Vol.4 - Juillet 2012

 

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champ avec des coquelicots 

 « Que tes œuvres sont en grand nombre, Ô Eternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse, La terre est remplie de tes biens.» Psaume 104 : 24

 

Table des matières 

Editorial - Satan et l’Etoile du Matin

Etude Biblique - les autorités supérieures

Le Re-baptême par James White

Le retour d’Elie, chapitre 2, par Adrian Ebens

Histoire pour les enfants - Mlle Ahn

Coin Santé

 

Editorial

« Moi, JESUS, j’ai envoyé mon ange pour attester ces choses dans les Eglises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’ETOILE BRILLANTE DU MATIN. » Ap. 22 : 16.

   Chers amis,

   L’horloge des temps est très avancée dans le calendrier de l’humanité et Jésus, le seul Fils engendré de Dieu, a toujours été la cible de l’ange déchu que nous appelons Satan, le chef de l’armée des ténèbres.

   Afin de faire taire Jésus, Satan cherche continuellement à semer la confusion dans l’esprit des gens, pour qu’ils ne soient plus à même de faire la différence entre lui-même et le seul Fils engendré de Dieu, Jésus-Christ :

   « Les anges furent expulsés du ciel parce qu’ils ne voulaient pas travailler en harmonie avec Dieu. Ils tombèrent de leur haute position parce qu’ils voulaient être exaltés. Ils en étaient arrivés à s’exalter eux-mêmes, et ils oublièrent que la beauté de leur personne et de leur caractère leur venait du Seigneur Jésus. Ce fait, les anges [déchus] cherchaient à l’obscurcir, que Christ était le seul Fils engendré du Père, et ils en vinrent à considérer qu’ils n’avaient pas besoin de consulter Christ. » Ellen G. White, This Day With God, p. 128

   Comme je l’ai expliqué dans mon dernier article, Satan cherche à obscurcir la véritable identité du Fils engendré de Dieu, afin de se justifier dans sa jalousie du Fils. Satan n’était pas le Fils engendré du Père, mais créé de Dieu par Jésus Son Fils, et donc d’une nature inférieure à celle partagée par le Père et Son Fils.

   Voyez-vous, s’il est vrai qu’il y a eu un temps où Satan était un ange de lumière, ce temps est révolu depuis longtemps. Rempli de fureur et de haine, il cherche à ternir tout ce qui représente Jésus. Pour cela, il utilise deux méthodes :

⁃    1) Attribuer ses propres titres et attributs à Jésus.

⁃    2) S’attribuer les titres et les attributs qui appartiennent à Jésus seuls.

   En d’autres termes, il prend l’apparence d’un ange de lumière et cherche à présenter Jésus comme un ange des ténèbres. Il peut même faire ces deux choses en même temps, comme nous le verrons plus tard.

   Un frère est récemment venu me voir, attristé suite à un exposé d’après lequel l’un des titres de Satan serait « l’Etoile du Matin ». Ce frère bienveillant craignait que cet exposé ne fasse du tort à notre œuvre et à notre influence, et voulu manifester sa sympathie envers nous en me disant combien il aime lire « Etoile du Matin ». J’ai apprécié cette marque d’attention, mais s’il est vrai que notre influence pour la vérité nous tient à cœur, Jésus lui-même se voit usurper l’un de ses plus beaux titres par le grand adversaire. N’est-ce pas là quelque chose d’encore bien plus grave ?

   Mais heureusement, Jésus est plus fort que Satan. Il a clairement énoncé : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour attester ces choses dans les Eglises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. » Ap. 22 : 16.

   Satan peut hurler nuit et jour qu’il est lui-même l’Etoile du Matin, cela n’y changera rien. S’il est vrai qu’il fut un jour rxS Nb llyh – helel ben shakharASTRE FILS DE L’AUBE (Esaïe 14 : 12), il n’a jamais eu le titre d’Etoile du Matin, titre qui appartient exclusivement à Jésus. Réjouissons-nous donc, car nous ne faisons que marcher sur les traces de Jésus-Christ, lui qui fut accusé de faire tous ses miracles par Béelzébul, le prince des démons !

   Dieu notre Père est un Dieu sage et intelligent, il n’a jamais eu l’idée de donner le même titre à Jésus, Son seul Fils engendré, et à l’ « astre, fils de l’aube », le « chérubin protecteur » dont il est question dans Ezéchiel 28 : 14. Par contre, depuis sa chute, Satan a toujours cherché à ternir l’identité de Jésus en usurpant le nom de Dieu. Ainsi, il a poussé certains traducteurs à traduire « fils de l’aube » par « étoile du matin ». Ces personnes, dont Luther lui-même fait partie, étaient peut-être bien intentionnées, mais elles ont commis une grave erreur en accordant à Satan l’un des titres appartenant à Jésus seul.

   Voyons d’un peu plus près le texte d’Esaïe 14 : 12 qui relate métaphoriquement l’origine de Satan sous les traits du roi de Babylone. Esaïe a prophétisé sur le roi de Babylone, mais le roi humain mentionné n’est que le type spirituel de Satan, le diable. Satan en hébreu veut dire adversaire et désigne ce qu’il représente aux yeux de Dieu et de son peuple.

   Son nom propre d’origine nous est révélé par les Ecritures, qui nous donnent des informations sur sa véritable nature. Voyons ensemble ce que la Bible nous enseigne à son sujet :

Esaïe 14 : 11 Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts, avec le son de tes luths ; sous toi est une couche de vers, et les vers sont ta couverture. 12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, toi, le vainqueur des nations ! 13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, à l’extrémité du septentrion ; 14 je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut. 15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse. (LS)

   La traduction française de Louis Segond ne restitue de loin pas la profondeur des révélations faites dans ce texte. Comme il y a beaucoup à dire, intéressons-nous tout d’abord au nom de Satan avant sa chute, ce qui expliquera déjà beaucoup de chose.

   rxS Nb llyh – (helel ben shakhar) – ASTRE FILS DE L’AUBE

   Esaïe 14 : 12. Quoi, tu tombes des ciels, astre, fils de l’aube ! Tu es broyé à terre, vainqueur des nations ! (Chouraqui).

   Le vrai nom biblique de Satan avant sa chute est couramment traduit par "astre brillant fils de l’aurore".
 Pourquoi astre ? car « llyh - helel » est une forme construite à partir de la racine llh « briller, rayonner », dont le sens le plus proche donnerait un astre. C’est aussi le nom de la planète Vénus en hébreu.
 De nos jours, Vénus est également connu sous les noms d’étoile du berger, d’étoile du soir et d’étoile du matin car hormis la lune, c’est le premier astre visible le soir ainsi que le dernier astre visible le matin. Mais ces appellations sont d’origine culturelles et non bibliques, elles n’ont donc aucun poids lorsqu’il s’agit de sonder les Ecritures pour y trouver le sens biblique de « llyh – helel ».

