pour mettre en œuvre Ses desseins. Par la prière vous gagnerez une expérience qui fera de votre ministère un succès parfait auprès de vos enfants. (Counsels to Parents, Teachers, and Students, p. 131)

  

Le cordon bleu

Par Amy Pavlovik (suite et fin)

(Toutes les citations sont d’Ellen G. White) 

   Comment se fait-il que la réforme vestimentaire, telle que Dieu l’a prévue soit ignorée ou condamnée par tant de gens ? C’est parce qu’une croix y est attachée. Ce va à l’encontre de notre orgueil naturel et notre amour de la conformité.

   Devrions-nous être honteux de la croix que Dieu nous a offert de porter ? Non, au contraire, nous devrions Le remercier et la porter joyeusement. « C’est ce dont nous avons besoin pour distinguer et séparer du monde le peuple de Dieu gardant Ses commandements. » (Test. vol. 3, p. 171) Dieu savait avec justesse ce dont nous avions besoin pour nous séparer du monde. Devrions-nous essayer d’améliorer Son plan ?

   « Pour de nombreuses personnes la réforme vestimentaire est trop simple et trop humiliante pour être mise en pratique. Elles ne portent pas leur croix. Dieu utilise des moyens simples pour séparer et distinguer du monde Ses enfants ; mais certains se sont tellement éloignés de la simplicité de l’œuvre et des voies de Dieu qu’ils sont au-dessus de l’œuvre et non dedans. » (Testimonies, vol. 1, p. 523, 524)

   Il est temps de commencer à prendre au sérieux et de manière littérale le conseil divin. Il est temps de porter la croix. Même de nombreuses années auparavant « … pas une sœur sur vingt professant croire aux Témoignages n’a fait le premier pas dans la réforme vestimentaire. » (Testimonies, vol. 1, p. 465)

   Cette négligence à obéir a de très grosses implications concernant notre loyauté à Dieu. « Si nous prenons uniquement la question de la réforme vestimentaire, et que nous considérons combien, dans notre église, ont pris à cœur ce sujet, nous pouvons voir la manière dont la lumière et la vérité sur d’autres points sera prise à cœur. » (Pamphlet 123, p. 66) « Les personnes ayant reçu la lumière sur la manière dont nous devons nous nourrir et nous vêtir avec simplicité en suivant les lois morales et physiques, et qui se sont détournés de la lumière les dirigeant vers leur devoir, éviteront d’accomplir leur devoir pour d’autres choses. S’ils émoussent leurs consciences afin d’éviter la croix qu’il leur faudrait porter dans le but d’être en harmonie avec la loi naturelle, ils violeront les Dix Commandements afin d’éviter le discrédit. » (Testimonies, vol. 3, p. 51)

   L’obéissance aux coutumes des hommes plutôt qu’aux principes divins, conduira à la répétition d’une telle manière de faire plus tard. « L’heure où chacun de nous sera mis à l’épreuve va bientôt sonner. La marque de la bête sera imposée. Ceux qui ont cédé peu à peu aux coutumes du monde, s’inclineront devant les autorités plutôt que de s’exposer aux moqueries, à l’insulte, aux menaces d’emprisonnement et de mort. Il y aura contestation entre les commandements de Dieu et les commandements des hommes.  A ce moment-là, l’or se séparera des scories dans l’église. La véritable piété sera clairement distinguée de l’apparence de la piété. » (Testimonies, vol. 5, p. 81)

   Si nous choisissons de nous vêtir comme le monde, nous nous préparons à nous tenir aux côtés de l’ennemi durant la dernière grande crise.

   Il nous faut considérer sérieusement où nous conduisent nos tendances au conformisme. « Le cœur est divisé, l’esprit charnel désire tellement la conformité, la similarité au monde de tant de manières différentes que la marque de distinction du monde est presque impossible à distinguer. » (In Heavenly Places, p. 167)

