Vol.3 - Mai 2012

 

 

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Cygnes 

« Sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l’Eternel, votre Dieu.» Ezéchiel 20 : 20

 

Table des matières

 




 

Editorial

« Ils vous excluront des synagogues ; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. » Jean 16 : 2, 3.

   Chers frères et sœurs bien-aimés,

   Voici le joli mois de mai, avec sa verdure, ses fleurs et ses joyeux gazouillis d’oiseaux. L’hiver est fini, le printemps s’est installé et nous parle de vie et de renouveau.

   Il en est de même dans notre vie où Dieu n’a qu’un seul désir, celui de remplacer le froid et la tristesse de nos hivers par la joie d’un nouveau départ avec Jésus. Alors que nous voyons notre église bien-aimée s’enfoncer toujours plus dans l’apostasie et le mépris de la précieuse Vérité, regardons à Jésus notre seul Médiateur auprès de Dieu, et plaidons auprès de notre Père afin qu’Il accorde encore du temps à nos dirigeants, afin qu’ils se repentent de leurs mauvaises voies avant qu’il ne soit trop tard.

   Cherchant à positionner les voiles de notre vie dans les vents de Dieu notre Père et de Jésus-Christ son Fils Unique-Engendré, nous avons fait connaissance avec Adrian Ebens, un pasteur Adventiste ayant courageusement pris position aux côtés du Père et du Fils en dénonçant le dogme païen de la trinité. Tout comme Allen Stump, Adrian Ebens a été conduit à partager sa foi avec hardiesse en écrivant un livre d’une grande valeur : « Le Retour d’Elie ». Ce livre approche la vérité au sujet de Dieu d’une manière nouvelle et enrichissante ; nous avons donc décidé de nous mettre au travail pour partager avec vous cet ouvrage inédit.

   C’est ainsi que nous vous proposons dès ce mois-ci le premier chapitre du « Retour d’Elie » en article principal. Etant donné le contexte actuel de sophismes théologiques multiples, nous avons également estimé nécessaire de traduire et imprimer les règles d’interprétations bibliques de William Miller. Ces dernières aideront les chercheurs sincères de vérité à discerner la vérité de l’erreur, et à trouver la vie éternelle : Le seul vrai Dieu et celui qu’Il a envoyé, Jésus-Christ. (Jean 17: 3)

   Nous vous invitons aussi à visiter notre nouveau site web : etoiledumatin.org, que nous avons en grande partie pu réaliser grâce aux précieux conseils d’Adrian Ebens, également administrateur du site maranathamedia.com.

   Que Dieu vous bénisse, alors que vous lirez ce nouveau numéro d’Etoile du Matin, c’est notre prière,

Marc et Elisabeth

  

Le sceau de Dieu

et la marque de l’apostasie  

1. A quoi sert un sceau ?

Le sceau sert à authentifier un acte et en indique l’origine.

NOTE – Autrefois, les rois avaient l’habitude de se servir d’un anneau portant leur nom, leurs initiales ou leur monogramme. Jézabel « écrivit au nom d’Achab, une lettre qu’elle scella du sceau du roi. » 1 Rois 21 : 8. De même, le décret par lequel Assuérus ordonnait que les Juifs fussent mis à mort dans tout l’empire perse était scellé avec l’anneau du roi. Voir Esther 3 : 12

2. Qu’est-ce qu’un sceau doit établir ?

Un sceau ne doit pas seulement authentifier ce sur quoi il est apposé, mais il doit indiquer l’autorité de l’auteur de la loi, du décret ou de tout autre écrit sur lequel il apparaît.

NOTE – Pour être authentique, il faut que la loi de Dieu contienne le sceau de celui qui l’a promulguée.

3. Le premier commandement identifie-t-il l’auteur de la loi comme Créateur du monde ?

Non

Exode 20 : 2-3 « Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face. »

NOTE – Ce commandement ne dit pas que Jéhovah soit le Créateur.

4. Le second, le troisième, le cinquième, le sixième, le septième, le huitième, le neuvième, le dixième commandement indiquent-ils que le Créateur soit l’auteur du Décalogue ?

Non, aucun d’eux.

NOTE – Le second commandement défend de faire des images et de s’incliner devant elles, mais il n’indique pas que le vrai Dieu est le Créateur, de même pour tous les autres commandements mentionnés.

5. Quel est le seul commandement du Décalogue qui révèle que le Créateur est l’auteur de la loi ?

Le quatrième :

Exode 20 : 8-11 Souviens-toi du jour du Sabbat pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, la terre, la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du Sabbat et l’a sanctifié.

NOTE – Le quatrième commandement seul révèle le nom, l’autorité et la domination de l’Auteur de cette loi. En six jours, (1) l’Eternel (c’est son nom) ; (2) a fait (Il est le Créateur) ; (3) les cieux, la terre, la mer, et tout ce qui y est contenu (c’est l’étendue de sa domination). Ce commandement est donc le seul qui contienne le sceau du Dieu vivant. Par ce qui est révélé dans ce commandement, on comprend qui est le Dieu qui a promulgué les autres commandements. Par la grande vérité révélée ici, tous les autres dieux sont montrés comme étant de faux dieux. Le commandement relatif au Sabbat contient donc le sceau de Dieu et le Sabbat lui-même dont l’observation est prescrite par le commandement est lié inséparablement à ce sceau ; il doit être gardé en mémoire du fait que l’Auteur de la loi est le Créateur de toutes choses ; il est lui-même appelé un signe de la connaissance de cette grande vérité. (Exode 31 : 17 ; Ezéchiel 20 : 20)

6. Quelle raison Dieu donne-t-Il pour faire du Sabbat un signe perpétuel entre Lui et son peuple ?

Exode 31 : 17 Ce sera entre moi et les enfants d’Israël un signe qui devra durer à perpétuité ; car en six jours l’Eternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il a cessé son œuvre et il s’est reposé.

NOTE – Le Sabbat est le signe, ou la marque, ou encore le sceau du vrai Dieu, le Créateur.

7. De quoi l’observation du Sabbat est-elle un signe ?

Ezéchiel 20 : 20 Sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l’Eternel, votre Dieu.

8. De quoi le Sabbat est-il encore un signe ?

Exode 31 : 13 Vous ne manquerez pas d’observer mes sabbats ; car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l’Eternel qui vous sanctifie.

NOTE – Le Sabbat est le grand signe de la puissance créatrice de Dieu, qu’elle se manifeste dans la création ou dans la rédemption. Car la rédemption est la re-création. Il faut la même puissance pour racheter que pour créer. « Crée en moi un cœur pur » dit le psalmiste. Ps. 51 : 10 « Nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » Eph. 2 : 10 Chaque fois que le Sabbat revient, Dieu veut qu’il nous rappelle que c’est Lui qui nous a créés et que sa grâce et sa puissance opèrent en nous pour nous préparer à entrer dans son royaume éternel.

9. Qu’est-ce qui doit être scellé avant que les quatre vents de la destruction soufflent sur la terre ?

Apocalypse 7 : 1-4 Après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre ; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu’il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant ; il cria d’une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, et il dit : Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus d’Israël. (Voir Ezéchiel 9 : 1-6)

10. Où l’apôtre vit-il plus tard ces cent quarante quatre mille et qu’aperçut-il sur leur front ?

Apocalypse 14 : 1 Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.

NOTE – Le sceau de Dieu et le nom du Père se rapportent à la même chose. Le sceau est le signe de la perfection et le nom de Dieu c’est son caractère, lequel est parfait. Le Sabbat de Dieu, observé comme Dieu l’a voulu, est donc un signe de la perfection du caractère divin. Lorsque ce sceau sera finalement placé sur les enfants de Dieu, il sera évident que sa grâce et sa puissance sanctifiantes ont accompli leur œuvre et les ont préparés pour le ciel. Dans le monde à venir, chacun observera le Sabbat et sera marqué de ce sceau de sanctification, de sainteté et de perfection du caractère. (Voir Esaïe 66 : 22, 23)

11. Qu’est-il dit du caractère de ceux qui sont scellés ?

Apocalypse 14 : 5 Dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles devant le trône de Dieu.