   Tout d’abord, spécifions qu’il s’agit d’une planète, et non d’une étoile : Vénus est une des huit planètes du Système solaire, la deuxième par ordre d’éloignement du Soleil.

   Traduire helel par « astre brillant » est donc un excès de zèle, surtout si l’on complète le nom de Satan par « fils de l’aurore », comme c’est souvent le cas. En effet, c’est de l’aube dont le texte fait mention. Or, l’aube est une lumière pâle et diffuse qui n’a rien de brillante. Au contraire, shakhar a pour racine rxS, qui veut également dire "obscurité" ! Car l’aube désigne la fin de la nuit et le début du jour naissant. L’aube est le reste de la nuit, elle annonce le lever du soleil :

- L’aube est le moment où le ciel blanchit à l’est. Il s’agit des premières lueurs du jour qui apparaissent environs 1h30 avant le lever du soleil.

- L’aurore succède à l’aube et correspond au moment où le jour pointe à l’horizon, juste avant le lever du soleil. (Wikipédia)

   Dans la Vulgate, le catholique « St » Jérôme de Stridon traduisit helel en latin par « Lucifer », le « porte-lumière », alors qu’il ne s’agit que de Vénus, la deuxième planète du système solaire, visible uniquement après que le soleil, notre étoile, se soit couché à l’orient. Vénus peut alors être observé toute la nuit, jusqu’à l’aube. Mais dès l’aurore, alors que le soleil va se lever, la clarté de cet astre disparaît devant celle du soleil, Jésus, l’Etoile Brillante du Matin.

- L’aube, correspond à Vénus, l’astre du crépuscule, de la nuit et de l’aube. Satan était l’astre, fils de l’aube. Un reflet de la lumière de Jésus.

- L’aurore correspond au Soleil, l’étoile brillante de l’aurore, du matin et du jour. Jésus est Le Soleil de Justice, l’Etoile Brillante du Matin.

   Il est intéressant de remarquer que contrairement à une étoile au sens propre, Vénus ne diffuse aucune lumière, elle ne fait que refléter la lumière du soleil. S’il est vrai que c’est la planète la plus lumineuse du système solaire, cet astre est à tord considéré comme une « étoile » car il n’a aucune lumière de lui-même. Ainsi, tout comme Vénus, le « fils de l’aube », aujourd’hui Satan, n’a jamais diffusé de lumière propre, même avant sa chute. C’est la raison pour laquelle il fut jaloux de Jésus, l’Etoile brillante du Matin, le seul à avoir reçu du Père le privilège d’avoir « la vie en lui-même » :

« Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi, il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même. » Jean 5 : 26.

   Mais pour vous, qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes ; Vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d’une étable. (Malachie 4 : 2)

   L’étoile du matin est le symbole de l’autorité royale sur les nation, symbolisé par le soleil pourpre qui se lève tôt le matin juste avant que ne vienne la pleine lumière du jour, et que l’on nomme « l’aurore ». L’étoile pourpre, le soleil levant, est l’apanage du seul Fils engendré de Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, Oint de Dieu et Messie d’Israël, Lumière du monde, Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

   Dans les écrits de sœur White, ce titre glorieux n’est jamais attribué à Satan, car la messagère du Seigneur est inspirée de Dieu et il n’y a point de mensonge dans sa bouche. Dans ses écrits, ce titre est directement attribué à Jésus-Christ. Edson White, le plus jeune fils de Sœur Ellen, dirigea un bateau missionnaire sur le Mississipi qu’il appela « Morning Star » (« Étoile du Matin »). Ainsi, nous avons choisi le nom d’ « Etoile du Matin » non seulement pour mettre Jésus à la première place, mais également en mémoire de ce beau projet missionnaire tenu par Edson.

   Alors, pour ceux d’entre nous qui sommes attristés lorsque nous lisons ou entendons que « Etoile du Matin » est l’un des titres de Satan le grand adversaire, levons nos têtes et réjouissons-nous : il n’en est rien ! L’Etoile du Matin est peut-être le titre de Satan dans son esprit et celui de ses disciples, mais Jésus, notre Soleil de Justice, a vaincu Satan et tous ses anges à la croix du Calvaire. Bientôt, très bientôt, ils auront leur rétribution. En attendant, n’oublions pas de faire des réserves d’huile, de peur qu’au retour de Jésus, nous soyons trouvés légers. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir afin d’être acceptés au banquet des noces de Jésus, l’ETOILE BRILLANTE DU MATIN !

   Nous prions pour que vous soyez bénis par la lecture de ces quelques articles que nous vous proposons, et qu’ainsi, vous abandonnant à l’influence de l’Esprit de Dieu, votre réserve d’huile puisse augmenter.

En Jésus-Christ, le seul Fils engendré de Dieu notre Père,

Lui qui n’a pas eu honte de nous appeler Ses frères,

Marc et Elisabeth.

  

Les autorités supérieures

1. Par qui les autorités supérieures sont-elles instituées ?

Romains 13 : 1 Il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu.

2. Qui doit se soumettre aux autorités supérieures ?

Romains 13 : 1 Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.

3. A quoi résiste celui qui résiste à l’autorité ?

Verset 2 C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi.

NOTE – Il est question ici de ceux qui résistent au gouvernement lui-même, des partisans de l’anarchie et de la confusion, de ceux qui s’opposent à l’exécution régulière des lois. Il est entendu cependant que ces lois ne doivent pas être de nature à violer les droits de la conscience.

4. Quelle est, selon l’Ecriture, la sphère d’action légitime de l’autorité civile ?

Verset 3 Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter.

5. Pour qui la loi est-elle faite ?

1 Timothée 1 : 9 Nous savons bien que la loi n’est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles.

6. Comment les chrétiens sont-ils exhortés à respecter l’autorité civile ?

Tite 3 : 1 Rappelle-leur d’être soumis aux magistrats et aux autorités, d’obéir, d’être prêts à toute bonne œuvre.

1 Pierre 2 : 13-17 Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien…Honorez tout le monde ; aimez les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.

Romains 13 : 6-7 C’est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction. Rendez à tous ce qui leur est dû : l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur.

7. En quels termes le Christ montre-t-Il qu’il convient de distinguer le royaume de Dieu de celui de César ?

Matthieu 22 : 21 Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

8. Qui seul doit être adoré ?

Matthieu 4 : 10 Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9. Avant de quitter ses disciples, quel ordre le Christ leur donna-t-Il ?