   « Il m’a été montré que certains parmi le peuple de Dieu imitent les modes du monde, et perdent rapidement leur particularité, leur caractère saint qui devraient les révéler comme le peuple de Dieu. J’ai été ramenée au peuple de Dieu de l’ancien temps, et ai comparé leur habillement avec la manière de se vêtir d’aujourd’hui. Quelle différence ! … A l’époque où nous vivons la mode est honteuse et indécente. Il est question d’elle dans la prophétie. Elle a été mise en place par une classe de personne sur laquelle Satan a entièrement le pouvoir. … Si ceux qui professent faire partie du peuple de Dieu ne s’étaient pas tant éloigné de Lui, il y aurait maintenant une différence marquée entre leurs vêtements et ceux du monde. … Les habitants de la Terre sont de plus en plus corrompus, et la ligne de démarcation entre eux et l’Israël de Dieu doit être plus distincte. Sans cela la malédiction tombant sur les mondains atteindra ceux qui professent faire partie du peuple de Dieu. » (Spiritual Gifts, vol. 2, p. 227, 228)

   « Quand j’étudie les Écritures, je suis alarmée au sujet de l’Israël de Dieu d’aujourd’hui. Ses ressortissants sont invités à fuir l’idolâtrie, mais je crains qu’ils soient endormis et qu’ils se conforment au monde au point qu’il serait difficile de discerner celui qui sert Dieu de celui qui ne le sert pas. La distance qui sépare le Christ de son peuple ne fait que s’accroître, alors qu’elle diminue d’autant entre ce peuple et le monde. Les signes qui doivent distinguer ceux qui font profession de suivre le Christ du monde sont sur le point de disparaître. A l’instar de l’Israël d’autrefois, l’Israël d’aujourd’hui se laisse attirer par les abominations des peuples d’alentour. » (Service Chrétien, p. 48)

   Les signes de distinction ont-elles aussi presque disparu de nos vies ? Nous reconnaît-on comme Chrétien dès le premier regard, ou est-il impossible de nous distinguer de ceux qui nous entourent ?

   « C’est la conformité au monde qui fait que notre peuple perd ses repères. La perversion des bons principes ne s’est pas produite instantanément. L’ange du Seigneur n’a présenté cette question sous une forme imagée. Il me semblait qu’un voleur s’avançait furtivement de plus en plus près, privant peu à peu mais sûrement l’œuvre de Dieu de son identité en conduisant nos frères à se conformer aux pratiques du monde. » (Pour un bon équilibre mental et spirituel, vol. II, p. 577)

   La moralité de ce monde est extrêmement basse, de même que ses critères vestimentaires. Au fil du temps, l’indécence a progressivement pris de l’ampleur, et il est triste de constater que la plupart des chrétiens ont suivi le courant, adoptant les modes du monde, tout en restant, peut-être, quelques pas en arrière. Ainsi, ce que portent les chrétiens aujourd’hui aurait choqué les chrétiens du siècle passé. Les changements se sont fait graduellement, mais ils ont malgré tout remporté du succès en entraînant ceux qui professent être disciples du Christ à se conformer au monde.

   Que pouvons-nous faire concernant ce problème de la conformité des chrétiens aux modes du monde ? Pouvons-nous rester impassibles alors que les marques distinctives qui nous séparent du monde disparaissent ? Pouvons-nous êtres satisfaits alors que nous perdons notre caractère saint, distinctif, et que la malédiction qui tombe sur les mondains risque de tomber sur ceux qui professent appartenir au peuple de Dieu ?

   « Que chacun, pour l’amour du Christ et de son propre salut, évite de se conformer aux coutumes, aux modes et aux vanités du monde…

   « Ceux qui se disent disciples du Christ tendront-ils vers l’idéal élevé de la sainteté et chercheront-ils à l’atteindre ? Mieux vaut un mondain qu’un chrétien sans valeur. Ayez le courage de vous séparer du monde parce que vous aimez Jésus et préférez être persécuté à cause de la justice, plutôt que d’acquérir la prospérité au prix de la désobéissance. Une sainte obéissance et une entière dépendance de notre Seigneur Jésus-Christ fortifieront l’âme dans la foi et dans l’espérance de l’Évangile. » (Pour mieux connaître Jésus-Christ, p. 321)

   Cette œuvre de renoncement à la conformité au monde ne doit pas être uniquement individuel, mais également collectif. En tant qu’église, il nous faut tenir ferme contre les incursions du monde en notre sein.