12. Comment l’Eglise des derniers temps est-elle décrite ?

Verset 12 C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.

13. Contre quoi le troisième ange d’Apocalypse 14 met-il les hommes en garde ?

Versets 9-10 Et un autre, un troisième ange, les suivit, en disant d’une voix forte : Si quelqu’un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu.

NOTE – La bête représente la papauté ; l’image de la bête représente un autre système ecclésiastique dominant le pouvoir civil. La marque de la bête, ou la marque de l’apostasie, s’oppose au sceau de Dieu. C’est contre ce culte faux et idolâtre que Dieu envoie cet avertissement solennel.

14. Quelle est la puissance mentionnée dans le treizième chapitre de l’Apocalypse qui doit obliger les hommes à prendre la marque de la bête ?

Apocalypse 13 : 16 Et elle [la bête à deux cornes] fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front.

NOTE – La bête à deux cornes qui ressemble à un agneau représente une puissance politico-religieuse qui doit s’élever et dominer sur les Etats-Unis d’Amérique. A mesure que cette association obligera cette nation à répudier ses principes de liberté religieuse et à devenir ainsi une puissance persécutrice, d’autres nations suivront son exemple et opprimeront ceux qui refusent de renoncer à obéir à Dieu.

15. Qu’est-ce que la papauté donne comme marque ou comme signe de sa puissance et de son autorité ?

L’acte de changer le Sabbat au dimanche.

NOTE – Dans une lettre écrite en novembre 1895, M. H.-F. Thomas, chancelier du cardinal Gibbons, répondant à une question sur le changement du Sabbat par l’Eglise Catholique disait : « L’Eglise Catholique affirme avoir volontairement opéré ce changement… et cet acte est une marque de son autorité ecclésiastique. »

Le vrai Sabbat étant un signe de loyauté envers le vrai Dieu, il est tout naturel que le faux sabbat soit un signe d’apostasie.

16. Quelle sera l’attitude de Satan à l’égard de ceux qui garderont les commandements de Dieu ?

Apocalypse 12 : 17 Et le dragon [le diable, ou Satan, voir Apoc. 12 : 9] fut irrité contre la femme [l’Eglise de Dieu, voir 2 Cor. 11 : 2], et il s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu, et qui ont le témoignage de Jésus-Christ.

17. Avec quelle force ce faux culte et cette marque seront-ils imposés ?

Apocalypse 13 : 15-17 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fit que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.

18. Sur quoi le peuple de Dieu obtiendra-t-il finalement la victoire ?

Apocalypse 15 : 2 Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu la bête, et son image, et le nombre de son nom, debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu.

  

Le Retour d’Elie – Adrian Ebens

Chapitre 1 – Source de Vie

A.  Deux Royaumes

   Pendant quarante jours, Jésus avait été dans le désert dans la communion avec Son Père et s’était préparé pour la grande bataille contre Son ennemi par excellence, Satan. La confrontation entre ces deux rois[1] en était à présent arrivée au face à face. Voyant une opportunité, Satan vint à Christ dans l’espoir de contrecarrer sa mission. La mission de Christ était de reconquérir le royaume perdu que Satan prétendait à présent être le sien.[2] Le chemin tracé pour permettre à Christ de reconquérir le royaume perdu de la race humaine était le chemin de la croix.[3] Satan fut zélé pour Le détourner de son chemin, et après deux essais, il en arriva à sa dernière tentation.

   Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. Jésus lui dit : Retire-toi de moi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul (Matt. 4 : 8-10).

   Satan emmena Jésus visiter tous les royaumes du monde. Il Lui montra leur gloire et leur puissance, et lui dit en clair, « Je sais que tu veux prendre le monde de mes mains. Au lieu de passer par toutes les épreuves de la mort sur la croix, j’ai un meilleur plan. Je Te le donnerai tout simplement en échange d’une petite faveur. Ce n’est qu’une petite chose, prosterne toi seulement et adore moi, et Tu pourras l’avoir en entier. »

   Mais en réalité, qu’offrait Satan à Christ ? Jésus ne voulait pas du royaume de Satan, Il ne voulait pas de son système de gouvernement et de sa façon de faire les choses. En mettant de côté la demande franchement blasphématoire faite à Jésus d’adorer Satan, quel avantage la race humaine aurait-elle gagné à simplement échanger son chef suprême Satan par Christ ? Satan offrait le monde à Christ comme un bien qu’un roi terrestre se serait approprié sans hésiter un instant. Mais Christ n’était pas intéressé à accumuler des biens comme c’était le cas pour Satan[4] ; Il voulait que les cœurs et les pensées des hommes et des femmes soient connectés au Sien. Il voulait restaurer un royaume avec un système de valeurs[5] entièrement différent ; un système de relation entièrement différent.[6]

   Satan se réclamait du monde comme d’un bien personnel, quelque chose qui lui permettait de se sentir puissant. Mais dans quel état est son « bien » humain, sous l’esclavage de son règne satanique suprême, plutôt que d’être les enfants de Christ le Roi ? Qu’est-ce que Satan offrait réellement à Christ ?

   Alors que Satan montrait probablement à Christ les temples somptueux et les palais du monde, je suis certain qu’il omit de montrer l’état réel de ses sujets. Il a dû chercher à cacher le véritable état de l’humanité.[7] La mort, la destruction et la maladie qui enchaînaient les corps et les âmes des hommes étaient bien gardés hors de vue.[8]

   Notre Sauveur a complètement rejeté Satan, son royaume, et sa requête blasphématoire en lui disant, « Retire-toi de moi » ou simplement « VAS-T’EN ! Je ne veux rien avoir à faire avec ton système de gouvernement ; Je vais reconquérir mes sujets par le chemin de la croix. »[9] Dieu soit loué !

B.  Les Résultats du Royaume de Satan

   Regardons d’un peu plus près l’état de la race humaine après 6000 ans de domination sous le règne presque universel de Satan.[10] Voyons-nous des preuves du royaume glorieux et étincelant ? Dans son discours d’ouverture, le Dr. Gro Harlem, le Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé affirma : « …les estimations initiales suggèrent qu’environ 450 millions de personnes vivantes aujourd’hui souffrent de désordres mentaux ou neurologiques… Une dépression majeure est maintenant la cause principale d’incapacité sur un plan global. »[11]

   Tentez de saisir l’énormité de ce problème dans les statistiques suivantes, datant de 1998, 1999 :

- Un million de suicides chaque année.

- Dix à vingt millions de tentatives chaque année, ou jusqu’à trente-huit tentatives chaque minute.

- Aux Etats-Unis, le suicide est la troisième cause de mortalité pour les hommes de 35 à 49 ans.

- Le taux de suicide en Australie est le plus élevé du monde.[12]

   L’effet tentaculaire du royaume de Satan aboutit à des millions de personnes déprimées, dont beaucoup sont conduites au point de vouloir mettre fin à leur vie, jusqu’à trente-huit par minute en réalité. Quels sont les éléments clef du royaume de Satan qui provoquent cette réaction dans la race humaine ? Pour répondre à cette question, il nous faut retourner où tout a commencé. Il nous faut retourner à l’endroit où le royaume de Satan fut pour la première fois présenté à la race humaine dans le Jardin d’Eden.

C. Racines et Philosophie du Royaume de Satan

   Soudainement, Eve se posa des questions au sujet de l’arbre défendu. « Pourquoi Dieu nous a-t-il défendu de manger de cet arbre ? », se demanda-t-elle.[13] Le fruit avait l’air si alléchant, il l’invitait à s’approcher. Tout à coup, elle entendit une voix en provenance de l’arbre. Satan, voyant son opportunité, la tenta en utilisant un serpent comme médium : « Dieu a-t-il réellement dit : ‘Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?’ »[14] Satan incite non seulement Eve au débat, mais il place également un doute dans son esprit au sujet du caractère littéral de la parole de Dieu. Dans le règne du débat et de la logique, Eve n’arrive pas à la cheville de Satan. Ajoutez à cela les armes non familières de la tromperie et des ténèbres, et le débat sera court et dévastateur dès que Eve ouvrira sa bouche et manifestera sa disposition à engager la conversation avec cette créature.

