Vol.2 - Mars 2011

 

 

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Crocus

« Ne vous inquiétez de rien ; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.  » Philippiens 4 : 6-7


Table des matières

Editorial

Etude Biblique

Le sceau de Dieu et Ezéchiel 8, par Allen Stump

Illustrations pratiques, par E.J. Waggoner

Sur leurs traces, 32ème partie

Histoire pour les enfants

Le coin des lecteurs

Coin Santé

Etoile du Matin propose


Editorial 

Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.  1 Jean 4:4

   Chers lecteurs,

   C’est avec reconnaissance que nous considérons la fidélité avec laquelle Dieu nous a conduit durant toutes ces années, et nous savons qu’Il ne nous abandonnera jamais, pourvu que nous cherchions sa seule volonté quoi qu’il advienne. Voici donc le deuxième magazine de cette année 2011 prêt à être envoyé, avec non seulement de précieux articles à lire et à étudier, mais également avec la bonne nouvelle de notre premier camp-meeting organisé cette année, du 22 au 25 septembre 2011. Nous aurons la joie d’avoir le pasteur Allen Stump, qui nous parlera des piliers de notre foi. Notre frère Henri Rasolofomasoandro nous montrera comment la doctrine de la Trinité constitue la pierre angulaire de l’œcuménisme et de la spiritualité moderne en examinant attentivement ce qui rassemble toutes ces différentes églises de tradition différente dans un projet commun d'unité. Dans un deuxième temps, il nous parlera également de la foi et de la philosophie caractérisant l’adhésion à la Fédération Protestante de France, en nous montrant les facteurs sociologiques, philosophiques et théologiques qui ont motivé cette adhésion et qui traduisent un manque de foi ou une infidélité. Il y aura également des messages de Elie Stragapède, Antoine Thomas et d’autres orateurs. Pour plus de renseignements, téléphonez-nous au 05.63.50.13.21.

   Il va sans dire que notre prise de position en faveur des pures vérités de la Bible ont déclenché une avalanche de réactions de la part de Satan et de ses alliés, mais nous sommes heureux de savoir que Celui qui est en nous est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4 : 4). Nous comptons donc sur vos prières et sur votre soutien afin que ces prochaines rencontres puissent se dérouler dans les meilleures conditions. Que Dieu vous bénisse, alors que vous étudiez ce volume d’Etoile du Matin dans un esprit de prière.

Votre serviteur, Marc Fury.


Le Sanctuaire et sa purification

 

1) Quel but Dieu se proposait-Il en ordonnant à Moïse de construire le sanctuaire terrestre ?

Exode 25 : 8 Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux.

2) Comment Moïse put-il savoir exactement ce qu’il devait faire ?

Exode 25 : 9, 40 Vous ferez le tabernacle et tous les ustensiles d’après le modèle que je vais te montrer. … Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne.

3) Quel est le sanctuaire qui remplace maintenant le tabernacle terrestre ?

Hébreux 8 : 3-5 Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter. S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent les offrandes selon la loi (lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.)

4) Qui est-ce qui officie dans le sanctuaire céleste ?

Hébreux 8 : 1-2 Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme.

5) De combien de pièces le sanctuaire terrestre se composait-il ?

De deux pièces. Hébreux 9 : 6, 7 Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle ; et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple.

6) Comment ces deux parties étaient-elles séparées ?

Hébreux 9 : 3 Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le Saint des saints.

7) Qu’y avait-il dans la première partie du sanctuaire terrestre ?

Hébreux 9 : 2 Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, étaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.

8) Qu’y avait-il dans la seconde partie ?

Hébreux 9 : 3-5 Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le Saint des saints, renfermant l’autel d’or pour les parfums, et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance. Au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire.

9) Qu’est-ce que Moïse plaça dans l’arche ?

Deutéronome 10 : 1-5 En ce temps-là, l’Éternel me dit : Taille deux tables de pierre comme les premières, et monte vers moi sur la montagne ; tu feras aussi une arche de bois. J’écrirai sur ces tables les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées, et tu les mettras dans l’arche. Je fis une arche de bois d’acacia, je taillai deux tables de pierre comme les premières, et je montai sur la montagne, les deux tables dans ma main. L’Éternel écrivit sur les tables ce qui avait été écrit sur les premières, les dix paroles qu’il vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu, le jour de l’assemblée ; et l’Éternel me les donna. Je retournai et je descendis de la montagne ; je mis les tables dans l’arche que j’avais faite, et elles restèrent là, comme l’Éternel me l’avait ordonné.

10) Lorsque l’apôtre Jean eut une vision du sanctuaire céleste, aperçut-il le chandelier à sept branches et l’autel des parfums ?

Apocalypse 4 : 5 ; 8 : 3 Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. … Et un autre ange vint, et il se tint sur l’autel, ayant un encensoir d’or ; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône.

11) Qu’est-ce que l’apôtre vit dans la seconde partie du sanctuaire ?

Apocalypse 11 : 19 Et le sanctuaire de Dieu dans le ciel fut ouvert et l’arche de son alliance apparut dans son sanctuaire. (version Crampon)

12) Puisque le sanctuaire terrestre est fait sur le modèle du sanctuaire céleste, que doit-il y avoir dans l’arche du sanctuaire céleste ?

Les dix commandements.

13) Quel est le service qui s’accomplissait dans le lieu saint du sanctuaire ?

Le service par lequel les péchés étaient confessés et placés sur la tête des animaux. Ceux-ci portaient la pénalité du péché en donnant leur vie. Une partie du sang était introduite dans la première partie du sanctuaire, les péchés devant y être déposés jusqu’au jour des expiations ou de la purification dont la cérémonie avait lieu une fois par an. Voir Lévitique 4 et les passages parallèles.

14) Combien de fois par an le grand prêtre (ou souverain sacrificateur) officiait-il dans le lieu très saint, ou seconde partie du sanctuaire ?

Hébreux 9 : 7 Mais seul, le souverain sacrificateur entre dans le second, une fois l’année : non sans porter du sang, qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple. Voir aussi Lévitique 16 : 2, 34.

15) En quel jour de l’année ce service était-il célébré ?

Lévitique 16 : 29-30 C’est ici pour vous une loi perpétuelle : au septième mois, le dixième jour du mois, vous humilierez vos âmes, vous ne ferez aucun ouvrage, ni l’indigène, ni l’étranger qui séjourne au milieu de vous. Car en ce jour on fera l’expiation pour vous, afin de vous purifier : vous serez purs de tous vos péchés devant l’Eternel.

16) Que faisait le prêtre avant d’entrer dans le lieu très saint ?

Lévitique 16 : 5-16 Il recevra de l’assemblée des enfants d’Israël deux boucs pour le sacrifice d’expiation et un bélier pour l’holocauste. Aaron offrira son taureau expiatoire, et il fera l’expiation pour lui et pour sa maison. Il prendra les deux boucs, et il les placera devant l’Eternel, à l’entrée de la tente d’assignation. Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Eternel et un sort pour Azazel.

Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Eternel, et il l’offrira en sacrifice d’expiation. Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Eternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le désert pour Azazel. Aaron offrira son taureau expiatoire, et il fera l’expiation pour lui et pour sa maison. Il égorgera son taureau expiatoire. Il prendra un brasier plein de charbons ardents ôtés de dessus l’autel devant l’Eternel, et de deux poignées de parfum odoriférant en poudre ; il portera ces choses au delà du voile ; il mettra le parfum sur le feu devant l’Eternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne mourra point. Il prendra du sang du taureau, et il fera l’aspersion avec son doigt sur le devant du propitiatoire vers l’orient ; il fera avec son doigt sept fois l’aspersion du sang devant le propitiatoire.

Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au delà du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire.

C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Il fera de même pour la tente d’assignation, qui est avec eux au milieu de leurs impuretés.

17) Lorsque le service qui se célébrait dans le lieu très saint du sanctuaire était terminé, qu’est-ce que le sacrificateur faisait du bouc émissaire ?

Lévitique 16 : 20, 21 Lorsqu’il aura achevé de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour la tente d’assignation et pour l’autel, il fera approcher le bouc vivant. Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché ; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge.

18) Qu’est-ce que le bouc émissaire emportait ?

Lévitique 16 : 22 Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée, il sera chassé dans le désert.

19) Que représentait le bouc destiné au Seigneur ?

Jean 1 : 29 Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.

20) Que représentait le bouc émissaire ?

Satan

Note : Ce bouc était aussi appelé Azazel, nom hébreu qui signifiait Satan. Le fait que le bouc émissaire représentait Satan ne fait pas de cet ange déchu un être qui se charge des péchés des hommes. Comme auteur du péché et tentateur de l’humanité, Satan est le complice de l’homme dans tous les péchés. Il en porte donc la culpabilité.

21) Que était le but du service qui avait lieu dans la seconde partie du sanctuaire ?

Lévitique 16 : 16 C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire, à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Ce service avait pour but de purifier le sanctuaire de tous les péchés.

22) Que dit l’apôtre Paul concernant le service de purification du sanctuaire céleste ?

Hébreux 9 : 23 Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là.

23) De quoi le sanctuaire céleste doit-il être purifié ?

Des péchés pardonnés aux pécheurs repentants et placés sur Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu.


Le sceau de Dieu et les abominations d’Ézéchiel 8

- 1ère partie -Allen Stump -

   L’adventisme a été mis en place pour restaurer des vérités qui avaient été enterrées depuis longtemps, telles que le Sabbat du septième jour, la vérité au sujet de la mort et de l’enfer, et l’identité de Dieu et de son Fils, mais l’Adventisme a aussi été mis en place pour proclamer les derniers messages d’avertissement au monde provenant de Dieu. Cela inclut le message de l’évangile éternel, tel qu’il est enseigné dans le service du sanctuaire, et la proclamation des sujets du sceau de Dieu et de la marque de la bête qui seront mis en place avant que les sept dernières plaies soient versées sur la terre.

