Vol.6 - Novembre 2009

 

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« Veillez donc attentivement sur vos âmes, afin d’aimer l’Eternel, votre Dieu. … Moi et ma maison, nous servirons l’Eternel. » Josué 23 : 11 et 24 : 15


Table des matières

Editorial

Etude Biblique – La sanctification

Un fondement solide par Allen Stump

Sur le chemin étroit  par Ellen G. White

Dieu manifesté en chair  par E.J. Waggoner

Sur leurs traces

L’obéissance…. ,par Ellen G. White (Education de l’enfant)

Histoire pour les enfants

Coin Santé


Editorial 

Ainsi parle l'Éternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes ! Mais ils répondent : Nous n'y marcherons pas. Jérémie 6 : 16

   Chers frères et sœurs en Christ,

   Voilà déjà près de 165 ans que nos pionniers ont passé par ce que nous appelons aujourd’hui le ‘grand désappointement’. C’était en effet une déception immense que d’attendre en vain le retour de Jésus, après avoir enseigné avec un saint zèle que le Sauveur reviendrait le 22 octobre 1844.

   La foi de ces saints hommes de Dieu fut profondément ébranlée par ces événements, et nous pouvons imaginer le désespoir qu’ils auraient ressenti s’ils avaient su que tant d’années allaient encore s’écouler, apportant leur lot de peine, de souffrances et de misères sur la terre…

   Mais Dieu est vivant, et il nous dit : « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté, et accompli mes desseins. » (Esaïe 55 : 11) « Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas ; si elle tarde, attends-la, car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement. » (Hab. 2 : 3)

   Alors Jésus va-t-il revenir ? Oui. Il l’a promis. Il est fidèle. La question qui se pose est plutôt celle que Jésus posa il y près de 2000 ans : « Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18 : 8)

   Eh bien Dieu soit loué, la Bible nous dit que oui ! Et cela nous pouvons en témoigner, car encore aujourd’hui Dieu a des serviteurs fidèles, fidèles à Dieu et à la vérité malgré l’opposition la plus farouche, que l’adversaire attire sur eux. Je crois personnellement que le pasteur Allen Stump est l’un de ces Paul modernes, et c’est pourquoi j’ai traduit son ouvrage, « Le Fondement de Notre Foi, » ouvrage que je ne vous ai jamais présenté personnellement dans l’ « Etoile du Matin, » mais dont je voudrais une fois de plus vous recommander la lecture par le biais d’un extrait de lettre d’une de nos lectrices, ayant récemment entrepris d’étudier ce livre :

   … Je lis, étudie et médite à partir de l’ouvrage de Allen Stump, « Le Fondement de notre Foi ».

   Le travail de réflexion, de méditation, de prière, de bonheur spirituel… de recherche, d’évidence  et de confiance dont ce document est témoin, est digne de tous ces travaux précieux qui jalonnent le long de l’Histoire de l’humanité, les réveils de la conscience humaine face à l’impact immuable et fidèle de son Créateur.

   Certes  nous avons à creuser par notre propre comportement intime de méditation et d’étude les concepts très précieux qui nous sont rappelés ici… ou présentés pour une première fois… ou remis sur le bon rail dans l’entendement… bref, il est plus simple et plus direct de dire que ce pasteur est inspiré à avoir un charisme de rationalité enchâssé dans la trame de Foi que Dieu place en sa conscience pour servir de tremplin à  la dynamique d’une chaîne de vérités qu’il est absolument urgent de tendre au-dessus des consciences. Chaque chaînon doit être visualisé et incrusté dans l’entendement humain et surtout sans jamais le dessouder des chaînons voisins.

   Nous sommes là, devant un travail immense dont Seul le saint Esprit a pu en être le Directeur et le Soutien.

   Que ce frère soit béni, car nous savons que jamais les enfants de Dieu qui répondent à cette attirance vers la Vérité et qui sont poussés à l’expliquer, ne sont laissés en paix par le diviseur. Qu’il soit protégé par la main puissante de son Sauveur… il y a des âmes qui sont en attente de ce réveil… et de ce soutien par la page écrite.

   Ce document apporte ce soutien viril, incontestable qui émerge d’explications pures, simples, authentiques d’un cœur fidèle à notre Dieu et attaché à notre Sauveur. Il témoigne une vraie intelligence spirituelle.

   Il est maintenant de plus en plus évident que dans les ‘sous-terrains’ des  âmes accrochées aux évidences de la Vérité, qu’un travail de fourmis s’effectue et s’unifie sous le regard de Dieu, dans Sa main puissante, par Son Oint unique, et sur « la plateforme » de Ses vérités données pour le temps final et spécifique du Yom Kippour universel.

   Je suis convaincu que ces paroles, écrites par une sœur consacrée à Dieu depuis de longues années, ne sauront manquer d’éveiller l’intérêt des chercheurs de la Vérité.

   C’est en 2006 que j’ai découvert cet ouvrage, et que j’en ai apprécié les enseignements, mais ce n’est que l’année d’après, en 2007, que l’appel de partager ces vérités avec le monde francophone s’est imposé à moi. Alors que j’ai entrepris la traduction de ce livre de plusieurs centaines de pages, le Seigneur a permis que je m’y adonne à plein temps pendant une année, avec le soutien fidèle de ma femme Elisabeth, et de frères et sœurs consacrés.

   C’est ainsi que cet ouvrage est à présent disponible, depuis 2008, et a déjà été en bénédiction à de nombreuses âmes en quête de la Vérité au sujet de Dieu, de Son Fils, et de l’Esprit Saint qu’ils partagent.

   Dans sa bonté, le Seigneur a même permis que le pasteur Stump vienne en France, partager ces vérité avec nous de vive voix, et un ensemble de sept présentations sur quatre DVDs sont à présent disponibles, pour ceux qui préfèrent ce mode d’étude.

   Ayant été très occupés par tant de choses durant les deux derniers mois, nous avons choisi de partager le premier chapitre de son livre avec tous nos lecteurs d’Etoile du Matin, et nous poursuivrons ultérieurement la traduction et l’édition des études du pasteur Priebe.

   Parmi les différentes sections habituelles, Elisabeth nous propose la lecture d’une vision de Ellen G. White, pour laquelle elle a trouvé de belles illustrations. Je suis persuadé que cette lecture vous fera du bien.

   Que Dieu vous bénisse abondamment, c’est notre prière la plus sincère,

Marc Fury


La sanctification

1) Quelle est la prière inspirée qui indique le but de l’expérience chrétienne ?

1 Thessaloniciens 5 : 23 Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, se conserve sans reproche jusqu’au jour de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ !

2) A quel point la sanctification est-elle nécessaire ?

Hébreux 12 : 14 Recherchez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

3) Comment savons-nous que nous pouvons être sanctifiés ?

1 Thessaloniciens 4 : 3 Car ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. 

Note : Quelle que soit la volonté de Dieu à notre égard, elle peut s’accomplir dans notre vie si notre volonté est en harmonie avec la sienne.

4) Quel but précis le Christ se propose-t-Il en se donnant à l’église ?

Éphésiens 5 : 25, 26 Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier, après l’avoir purifiée par l’eau de la parole.

5) Quel genre d’église veut-il ainsi préparer ?

Éphésiens 5 : 27 Afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.

6) Quelle attitude faut-il prendre à l’égard de la vérité pour être sanctifié ?

2 Thessaloniciens 2 : 13 Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit, et par la foi en la vérité.

7) Qu’est-ce qui montre que la sanctification se fait progressivement ?

2 Pierre 3 : 18 Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Voir aussi 2 Pierre 1 : 5-7

8) Quelle est l’expérience de l’apôtre Paul qui confirme cet enseignement ?

Philippiens 3 : 13, 14 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.

9) Par quel moyen sommes-nous purifiés de nos péchés et rendus propres au service de Dieu ?

Hébreux 9 : 13, 14 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant. Voir aussi Héb. 10 : 29.

10) Que est le changement produit ainsi ?

Romains 12 : 2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

11) Quelqu’un peut-il prétendre être sans péché ?

1 Jean 1 : 8 Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.

12) Qu’est-ce que le prophète nous exhorte à rechercher ?

Sophonie 2 : 3 Cherchez l’Eternel, vous tous humbles du pays, qui pratiquez ses ordonnances ! Recherchez la justice, recherchez l’humilité ! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l’Eternel.

13) Au nom de qui toutes choses doivent-elles être faites ?

Colossiens 3 : 17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus.

 14) Qui nos actions doivent-elles toutes glorifier ?

1 Corinthiens 10 : 31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

15) Que faut-il éliminer de notre vie si nous voulons être saints ?

Colossiens 3 : 5-6 Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.

16) Lorsqu’un homme est délivré de ses péchés, dans quelle condition se trouve-t-il et à quoi est-il propre ?