Marc 16 : 15 Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.

10. Par contre, qu’est-ce que le sanhédrin leur interdit ?

Actes 4 : 18 Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus.

11. Que répondirent Pierre et Jean ?

Actes 4 : 19, 20 Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu.

12. Les apôtres ayant continué à prêcher, qu’est-ce que les chefs des Juifs leur firent ?

Actes 5 : 17, 18 Cependant le souverain sacrificateur et tous ceux qui étaient avec lui, savoir le parti des sadducéens, se levèrent, remplis de jalousie, mirent la main sur les apôtres, et les jetèrent dans la prison publique.

13. Que fit alors un ange de Dieu ?

Actes 5 : 19, 20  Mais un ange du Seigneur, ayant ouvert pendant la nuit les portes de la prison, les fit sortir, et leur dit : Allez, tenez-vous dans le temple, et annoncez au peuple toutes les paroles de cette vie.

NOTE – Ce fait montre que les hommes n’ont pas le droit d’empêcher le libre exercice de la religion et que lorsque les lois des hommes sont en contradiction avec la Parole de Dieu, il faut obéir à cette dernière quelles qu’en soient les conséquences.

14. Lorsque les apôtres furent appelés de nouveau devant le sanhédrin, que leur dit le grand prêtre ?

Actes 5 : 28 Ne vous avons-nous pas défendu expressément d’enseigner en ce nom-là ? Et voici, vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement, et vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme !

15. Que répondirent les apôtres ?

Verset 29 Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.

16. Dans le domaine religieux, à qui seulement chacun devra-t-il rendre compte ?

Romains 14 : 12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

17. Devant qui donc, sommes-nous responsables en matière de foi et de culte ?

Romains 14 : 4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître.

18. Où devrons-nous tous comparaître pour rendre des comptes ?

2 Corinthiens 5 : 10 Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

NOTE – Puisque la religion est une question individuelle et que chacun doit rendre compte à Dieu, il en résulte que dans les questions religieuses il ne devrait y avoir ni contrainte ni obligation d’origine humaine.

19. Qui a institué le Sabbat ?

Exode 20 : 11 Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et Il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du [Sabbat] et l’a sanctifié.

20. A qui le Sabbat appartient-il ?

Verset 10 Le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu.

21. A qui donc l’observation du Sabbat doit-elle être offerte ?

Marc 12 : 17 Alors Il leur dit : Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

NOTE – Lorsque les hommes font des lois sur le jour du repos, ils exigent que l’observation du Sabbat soit offerte au gouvernement ou peut être indirectement à Dieu par le gouvernement, ce qui revient au même.

22. Comment Dieu veut-Il que nous observions le Sabbat ?

Exode 20 : 8 Souviens-toi du jour du Sabbat pour le sanctifier.

23. Quel est l’un des buts que Dieu se propose en prescrivant l’observation du Sabbat ?

Lévitique 23 : 3 On travaillera six jours ; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c’est le sabbat de l’Eternel, dans toutes vos demeures.

24. Le Sabbat étant saint, devant être sanctifié et devant comporter une sainte convocation, quel doit être son caractère ?

Il doit être religieux.

25. Lorsque l’Etat promulgue des lois religieuses qu’est-ce qui se produit ?

Il se produit une union de l’Eglise et de l’Etat.

27. Quel a été le résultat constant de la législation religieuse ou d’une union de l’Eglise et de l’Etat ?

Il en est toujours résulté l’intolérance religieuse et la persécution.

28. Comment les Juifs traitèrent-ils Jésus sous prétexte qu’Il n’avait pas observé le Sabbat selon la coutume ?

Jean 5 : 16 C’est pourquoi les Juifs persécutaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat. (Version Crampon)

29. Que conclut l’apôtre Paul après avoir indiqué la manière dont Isaac, le fils de Sara, avait été traité par Ismaël, le fils de l’esclave ?

Galates 4 : 29 Et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant.

30. Quels autres exemples de persécution mentionnés dans la Bible démontrent que Paul avait raison ?

a. Les fils envieux de Jacob persécutèrent Joseph, qui craignait Dieu. Genèse 37 ; Actes 7 : 9.

b. Les Egyptiens idolâtres persécutèrent les Hébreux qui adoraient le vrai Dieu. Exode 1-5.

c. Saül, qui désobéissait à Dieu, persécuta David qui craignait Dieu. 1 Samuel 15, 19, 24.

d. Israël, pendant son apostasie, persécuta Elie et Jérémie, deux prophètes de Dieu. 1 Rois 19 : 9, 10 ; Jérémie 36 : 20-23 ; 38 : 1-6.

e. Nébucadnetsar pendant qu’il était idolâtre persécuta les trois jeunes Hébreux parce qu’ils avaient refusé d’adorer une idole. Daniel 3.

f. Au temps de Darius, les princes jaloux et idolâtres persécutèrent Daniel parce qu’il avait osé prier le Dieu des cieux. Daniel 6.

g. Les meurtriers du Christ persécutèrent les apôtres parce qu’ils prêchaient le Christ. Actes 4, 5.

h. Paul, avant sa conversion, persécuta l’Eglise de Dieu. Actes 8 : 1 ; 9 : 1 ; 22 : 4, 5, 20 ; 26 : 9-11 ; Galates 1 : 13 ; 1 Timothée 1 : 12, 13.

31. Selon l’affirmation de Paul, qui sera persécuté ?

2 Timothée 3 : 12 Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés.

32. Qu’est-ce qu’il faut pour que de grandes persécutions religieuses se produisent ?

Il faut que le pouvoir ecclésiastique domine le pouvoir civil ou, en d’autres termes, qu’il se produise une union de l’Eglise et de l’Etat.

33. Au nom de quel principe les hommes persécuteront-ils les disciples du Christ ?

Jean 16 : 1, 2 Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. Ils vous excluront les synagogues ; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu.

34. Que dit le Christ de ceux qui sont persécutés pour la justice ?

Matthieu 5 : 10-12 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous tout sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. (Voir Apocalypse 2 : 10 ; 6 : 9-11.

35. Quel est le précepte divin qui, accepté et obéi, supprimerait l’oppression et la persécution ?

Matthieu 22 : 39 Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Matthieu 7 : 12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux.

36. Qu’est-ce que l’amour ne fait pas ?

Romains 13 : 10 L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi.

 

Le Re-baptême

   Cela signifie être baptisé à nouveau. Nous allons chercher à prouver que cela est juste dans certains cas. Je ne me réfère pas à ces personnes qui ont été aspergées ou sur la tête desquelles on a répandu de l’eau ; car elles n’ont jamais été baptisées.