   Le livre de l’Apocalypse parle de ceux qui recevront le sceau de Dieu et dénote clairement que ceux qui reçoivent le sceau de Dieu sont en opposition nette avec ceux qui reçoivent la marque de la bête. Lorsque l’on parle du sceau de Dieu, le livre de l’Apocalypse est presque toujours au centre des discussions. Cependant, comme tant d’autres choses dans l’Apocalypse, le symbole du sceau de Dieu est emprunté de l’Ancien Testament, tout spécifiquement du 9ème chapitre d’Ézéchiel. Ézéchiel chapitre 1 commence avec des « visions divines ». Ézéchiel a expérimenté une théophanie ou une apparition de Dieu. Les chapitres 2 et 3 contiennent la mission et la responsabilité du prophète. Les chapitres 4 à 7 contiennent une série d’accusations contre Juda pour ses transgressions qui auraient pour résultat trois jugements : l’épée, la famine, et la peste (Ézéchiel 7 : 15). Dans Ézéchiel 6 : 4 ; 7 : 10,11, Dieu parle de l’idolâtrie, de l’orgueil et de la violence de Juda. Ces choses atteignent leur paroxysme dans la vision des quatre abominations du chapitre 8 et le sceau de Dieu pour les justes et la destruction des méchants au chapitre 9.

   « Puis il cria d’une voix forte à mes oreilles : Approchez, vous qui devez châtier la ville, chacun son instrument de destruction à la main ! Et voici, six hommes arrivèrent par le chemin de la porte supérieure du côté du septentrion, chacun son instrument de destruction à la main. Il y avait au milieu d’eux un homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. Ils vinrent se placer près de l’autel d’airain. La gloire du Dieu d’Israël s’éleva du chérubin sur lequel elle était, et se dirigea vers le seuil de la maison ; et il appela l’homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. L’Éternel lui dit : Passe au milieu de la ville, au milieu de la ville de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. Et, à mes oreilles, il dit aux autres : Passez après lui dans la ville, et frappez ; que votre œil soit sans pitié, et n’ayez point de miséricorde ! Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes ; mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque ; et commencez par mon sanctuaire ! Ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison. » (Ézéchiel 9 : 1-6)

   Il est clair que ce qui s’est passé au chapitre 9 est le résultat du jugement. Nous voyons deux classes : une classe est anéantie par les anges destructeurs et les personnes composant l’autre classe reçoivent une marque sur leur front. Cette marque est donnée aux membres d’un groupe – ceux qui reçoivent le sceau de Dieu. Dans l’Apocalypse, la description de ceux qui reçoivent le sceau de Dieu est très brève. Ils sont 144 000, ou au moins les 144 000 font partie de ceux qui reçoivent le sceau de Dieu (Apocalypse 7 : 2-4). On les décrit comme ayant le « nom de Son Père écrits sur leurs fronts » (Apocalypse 14 : 1), comme ayant « été rachetés de la terre » (v.3), ils sont « vierges » (v.4), et sans « mensonge, car ils sont irrépréhensibles devant le trône de Dieu. » (v.5).

   Dans Ézéchiel se trouve une information complémentaire concernant l’identité de ce groupe et cela ne fait pas seulement allusion à une chose qu’ils font. Lorsque nous étudions l’Apocalypse concernant le sceau de Dieu, nous pensons généralement à ceux qui gardent le Sabbat. Bien que le Sabbat ne soit pas directement mentionné comme étant le sceau de Dieu dans l’Apocalypse, nous voyons qu’il s’agit bien du sceau de Dieu lorsque nous étudions plus en profondeur. On nous a dit aussi très clairement que le Sabbat du quatrième commandement est le sceau du Dieu vivant. » (La Grande Controverse, p. 404). Bien plus, dans le livre d’Ézéchiel, Dieu appelle le Sabbat un signe entre lui-même et son peuple (Ézéchiel 20 : 12, 20), mais dans l’Apocalypse on doit chercher le Sabbat comme un trésor caché. Il n’est pas surprenant de trouver le Sabbat en tant que sujet d’importance dans Ézéchiel 9, mais, tout comme dans le livre de l’Apocalypse, il n’est  pas mentionné directement mais est clairement visible lorsque l’on gratte la surface de ce qui est dit. Cependant, on y trouve une description claire et simple d’une caractéristique de ceux qui reçoivent le sceau de Dieu. Ézéchiel 9 : 4 donne la condition requise pour recevoir la « pure marque de la vérité » (Testimonies for the Church, vol. 3, p. 267) – le sceau de Dieu. Il dit que ce sont ceux qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui se commettent au sein de Jérusalem qui reçoivent le sceau de Dieu.

   Dans Ézéchiel 8, Dieu révèle à Ézéchiel des abominations qui ont lieu à Jérusalem. Les chapitres 8 et 9 d’Ézéchiel sont les récits d’une prophétie qui est en train de se réaliser. Dieu a montré à Ézéchiel des événements littéraux qui avaient lieu à ce moment-là à Jérusalem parmi le peuple de Dieu et qui étaient prophétiques d’événements littéraux qui auraient lieu parmi le peuple de Dieu à la fin des temps. On ne peut manquer de réaliser que le cadre de ce texte est celui de la fin des temps, à moins d’avoir la tête enterrée dans le sable spirituel. La servante du Seigneur a clairement déclaré ceci, concernant cette prophétie :

   « Jetant un coup d’œil à travers les siècles, le prophète aperçut en vision l’époque où nous vivons. … Jésus est sur le point de quitter le lieu très saint du sanctuaire céleste. » (Testimonies for the Church, vol. 5, pp. 208, 207)

   « C’est tout spécialement dans l’œuvre finale pour l’Église, durant la période du scellement des cent quarante-quatre mille qui doivent se tenir sans faute devant le trône de Dieu, que les fautes de ceux qui professent faire partie du peuple de Dieu seront profondément ressenties. Cela est tout particulièrement souligné dans l’illustration de l’œuvre finale, donnée par le prophète, sous la représentation d’hommes qui avaient chacun leur instrument de destruction à la main. Il y avait au milieu d’eux un homme vêtu de lin qui portait une écritoire à la ceinture. » (Idem, vol. 3, p. 266)

   Ce témoignage est très important de part l’instruction qu’il apporte. Il mentionne « l’œuvre finale pour l’église. » Il ne dit pas « l’œuvre finale de ou faite par l’église ». Il ne s’agit pas d’une œuvre accomplie par l’église, mais plutôt une œuvre qui doit être réalisée pour l’église ! La période qui est mentionnée dans le témoignage est celle du scellement des 144 000, et est appelée « l’œuvre finale » ! Dans les derniers jours, les seules personnes qui seront scellées sont celles qui « soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui se commettent dans [le] sein » de Jérusalem. Ici Jérusalem représente l’église :

   Remarquez bien ceci : ceux qui reçoivent la marque pure de la vérité, écrite en eux par la puissance de l’Esprit Saint (représentée par l’œuvre accomplie par l’homme vêtu de lin), sont ceux qui « soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations » qui se commettent dans l’église. (Idem, p. 267)

   Lorsque nous lisons une chose dans l’inspiration, nous devrions être très attentifs, mais lorsque nous lisons : « remarquez bien ceci », cela devrait lever pour chacun un drapeau rouge d’avertissement. Une œuvre spéciale pour l’église de Dieu doit être accomplie à la fin des temps, et seuls ceux qui participent à cette œuvre recevront le sceau de Dieu. Le peuple de Dieu recevra le sceau uniquement s’il soupire et gémit à cause de toutes les abominations qui sont faites dans l’église. Il nous faut tout d’abord savoir ce que sont ces abominations et la raison pour laquelle elles sont offensantes pour Dieu.

   Ézéchiel 8 énumère quatre abominations. La première abomination est appelée « l’idole de la jalousie » au versets 3 et 5. L’abomination suivante révélée à Ézéchiel (versets 10-12) consiste en des idoles d’Israël, « toutes sortes de figures de reptiles et de bêtes abominables, et toutes les idoles  de la maison d’Israël, peintes sur la muraille tout autour. » (Ézéchiel 8 : 10) En relation avec cela, les dirigeants d’Israël sont révélés à Ézéchiel, avec des encensoirs et un épais nuage d’encens (v.11). La troisième abomination consiste en des « femmes pleurant Thammuz » (Ézéchiel 8 : 14), et la dernière abomination est l’ensemble de vingt-cinq hommes, tournant le dos au temple et faisant face au soleil, adorant le soleil (Ézéchiel 8 : 16) !

   Dieu appelle toutes ces choses des abominations. Le mot hébreux traduit par abomination est tow’ebah. Ce mot signifie quelque chose de répugnant ou de détestable. Parmi les choses dont Dieu dit qu’il s’agit d’abomination ou tow’ebah se trouve l’homosexualité et d’autres perversions terribles (Lévitique 18 : 22-26), l’idolâtrie (Deutéronome 7 : 25), le sacrifice humain (Deutéronome 12 : 31), et les activités occultes (Deutéronome 18 : 9-14). Salomon donne une liste de sept abominations dans Proverbes 6 : 16-19. Dans le contexte des usages de tow’ebah, nous voyons que ce qui est décrit par ce mot n’est pas quelque chose qui plaît à Dieu, mais au contraire quelque chose de détestable pour Dieu, quelque chose d’infâme, de nauséabond, et de répugnant. En appelant les quatre choses d’Ézéchiel 8 des abominations (tow’ebah), Dieu révèle à tous son point de vue les concernant.