   « Nous pouvons manger des arbres du jardin, mais Dieu a dit, ‘Vous ne mangerez pas du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, et vous ne le toucherez pas, ou vous mourrez.’ »[15] Eve accepte le défi en répétant les paroles que Dieu avait dites et en y ajoutant quelques-unes de son propre fond. Mais elle se trouve maintenant dans une difficulté de taille. En révélant sa propre compréhension privée des instructions du Créateur, elle est soudainement devenue vulnérable à un autre défi. Sa propre curiosité et ses suppositions l’ont laissée non préparée pour le mouvement stratégique suivant de son ennemi.

   « Le serpent cueillit le fruit de l’arbre défendu et le plaça dans les mains d’Eve. Elle accepta, comme malgré elle, et c’est alors que le tentateur lui rappela ses propres paroles selon lesquelles Dieu avait interdit de le toucher, sous peine de mort. Il déclara alors qu’elle ne subirait pas plus de dommage de manger du fruit que de l’avoir touché » (Patriarchs and Prophets, p. 55, 56)[16].

   Dans son effort pour défendre la Parole de Dieu, Eve a renchéri ce que Dieu avait dit et son rajout a donné une opportunité à Satan pour la détruire. Alors qu’elle tenait le fruit défendu dans sa main, elle réalisa que ses propres paroles n’étaient pas fondées ; peut-être l’avertissement de Dieu n’était pas non plus vrai. C’est alors que l’affirmation stupéfiante tomba : «  Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »[17] Que disait réellement Satan à Eve dans cette affirmation ?[18]

   Je me souviens que lorsque j’avais environ 8 ans, ma sœur avait reçu une poupée pour Noël, cette poupée pouvait pleurer, rire, et même boire du lait. Il vous suffisait de mettre deux piles dans son dos, et c’était parti. Elle pourvoyait à des heures de jeu pour ma sœur. Je voulais la donner à manger au chien, car ses pleurs devenaient vraiment ennuyeux après un moment, mais je suis entré dans de meilleures dispositions car je ne voulais par non plus entendre ma sœur pleurer pendant des heures. Mais la leçon est que la poupée avait la « vie » en lui mettant tout simplement deux piles dans le dos, et c’est précisément l’idée que Satan essayait de faire passer à Eve. « Eve, tu n’as pas besoin de te soucier des dires d’autrui, tu as la vie en toi-même. Tu peux faire tout ce qui te plaît, et tu n’en subiras aucune conséquence,  parce que tu as la vie en toi-même. Tu ne mourras pas ! »

   Imaginez-vous un bébé de 18 mois qui dirait à ses parents, « Je pense pouvoir me débrouiller seul à présent. Je viens juste de parler au petit lutin dans la cour de derrière, et il dit que j’ai en moi la puissance qui me maintiendra en vie et qui pourvoira à tous mes besoins, je n’ai donc plus besoin de dépendre de vous. Ne m’appelez plus, je vous appellerai. » C’est exactement ce qui arriva à Adam et Eve dans le jardin. Le concept du « vous ne mourrez point », rompit leur conscience d’une dépendance totale envers leur Père céleste. Il attaqua les fondements même de ce qu’ils étaient en temps qu’individus.[19] Il troubla leur sens de l’identité[20] et par conséquent, leur valeur en temps qu’enfants de Dieu.[21]

   Remarquez la suggestion de Satan d’après laquelle leurs yeux s’ouvriraient à une sphère d’existence plus élevée dès qu’ils auraient mangé du fruit. Cela implique non seulement que vous avez la puissance en vous-même, [22] mais aussi que l’univers matériel contient des objets puissants qui, une fois en votre possession, peuvent vous rendre encore plus puissants. Dans Genèse 3 : 4, 5 Satan est à fond en mode d’évangélisation afin de gagner de nouveaux disciples à son nouveau royaume utopique. Il offrit un royaume promettant la puissance et la satisfaction à tous ceux qui l’embrasseraient. Ce royaume se fonde sur deux principes fondamentaux :

  1. Vous avez la vie en vous-même, ce qui vous rend totalement indépendants de tout bienfaiteur ou de toute autorité extérieure. Cela se manifeste dans le rejet de l’autorité.[23] [24]
  2. Notre environnement contient des gens, des objets, et des choses qui lorsqu’on les possède ou qu’on y est associé peuvent nous rendre plus puissants, plus éclairés, et plus épanouis dans la vie. Cela se manifeste dans une poursuite sans fin de richesses, de puissance et de possessions.[25]

   Il est important de se souvenir que lorsqu’Adam et Eve mangèrent le fruit de l’arbre, il n’y eu pas de poison inhérent qui les rendit effrayés, rebelles et leur donna le sentiment du péché. La Bible nous dit que le fruit était bon à manger (Gen. 3 : 6). Le poison, c’était les paroles que Satan adressa à Eve. Remarquez comment Ellen White identifie les deux principes clefs du rejet de l’autorité et de la poursuite de tout ce que nous désirons, le désir des choses.

   « Le fruit lui-même n’était pas toxique, et le péché n’était pas tant d’avoir succombé à la convoitise [poursuite des choses].  C’est le manque de confiance dans la bonté de Dieu et dans sa parole, le rejet de son autorité [détermination personnelle] qui firent de nos premiers parents des pécheurs et amenèrent le monde à connaître le mal. C’est cela qui ouvrit la porte à toutes sortes de mensonges et d’erreurs » (Education p. 25, italiques ajoutés).[26]

   Certaines personnes posent la question, pourquoi dois-je souffrir alors que Adam et Eve ont mangé le fruit ? Je n’en ai pas mangé ! La vérité est que chaque fois que nous manquons de confiance dans la bonté de Dieu, chaque fois que nous doutons de Sa Parole, et chaque fois que nous essayons d’agir indépendamment de Dieu, nous mangeons de cette arbre exactement comme le firent Adam et Eve, car nous avons avalé le poison du royaume de Satan.

D. La Réalité du Royaume de Dieu – Dieu est la Source de Toute Vie

   Il se peut que l’idée selon laquelle nous pourrions vivre séparés de Dieu ne semble pas si étrange pour de nombreuses personnes, mais la Bible montre clairement que ce genre de raisonnement est suicidaire. Nous lisons la chose suivante au sujet de Jésus dans Colossiens :

   Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses et toutes choses subsistent en lui (Col. 1 : 16, 17).

   Tout ce que nous pouvons voir et percevoir, et même les choses que nous ne pouvons pas voir, tout fut créé et est soutenu par Jésus-Christ.[27] Remarquez soigneusement les mots de la dernière phrase : « et toutes choses subsistent en lui. » Le texte nous dit clairement que la force de vie qui provient du Fils de Dieu maintient tout l’univers ensemble. Paul l’exprime d’une autre façon dans le livre des Actes :

   Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre ...Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la surfasse de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ; il a voulu qu’ils cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui, nous avons la vie, le mouvement, et l’être. C’est ce qu’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : De lui nous sommes la race… (Actes 17 : 24-28).

   Nous voyons ici un Dieu qui est intimement impliqué dans nos vies. Paul commence avec la vue d’ensemble, puis descend de plus en plus vers le niveau personnel et intime :

  1. Il a déterminé les temps et les lieux de chaque nation.
  2. Il n’est pas loin de chacun d’entre nous.
  3. Finalement, Paul va droit au cœur du problème et dit qu’en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être.