2 Timothée 2 : 21 Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre.

  

 Un Fondement Solide

Allen Stump

   Le disciple Jude écrit : « Bien-aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre avec ferveur pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. » (Jude 3, KJV) « La foi » à laquelle Jude se réfère, est l’ensemble des vérités que nous tenons concernant notre foi Chrétienne. Pierre dit : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. » (1 Pierre 5 : 8, 9) Chacun de ces auteurs encourage le croyant à combattre pour la foi.

   Une distinction doit être faite entre « La foi » et « votre foi ». « Votre foi » se réfère à l’expérience personnelle du croyant : « l’épreuve de votre foi ». (1 Pierre 1 : 7) « A cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science. » (2 Pierre 1 : 5)

   Apocalypse 14 : 12 affirme : « C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. »  Alors qu’on a accordé une grande attention à la phrase « qui gardent les commandements de Dieu, » il faudrait aussi relever que ceux qui reçoivent le sceau de Dieu et évitent la marque de la bête « gardent » également « la foi de Jésus ». La phrase « la foi de Jésus » tient lieu d’objet pour le verbe « garder ».  Ainsi, le reste consistera en ceux qui « combattent avec ferveur pour la foi. » (Jude 3)

   Au sein de l’Adventisme, « la foi » inclut non seulement l’ensemble des vérités qui furent établies très tôt dans l’âge apostolique, mais aussi ces vérités particulières dont la Bible nous indique la révélation dans les derniers jours.[1] Ces vérités spéciales sont connues sous le nom « messages des trois anges » dans l’Adventisme. La première partie de cette étude couvrira la méthode par laquelle ces vérités furent établies et argumentera les points suivants au sujet des messages des trois anges :

  • Ils furent développés par l’étude de la Bible et la révélation.
  • Les points fondamentaux furent établis dès le début de notre expérience.
  • Ces points ne doivent ni être déplacés, ni être changés.
  • Une déviation quelconque de ces vérités conduit à l’apostasie.

   Nous commenterons brièvement chacune de ces affirmations. Les doctrines principales, et les points fondamentaux de notre foi furent établis par une étude assidue de la Bible et par l’aide de révélations divines données à sœur Ellen G. White. Deuxièmement, ces grands points fondamentaux furent établis tôt, dès 1850. Troisièmement, les écritures affirment : « Quand les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il ? » (Psaume 11 : 3) Les Écritures enseignent également que « le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour. » (Proverbes 4 : 18) Pourtant, la « lumière resplendissante » qui va croissante, ne ternira pas ce qui a été établi comme vérité ! Quatrièmement, dévier de ces vérités conduit à l’apostasie qui, si elle est poursuivie, transforme une cité ayant été fidèle en une « prostituée ». (Voir Esaïe 1 : 21)

   Commençons d’abord en évoquant la méthode par laquelle la foi apostolique fut développée. L’apôtre Pierre affirme :

   Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; - sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes saints ont parlé de la part de Dieu. (2 Pierre 1 : 19-21)

   Pierre nous dit que « la foi » fut révélée par les prophètes alors qu’ils furent poussés par le « Saint-Esprit », ou, comme il le dit dans sa première épître, « l’Esprit de Christ ». (1 Pierre 1 : 11) Moïse prophétisa au sujet du Christ : « Je leur susciterai du milieu de leur frères un prophète comme toi ; je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. (Deutéronome 18 : 18) Le livre de l’Apocalypse commence ainsi : « Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean. (Apocalypse 1 : 1) Nous voyons ici que Dieu communique sa volonté par les prophètes. « La foi » est édifiée « sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. » (Éphésiens 2 : 20) « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ. » (Éphésiens 4 : 11, 12)

Doctrines développées par l’étude Biblique et la révélation

   Les croyances de la chrétienté furent transmises par les prophètes, et l’aspect spécifique de notre foi se forma d’une manière semblable. Sœur White, écrivant au sujet du développement de notre foi, affirme :

   Plusieurs parmi les nôtres ne voient pas avec quelle fermeté ont été posés les fondements de notre foi. Mon mari, le pasteur Joseph Bates, le père Pierce, le pasteur Hiram Edson, et d’autres membres clairvoyants, nobles et sincères, étaient parmi ceux qui, la date de 1844 écoulée, cherchaient la vérité comme un trésor caché. Je les ai rencontrés et nous avons étudié et prié avec ardeur. Souvent nous restions ensemble tard dans la nuit, et parfois jusqu’au matin, priant pour obtenir la lumière et étudiant la Parole. Ces frères se sont souvent réunis pour étudier la Bible, afin de comprendre sa signification et d’être à même de prêcher avec puissance. Quand ils arrivaient dans leurs études à un point où ils devaient dire : « Impossible d’aller plus loin », l’Esprit du Seigneur descendait sur moi, j’entrais en vision, les passages que nous avions examinés m’étaient expliqués clairement, et j’étais informée sur la manière de travailler et d’enseigner avec succès. Une lumière était accordée pour nous aider à comprendre les Écritures touchant Christ, sa mission, et son sacerdoce. Une ligne de vérité partant de ce temps-là pour aboutir au moment où nous entrerons dans la cité de Dieu devenait claire pour moi et je communiquais à d’autres les instructions reçues du Seigneur. (Spécial Testimonies, Series B, no. 2, p. 56, 57)[2]

   Nous voyons ici que l’étude Biblique et la révélation vont de paire. Les frères se rencontraient pour l’étude et la prière, et continuaient parfois « jusqu’au matin ». « Il arrivait que le soleil se lève avant qu’ils abandonnent. » (Sermons and Talks, vol. 1, p. 345) Lorsqu’ils ne pouvaient pas aller plus loin dans leur étude, Sœur White « était enlevée en vision, et des instructions étaient données. » (Idem) Remarquez que la révélation ne donnait pas des Écritures supplémentaires, mais « les passages [Bibliques] que nous avions examinés m’étaient expliqués clairement. » Il lui fut simplement expliqué comment dispenser « droitement la parole de vérité. » (2 Timothée 2 : 15) « Dans la parole de Dieu, nous avons trouvé la vérité qui confirme notre foi. » (The Paulson Collection of Ellen G. White Letters, p. 257)

   Pourtant, en tant que petit-fils de Ellen G. White, Arthur White écrivit : « …ce n’est pas tout. Le Seigneur s’est manifesté d’une manière telle qu’il sera pour toujours clair que ce qui s’est passé était au-delà de toute manipulation humaine. » (Ellen G. White : The Early Years, p. 145) Sœur White écrivit :

   Pendant tout ce temps je ne réussissais pas à suivre les raisonnements des frères. Mon esprit paraissait fermé, de sorte que je ne pouvais comprendre la signification des passages étudiés. Ceci me remplissait de tristesse. Je demeurais dans cet état jusqu’à ce que les principaux points de notre foi s’éclaircissent, en accord avec la Parole de Dieu. Les frères savaient que j’étais incapable de comprendre ces sujets sans une vision, et ils acceptaient comme venant du ciel les révélations accordées. (Messages Choisis, livre 1, p. 241 ; 1904)

   Dans les premiers jours du message, alors que nous étions peu nombreux, nous étudions diligemment afin de comprendre la signification des Écritures Il nous semblait parfois qu’aucune explication ne pouvait être donnée. Ma pensée semblait fermée à la compréhension de la Parole ; mais lorsque nos frères, qui s’étaient réunis pour étudier, arrivaient à leurs limites et s’adonnaient à la prière fervente, l’Esprit du Seigneur descendait sur moi et j’étais enlevée en vision, où j’étais instruite quant à la relation entre les différents passages Bibliques. (The Review and Herald, 14 juin 1906)

   Sœur White affirme que durant l’époque où nos doctrines étaient formulées, elle ne pouvait pas comprendre les Écritures et aider les frères d’une façon normale. Elle s’exprima ainsi : « mon esprit paraissait fermé ». Cependant, lorsque les frères ne pouvaient aller plus loin, une explication des passages lui était donnée dans des circonstances qui la rendaient « au-delà de toute manipulation humaine ». Ainsi, « la foi » fut établie par l’étude Biblique ainsi que par la révélation. Dans la Review, elle s’exprima ainsi :

   Ces expériences furent maintes fois répétées. C’est ainsi que de nombreuses vérités du message du troisième ange furent établies, point par point. (Idem)

   Les déclarations suivantes mettent l’accent sur l’aide Divine qui fut donnée lors de l’établissement de « la foi » :

   Les principes de vérité que Dieu a révélés constituent notre seul vrai fondement. (Messages Choisis, vol. 1, p. 235)

   Ce fondement a été posé par le Maître ouvrier et il pourra résister à tous les orages et à toutes les tempêtes. (Idem, p. 238)