   La liste des abominations va du mauvais au pire. Après chacune des trois premières abominations, il est dit au prophète qu’il allait encore voir « d’autres grandes abominations. » (Ézéchiel 8 : 6, 13, 15)

   Concernant la première abomination, on dit à Ézéchiel : « Fils de l’homme, vois-tu ce qu’ils font, les grandes abominations que commet ici la maison d’Israël, pour que je m’éloigne de mon sanctuaire ? » (Ézéchiel 8 : 6) Ces abominations sont si révoltantes aux yeux de Dieu qu’il est éloigné loin de son sanctuaire à cause d’elles. Ellen White a écrit au sujet de la période du scellement : « Le gloire de Dieu s’était éloignée d’Israël, et bien qu’un grand nombre de croyants aient conservé les formes de la religion, la présence et la puissance de l’Éternel ne se faisaient plus sentir. » (Témoignages pour l’Église, vol. 2, p. 72)

L’idole de la jalousie

   Commençons maintenant l’étude de la première abomination : l’idole de la jalousie.

   Et il avança une forme de main, et me saisit par les cheveux de la tête; et l’Esprit m'enleva entre la terre et les cieux, et me transporta, dans des visions divines, à Jérusalem, à l’entrée de la porte intérieure, qui est tournée vers le Nord, où se trouvait l’idole de la jalousie, qui provoque la jalousie de l'Éternel. Et voici, la gloire du Dieu d’Israël était là, telle que je l’avais vue en vision dans la vallée. Et il me dit: Fils de l’homme, lève les yeux du côté du Nord. Je levai donc les yeux du côté du Nord, et voici, vers le Nord, à la porte de l’autel, à l’entrée, cette idole de la jalousie. (Ézéchiel 8 : 3-5 – Ostervald)

   Six fois dans la Bible, Dieu déclare qu’il est un « Dieu jaloux » (Exode 20 : 5 ; 34 : 14 ; Deutéronome 4 : 24 ; 5 : 9 ; 6 : 15 ; Josué 24 : 19). La première référence se trouve dans le deuxième commandement et toutes les références, sauf celle de Josué, sont directement en relation avec le sujet de l’adoration du vrai Dieu en opposition à celle des faux dieux. Deutéronome 32 décrit comment Israël excita la colère de Dieu en adorant des faux dieux. Ces faux dieux étaient adorés avec des piliers du soleil.

   Mais Jeshurun (Israël) s’est engraissé, et a regimbé. Tu es devenu gras, gros et épais. Il a abandonné le Dieu qui l’a fait, et a méprisé le Rocher de son salut. Ils ont excité sa jalousie par des dieux étrangers ; ils l’ont irrité par des abominations ; ils ont sacrifié à des idoles, qui ne sont point Dieu ; à des dieux qu’ils ne connaissaient point, dieux nouveaux venus depuis peu, et que vos pères n’ont point craints. Tu as abandonné le Rocher qui t’a engendré, et tu as oublié le Dieu qui t’a formé. L’Éternel l’a vu, et il a rejeté, dans son indignation, ses fils et ses filles ; et il a dit : Je cacherai d’eux ma face, je verrai quelle sera leur fin ; car ils sont une race perverse, des enfants en qui on ne peut se fier. Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est point Dieu, ils m’ont irrité par leurs vanités ; moi aussi j’exciterai leur jalousie par ce qui n’est point un peuple, je les irriterai par une nation insensée. (Deutéronome 32 : 15-21 – Ostervald)

   Dieu ne désirait pas qu’Israël soit pris au piège de l’adoration de faux dieux et il donna des instructions très spécifiques à son peuple :

   Lorsque l’Éternel, ton Dieu, t’aura fait entrer dans le pays dont tu vas prendre possession, et qu’il chassera devant toi beaucoup de nations, les Héthiens, les Guirgasiens, les Amoréens, les Cananéens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens, sept nations plus nombreuses et plus puissantes que toi ; lorsque l’Éternel, ton Dieu, te les aura livrées et que tu les auras battues, tu les dévoueras par interdit, tu ne traiteras point d’alliance avec elles, et tu ne leur feras point grâce. Tu ne contracteras point de mariage avec ces peuples, tu ne donneras point tes filles à leurs fils, et tu ne prendras point leurs filles pour tes fils ; car ils détourneraient de moi tes fils, qui serviraient d’autres dieux, et la colère de l’Éternel s’enflammerait contre vous ; il te détruirait promptement. Voici, au contraire, comment vous agirez à leur égard ; vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues, vous abattrez leurs idoles, et vous brûlerez au feu leurs images taillées. (Deutéronome 7 : 1-5).

   Et vous démolirez leurs autels, et briserez leurs piliers, et vous brûlerez leurs emblèmes d’Ashéra ; et vous abattrez les images taillées de leurs dieux, et vous ferez disparaître leur nom de ce lieu-là. (Deutéronome 12 : 3 – traduction libre de la KJV))

   Il ne regardera plus vers les autels, ouvrage de ses mains, et il ne contemplera plus ce que ses doigts ont fabriqué, les images d’Ashéra et les piliers du soleil. (Esaïe 17 : 8)

   Ainsi l’iniquité de Jacob sera expiée ; et voici le fruit du pardon de son péché : c’est qu’il a mis en poussière toutes les pierres des autels, comme des pierres à chaux ; les emblèmes d’Ashéra, et les piliers du soleil ne se relèveront plus. (Esaïe 27 : 9 – traduction libre de la KJV)

   Dieu a demandé à Israël de détruire les piliers et les idoles du pays dont il prenait possession. Aucune idole, aucune statue n’enflammaient plus la colère de Dieu que les piliers du soleil. Par le passé, de même qu’aujourd’hui, les piliers du soleil excitaient la jalousie de Dieu. Dieu ordonna la destruction de ces piliers du soleil et de ces idoles. Il est intéressant de savoir que ces piliers du soleil existent encore aujourd’hui.

   Il serait intéressant de remarquer où Ézéchiel a vu cette abomination. Il est dit tout d’abord qu’elle était « à l'entrée de la porte intérieure, qui est tournée vers le nord, où se trouvait l'idole de la jalousie, qui provoque la jalousie de l'Éternel. » (Ézéchiel 8 : 3) Cette idole excita la jalousie de Dieu, et cette idole se trouvait proche de l’entrée de la porte intérieure en direction du nord. C’était à cet endroit que se trouvaient généralement les idoles de Baal, dans les temples païens. Bien plus, Ézéchiel remarque que l’idole de la jalousie  était « vers le nord, à la porte de l’autel » (Ézéchiel 8 : 5) Ce pilier du soleil qui excita la jalousie de Dieu se trouvait alors plus précisément près de l’autel des holocaustes, proche de la porte intérieure en direction du nord.

   Les idoles étaient une menace pour les enfants d’Israël ainsi que pour l’église primitive. Ces idoles et ces images taillées ont préparé la voie pour une apostasie plus profonde. En 1888, E. J. Waggoner écrivit:

   L’adoration des idoles et l’observation des fêtes du dimanche arrivèrent à peu près à la même époque dans l’église ; mais les images taillées étaient considérées avec révérence bien avant que le dimanche ne soit considéré comme un jour sacré. (Fathers of the Catholic Church[1], p. 268)

   Vous voyez, bien-aimés, Satan amène les idoles avant l’adoration de lui-même et de son jour d’adoration. Les idoles étaient non seulement un piège pour l’Israël d’autrefois et l’église primitive, mais elles peuvent être un piège pour nous. « Les pièges de Satan nous sont présentés comme ils l’étaient pour les enfants d’Israël juste avant leur entrée dans le pays de Canaan. Nous répétons l’histoire de ce peuple. » (Testimonies for the Church, vol. 5, p. 160)

   Quels étaient certains des principaux pièges que Satan a utilisés pour lier Israël ? Les idoles et les statues !  Et ensuite, elle nous dit que « nous répétons l’histoire de ce peuple. » Remarquez à nouveau ce que Dieu dit concernant les idoles et les statues au sujet d’Israël :

   Prends garde à ce que je t’ordonne aujourd'hui. Voici, je chasserai devant toi les Amoréens, les Cananéens, les Héthiens, les Phéréziens, les Héviens, et les Jébusiens. Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays où tu dois entrer, de peur qu'ils ne soient un piège pour toi. Au contraire, vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues [images], et vous abattrez leurs idoles. Tu ne te prosterneras point devant un autre dieu ; car l’Éternel porte le nom de Jaloux, il est un Dieu jaloux. (Exode 34 : 11-14 – traduction libre de la KJV)

   Dieu dit que son nom est Jaloux et qu’il est un Dieu jaloux. Ces idoles provoquèrent la jalousie de Dieu. Le mot hébreu pour statues ou images au verset 13 est matstsebah et cela signifie une image ou un pilier. La signification de la base de sa racine est quelque chose qui est debout et érigé. Le mot hébreu pour les idoles est Asherah. Ashéra était l’épouse supposée de Baal dans le culte Cananéen. L’ordre de Dieu était de « renverser leurs autels, briser leurs images, et abattre leurs idoles. »

   Dans Jérémie 43 : 13, Dieu a prophétisé ce que Nébucadnetsar ferait en Egypte : « Il brisera les images de Beth-Schémesch, qui est dans le pays d’Égypte, et il brûlera par le feu les maisons des dieux de l’Égypte. » Le nom Beth-Schémesch signifie « maison du soleil ». La LXX (septante) traduit ce nom par Héliopolis, qui était la ville du soleil. Héliopolis était connue pour ses piliers dédiés au soleil, mais il s’y trouvait un immense pilier qui est très connu aujourd’hui, et qui a été vu en personne ou en photo par presque toute personne sur la terre. Elle est connue sous le nom d’obélisque d’Héliopolis et se trouve actuellement au milieu de la place St. Pierre au Vatican. L’histoire de cette obélisque est fascinante.

   C’est entre 37-41 que [l’empereur Romain] Caligula a fait transporter cette obélisque d’HELIOPOLIS, en Égypte, à son cirque sur le mont du Vatican, où se trouve maintenant la Cathédrale St. Pierre. En fait Héliopolis, la cité d’où a été transporté l’obélisque, était le nom Grec de Beth-Schémesch, qui se trouvait être le centre de l’adoration du soleil dans les jours anciens ! Et c’est l’endroit exact, dans le récit biblique, où il est fait mention des « images (obélisques) de Beth-Schémesch (la Maison du Soleil) » (Jérémie 43 : 13) !