   Nous croyons vraiment qu’une seule immersion est suffisante lorsqu’elle est administrée à, et par la bonne personne, au bon moment. Mais ils sont nombreux à rejeter l’idée du re-baptême, certains insistant qu’un seul baptême est suffisant quelles que soient les circonstances alors que d’autres rejettent le terme disant que si toutes les circonstances ne sont pas bonnes, il n’y a pas eu de baptême du tout. Ils pensent que tant qu’ils n’ont pas été baptisés en bonne et due forme, en respectant tous les détails, ils n’ont pas été baptisés. Cela est un simple déni du terme, tout en soutenant fortement le re-baptême. Je rejetterais cette dernière position comme étant entièrement fausse.

   Au premier siècle, il y avait deux baptêmes, tous deux approuvés du Ciel. Pourquoi pas deux au dix-neuvième siècle ? « Le baptême de Jean venait-il du Ciel ou des hommes ? » La réponse de tout cœur chrétien est du Ciel ! Jean était rempli du Saint-Esprit. Christ a dit de lui : « Il n’y a pas de plus grand prophète. » L’homme qui baptisait ainsi était juste, et est venu au bon moment. Et les candidats qui se présentaient au baptême de Jean ayant confessé leurs péchés étaient de bons sujets.

   Seulement six mois plus tard s’est présenté un autre dirigeant, dont l’administration demandait un autre baptême. Il s’agissait du Fils de Dieu. Par la suite la question fut demandée : « De quel baptême avez-vous alors été baptisés ? Et ils répondirent, ‘Du baptême de Jean’ ».  Alors « ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus ». Aucune de ces immersions n’était mauvaise. La dernière fut un re-baptême, à moins de pouvoir prouver que le baptême de Jean n’était pas du Ciel. Ils eurent tous les deux lieu au bon moment. Les deux dirigeants étaient envoyés du Ciel, et les candidats étaient dans une situation correcte et appropriée. Et ici, je ferais la remarque suivante : ils furent immergés les deux fois pour la même chose, c’est-à-dire la résurrection des morts, d’abord de Christ, deuxièmement de tous ceux qui seraient à Christ à sa venue. Ils se firent baptiser une première fois avant la résurrection, et une seconde fois après la résurrection. Une immersion s’est faite dans l’attente fervente de la résurrection, l’autre dans la foi en un Jésus ressuscité.

   Ayant établi le fait que les mêmes personnes ont reçu deux baptêmes au premier siècle, provenant tous deux du Ciel et honorés de ce dernier, je poserais la question : ne pourrait-il pas y avoir des circonstances demandant un re-baptême au dix-neuvième siècle ? La meilleure façon de répondre à cela serait de comparer les circonstances en rapport avec l’Adventisme du Septième Jour et le baptême, avec les circonstances de ceux qui se firent immerger deux fois pendant le premier siècle.

   1. Certains d’entre nous n’étaient pas préparés. Nous avons été enterrés vivants. Eux étaient préparés, Jean étant leur juge d’aptitude.

   2. Des mains impures ont plongé certains d’entre nous dans l’eau. Ces hommes avaient des mains et des cœurs purs.

   3. Certains d’entre nous ne savaient pas pourquoi ils étaient baptisés. Le pasteur a dit que nous devions le faire, et nous avons donc obéi. S’il nous avait dit que c’était l’antitype de la circoncision, ou que cela commémorait la crucifixion, nous l’aurions cru. Les enseignements particuliers des apôtres donnaient la vraie raison, et les croyants savaient pourquoi ils étaient baptisés.

   4. Pour certains d’entre nous, les administrateurs étaient des hommes d’intempérance et de convoitise. Ils étaient esclaves du tabac, du thé, et du café. La vie de Jean était une vie de tempérance. Sa nourriture était composée de sauterelles et de miel sauvage. Dans certains cas, les administrateurs Babyloniens modernes du baptême ont été le mari de deux femmes, vivant dans la transgression du septième précepte de la loi morale, respectant l’alliance du mariage uniquement dans sa forme, et cela très superficiellement. Jean était un homme de Dieu tempérant, pur et chaste. Il a été décapité pour avoir repris Hérode au sujet de son union illicite avec la femme de son frère Philippe.

   5. Certains de ceux qui baptisent actuellement ont non seulement été en faute alors qu’ils ont pratiqué l’ordonnance solennelle au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, mais étaient à ce moment également en guerre avec des vérités aussi vitales que la pureté de la Bible et les dons de l’église. Leurs principaux messages consistaient à se justifier dans l’emploi du tabac, à combattre les dons, et à faire circuler des rapports mensongers au sujet des Adventistes du Septième Jour. Ils étaient alors les serviteurs du Diable, en rébellion contre l’œuvre de Dieu, et se préparaient à sa colère. Le baptême fait par de tels hommes est aussi dépourvu de valeur que s’il était administré par Simon Margus ou Jeff Davis.

   Jean était éprouvé dans toute la vérité, rempli de l’Esprit, et en harmonie avec l’œuvre de Dieu. Le re-baptême était-il juste au premier siècle ? Si oui, il est doublement nécessaire dans les situations que j’ai mentionnées.

   Notez que ces personnes marchaient dans la pleine lumière lors de leurs deux immersions. Elles ont seulement avancé d’une lumière à une lumière plus grande. Dans notre cas, la plupart d’entre nous étions dans les ténèbres, vêtus d’habits Babyloniens, voir de vêtements plus souillés encore. Nous marchions dans une mauvaise direction. La vérité nous a arrêté, nous a fait changer de cap, nous a dévêtus et lavés. Si deux baptêmes furent nécessaires il y a dix-huit siècles, pour des hommes qui marchaient dans la pleine vérité, combien plus encore sont-ils requis dans les cas décrits plus-hauts !

   Mais j’ai réservé mon meilleur argument pour la fin. Dans l’épître aux Romains, l’apôtre illustre la condition pour le baptême par la mort, et le baptême par l’ensevelissement après la mort. Certains croyants dans le troisième message expérimentèrent un changement avant de l’avoir entendu, ce que l’on pourrait appeler une mort ; mais furent entièrement mis à mort au moment où elles reçurent le troisième message. Ils étaient morts. Etaient-ils d’une certaine manière déjà morts plus tôt ? Ils l’étaient à présent cent fois plus. Avaient-ils besoin d’un ensevelissement auparavant ? Ils en ont à présent cent fois plus besoin.

   Si quelqu’un refusait l’ensevelissement à un mort, on le considérerait comme méchant. Mais nous avons là des hommes et des femmes qui ont été mis à morts par la puissance de la vérité présente. Le grand couperet de Dieu les a entièrement libéré de la dépendance et de tout espoir terrestre. Ils sont morts. Et qui leur interdirait l’eau afin qu’ils n’aient pas un ensevelissement ?