   Nous avons nos Bibles. Nous avons notre expérience, attestée par l’action miraculeuse du Saint-Esprit. La vérité que nous possédons exclut tout compromis. N’allons-nous pas répudier tout ce qui n’est pas en harmonie avec cette vérité ? (Idem, p. 205)

   Les principes pour lesquels nous avons lutté dans les premiers jours… furent mis en lumière par la puissance du Saint-Esprit. (Idem, p. 240)

   Des messages de toute espèce ont été adressés aux Adventistes du 7ème Jour, pour prendre la place des vérités qui ont été obtenues point par point, par l’étude et la prière, et confirmées par la puissance miraculeuse du Seigneur. Mais les jalons qui ont fait de nous ce que nous sommes doivent être maintenus, et ils le seront, comme Dieu l’a déclaré dans sa Parole et par le témoignage de son Esprit. Il nous demande de nous cramponner avec fermeté, par l’étreinte de la foi, aux principes fondamentaux qui ne peuvent être mis en question. (Idem, p. 242, 243)

   Les vérités qui nous furent données juste après 1844 sont toutes aussi certaines et inchangeables que lorsque le Seigneur nous les a données en réponse à nos prières ferventes. Les visions que le Seigneur a données sont si remarquables, que nous savons que ce que nous avons accepté est la vérité. Cela fut démontré par l’Esprit Saint. C’est la lumière, la précieuse lumière de Dieu, qui établit les points principaux de notre foi, tels que nous les tenons aujourd’hui. (Manuscript Releases, vol. 1, p. 53 ; Lettre 50, 1906)

   Nous pouvons dire avec assurance, La vérité qui nous est parvenue par l’œuvre de l’Esprit Saint n’est pas un mensonge. Les évidences qui nous furent données durant le demi-siècle passé témoignent de la puissance de l’Esprit Saint. (The Paulson Collection of Ellen G. White Letters, p. 257)

   Pour toujours, nous garderons la foi qui fut confirmée par le Saint Esprit de Dieu, depuis les premiers événements de notre expérience jusqu’au temps présent. (The Upward Look, p. 352 ; 4 décembre 1905)

   La précieuse lumière révélée à Sœur White montre clairement que Dieu fut directement impliqué à aider les pionniers de nos débuts pour obtenir une compréhension correcte des principaux points de notre foi. Le résultat de cette combinaison Étude Biblique/Révélation est exprimé dans les paroles suivantes : « Les points majeurs de notre foi tels que nous les tenons aujourd’hui furent fermement établis. Un point après l’autre fut clairement défini, et tous les frères trouvèrent l’harmonie. » (Manuscript Releases, vol. 3, p. 413 ; MS 135, 1903)

Les points principaux furent établis très tôt

   Le poids de l’évidence soutient fortement que les points principaux de notre foi furent établis très tôt.

   Dans les premiers jours du message, alors que nous étions peu nombreux, nous étudions diligemment afin de comprendre la signification des Écritures Il nous semblait parfois qu’aucune explication ne pouvait être donnée. Ma pensée semblait fermée à la compréhension de la Parole ; mais lorsque nos frères, qui s’étaient réunis pour étudier, arrivaient à leurs limites et s’adonnaient à la prière fervente, l’Esprit du Seigneur descendait sur moi et j’étais enlevée en vision, où j’étais instruite quant à la relation entre les différents passages Bibliques. (The Review and Herald, 14 juin 1906)

   Écrivant en 1903 de son expérience des débuts, elle dit que son esprit fut ouvert afin qu’elle puisse comprendre les Écritures comme un « livre ouvert » :

   Pendant deux ou trois ans, mon esprit continua d’être fermé à la compréhension des Écritures… Quelque temps après la naissance de mon deuxième fils, (Juillet 1849) nous étions très perplexes concernant certains points de doctrine. Je demandais au Seigneur d’ouvrir mon esprit, afin que je puisse comprendre Sa Parole. Tout à coup, il m’a semblé être entourée d’une lumière belle et claire, et depuis ce jour les Écritures ont été un livre ouvert pour moi. (Manuscript Releases, vol. 3, p. 413, 414 ; MS 135, 1903)

   Pendant deux ou trois ans, mon esprit continua d’être fermé à la compréhension des Écritures Durant nos labeurs, mon mari et moi avons rendu visite au Père Andrews, (décembre 1850) qui souffrait intensément de rhumatismes inflammatoires. Nous avons prié pour lui. J’ai posé mes mains sur sa tête, et j’ai dit, « Père Andrews, que le Seigneur Jésus vous guérisse. » Il fut guérit instantanément. Il se leva et marcha dans la pièce, louant Dieu, et disant, « Je n’ai jamais rien vu de semblable. Les anges de Dieu sont dans cette pièce. » La gloire du Seigneur fut révélée. La lumière semblait briller dans toute la maison, et la main d’un ange fut posée sur ma tête. Depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui, j’ai été à même de comprendre la Parole de Dieu. (Special Testimonies, Série B, no. 2, p. 57, 58 ; 1904)

   Je sais et je comprends qu’il nous faut être établis dans la foi, à la lumière de la vérité qui nous a été donnée dans notre expérience des débuts. A cette époque, une erreur après l’autre a fait pression sur nous ; des pasteurs et des docteurs ramenaient de nouvelles doctrines. C’est alors que nous étudions les Écritures avec beaucoup de prières, et l’Esprit Saint nous montrait la vérité. Il arrivait que des nuits entières fussent consacrées à sonder les Écritures, et à demander Dieu de nous conduire. Des groupes d’hommes et de femmes consacrés se réunirent dans ce but. La puissance de Dieu descendait alors sur moi, et j’étais rendue capable de clairement définir la vérité, ainsi que l’erreur. (Manuscript Releases, vol. 8, p. 319 ; Lettre 50, 1906)

   Tous ces témoignages, quoique de dates différentes, nous disent la même chose. L’établissement des points principaux de notre foi prit place alors que l’esprit de Sœur White était « fermé ». Sœur White dit qu’elle resta dans cette condition « jusqu’à ce que les principaux points de notre foi » furent éclaircis (Messages Choisis, livre 1, p. 241 ; 1904) Elle affirme que son esprit fut ouvert après sa visite chez frère Andrews en décembre 1850 ; c’est pourquoi les points principaux de notre foi avaient été établis dès 1850. Ainsi, nous reçûmes en tant que peuple, « une chaîne de vérités qui s’étend de ce temps là au jour où nous entrerons dans la cité de Dieu. » (Special Testimonies, série B, no. 2, p. 257)

Le Seigneur notre Guide

   Cette chaîne de vérités était la lumière qui aida les pionniers à « comprendre les écritures au sujet du Christ, de Sa mission, et de Son sacerdoce. » (Idem) De plus, le conseil suivant nous a été donné :

   Alors que j’ai repensé à notre histoire passée, ayant vécu chaque pas en avant jusqu’à notre situation actuelle, je peux dire, Loué soit Dieu ! Alors que je vois ce que le Seigneur a accompli, je suis remplie d’étonnement et de confiance en Christ notre guide. Nous n’avons rien à craindre du futur, si ce n’est d’oublier la façon dont le Seigneur nous a conduits, et Son enseignement dans notre histoire passée. (Life Sketches of James and Ellen G. White, p. 196)

   Cette déclaration, initialement  écrite en 1892, fut envoyée à la cession de la Conférence Générale de 1893 et 1899.[3] Plus tard, cette déclaration fut publiée dans la Review and Herald du 2 octobre 1905, et dans des livres tels que Testimonies to Ministers and Gospel Workers et Selected Messages, vol. 3. La dernière partie de cette citation mérite d’être soulignée. Elle comporte deux points importants. Il nous faut d’abord nous souvenir de la façon dont « le Seigneur nous a conduits », et, deuxièmement, de « Son enseignement dans notre histoire passée. »

   Les mots, « Son enseignement dans notre histoire passée » se réfèrent spécialement à cette période de temps avant décembre 1850, alors que les frères se réunissaient pour l’étude et la prière. Alors que nous n’avons rien à craindre du futur si nous nous souvenons de notre histoire passée, la proposition contraire est également vraie, que si nous ne nous souvenons pas de notre passé, nous avons réellement beaucoup à craindre ! Il s’agit de bien plus qu’une simple connaissance historique, c’est également mettre en œuvre ce système de croyances.