   Ainsi, l’obélisque exacte, qui par le temps passé se trouvait dans l’ancien temple païen au CENTRE du paganisme Égyptien (Héliopolis ou Beth-Schémesch), se trouve maintenant devant le temple, c'est-à-dire le CENTRE du paganisme moderne – la soi-disant Cathédrale St. Pierre, l’église « Mère » du Catholicisme. Il semble bien que ce soit plus qu’une simple coïncidence. L’obélisque de granit rouge du Vatican fait 25,30 mètres de haut (soit 40,23 mètres de haut avec sa base), et pèse 320 tonnes. En 1586, l’obélisque fut déplacé sur une petite distance, vers l’endroit où il se trouve maintenant – sur la place St. Pierre, afin de s’assurer qu’il était centré directement à l’entrée de la Cathédrale, et cela sur ordre du Pape Sixte Quint. Bien évidement, le transport de cet obélisque extrêmement lourd était une tâche difficile – tout spécialement à cette époque-là. Plusieurs ouvriers refusèrent d’essayer de le bouger, tout spécialement après que la Pape ait ordonné un DECRET DE MORT si l’obélisque venait à tomber et à se briser. (Une telle règle indique, en elle-même, quelle importance était octroyée par le Pape et son peuple pour cette abominable idole !)

   Finalement, un homme du nom de Domenico Fontana accepta la responsabilité du transport et de l’érection de l’obélisque du Vatican. Avec 45 treuils, 160 chevaux, et une équipe de 800 ouvriers, la tâche du déplacement commença ! La date : le 10 septembre 1586. Des multitudes se pressèrent sur la grande place. Tandis que l’obélisque était déplacé, on ordonna à la foule – SOUS PEINE DE MORT – de rester silencieuse jusqu’à ce que l’érection ait été faite. (Là encore nous voyons l’importance accordée par l’Église Romaine à cette idole !) Finalement, après avoir frôlé l’échec, l’obélisque fut érigé – au son du tintement de centaines de cloches, de l’éclat des canons, et des cris de joies de la multitude. L’idole fut dédicacée à la « croix », une messe fut célébrée, et le Pape prononça une bénédiction sur les ouvriers et leurs chevaux. (Ralph Woodrow, Babylon Mystery Religion[2], pp. 42, 43)

   Un obélisque est un symbole phallique. Pour que ces symboles païens puissent perpétrer leurs représentations, ils devaient être placé debout (érigés), pointant vers le soleil. Dieu dit que cette représentation devait être démolie, mais le vice régent de Satan  (voir The Signs of the Times, 19 novembre 1894) dit qu’elle devait être érigée. Il est aussi intéressant de constater que l’obélisque qui se trouve près de la Basilique St. Pierre est placé de telle manière que, lorsque le soleil se lève à l’est durant le solstice d’été, l’ombre de l’obélisque pénètre au milieu de la Basilique St. Pierre, pénétrant symboliquement le Vatican avec la puissance du soleil. C’est possible parce que la rue qui mène au Vatican est située plein Est. Il est intéressant de savoir que cette rue, qui mène au centre de l’adoration moderne du soleil possède, de chaque côté de petites obélisques. Un obélisque est un pilier à quatre côtés, représentant les quatre coins de la terre. Au sommet se trouve une pyramide. Elle représente, dans le monde entier aujourd’hui, un mélange de puissance religieuse et politique. Pour les Jésuites, les Francs-maçons, et les illuminati, c’est une représentation d’un gouvernement pour un monde uni. Comme nous l’avons remarqué, il s’agit d’un symbole phallique. Il est intéressant de constater que le Dr. Alberto Rivera, un ancien prêtre Jésuite de haut rang a écrit à la page 26 de la publication The God Fathers[3] que lorsque le président des Etats-Unis prêterait serment en faisant face à l’obélisque, ce serait le signe pour le monde Jésuite que le protestantisme n’est plus une menace pour le Vatican, du fait du mouvement oecuménique. Cela se réalisa en 1981, avec l’inauguration de Ronald Reagan, inauguration qui eut lieu juste quelques mois après la session de la Conférence Générale des Adventistes du Septième Jour durant laquelle les dirigeants approuvèrent et votèrent la doctrine de la trinité.

   Encore et encore, Dieu commanda à son peuple de briser, de démolir, de faire tomber les statues et les idoles qui se trouvaient dans le pays. Dans Esaïe 27 : 9, nous lisons :

   Ainsi l’iniquité de Jacob sera expiée ; et voici le fruit du pardon de son péché : c’est qu’il a mis en poussière toutes les pierres des autels, comme des pierres à chaux ; les emblèmes d’Ashéra, et les piliers (chamman) du soleil ne se relèveront plus. (Esaïe 27 : 9 – traduction libre de la KJV)

   Le mot Hébreux pour images (ou statues) est asherah comme nous l’avons vu avant, mais le mot hébreux (pour ce texte) qui est traduit par piliers est chamman. L’Encyclopédie Britannica dit ceci concernant l’adoration de Baal :

   Le Baal des Syriens, des Phéniciens, et des Hébreux païens est une conception bien moins élevée que le dieu Bel Babylonien. Il est véritablement le dieu-soleil Baal-Shamen, Baal (seigneur) des cieux, le plus élevé des corps célestes, mais encore toujours une simple puissance de la nature, né du chao primitif comme les autres luminaires. Comme dieu-soleil il est conçu comme le principe male de la vie et de la reproduction de la nature, et ainsi, dans certaines de ses formes d’adoration, se retrouve le mécène d’une sensualité des plus abjecte et arrivant même à la prostitution systématique. Un exemple de ce qui vient d’être dit se trouve dans l’adoration de Baal-Peor (Nombres 25), et en général dans les hauts lieus Cananéens, où Baal, le principe male, était adoré en relation avec la déesse immorale Ashéra, le principe femelle de la nature. Les fréquentes références de cette forme de religion dans l’Ancien Testament sont obscurcies dans la version Anglaise par l’utilisation de termes emblèmes ou statues pour le mot Ashéra, qui représente parfois la déesse, parfois l’arbre ou le pilier qui était son symbole. Baal lui-même était représenté, dans les hauts lieux non par une idole ou une statue, mais par des obélisques et des piliers… parfois appelés Chammanim ou piliers du soleil, un nom qui doit être comparé avec le titre Baal-Chamman, donné fréquemment au dieu des inscriptions Phéniciennes. (Encyclopedia Britannica, article sur « baal », cité dans Fathers of the Catholic Church[4], pp. 306, 307)

   Dans Apocalypse 14 : 8, la Bible déclare que Babylone est tombée : « Et un autre, un second ange, suivit, en disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité ! » Quelle est cette partie du vin qui fait qu’elle tombe et pour laquelle Dieu la condamne ?

   Et voici venir de la cavalerie, des cavaliers deux à deux ! Elle prend encore la parole, et dit : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone ! Et elle a brisé à terre toutes les images de ses dieux ! (Esaïe 21 : 9, traduction libre de la KJV)

   Remarquez l’ordre de Dieu pour Israël, alors qu’il se préparait à entrer dans la Terre Promise :

   Tu suivras exactement la justice, afin que tu vives et que tu possèdes le pays que l’Eternel ton Dieu te donne. Tu ne te planteras aucun bosquet de bois à côté de l’autel que tu élèveras à l’Eternel ton Dieu. Tu ne te dresseras pas de statues (matstsebah). Car l’Eternel ton Dieu hait ces choses. (Deutéronome 16 : 20-22, KJV)

   Dieu a dit de ne planter aucun bosquet de bois près de son autel – ni arbres fruitiers ni arbres ornementaux d’aucune sorte. Les païens, autour d’eux plantaient des bosquets et dans certains cas, ils coupaient les branches des arbres et cela formait un endroit d’adoration. Dieu ne voulait pas que cette tentation soit auprès de son peuple, ni que ce soit un témoignage troublant pour les nations environnantes concernant l’adoration de Sa Personne. Le mot Hébreux pour statues (ou images) au verset 22 est matstsebah, qui signifie pilier ou obélisque. Le peuple de Dieu doit être différent du monde.

   Car tu es un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu ; et l’Eternel, ton Dieu t’a choisi d’entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre, pour que tu sois un peuple particulier. (Deutéronome 14 : 2, KJV)

   Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. (1 Pierre 2 : 9)

   Pour que le peuple de Dieu soit un peuple différent, il ne pouvait pas être comme les peuples païens autour d’eux.

   Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras point à imiter les abominations (tow’ebah) de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l’Eternel, ton Dieu. Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins ; mais à toi, l’Eternel, ton Dieu, ne le permets pas. (Deutéronome 18 : 9-13).

Dieu dit que son peuple ne devait pas suivre les abominations ni les pratiques détestables des nations environnantes. Les adorateurs de Baal devaient sacrifier leur fils premier-né à l’image de la jalousie, et les femmes, mariées ou non devaient servir comme prostituées sacrées. Il n’est pas étonnant que ce fût une abomination pour Dieu. Les adorateurs de Moloch  devaient faire passer leurs enfants par le feu. (Lévitique 18 : 21).

   Vous dîtes que nous ne feriez jamais cela ! Oh, vraiment ? Que faites-vous lorsque vous envoyez vos enfants dans les écoles publiques ou les endroits où ils apprennent les voies du monde et de Babylone ? Que faites-vous lorsque vous amenez les voies du monde dans votre foyer par la télévision ? Que faites-vous lorsque vous vivez dans les villes où vous pouvez à peine tourner la tête sans voir une sorte ou une autre d’abomination ? Dieu nous dit ce qu’il va faire aux autels que vous érigez à Baal :

Vos autels seront dévastés, vos statues du soleil seront brisées, et je ferai tomber vos morts devant vos idoles. Partout où vous habitez, vos villes seront ruinées, et vos hauts lieux dévastés ; vos autels seront délaissés et abandonnés, vos idoles seront brisées et disparaîtront, vos statues du soleil seront abattues, et vos ouvrages anéantis. (Ezéchiel 6 : 4, 6) Souvenez-vous que ces textes d’Ezéchiel sont prophétiques des événements de la fin des temps. Souvenez-vous : « Jetant un coup d’œil à travers les siècles, le prophète aperçut l’époque où nous vivons. » Témoignages pour l’Eglise vol. 2, p.70.

