Vol.4 - Juillet 2009


 

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« Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes. » Jérémie 6 : 16


Table des matières

Editorial

Etude Biblique – Conversion et baptême

Le véritable Évangile veut-il bien se lever ? Dennis Priebe

Christ, Créateur, par E.J. Waggoner

Sur leurs traces

Un appel…. ,par Ellen G. White (Education de l’enfant)

Histoire pour les enfants

Coin Santé

Le coin des lecteurs

Coloriage 

 

Editorial

Je rends grâces à mon Dieu de tout le souvenir que je garde de vous, ne cessant, dans toutes mes prières pour vous tous, de manifester ma joie au sujet de la part que vous prenez à l’Evangile, depuis le premier jour, jusqu’à maintenant. Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. Phil. 1 : 3 - 6.

   Chers amis,

   C’est toujours avec joie que nous considérons la rédaction de ces quelques lignes à nos lecteurs de l’ « Etoile du Matin ». Bien que nous ne vous connaissions pas tous personnellement, nous avons déjà eu l’occasion de rencontrer un certain nombre d’entre vous lors de diverses rencontres ou de visites personnelles. Sachez que nous sommes toujours heureux d’apprendre à vous connaître. Certains d’entre vous  sont venus nous visiter, et nous avons été heureux de partager un sabbat avec nos visiteurs, de nous exhorter mutuellement par des chants, des prières et l’étude de la Bible. Ces moments sont parmi nos plus précieux souvenirs.

   Jésus a prié son Père, afin que nous soyons un, comme il est un avec Dieu. Ainsi, même si nous ne vous connaissons pas tous individuellement, nous formons une seule âme et un seul cœur avec tous ceux qui aiment Dieu et son Fils, avec tous ceux qui ont reçu son Saint-Esprit dans leur cœur. Nous sommes remplis de joie à l’idée de savoir que nous sommes membres d’une même famille, frères et sœurs de Jésus, notre frère aîné, enfants adoptés de notre Père Céleste. Quelle glorieuse vérité ! Les enfants de Dieu ne se lassent jamais de l’entendre, de la lire, de la considérer et de l’enseigner.

   Dans cette édition d’Etoile du Matin, nous avons le plaisir de vous proposer le premier chapitre du livre de Denis Priebe, « Face à face avec le véritable Evangile ». Le pasteur Priebe s’est penché sur le message de la justification par la foi, et a soigneusement analysé les deux courants qui existent actuellement à ce sujet dans l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. Nous croyons que son étude vous permettra de mieux comprendre ces enseignements, et de faire un choix fondé sur une meilleure compréhension de cette doctrine importante. Comme promis, nous poursuivons la publication du livre « Christ et sa justice », où l’enseignement que Dieu donna au sujet de son Fils Jésus en 1888 est clairement présenté. Que Dieu vous bénisse alors que vous étudierez ces articles, ainsi que le restant de ce petit journal.

Fraternellement, Marc et Elisabeth.


Conversion et baptême

1) Comment Jésus montre-t-Il la nécessité de changer de conduite ?

Matthieu 18 : 3 Je vous le dis en vérité, que si vous ne changez et si vous ne devenez comme des enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. (Ostervald, 1870)

2) En quels termes enseigne-t-Il encore la même vérité ?

Jean 3 : 3 En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

3) Comme Jésus explique-t-Il ensuite la nouvelle naissance ?

Jean 3 : 5 Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

4) De quelle comparaison se sert-Il pour illustrer Sa pensée ?

Jean 3 : 8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

5) Quel est le changement qui se produit lors de la conversion, ou nouvelle naissance ?

Éphésiens 2 : 5 Lorsque nous étions morts dans nos fautes, [Dieu] nous a rendus à la vie ensemble en Christ, (c’est par grâce que vous êtes sauvés). (Ostervald, 1996)

6) A qui les pécheurs sont-ils amenés par la conversion ?

Psaume 51 : 12, 15 O Dieu ! crée en moi en cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. … J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, et les pêcheurs reviendront à toi.

7) Que se produit-il lorsqu’une personne se convertit ?

2 Corinthiens 5 : 17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. (Voir Actes 9 : 1-22 ; 22 : 1-21 ; 26 : 1-23)

8) Par quel moyen Dieu créa-t-Il toutes choses ?

Psaume 33 : 6 Les cieux ont été faits par la parole de l’Eternel. Et toute leur armée par le souffle de sa bouche.

9) Quel est l’instrument de la conversion ?

1 Pierre 1 : 23 Vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

10) Quel est le changement qui se produit lorsque l’on contemple Jésus ?

2 Corinthiens 3 : 18 Ainsi nous tous qui contemplons, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur, à visage découvert, nous sommes transformés en la même image, comme par l’Esprit du Seigneur. (Ostervald, 1870)

11) Qu’est-ce qui fournit la preuve qu’une personne est née de Dieu ?

1 Jean 2 : 29 Si vous savez qu’il est juste, reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de lui.

1 Jean 4 : 7 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu.

12) Que peut-on dire de tous ceux qui croient en Jésus ?

1 Jean 5 : 1 Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu.

13) De quoi ceux qui sont nés de Dieu s’abstiennent-ils ?

1 Jean 5 : 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas.

14) Quelle est la puissance intérieure qui les empêche de pécher ?

1 Jean 3 : 9 Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher parce qu’il est né de Dieu. (Voir 1 Jean 5 : 4 ; Genèse 39 : 9)

15) Quel est le privilège accordé à ceux qui sont nés de l’Esprit ?

Romains 8 : 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

16) Dans son sermon de Pentecôte, que dit Pierre concernant ce qui doit suivre la repentance ?

Actes 2 : 38 Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.

17) A quel événement de la vie terrestre du Christ participons-nous par le baptême ?

Romains 6 : 3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ?

–Le baptême n’est pas seulement une ordonnance évangélique qui commémore la mort, l’ensevelissement et la résurrection du Christ ; il est aussi une profession de foi par laquelle le Chrétien fait connaître qu’il abandonne son ancienne vie de péché et accepte la vie nouvelle qui est en Christ, selon ce que dit Paul dans Galates 2 : 20 : “Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi ; mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi.”

18) Comment le baptême évangélique est-il décrit ?

Romains 6 : 4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

19) Que peut-on conclure de Romains 6 : 4 et 5 concernant le sens du mot « baptiser » dans les Saintes Écritures ?

Baptiser signifie immerger.

– Il est clair que l’apôtre avait en vue l’immersion du corps tout entier. Et c’est en réalité ce que signifie le mot grec baptizo βαπτίζω. Homère, huit siècles avant Jésus-Christ raconte comment les forgerons baptisent (bapto βάπτω) dans l’eau l’acier chauffé au rouge pour le tremper. Hérodote, environ cinq siècles avant le Christ, nous dit que les teinturiers baptisaient (bapto) les étoffes dans les teintures pour les colorier, et que les potiers avaient coutume de baptiser (bapto) des vases de terre dans une préparation liquide pour les rendre brillants. Si ce mot avait eu le sens d’arroser ou de répandre, nos versions n’auraient pas simplement mentionné ce sens au lieu de laisser dans le texte le mot original sans le traduire ?

20) A quelle condition peut-on recevoir le baptême ?

Marc 16 : 16 Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé.


Le véritable Évangile veut-il bien se lever ?

Dennis E. Priebe

   Les quelques dernières années ont été douloureuses pour les Adventistes du Septième Jour. La plupart d’entre nous n’étions pas là lorsque la crise du panthéisme frappa l’église au début de ce siècle[1], et que de nombreuses lumières dirigeantes quittèrent l’organisation. Entre temps, nous avons tous vu des pasteurs quitter l’organisation pour des raisons diverses – dont, occasionnellement, un pasteur qui trouvait que les croyances des Adventistes du Septième Jour n’étaient pas compatibles avec les siennes. Mais maintenant, nous voyons des pasteurs jeunes, brillants et consciencieux qui disent, « Je ne peux plus prêcher l’Adventisme et être en accord avec ma propre conscience et la Bible. »

   Certains membres d’église ont été d’avis que l’Adventisme prêché de leurs chaires était d’un genre différent – totalement incompatible avec la mission et le message Adventiste. Que se passe-t-il dans notre église bien-aimée ? Les pasteurs tout comme les laïcs ont été de plus en plus confus. Des hommes très appréciés ont été licenciés de part et d’autre, alors que ceux qui se trouvent entre les deux se demandent comment il leur sera possible de décider qui a raison ; ne devraient-ils pas simplement quitter l’Adventisme en se glissant par la porte de derrière ? Y a-t-il des réponses, ou sommes-nous condamnés à trébucher, alors que notre église continue de souffrir ?

   Je suis convaincu qu’il existe une raison à la peine dont nous souffrons aujourd’hui, mais qu’il existe également une solution à notre dilemme théologique. Il nous a été dit que notre église doit être jugée par l’évangile. J’accepte ce défi. L’Evangile se trouve au cœur du Christianisme, et sans l’évangile, il n’y a pas de raison valable pour observer le Sabbat. Mais qu’est-ce que l’évangile ? C’est ici la question critique qui n’a cessée de se poser à la conscience de pasteurs, d’enseignants et de laïcs.

   Je vais proposer qu’il existe deux versions de l’évangile enseignées dans l’Adventisme. Je vais les présenter en commençant par leurs présuppositions jusqu’à leurs conclusions, avec l’espoir que cela expliquera pourquoi certains hommes et certaines femmes ont une crise de conscience vis-à-vis de l’enseignement Adventiste du Septième Jour. Bien sûr, je spécifierai quel évangile je crois être en harmonie avec la Bible et l’Adventisme. Mais il se peut que le plus grand bien qui émanera de ce que je suis sur le point de dire, sera la clarification des positions opposées, qui vous rendra individuellement mieux capables d’étudier la Bible et notre source inspirée moderne – les écrits d’Ellen White – afin de déterminer lequel des deux systèmes de croyances sera votre évangile. Car tout se réduira finalement à cela – il vous faut prendre une décision basée sur l’étude biblique et la prière.