Les points fondamentaux ne doivent pas être déplacés

   La fondation d’un bâtiment est l’élément le plus important de sa construction. Si la fondation n’est pas de niveau, sur un sol ferme, la structure aura des problèmes. Dieu savait que pour l’établissement du mouvement Adventiste, la fondation était d’une importance capitale. Une fois la fondation correctement posée, la vérité brillerait comme la lumière resplendissante, « dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour. » (Proverbes 4 : 18)

   De nouvelles lumières seront continuellement révélées à celui qui est en relation vivante avec le Soleil de Justice. Que personne ne vienne à penser qu’il n’y aura plus d’autres vérités à découvrir. Celui qui cherche la vérité avec diligence et prière trouvera encore de précieux rayons de lumière dans la Parole de Dieu. De nombreux joyaux sont encore éparpillés, qui doivent encore être réunis afin de devenir la propriété du reste, le peuple de Dieu.  (Counsels on Sabbath School Work, p. 34 ; source originale : The Sabbath School Worker, mars 1892)

   Les anciennes vérités brilleront de plus en plus, et de nouvelles vérités seront découvertes dans la Parole de Dieu. Mais ces nouvelles vérités ne contrediront jamais les vérités établies déjà fondées.

   Lorsque la puissance de Dieu atteste de ce qui est la vérité, celle-ci doit rester debout à jamais. Il faut se garder d’entretenir des suppositions ultérieures contraires à la lumière reçue de Dieu. (Messages Choisis, vol. 1, p. 188, 1905)

   Des messages de toutes espèces ont été adressées aux Adventistes du 7ème Jour, pour prendre la place des vérités qui ont été obtenues point par point, par l’étude et la prière, et confirmées par la puissance miraculeuse du Seigneur. Mais les jalons qui ont fait de nous ce que nous sommes doivent être maintenus, et ils le seront, comme Dieu l’a déclaré dans sa Parole et par le témoignage de son Esprit. Il nous demande de nous cramponner avec fermeté, par l’étreinte de la foi, aux principes fondamentaux qui ne peuvent être mis en question. (Special Testimonies, série B, no. 2, p. 59 ; 1904)

   En tant que peuple, il nous faut nous tenir fermes sur la plateforme de la vérité éternelle, qui a résisté aux tests et aux épreuves. Il nous faut maintenir les sûrs piliers de notre foi. Les principes de vérité que Dieu nous a révélés, sont notre seul vrai fondement. Ils ont fait de nous ce que nous sommes. Le temps écoulé n’en a pas diminué la valeur. (Idem, p. 51)

   Nous ne devons pas accepter les paroles de ceux qui viennent avec un message qui contredit les points spécifiques de notre foi. Ils réunissent quantité de textes Bibliques, et les assemblent de manière à prouver leurs prétendues théories. Ceci a mainte fois eu lieu durant les cinquante dernières années. Et, alors que les Écritures sont la Parole de Dieu, et doivent être respectées, toute application qu’on en fait tendant à déplacer un seul pilier du fondement soutenu par Dieu durant les cinquante dernières années, est une grave erreur. (Idem)

   Aucune chaîne de  vérité ayant fait des Adventistes du 7ème Jour ce qu’ils sont ne doit être affaiblie. Nous avons les vieilles bornes de la vérité, de l’expérience et du devoir, et nous devons tenir ferme dans la défense de nos principes, à la vue du monde entier. (Testimonies for the Church, vol. 6, p. 17)

   J’ai vu un groupe de gens qui se tenaient fermement sur leur garde et ne prêtaient aucune attention à ceux qui cherchaient à ébranler la foi établie de l’ensemble. Le Seigneur les regardait avec approbation. Il me fut montré trois marches qui conduisaient à une plateforme et représentaient les trois messages. L’ange qui m’accompagnait me dit : « Malheur à celui qui retranchera la plus minime partie de ces messages. Leur véritable signification est d’une importance vitale. Le destin des âmes dépend de la manière dont ils sont reçus. » Je fus de nouveau amenée à considérer ces messages, et je vis à quel prix les enfants de Dieu avaient acquis leur expérience. Ils l’avaient obtenue à travers bien des souffrances et des luttes. Dieu les avait dirigés pas à pas, jusqu’à ce qu’ils soient placés sur une plateforme solide et inébranlable. (Premiers Écris, p. 258, 259 ; 1858)

   Cette affirmation de Premiers Écrits fut publiée en 1858 avec des guillemets ! Sœur White n’écrit pas seulement ses impressions et ses pensées, bien qu’elles soient inspirées, mais des paroles venant tout droit du ciel !

   La nouvelle lumière doit nous parvenir sans contredire celle qui est établie ! La nouvelle lumière va tout simplement construire sur le fondement, tout comme un charpentier construit sur la fondation préparée par le maçon. La fondation n’est ni changée, ni altérée, mais un édifice plus complet se construit. Ce principe même est expliqué par Sœur White :

   Le Seigneur a rendu ses disciples responsables de ses vérités sacrées. Il les a placés dans une position élevée, au-dessus du monde. Il déclare à leur sujet : « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » Il dit encore : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. »

   Chaque individu ayant reçu la lumière de la vérité présente a le devoir de développer cette lumière à un niveau supérieur à celui où elle se trouvait déjà. (The Review and Herald, 21 septembre 1897)

   Cette citation nous dit que nous ne devons pas rechercher une « nouvelle lumière », totalement différente de la lumière établie, mais que nous avons plus précisément le « devoir » de développer « cette lumière » que Dieu nous a déjà confiée « à un niveau supérieur à celui où elle avait déjà été développée. »

   Dieu souhaite que la lumière de son trône brille avec pureté et clarté. Il illustra cela aux enfants d’Israël par une parabole. Dieu instruisit Moïse : « Tu ordonneras aux enfants d’Israël de t’apporter pour le chandelier de l’huile pure d’olives concassées, afin d’entretenir les lampes continuellement. » (Exode 27 : 20) Ce n’était pas une huile quelconque qui allait être suffisante pour le service de Dieu. Cette huile d’olive pure « était préparée à base de fruits pas encore mûrs, ‘frappés’ ou pilés dans un mortier, plutôt qu’écrasés dans un moulin. Il en résultait une huile claire et incolore, brûlant avec clarté et avec peu de fumée. » (Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 1, p. 644) Dieu souhaite que sa vérité brille comme la lumière resplendissante, « dont l’éclat va croissant jusqu’un milieu du jour, » (Proverbes 4 : 18) et non comme la flamme de « la torche infernale de Satan. » (Testimonies to Ministers and Gospel Workers, p. 409, 410)

   La nouvelle lumière viendra de l’étude des Écritures  « Lorsqu’une doctrine qui ne s’accorde pas avec notre esprit nous est présentée, nous devrions nous tourner vers la parole de Dieu, chercher le Seigneur par la prière, et ne donner aucune prise à l’ennemi par la suspicion et le préjudice. » (Gospel Workers, p. 301) Lorsque nous discutons des différences de point de vue avec nos frères, le conseil suivant nous est donné : « La seule bonne voie serait de nous asseoir en tant que chrétiens et d’étudier en profondeur la position proposée à la lumière de la Parole de Dieu, qui révélera la vérité et démasquera l’erreur. » (The Review and Herald, 18 juin 1889) La nouvelle lumière ne devrait pas être évitée, car il est des domaines d’études qui nécessitent des éclaircissements. Il est de nombreux sujets tels que Daniel 11 et 12 qui ne sont pas parfaitement clairs, mais le fondement qui fut posé par l’étude, la prière et la révélation est sûr.

Dévier du fondement conduit à l’apostasie

   L’apostasie est définie comme « l’abandon de la foi religieuse » (American Heritage Dictionnary). Le mot anglais « apostasy » vient du Grec apostasia (αποστασια).[4] Le sens littéral de apostasia est « se tenir éloigné de ». Jacques dit à Paul qu’il avait été accusé d’apostasie. Actes 21 : 21 affirme : « Or, ils ont appris que tu enseignes à tous les Juifs qui sont parmi les païens à renoncer (apostasia) à Moïse, leur disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. » Paul lui-même écrivit au sujet de l’apostasie dans 2 Thessaloniciens 2 : 3 : « Que personne ne vous séduise d’aucune manière : car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant. » Abandonner la vérité établie équivaut à descendre de la sûre plateforme dans le sable mouvant de l’apostasie.

   Le Seigneur a déclaré que l’histoire du passé se répétera dans la phase finale de l’oeuvre. Chaque vérité qu’Il a donnée pour ces derniers jours doit être proclamée au monde. Chaque pilier qui a été dressé doit être affermi. Nous ne pouvons pas abandonner le fondement que Dieu a établi. Entrer dans une nouvelle organisation équivaudrait à apostasier, à abandonner la vérité. (Messages Choisis, vol. 2, p. 488 ; MS 129, 1905)

   « Abandonner le fondement que Dieu a établi » équivaut à entrer « dans une nouvelle organisation ». Ceci est défini comme « apostasier, abandonner la vérité. » En d’autres termes, lorsque nous nous éloignons, ou que nous abandonnons la vérité, nous formons « une nouvelle organisation ». Ceux qui  se tiennent sur la plateforme de la vérité établie par Dieu se tiennent du côté de la véritable organisation établie par Dieu.