   De quelle manière cela nous affecte-t-il aujourd’hui ? Nous n’avons pas d’obélisques dans le christianisme Protestant aujourd’hui, n’est-ce pas ? Oui, bien sûr, les Protestants de nom possèdent des bâtiments ecclésiastiques qui portent ce symbole phallique aujourd’hui. Nous les appelons simplement des clochers. Les clochers ont été incorporés dans l’adoration de Christ aux alentours des années 600 de notre ère. Si les apôtres pouvaient revenir à la vie aujourd’hui, et voir la plupart des lieux de réunions des Chrétiens et qu’on leur dise que c’est dans de tels endroits que le Sauveur est adoré, ils seraient  sans aucun doute incrédules. Ils diraient qu’il ne peut pas s’agir d’endroits où les Chrétiens adorent, mais plutôt, des lieux de culte de Baal, parce que les Apôtres reconnaîtraient l’architecture. Si Elie pouvait venir sur la terre sans aucune connaissance de l’histoire de celle-ci depuis sa translation, et qu’il voyait les lieux où l’on rend soi-disant un culte à Dieu, il saurait que Baal y est adoré et non Jéhovah. Il se baserait tout d’abord sur l’architecture, mais aussi sur le fait qu’il verrait des femmes pleurer Thammuz et les dirigeants de l’Eglise faisant face au soleil et l’adorant en tournant le dos au sanctuaire. Cela serait pour lui une confirmation de l’adoration de Baal. Il se peut que vous vous demandiez de quelle manière cela peut vous affecter, car il se peut que vous adoriez Dieu dans une église de maison où l’on ne trouve ni clocher ni quelque autre chose de ce genre.

   Mais souvenez-vous, s’il vous plaît que le premier pas de Satan est d’amener ses symboles, et que notre consentement sur ces sujets, même si nous ne les pratiquons pas, prépare la voie pour d’autres abominations. Bien plus, certaines personnes disent qu’il ne s’agit pas d’un sujet de salut et que parce qu’il s’agit d’un sujet secondaire qui attire notre attention loin de la justice du Christ, il ne devrait pas être étudié, et qu’il est inutile, dangereux et fanatique. Puis-je vous rappeler que l’Esprit de Prophétie dit aussi que « la justice de Christ… est la vérité pure, et non altérée. (Testimonies to Ministers and Gospel Workers, p. 65.) C’est là la vérité et c’est la vérité qui concerne le scellement du peuple de Dieu, alors, mes bien-aimés, c’est très important, et il ne s’agit pas d’un sujet secondaire. L’importance de ce sujet expliqué dans le chapitre 9 d’Ezéchiel, où nous apprenons, comme nous l’avons remarqué plus haut, que seuls ceux qui soupirent et qui gémissent à cause de ces mauvaises choses recevront « la pure marque de la vérité », le sceau du Dieu vivant. Nous étudions une vérité essentielle pour le peuple de Dieu à la fin des temps, bien que je croie que certains de nos ancêtres spirituels savaient ces choses. Nous parlons de ce qui est essentiel si nous devons faire partie des 144 000, ceux qui sont scellés juste avant la fin du temps de grâce.

   Ceux qui ont du zèle pour l’honneur et la gloire de Dieu ne désirerons pas être impliqué en quoi que ce soit qui écœure Dieu. Ellen White nous dit que le peuple de Dieu soupirera et gémira à ce sujet :

   Au temps où Sa colère s’exercera en des jugements, ces humbles et dévoués disciples de Christ se distingueront du reste du monde par les angoisses de leur âme exprimées sous la forme de lamentation et de pleurs, d’avertissements et de censures. Alors que d’autres s’efforcent de jeter un voile sur le mal et d’excuser la grande méchanceté qui règne partout, ceux qui ont du zèle pour l’honneur de Dieu et pour l’amour  des âmes ne peuvent pas garder le silence pour obtenir la faveur de qui que ce soit. Ils s’affligent jour après jour des actions et des propos impurs des méchants. Ils sont impuissants à arrêter le courant d’iniquités qui déferle partout ; aussi sont-ils remplis de douleur et de crainte. Ils s’affligent devant Dieu de voir la religion bafouée dans les demeures mêmes de ceux qui avaient eu beaucoup de lumière. Ils se lamentent et affligent leurs âmes parce que l’orgueil, l’avarice, l’égoïsme et les tromperies de toutes sortes ont envahi l’église.  (Testimonies for the Church, vol. 5, p. 210)

   Si vous souhaitez faire partie des 144 000, il est nécessaire que vous placiez l’honneur de Dieu en premier. Vous pouvez ne pas être impliqués dans cette abomination qui est appelée l’image de la jalousie, mais si vous ne gémissez pas et ne pleurez pas pour ceux qui y sont impliqués, vous ne recevrez pas le sceau de Dieu. C’est clair et net. Il se peut qu’on vous considère comme quelqu’un qui sème le trouble en Israël, mais il en était de même pour Elie. Il se peut que vous ne receviez pas l’approbation de la Conférence Générale, mais vous pouvez avoir celle de Dieu. Je réalise que ce message ne sera pas au goût de certains, mais la Bible déclare que « la colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive. » (Romains 1 : 18) Je ne peux, ni ne veux retenir la vérité juste parce qu’elle n’est pas populaire. Maintenant, qu’allez-vous faire ?

   À suivre…


Illustrations pratiques de la délivrance de l’esclavage

Ellet J. Waggoner – Christ notre Justice, chapitre 13

   Maintenant, approfondissons quelques illustrations au sujet de la puissance de la foi pour délivrer de l’esclavage. Lisons Luc 13 : 10-17 : « Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du Sabbat. Et voici, il y avait là une femme possédée d’un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était courbée, et ne pouvait aucunement se redresser. Lorsqu’il la vit, Jésus lui adressa la parole, et lui dit : Femme, tu es délivrée de ton infirmité. Et il lui imposa les mains. À cet instant elle se redressa, et glorifia Dieu. Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Jésus avait opéré cette guérison un jour de Sabbat, dit à la foule : il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jour-là, et nom pas le jour du Sabbat. Hypocrites! lui répondit le Seigneur, est-ce que chacun de vous, le jour du Sabbat, ne détache pas de la crèche son boeuf ou son âne, pour le mener boire? Et cette femme, qui est une fille d’Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du Sabbat? Tandis qu’il parlait ainsi tous ses adversaires étaient confus, et la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qu’il faisait. »

   Oublions la critique du chef hypocrite, et considérons le miracle. La femme était esclave; nous avons été, par crainte de la mort, durant toute notre vie sujet à l’esclavage. Satan avait asservi cette femme; Satan a aussi posé des pièges sous nos pieds, et nous a conduits en captivité. Elle ne pouvait d’aucune façon se libérer elle-même; nos iniquités nous ont saisis, de sorte que nous sommes incapables de regarder en haut (Psaume 40 : 12). Avec une parole et un contact, Jésus libéra la femme de ses infirmités; nous avons le même souverain sacrificateur, maintenant dans les cieux, qui est touché par le sentiment de nos infirmités, et la même parole nous délivrera du mal.

   Dans quel but les miracles de guérison accomplis par Jésus, ont-ils été racontés? Jean nous le dit: Ce ne fut pas simplement pour démontrer qu’il peut guérir la maladie, mais pour montrer Son pouvoir sur le péché. Voir Matthieu 9 : 2-8. Jean dit :

   « Jésus a fait en présence de ses disciples beaucoup d’autres miracles qui ne sont pas rapportés dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie par son nom » ( Jean 20 : 30, 31 ).

   Ainsi, nous voyons qu’ils furent rapportés simplement comme des illustrations de l’amour de Christ, de Sa disposition à guérir, et de Son pouvoir sur les oeuvres de Satan, que ce soit dans le corps ou dans l’âme. Un miracle de plus suffira : c’est celui qui est rapporté dans le troisième chapitre des Actes. Je demande au lecteur de le lire attentivement dans sa Bible, car je n’en donnerai pas les détails ici.

   Pierre et Jean virent à la porte du temple un homme de plus de quarante ans, qui était boiteux de naissance. Il ne savait pas ce que c’était que de marcher. Il mendiait, et Pierre se sentit poussé par l’Esprit à lui donner quelque chose de meilleur que de l’argent ou de l’or. Il lui dit : « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche! Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu » (Actes 3  :6-8).

   Ce miracle remarquable réalisé en faveur de quelqu’un que tous connaissaient, causa une grande agitation parmi le peuple; et quand Pierre vit leur étonnement, il leur expliqua comment le miracle avait eu lieu :

   « Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si nous eussions fait marcher cet homme? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de vos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré... Vous avez fait mourir le prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous » (Actes 3 : 12-16).

   Maintenant, faisons l’application pratique. « L’homme était boiteux de naissance », incapable de s’occuper de lui-même. Comme il désirait marcher! mais il ne le pouvait pas. Nous pouvons tous dire également avec David : « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché » (Psaume 51 : 7). En conséquence, nous sommes par nature si faibles que nous ne pouvons pas faire les choses que nous voudrions. Comme chaque année de la vie de cet homme augmentait son incapacité à marcher, par l’augmentation du poids de son corps sans que ses jambes ne reçussent plus de force, de même l’habitude cultivée du péché, quand nous prenons de l’âge, renforce son pouvoir sur nous. Pour cet homme, marcher était une impossibilité absolue; cependant, le nom de Christ, par la foi en Lui, lui donna une santé parfaite et la délivrance de son infirmité. Nous aussi, par la foi qui vient de Lui, nous pouvons être guéris et rendus capables de faire ce qui jusque là était impossible. Car les choses qui sont impossibles pour l’homme sont possibles pour Dieu. Il est le Créateur. « À ceux qui n’ont pas de puissance, il augmente la force ». Les héros du passé mettent en relief une des merveilles de la foi : c’est que par elle, ils «devinrent forts, de faibles qu’ils étaient ».