   Encore une fois, certains de ceux qui sont à présent forts dans la vérité sont, depuis qu’ils ont été baptisés, retournés à leurs anciennes voies, plus loin dans le péché qu’avant. Depuis leur apostasie, ils se sont repentis comme jamais auparavant, et ont été… non, ils n’ont pas été baptisés. Ils reviennent de leur apostasie pour être baptisés, et associent cette démarche à leur repentance et à leur foi au message du troisième ange. Se sont-ils repentis lorsqu’ils ont pour la première fois cédé aux exigences de l’évangile ? Si tel est le cas, leur coupe de repentance était cent fois plus amère lorsqu’ils entendirent le troisième message. Ont-ils alors exercé leur foi dans le Sauveur ? Lorsque la foi et l’espérance en un Rédempteur à venir pour restaurer toutes choses s’est emparée d’eux, et qu’ils virent par la lumière du sanctuaire céleste et le troisième message de la grande œuvre de préparation pour cet événement, leur foi se saisit des choses tangibles avec une clarté et une force cent fois supérieures à celles de leur ancienne foi. Et maintenant, que faudrait-il faire ? leur dire qu’ils doivent arrêter là leur foi ? A leur première conversion, l’ordre des événements était, repentez-vous, croyez et soyez baptisé. Lors de leur seconde conversion, l’ordre est la repentance, la foi, et… ?

   Mais peut-être dira-t-on que si le baptême devrait suivre la foi et la repentance deux fois, il pourrait très bien le faire dix fois. Pourquoi pas ? Mais devrions-nous être baptisés aussi souvent que nous péchons ? Si nous péchons au point de perdre notre foi, l’apostasie nécessitant une repentance profonde et une résurrection complète de la foi, il nous faut alors un baptême, serait-ce dix fois. Un pécheur est un pécheur, même si pendant son temps de grâce il devait, si cela était possible, revenir cent fois dans la faveur de Dieu, et reperdre cette faveur. Et si un pécheur a besoin de foi, de repentance et du baptême à un moment donné, il en a besoin à un autre. Si tous trois sont attendus de lui alors qu’il est une fois pécheur, deux tiers seront-ils suffisants lorsqu’ils sera une deuxième ou une troisième fois un pécheur ? Pour illustrer ce sujet, je vais introduire les paroles du prophète Ezéchiel, qui sont appropriées :

   « L’âme qui pêche, c’est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l’iniquité de son père, et le père ne portera pas l’iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, et ne mourra pas. Toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées ; il vivra, à cause de la justice qu’il a pratiquée. Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l’Eternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive ? »

   « Si le juste se détourne de sa justice et commet l’iniquité, s’il imite toutes les abominations du méchant, vivra-t-il ? Toute sa justice sera oubliée, parce qu’il s’est livré à l’iniquité et au péché ; à cause de cela, il mourra. Vous dites : La voie du Seigneur n’est pas droite. Ecoutez donc, maison d’Israël ! Est-ce ma voie qui n’est pas droite ? Ne sont-ce pas plutôt vos voies qui ne sont pas droites ? Si le juste se détourne de sa justice et commet l’iniquité, et meurt pour cela, il meurt à cause de l’iniquité qu’il a commise. Si le méchant revient de sa méchanceté et pratique la droiture et la justice, il fera vivre son âme. S’il ouvre les yeux et se détourne de toutes les transgressions qu’il a commises, il vivra, il ne mourra pas. » Ezéchiel 18 : 20 – 28.

   Les points intéressants ci-dessus sont :

1 - La personne qui pêche est exposée à la mort. Elle peut très bien être libre de tout péché aux yeux du Ciel, puis se positionner pour le service de Satan et recevoir la sentence de mort – l’âme qui pêche, c’est celle qui mourra. Nous ne voyons pas pourquoi cela ne serait pas vrai au-delà d’une douzaine de fois.

2 - La promesse de Dieu est certaine. « Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, et ne mourra pas. » Que l’apostat commun ne craigne donc pas de revenir. Il vivra. Rester dans le péché revient à une mort certaine ; mais il est tout aussi certain que celui qui reviendra vivra. S’il revient, toutes les transgressions qu’il aura commises ne lui seront plus rappelées. Dans son acte de justice, il vivra.

3 - Mais lorsque le juste se détourne de sa justice et commet l’iniquité, s’il agit d’après toutes les abominations que fait le méchant, vivra-t-il ? Toute la justice qu’il aura accomplie ne sera pas mentionnée. Dans sa transgression et son péché qu’il aura commis, il mourra.

   Le pécheur peut se repentir et trouver le pardon ; s’il continue alors à vivre dans la justice, on ne mentionnera plus ses péchés. Mais s’il apostasie, il devra non seulement répondre de son apostasie, mais aussi de tous ses péchés précédemment pardonnés. En fait, son apostasie efface le pardon et l’approbation de Dieu, et place le pécheur dans une condition bien pire que la première. Il est à présent tout comme s’il ne s’était jamais repenti, comme s’il n’avait jamais cru, ni été baptisé, et pire encore. Sa repentance, sa foi et son baptême sont effacés. Mais voilà qu’il revient ; il boit à nouveau à la coupe de la repentance jusqu’à la lie, et croit de tout son cœur. Et que faudrait-il faire à présent ? En rester à son ancien baptême ? Il fut effacé, ainsi que ses deux autres actes de justice lors de son apostasie. On ne se souviendra plus de toute la justice qu’il a accomplie. Son baptême est tout comme s’il n’avait jamais été, et il est virtuellement une âme non baptisée. Et celui qui refuse l’eau dans ce cas prend la responsabilité de fermer un tiers du chemin qui mène au royaume de Dieu.

   « Mais, » quelqu’un nous dit : « voudriez-vous que nous soyons baptisés à chaque fois que nous péchons ? » Il y a différents degrés de péché, aucun être vivant n’est aussi libre au sujet de ce qui peut être considéré comme péché, mais il peut à juste titre prier chaque soir, « Pardonne-moi, Seigneur, les péchés que j’ai commis aujourd’hui. » Mais en aucun cas, il ne devrait être quotidiennement immergé. Aussi souvent qu’il apostasiera, et agira selon toutes les abominations des hommes méchants, entraînant l’annulation de ses actes de justice, s’il se repent et croit à nouveau, il devrait être baptisé, si c’est là son triste sort ; il peut néanmoins se savoir privilégié de pouvoir renouveler ces trois étapes des dizaines de fois. Si Dieu accepte le premier pas, et Christ le second, l’église ne devrait pas refuser le troisième. Amen.