   Durant la première partie du siècle dernier, l’Église Adventiste expérimenta l’ « alpha des hérésies mortelles. » (Special Testimonies, série B, no 2, p. 150) Cette apostasie concernant la nature de Dieu fut dirigée par Dr. Kellogg, et bon nombre des principaux docteurs et pasteurs se tinrent du côté de Kellogg. (Jones, Waggoner, Sutherland, Magan, Paulson, etc.) Sœur White reçut l’instruction d’y « faire face », en référence aux enseignements de ce faux mouvement. Special Testimonies, série B, no. 2 fut écrit aux docteurs et aux pasteurs, afin de les aider à gérer la crise. Alors qu’elle contrait cette apostasie, elle écrivit :

   Qui a l’autorité de commencer un tel mouvement ? Nous avons nos Bibles. Nous avons notre expérience, confirmée par les actions miraculeuses de l’Esprit Saint. Nous avons une vérité qui n’admet aucun compromis.  N’allons-nous donc pas répudier tout ce qui n’est pas en harmonie avec cette vérité ? (Special Testimonies, série B, no. 2, p. 55)

   Nous voyons ici quelle devrait être notre réaction face à l’apostasie : Il nous faut « répudier tout ce qui n’est pas en harmonie » avec la vérité ! Il nous faut rejeter ce qui tente de détruire le fondement de notre foi !     

  

 Sur le chemin étroit

Ellen G. White

   Alors que j’étais à Battle Creek, il y a environ cinq mois, je rêvai que je me trouvais avec un grand nombre de personnes. Une partie de cette assemblée s’était mise en route, préparée pour un long voyage. Nous avions des chariots lourdement chargés. Alors que nous avançions, la route semblait monter. D’un côté de cette route se trouvait un precipice profond, de l’autre une haute muraille blanche et lisse, comme l’enduit de finition des pièces plâtrées.

   A mesure que nous avançions, la route devint de plus en plus étroite et escarpée. A certains endroits, elle semblait si étroite que nous décidâmes que nous ne pouvions plus voyager avec les chariots. Nous dételâmes les chevaux, et après avoir chargé sur eux une partie de nos bagages, nous continuâmes notre voyage à cheval.

   Le sentier devenait toujours plus étroit et nous fûmes obligés de serrer de près la muraille afin de ne pas tomber dans le profond précipice. En agissant ainsi, les bagages qui se trouvaient sur les chevaux étaient poussés contre la muraille et nous faisaient pencher vers l’abîme. Nous craignions de tomber et d’être mis en pièces sur les rochers.

   Nous détachâmes les bagages des chevaux et ils tombèrent dans le précipice. Nous continuâmes à cheval, et lorsque nous arrivions à des endroits très étroits de la route, nous craignions fortement de perdre l’équilibre et de tomber. A de tels moments, il semblait qu’une main prenait la bride de nos montures et nous guidait en dehors des endroits périlleux. Le sentier devenant plus étroit, nous décidâmes qu’il était plus prudent de laisser là les chevaux et d’aller à pied, en file indienne, chacun suivant l’empreinte des pas de celui qui le précédait.

   A ce moment, des cordes fines nous furent jetées du haut de la muraille  blanche, et nous nous en saisîmes avec empressement pour nous aider à garder l’équilibre sur le sentier. La corde avançait en même temps que nous. Le sentier devint finalement si étroit que nous décidâmes qu’il était plus sûr de marcher sans nos chaussures ; nous les enlevâmes donc et avançâmes ainsi pendant un certain temps. Bientôt, nous dûmes enlever nos chaussettes pour avancer d’un pas plus sûr, et nous marchâmes pieds nus.

   Notre pensée se reporta alors sur ceux qui n’avaient pas pris l’habitude des privations et des difficultés. Où se trouvaient-ils à présent ? Ils n’étaient pas dans notre groupe. A chaque changement, certains restaient à l’arrière, et seuls avaient persévérés ceux que ne rebutaient pas les difficultés. Les privations de la route ne faisaient que confirmer leur détermination de persévérer jusqu’au bout. Notre danger de perdre pied augmentait. Nous nous pressions contre la muraille blanche, sans réussir à faire reposer notre pied tout entier sur le sentier, tant il était étroit.

   Alors nous nous laissâmes aller de presque tout notre poids sur la corde, en nous écriant : « Nous sommes soutenus d’En Haut ! Nous sommes soutenus d’En Haut ! » Les mêmes paroles étaient prononcées par tous les voyageurs sur le chemin étroit. Pendant ce temps des cris de joies et de fêtes qui semblaient venir du fond de l’abîme qui était au-dessous de nous, nous firent frémir. Nous entendions les blasphèmes, les plaisanteries vulgaires, et les chants malséants, les chants de guerre et de danse. Au son des instruments de musique se mêlaient les éclats de rire, les jurons, les cris d’angoisse et d’amers gémissements, et nous étions plus décidés que jamais de rester sur le chemin étroit et difficile.

   La plupart du temps nous étions contraints de nous cramponner de tout notre poids sur les cordes. Et celles-ci grossissaient à mesure que nous avancions.

   Je remarquai que la belle muraille blanche était tachée de sang. Je regrettai de la voir ainsi souillée. Ce sentiment ne durant cependant qu’un instant, car je ne tardai pas à penser qu’elle était telle qu’elle devait être. Ceux qui viendront par la suite sauront que d’autres ont passés par le chemin étroit et difficile avant eux, et en concluront que si d’autres ont pu suivre ce chemin, ils le peuvent aussi. Et tandis que le sang coulera de leurs pieds meurtris, ils ne se laisseront pas aller au découragement mais, voyant le sang sur la muraille, comprendront que d’autres ont enduré les mêmes souffrances.

   Enfin, nous arrivâmes à un grand abîme devant lequel aboutit notre sentier. Nous n’avions plus rien pour guider nos pieds, ou sur lesquels les reposer. Pour toute ressource, nous n’avions que nos cordes qui avaient à présent les dimensions de notre corps. Nous fûmes un moment dans la perplexité et la détresse. Nous demandions dans un murmure craintif : « A quoi est fixée la corde ? »

   Mon mari était devant moi. De grosses gouttes de sueur tombaient de son front. Les veines de son cou et de ses tempes avaient le double de leur dimension normale, et des gémissements étouffés s’échappaient de ses lèvres. La sueur tombait de mon front, et j’éprouvais une angoisse que je n’avais encore jamais ressentie. Nous étions à une heure critique. Si nous faiblissions ici, les difficultés de notre voyage auraient été vaines. Devant nous, de l’autre côté de l’abîme se trouvait une magnifique prairie d’herbe verte d’environ quinze centimètres de haut. Je ne pouvais pas voir le soleil, mais des rayons de lumière doux et radieux ressemblant à de l’or fin et de l’argent brillaient sur cette prairie. Rien de ce que j’avais vu sur terre n’était comparable à la beauté et à la gloire de ce lieu.

   Allons-nous réussir à l’atteindre ? Telle était la question que nous nous posions anxieusement. Si la corde venait à se rompre, c’était pour nous la mort. A nouveau, des murmures angoissés se firent entendre : « Qu’est-ce qui tient la corde ? » Pendant un moment nous hésitâmes à avancer, puis nous nous écriâmes : « Notre unique espérance est de nous confier entièrement en la corde. Elle nous a soutenue durant toute la difficulté du chemin. Elle ne nous fera pas défaut maintenant. » Pourtant nous étions encore hésitants et perplexes. Alors furent prononcées ces paroles : « Dieu tient la corde, il n’y a pas lieu de craindre. » Ces paroles furent répétées par ceux qui nous suivaient, qui ajoutèrent : « Il ne nous abandonnera pas maintenant, puisqu’Il nous a amené jusqu’ici en toute sécurité. »

   Mon mari s’élança alors, par-dessus l’abîme effrayant dans la prairie qui était de l’autre côté. Je le suivis aussitôt. Et, quel sentiment de soulagement et de gratitude envers Dieu nous éprouvâmes alors ! J’entendis des voix s’élever en chants de triomphe à Dieu. J’étais heureuse, parfaitement heureuse.

   Je m’éveillai, et découvris que chaque nerf de mon être semblait trembler en résultat de l’anxiété éprouvée lors de ce voyage. Ce rêve ne nécessite pas de commentaire. Il a fait une telle impression sur mon esprit qu’il restera clair devant moi tant que ma mémoire sera présente.

Review and Herald, 12 janvier 1869.

  

Dieu manifesté en chair

E. J. Waggoner – Christ et sa justice, chap. 6 

   « La parole a été faite chair; elle a habité parmi nous » (Jean 1 :14). Aucune expression ne pouvait plus clairement montrer que Christ était à la fois Dieu et homme. À l’origine, seulement divin, Il prit sur lui-même la nature humaine, et vécut parmi les hommes comme un simple mortel, excepté à certaines occasions, où Sa divinité éclata, comme lors de la purification du temple, ou quand Ses paroles brûlantes de vérité simple, forçaient même Ses ennemis à confesser que « jamais homme n’a parlé comme cet homme ».