   Ces exemples nous montrent comment Dieu délivre de l’esclavage ceux qui se confient en Lui. Maintenant, considérons la façon de conserver cette liberté.

Nous avons vu que, par nature, nous sommes tous esclaves du péché et de Satan, et que dès que nous nous soumettons à Christ, nous sommes délivrés du pouvoir de Satan. Paul dit: « Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice? » (Romains 6 : 16). Ainsi donc, dès que nous sommes libérés de l’esclavage du péché, nous devenons les serviteurs de Christ. En effet, l’acte même qui nous délivre de la puissance du péché, en réponse à notre foi, prouve que Dieu nous accepte comme ses serviteurs. Nous devenons, pour ainsi dire, les esclaves de Christ; mais celui qui est esclave du Seigneur est un homme libre, car nous sommes appelés à être libérés (Galates 5 : 13), et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté (2 Corinthiens 3 : 17).

   Et alors, le conflit réapparaît. Satan n’est pas disposé à renoncer à son esclave. Il vient, armé du fouet de la tentation féroce pour nous soumettre à nouveau à son service. Nous savons, par triste expérience, qu’il est plus puissant que nous, et que sans aide, nous ne pouvons pas lui résister. Mais nous redoutons son pouvoir, et nous crions au secours. Alors, nous nous rappelons que nous ne sommes plus les serviteurs de Satan. Nous nous sommes soumis à Dieu, et par conséquent, Il nous a acceptés comme Ses serviteurs. Donc, nous pouvons dire avec le Psalmiste: « Ô Eternel! Je suis ton serviteur, ton serviteur, fils de ta servante. Tu as détaché mes liens » (Psaume 116 : 16). Mais le fait que Dieu a délié les liens que Satan avait lancés sur nous, -- et Il l’a fait, si nous croyons qu’Il l’a fait -- est la garantie que Dieu nous protégera, car Il prend soin des Siens, et nous avons l’assurance « que celui qui a commencé en nous cette bonne oeuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ » (Philippiens 1 : 6). Et grâce à cette confiance, nous sommes forts pour résister.

   Si nous nous sommes abandonnés au service de Dieu, nous sommes ses serviteurs, autrement dit, nous sommes des instruments de justice entre Ses mains. (Lire Romains 6 : 13-16). Nous ne sommes pas des instruments sans vie, inertes, sans connaissance, comme ceux qu’utilise l’agriculteur, qui ne savent pas comment ils devront être utilisés, mais nous sommes des instruments vivants et intelligents, qui ont la possibilité de choisir leur tâche. Néanmoins, le mot « instrument » veut dire outil, -- quelque chose qui est entièrement sous le contrôle de l’artisan. La différence entre nous et les outils de l’ouvrier, c’est que nous pouvons choisir qui nous utilisera, et à quel genre de service nous serons employé; mais, une fois que nous nous sommes décidés, nous devons nous livrés aussi complètement entre Ses mains que l’outil, qui n’objecte pas sur la façon dont il sera utilisé. Quand nous nous soumettons à Dieu, nous devons être entre Ses mains comme l’argile entre les mains du potier, afin qu’Il puisse faire de nous ce qui Lui plaît. Notre volonté réside dans le fait de choisir si oui ou non, nous Le laisserons accomplir en nous ce qui est bien.

   Ce concept d’être des instruments dans les mains de Dieu, est une aide merveilleuse pour la victoire de la foi s’il est compris dans sa plénitude. Notez que ce qu’un instrument fera dépend entièrement de la personne entre les mains de laquelle il se trouve. Prenons comme exemple une matrice; elle est assez inoffensive en elle-même, cependant, elle peut être utilisée pour les pires desseins, aussi bien que pour ce qui est utile. Entre les mains d’une personne sans scrupules, elle peut être employée pour faire de la fausse monnaie. C’est certainement un but déplorable. Mais, si elle tombe entre les mains d’un homme droit et vertueux, elle ne pourra absolument pas faire du mal. De même, quand nous étions les serviteurs de Satan, nous ne faisions rien de bon (Romains 6 : 20), mais maintenant que nous nous sommes livrés entre les mains de Dieu, nous savons qu’il n’y a pas d’injustice en Lui, et donc, un instrument entre Ses mains ne peut pas être employé dans un mauvais but. La soumission à Dieu doit être aussi complète qu’elle l’était autrefois à Satan, car l’apôtre dit :

   « Je parle à la manière des homme, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté » (Romains 6 : 19).

   Tout le secret de la victoire, repose d'abord sur la soumission complète à Dieu, avec le désir sincère de faire Sa volonté, ensuite, sur le fait de savoir que, grâce à notre soumission, Il nous accepte comme Ses serviteurs; et puis maintenir cet abandon à Lui, et rester entre Ses mains. Souvent, nous obtiendrons la victoire en répétant simplement et avec persistance cette prière : « Ô Seigneur, vraiment je suis Ton serviteur; je suis Ton serviteur, et le fils de Ta servante; Tu as détaché mes chaînes ». C’est simplement une façon énergique de dire: « Ô Seigneur, je me suis abandonné entre Tes mains comme un instrument de justice; que ta volonté soit faite, et non les exigences de la chair ». Mais quand nous pouvons comprendre la force de ces textes, et sentir vraiment que nous sommes les serviteurs de Dieu, immédiatement, apparaîtra la pensée : « Si je suis vraiment un instrument entre les mains de Dieu, Il ne peut pas m’utiliser pour faire le mal, ni me permettre de faire le mal tant que je demeure entre Ses mains. C’est Lui qui devra me protéger parce que je ne peux pas le faire moi-même. Mais Il veut le faire, car Il a montré Son désir et aussi Sa puissance pour mener à bien Son dessein, en Se donnant Lui-même pour moi. Par conséquent, Il me gardera de tout mal ». Toutes ces pensées peuvent traverser notre esprit instantanément; et elles doivent être nécessairement accompagnées du sentiment de joie d’avoir été gardés loin du mal redouté. Cette joie, s’exprime naturellement par des actions de grâce à Dieu, et pendant que nous remercions Dieu, l’ennemi se retire avec sa tentation, et la paix de Dieu remplit le coeur. Alors, nous découvrons que la joie de croire surpasse de loin tout le plaisir que peut offrir l’indulgence du péché.

   Tout ceci est une démonstration des paroles de Paul : « Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi » (Romains 3 : 31). « Anéantir la loi » n’est pas l’abolir; car aucun homme ne peut abolir la loi de Dieu; cependant le Psalmiste dit qu’elle a été transgressée (Psaume 119 : 126). Invalider la loi de Dieu, c’est plus que de prétendre qu’elle est sans importance; c’est démontrer par sa vie qu’on la considère comme sans importance. Un homme annule la loi de Dieu quand il ne lui permet pas d’avoir de la puissance dans sa vie. En résumé, annuler la loi de Dieu, c’est la violer; mais la loi elle-même demeure la même, qu’elle soit gardée ou non. Le fait de l’annuler affecte seulement l’individu, pas la loi.

   Par conséquent, quand l’apôtre dit que nous n’annulons pas la loi de Dieu par la foi, mais que, au contraire, nous la confirmons, il veut dire que la foi ne conduit pas à la violation de la loi, mais à son obéissance. En fait, nous ne devons pas dire que la foi conduit à l’obéissance, mais que la foi elle-même obéit! La foi établit la loi dans le coeur. « La foi est l’essentiel des choses qu’on espère ». Si la chose espérée est la justice, la foi l’établit. Au lieu de la foi conduisant à l’antinomianisme, c’est le contraire qui se produit. Peu importe combien une personne se glorifie de la loi de Dieu; si elle rejette ou ignore la foi inconditionnelle en Christ, elle n’est pas en meilleure situation que l’homme qui attaque ouvertement la loi. L’homme de foi est le seul qui honore vraiment la loi de Dieu. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (Hébreux 11 : 6); avec elle, toutes choses sont possibles (Marc 9 : 23).

   Oui, la loi réalise l’impossible, et c’est justement ce que Dieu nous demande. Quand Josué dit à Israël, « vous ne pouvez pas servir le Seigneur », il dit la vérité. Cependant, c’était un fait que Dieu leur demandait qu’ils le servissent. Il n’y a pas dans l’homme la puissance pour faire ce qui est juste, même s’il le veut (Galates 5 : 17); par conséquent, c’est une erreur de dire que tout ce que Dieu veut c’est que nous fassions le mieux que nous pouvons. Celui qui ne fait pas mieux que cela, n’accomplira jamais les oeuvres de Dieu. Non, nous devons faire mieux que ce que nous pouvons faire. Il doit faire ce que seul la puissance de Dieu, agissant en nous peut faire. Il est impossible à l’homme de marcher sur l’eau, cependant, Pierre l’a fait quand il exerça sa foi en Jésus.

   Puisque tout pouvoir dans le ciel et sur la terre est dans les mains de Christ, et que cette puissance est mise à notre disposition, par Christ lui-même venant habiter dans le coeur par la foi, il n’y a pas de raison de reprocher à Dieu de nous demander de faire l’impossible; car « les choses qui sont impossibles aux hommes, sont possibles à Dieu » (Luc 18 : 27).

   Par conséquent, nous pouvons dire hardiment : « le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; que peut me faire un homme » (Hébreux 13 : 6).

   Alors : « Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? ... Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8 : 35, 37-39).