E. Dépendance Complète de Dieu ; Physique, Mentale et Spirituelle

   Si nous vivons en Lui la simple logique nous dit alors que nous ne pouvons pas vivre sans lui.[28] Autrement dit, « Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15 : 5, LS). Veuillez comprendre ce que cela signifie : nous ne pouvons rien faire sans lui, que ce soit sur le plan physique, mental ou spirituel.[29] Nous sommes totalement et entièrement dépendant de Jésus pour toutes choses,[30] tout comme un petit bébé dépend de ses parents. Remarquez la déclaration suivante :

   Chaque élément de la création porte la marque de la divinité. La nature rend témoignage à Dieu. Les esprits sensibles, au contact de l’univers, de ses miracles et de ses mystères, ne peuvent  que reconnaître une puissance infinie à l’œuvre. Ce n’est pas d’elle-même que la terre nous prodigue ses dons et continue, année après année, sa course autour du soleil. Une main invisible ordonne le mouvement des planètes dans les cieux. Une vie mystérieuse pénètre la nature – les innombrables mondes de l’immensité, l’insecte porté par la brise d’été, le vol de l’hirondelle, les jeunes corbeaux pleurant de faim, le bourgeon qui va éclore et la fleur qui donnera du fruit. Ce pouvoir qui agit dans la nature agit aussi dans l’homme. Ces grandes lois qui régissent l’étoile et l’atome gouvernent aussi la vie de l’homme. Ces lois qui règlent les battements du cœur assurant au corps la vie proviennent de la toute-puissante intelligence qui dirige l’âme. C’est de Dieu qu’émane toute vie (Education, p. 99, italiques ajoutés).[31]

   Chaque être humain reçoit la vie à travers Christ ; à travers lui chaque âme reçoit un peu de lumière divine. Au fond de tout homme gisent des aspirations intellectuelles, mais aussi spirituelles, un sens de la justice, une aspiration vers le bien (Idem, p. 22).[32]

   La création appartient à Dieu. En négligeant l’homme, le Seigneur pourrait mettre d’un seul coup un terme à sa respiration. Tout ce qu’il est et tout ce qu’il a appartiennent à Dieu. Le monde entier appartient à Dieu. Les maisons de l’homme, ses acquisitions personnelles et tout ce qui brille ou a de la valeur est un don de Dieu. Tout cela est un don de Dieu afin que l’homme le lui rende en l’aidant à cultiver son coeur (Faith and Works, p. 22).

   L’Inspiration nous dit que toute vie (spirituelle, mentale et physique) découle directement de Dieu, la source de la vie.[33] « En Lui nous avons la vie » (Actes 17 : 28) Mais Satan nous dit qu’elle nous est inhérente, qu’elle fait simplement partie du processus biologique nous appartenant en propre – « Vous ne mourrez point » (Genèse 3 : 4). Ce mensonge obstrue la source de la vie/lumière de nos âmes. Lorsque la source est bouchée, il ne reste plus que les ténèbres, et la vie meurt. Plus tard, nous discuterons de la raison pour laquelle nous continuons à vivre, mais pour le moment nous voulons saisir cette question fondamentale qui est de savoir comment nous possédons la vie. Soit elle découle de Dieu, soit elle provient de nous-même.

   De nombreux Chrétiens essayent de prendre une voie intermédiaire à ce sujet et disent, « Oui, Dieu fit toutes choses, mais c’est comme une horloge à remonter. Il l’a mise en route et l’a laissée fonctionner. » En clair, ils disent que d’une façon ou d’une autre, Dieu fit des batteries et les plaça en nous. La Bible n’enseigne pas cette idée. Nous sommes intimement connectés à Lui et totalement dépendants de Lui chaque milliseconde de chaque seconde de chaque minute de chaque heure de chaque jour. Dieu pourvoit de manière active, consciente et aimante à la charge électrique qui entretient le battement de nos cœurs. Il inspire activement et consciemment notre processus de pensée créative et cherche activement et consciemment à remplir nos cœurs d’amour, de joie, de patience et de gentillesse.

   Sommes-nous constant lorsqu’il s’agit d’attribuer la capacité créatrice à Dieu ?[34] Imaginons-nous au milieu d’un concert. L’audience est maintenue bouche bée alors qu’une jeune femme de talent fait courir ses doigts sur le clavier du piano à queue qui s’impose majestueusement sur la scène. Elle fait littéralement chanter le piano – le doigté du maître. Elle nous conduit alors au point culminant, et nous sentons que la fin est arrivée. Nous aurions aimé qu’elle continue – mais le morceau se termine et la foule éclate en applaudissements, stupéfaite devant une telle élégance, une telle grâce combinées avec la passion et l’intensité. La jeune femme se penche et inhale l’arôme de louange puis quitte la scène.

   Il y quelque chose de révélateur dans ce scénario courant. Chaque fois que quelque chose de ce genre se passe, l’audience devrait éclater en « Louanges à Dieu de qui découlent toutes les bénédictions » ou quelque chose de semblable. L’applaudissement devrait être dirigé vers Dieu, l’auteur du talent, de la sagesse et de la capacité. Le cœur de la pianiste devrait se tourner vers Dieu pour le don qu’Il lui a donné afin qu’elle l’utilise, mais cela est rarement le cas. Si nous agissions vraiment de cette manière, nous n’exulterions pas dans le succès et ne serions pas découragés dans l’échec, car la capacité d’accomplir n’a pas son origine en nous-même, et si elle n’a pas son origine en nous, nous ne pouvons nous attribuer les mérites du succès ou expérimenter le découragement lorsque nous échouons. Cela ne veut pas dire que nous ne voulons pas encourager une personne qui révèle le don de la créativité que Dieu lui a confiée. L’encouragement fait partie du processus de bénédiction que Dieu nous donne afin que nous le partagions entre nous. Mais le talent et la performance eux-mêmes devraient être attribués à Dieu, comme étant à l’origine de pareils dons.

   C’est là que se trouve la malédiction de croire au mensonge de Satan « Vous ne mourrez point. » Imaginez un jeune homme expérimentant le frisson de conduire une voiture pour la première fois. L’excitation et la puissance découlant d’une conduite à grande vitesse deviennent intoxicantes. Le jeune homme commence à se sentir invincible. Plus il en est convaincu, plus il a confiance dans sa conduite trop rapide et plus il expérimente la puissance et la supposée liberté. Mais alors qu’il est enchaîné à son sens de puissance, son éventuelle faille de conduite et sa destruction deviennent de plus en plus inévitable. De la même manière, plus nous embrassons le mensonge de notre puissance inhérente invincible, plus le niveau et le risque de notre destruction seront élevés lorsqu’une « erreur de manœuvre » aura lieu. Combien de coups vous êtes-vous déjà pris ? Combien pouvez-vous en prendre de plus ? Ça vaut la peine d’y réfléchir.

   Passons à l’étape suivante. Nous nous sommes intéressés aux implications de notre dépendance physique et mentale, mais qu’en est-il de notre dépendance de Dieu sur le plan spirituel et moral ?

   La Bible nous dit que « Dieu est amour » (1 Jean 4 : 8). Cela nous dit que Dieu est la source de l’amour. Il se réfère également à Dieu comme le Dieu de l’espoir (Rom. 15 : 13). Cette idée est grandement développée dans Galates :

   Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses. (Gal. 5 : 22, 23)

   Analysons ce texte une minute. Tous ces attributs découlent de la présence de l’Esprit de Dieu. Cela signifie simplement que sans l’Esprit de Dieu vous ne pouvez pas avoir l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, et ainsi de suite. Je pensais à cette vérité biblique alors que je marchais un jour dans un parc. Il était calme et paisible. J’ai soudain remarqué une mère poussant sa fille sur une balançoire. Elles riaient toutes les deux ensembles et avaient de toute évidence un grand plaisir à être ensemble. L’amour que cette mère expérimentait pour sa fille était inspiré par Dieu. L’idée d’être aimante, gentille et douce envers sa fille n’était pas née dans le cœur de la mère mais dans le cœur de Dieu, et il a été donné à cette maman qui choisit de l’exprimer, et il devint l’amour de la mère. Dans ce sens, ce n’est pas vraiment de l’amour maternel du tout, mais l’amour de Dieu exprimé par la mère. Cet amour devint une partie de la mère parce qu’elle répondit à l’Esprit de Dieu et l’exprima. Dans le sens le plus vrai, l’amour d’une mère pour ses enfants ou l’amour entre mari et femme ayant pour origine les cœurs des hommes et des femmes n’existe tout simplement pas. Les êtres humains ne peuvent pas créer l’amour ; ils peuvent seulement l’exprimer sous l’influence de Dieu.