   « Le Seigneur s’attend que nous fassions les efforts les plus diligents pour nous libérer de l’esprit mondain qui s’est emparé de nous. … Le Seigneur demande une réforme. Partout où des croyants ont adopté des principes mondains, il désire qu’une voix avertisse : “Crie à plein gosier, ne te retiens pas, dit-il, élève ta voix comme une trompette, et annonce à mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés !” (Es. 58 : 1) » (Levez vos yeux en haut, p.194)

   La voix silencieuse de l’histoire nous fait comprendre quels seront les résultats si nous négligeons, en tant que peuple, de nous aligner aux principes divins. « Le raisonnement humain a toujours cherché à éluder ou à repousser les instructions simples et directes de la Parole de Dieu. De tout temps, il y a eu une majorité de chrétiens qui ont méconnu les préceptes relatifs au renoncement, à l’humilité, à la modestie et à la simplicité qui doivent caractériser la conversation, l’attitude et la parure. Et le résultat a toujours été le même : celui qui s’écarte des enseignements de l’Évangile finit par adopter les modes, les coutumes et les principes du monde. Un formalisme mort succède à une piété vivante. La présence et la puissance de Dieu désertent les cercles mondains pour élire domicile parmi les humbles adorateurs qui se montrent dociles aux enseignements de la Parole sainte. C’est ce qu’on a vu dans toutes les générations. Diverses dénominations se sont levées, l’une après l’autre ; en renonçant à leur simplicité, elles ont perdu, dans une large mesure, leur ancienne influence.

   « En voyant l’engouement de la mode et le luxe parmi ceux qui font profession de croire à la vérité présente, nous nous demandons avec tristesse : le peuple de Dieu n’apprendra-t-il rien du passé ? » (Message à la jeunesse, p. 352)

   Aujourd’hui, alors que la venue de Christ est imminente, ce n’est pas le moment d’être dans un état d’impuissance ; mais ce sera le résultat qui atteindra tous ceux qui mettent de côté les enseignements simples de la Parole de Dieu et se conforment au monde. Apprenons les leçons du passé. Faisons partie de cette classe d’humbles adorateurs qui sont prêts à obéir à la Bible. Débarrassons-nous de tout vêtement qui n’est pas en accord avec les critères bibliques et que notre attention soit focalisée sur la préparation fervente afin d’être fidèle lors des jours qui sont devant nous.

(N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information sur ce sujet, d’autres articles sont disponibles.)

 

Un passager pour le ciel

   C’était vendredi soir, et le comité MV tenait une réunion d’urgence. Le lendemain leur société devait présenter un programme spécial intitulé « La Nouvelle Jérusalem Express » dans une autre église, à environ 60 kilomètres, et l’une des jeunes filles qui avait un rôle important était malade.

- A qui pourrions-nous bien demander de prendre ce rôle à la dernière minute ?

Le président regarda autour de lui et considéra les jeunes gens assis dans son salon.

- Comme vous le savez tous, ajouta-t-il, c’est l’un des rôles les plus importants.

   Dans la saynète, un groupe de personnes essayent d’acheter des billets pour le ciel. Le prix de chaque billet est « tout ce que vous possédez et en échange vous recevez tout ce que le ciel possède ». Chacun de ceux qui achètent un billet à quelque chose à donner : l’amour de l’argent, un penchant pour de la mauvaise musique, pour l’alcool et les cigarettes, pour les bijoux et d’autres choses.

- Nous avons déjà fait appel à tous les jeunes susceptibles de tenir un rôle, dit Rosa, je ne peux penser à personne d’autre, à moins de faire appel aux adultes.

- Non, dit Daniel, ce ne serait plus la même chose.

- Nous pourrions peut-être téléphoner et demander à l’un des jeunes de l’autre église de nous aider, suggéra le président.

- Oh non ! dit Bernard. Il faut que ce programme soit une surprise pour eux.

- Alors, tu as peut-être une suggestion ? demanda Rosa.

- Eh bien ! J’ai peut-être quelqu’un à proposer, dit Bernard.

- Vraiment ! s’exclamèrent-ils tous.

- Le seul ennui, c’est qu’elle ne soit pas membre d’église. Je pensais à Marcelline, ma voisine.

- Mais oui, bien sûr ! s’écria le président. Pourquoi n’avons-nous pas pensé à elle. Je ne pense pas que cela ait une grande importance qu’elle ne soit pas membre d’église. Elle vient souvent à l’école du Sabbat et aux réunions de jeunesse.