   L’humiliation, à laquelle Christ se soumit volontairement, est très bien exprimée par Paul dans Philippiens 2 :5-8 : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix ».

   L’idée est que, bien que Christ fut en forme de Dieu, étant « l’éclat de sa gloire, et l’image exacte de sa personne » (Hébreux 1 :3), ayant tous les attributs de Dieu, étant le souverain de l’univers, et l’Unique que tous les cieux sont ravis d’honorer, Il ne pensa pas qu’aucune de ces choses devaient être désirées, aussi longtemps que les hommes étaient perdus et sans force. Il ne pouvait pas jouir de Sa gloire tandis que l’homme était un proscrit, sans espérance. Aussi, Il s’anéantit lui-même, se dépouilla de toutes Ses richesses et de Sa gloire, et prit sur Lui la nature de l’homme, afin de pouvoir le racheter. Et ainsi, nous pouvons harmoniser l’unité de Christ avec le Père, par la déclaration : « mon Père est plus grand que moi ».

   Il est impossible pour nous de comprendre comment Christ put, étant Dieu, s’humilier lui-même jusqu’à la mort de la croix, et il est plus qu’inutile de spéculer sur ce sujet. Tout ce que nous pouvons faire c’est accepter les faits tels qu’ils sont présentés dans la Bible. Si le lecteur trouve difficile d’harmoniser certaines déclarations de la Bible concernant la nature de Christ, qu’il se souvienne qu’il serait impossible de l’exprimer dans des termes qui permettraient à des esprits limités de la comprendre pleinement. De même que la greffe des gentils sur le tronc d’Israël est contraire à la nature, de même l’économie divine est un paradoxe pour l’intelligence humaine.

   Nous citerons d’autres textes qui nous conduiront plus près de l’humanité de Christ, et de ce qu’elle signifie pour nous. Nous avons déjà lu que « la parole fut faite chair », et maintenant, nous lirons ce que Paul dit concernant la nature de cette chair. « Car, chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit » (Romains 8 :3, 4).

   Il nous suffira de réfléchir un peu pour comprendre que si Christ prit sur Lui la ressemblance de l’homme afin de le racheter, il a dû être rendu semblable à l’homme pécheur, puisque c’est l’homme pécheur qu’il vint racheter. La mort ne pouvait pas avoir de pouvoir sur un homme sans péché, comme Adam l’était en Éden; et elle n’aurait pu avoir aucun pouvoir sur le Christ, si le Seigneur n’avait pas mis sur lui l’iniquité de nous tous. Et qui plus est, le fait que Christ revêtit lui-même la chair, non d’un être sans péché, mais d’un homme pécheur, c’est-à-dire que la chair qu’il assuma avait toutes les faiblesses et les tendances pécheresses auxquelles la nature humaine déchue est sujette, est montrée par l’affirmation qu’il « fut fait de la semence de David selon la chair ». David avait toutes les passions de la nature humaine. Il dit de lui-même : « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché » (Psaume 51 :7).

   La déclaration suivante de l’épître aux Hébreux est très claire sur ce point : « car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2 :16-18).

   S’il fut fait en toutes choses semblable à ses frères, alors il a dû souffrir de toutes les infirmités, et être sujet à toutes les tentations de ses frères. Deux autres textes qui montrent très clairement ce sujet donneront une évidence suffisante sur ce point. Nous citons d’abord 2 Corinthiens 5 :21 : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu ».

   Ceci est beaucoup plus fort que l’affirmation qu’il fut fait « à la ressemblance de la chair pécheresse ». Il fut fait péché. Voici le même mystère que celui de la mort du Fils de Dieu. L’Agneau de Dieu sans tache, qui ne connut pas le péché, fut fait péché. Sans péché; cependant, il ne fut pas seulement considéré comme pécheur, mais il prit réellement la nature pécheresse sur lui. Il fut fait péché de telle sorte que nous puissions être faits justice. Aussi, Paul dit aux Galates « mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption » (Galates 4 :4, 5).

   « Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2 :18). « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4 :15-16).

   Encore un point, et alors nous pourrons apprendre la leçon entière en relation avec le fait que « la parole fut faite chair et habita parmi nous ». Comment se fait-il que « la faiblesse est aussi son partage » (Hébreux 5 :2), et que cependant, il ne connaisse pas le péché ?

   Certains ont pu penser en lisant tout ceci, que nous déprécions le caractère de Jésus, en l’abaissant au niveau de l’homme pécheur. Au contraire, nous exaltons simplement le pourvoir divin de notre Sauveur béni qui descendit volontairement au niveau de l’homme pécheur, afin d’élever l’homme jusqu’à Sa pureté sans tache, qu’il conserva dans les circonstances les plus adverses. Son humanité voila seulement Sa nature divine, par laquelle Il était inséparablement relié au Dieu invisible, et qui était plus que capable de résister avec succès aux faiblesses de la chair. Il eut à lutter durant toute Sa vie. La chair, animée par l’ennemi de toute justice, tendait à pécher, cependant Sa nature divine n’hébergea jamais, ne serait-ce qu’un instant, un mauvais désir, et sa puissance divine ne vacilla jamais. Ayant souffert dans la chair tout ce que les hommes peuvent souffrir, Il remonta vers le trône du Père aussi immaculé que lorsqu’Il quitta les cours de gloire. Quand Il reposa dans la tombe, sous la puissance de la mort, « il fut impossible qu’il soit retenu par elle parce qu’il ne connut pas le péché ».

   Mais certains diront : « Je ne vois là aucun encouragement pour moi. C’est certain, je dispose d’un exemple, mais je ne peux pas le suivre, car je n’ai pas la puissance que Christ avait. Il était Dieu, même quand il était ici sur la terre; moi, je ne suis qu’un homme ». Oui, mais vous pouvez avoir le même pouvoir qu’Il avait, si vous le voulez. Il était « lui-même sujet à l’infirmité » (Hébreux 5 :2), cependant, il ne pécha point parce que la puissance divine habitait constamment en lui. Maintenant, lisons les paroles inspirées de l’apôtre Paul, et voyons quel est votre privilège : « À cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos coeurs par la foi; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Ephésiens 3 :14-19).

   Peut-on demander plus ? Christ, en qui habite corporellement toute la plénitude de la Divinité peut habiter dans notre coeur, pour que nous puissions être remplis de toute la plénitude de Dieu. Quelle merveilleuse promesse! Il est « touché par le sentiment de notre infirmité ». C’est-à-dire, ayant souffert tout ce que la chair pécheresse hérite, il connaît tout, et il s’identifie si étroitement avec ses enfants, que tout ce qui pèse sur eux, retombe également sur Lui, et Il sait combien la puissance divine est nécessaire pour résister à la chair pécheresse; et si nous désirons sincèrement refuser l’impiété et les convoitises de ce monde, il est capable et désireux de nous donner la force « surpassant abondamment tout ce que nous demandons ou pensons ». Toute la puissance qui demeurait en Christ par nature, nous pouvons l’avoir en nous par grâce, car il nous la donne gratuitement et sans mesure.

   Alors, que les âmes fatiguées, faibles, et opprimées par le péché, prennent courage. Qu’elles « viennent sans crainte au trône de la grâce » où elles sont certaines de trouver la grâce pour les aider au moment du besoin, parce que ce besoin est ressenti par notre Sauveur au moment même où il se manifeste. Il est « touché par le sentiment de notre infirmité ». S’il avait simplement souffert il y a mille huit cents ans, nous pourrions craindre qu’il ait oublié certaines de ces infirmités; mais non, la tentation même qui vous opprime, le touche aussi. Ses blessures sont toujours vives, et il subsiste toujours pour intercéder pour vous.

   Quelles merveilleuses possibilités il y a pour le chrétien! Quelles hauteurs de sainteté il peut atteindre! Quelle que soit la lutte que Satan peut mener contre lui en l’assaillant là où la chair est la plus faible, il peut demeurer à l’ombre du Tout-Puissant, et être rempli de la plénitude de la force de Dieu. Celui qui est plus fort que Satan, peut habiter dans son coeur continuellement; et alors, tout en considérant les attaques de Satan comme du haut d’une solide forteresse, il peut dire : « Je puis tout par  Celui qui me fortifie » (Philippiens 4 :13).

 

Sur leurs traces – 24 ème partie

Premier salaire des prédicateurs adventistes 

   En 1852, John Loughborough avait vingt ans, mais il avait gardé son surnom de « boy preacher », parce qu’à dix sept ans déjà, il prêchait la Parole à New York, au nom de l’église à laquelle il appartenait, celle des Adventistes du 1er jour, groupement religieux aujourd’hui disparu, et qui, comme son nom l’indique, était composé d’observateurs du dimanche.