   Voyez-vous, dans le passé, il était relativement facile d’identifier les groupes « dissidents » et de rester dans les courants principaux de l’Adventisme. Ils n’ont pas été nombreux à suivre la voix du « Shepherd’s Rod » et des Adventistes Réformés. Mais à présents nous avons deux évangiles dans le courant principal de l’Adventisme, ce qui rend le choix bien plus difficile. Cela s’est développé dans l’Adventisme durant les trente dernières années, et je suggère que les événements des années soixante-dix et quatre-vingt sont les résultats inévitables et naturels de graines plantées il y a de nombreuses années. Ce que nous avons une fois considéré comme une seule ligne de vérité se présentant à nous, n’a que tardivement été vu comme deux lignes, se séparant de plus en plus profondément jusqu’au point de crise dans lequel nous nous trouvons. Au cœur de ma proposition se trouve la conviction profonde que ces deux voies sont totalement incompatibles l’une avec l’autre, que le compromis ou l’harmonie entre elles est impossible, et que nous devons faire un choix entre les deux systèmes. Intéressons-nous donc à ces deux prétendants rivaux au titre « évangile », avec l’espoir que le véritable évangile pourra s’élever avec assurance.

Présentation du problème

   Dans un article ayant pour titre « Exode dans l’Adventisme », on publia récemment une liste de 100 pasteurs Adventistes du Septième Jour, ainsi que d’enseignants qui ont quitté l’Adventisme pour des raisons de conscience. Dans l’article se trouvait ce commentaire : « La dénomination donne l’apparence de vouloir désespérément se débarrasser des doctrines malvenues que sont la justification par la foi et la suffisance totale des Ecritures comme seule base doctrinale. » - Sharon Herbey, « Exode dans l’Adventisme, » Evangelica, February 1982, p. 23. Il est vrai que ces accusations sont larges. Est-il possible d’être plus spécifique quant à ce qu’on veut dire ici ?

   Dans l’Afrique du Sud, Francis Campbell, un ancien président de conférence d’union, tenta de mettre le doigt sur les points spécifiques de la controverse en ces mots : « La dénomination n’a jamais été capable de clairement définir sa position sur la nature du Christ, la perfection, le péché originel – domaines vitaux pour une compréhension de la justification par la foi. Il en résulte que différents courants théologiques existent dans l’église, laissant nos membres dans un état de confusion. » - Idem.

   Je crois que ses idées sont extrêmement perspicaces, et vont au cœur des difficultés que nous expérimentons ; car je suis d’accord avec l’idée qu’en tant qu’église, nous n’avons jamais officiellement défini nos croyances dans ces trois domaines critiques – le péché, Christ, et la perfection. Et étant donné notre flou et nos vues divergentes dans ces domaines, nous avons erré dans le désert théologique de l’incertitude et de la frustration pendant les quarante dernières années. De plus, comme nous avons défendu des vues contradictoires dans ces domaines, nous avons été incapables de clairement définir notre message et notre mission.

   Les lignes suivantes furent écrites par Aage Rendalen, un ancien éditeur Adventiste du Septième Jour en Norvège :

   Dans les années 1950, l’Adventisme commença un véritable nettoyage de maison. Un certain nombre de doctrines qui avaient dérangé les théologiens puristes pendant des années furent publiquement enterrées. Avec la montée du niveau de connaissances bibliques dans l’église, et les contacts de plus en plus fréquents avec les théologiens évangéliques, de nombreux Adventistes se sentirent embarrassés concernant certaines des doctrines qui avaient survécu au dix-neuvième siècle. En tête se trouvaient les doctrines de l’expiation en deux phases, et la nature pécheresse du Christ. Avec la publication du livre Questions on Doctrines en 1957, ces vues furent toutes les deux répudiées.

   L’œuvre de clarification progressa jusqu’au début des années 1970. D’ici là, la croyance traditionnelle en une perfection des derniers jours était sous attaque, et semblait se trouver sur la voie de sortie… Malgré les efforts éperdus de quelques défenseurs vocaux de la tradition Adventiste, les doctrines de la nature pécheresse de Christ et de la perfectibilité humaine en ce monde coulaient doucement. Le poids de l’évidence biblique avait simplement vaincu le peu de résistance restante.

   Avec l’arrivée des années quatre-vingt, une nouvelle crise d’une ampleur sans précédent confronte à présent l’église. Ce que l’on considère comme le fondement même de l’Adventisme, – notre ‘théologie du sanctuaire’ – se trouve examinée de prêt. En même temps, l’autorité de Mme White comme prophète crypto canonique est réévaluée.

   Avec les fréquentations évangéliques des années 1950, les dirigeants Adventistes mirent quelque chose en route dont ils n’anticipaient pas l’étendue. Le paysage Adventiste traditionnel était radicalement changé, et une crise d’identité en fut la conséquence. Aujourd’hui, la validité même du mouvement est devenue une question ouverte pour beaucoup. Ils ressentent que ce n’est pas là l’église qu’ils ont rejointe. La supériorité doctrinale… que l’évangéliste leur avait présentée semble à présent perdre sa force. Cela peut-il vraiment être « la seule vraie église » ? demandent-ils. – Aage Rendalen, « Adventism : Has the Medium Become the Message ? » Evangelica, Décembre 1980, p. 35.

   Alors que je lisais cet article, j’eus le sentiment que, d’une perspective bien différente, Rendalen affirmait ce que je voulais dire, car il avait mis le doigt sur les problèmes de la controverse, et sur le développement historique de ces problèmes durant les trente dernières années. En fait, il a vraiment visé juste. Ce sont là les problèmes qu’il faut définir, s’il devait jamais avoir un espoir de voir se lever le véritable évangile. Je voudrais répéter un passage extrêmement important de cet article : « Avec les fréquentations évangéliques des années 1950, les dirigeants Adventistes mirent quelque chose en route dont ils n’anticipaient pas l’étendue. Le paysage Adventiste traditionnel était radicalement changé. » Combien, ô combien cela est vrai.

   J’en suis venu à croire que ce que nous avons vu à la fin des années soixante-dix, et au début des années quatre-vingt, ne sont que les résultats inévitables de semences plantées pendant les années cinquante et soixante. Ces semences théologiques ont produit une récolte théologique cohérente et logique. Je veux dire par là que lorsqu’on pose certaines présuppositions, certaines conclusions sont nécessaires, et même inévitables, et de nombreux Adventistes réfléchis ont perçu la nécessité de mettre en œuvre les implications de ces conclusions. D’autant plus que ces différentes présuppositions opposées, ainsi que leurs conclusions, sont à présent largement crues au sein de l’Eglise Adventiste du Septième Jour, et cela par un large éventail d’érudits, de pasteurs et de laïques.

   Ainsi, il ne s’agit pas seulement de croyances externes à l’Adventisme, en opposition aux croyances internes. Les deux systèmes de croyances théologiques sont vivants et croissent actuellement dans l’Eglise Adventiste du Septième Jour. A présent, penchons-nous plus spécifiquement sur les composants individuels de ces systèmes de croyances.

Le problème central

   Le problème pivot qui me semble déterminer la direction des deux systèmes de croyances – fondation et prémisse de toute la controverse – est la question, Qu’est-ce que le péché ? Après tout, l’évangile entier concerne la façon dont nous sommes sauvés du péché. C’est le péché qui a causé notre perte, et l’Evangile est la bonne nouvelle de comment Dieu nous sauve du péché. A présent, il semblerait que la plupart d’entre nous avons supposé, pendant peut-être notre vie entière, que nous savions ce qu’est le péché, mais tout comme c’est généralement vrai pour la plupart des choses que nous supposons sans les examiner de près, nos suppositions peuvent très bien avoir été des suppositions non prouvées, qui demandent à être attentivement repensées. Il est à présent clair que l’Adventisme a été contesté pour avoir des définitions floues et même erronées du péché, ce qui l’a conduit vers des positions erronées au sujet de la justification par la foi.

   La question cruciale est : « De quelle nature est le péché pour que l’homme soit considéré coupable, à tel point qu’il doive mourir dans les feux de l’enfer, à moins d’être délivré par la grâce de Dieu ? » Il nous faut être précis lorsque nous définissons la nature de ce péché, afin de savoir exactement ce dont l’évangile nous délivre. De quoi devons-nous être pardonnés ? Qu’est-ce qui doit être guéri, afin que nous puissions échapper à la mort éternelle ? Lorsque vous visitez un médecin, il doit d’abord déterminer précisément (nous l’espérons), la nature du problème qui vous afflige, avant de pouvoir vous prescrire une thérapie ou des médicaments à même de vous guérir. Il en est exactement de même quant au péché. Il nous faut savoir où se trouve notre culpabilité, afin de pouvoir appliquer l’évangile à la bonne maladie.

L’Evangile tel qu’il est défini dans la « Nouvelle » Théologie

La Nature du Péché

   Dans son livre de défi, The Shaking of Adventism[2], Geoffrey Paxton dit que les Adventistes du Septième Jour rejetèrent la justification par la foi en 1888 parce que nous avons rejeté la doctrine historique du péché originel. Il identifie le péché originel comme étant le principe fondamental de la Nouvelle théologie. – pages 98-114. Le péché originel est simplement la croyance selon laquelle nous sommes coupables devant Dieu pour la simple raison que nous sommes nés comme fils et filles d’Adam. Nous sommes coupables par nature, avant qu’aucun choix entre le bien et le mal ne se soit posé. Notre condamnation vient d’Adam ; nous sommes coupables suite à notre dépravation héritée. « Le désir de pécher est péché. » « Le péché existe dans l’être avant que nous en soyons conscient. » « Même lorsqu’on y résiste par la volonté, nos désirs coupables impliquent de la culpabilité. » – Desmond Ford, « The Relationship Between the Incarnation and Righteousness by Faith[3], » dans Documents From the Palmdale Conference on Righteousness by Faith, p. 28.