 

Sur leurs traces – 32 ème partie

Une lumière étrange

   L’épisode absolument authentique que nous vous rapportons se situe, autant que nous le sachions, au début du séjour de neuf années que Mme White fit en Australie, une dizaine d’années après la mort de son mari – soit de 1891 à 1900.

   Mme White était attendue dans une certaine localité pour y tenir une réunion. Mais, dans ce pays, on n’était pas habitué à ce qu’une femme prit la parole en public et si la plupart des membres d’église, favorablement prévenus, admettaient implicitement la chose, il y avait tout de même des opposants sérieux qui comptaient bien manifester leur désapprobation.

   Mme White n’était pas grande. Elle mesurait 1m55. Allait-on laisser ce petit bout de femme faire la loi ? Une étrangère, par surcroît, qui connaissait mal les usages du pays ! Non, cela ne se passerait pas ainsi ! Il fallait à tout prix trouver un moyen de l’empêcher de prêcher !

   Les esprits étaient si excités que l’on prêtait à quelques exaltés l’intention de perpétrer quelque mauvais coup. Le pasteur de l’église locale en fut avisé. Il s’empressa de faire part de ses craintes à Mme White et suggéra de demander la protection de la police. Jamais auparavant Mme White n’avait eu l’idée de faire appel à la force publique. Maintenant qu’elle était seule, et plus âgée – elle avait soixante-quatre ans – plus fatiguée aussi peut-être, et surtout, voulant éviter d’être une cause de trouble pour les membres de l’église, elle consentit sans difficulté à ce qu’on lui proposait. Un agent fut donc préposé à la protection particulière de Mme White.

   Le commissaire avait choisi pour cette mission spéciale un policier chevronné. Bâti en hercule, l’homme mesurait bien 1m80. Son rôle consistait à guetter l’arrivée possible des fauteurs de troubles et à repérer tout mouvement insolite aux abords de la tente réservée à Mme White, de façon à pouvoir défendre celle-ci si on cherchait à la molester.

   La réunion terminée, Mme White avait regagné sa tente et s’apprêtait à dormir. La nuit était très noire. En policier consciencieux, tous ses sens en alerte, l’homme ne quittait pas des yeux la tente et ses environs immédiats ; il s’apprêtait à de longues heures de veille. Soudain, une vive lumière nimba de son rayonnement la tente de Mme White. Et, dans cette lumière, le policier discerna très nettement une silhouette d’ange. Figé de stupeur, à la fois perplexe et bouleversé, l’homme contemplait le phénomène, les yeux écarquillés, se demandant si ses sens ne le trompaient pas. Puis la lumière diminua, la silhouette s’estompa et lentement s’évanouit ; l’obscurité  régnait à nouveau.

   Reprenant ses esprits, le policier réfléchit sur le mystérieux phénomène dont il venait d’être le témoin. Soudain, avec une clarté aveuglante, une idée s’imposa à son esprit : « Puisque cette femme était gardée par les anges de Dieu, elle n’avait nul besoin que lui, qui n’était rien, continue à la surveiller ! »

   Cette conviction fut en lui si forte qu’abandonnant sa garde, le policier rentra chez lui, impatient de raconter à son épouse l’étrange chose qu’il venait de voir.

   Le lendemain soir, il assista en auditeur réceptif à la réunion de Mme White. Quelques temps plus tard, cet homme fut baptisé avec toute sa famille. Il devint un prédicateur bénévole doué d’une grande puissance de conviction. Grâce à lui, beaucoup d’âmes furent gagnées à la foi adventiste. – Rapporté par D.A Delafield.


Histoire pour les enfants

Prière et patience

   Notre histoire aujourd’hui est au sujet de P et P – Prière et Patience. La première partie de notre histoire commence il y a plusieurs années lorsque Clara et Delphine assistaient à une série de conférences qui se tenaient dans une petite ville près de leur maison. Ces conférences avaient pour thème la Bible. Le pasteur, qui venait de loin pour parler de Jésus aux gens, décida de rester dans la petite ville durant la durée des conférences et il dit à ses auditeurs où il logeait au cas où ils auraient besoin de lui. Un jour, Clara dit à Delphine : « Je dois parler au pasteur. Il y a quelque chose qui me trouble beaucoup, mais je ne peux pas aller en ville. Veux-tu bien m’y conduire ? » Delphine répondit : « Oui, bien sûr, je vais te conduire. » Toutes deux savaient que le pasteur logeait dans un bâtiment juste à côté de la salle de réunion dans la petite ville proche de l’endroit où vivaient Clara et Delphine. Elles partirent donc pour rencontrer le pasteur.

   Lorsqu’elles arrivèrent à la salle de réunion, les portes étaient fermées et tout était noir, car ce n’était pas le moment de la prochaine conférence. Elles s’approchèrent de la porte du bâtiment à côté de la salle et frappèrent, encore et encore, aussi fort que possible, mais, pas de réponse. Elles pouvaient voir les escaliers à l’intérieur, mais le couloir était obscur. Elles essayèrent de tourner la poignée de porte, mais celle-ci était fermée à clef. Clara dit : « Oh ! Je ne sais pas ce que je vais faire si je ne peux pas lui parler. Mon problème est si grand ! Je sais qu’il va avoir une solution pour venir à mon aide. » Elles frappèrent à nouveau, mais rien n’y faisait.

   Elles retournèrent alors à la voiture, qui était garée en face du bâtiment, et Delphine dit : « Nous pouvons faire une chose. » … Savez-vous de quoi il s’agissait ? C’est l’un des P de notre histoire. La Prière! Bien sûr. Delphine dit: « Nous pouvons prier et demander à Dieu de nous aider, parce que le pasteur a dit qu’il serait là si quelqu’un avait besoin de lui, mais il ne répond pas. » Alors Delphine pria, et demanda à notre Père céleste de bien vouloir, si telle était Sa volonté, leur permettre de rencontrer le pasteur parce que Clara était tellement troublée, et qu’il y avait quelque chose qui pesait sur son cœur. Après leur prière, Dora dit : « Nous allons juste attendre ! Nous allons donner du T-E-M-P-S à Dieu pour répondre à notre prière. » C’est là que vient notre deuxième P. La Patience ! Il leur fallait être patientes. Elles restèrent assises dans la voiture, sachant que Dieu les avait entendues, et qu’il allait répondre à leur prière de la meilleure manière possible, et qu’il lui fallait peut-être un peu de temps pour arranger les choses. Alors, elles parlèrent dans la voiture, et peu de temps après, il y eut un toc-toc-toc à la fenêtre de la voiture du côté de Delphine. Elle descendit la vitre, et la personne qui se tenait à côté de la voiture dit : « Essayez-vous de rencontrer le pasteur qui donne les conférences ? » Clara et Delphine sourirent et dirent : « Oui, c’est ça ! » Cette personne dit alors : « J’ai un magasin juste à côté et j’ai remarqué que vous aviez frappé à la porte de l’endroit où il loge. Puis, je vous ai vu retourner à votre voiture et prier. Alors, je me suis demandé si vous n’essayez pas de rencontrer le pasteur. » Et Clara et Delphine dirent : « Oui, c’est exactement ça! » L’étranger leur dit alors : « Eh bien, je sais que la porte extérieure est fermée à clef, mais je sais aussi qu’il est à l’étage et qu’il y a un moyen de trouver l’escalier en passant par mon magasin. Pourquoi ne venez-vous pas dans mon magasin. Vous pourrez alors frapper à la porte en bas de l’escalier, et voir s’il vous entend. » Elles étaient tellement heureuses et agirent comme il leur avait proposé ! Cette fois-ci le pasteur les entendit et il fut très content de pouvoir aider Clara. Clara et Delphine durent être un peu patientes, mais Dieu a vraiment répondu à leur prière. Parfois lorsque nous prions, il nous faut être patient, mais Dieu nous entend toujours lorsque nous prions, et il répondra à nos prières comme Il le juge bon.

   Je veux partager avec vous une autre histoire, et cette fois-ci c’est au sujet de Robert. Robert et sa mère vivaient au Mexique et sa maman aimait faire du travail missionnaire pour ses voisins. Au moment de notre histoire, sa mère voulait traverser la rivière et donner des brochures aux gens qui vivaient de l’autre côté et elle voulait que Robert vienne avec elle, non seulement pour distribuer la littérature, mais également pour l’aider à ramer lors de la traversée. Cette rivière se jette dans le Golfe du Mexique et ils étaient près de l’embouchure de la rivière.

   Alors qu’ils donnaient la littérature, des nuages s’accumulèrent dans le ciel et il commença à pleuvoir. Robert dit à sa mère : « Ne penses-tu pas que nous devrions retourner à la maison ? » Maman lui dit : « Oh, on dirait que ça va bientôt se dégager. Attendons encore un peu. » Et la pluie s’arrêta. Ils recommencèrent à redonner des brochures, et la pluie recommença à tomber ! Robert dit : « Peut-être est-il temps que nous rentrions, » mais Maman répondit : « Je ne suis pas sûre. Je crois que ça va se dégager. » Et, là encore, la pluie s’est arrêtée. Robert était patient, n’est-ce pas ? Maman recommenca à distribuer des documents, et Robert l’aida, lorsqu’il se remit à pleuvoir. Robert dit : « Est-il temps de rentrer maintenant, maman ? » Maman répondit : « N-on, je ne crois pas. Nous allons juste attendre et voir si la pluie cesse. » Et elle cessa un peu, mais alors le vent arriva et il commença à faire frais. Alors Maman dit : « Je crois qu’il est temps de rentrer. Retournons à la barque, et traversons la rivière. »

   Et c’est exactement ce qu’ils firent. Ils commencèrent à traverser la rivière, mais le vent devint plus violent et les vagues de la rivière commençaient à rentrer dans la barque. Au milieu de la rivière, Maman dit : « Robert, je crois qu’il serait préférable de revenir à la rive la plus proche, au lieu de finir la traversée, parce qu’une tempête arrive. Nous serons plus en sécurité si nous revenons en arrière. » Et c’est ce qu’ils firent. Ils arrivèrent sans problème à la rive.