   J’ai présenté cette idée à de nombreuses reprises alors que je prêchais ou que je parlais dans des séminaires, et il est intéressant de voir la réaction de l’audience. Les visages de certaines personnes semblent dire que je viens juste d’attaquer la base même de l’espèce humaine. Pour les millions de chants d’amour qui ont jamais été chantés et les milliards de promesses à l’autel du mariage, telle que « Je t’aime et je t’aimerai pour toujours, » pas une seule de ces promesses ne pourra jamais être gardée sans que Dieu ne déverse Son amour dans nos âmes réceptives. Imaginons l’attribut de l’amour au bout d’une corde élastique. Pourquoi tant de gens perdent-ils leur amour ? Une personne qui croit que l’amour trouve sa source dans son âme peut souvent se réveiller le matin et ne pas se « sentir » amoureuse de son/sa partenaire. Il/elle commence à douter que cette personne soit toujours la bonne personne et commence souvent à chercher quelqu’un d’autre afin de retrouver ce sentiment. Cela est le fruit du mensonge du serpent et le sera toujours. Dans de nombreux cas, « perdre » l’amour signifie en réalité perdre l’amour envers notre Père céleste qui est le seul qui puisse réellement créer l’amour.

   Qu’en est-il de l’homme sincère qui prête honnêtement serment d’aimer sa femme pour toujours et qui se trouve soudainement attiré par une autre femme ? Il se peut qu’il ne veuille pas se sentir ainsi, mais il « ne peut rien y faire ».[35] L’amour est confondu avec la convoitise, et il y a des doutes quant à l’intégrité de cette personne. Il commence alors à se retirer de son partenaire parce que le sens de la culpabilité d’agir ainsi l’empêche de se croire encore digne d’être aimé. Il pensait pouvoir continuer à créer l’amour de son cœur, mais à présent la corde élastique le propulse au pied de l’Arbre de la Connaissance d’où il s’est jeté et son mariage est perdu. Est-ce si surprenant de trouver que la joie dans le mariage est si difficile à saisir pour la plupart des gens ? Les êtres humains ne peuvent pas créer l’amour. Ils ne peuvent que l’exprimer par leur rapport ouvert avec Dieu, la source et la fontaine de l’amour.

   Pour ceux qui ressentent que leur mariage n’en vaut plus la peine, souvenez-vous que l’amour ne trouve sa source que dans le cœur de Dieu et est gratuitement disponible pour ceux qui le demandent. Si vous avez le sentiment que vous avez perdu cet amour pour votre partenaire, demandez à Dieu de vous le rendre. Il le fera, il l’a promis !

  

Règles d’interprétation Biblique

William Miller

- Midnight Cry, 17 novembre 1842 -

   « Afin de procéder de manière intelligente, …je vais donner un extrait des règles d’interprétation de Mr Miller, qui sont de manière substantielle celles de tout interprète judicieux de la Parole de Dieu. » - James White, RH, 16 septembre 1851

   En étudiant la Bible, j’ai découvert que les règles suivantes m’ont été d’une aide précieuse, je les propose donc au public suite à une demande spéciale. Chaque règle doit être étudiée attentivement, en relation avec les références scripturaires, afin que l’étudiant de la Bible en reçoive les plus grands bienfaits.

   1. Chaque parole doit avoir un rapport approprié avec le sujet présenté dans la Bible. Matthieu 5 : 18

   2. Toute Ecriture est nécessaire, et peut être comprise par une étude et une application diligentes. 2 Timothée 3 : 15-17

   3. Rien de ce qui est révélé dans les Ecritures ne peut ni ne saura être caché aux yeux de ceux qui demandent avec foi, sans douter. Deutéronome 29 : 29 ; Matthieu 10 : 26-27 ; 1 Corinthiens 2 : 10 ; Philippiens 3 : 15 ; Esaïe 45 : 11 ; Matthieu 21 : 22 ; Jean 14 : 13-14 ; 15 : 7 ; Jacques 1 : 5, 6 ; 1 Jean 5 : 13-15.

   4. Pour comprendre une doctrine, prenez tous les textes en rapport avec le sujet que vous souhaitez connaître ; laissez ensuite parler chaque texte, et s’il vous est possible de former une théorie sans contradiction, vous ne pouvez être dans l’erreur. Esaïe 28 : 7-29 ; 35 : 8 ; Proverbes 19 : 27 ; Luc 24 : 27, 44-45 ; Romains 16 : 26 ; Jacques 5 : 19 ; 2 Pierre 1 : 19-20.

   5. Les Ecritures doivent s’expliquer elles-mêmes, parce qu’elles sont une règle en elles-mêmes. Si j’ai besoin d’un enseignant pour me les expliquer et qu’il devine leur signification, ou qu’il désire l’expliquer en fonction du crédo de sa confession, ou selon sa propre sagesse, alors c’est son hypothèse, son désir, son crédo ou sa sagesse qui sont ma règle et non la Bible. Psaumes 19 : 7-11 ; 119 : 97-105 ; Matthieu 23 : 8-10 ; 1 Corinthiens 2 : 12-16 ; Ezéchiel 34 : 18-19 ; Luc 11 : 52 ; Malachie 2 : 7-8.

   6. Dieu a révélé les choses à venir, au moyen de visions, d’images et de paraboles. De cette manière les mêmes choses sont souvent répétées plusieurs fois, par différentes visions ou différentes images ou paraboles. Si vous souhaitez les comprendre, il vous faut les réunir. Psaume 89 : 20 ; Osée 12 : 10 ; Habakuk 2 : 2 ; Actes 2 : 17 ; 1 Corinthiens 10 : 6 ; Hébreux 9 : 9, 24 ; Psaume 78 : 2 ; Matthieu 13 : 13, 34 ; Genèse 41 : 1-32 ; Daniel 2, 7, 8 ; Actes 10 : 9-16.

   7. Les visions sont toujours mentionnées comme telles. 2 Corinthiens 12 : 1.

   8. Les images ont toujours une signification imagée, et sont souvent utilisées dans la prophétie pour représenter les choses futures, les temps et les événements – par exemple les montagnes symbolisent les gouvernements, les bêtes symbolisent les royaumes, les eaux symbolisent les peuples, les lampes symbolisent la Parole de Dieu, un jour symbolise une année. Daniel 2 : 35, 44 ; 7 : 8, 17 ; Apocalypse 17 : 1, 15 ; Psaume 119 : 105 ; Ezéchiel 4 : 6.

   9. Les paraboles sont utilisées comme comparaisons pour illustrer un sujet. Elles doivent être expliquées de la même manière que les images, par le sujet et la Bible. Marc 4 : 13.

   10. Les images ont souvent deux ou plusieurs significations ; par exemple le mot jour est utilisé dans un sens imagé pour représenter trois périodes de temps différentes :

- Indéfinie – Ecclésiastes 7 : 14

- Définie, un jour pour une année – Ezéchiel 4 : 6

- Un jour pour mille ans – 2 Pierre 3 : 8

   Si vous utilisez la bonne interprétation, le texte sera en harmonie avec la Bible et sera plein de sens, sinon, ce ne sera pas le cas.

   11. Comment savoir quand un mot est utilisé d’une manière imagée : s’il a du sens tel qu’il est, et n’est pas en opposition avec les simples lois de la nature, il doit être compris de manière littérale ; sinon, il faut le comprendre de manière imagée. Apocalypse 12 : 1, 2 ; 17 : 3-7.

   12. Pour comprendre la véritable signification des images, cherchez tous les textes bibliques où se trouve le mot imagé que vous souhaitez comprendre. Lorsque vous trouvez une explication, mettez-la en parallèle avec l’image, et si le texte est compréhensible, vous n’avez pas besoin de chercher plus loin ; sinon, continuez vos recherches.