   D’après cette vue, le péché et la culpabilité sont nôtre par nature, et l’évangile doit s’occuper de la réalité du péché comme faisant partie de la nature de l’homme, qui ne pourra jamais être éradiquée jusqu’à ce que nous soient donnés de nouveau corps à la seconde venue du Christ, lorsque la mortalité se revêt d’immortalité. Dans cette vue, la faiblesse, l’imperfection et les tendances sont le péché. Il est intéressant et significatif que les Réformateurs construisirent leur doctrine du péché originel sur l’hypothèse de la prédestination, qui enseigne que Dieu abandonne certains hommes à la souffrance et à la mort, alors qu’Il choisit d’envoyer Sa grâce salvatrice à d’autres par l’Evangile. Ces deux doctrines s’accordent naturellement. Ainsi, il est assez étrange qu’alors que la prédestination a aujourd’hui été rejetée par de nombreux Chrétiens, le péché originel soit perçu comme le fondement d’un enseignement juste de l’évangile.

La Nature du Christ

   Voyons à présent l’étape suivante, basée sur cette hypothèse : Quel genre d’être humain Christ devait-il être, afin d’être à la fois humain et sans péché ? Il est évident que ce point de vue insiste sur l’idée qu’Il doit avoir une nature sans péché, totalement différente de la nature que vous et moi héritez à la naissance. On se réfère parfois à cette vue comme « la nature d’Adam avant la chute ». Certaines affirmations de ceux qui défendent cette vue aideront à clarifier la question : « Pour que Christ puisse être le deuxième, ou le dernier Adam… il doit posséder une Nature Humaine sans péché. » « Enseigner que Christ possédait des propensions pécheresses revient à enseigner qu’il était un pécheur ayant besoin d’un Sauveur. » – Idem., p. 32.

   D’après cette croyance, la nature pécheresse implique de la culpabilité devant Dieu. Ainsi, il est absolument impératif que Christ n’ait aucun rapport avec notre nature pécheresse. Mais comment cela peut-il être, étant donné que Christ avait une mère humaine ? Voici une réponse : « La substance de Marie fut façonnée en une nature parfaite pour notre Seigneur tout comme au commencement le Saint-Esprit fit un monde parfait à partir du chaos. » – Idem., p. 34. En d’autres termes, les déficiences génétiques de Marie furent altérées afin qu’elle ne transmette qu’une hérédité parfaite au Christ, complètement différente de l’hérédité que nous recevons de nos parents.

Justification

   La prochaine étape dans cette « nouvelle théologie » implique notre expérience. Son raisonnement est le suivant : puisque nous sommes coupables par nature, et puisque nous allons garder cette nature jusqu’à la glorification, et puisque nous péchons même dans nos bonnes actions (étant donné que l’égoïsme souille nos meilleurs efforts, et que nous pouvons être coupable dans l’acte même de victoire sur le péché), ainsi, d’après ce point de vue, il nous faut nous focaliser sur la justification plutôt que sur la sanctification. Il nous faut constamment chercher une justice imputée, extérieure à nous, étant donné que tout ce qui est en nous est corrompu par le péché originel, et une hérédité dépravée.

   Ainsi, dans cette ligne de pensée, l’évangile est la justification, la justice de Christ créditée à notre compte. La justification par la foi devient la justification seule, alors qu’au fond, la sanctification revient à de bons conseils. On argumente que cela doit être ainsi, car quoi que ce soit de corrompu par le péché originel ne pourra jamais participer à une justification par la foi parfaite. Ainsi, nous sommes légalement justes, alors qu’en réalité, nous sommes intérieurement coupables à tous moments. Il nous faut constamment insister sur l’œuvre de Christ pour nous, plutôt que sur l’œuvre du Saint-Esprit en nous.

Perfection

   Finalement, dans la « nouvelle théologie », le postulat de départ du péché comme étant la nature dépravée nous conduit vers une conclusion inévitable quant à la perfection du caractère. Si notre principale culpabilité se trouve dans notre nature, la nature avec laquelle nous sommes nés,  et si nous gardons cette nature jusqu’à la mort, ou la translation, il devient alors manifestement clair qu’on ne devrait pas parler de perfection, de victoire comme Jésus a vaincu, ou d’affranchissement du péché dans cette vie. Si, malgré la croissance spirituelle d’une vie entière de confiance en Jésus, et le fait de s’appuyer moins sur nos propres efforts, nous sommes tout aussi coupables à soixante ans qu’à dix-huit ans, alors, les mots « perfection du caractère » n’ont aucun sens et devraient rapidement être abandonnés de notre vocabulaire spirituel.

   Ainsi, le rejet de la possibilité d’une perfection morale dans cette vie est un corollaire nécessaire à la doctrine du péché originel. Dans cette ligne de pensée, l’effort même pour atteindre la perfection morale résulte en légalisme et au déni de la justification par la foi. Même après la fin du temps de grâce les caractères du peuple de Dieu seront déficients en foi, en espérance et en amour. Etant donné que la seule signification d’être sans péché est d’avoir une nature sans aucune trace du péché, pour la « nouvelle théologie »,  cela n’aura jamais lieu jusqu’à la glorification.

   Les quelques lignes ci-dessus résument l’évangile d’après un système de croyances bien développé et soigneusement articulé, qui se trouve tout aussi bien dans l’Adventisme qu’en dehors. Il est cohérent en commençant de ses présuppositions à ses conclusions, et je crois que si vous commencez avec les hypothèses fondamentales de ce système, vous devez nécessairement finir avec ses conclusions. C’est la raison pour laquelle l’ainsi nommée nouvelle théologie est devenue si attractive pour de nombreux Adventistes de longue date. Ainsi, si nous désirons être logiques et bibliques, sommes-nous obligés d’accepter cette compréhension de l’évangile, avec d’autres options aussi illogiques que non bibliques ?

   Je crois que le véritable évangile, l’évangile de Jésus-Christ et de Paul, se fonde sur des présuppositions différentes, et conduit à des conclusions différentes. Je crois que c’est là le seul évangile qui traite adéquatement les grands problèmes cosmiques dans la controverse entre Dieu et Satan. Je crois que c’est là le seul évangile qui procurera sécurité et espérance pour l’Eglise Adventiste du Septième Jour, et pour les individus posant la vieille question, Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Ce qui suit est donc un court résumé de l’autre façon de comprendre l’évangile promis dans l’Ancien Testament et réalisé dans le Nouveau.

L’Evangile, tel qu’il est défini dans l’Adventisme

   La présupposition de base de cet évangile est qu’au le cœur de la controverse cosmique entre Dieu et Satan se trouve la question du libre choix, et de savoir si Satan a mal représenté Dieu dans ses accusations condamnatoires. Dieu prit des risques terribles avec l’univers pour protéger la liberté de choix, et pour donner aux êtres créés l’occasion de juger d’eux-mêmes s’Il était vraiment ce que Satan disait de Lui.

   Pourquoi Dieu a-t-il permis la misère du péché ? A cause de l’absence totale de valeur d’une obéissance forcée et de la nécessité d’une possibilité de pécher si la justice devait jamais exister.  Après qu’Adam ait péché et perdu sa liberté de choisir, Jésus, « l’Agneau de Dieu immolé depuis la fondation du monde, » (Ap. 13 : 8, KJV) se porta volontaire pour venir dans ce monde et aider à clarifier les choses, et donner à l’humanité une seconde probation. Et l’agonie du péché ne se terminera pas jusqu’à ce que Satan se prosterne librement, et confesse que Jésus est Seigneur. Cela signifie que la plus grande tragédie de l’univers est la calomnie de Satan au sujet de Dieu, une tragédie même plus grande que n’importe quel péché. Ainsi, la question à résoudre est de savoir comment des être déchus et non déchus vont choisir dans la grande controverse, soit Dieu, soit Satan. Cela veut dire que l’évangile ne pourra jamais se fonder sur une prédestination, quelle qu’elle soit, qui fait essentiellement fi du droit de se positionner pour ou contre Dieu. L’évangile est solidement construit sur le fondement du libre choix – deux mots très importants dans la grande controverse entre Dieu et Satan.

La Nature du Péché

   Nous voilà une fois de plus devant une position à prendre face à la nature du péché. Fondamentalement, le péché n’est pas dans la nature de l’homme, mais la manière dont il fait ses choix. Il y a péché lorsque la pensée consent à la convoitise, et rompt ainsi sa relation avec Dieu. Parler de culpabilité en termes de nature héritée revient à faire l’impasse sur la catégorie importante de la responsabilité. La culpabilité ne fait pas partie de notre expérience aussi longtemps que nous n’avons pas joint notre volonté à la rébellion de l’homme contre Dieu, et que nous ne sommes pas activement entrés en opposition avec la volonté de Dieu.

   Le péché concerne la vie d’un homme, sa rébellion contre Dieu, sa désobéissance volontaire, et sa relation faussée avec Dieu qui résulte de sa rébellion. Le péché concerne la volonté d’un homme, plutôt que sa nature. Si la responsabilité du péché a une signification quelconque, on ne peut pas affirmer que la nature humaine déchue rend un homme inévitablement pécheur. L’inévitabilité et la responsabilité sont deux concepts incompatibles dans la sphère morale. Ainsi, le péché se définit comme un choix volontaire de se rebeller contre Dieu en pensée, en parole ou en action. « Celui qui sait faire ce qui est bien, et ne le fait pas, commet un péché. » Jacques 4 : 17. Dans l’évangile du Nouveau Testament, le péché est le choix volontaire d’exercer notre nature déchue et pécheresse en opposition à la volonté de Dieu.