   Tandis qu’ils sortirent de la barque, Maman prit une chaîne pour attacher la barque afin qu’elle ne s’en aille pas, mais la chaîne glissa entre ses mains, et avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit, la barque commença à s’éloigner. La rivière emportait leur barque ! Le vent et le courant étaient forts, et la barque se dirigeait vers le Golfe du Mexique, et il n’y avait aucun moyen de l’arrêter ! Robert regarda la barque s’éloigner, Maman aussi, et Robert dit : « Oh-h, Maman, nous aurions dû partir plus tôt ! Maintenant, qu’allons-nous faire ? »

   Que pouvaient-ils faire ? Ils pouvaient prier! Et c’est exactement ce que firent maman et Robert. Maman demanda à notre Père céleste de les aider parce que sans leur barque ils ne pouvaient pas rentrer à la maison. Ils se tenaient sur le mauvais côté de la rivière. La pluie tombait à verse, le vent soufflait fort, et leur seule barque s’éloignait à leur vue. Mais Maman pria avec foi, sachant que Dieu les aiderait. Puis, il fallut de la patience pour voir comment Dieu allait répondre à leur prière. Leur barque devenait de plus en plus petite alors qu’elle s’éloignait sur la rivière. Ils continuèrent à regarder, et puis, il sembla que la barque ne bougeait plus ! Robert dit à Maman : « Je crois que la barque s’est arrêtée ! » Et ils regardèrent et dirent : « Oh, non, elle ne s’est pas arrêtée. Elle revient vers nous ! » Nous ne savons pas si c’est un ange qui l’a ramenée, ou le vent, ou encore si une vague la soulevée et l’a ramenée, mais elle est revenue ! La barque se rapprocha suffisamment pour que Maman et Robert puissent l’attraper et la ramener sur la rive. Puis, ils remercièrent leur Père dans les cieux d’avoir répondu à leur prière.

   Maman et Robert prièrent pour présenter à Dieu leur problème, puis ils furent patients pour voir comment Dieu allait agir pour eux. Aucun problème n’est trop gros pour Dieu, et Il a une réponse pour toutes nos prières. Parfois, il se peut que nous ne voyions pas la réponse tout de suite, comme ce fut le cas pour Robert, sa mère, Clara et Delphine, mais nous devons croire que Dieu entend nos prières. Quelles que soient nos demandes, continuons à prier à ce sujet, puis soyons patients, sachant que Dieu répondra à nos prières de la meilleure manière possible, et au bon moment.

   Rappelons-nous que les deux mots de nos histoires qui commencent par P sont : Prière et Patience, et nous avons tous besoin d’avoir plus des deux !

   Onycha Holt

 

Le coin des lecteurs 

Chers amis lecteurs,

   Voici plus de cinq ans que le Seigneur a veillé sur cette œuvre qu’il nous a mise à cœur d’accomplir en faveur de ses enfants. C’est au travers de vos prières, de vos encouragements et de votre soutien financier que Dieu a rendu possible ce ministère.

   Nous vous remercions donc de votre fidélité, et partageons avec vous quelques paroles de nos lecteurs afin de renforcer les liens qui nous unissent et de vous dire notre reconnaissance.

Alsace

   J’ai bien reçu vos « Etoile du Matin » et je vous en remercie. (…) Je vous joins un chèque de 100 € pour vous soutenir dans votre travail missionnaire.

Languedoc-Roussillon

   Que notre Dieu d’Amour vous entoure de sa grâce et vous bénisse pour tout le bon travail que vous faites. Avec ma grande amitié fraternelle.

   Merci pour votre brochure et veuillez trouver ci-joint un chèque pour vous. Que le Seigneur vous bénisse et vous garde.

   J’apprécie énormément votre petit magazine, et je souhaite continuer de recevoir l’ « Etoile du Matin » (…) C’est pour cette raison que je tiens à vous faire un geste, en votre faveur, pour l’évangélisation.

   Nous vous adressons ce chèque pour l’avancement de l’œuvre et que l’ « Etoile du Matin » puisse continuer de briller dans ce monde de ténèbres. (…) Recevez nos salutations les plus amicales et fraternelles.

Martinique

   Merci fraternellement pour cette brochure. Courage, persévérance. Jésus arrive !

Midi-Pyrénées

   Avec une immense reconnaissance je viens vous remercier du dernier courrier reçu. Comme une grâce supplémentaire, la petite Etoile du Matin me parvient presque toujours un sabbat matin. J’en fais mon régal pour cette belle journée. Vos messages sont d’une « densité » exceptionnelle pour nous vivifier en tous nos besoins essentiels. Merci ! Surtout, poursuivez ce fascicule, il vaut de l’or. Je joins « petit billet » (…) et grosses bises à vous 4 de tout mon cœur.

   Merci d’avoir eu le courage de dire la vérité et de la propager. Bon courage dans le Seigneur Jésus qui détient tout pouvoir dans le ciel et sur la terre.

   Je souhaitais vous remercier et vous encourager pour tout le travail que vous réalisez et qui nous fait du bien, et est une aide précieuse dans ces temps délicats… Que le Seigneur vous soutienne et nous unisse autour de ses précieuses vérités.

   Merci pour votre revue que nous apprécions beaucoup ! Que le Seigneur vous bénisse et vous encourage dans cette œuvre de publications et qu’il bénisse votre foyer et vos enfants ! Ci-joint un chèque de 50 euros pour notre participation à vos frais. (…) Recevez nos meilleures pensées en Christ.

   Je vous adresse ce soutien pour contribuer au développement de votre ministère et pour la participation aux brochures déjà reçues. Je vous envoie mes bienveillantes et affectueuses pensées et vous soutien par mes prières.

Pays de la Loire

   C’est avec beaucoup d’intérêt que nous recevons votre revue « Etoile du Matin ». (…) Je voudrais participer à ma mesure en vous envoyant ces quelques timbres qui seront toujours utiles pour vos envois, je pense. (…) Que la paix du Seigneur habite dans vos cœurs.

   Voici un chèque de 30 euros qui aidera à couvrir les frais de l’Etoile du Matin. Cette petite revue est très appréciée, cela nous fait du bien de recevoir ce petit livret.

   Que Dieu vous soutienne et vous inspire les sujets traités et que votre travail puisse porter du fruit, peut-être seulement connu durant l’éternité.

   Je prie pour que votre merveilleux ministère continue de porter du fruit comme cela a été le cas dans mon foyer et dans mon cœur.

Rhône-Alpes

   Bonjour les amis !! Merci encore pour l’Etoile du Matin. (…) Nous vous embrassons tous en Jésus.

Tahiti

   Soyons fermes et gardons courage et confiance, car le temps est proche… Très fraternellement en Celui qui nous unis d’une même détermination !


Coin Santé 

Mitonnée savoureuse

Ingrédients :

- 1 bel oignon

- 1 poivron rouge

- 1 boîte de maïs blond

- 1 petit chou romanesco

- 1 Cs d’huile d’olive

- 1 cc de tamari

- sel

 

- 250 g de tofu

- 1 Cs d’huile d’olive

- ½ cc de paprika

- 2 pincées d’ail en poudre

- ½ cc de romarin

- 2 cc de bouillon en poudre

 

Préparation :

Faire cuire à l’étouffé ou à la vapeur le chou romanesco en petites fleurettes.

Pendant ce temps, faire blondir l’oignon coupé finement dans l’huile d’olive. Ajouter le poivron rouge coupé en dés. Lorsque les poivrons sont tendres, ajouter le maïs égoutté et rincé, et assaisonnez avec le tamari et le sel selon goût. Laisser cuire à feu doux pendant une dizaine de minutes.

Durant le même temps, couper le tofu en petits dés et le faire revenir dans l’huile d’olive. Ajouter les aromates. Vérifier l’assaisonnement et laisser dorer pendant une dizaine de minutes à feu moyen.

Quelques minutes avant de servir, mettre le tofu avec les légumes et décorer avec les fleurettes de chou.

 

Une plus haute Expérience 

   Nous avons besoin constamment d’une révélation nouvelle du Christ, d’une expérience quotidienne qui s’harmonise avec ses enseignements. Des résultats sains et élevés peuvent être acquis. Dieu désire que nous progressions continuellement dans la connaissance et dans la vertu. Sa loi est un écho de sa propre voix disant à tous : « Montez plus haut, soyez saints, plus saints encore. » Chaque jour nous devons nous rapprocher de la perfection du caractère chrétien. 

   Ceux qui sont engagés au service du Maître ont besoin d’une expérience plus haute, plus profonde et plus large que beaucoup d’entre eux ne pensent. Beaucoup de ceux qui sont déjà membres de la grande famille de Dieu ne savent que bien peu ce que c’est que de contempler sa gloire et d’être transformés de gloire en gloire. Beaucoup n’ont qu’une perception confuse de l’excellence du Christ et cependant leur cœur tressaille de joie. Ils désirent ardemment avoir un sentiment plus parfait, plus profond de l’amour du Sauveur. Que ceux-là recherchent les aspirations de l’âme vers Dieu. Le Saint-Esprit opère en ceux qui veulent se laisser travailler ; il les modèle, il les façonne. Apprenez à cultiver les pensées spirituelles, les saintes communions. Vous n’avez encore vu que les premiers rayons de l’aube de sa gloire. En cherchant à connaître le Seigneur, vous apprendrez que « le sentier des justes est comme la lumière brillante, dont l’éclat augmente jusqu’à ce que le jour soit dans sa  splendeur. »

Rayons de Santé, pp. 389-390



[1] Pères de l’Église Catholique

[2] La religion des mystères de Babylone (N.d.T.)

[3] Les Pères Divins

[4] Pères de l’Eglise Catholique