   En septembre de cette année-là, John Loughborough assista à une série de conférences tenues par John Andrews, jeune évangéliste appartenant, lui, à ce nouveau groupement d’Adventistes qui prêchaient, eux, la nécessité de revenir à l’ancienne observation biblique du sabbat. Le jeune John et sept membres de son église se rallièrent à cette dernière doctrine. Quelques semaines plus tard, John entra en contact avec James et Ellen White. Ce fut le début d’une longue et fructueuse amitié.

   Dès ce premier contact, les White encouragèrent vivement le jeune John à reprendre ses activités de prédicateur, mais dans leur église. Cela ne signifie nullement qu’il fut régulièrement engagé sur la base d’un salaire mensuel fixe, avec des dédommagements éventuels pour les frais entraînés par ses activités évangéliques. Non. Il n’y avait à l’époque ni organisation régulière, ni trésorier-payeur, ni salaire à toucher. Chacun estimait normal de mettre son temps et ses talents au service de Dieu sans contrepartie, en utilisant  le temps qui restait pour gagner de quoi vivre. Pour John, cela ne faisait pas de différence avec l’église au service de laquelle il était précédemment. Ceux-là non plus n’avaient ni organisation, ni caisse prête à pourvoir à l’entretien de leurs prédicateurs. Comme tant d’autres en ce temps-là, John ne pouvait compter que sur la générosité de ceux qui viendraient écouter ses sermons ou sur ses propres efforts pour assurer sa subsistance – une situation qui présentait bien des aléas et qui ne laissait pas, parfois, d’être fort angoissante.

   Une note écrite par John Loughborough au cours de sa cinquième année de ministère évangélique pour le compte – le terme est bien impropre – de l’église adventiste du 7e jour (qui d’ailleurs ne portait pas encore ce nom), précise que ses gains d’un trimestre se montaient, en tout et pour tout, au vivre et au couvert offerts par des amis en diverses localités, à un manteau de buffle (vêtement très commun en ce temps-là car on chassait les troupeaux de bisons dans les plaines de l’Ouest des Etats-Unis) et à 10 dollars en menue monnaie. Bien souvent, les prédicateurs adventistes s’engageaient à temps partiel dans les fermes comme journaliers et assumaient par ce moyen leurs dépenses personnelles et celles du ministère qu’ils exerçaient.

   John Loughborough, qui tenait régulièrement son journal indique qu’en 1856, il chercha ainsi du travail chez des fermiers pour le temps de la fenaison ou celui des moissons. Il travaillait quatre journées et demie par semaine – des journées qui dépassaient largement les huit heures ! – à raison d’un dollar par jour. Le sabbat et le dimanche étaient consacrés à des réunions sous la tente. Vers la fin de l’année, toutefois, le Mouvement des Adventistes observateurs du sabbat élabora un embryon d’organisation et l’on fixa pour la première fois le salaire qui serait désormais attribué aux prédicateurs : 4 dollars par semaine pour ceux qui prenaient régulièrement la parole. Un nommé Cottrel qui assumait les fonctions de gardien de tente et ne prenait la parole qu’occasionnellement ne se vit attribuer que 3 maigres dollars par semaine.

   Lorsque John Loughborough communiqua à sa femme les dispositions financières prises en leur faveur, celle-ci épancha son amertume :

- John, c’en est trop, à la fin ! Ce manque continuel d’argent, toutes ces difficultés !… Nous ne pouvons continuer à vivre dans un tel dénuement.

   Son mari, dont l’enthousiasme s’était considérablement refroidi, se laissa envahir par le découragement. Il le reconnaissait, ce n’était plus vivable ! Andrews, qui avait été son fidèle compagnon dans le ministère, avait déjà quitté l’œuvre. Des familles très respectables, chrétiens sincères et dévoués, étaient allés s’établir à Waukon, dans l’Ouest des Etats-Unis, et lui envoyaient lettre sur lettre pour l’engager à les imiter et à se faire une situation en montant un petit commerce ou en se faisant agriculteur. Loughborough lui-même se souvint d’avoir appris le métier d’ébéniste…

- Mary, finit-il par dire après avoir longuement réfléchi, allons nous établir à Waukon… Je reprendrai mon métier d’ébéniste et je prêcherai quand je pourrai !…

   C’est ainsi que les Loughborough partirent à Waukon et que l’œuvre adventiste perdit, à quelques semaines d’écart, deux hommes de valeur – Andrews et Loughborough – deux hommes en qui les White avaient une confiance totale, et sur lesquels ils comptaient pour les seconder.

 

L’obéissance doit devenir une habitude 

   « L’enfant doit apprendre que ses capacités lui ont été accordées pour honorer et glorifier Dieu. C’est dans ce but qu’il doit apprendre la leçon de l’obéissance. … L’habitude s’installera à force d’efforts doux et patients. On évitera ainsi, dans une grande mesure, les conflits ultérieurs entre volonté et autorité qui font naître dans l’esprit des jeunes le désir d’éloignement et l’amertume envers parents et éducateurs, ou la résistance trop fréquente à toute autorité, qu’elle soit humaine ou divine. » Counsels to Parents, Teachers, and Students, pp. 110, 111.

   « Le premier soin des parents devrait être d’établir une bonne conduite dans la famille. La parole des parents devrait être une loi, prévenant tout argument ou toute dérobade. L’enfant doit être enseigné dès la petite enfance à obéir implicitement à ses parents. » Pacific Health Journal, janvier 1890.

   « Une discipline stricte peut à certains moments causer du mécontentement, et l’enfant voudra faire ce qui lui plaît ; cependant lorsqu’il a appris de ses parents la leçon de l’obéissance, il sera plus disposé à se soumettre aux exigences divines. De cette manière, l’enseignement reçu dans l’enfance influence l’expérience religieuse et façonne le caractère de l’homme. » Signes des temps, 26 février 1880.

   « En tant qu’enseignants dans leur propre famille, les parents doivent s’assurer que les règles ne soient pas transgressées. … En permettant à leurs enfants de continuer sur la voie de la désobéissance, ils échouent à l’exercice d’une discipline appropriée. L’enfant doit être amené à la soumission et à l’obéissance. La désobéissance ne doit pas être permise. Le péché se couche à la porte des parents qui permettent à leurs enfants de désobéir. … Les enfants doivent comprendre qu’il leur faut obéir. » Manuscrit 82, 1901.

   « Lorsque les parents n’arrivent pas à obtenir une prompte et parfaite obéissance, ils n’assurent pas à leurs enfants de bonnes bases pour leur caractère. Ils les prédisposent à les déshonorer dans leurs vieux jours, et à leur causer du chagrin lorsqu’ils approcheront de la tombe. »  Manuscrit 18, 1891.

   « Que les exigences parentales soient toujours raisonnables. Que les parents fassent preuve de bonté en guidant avec sagesse, non en se montrant indulgents, qu’ils enseignent de manière plaisante, sans gronder ni accuser, en cherchant à lier à eux le cœurs de leurs enfants par des cordages d’amour. Que tous, pères, mères, enseignants, frères et sœurs plus âgés, soient une force éducative fortifiant le goût pour la spiritualité et conférant au foyer et à la vie scolaire une atmosphère saine, qui aidera les plus jeunes à grandir en étant nourris et disciplinés par le Seigneur. » Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, p. 129.

   « Dans l’éducation de nos propres enfants et dans celle d’autres enfants, nous avons découvert que jamais ils ont moins aimé leurs parents ou leurs tuteurs parce que ceux-ci les avaient empêchés de faire le mal. » Review and Herald, 10 mai 1898.

   « Les enfants doivent apprendre à obéir dans le cercle familial. Ils doivent former un caractère harmonieux que Dieu puisse approuver, maintenant ainsi la règle de la vie de famille. Les parents chrétiens doivent apprendre à leurs enfants à obéir à la loi de Dieu. …Dès l’instant où les enfants peuvent comprendre la loi de Dieu, les raisons de l’obéissance et du respect à cette loi doivent leur être enseignées afin qu’ils puissent savoir ce qu’ils doivent faire, et ce qu’ils ne doivent pas faire. » Manuscrit 126, 1897.

   « Vos enfants, étant sous votre contrôle, doivent faire attention à vous. Votre parole devrait être leur loi. » Review and Herald, 19 septembre 1854.