James White.

  

Le Retour d’Elie – Adrian Ebens

Chapitre 2 – Système de Valeur

A.   Mon Fils Bien-Aimé

   Alors que nous nous pressions sur la route à une vitesse plus élevée que d’habitude, les contractions de Lorelle devenaient de plus en plus régulières. Ne voulant pas être pris au dépourvu, nous nous sommes littéralement précipités vers l’hôpital. Tout cela était très nouveau et excitant -  nous allions bientôt avoir notre premier enfant. Nous nous dirigions aussi vite que Lorelle le pouvait vers la salle de travail. L’infirmière nous regarda et dit, « Vous avez l’air trop joyeux, sortez donc vous promener. » Eh bien, cela a refroidi notre enthousiasme. Nous revînmes quarante cinq minutes plus tard, et Lorelle n’avait plus le sourire à présent. Trente minutes plus tard nous nous trouvions en plein travail. Ouais, il n’y a pas d’autres mots pour le décrire, c’était du travail, même du travail très dur. Nous essayions de nous souvenir de toutes les techniques des classes prénatales, mais c’était difficile de rester concentrés. Ces contractions frappaient comme un train effrayant venant de front. Aussitôt que l’une était terminée, l’autre suivait de près. Finalement, après onze heures, nous avons eu notre fils premier né, Michaël.

   Nous avons une photo vraiment intéressante de Lorelle et moi, juste après l’accouchement. C’est vraiment incroyable. Lorelle est assise là, comme si tout avait été l’affaire d’une minute, alors que donne l’impression de m’évanouir, tellement je suis trempé de sueur. Ce jour là, J’ai développé un respect nouveau et profond pour les femmes. Je dois vous dire mesdames, que c’est vraiment un travail laborieux de voir sa femme mettre un enfant au monde. Lorsque vous aurez fini de rire, je poursuivrai ma pensée J. Le stress émotionnel de voir souffrir à ce point celle que vous aimez est vraiment incroyable. Nous les hommes, nous avons généralement réponse à tout, mais cette fois-ci je n’avais pas de solution et c’était douloureux. J’ai juste prié, « Dieu, je sais qu’il y a une raison à toute cette souffrance, mais je ne peux la saisir pour le moment. » Comme j’étais content lorsque tout était terminé.

   Lorsque je tins mon fils pour la première fois, c’était un moment éternel. J’ai baissé mes yeux sur lui et il m’a regardé droit dans les yeux, c’était merveilleux. Alors que je continuais à le regarder admiratif et émerveillé, je fus saisi d’un profond sentiment de peur. Je savais que mon fils était né avec la même nature que moi, une nature imprégnée du mensonge du serpent, d’après lequel nous sommes auto-suffisants et nous pouvons trouver de la valeur dans nos réalisations. Je savais que j’avais la responsabilité de diriger cette volonté et de lui enseigner où se trouve la vraie source de la vie, afin qu’elle répande en lui le véritable amour, la gentillesse, l’altruisme et l’obéissance. Après tout cela, je me suis demandé : « Sera-t-il mon ami ? Ou bien son désir naturel de se suffire à lui-même viendra-t-il se placer entre nous et nous séparer ? » A ce moment même j’ai prié, « Oh, mon Père céleste, ne laisse rien s’interposer entre mon fils et moi, que nous soyons toujours proches, et je te prie qu’il puisse un jour apprendre à me connaître et être mon ami. » L’intensité de cette prière ne m’a pas quitté jusqu’à ce jour. Je la ressens souvent, et je la fais encore mienne, croyant que Dieu la réalisera.

   Quatre années plus tard, je passais un sabbat tranquille, marchant et parlant avec le Seigneur, loin de toutes les agitations de la vie. Je pensais à mon Père dans le ciel, à Son amour pour moi, et à la valeur inestimable de cet amour. Tout à coup, le souvenir de la naissance de mon fils me revint à l’esprit et je revécus ce désir intense de ne jamais être séparé de lui, ce désir qu’il apprendrait vraiment à me connaître. La scène passa, et dans le silence, j’entendis un murmure doux et léger dans ma pensée me disant : « C’est exactement ce que je ressens vis-à-vis de toi. » Je ne savais pas s’il valait mieux rire ou pleurer, et je trouvai cela incroyablement dur à accepter, « Mais Seigneur, » dis-je, « Tu me connais, tu sais que j’ai fait et dit tant de mauvaises choses. » Et je continuais ainsi à lutter. Vous savez, je fus vraiment surpris de moi-même. Je suis un homme ayant accepté Christ comme mon Sauveur, et je crois que mes péchés sont pardonnés, mais lorsque Dieu s’approcha si près de moi et me dit ce qu’Il ressentait à mon sujet, ce fut dur à accepter. Finalement, je me suis simplement écrié, « Oh merci, merci de m’aimer, et merci de tout ce que tu as fait pour moi. Je t’aime beaucoup. » Dans un sens très réel, je me sentis comme tenu dans ses bras. Je n’aurais pas pu me sentir plus heureux. Je réalisai que mon Père céleste m’aime au point qu’Il ne veut pas que quoi que ce soit s’interpose entre nous, et que cela lui fait mal de penser que nous pourrions être séparés. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que cela n’arrive.

B.   Le Système de Valeur du Ciel Révélé dans les Pensées d’Amour de Dieu envers Nous

   Dans cette expérience, les privilèges merveilleux de faire partie du royaume de Dieu me furent révélés sur le plan affectif. Peu de temps après, je fus conduit vers certains passages de la Bible qui ouvrirent vraiment mes yeux, et me firent louer Dieu encore plus. Je prie afin que la signification de ce texte illumine vos cœurs et ne vous quitte jamais. Nous avons là une fenêtre grande ouverte sur le royaume de Dieu.

   Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? Cependant, pas un d’eux n’est oublié devant Dieu. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux (Luc 12 : 6, 7).

   Jésus explique les principes de Son royaume. Dans ces versets, il définit ce qui donne de la valeur aux gens dans ce royaume ; ce qui leur donne de l’importance, ce qui leur donne une valeur particulière, ce qui leur donne un prix. Ce texte, ainsi que l’expérience de la naissance de mon fils, clarifia pour moi que ma raison d’exister me venait réellement de mon Père céleste. J’avais cru cela intellectuellement pendant des années, mais toute ma connaissance de l’Ecriture n’avait jusque là pas encore pénétré mon système de valeur fondé sur la performance. [1] Je commençais à présent à obtenir une vision plus nette des véritables questions confrontant la race humaine.