   13. Pour savoir si un événement historique est la réalisation d’une prophétie : Si vous trouvez que chaque parole de la prophétie est accomplie de manière littérale (après que les images aient été comprises), vous pouvez comprendre que l’événement historique est réellement l’accomplissement prophétique. Mais si une seule parole n’est pas accomplie, il vous faut alors considérer un autre événement ou attendre son développement futur. Dieu prend soin pour que l’histoire et la prophétie s’accordent afin que le véritable enfant de Dieu qui croit ne soit pas honteux. Psaume 21 : 6 ; Esaïe 14 : 17-19 ; 1 Pierre 2 : 6 ; Apocalypse 17 : 17 ; Actes 3 : 18.

   14. La règle la plus importante de toutes est qu’il vous faut avoir la foi. Cette foi doit nécessiter un sacrifice, et si elle est éprouvée elle sera prête à délaisser tout ce qui nous est le plus cher ici-bas, le monde et ses désirs, caractère, vie, travail, amis, maison, biens et honneurs mondains. Si l’une de ces choses nous empêche de croire à l’une des Paroles de Dieu, notre foi est alors vaine. Nous ne pouvons pas croire tant que l’une de ces motivations reste tapie dans notre cœur. Nous devons croire que Dieu n’abandonnera jamais Sa Parole. Et nous pouvons être confiant dans le fait que Celui qui prend soin du moineau, et compte les cheveux de notre tête, gardera la traduction de Sa Parole et la protègera d’une enceinte fortifiée. Il saura aussi empêcher ceux qui se confient sincèrement en Dieu et placent leur foi en Sa Parole, d’errer loin de la vérité, même s’ils ne comprennent ni l’Hébreux, ni le Grec.

   Telles sont certaines des règles les plus importantes que la Bible m’invite à adopter et à suivre afin d’y trouver de la régularité. Et si je ne me suis pas grandement trompé, en agissant ainsi, j’ai trouvé dans la Bible, en son intégralité, l’un des livres les plus simples et intelligibles, contenant en lui-même la preuve de son origine Divine et plein de toute la science que nos cœurs aspirent à connaître ou à apprécier. J’ai découvert qu’il s’agit d’un trésor que le monde ne peut acheter. Elle donne une paix calme dans ce que l’on croit et une ferme espérance dans le futur. Elle soutient l’âme dans l’adversité, et nous enseigne à être humble dans la prospérité. Elle nous prépare à aimer et à être bon envers les autres, à réaliser la valeur d’une âme. Elle nous rend audacieux et vaillant pour la vérité, et arme le bras de courage pour s’opposer à l’erreur. Elle offre une arme puissante pour vaincre l’infidélité, et fait connaître l’unique antidote au péché. Elle nous instruit sur la manière dont sera vaincu la mort et comment les liens de la tombe doivent être brisés. Elle nous parle des événements futurs, et nous montre la préparation nécessaire pour y faire face. Elle nous donne la possibilité d’être en conversation avec le Roi des rois, et révèle le plus beau code légal jamais promulgué.

   Il ne s’agit que d’une vue bien affaiblie de ses valeurs ; et pourtant, combien d’âmes près de la mort la considère avec négligence, ou bien, et c’est aussi mauvais, la considère comme un mystère caché qui ne peut être compris. Oh, cher lecteur, faites-en votre principal sujet d’étude. Mettez-la à l’épreuve et vous verrez que c’est exactement comme je vous l’ai dit. Oui, comme la reine de Séba, vous direz qu’on ne vous en a dit que la moitié.[36]

   La théologie enseignée dans nos écoles est toujours fondée sur le crédo d’une confession de foi. Il se peut que cela soit bien de prendre un esprit neutre et de l’enseigner avec ce genre de chose, mais c’est la bigoterie qui règne finalement. Un esprit libre ne sera jamais satisfait des vues d’autrui. Si j’étais un enseignant en théologie et que je devais enseigner les jeunes, j’apprendrais tout d’abord à connaître leur capacité et leur esprit. S’ils étaient bons, je les ferai étudier la Bible pour eux-mêmes, et les enverrai dans le monde pour y faire du bien. Mais s’ils n’avaient pas d’esprit, je mettrai en eux l’esprit d’un autre, j’écrirai sur leur front « bigot », et les enverrai comme esclaves ! – Views of the Prophecies and Prophetic Chronology, p. 20-24.[37]

Appui Divin

   « Ceux qui s’impliquent dans la proclamation du message du troisième ange examinent les Ecritures en suivant le même plan adopté par le père Miller. Dans le petit livre « Vues sur les Prophéties et Chronologie Prophétique » le père Miller donne les règles suivantes, simples mais intelligentes, pour l’étude de la Bible et l’interprétation :

   « “1. Chaque parole doit avoir un rapport approprié avec le sujet présenté dans la Bible. 2. Toute Ecriture est nécessaire, et peut être comprise par une étude et une application diligentes. 3. Rien de ce qui est révélé dans les Ecritures ne peut ni ne sera caché aux yeux de ceux qui demandent avec foi, sans douter. 4. Pour comprendre une doctrine, prenez tous les textes en rapport avec le sujet que vous souhaitez connaître ; laissez ensuite parler chaque texte, et s’il vous est possible de former une théorie sans contradiction, vous ne pouvez être dans l’erreur. 5. Les Ecritures doivent s’expliquer elles-mêmes, parce qu’elles sont une règle en elles-mêmes. Si j’ai besoin d’un enseignant pour me les expliquer et qu’il devine leur signification, ou qu’il désire l’expliquer en fonction du crédo de sa confession, ou selon sa propre sagesse, alors c’est son hypothèse, son désir, son crédo ou sa sagesse qui sont ma règle et non la Bible.”

   « Ce qui précède est un extrait de ces règles ; et dans notre étude de la Bible, il serait bon que nous prenions tous en compte les principes présentés. »

(Ellen G. White, Review and Herald, 25 novembre 1884, toute mise en valeur ajoutée.)

   

Histoire pour les enfants

La perle du vieux pêcheur

par Samuel Grandjean (tous droits  réservés)

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

— Que c’est beau ! quelle splendeur !

— Et dire que bientôt nous ne verrons plus l’océan. Ah ! qu’il est dur de partir, après les belles années passées ici !

   Sur cette côte africaine, le coucher du soleil est chaque fois une merveille. Dans le ciel embrasé, on dirait une boule de feu qui lentement, à l’horizon, s’enfonce dans l’océan.

   Près de leur case plantée sous les palmiers, le missionnaire et sa femme se sont assis pour contempler, une fois encore, ce spectacle grandiose.

— C’est vrai que nous allons laisser ici beaucoup d’Africains devenus nos amis, mais les gens de la brousse ont aussi le droit de connaître l’Evangile. Il faut que nous allions vers eux ! Et là-bas, Dieu nous réserve certainement d’autres joies. Mais tu sais, c’est surtout pour le père Joé que je regrette de quitter ces lieux !

— Le père Joé ?

— Oui, le vieux pêcheur de perles. Plusieurs fois j’ai essayé de lui parler de Dieu, mais il n’a jamais voulu écouter. Comment saura-t-il tout ce que le Seigneur Jésus a fait pour lui ?

— Tiens, regarde ! le soleil a disparu. Il fera bientôt nuit.

— Allons ! Il faut que je finisse de nettoyer les fûts qui nous serviront de bagages !

   Plus le jour du grand départ approche, plus il y a du mouvement autour de la case des missionnaires. C’est quand un ami nous quitte qu’on sait vraiment combien on lui est attaché.

   Plusieurs Africains viennent prendre congé de leur cher frère blanc et de sa femme. Tous se sentent tellement redevables à ce couple qui leur a fait connaître la Bible, les a enseignés avec tant d’amour, leur apportant la bonne nouvelle du Sauveur.

   Certains indigènes arrivent avec toute la famille, et souvent aussi avec un cadeau pour leurs grands amis.