   « De nombreux parents chrétiens ne commandent pas à leurs enfants après eux, et s’étonnent de ce que leurs enfants sont pervers, désobéissants, ingrats, et impies. La réprobation divine est sur de tels parents. Ils ont négligés d’amener leurs enfants sous la discipline et l’admonition du Seigneur. Ils ont manqué à leur enseigner la première leçon du Christianisme : “ La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse. ” “ La folie ”, déclare le sage, “ est attachée au cœur de l’enfant. ” L’amour de la folie, le désir de faire le mal, la haine des choses saintes, telles sont certaines des difficultés rencontrées par les parents dans le champ missionnaire du foyer. …

   Les parents doivent se lever, avec la force de Dieu, et commander à leur maison après eux. Ils doivent apprendre à réprimer le mal d’une main ferme, mais sans impatience ni passion. Ils ne doivent pas laisser à leurs enfants la possibilité de deviner ce qui est bien, mais devraient indiquer la voie dans des termes clairs, et leur enseigner à y marcher. » Review and Herald, 4 mai 1886.

   « Un enfant désobéissant fera du tort à ceux avec lesquels il s’associe, car il façonnera les autres enfants à sa propre ressemblance. » Review and Herald 13 mars, 1894.

   « Enseignez à vos enfants à vous honorer, car la loi de Dieu fait reposer ce devoir sur les enfants. Si vous permettez à vos enfants de considérer à la légère vos souhaits, ne prêtant aucune attention aux lois du foyer, vous faites un clin d’œil au péché ; vous permettez au diable d’accomplir son œuvre. Cette même insubordination, ce manque de révérence, et cet amour du moi seront également présents dans leur vie religieuse et dans l’église. Et dans les registres du ciel, la base de tout ce mal sera à la charge de la négligence parentale. » Review and Herald, 14 avril 1885.

   « Les leçons de l’obéissance, du respect de l’autorité, doivent être souvent répétées. Une telle œuvre accomplie au sein de la famille aura une puissance pour le bien ; non seulement les enfants seront protégés du mal et auront un désir profond d’aimer la vérité et la justice, mais les parents en recevront aussi un avantage. Cette œuvre, requise par le Seigneur ne peut être faite sans une sérieuse réflexion de leur part, et une étude approfondie de la Parole de Dieu, afin qu’ils soient instruits selon Ses directives. » Manuscrit 24b, 1894.


Histoire pour les enfants 

La bonne décision

    Nous étions au début des vacances lorsque Mr. Davis, un ami de mon père, vint nous rendre visite et proposa de m’emmener avec lui dans sa famille. J’étais très heureux à l’idée de passer quelques temps en vacances. Le voyage fût très agréable, et lorsque nous avons atteint la maison de Mr Davis, tout me donnait à penser que j’allais passer un très bon moment. Fred Davis, un garçon de mon âge, me prit par la main, et rapidement il semblait que j’étais un ancien ami de toute la famille. Plusieurs fois durant la soirée, alors que nous faisions des jeux, posions des devinettes et que nous riions et discutions joyeusement, je me dis que ces vacances promettaient d’être vraiment très bonnes.

   Enfin, madame Davis dit qu’il était presque l’heure d’aller se coucher. Je m’attendais à la prière familiale, mais bientôt on nous invita à aller dans nos chambres. Cela me semblait tellement étrange, car je n’avais jamais été dans une famille où le culte de famille n’avait pas lieu. « Viens », me dit Fred, « maman dit que nous allons dormir dans la même chambre. » Je le suivis dans les quelques marches qui conduisaient à une jolie petite pièce qu’il appelait sa chambre ; il ouvrit un tiroir et me montra une boîte, un bateau, ses couteaux, sa corne à poudre, et tous ses trésors. Il me raconta une foule de choses nouvelles sur ce que les garçons faisaient dans ce village. Il se dévêtit en premier et sauta dans son lit. Je pris beaucoup plus de temps pour le faire, car de nouvelles pensées commencèrent à naître dans mon esprit.

   Lorsque ma mère avait mis entre mes mains ma valise, avant que la diligence ne parte, elle m’avait dit tendrement, d’une voix douce : « Souviens-toi Robert que tu es un garçon chrétien. » Je savais très bien ce que cela signifiait, et j’étais tout juste au moment où ses paroles devaient être prises à cœur. A la maison, on m’avait enseigner les devoirs d’un enfant chrétien ; et si j’étais loin de chez moi, je ne devais pas les négliger. L’un de ces devoirs était la prière du soir. Dès mon enfance, j’avais pris l’habitude de m’agenouiller et de demander le pardon de Dieu, au nom de Jésus, reconnaissant ses bontés et demandant sa protection et sa bénédiction.

   « Pourquoi ne te couches-tu pas, Robert ? » demanda Fred « Pourquoi restes-tu assis ? » J’avais peur de prier, et peur de ne pas prier. Il semblait que je n’arriverais pas à m’agenouiller et prier devant Fred. Qu’allait-il dire ? N’allait-il pas rire ? La crainte de Fred faisait de moi un lâche. Et pourtant, je ne pouvais pas me coucher sans avoir prié. Si j’avais besoin de la protection de mon Père céleste à la maison, à combien plus forte raison en avais-je besoin lorsque j’en étais éloigné. Je souhaitais plusieurs choses : avoir une chambre seule, que Fred s’endorme, ou quelque chose d’autre. Mais Fred ne s’endormait pas.

   Des luttes similaires à celle-ci ont lieu dans le cœur de toute personne quittant pour la première fois la maison et commençant à prendre des décisions pour elle-même. Et sur cette décision repose son caractère pour le temps et pour l’éternité. Pour moi, cette lutte fut sévère. Enfin, lorsque Fred me cria : « Alors, tu viens au lit ? » je rassemblais tout mon courage pour dire : « D’abord, je vais m’agenouiller et prier ; c’est toujours ce que je fais. » « Prier ? » demanda Fred. Il se tourna sur son oreiller et ne dit plus un mot. Son comportement respectueux me rendit honteux. J’avais eu peur de sa réaction pendant un long moment, et voilà qu’il connaissait mon souhait et me laissait tranquille. Oh, combien j’étais reconnaissant que le devoir et la conscience aient triomphé !

   Cette expérience établit ma ligne de conduite future. Elle me donna la force pour les événements à venir. Je crois que la décision d’un « garçon chrétien », par la bénédiction divine, fit de moi un homme chrétien ; dans les années qui suivirent je fus placé au sein d’épreuves et de tentations qui auraient dû m’éloigner de Dieu et de la vertu, si je n’avais pas eu mon habitude bien établie de la prière secrète.

   Que chaque jeune homme, ayant des parents pieux, lise et réfléchisse à ce sujet. Vous avez été enseignés et formés dans les devoirs et les principes chrétiens. Lorsque vous quittez la maison, ne les laissez pas derrière vous, mais au contraire prenez-les avec vous et tenez-y ferme. Ainsi lors des faiblesses et de la tentation, avec l’aide de Dieu, ce sont eux qui vous soutiendront. Prenez position fermement pour votre Dieu et Sauveur, pour le Dieu de votre père. C’est en abandonnant leur droit de chrétien, acquis à la naissance, que tant de garçons s’égarent, et deviennent des jeunes gens qui déshonorent leurs parents, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

 

Coin Santé

 Tarte Pommodattes

Ingrédients :

Pâte briochée : 

 500 g de farine (type 65 de préférence)

 3 Cs de miel

 250 ml de lait d’amande tiède (ou de soja, de riz, …)

 1 Cs bien bombée de purée d’amandes ou de noisettes

 1 sachet, ou un demi cube, de levure du boulanger,

      ou 20 g de levain en poudre

Crème :

 40 dattes

 1 Cs de caroube en poudre

 3 Cs de poudre d’amandes

Environ 1, 5 kg de pommes à cuire

Des amandes effilées

 

Préparation :

- Préparer la pâte briochée en mélangeant intimement tous les ingrédients.

- Pétrir jusqu’à obtention d’une pâte bien lisse.

- Laisser lever la pâte couverte d’un linge dans un endroit chaud, pendant 1 heure.

- Pendant ce temps, dénoyauter les dattes, les couper en petits morceaux et les couvrir tout juste d’eau chaude.

- Faire cuire 5 mn et laisser reposer 40 minutes.

- Mixer le tout avec la caroube et les amandes en poudre en une crème onctueuse.

- Peler les pommes, les couper en tranches fines.

- Etaler la pâte briochée au rouleau à pâtisserie et la mettre sur une tôle graissée et farinée.

- Laisser lever encore une heure.

- Recouvrir de pâte aux dattes et finir avec les pommes.

- Parsemer d’amandes effilées.

- Faire cuire le tout à four moyen –th6 ou 180° pendant environ 40 mn.

 




[1] Voir Daniel et l’Apocalypse.

[2] Voir également Messages Choisis, Vol. 1, p. 240, 241.

[3] Voir Lettre 32, et General Conference Daily Bulletins du 29 janvier 1893 et du 20 février 1899.

[4] Note du traducteur : Il en est de même du mot français « apostasie ».