La Nature Humaine du Christ

   Construisant sur ce fondement, nous passons à la nature du Christ, - celle qu’Il hérita de Ses ancêtres lorsqu’il devint humain. Si le péché n’est pas notre nature, mais notre choix, alors Christ put hériter notre nature déchue et pécheresse sans pour autant devenir un pécheur. Il est toujours resté sans péché, parce que ses choix conscients ont toujours été d’obéir à Dieu, et qu’Il n’a jamais permis à sa nature héritée de contrôler ses choix. Son hérédité était exactement la même que la nôtre, et il n’y a aucun besoin de recourir à une intervention spéciale de Dieu pour empêcher Jésus de recevoir la chair humaine de péché de Marie. « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il [Jésus] y a également participé lui-même. …En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères. » Hébreux 2 : 14-17.

   Christ accepta volontairement l’humiliation de descendre non seulement au niveau de l’homme non déchu, mais au niveau auquel l’homme était tombé depuis que Adam avait péché. Il est évident que lorsque Jésus était là, l’homme n’était pas dans l’état d’avant le péché, et quelque chose de bien plus radical était donc nécessaire pour vaincre les effets de la chute d’Adam. Christ devait descendre au niveau où l’humanité avait sombré au fil des siècles, et la relever en sa personne des profondeurs de sa chute à un nouveau niveau de vie – la vie à laquelle les hommes et les femmes avaient une fois été appelés à vivre. Jésus s’abaissa des plus hauts sommets aux abîmes les plus profonds pour nous relever.

   Si Jésus pris une nature humaine parfaite, non touchée par la chute, Il ne se serait alors pas tenu aux côtés de l’homme dans son besoin. Si Jésus avait pris la nature humaine non déchue, il y aurait alors eu un gouffre énorme créé par le péché. C’était l’humanité déchue qu’Il devait représenter devant Dieu. Il se tint aux côtés des pécheurs déchus afin de faire médiation entre des hommes et des femmes [dans leur nature] pécheresse et un Dieu saint.

   Si Jésus assuma la nature humaine parfaite, Il traversa le gouffre entre Dieu et l’humanité non déchue, mais il fallait encore jeter un pont au travers du gouffre séparant Dieu et l’homme déchu. Si, cependant, Christ a partagé notre nature déchue et pécheresse, son œuvre médiatrice  jette alors un pont au travers du gouffre séparant l’homme déchu et Dieu. Ce n’est qu’en partageant notre situation dans le sens le plus profond et le plus complet, s’identifiant entièrement avec nous, qu’il pouvait être notre Sauveur. Toute autre condition humaine autre que la nature humaine héritée aurait été d’emblée relevée par l’ennemi et aurait influencé la pensée de l’univers.

   Il est intéressant de remarquer que cette compréhension de la nature humaine du Christ était celle que défendaient A.T. Jones et E.J. Waggoner dans leurs messages sur la justification par la foi en 1888, message soutenu si fortement par Ellen White. En fait, cette compréhension de la vie du Christ était la puissance dominante de leur message : le Seigneur Jésus Christ – loyal à Dieu dans la chair pécheresse.

Justification

   De là, le message de l’évangile passe à notre expérience personnelle propre. L’évangile est la bonne nouvelle au sujet du caractère de Dieu, que Dieu pardonne et restaure. L’évangile est (1) la déclaration de Dieu que nous sommes justifiés par les mérites du Christ et (2) la promesse de Dieu de rénover nos vies de péché afin que nous puissions être graduellement restaurés à son image. L’évangile concerne un verdict légal et une puissance transformatrice, les deux. L’union avec Christ est la clef par laquelle la justification doit avoir lieu. L’évangile inclut la justification – une union avec Christ par la foi, par laquelle nous sommes déclarés justes – et la sanctification – une croissance à la ressemblance de Christ par la puissance du Saint Esprit, base sur laquelle nous sommes rendus justes.

Perfection

   Finalement, cet évangile peut aisément et bibliquement parler de la perfection Chrétienne, qui consiste simplement à laisser Dieu accomplir Son œuvre entière en nous, alors que nous dépendons toujours plus entièrement de Lui par la foi. Cela n’est pas de l’extrémisme dans la perfection. Ce n’est pas essayer d’être suffisamment bon pour plaire à Dieu ou pour être sauvé ; ce n’est pas la suppression de notre nature pécheresse ; ce n’est pas la dépendance en notre bonté intérieure.

   La perfection biblique est la victoire totale sur le péché, lorsque, par une soumission totale à la puissance du Christ, le péché devient si repoussant que nous n’avons plus le désir de transgresser la loi de Dieu. Si le péché est notre choix volontaire de nous rebeller contre Dieu en pensée, en parole ou en action, alors l’absence de péché est notre choix de ne pas nous rebeller contre Dieu en pensée, en parole ou en action. L’objectif de la perfection biblique n’a pas pour premier objectif de nous sauver, mais d’honorer Christ. Ce n’est pas l’éradication de notre nature pécheresse, mais la restauration de cette nature par une relation avec Christ. Ce n’est pas un plateau, mais une croissance incessante, et la capacité à se laisser enseigner. Ce n’est pas la conscience de notre propre sainteté intérieure, mais la joie de dépendre de Christ pour sa miséricorde et sa puissance. Ce n’est pas être libre de la tentation, mais refuser de céder à la tentation. Ce n’est pas une bonté propre, mais une dépendance totale afin d’en finir avec la rébellion.

   Cet évangile affirme qu’il est possible d’avoir un caractère sans péché dans une nature pécheresse. L’objectif de l’évangile est de détruire le péché. Ainsi, devenir moralement parfait est l’objectif, alors que de vivre en Christ est la méthode. De plus, notre souci quotidien n’est pas avant tout le produit final, mais notre relation avec Christ, et notre confiance en Lui. Cette compréhension de la perfection Chrétienne du caractère est la seule à conférer une puissance de motivation au message Adventiste du 7ème Jour de la seconde venue. Cette compréhension demande une agonie fréquente avec Christ dans la prière. Savons-nous ce que cela signifie de combattre avec Dieu comme Jacob ? Nos âmes sont elles attirées vers Dieu avec un désir d’une intensité telle que toutes nos forces sont sollicitées à l’extrême ? Nous attachons-nous d’une foi inébranlable à « ses plus grandes et précieuses promesses, afin que par elles nous échappions à la corruption qui est dans le monde par la convoitise, et devenions participants de la nature divine. » ? 2 Pi. 1 : 4, RV.

Conclusion

   Ce sont donc là les deux évangiles prêchés dans l’Adventisme. Voyez-vous pourquoi ces deux systèmes sont incompatibles ? Voyez-vous qu’aucun compromis n’est possible entre eux, et que vous devez faire un choix pour votre foi personnelle ? Je vous encourage fortement à étudier et à prier pour vous-même, afin de savoir ce que vous croyez, et pourquoi vous le croyez, dispensant droitement la parole de vérité. Des décisions doivent être prises, basées sur une bonne information et les directives de l’Esprit, décisions qui résisterons sous les pressions des derniers jours, et, plus important encore, sous l’œil scrutateur de Dieu, alors qu’il sonde nos consciences pour voir si nous prenons des décisions honnêtes, ou bien si nous avons rationalisés, et équivoqués, voyant quel est le chemin le plus facile. Que la bonne nouvelle soit la bonne nouvelle de Dieu, et non pas l’invention humaine.


EVOLUTION DE LA DOCTRINE DU PECHE DANS LES DEUX EVANGILES

1 Péché en tant que nature

2 Christ – a pris la nature non déchue

3  Justification par la foi : Justification imputée seulement

4 Perfection morale impossible


Péché en tant que choix

B Christ – un caractère sans péché dans une nature déchue

C Justification par la foi : Justification et sanctification

D Perfection morale possible

  

Dennis Priebe exerce depuis 40 ans le pastorat dans l’Eglise Adventiste. Il est prédicateur, enseignant et conférencier. Son ministère, avec sa famille est dirigé principalement vers ceux qui se sont engagés avec Dieu, mais qui désirent que leur relation avec Lui grandisse au maximum. Ils ont la profonde conviction qu’une claire compréhension et une expérience correspondante de l’Évangile complet de Christ notre Seigneur, est la seule manière pour le peuple de Dieu de remplir pleinement la mission divine de préparer la voie afin que Jésus puisse revenir.


Christ, Créateur

E.J. Waggoner – Christ et sa justice, chap. 4

   Immédiatement après le texte bien connu qui dit que Christ, la Parole, est Dieu, nous lisons que « toutes choses furent faites par elle et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle » (Jean 1 :3). Nous ne pouvons pas rendre cette déclaration plus claire qu’elle ne l’est, aussi nous passons à Hébreux 1 :2-4 : « Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’Il a établi héritier de toutes choses, par lequel Il a aussi créé le monde, et qui étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la Majesté Divine dans les lieux très hauts, devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur ».

   Les paroles de l’apôtre Paul aux Colossiens sont encore plus emphatiques. Parlant de Christ comme de celui par qui nous recevons la rédemption, il le décrit comme : « l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui; il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui » (Colossiens 1 :15-17).

   Ce texte merveilleux doit être soigneusement étudié et souvent médité. Il n’y a rien dans l’univers que Christ n’ait créé. Il fit toute chose dans le ciel et sur la terre; il créa toutes les choses que nous pouvons voir, et toutes les choses que nous ne pouvons pas voir : les trônes et les dominations, les autorités et les puissances dans les cieux; tout dépend de Lui pour son existence. Comme Il est avant toutes choses et qu’Il est leur créateur, ainsi par Lui toutes choses existent et subsistent. Ceci équivaut à ce qui est écrit dans Hébreux 1 :3, qu’Il soutient toutes choses par Sa parole puissante. C’est par une parole que les cieux furent créés, et la même parole les maintient en place et les préserve de la destruction.