   Un matin, à pas lents, un vieil Africain se dirige vers la case des Blancs…

— Comment ? se dit le missionnaire en l’apercevant, il vient aussi, lui qui n’a jamais rien voulu savoir ?

— Ecoute ! explique bientôt le vieux pêcheur de perles, j’ai voulu te dire au revoir. Tu as été très bon pour toute la tribu, très très bon ! Alors… il faut que tu aies aussi un souvenir du père Joé !

   En disant cela, le vieillard tire de sa poche une petite boîte en carton. Un instant, il la regarde comme s’il s’agissait d’un objet de valeur, puis il la met résolument dans la main du missionnaire étonné. Le serviteur de Dieu est touché bien plus par la visite du Père Joé que par ce petit cadeau. De son cœur monte vers Dieu une prière silencieuse :

— Seigneur ! c’est sûrement ma dernière occasion de lui parler de toi. C’est peut-être sa dernière chance d’apprendre combien tu l’aimes. Oh ! emploie ce contact inattendu pour que le père Joé comprenne !

— Tu n’ouvres pas la boîte ? demande le vieux pêcheur, impatient de voir l’effet que fera son cadeau.

— Si, si… je me demande ce qu’elle peut bien contenir. Voyons…

   Délicatement, le missionnaire soulève le couvercle. Mais, surprise ! il ne voit qu’un vulgaire chiffon.

— Quelle drôle d’idée ! pensa-t-il, heureusement sans rien dire.

— Non, c’est dedans, c’est dedans ! interrompt le père Joé, mais… va doucement !

   Averti, le missionnaire fait très attention. Que découvre-t-il bientôt ? Une splendide perle !

— Oh ! quelle merveille ! s’exclame-t-il.

— Tu sais, explique le vieil Africain, moi, j’ai souvent plongé pour chercher des huîtres. J’ai trouvé beaucoup de perles. Maintenant, je ne peux plus, je suis trop âgé !

— Et c’est toi qui as pêché l’huître qui contenait cette magnifique perle ?

— Ah, non ! cette perle, ce n’est pas moi. Pourtant je l’ai toujours gardée précieusement. J’y tenais beaucoup, tu sais, mais je veux te la donner.

— Et pourquoi tenais-tu spécialement à cette perle, père Joé ?

— … A cause… à cause de mon fils !

— Comment ? Je ne comprends pas !

— Oh ! c’est une longue histoire.

— Alors viens t’asseoir dans la case, père Joé, et raconte, veux-tu ?

   Les deux hommes sont entrés. Ils sont bien mieux, à l’ombre, et plus tranquilles, dedans.

— Avant que tu viennes chez nous, raconte le vieux pêcheur, j’avais un fils. Il savait plonger aussi bien que moi Il était fort pour trouver les huîtres au fond de la mer. Nous partions ensemble, dans notre petite barque, toujours les deux.

   Et voilà : un jour, mon fils a plongé. C’était profond, très profond. Quand il est remonté, il m’a dit : « Il faut que je redescende, je ne suis pas arrivé tout en bas ! » Après un nouvel essai, il est revenu en surface, mais il n’avait pas encore réussi. Il a repris son souffle, puis il m’a dit : « Il faut que j’y arrive. J’ai vu une grosse huître. Je la veux, je l’aurai ! » Alors il a plongé une troisième fois. Moi, j’attendais dans la barque. La mer était toute calme, ce jour-là. A la surface de l’eau, je voyais monter des petites bulles : l’air qui s’était échappé des poumons du plongeur. C’était la preuve que tout allait bien. Mais tout à coup… plus rien ! Mon fils était descendu trop bas. Son corps n’avait pas pu résister à la pression de l’eau !

   Combien de temps j’ai attendu ? Je ne peux pas le dire. Dans des moments pareils, une minute paraît plus longue qu’une heure. Enfin, il est remonté à la surface. Seulement, j’ai tout de suite compris : c’était fini. Mais la main crispée de mon fils tenait l’huître. Et l’huître contenait la perle que je t’apporte !

   Dans la case, le père Joé s’est tu. L’histoire est finie.

   Le missionnaire, aussi ému que le vieil Africain, pose affectueusement la main sur l’épaule du père Joé.

— Merci, merci, mon ami ! Je la conserverai précieusement, cette perle. Je te le promets. Jamais je n’oublierai son histoire. Elle me fait penser à un autre fils. Il s’appelait Jésus. Un jour, il a quitté son Père dans la gloire du ciel pour descendre jusqu’au niveau des hommes. Il est venu parmi eux pour leur permettre un jour de monter jusqu’à Dieu. Il savait d’avance que ça lui coûterait la vie. Et c’est bien ce qui est arrivé Il avait accepté de faire tout cela pour nous, parce qu’il nous aimait. Mais je suis heureux de pouvoir te dire que Jésus a repris vie. Il est retourné au ciel où il attend tous ceux qui l’aiment et croient en lui.

   Tu sais bien, père Joé, que les huîtres ne sont jamais très belles, extérieurement. Mais le pêcheur ne s’occupe pas de ça. Il pense aux perles, lui.

   Nous ressemblons aux huîtres, nous autres. Et Dieu s’intéresse à nous. Il sait ce qu’il pourra faire en nous, si nous nous laissons trouver par lui. Regarde ! Il a transformé ma vie. Il m’a rendu heureux et même utile pour lui. Il peut faire la même chose avec toi, mon ami. Laisse-toi trouver par Dieu !

   C’est ainsi que le vieux pêcheur de perles a entendu et compris l’Evangile. Peu avant la fin de sa vie, il a cru en Jésus-Christ. Nous le verrons un jour dans le ciel, car la Bible nous parle d’une grande foule qui sera là, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue, pour toujours avec Dieu dans la gloire du ciel. Là, plus de larmes, plus de souffrances, plus de nuit. Que ce sera beau !

   Y seras-tu, toi ?

   Dieu a tout fait pour que tu puisses être sauvé. Mais maintenant, tout dépend de toi, seulement de toi. Que vas-tu décider ?

   « Crois au Seigneur Jésus », dit la Bible, « et tu seras sauvé. »

  

Coin Santé

Boulettes végétales et sauce spaghettis 

Boulettes

Ingrédients :

- 100 g de noix hachées

- 150 g de pain complet rassis haché

- 1 gros oignon coupé finement

- 375 de tofu écrasé ou mieux mixé en crème

- 30 g de farine complète

- 2 cuillères à soupe de levure maltée en paillettes

- 1-2 cuillères à soupe de persil haché

- 2 cuillères à soupe de sauce au soja

- 2 gousses d’ail hachées

- 10 feuilles de basilic frais hachées ou l’équivalent sec (3/4 cc)

- 1 cuillère à café (cc) de sel


Préparation :

- Préchauffer le four à 180°c

- Mettre tous les ingrédients dans un saladier et bien mélanger.

- Prendre une cuillère à soupe du mélange et former avec les mains une boulette de la taille d’une  noix. Placer sur une plaque allant au four.

- Faire ainsi jusqu’à ce que tout le mélange soit formé en boulettes.

- Faire cuire pendant 20 minutes à 180°c puis les tourner afin que l’autre côté des boulettes cuisent et laisser encore 20 minutes.

- Sortir les boulettes du four et les mettre dans un plat allant au four. ÉTEINDRE LE FOUR et placer le plat, recouvert d’une feuille de papier aluminium, dans le four pendant encore 30 minutes. S’assurer que le papier alu ne touche pas les boulettes. Agir ainsi donnera une belle couleur brune aux boulettes.


Sauce Spaghettis

Ingrédients :

- 2 gros oignons hachés finement

- 1 poivron rouge moyen coupé en petits cubes

- 3 grosses gousses d’ail coupées en tranches fines

- 1 petite aubergine coupées en petits cubes

- 1 poignée de tomates cerises ou 1 grosses tomates coupées finement

- 1 petit pot de tomates en conserves

- 2 cc de paprika

- 1 poignée de basilic frais haché finement ou 1 cc de basilic sec

- ½ cc d’origan en poudre

- 1 cc de miel ou de sirop d’agave

- sel (selon votre goût)

- 2 feuilles de laurier

Préparation :

- Dans une casserole huilée faire sauter les oignons jusqu’à ce qu’ils commencent à brunir.