- Eh bien, qu’est-ce que nous attendons ? s’exclama Daniel. Demandons-lui tout de suite, sinon elle n’aura pas le temps d’apprendre le rôle pour demain !

- Il n’y a qu’un ennui, dit le président. Le rôle que Virginie avait avant de tomber malade est celui sur les bijoux. Marcelline porte beaucoup de bijoux et nous ne voudrions pas la vexer.

- Peut-être que quelqu’un pourrait échanger son rôle avec elle, suggéra Rosa.

- J’y ai pensé, dit le président. Mais vous rendez-vous compte qu’il est déjà huit heures et demie et que le programme a lieu demain après-midi ? Avec deux personnes dans un nouveau rôle, il faudrait presque avoir une autre répétition. Nous n’avons pas le temps avant demain après-midi. Non, la seule chose à faire est de demander à Marcelline si elle veut bien tenir ce rôle. Puisqu’il vient en premier, les autres n’auront pas trop d’ajustements à faire.

- Je crois que Marcelline sera contente d’accepter ce rôle, dit Bernard, et elle a certainement assez de bijoux pour convaincre tout le monde.

- Tout est arrangé, alors, dit le président. Bernard, à toi de donner à Marcelline une copie du dialogue et de lui expliquer ce qu’elle aura à faire. Rendez-vous à l’église à une heure et demie demain après-midi. Marcelline pourra répéter son rôle avec le guichetier à ce moment-là.

   Après la prière, chacun rentra chez soi.

   Bernard se rendit chez Marcelline pour lui expliquer ce que l’on attendait d’elle.

- Tout ce que tu as à faire, c’est de mettre beaucoup de bijoux, de marcher vers le guichetier et de demander un billet pour le ciel. Le guichetier te dira qu’il faut que tu renonces aux choses que tu chéris, c’est-à-dire à tes bijoux, si tu veux aller au ciel. Tu réfléchis un moment, puis tu décides que le prix est trop élevé, et tu t’éloignes. La plupart des autres donneront ce qu’elles ont et monteront dans le train, mais toi et une autre personne trouveront que c’est trop difficile. Finalement, toi et l’autre personne courez vers le guichetier – tu auras tes bijoux à la main – et tu les donneras au guichetier et sauteras dans le train. Il y aura juste deux sièges encore vacants dans le train.

- Au moins, il n’y a pas grand-chose à apprendre par cœur, dit Marcelline en prenant les feuilles de papier que Bernard lui tendait. Mais courir et sauter, je ne sais pas… dit Marcelline en hésitant.

- Oh ! tu le feras très bien, j’en suis sûr, dit Bernard. Viens à l’école du Sabbat avec nous, puis tu pourras déjeuner chez moi et nous serons prêts à retourner à l’église à une heure et demie.

- D’accord, dit Marcelline joyeusement, à demain !

   Le lendemain après-midi, la courte répétition que Marcelline eut avec le guichetier marcha très bien. Tout le monde la complimenta. Puis tous montèrent en voiture et se dirigèrent vers l’autre église.

   Un auditoire important s’était rassemblé pour assister à « La Nouvelle Jérusalem Express ». Depuis deux semaines, une affiche avait été fixée dans le hall de l’église, représentant un train moderne et un guichetier, avec quelqu’un achetant un billet. L’affiche promettait aussi plusieurs numéros musicaux pendant la saynète. L’église était bondée et l’on dut apporter des chaises supplémentaires.

- Je suis contente d’être la première, chuchota Marcelline à Rosa. Ce sera fini plus vite ! Quand je devrai retourner sur scène, je n’aurai peut-être plus peur !

   Le programme allait commencer. Le guichetier, dont le rôle était tenu par le pasteur, prit sa place. Il fit d’abord quelques remarques d’introduction au sujet de la saynète.

   Il expliqua que ces personnes désiraient de tout leur cœur aller au ciel, et avaient l’intention d’acheter leur billet en renonçant à certaines choses dans leur vie, telles que « la critique », ou « les mauvaises compagnies » afin d’avoir une place dans le train pour le ciel. Il montra la rangée de chaises qui représentaient le train. Il continua en expliquant que la saynète n’avait pas pour but de démontrer qu’on pouvait « acheter » le ciel, mais plutôt de faire comprendre aux spectateurs que quelques péchés mignons pouvaient les empêcher d’atteindre le ciel.