   Nous ne pouvons pas omettre cette déclaration d’ Ésaïe 40 :25-26 : « À qui donc pourriez-vous me comparer? Qui peut m’égaler, dit le Saint? Levez les yeux en haut et regardez : Qui a créé ces choses? C’est celui qui fait marcher leur armée en bon ordre, et qui les appelle toutes par leur nom.

            Telle est la grandeur de son pouvoir et de sa force souveraine, que pas une ne refuse de lui obéir ». Ou comme la traduction juive le rend avec plus de force « de lui, qui est grand en puissance, et fort en pouvoir, aucune n’échappe ». Que Christ est le seul Saint qui appelle les armées du ciel par leur nom, et les maintient en place, est évident d’après d’autres portions du même chapitre. Il est le seul dont il fut dit : « Prépare le chemin du Seigneur, rend droite, dans le désert, la route pour notre Dieu ». Il est le Seul qui vient avec une main forte, et qui apporte Sa récompense avec Lui. Il est le Seul qui, comme berger, nourrit Son troupeau, et porte les agneaux dans Son sein.

            Encore une affirmation concernant Christ comme Créateur doit suffire. C’est le témoignage du Père lui-même. Dans le premier chapitre de l’épître aux Hébreux, nous lisons que Dieu nous a parlé par Son Fils et qu’Il dit de Lui, « que tous les anges de Dieu l’adorent »; des anges, Il dit : « il fait de ses anges des vents et de ses serviteurs une flamme de feu »; mais quand Il parle de Son Fils, il dit : « Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, et les cieux sont l’oeuvre de tes mains » (Hébreux 1 :8-10). Ici, nous trouvons Dieu le Père parlant au Fils comme à Dieu, et Lui disant : Tu as posé les fondations de la terre, et les cieux sont l’oeuvre de Tes mains. Quand le Père lui-même témoigne un tel honneur au Fils, qu’est-ce que l’homme pour Le Lui refuser? Donc, nous pouvons fort bien en finir avec ce témoignage direct concernant la Divinité de Christ, et le fait qu’il est le Créateur de toutes choses.

   Un avertissement est peut être nécessaire ici. Que personne ne s’imagine que nous voudrions exalter Christ au détriment du Père, ou que nous voudrions ignorer le Père. C’est impossible, car leurs intérêts sont un. Nous honorons le Père en honorant le Fils. Rappelons-nous des paroles de Paul : « pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui procèdent toutes choses, et nous sommes en Lui; et il n’y a qu’un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses, et nous sommes par Lui » (1 Corinthiens 8 :6) ; comme nous l’avons déjà cité, c’est par lui que Dieu créa les mondes. Toutes choses, en fin de compte, proviennent de Dieu le Père ; même Christ lui-même tira Son origine et vint du Père; mais il a plu au Père qu’en Lui habitât toute plénitude, et qu’Il fût l’Agent direct et immédiat de chaque acte de la création. Notre but dans cette recherche est d’établir la juste position d’égalité de Christ avec le Père, afin que Sa puissance pour racheter puisse être mieux appréciée.


Sur leurs traces – 22 ème partie

Des hommes vaillants

   Le premier Livre des Chroniques (chapitre 11) nous donne les noms des « chefs des preux de David », de ceux qui devinrent puissants et qui furent les défenseurs du royaume. Les plus marquants furent Yashobéam, chef de Trente, « qui brandit sa lance sur 300 victimes à la fois », Eléazar, fils de Dodo l’Ahohite et Abishaï, frère de Joab, qui fut le chef des Trois. Lui aussi brandit sa lance sur 300 hommes, et les tua ! Quant à Eléazar, il se distingua à Pas-Dammim. Les Philistins s’étaient rassemblés pour combattre. Le peuple, pris de panique, fuyait devant eux. David et Eléazar, postés au milieu d’un champ d’orge, protégèrent les fuyards et battirent les Philistins. La prouesse était de taille !

   Il y eut aussi trois des Trente chefs qui, sur un désir exprimé par leur roi : - David s’était écrié : « Qui me fera boire l’eau du puits qui est à la porte de Bethléem ? » - s’ouvrirent un passage au travers du camp philistin, tirèrent de l’eau du puits et vinrent l’offrir à David. Mais le roi refusa d’en boire et il répandit cette eau en libation à Yahvé. « Dieu me garde de faire cela ! dit-il. Boirais-je le sang de ces hommes au prix de leur vie ? Car c’est en risquant leur vie qu’ils l’ont apportée ! » - 1 Chron. 11 : 18, 19.

   Quels vaillants hommes que ces preux qui constituaient la Garde de David. L’un d’eux s’était illustré en tuant deux lions et en en frappant un troisième, un jour de neige dans une citerne ; puis il avait tué un géant égyptien. C’était le genre d’hommes dont le royaume de David avait besoin pour s’imposer et se faire craindre des belliqueuses tribus pillardes qui sévissaient dans le pays. Aussi leur nom a-t-il été retenu pour figurer dans les Chroniques du royaume.

   Après vous avoir rapporté les actions mémorables d’un Joseph Bates, d’un James White et d’une Ellen Harmon White, nous vous présenterons trois grands « capitaines », trois « chefs valeureux » qui contribuèrent à l’expansion du jeune Mouvement Adventiste. Leurs noms : John Nevins Andrews, John N. Loughborough et Uriah Smith.

   Les parents de John Andrews vivaient à Paris, ville de la Nouvelle Angleterre, aux Etats-Unis. Ils appartenaient au petit groupe qui gravitait autour de William Miller en 1840. John, leur fils, pensait étudier le droit. Un de ses oncles jouait un rôle important sur la scène politique et l’avenir du jeune homme paraissait tout tracé.

   Mais une petite brochure remit tout en question. Les Andrews jouissaient d’une confortable aisance et étaient propriétaires d’une grande maison. Dans les mois qui précédèrent la grande déception de 1844, ils en avaient gracieusement mis quelques pièces à la disposition de la famille Stowell. Ceux-ci s’y trouvaient encore au printemps de 1845. Un jour, une brochure intitulée « The Hope of Israel » (L’espérance d’Israël) tomba entre les mains de Stowell père. La brochure traitait de la nécessité de revenir à l’observation du sabbat. Stowell ne s’y intéressa pas et laissa ladite brochure traîner sur un meuble. Marian, sa fille âgée de quinze ans, eut la curiosité de la lire. Elle fut si vivement impressionnée par les preuves bibliques appuyant la démonstration qu’elle pria son frère Oswald, d’un ou deux ans son aîné, d’en prendre connaissance. Il lut et, à son tour, fut convaincu. Tous deux décidèrent alors tacitement d’observer le sabbat. Mais ils le firent discrètement car ils n’étaient pas sûrs de l’approbation de leurs parents. Ils s’arrangèrent donc pour réduire au minimum les tâches qui leur étaient imposées ce jour-là.

   Mais dès le dimanche, le zèle missionnaire de Marian fut plus fort que sa prudente discrétion : elle alla porter la brochure au jeune Andrews, âgé de dix-sept ans, en le priant de bien vouloir la lire attentivement. Lorsque celui-ci rendit la brochure, il s’informa :

- Votre père et votre mère ont-ils lu cette brochure ?

- Non ! répondit Marian, mais mon frère et moi l’avons lue et nous avons découvert que nous n’observions pas le bon jour. Et toi, qu’en penses-tu ?

- Je crois, moi aussi, que le 7e jour est le véritable sabbat. Mais si c’est là notre conviction, nous devrions agir en conséquence.

- C’est bien ce que je pense. Aussi Oswald et moi avons déjà commencé à observer le sabbat. Nous serions très contents si tu voulais te joindre à nous. Si tu veux, tu peux montrer la brochure à tes parents…

   Les parents de John lurent attentivement la brochure puis ils la rendirent aux Stowell qui la lurent à leur tour. La semaine suivante, les deux familles se réunirent, le sabbat venu, pour un culte en commun. C’est ainsi que les Andrews commencèrent à observer le sabbat pratiquement en même temps que Joseph Bates, et bien avant James et Ellen White.

   Cependant, des forces contraires agitaient un petit groupe des Adventistes de Paris dans le Maine. Quelques fanatiques avaient élaboré des règles absurdes. Les uns, prétendant qu’on était au Millénium, estimaient qu’il n’était désormais plus nécessaire de travailler. Cette oisiveté engendra toutes sortes de pratiques ridicules et encouragea le vice. D’autres assuraient qu’il fallait redevenir comme les petits enfants. Et ils pleuraient en rampant sur le sol et même dans la rue. D’autres, par souci d’humilité, renonçaient à manger à table et consommaient leurs aliments debout, appuyés contre une porte. Toutes ces extravagances encouragèrent les divisions dans le groupe. Les extrémistes cessèrent bientôt de fréquenter les réunions et quittèrent les rangs de l’église.

   Il vint pourtant un moment où cinq ou six d’entre eux reconnurent leur erreur et confessèrent devant tous qu’ils avaient eu tort. Ce fut un instant de profonde émotion. Le jeune John Andrews, qui y fut particulièrement sensible, s’écria alors avec feu : « Je donnerai volontiers mille erreurs pour une seule vérité ! »

   Ce jour-là fut pour lui celui de la décision. Il est remarquable que, dans la confusion née de conceptions religieuses contradictoires prêtant à tous les excès d’un fanatisme débridé, et compte rendu du cadre social qui était le sien – l’oncle versé dans la politique et qui faisait miroiter aux yeux de son neveu les avantages matériels d’une position confortable – le jeune homme n’ait pas renoncé à ses convictions.  Mais, intelligent et pondéré, le garçon avait pesé son choix. Il abandonnait sans regret mille erreurs pour une seule vérité, indifférent à ce que peut offrir le monde et ravi de mettre son zèle au service du Maître.