- Ajouter l’ail et faire cuire 2 minutes. Ajouter ensuite le basilic et l’origan pour encore 2 minutes.

- Ajouter les feuilles de laurier, l’aubergine, le poivron et les tomates fraîches et laisser cuire jusqu’à ce que les légumes soient tendres.

- Ajouter les tomates en conserves coupées finement avec leur jus, le paprika, le sel et le miel ou le sirop d’agave. Bien mélanger et faire cuire jusqu’à ce que la sauce s’épaississe.

- Retirer les feuilles de laurier.

- Si vous souhaitez une sauce plus onctueuse mixer le mélanger au blender, sinon laisser comme cela.

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- Pour finir, faire cuire vos spaghettis pendant la préparation de la sauce, et les mettre dans les assiettes. Ajouter les boulettes chaudes. Verser par-dessus la sauce.

- Pour le coup d’œil, garnissez de feuilles fraîches de basilic.

 

Pour ceux qui comprennent l’anglais, voici le lien vers le site où j’ai trouvé cette recette:

http://livingonpulse.blogspot.fr




[1] Apoc. 12 : 7-9 « Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent »

[2] Jean 12 : 31 « Maintenant a lieu le jugement du monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. »

[3] Luc 9 : 51 « Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. » Matt. 16 : 21 « Dès lors, Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. »

[4] Jean 18 : 36 « Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas. » Matt. 16 : 23 « Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. »

[5] Luc 12 : 15 « Puis il leur dit : Gardez-vous avec soin de toute avarice ; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance. »

[6] Luc 17 : 20-21 « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. »

[7] 1 Jean 5 : 19 « Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. »

[8]  Dan. 2 : 40 « Il y aura un quatrième royaume, fort comme du fer ; de même que le fer brise et rompt tout, il brisera et rompra tout » Dan. 7 : 7 « Après cela je regardais pendant mes visions nocturnes, et voici, il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable, et extraordinairement fort ; il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait. »

[9] Jean 12 : 24 « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. »

[10] Apoc. 13 : 3, 4 « Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête. Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête ; et ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? »

[11] The Mind Game – Philip Day

[12] Ibid

[13] « Le fruit était très beau, et elle se demanda pourquoi Dieu leur avait défendu d’en manger. » (Patriarchs and Prophets, p. 54. Voir Patriarches et Prophètes, p. 31).

[14] Gen. 3 : 1 « Et il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez point de tous les arbres du jardin ? »

[15] Gen. 3 : 2, 3

[16] NT : Voir Patriarches et Prophètes, p. 33.

[17] Gen. 3 : 4, 5

[18] « Ici le père des mensonges fit cette assertion en contradiction directe avec la parole expresse de Dieu. Satan assura Eve qu’elle était créée immortelle, et qu’il n’y avait aucune possibilité qu’elle meure. » Confrontation, p. 13.

[19] Ps. 11 : 3 « Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il ? »

[20] Rom. 1 : 21, 22 « Ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous. »

[21] Matt. 6 : 30-33 « Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus  forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Luc 12 : 6, 7 « Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? Cependant, pas un d’eux n’est oublié devant Dieu. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux. »

[22] « Nimrod fut celui qui suscita en eux un tel affront et un tel mépris de Dieu. Il était le petit-fils de Cham, le fils de Noé, un homme effronté, ayant une grande force de mains. Il les persuada de ne pas l’attribuer à Dieu [la force], comme si leur bien-être provenait de Lui, mais de croire que c’était leur propre courage qui leur procurait le bonheur. Graduellement, il transforma en tyrannie le gouvernement, ne voyant aucun autre moyen pour détourner les hommes de la crainte de Dieu que de les amener à une dépendance constante de sa puissance. » Antiquities book 1, chap. 4, par. 2, italiques ajoutés.

« L’âme de l’homme est immortelle et impérissable. » Platon

La conception Védique du monde voit un véritable principe divin, se projetant lui-même comme une parole divine, « enfantant » le cosmos que nous connaissant à partir du Hiranyagarbha moniste ou Matrice d’Or. http://www.0rig.in/cosmology/cosmology.htm

« Nous pouvons prouver que l’âme de l’homme est immortelle parce que les actions intelligentes de l’homme sont spirituelles ; ainsi, son âme doit être un être spirituel. » www.truecatholic.org

[23] Les principes du royaume de Satan se trouvent cristallisés dans cette maxime souvent répétée : « Fait ce que tu veux, telle est l’essence de la loi » www.dowhatthouwilt.com, ; wikipedia, http://www.en.wikipedia.org/wiki/Thelema

[24] Rom. 1 : 30 « Médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents. »

[25] Ez. 28 : 16 « Par la grandeur de ton commerce tu as été rempli de violence, et tu as péché. » Luc 12 : 18, 19 « Voici, dit-il, ce que je ferai : j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens ; et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et te réjouis. » Marc 4 : 19 « Les soucis du siècle, la séduction des riches et l’invasion des autres convoitises, étouffent la parole, et la rendent infructueuse. » Luc 18 : 24 « Jésus, voyant qu’il était devenu tout triste, dit : Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »

[26] NT : En Français, Education p. 29.

[27] 1 Chr. 29 : 14 « Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons. »

[28] V. Norskov Olsen, Myth and Truth Church, Priesthood and Ordination (Riverside, CA : Loma Linda University Press, 1990), p. 8. Le Dr. Olsen parle en termes de l’alliance de la vie.

[29] « L’organisme physique de l’homme est supervisé par Dieu ; il ne s’agit pas d’une horloge qui, mise en mouvement, marche toute seule. Le cœur bat, une pulsation après l’autre, une respiration après l’autre, le tout sous la direction divine. « Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. » (1 Corin-

thiens 3 : 9). En Dieu nous avons la vie, le mouvement et l’être. Chaque pulsation, chaque respiration,  est le fruit du souffle que Dieu a fait entrer dans les narines d’Adam, la respiration du Dieu omniprésent, le grand JE SUIS. » (Messages Choisis, vol. 1, p. 346).

[30] « Le monde naturel ne possède, en lui-même, aucune puissance, si ce n’est celle que Dieu lui procure. » (Selected Messages, book 1, p. 293).

[31] NT : En Français, Education, p. 111.

[32] NT : En Français, Education, p. 37.

[33] Ps. 36 : 10  « Car auprès de toi est la source de la vie ; par ta lumière nous voyons la lumière. » Voir aussi Jér. 2 : 13

[34] « C’est de Dieu qu’un artiste humain reçoit son intelligence. Ce dernier peut amener son œuvre à la perfection uniquement en utilisant les matériaux déjà préparés pour son œuvre. Il lui serait impossible, avec sa puissance finie, de créer ou de fabriquer les matériaux nécessaires à la réalisation de son but si le Grand Concepteur ne le précédait pas, lui donnant tout d’abord les éléments nécessaires à son imagination.

« Le Seigneur Dieu commande et les choses existent. Il était le premier concepteur. Il n’est pas dépendant de l’homme, mais appelle gracieusement l’attention de l’homme, et coopère avec lui dans des desseins progressifs et élevés. Ensuite, l’homme reçoit toute la gloire pour lui-même, et est porté aux nues par ses frères les hommes comme un génie remarquable. Il ne regarde pas plus haut que l’homme. La raison première est oubliée. » (Selected Messages, book 3, p. 311).

[35] Rechercher activement une relation avec une personne en dehors du mariage bloque l’amour venant de Dieu. Un adultère commis brise la loi de Dieu, ce qui coupe le flot d’amour provenant de Dieu.

[36] N.D T. Voir 1 Rois 10 : 1-10

[37] Vues sur les prophéties et chronologie prophétique, p. 20-24