   Puis le programme commença. Marcelline fit son entrée avec un rang de perles autour du cou, des boucles d’oreille, des bracelets et des bagues à chaque main. Elle n’était vraiment pas à sa place dans une église adventiste. Elle répéta son rôle et retourna vers le fond de la scène la tête baissée. Tout le monde pensa qu’elle avait joué son rôle à la perfection lorsqu’elle quitta le guichet d’un air indécis sans avoir renoncé à ses bijoux.

   Après le rôle de Marcelline, deux jeunes chantèrent un duo : « Pourquoi ne pas dire oui à Jésus ce soir ? »

   Puis entra un garçon avec des livres dont les couvertures représentaient des scènes de violence. Il les donna avec joie pour pouvoir acheter un billet pour le ciel.

   L’heure passa rapidement, et le programme se déroula sans accroc. Pour finir, le guichetier se leva de nouveau pour faire quelques remarques. Avant qu’il puisse terminer, deux silhouettes se précipitèrent vers lui en courant. Marcelline avec ses bijoux et un garçon qui avait finalement décidé de renoncer à ses camarades mondains. Marcelline déposa ses bijoux au guichet et juste où le guichetier déclarait que le train allait partir, les deux jeunes gens montèrent à bord. L’assemblée se leva pour chanter : « Pourquoi donc attendre, mon frère ? Ton Sauveur t’appelle aujourd’hui. » Après la prière, tout le monde se dispersa.

   Le pasteur se mit à rassembler les livres, la musique populaire, l’argent et les bijoux, ainsi que les autres choses qui lui avaient été remises dans son rôle de guichetier. Il rendit à chacun ce qui lui appartenait.

   Lorsqu’il vint à Marcelline, il lui tendit les bijoux et dit :

- Merci d’avoir pris ce rôle à la dernière minute, Marcelline. Tu l’as vraiment joué d’une manière convaincante !

A la grande surprise de tous, Marcelline dit :

- Je voulais de tout mon cœur être convaincante, pasteur. Voyez-vous, je ne veux plus de ces bijoux. Je veux que vous les gardiez. Ce programme m’a vraiment ouvert les yeux. Je suis contente d’avoir eu l’occasion d’y tenir un rôle.

   Marcelline se mit à étudier la Bible avec la lectrice biblique de l’église, et à la fin d’une série d’évangélisation tenue par le pasteur elle fut baptisée. Personne d’autre dans sa famille n’était adventiste.

   Quelques années plus tard, elle épousa Daniel, le fils du pasteur. – N.C. 

 

Coin Santé

Crème fondante à la caroube

 

Ingrédients :

- 1 litre de lait de riz

- 4 cuillères à soupe de sucre

- 80 g de fécule de maïs (type maïzena)

- 2 cuillères à soupe de caroube en poudre

- 14 gouttes d’huile essentielle d’orange


Préparation :

- Amener à ébullition ¾ litre de lait de riz avec la caroube et le sucre ainsi que l’huile essentielle d’orange.

- A froid, délayer la fécule de maïs avec le ¼ litre de lait restant

- Verser le mélange froid dans le lait bouillant et fouetter constamment jusqu’à ce que le mélange bout à nouveau pendant 2 à 3 minutes.

- Verser dans des coupelles individuelles.

 

Le lait de riz permet d’obtenir une crème onctueuse similaire à celle que l’on trouve au soja dans les magasins de diététique.

 

Pour une décoration un peu plus raffinée :

- Verser le mélange encore chaud dans des verres hauts en verre, et laisser refroidir.

- Prendre un brick de crème fouettée au soja (type Soyatoo!) et fouetter jusqu’à obtention d’une crème ferme semblable à la chantilly.

- Puis, à l’aide d’une poche à douille recouvrir la crème fondante de cette crème fouettée sur une hauteur de 2 à 3 cm.

- Mettre immédiatement au réfrigérateur pendant plusieurs heures.

- Servir bien frais, décoré d’une fine tranche d’orange ou un quartier de clémentine.


Le fait de mettre le tout dans un verre haut en verre fait ressortir le contraste de couleur entre la caroube et la crème fouettée blanche. Un régal pour les yeux et pour les papilles !

 


[1] En français, la Bible Ostervald et la Bible de l’Epée.

[2] En français, la TBS, BFC, la TOB la NBS, et la plupart des autres versions.