   A l’âge de vingt et un ans, il se mit à prêcher et à rédiger des articles d’inspiration religieuse. Puis il écrivit des livres, révélant une ardente spiritualité et un véritable talent d’écrivain. Plus tard, il devint le troisième président de la Conférence Générale (organisme directeur du Mouvement Adventiste). Il mit ces fonctions à profit pour étendre le Mouvement Adventiste à l’Europe. John Andrews fut un vaillant serviteur de Dieu. Il mourut de tuberculose à Bâle (Suisse) à l’âge de cinquante-cinq ans. – D’après A.W. Spalding, « Captains of the Host », p. 189-191 ; « Footprints of the Pioneers », p. 91-98.

 

Un appel pour le perfectionnement des connaissances personnelles

(suite et fin)

Ellen G. White

   « Vous ne devez pas suivre vos propres inclinations. Prenez un soin particulier à donner un bon exemple en toutes choses. Ne soyez pas inactives. Réveillez vos énergies inexploitées. Rendez-vous indispensable à votre conjoint en étant attentive et serviable. Soyez une bénédiction pour lui en toutes choses. Prenez à cœur les devoirs essentiels devant être accomplis. Recherchez le moyen d’accomplir avec empressement les devoirs simples, inintéressants, modestes, mais ô combien utiles se rapportant à la vie domestique. …

   « Essayez de mener à bien votre vie domestique. La position d’épouse et de mère comprend plus de choses que ce que vous aviez pensé. … Il vous faut cultiver et expérimenter la vie domestique. Vous avez besoin de la diversité, du mouvement, de l’effort ardent, de la culture de la puissance de la volonté, que cette vie donne. » (Lettre 5, 1884).

   « De nombreux parents allèguent qu’ils ont tant de choses à faire qu’ils n’ont pas le temps d’améliorer leurs esprits, d’éduquer leurs enfants pour la vie pratique, ou pour leur enseigner comment devenir des agneaux du troupeau de Christ. » (Testimonies for the Church, vol. 3, p. 145).

   « Les parents ne devraient pas négliger de renforcer leurs propres esprits contre le péché, de se protéger contre ce qui non seulement les mènera à la ruine, mais transmettra la douleur, toute sorte de misères et de maux à leur progéniture. En s’éduquant eux-mêmes correctement, les parents doivent enseigner leurs enfants que ce sont bien les cieux qui gouvernent. » (Lettre 86, 1899).

   « Tandis que [les parents] sommeillent dans une indifférence impie, Satan sème dans le cœur de leurs enfants des graines qui formeront, en grandissant, une moisson mortelle. Très souvent cependant, de tels parents n’apprécient pas qu’on les avertisse de leurs erreurs. Ils agissent comme s’ils voulaient dire à ceux qui leur offrent des conseils : ‘De quel droit vous mêlez-vous de mes enfants ?’ Mais leurs enfants ne sont-ils pas aussi les enfants de Dieu ? Comment considère-t-Il leur négligence coupable face au devoir ? Quelle excuse donneront-ils lorsqu’Il leur demandera pourquoi ils ont mis des enfants aux mondes et les ont ensuite abandonné pour être les jouets des tentations de Satan ? » (Signs of the Times, 3 avril 1901).

   « Soyez prêts à écouter les conseils d’autrui. Ne croyez pas que la manière dont vous traitez vos enfants, ou comment ils agissent ne concerne pas vos frères et sœurs. » (Manuscrit 27, 1911).

   « Dieu a placé entre nos mains une œuvre des plus sacrées, et nous avons besoin de nous rassembler pour recevoir des instructions qui nous rendront capables de nous acquitter de notre tâche. … Il nous est nécessaire de nous réunir et de recevoir l’attouchement divin afin de comprendre notre travail au foyer. Les parents doivent comprendre de quelle manière ils peuvent envoyer, du sanctuaire du foyer, des fils et des filles si bien enseignés et éduqués qu’ils seront à même  de briller comme des flambeaux dans le monde. » (Testimonies for the Church, vol. 6, pp. 32, 33).

   « Du camp meeting nous pouvons rapporter une meilleure compréhension des devoirs de notre foyer. Nous pouvons apprendre ici des leçons concernant le travail que le Seigneur voudrait voir nos sœurs accomplir dans leurs maisons. Elles doivent apprendre à cultiver la politesse dans leurs paroles lorsqu’elles s’adressent à leurs maris et à leurs enfants. Elles doivent étudier la manière dont elles peuvent amener chaque membre de la famille sous la discipline divine. Que pères et mères réalisent qu’ils sont dans l’obligation de rendre le foyer plaisant et attrayant, et que l’obéissance n’est pas obtenue par les réprimandes et les menaces. De nombreux parents doivent encore apprendre que l’on n’accomplit rien de bon avec des accès de réprimandes. Nombre d’entre eux ne considèrent pas la nécessité de parler gentiment aux enfants. Ils ne se souviennent pas que ces petits ont été rachetés à un grand prix et sont acquis par le Seigneur Jésus. » (Manuscrit 65, 1908).

 

Les clés du bonheur et du succès 

Ellen G. White

   « Que les pères, les mères et les éducateurs de nos écoles se souviennent que l’obéissance est la branche la plus élevée de l’éducation devant être enseignée aux enfants. Ce domaine de l’éducation ne reçoit que trop peu d’attention. » (Manuscrit 92, 1899).

   « Les enfants seront bien plus heureux, sous une discipline appropriée, que s’ils sont laissés libres d’agir selon les suggestions de leurs impulsions premières. » (Manuscrit 49, 1901).

   « Une obéissance prompte et continue aux règles de parents sages aura pour effet le bonheur des enfants eux-mêmes, ainsi que l’honneur de Dieu et le bien de la société. Les enfants devraient apprendre que leur parfaite liberté se trouve dans la soumission aux lois du foyer.  Les chrétiens apprendront la même leçon : c’est dans l’obéissance à la loi divine que se trouve leur parfaite liberté. » (Review and Herald, 30 août 1881).

   « La volonté de Dieu est la loi du ciel. Tant que cette loi était la règle de vie, toute la famille de Dieu était sainte et heureuse. Mais lorsque la loi divine fut transgressée, l’envie, la jalousie et les dissensions furent introduites, et une partie des habitants du ciel tombèrent. Tant que la loi de Dieu est révérée dans nos foyers terrestres, la famille sera heureuse. » (Idem).

   « L’histoire de la désobéissance d’Adam et Ève au commencement de l’histoire de cette terre est pleinement dévoilée. Par ce seul acte de désobéissance nos premiers parents perdirent leur merveilleuse maison de l’Eden. Et il s’agissait d’une si petite chose ! Nous pouvons être reconnaissants qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de plus important, car si cela avait été le cas, de petits écarts face à l’obéissance se seraient multipliés. C’était le plus petit test que Dieu pouvait donner au saint couple de l’Eden.

   « Le désobéissance et la transgression sont toujours une grande offense à Dieu. L’infidélité dans les petites choses conduira bientôt, si elle n’est pas corrigée, à la transgression de ce qui est important. Ce n’est pas la grandeur de la désobéissance qui fait le crime, mais la désobéissance elle-même. » (Manuscrit 92, 1899).

   « La prospérité temporelle et spirituelle dépendent de l’obéissance à la loi de Dieu. Mais nous ne lisons pas la Parole de Dieu, et ne devenons pas familiers avec les conditions de la bénédiction devant être donnée à tous ceux qui écoutent attentivement la loi de Dieu et qui l’enseignent diligemment à leur famille. L’obéissance à la Parole de Dieu est notre vie, notre bonheur. En considérant le monde, nous voyons qu’il gémit sous la méchanceté et la violence des hommes qui ont dégradés la loi divine. Dieu a retiré Ses bénédictions du verger et de la vigne. Si ce n’était pour Son peuple qui garde les commandements et qui vit sur la terre, Il ne retarderait pas Ses jugements. Il prolonge Sa miséricorde à cause des justes qui l’aiment et le craignent. » (Manuscrit 64, 1899).

   « Un devoir sacré repose sur les parents afin qu’ils guident leurs enfants sur le chemin de l’obéissance rigoureuse. Le vrai bonheur dans cette vie et dans la vie à venir dépend de l’obéissance à un “Ainsi parle le Seigneur”. Parents, que la vie de Christ soit le modèle. Satan va élaborer tous les plans possibles pour démolir ce critère élevé de piété et le faire passer pour trop strict. Votre œuvre est de graver en vos enfants, dès leurs jeunes années, la pensée qu’ils sont formés à l’image de Dieu. Christ vint dans ce monde afin de leur donner un exemple vivant de ce qu’ils doivent être, et les parents qui disent croire en la vérité pour cette époque doivent enseigner leurs enfants à aimer Dieu et à obéir à Sa loi. Telle est la plus grande œuvre que pères et mères peuvent accomplir. … Le dessein de Dieu est que les enfants et les jeunes mêmes puissent comprendre intelligemment ce qui Dieu demande, afin de pouvoir faire la différence entre la justice et le péché, entre l’obéissance et la désobéissance. » (Manuscrit 67, 1909).

   « Les parents devraient élever leurs enfants règle sur règle, précepte sur précepte, un peu ici et un peu là, ne permettant aucun mépris pour la sainte loi de Dieu. Ils devraient compter sur la puissance divine, demandant à Dieu de les aider à garder leurs enfants fidèles à Celui qui a donné son Fils unique afin de ramener à son allégeance les déloyaux et les désobéissants. Dieu désire ardemment déverser sur les hommes et les femmes le riche courant de Son amour. Il désire les voir prendre plaisir à faire Sa volonté, utilisant chaque aspect de la puissance qui leur a été confiée à Son service, enseignant à tous ceux qui rentrent dans la sphère de leur influence que le moyen d’être considéré juste pour Christ est d’obéir à la loi. » (Manuscrit 36, 1900). 