   Jésus définit la valeur de cinq passereaux en termes humains. Le mot sou utilisé ici est en réalité assarius. [2] Un assarius équivalait au salaire d’une journée de travail pour une personne de classe moyenne. Avec deux assarius, vous pouviez acheter cinq passereaux. Ainsi, sur un plan humain, ces passereaux ont une valeur relativement faible. Jésus établit alors un contraste [3] et dit, « Cependant, pas un d’eux n’est oublié devant Dieu. » Puisque Dieu se souvient des passereaux qui ne valent que deux sous, ils ont beaucoup de valeur dans le royaume de Dieu. Jésus élargit ce principe en comparant la sollicitude de Dieu pour nous à celle qu’il ressent envers les passereaux. « Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. » Si cela n’est pas « direct, proche et personnel » alors qu’est-ce ? Connaissez-vous quelqu’un qui veut en savoir tant sur vous, qu’il tient même un compte du nombre de cheveux sur votre tête ? C’est alors qu’on en vient à l’essentiel : « Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux. » Comprenez-vous comment la valeur et l’importance se gagnent dans le royaume de Dieu ? Il nous suffit simplement de réaliser que Dieu ne cesse de penser à nous avec amour. [4] Il est clair que nous sommes dans ses pensées. Il nous donne la vie, fait battre notre cœur, et déverse activement Son amour et sa bénédiction dans nos vies afin que nous puissions en jouir, et il nous comble de riches dons, de talents et de capacités pour notre satisfaction, notre plaisir de vivre et le service envers les autres. [5] C’est là le secret du royaume de Dieu, le secret de notre importance. Voici la clef qui déverrouille le royaume asservissant de l’absence de valeur et de la dépression. Ce principe de valeur que nous venons d’énoncer, la relation avec notre Père céleste en opposition avec la valeur par la puissance, la position, et la performance, se cristallise dans les versets suivants :

   Ainsi parle l’Eternel : que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, Que le fort ne se glorifie pas de sa force, Que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie D’avoir de l’intelligence et de me connaître, De savoir que je suis l’Eternel, Qui exerce la bonté, le droit et la justice, sur la terre ; Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Eternel (Jér. 9 : 23, 24).

   On voit ici un contraste évident : ne vous glorifiez pas, ou ne vous vantez pas, ne trouvez pas votre valeur dans la sagesse, la puissance ou les richesses, mais glorifiez-vous, ou trouvez de la valeur dans la connaissance et la compréhension de votre Père céleste. Ce principe est affirmé encore et encore dans les écritures. Dans le livre de Matthieu, l’illustration qui nous montre que nous sommes plus précieux que les oiseaux, se développe en une série complète de déclarations qui culminent dans le texte familier de Matthieu 6 : 33 où nous sommes exhortés à rechercher d’abord le royaume de Dieu et à ne pas nous soucier des choses de la vie. Au verset 27 Jésus affirme, « Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à sa stature ? [KJV] » Le mot stature peut se référer à la taille ou à la durée de la vie, mais il peut aussi se référer métaphoriquement à un état atteint qui vous qualifie pour quelque chose : votre standing, votre statut. Un système de valeur basé sur la performance implique un questionnement continuel pour s’assurer qu’on a atteint le niveau requis. Jésus connaît le cœur humain et la manière dont il a été influencé par le mensonge de Satan quant à l’autosuffisance et la valeur par les réalisations. Au verset 28, Jésus évoque les problèmes de sécurité par les possessions et combien il est futile de penser de cette manière. Dans Luc 12 : 15 Jésus l’affirme ainsi : « …la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens. »

C.   La Performance est-elle Répréhensible ?

   Arrivés à ce point, certains posent la question suivante, « Affirmez-vous que la performance est quelque chose de mauvais ? » Il n’y a rien de mal dans la performance et la réalisation en elles-mêmes. Dieu a établi une trame pour l’existence humaine nous demandant d’utiliser chaque jour Sa puissance pour effectuer un certain travail. Ce n’est pas la performance qui pose problème, c’est le désir ou la pratique de tirer votre valeur de ce que vous accomplissez ou possédez ; c’est cela qui révèle que vous avez été séduit par le mensonge du serpent.

D.  Le Focus Relationnel sur l’Invisible

   C’est aussi en nous souciant plus de ce qui est invisible que de ce qui est visible que nous exprimons notre confiance en notre Père céleste et en Son plan pour nous sauver :

   Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit : Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous (Luc 17 : 20, 21).

   Parce ce que nous regardons, non point aux choses qui sont visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles (2 Cor. 4 : 18).

   Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas (Héb. 11 : 1).

Jean fait une distinction claire entre les deux royaumes dans 1 Jean 2 : 15 

   N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui.

   L’amour du monde et des choses qui sont dans le monde proviennent directement d’un désir de « grandir en stature » par la possession et le contrôle de la puissance, de la richesse et de la célébrité. De tels désirs ne se trouvent pas dans les cœurs de ceux qui ont confiance dans l’amour de leur père Céleste. Ils ne sont pas gouvernés par l’ambition d’être meilleurs que les autres ou d’être reconnus comme des personnes aux réalisations remarquables. Ils ont cette capacité d’estimer les autres comme étant meilleurs qu’eux-mêmes parce qu’ils n’ont pas besoin de l’approbation du monde.  [6]

E.  La Révélation la Plus Claire du Royaume de Dieu

   L’énoncé le plus clair et le plus pénétrant du système de valeur de Dieu est révélé dans les premières paroles connues que le Père a prononcées à l’intention de la race humaine. Jusqu’à ce moment, toute communication entre le ciel et la terre était passée par Christ, la Parole de Dieu. Mais à présent, le Père parle, et ses paroles établissent les principes mêmes de Son royaume.

   Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection (Mat. 3 : 17).

   Le Père établit les paramètres de valeur. Pourquoi devrions-nous écouter Jésus ? Le Père répond : « parce qu’Il est Mon Fils ». La valeur du Christ est révélée dans sa relation avec Son Père. [7] Le Père ne dit pas, « Ecoutez le Messager divin parce qu’Il est votre Créateur et qu’il occupe le poste le plus élevé du ciel, » bien que ce soit vrai. [8] Le Père révèle sa valeur au travers de la relation familiale – c’est si simple, et pourtant si puissant pour nous dans ses ramifications. Christ est le Chemin vers le Père, [9] et ici nous voyons le fondement de ce chemin : une relation de confiance envers le Père céleste.

   Il est intéressant de remarquer que la première déclaration de Satan et la première déclaration du Père révèlent toutes les deux leurs royaumes respectifs. Satan parle dans Genèse 3 : 5, « Vous ne mourrez point, » et le Père parle dans Matthieu 3 : 17, et déclare, « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » Le contraste entre les systèmes de valeur est clair et évident.