 

Histoire pour les enfants

« Mettez-vous à ma place » 

Je ne peux pas attendre plus longtemps. Il me faut mon argent, et si vous ne pouvez pas payer je dois saisir les biens hypothéqués et vendre la maison, » dit Mr Merton.

   « Dans ce cas, » dit Mr Bishop, « elle sera vendue au prix d’un grand sacrifice, et après les difficultés que j’ai eues, ma famille sera à nouveau sans foyer. C’est dur. J’aimerais seulement que vous ayez à gagner votre argent comme je dois le faire ; vous pourriez alors comprendre ce qu’est la vie d’un pauvre homme. Si vous pouviez seulement imaginer, vous mettre à ma place, je pense que vous montreriez un peu de miséricorde envers moi. »

   « C’est inutile de discuter ; j’ai prolongé d’une année, et je ne peux pas faire plus, » répondit Mr Merton, se tournant vers son bureau et continuant à écrire.

   Le pauvre homme se leva de sa chaise, et sortit tristement du bureau de Mr Merton. Son dernier espoir s’était évanoui. Il venait juste de se remettre d’une longue maladie qui avait englouti les biens qu’il avait pensé placer dans le dernier paiement de sa maison. Il est vrai que Mr Merton avait attendu une année lorsqu’il n’avait pas pu payer la part demandée à cause de la maladie dans sa famille, et il lui en était gré d’avoir agit ainsi. Cette année, il était resté couché durant sept mois, durant lesquels il n’avait rien pu gagner et toutes ses économies avaient été nécessaires pour subvenir aux besoins de sa famille. A nouveau il avait échoué, et il allait encore une fois être sans foyer, et devrait recommencer une nouvelle vie. Le ciel l’avait-il abandonné, le confiant à la miséricorde des méchants ?

   Après qu’il ait quitté le bureau, Mr Merton ne pouvait pas éloigner ses pensées des remarques du pauvre homme : « J’aimerais seulement que vous ayiez à gagner votre argent comme je dois le faire. »

   Au milieu de sa rangée de chiffres, « Mettez-vous à ma place » s’imposa.

   Après que cette pensée lui ait traversé l’esprit, il posa son stylo et dit : « Et bien, je trouve que c’est assez difficile. Je crois que je vais passer le voir cet après-midi pour voir comment il vit avec sa famille ; cet homme a éveillé ma curiosité. »

   À environ cinq heures, il mit une perruque de cheveux gris et de vieux vêtements, et se dirigea vers la porte. Mme Bishop, une femme pâle et fatiguée l’ouvrit. Le pauvre vieil homme demanda la permission d’entrer pour se reposer un instant, disant qu’il était fatigué de son long voyage car il avait fait de nombreux kilomètres aujourd’hui.

   Mme Bishop le fit cordialement entrer, et lui donna la meilleure chaise de la pièce ; elle se mit ensuite à préparer le thé.

   Le vieil homme la regarda attentivement. Il vit que son pas n’était pas élastique, qu’il n’y avait pas d’espoir dans ses mouvements, et la pitié commença à remplir son cœur. Lorsque son mari entra, ses traits se relaxèrent en un sourire, et elle se força à être gaie. Le voyageur remarqua tout cela, et il était bien forcé d’admirer cette femme qui endossait un entrain qu’elle ne ressentait pas, pour le bien de son mari. Après que la table ait été préparée (il n’y avait rien d’autre que du pain, du beurre et du thé), ils invitèrent l’étranger à partager leur repas, disant : « Nous n’avons pas grand-chose à vous offrir, mais une tasse de thé vous rafraîchira après votre long voyage. »

   Il accepta leur hospitalité, et alors qu’il partageait leur frugal repas, il dirigea la discussion, sans en avoir l’air, vers le sujet de leurs affaires.

   « J’ai acheté ce terrain, » dit Mr Bishop « à un prix très faible, et au lieu d’attendre, comme j’aurais dû le faire, d’avoir économisé avant de construire, j’ai pensé emprunter quelques centaines de dollars. Les intérêts ne seraient pas aussi élevés que ce que je payais en location, et je pensais économiser un peu d’argent. Je ne pensais pas qu’il pourrait être difficile de rembourser cet argent ; mais la première année, ma femme et l’un des enfants furent malades, et les dépenses me laissèrent sans moyens de payer ma dette. Mr Merton accepta d’attendre une année de plus, si j’étais prêt à payer les intérêts, ce que je fis. Cette année j’ai été dans l’impossibilité de travailler pendant sept mois et de gagner ainsi de l’argent, et bien sûr, lorsque l’échéance arrivera – et ce sera très bientôt – je ne pourrais pas rembourser. »

   « Mais, » dit l’étranger, « Mr Merton n’accepterait-il pas d’attendre encore une année, si vous lui faites connaître les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez ? »

   « Non monsieur, » répondit Mr Bishop ; « Je l’ai vu ce matin, et il m’a dit qu’il devait avoir l’argent sinon il serait obligé de saisir la maison. »

   « C’est un homme qui semble avoir le cœur dur, » remarqua le voyageur.

   « Pas nécessairement, » répondit Mr Bishop. « Le fait est que les hommes riches ne connaissent rien des luttes du pauvre. Ce sont des hommes, comme le reste de l’humanité, et je suis certain que s’ils avaient la plus petite idée de ce par quoi les pauvres doivent passer, leurs cœurs et leurs portes-monnaies s’ouvriraient. Vous connaissez le proverbe : ‘ Lorsqu’un pauvre a besoin d’aide il devrait demander au pauvre.’ La raison est claire. Seul un pauvre connaît la calamité de la pauvreté. Il sait combien elle peut être lourde, écrasant le cœur de l’homme et (pour utiliser mon expression favorite)  il peut se mettre à la place du pauvre infortuné et comprendre ses difficultés et être prêt à lui donner l’assistance nécessaire comme il peut. Si Mr Merton avait la moindre idée de ce que ma famille et moi vivons, je pense qu’il serait prêt à attendre plusieurs années pour obtenir son argent plutôt que de nous mettre dans la détresse. »

   On peut imaginer l’émotion que ressentit l’étranger en entendant ces paroles. Un monde nouveau s’ouvrait à lui. Il passait par une expérience qu’il n’avait jamais eu auparavant. Rapidement après la fin du repas, il se leva pour partir, remerciant Mr et Mme Bishop pour leur aimable hospitalité. Ils l’invitèrent à rester pour la nuit, lui disant qu’il était le bienvenu pour partager ce qu’ils avaient.

   Il les remercia et dit : « Je ne veux pas abuser plus longtemps de votre bienveillance. Je crois pouvoir atteindre le prochain village avant la nuit, et avancer ainsi dans mon voyage. »

   Mr Merton ne dormit pas beaucoup cette nuit-là ; il restait allongé perdu dans ses pensées. Il avait reçu une nouvelle révélation. Dans son esprit, le pauvre avait toujours été associé avec la stupidité et l’ignorance, et il avait trouvé la première famille pauvre qu’il avait visité, bien en avance dans la sympathie intelligente et la vraie politesse, sur les papillons raffinés et à la mode de l’époque.

   Le lendemain, un jeune garçon vint à la petite maison de campagne, et laissa une grande enveloppe bleue, adressée à Mr Bishop.

   Mme Bishop fut très alarmée en la prenant, car les grandes enveloppes bleues étaient associées, dans son esprit, avec la loi et les avocats, et elle pensa qu’elle ne présageait rien de bon. Elle la mit de côté jusqu’au retour de son mari du travail, et la lui tendit.

   Il l’ouvrit en silence, lut son contenu, et dit avec ferveur : « Loué soit Dieu ! »

   « De quoi s’agit-il, Jean ? » demanda son épouse inquiète.

   « De bonnes nouvelles, ma femme, » répondit Jean ; « des nouvelles que je n’aurais jamais osé imaginer ou espérer. »

   « Mr Merton a annulé le prêt ; il m’a remis ma dette, aussi bien la principale que les intérêts ; et il dit que si j’ai besoin d’aide à quelque moment que ce soit, et que je lui en parle, il me soutiendra. »

   « Je suis si heureuse ! Cela me donne une vie nouvelle, » dit l’épouse maintenant joyeuse. « Mais qu’est-ce qui a fait changer Mr Merton d’avis ? »

   « Je ne sais pas. Cela semble étrange après la manière dont il m’a parlé hier matin. Je vais tout de suite chez Mr Merton, lui dire combien il nous a rendu heureux. »

   Il trouva Mr Merton chez lui, et lui exprima sa gratitude avec ardeur.

   « Qu’est-ce qui vous a fait montrer une telle bonté ? » demanda-t-il.

   « J’ai suivi votre suggestion, » répondit Mr Merton, « et je me suis mis à votre place. Je pense que cela va vous surprendre d’apprendre que le voyageur étranger auquel vous avez montré une telle bonté hier, c’était moi. »

   « Vraiment ! » s’exclama Mr Bishop, « est-ce vrai ? Comment vous êtes vous déguisé avec tant de succès ? »

   « Je n’étais tellement déguisé, en fait ; mais vous ne pouviez pas associer Mr Merton, l’avocat, avec un pauvre voyageur. »

   « Et bien, c’était une bonne blague, » dit Mr Bishop ; « bonne dans plus d’un sens. Elle a vraiment bien fini pour moi. »

   « J’ai été surpris, » dit Mr Merton, « des vues larges et généreuses que vous avez exprimés concernant les hommes et leurs actions en règle générale. Je pensais avoir un grand avantage sur vous en ressources et en éducation ; mais combien étroites et bornées étaient mes vues en comparaisons aux vôtres ! Votre épouse est une femme estimable, et votre garçon rendra honneur à tout homme. Je vous le dis, Bishop » déclara l’avocat, s’animant tout à coup, « vous êtes riche, riche bien au-delà de ce que l’argent peut donner ; vous avez des trésors que l’or ne peut acheter. Je vous le dis, vous ne me devez aucun remerciement. Il me semble avoir vécu des années depuis hier matin. Ce que j’ai appris chez vous vaut bien plus que ce que vous me devez, et c’est moi qui suis votre débiteur. Désormais je vais prendre comme mot d’ordre « Mets-toi à sa place », et essayer de régler mes actions en fonction de cela.

 

Coin Santé

Clafouti sans souci

Ingrédients :

- Des fruits frais, ou en bocaux – suffisamment pour recouvrir le fond du moule – utiliser de préférence des fruits de saison, c’est le bon moment : mirabelles, cerises, pêches, abricots, framboises, mûres, etc… !

 

- 250 g de farine semi complète

- ½ sachet de poudre à lever sans phosphate

- 175 g de sucre roux

- 125 g de graisse végétale

- 2 verres d’eau tiède

 

- 100 g d’amandes effilées ou de noix de coco râpée

 

Préparation :

- Graisser un grand moule, et déposer au fond les fruits coupés en morceaux (mirabelles, pêches, abricots…) ou entiers (framboises, cerises, mûres…).

- Dans un saladier, mélanger le reste des ingrédients sauf les amandes effilées ou la noix de coco. Bien battre pour que la pâte soit lisse.

- Parsemer d’amandes effilées ou de noix de coco

- Faire cuire à 200°c jusqu’à ce que le clafouti soit bien doré.

 

- Si vous utilisez des fruits congelés, il est nécessaire de les décongeler avant de les mettre dans le moule.

- Selon les fruits il vous faudra mettre plus ou moins de sucre, ou rajouter des raisins secs. Les mûres requièrent plus de sucre tandis que les cerises sont plus douces par exemple.

 

- Ce nom : “clafouti sans souci” vient du fait qu’on peut utiliser tous les fruits que l’on souhaite et qu’il est rapide à faire et délicieux ! – à essayer aussi avec de la farine de riz ou mélange riz-tapioca pour les sans gluten !

 

 Le coin des lecteurs

   Très chers tous… 4 !

   Il y a des jours… et des semaines que j’ai sur le bureau le projet de vous remercier surtout ! et de vous encourager à poursuivre la merveilleuse œuvre d’édification que vous assurez de la part du SEIGNEUR auprès du petit troupeau.

            (…)

   Tout ce que vous nous envoyez est vital pour notre dernier parcours. Le livre le Fondement de notre Foi, quelles qu’en soient les critiques, est la Nourriture pour Notre Temps. Ceux qui en saisissent la pertinence, le processus inouï d’apostasies successives depuis 1 siècle voient ainsi sur grand écran, et comprennent tous les malaises que nous éprouvions au cours de nos rencontres d’Eglise. C’est le constat que j’aie fait après 77 ans de ma naissance dans l’Adventisme. Je loue le SEIGNEUR de m’avoir déposée dans « sa crèche » ! et de toute la lumière qu’Il nous envoie dans ce Temps de la Fin. J’ai enchâssé dans ma mémoire et mon cœur les mots que MARC nous a confiés sur la condition de la traduction de cet ouvrage. Depuis j’en ai fait une « étude attentionnée », l’ai recommandé tout autour de moi. Il a l’imprimatur céleste. On ne peut en douter. C’est pourquoi il provoque ou l’attachement ou le rejet. MERCI ! MERCI ! Je vous aime de tout mon cœur.

 

Alsace

Merci de vos documents – carnets, que vous m’adressez régulièrement. Le retour de Jésus-Christ approche après la crise selon Matthieu 24v.21 et d’autres surprises. (…) vous adresse ses amicales et fraternelles salutations.

Provence

En vous remerciant de vos envois de « l’Etoile du Matin ».

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Je vous joins un don pour le remerciement de m’avoir envoyé votre brochure. Mais j’ai déjà trop à lire…

Pays de la Loire

Merci pour votre précieux envoi, je lis un « appel aux mères » qui m’ouvre les yeux et dont les informations sont riches… Merci encore pour votre ministère, votre sympathie et votre dévouement. (…)

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Très heureuse d’avoir reçu les deux premières revues « Etoile du Matin » ; je viens vous en remercier et vous régler l’abonnement ainsi que le « cuisiner santé » (…).

J’apprécierai que vous puissiez, si Dieu le veut, poursuivre votre œuvre avec « Etoile du Matin », pour moi c’est un complément intéressant, valable et joliment présenté, aussi, que Dieu vous inspire les thèmes à développer en ces temps d’urgence et que dans ce sens il vous bénisse.

Je vous embrasse bien fraternellement.

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Ci-joint une participation à votre œuvre en faveur de la proclamation de la Vérité là où l’Esprit de Dieu dirige votre revue « Etoile du Matin ». Que Dieu vous bénisse et vous encourage pour cette œuvre et votre vie familiale jusqu’à son retour prochain. (…)

Poitou Charente

Je reçois bien votre littérature qui est bien, continuez à informer le monde du chemin à suivre pour le ciel. Je joins à ce courrier une petite offrande pour vous aider à la littérature. (…)

Rhône-Alpes

Merci pour votre bon travail !

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Que le Seigneur vous bénisse dans ce ministère merveilleux « Etoile du Matin ».

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Nous avons beaucoup apprécié ce dernier numéro et nous nous réjouissons pour le prochain.

Un petit mot pour vous remercier pour l’Etoile du Matin qui nous édifie et pour vous encourager dans ce travail.

Languedoc-Roussillon

Merci pour votre brochure, que le Seigneur vous encourage et qu’il vous bénisse. Veuillez trouver un petit chèque. Recevez nos plus affectueuses pensées en Jésus-Christ.

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Nous vous remercions et vous encourageons à continuer tant que vous le pouvez.

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Voici pour vous remercier de ce que vous faites pour la Cause de Dieu un petit encouragement, pour vous aider un peu !

Vos « Etoile du Matin » sont très intéressants et vos recettes très bonnes.

Pays de la Loire

Voici ma participation à Etoile du Matin. Avec tout mon affection.

Bretagne

Je vous remercie pour la nourriture précieuse de « l’Etoile du Matin », que le Seigneur vous permet de transmettre.

Que le Seigneur vous bénisse dans ce travail magnifique.

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Ci-joint un petit chèque pour notre participation et pour vous aider et vous encourager à continuer ce petit journal qui nous plaît beaucoup. Toutes les pages, y compris la page pour les enfants et les recettes.

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Merci au Seigneur pour le ministère qui est le vôtre, sans lui nous ne saurions la vérité au sujet de la Divinité, autant vous dire que les DVD sont un vrai régal et que ce message nous fortifie grandement.

Centre

C’est avec plaisir que je souhaite continuer de recevoir votre livre « Etoile du Matin », car j’apprécie beaucoup ce que vous y mettez à l’intérieur et le petit coin santé. Je vous joins un chèque de 30 euros pour notre petite participation aux frais. Que le Seigneur vous bénisse, ainsi que toute votre famille.

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Bonne santé, bon courage, beaucoup de persévérance pour chacun. Persévérez dans votre ministère car Etoile du Matin est riche pour ceux qui veulent aller encore plus loin dans leur marche avec Jésus.

Alsace - Lorraine

Je te remercie de nous envoyer régulièrement « l’Etoile du Matin » dans lequel il y a des articles intéressants et certains sujets que je connaissais mais qui sont traités différemment (…)

Je vous souhaite donc bon courage pour continuer et que le Seigneur vous inspire dans tout ce que vous faites.

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Merci pour votre petite brochure que nous lisons avec un grand plaisir. Continuez ! Toute notre amitié fraternelle.

Midi-Pyrénées

Je pense que cela ne vous fâchera pas si nous ne voulons plus recevoir le petit livre (Brillante Etoile du Matin) (…) Il y a dans vos brochures des choses nouvelles et des sujets que nous avons de la peine à suivre. Les histoires sont très intéressantes…

Que Dieu vous aide à pouvoir faire ce travail et vous aide à le continuer.

Auvergne

Nous ne vous connaissons qu’à travers votre publication et choix d’articles, mais ceux qui aiment l’Eternel et oeuvrent pour Lui ont du prix à nos yeux…

Avec toute notre admiration et nos remerciements, nous vous souhaitons le meilleur jusqu’à son retour.

 

   Chers amis,

   Nous sommes toujours heureux d’avoir de vos nouvelles, car c’est bien souvent le seul contact que nous avons avec vous. N’hésitez pas à partager avec nous ce que le Seigneur vous met à cœur.

   Nous réalisons que le livre « Le Fondement de Notre Foi », ainsi que les DVDs de son auteur, Allen Stump, abordent un sujet sensible. Vos encouragements d’une part, et vos avertissements d’une autre part, nous exhortent à plus de prière et à l’étude de la Parole de Dieu. C’est ainsi que nous poursuivons l’œuvre que Dieu nous a mis à cœur d’accomplir par amour pour son petit troupeau, racheté au prix de la vie de son cher Fils.

   Nous prions cependant pour que Dieu nous donne un cœur bien disposé, afin de ne pas attrister son Esprit Saint, et d’entendre sa voix lorsqu’il veut nous parler par l’intermédiaire de nos frères et sœurs.

Marc et Elisabeth.


 


[1] Ce texte a été écrit en 1985.

[2] Le Criblage de l’Adventisme

[3] « La Relation Entre l’Incarnation et la Justification par la Foi. »