   Il est merveilleux de savoir que Dieu désire ardemment être en relation avec nous. Ellen White affirme dans The Desire of Ages, page 113, que « la voix qui parla à Jésus dit à toute âme croyante, C’est ici mon enfant bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » [10] [11] C’est merveilleux de savoir que notre Père pense toujours à nous et qu’il souhaite se rapprocher de nous. Comme le dit le Psalmiste :

   Nombreuses, Ô SEIGNEUR mon Dieu, sont tes œuvres merveilleuses et tes pensées envers nous : elles ne peuvent être arrangées devant toi. Si je voulais les déclarer et en parler, voilà qu’elles ne peuvent être comptées. (Ps. 40 : 5 ; KJV)

   Si notre valeur est déterminée par les pensées aimantes que Dieu a envers nous, ce texte nous dit alors que nous sommes inestimables, parce qu’il dit que Ses plans et ses pensées pour nous sont en trop grand nombre pour être proclamés, ou comptés. Quel effet cela nous fait-il d’être inestimables ? Toutefois la valeur de cette vérité n’ira jamais au-delà de votre foi dans l’amour infini de Dieu pour vous, indépendamment de votre degré de bonté ou de méchanceté. [12] Et vous ne pouvez embrasser cette vérité que si vous permettez à la source de la vie de couler du Père, et non de vous-même. C’est là une nouvelle merveilleuse, et j’en suis si reconnaissant. Ainsi, chaque fois que vous êtes tentés de douter de votre valeur, regardez simplement les passereaux, croyez, et résistez à la tentation de placer votre trésor ou valeur en vous-mêmes.

F.    Lucifer et son Rejet du Système de Valeur Céleste

   Pouvez-vous imaginer le jour où Dieu créa Lucifer et tenait tendrement son nouveau fils ? Dieu avait partagé son cœur même et son âme avec cet ange. Il n’avait cessé de l’aimer, et lui avait accordé le privilège de servir aux plus hauts niveaux de son gouvernement familial. Lucifer avait tiré sa valeur de sa relation avec Son Père céleste. Mais par le mystère de l’iniquité, il rejeta la valeur qu’il avait trouvée en son Père et commença à proférer des paroles de colère et de rébellion. Agissant dans l’ombre de la tromperie et du mensonge, [13] il empoisonna les pensées d’un grand nombre d’enfants de Dieu. Pouvez-vous imaginer la souffrance dans le ciel ? Lucifer, créé si parfait, était maintenant rempli de haine. Il était enclin à détruire le Fils éternel de Dieu, car Jésus révèle que Satan était un meurtrier dès le commencement. [14] La réalité de ce sentiment fut manifestée à la croix du Calvaire, où Satan espérait éliminer Jésus une fois pour toutes.

   Il est crucial de se souvenir que l’identité et la valeur d’une personne sont intimement liées à leur relation au Créateur Dieu, notre Père céleste. Cela vient du fait que la valeur ou le trésor d’une personne se trouve là ou se trouve son cœur, ou son centre de valeur. [15] Si notre cœur est centré sur Dieu, notre valeur ou trésor nous vient de Lui. Si notre cœur est centré sur le moi, notre valeur, ou trésor nous vient de nous-mêmes.

   Lorsque Lucifer sortit de cette relation, il bloqua la lumière de l’Amour de Dieu et provoqua un déluge d’émotions négatives. [16] Avant la rébellion de Lucifer, si vous lui aviez demandé, « Qui es-tu ? », il aurait répondu avec une assurance sereine et avec confiance, « Je suis un fils de Dieu et Il m’aime. » Son cœur, ou centre de valeur, était son Père et son trésor y était donc aussi. Après que Lucifer eut rejeté son Père, si vous lui aviez posé la même question, « Qui es-tu, Lucifer ? », qu’aurait-il pu dire ? Il avait perdu son véritable trésor ou identité comme fils de Dieu. Lucifer se centrait à présent sur lui-même, mais il n’avait pas de source de vie pour remplir son cœur de joie et d’amour. Il avait bloqué cette source lorsqu’il l’échangea contre les trésors ou l’identité quelconque qu’il allait chercher à se créer pour lui-même. A partir de ce moment, il n’a jamais rempli ce vide, ni compensé la perte qu’il a éprouvée en rompant sa relation intime avec son Père céleste.

   Lucifer, dorénavant nommé Satan, se tient seul. Il n’y a personne pour l’étreindre, personne pour l’aimer, et il n’a plus aucun endroit où se sentir « à la maison ». La source de Satan est une citerne crevassée – son eau n’est ni fraîche, ni rafraîchissante, elle est incapable de lui donner un sentiment de sécurité paisible tirée de la valeur que le Père lui a donnée. Il est à présent animé par toutes les émotions liées à l’absence totale de valeur : l’insécurité, la peur, le vide, la jalousie, l’orgueil, l’autojustification, l’arrogance, la rage, la colère et un esprit dominateur. [17] Il a échangé la source de l’amour, de la lumière, et de la véritable valeur, contre une source de haine, de ténèbres et d’absence totale de valeur.

   Puisque Satan rejeta Dieu comme son Père et remplaça cela par la croyance selon laquelle il avait la vie en lui-même, il pensait ne pas avoir besoin d’une relation avec Dieu pour obtenir la vie, ou de la valeur. Il croyait que tout cela trouvait sa source en lui-même. Un tel mensonge sous-entend des tentatives continuelles de prouver qu’il a sa propre source de vie. Il doit continuellement utiliser des manifestations de puissance pour se rassurer, lui et ses partisans, que son mensonge est vrai. Mais d’où lui vient sa vie pour déployer une telle puissance ? En fait, Dieu continue à lui accorder la vie, lui permettant ainsi de révéler les principes de son nouveau royaume [18] et donner à chacun la possibilité de décider pour lui-même lequel des deux royaumes est le meilleur.

Résumons brièvement :

  1. Dieu est la source de la vie – physique, mentale, spirituelle. Tout notre amour, notre joie, nos capacités créatives et notre bonheur découlent de son trône dans nos cœurs.
  2. Notre valeur ou trésor est là où est notre cœur, ou notre centre de valeur.
  3. Lucifer rejeta Dieu comme son centre de valeur et le déplaça vers lui-même. Il essaya de déplacer la source.
  4. En déplaçant notre centre de valeur, nous perdons le trésor qui nous fait trouver notre valeur dans la relation avec Dieu.
  5. Satan a présenté à Adam et Eve le concept selon lequel chacun a la vie en lui-même et c’est là qu’est notre centre et trésor.
  6. Pour faire face à la perte de la véritable source de vie et de lumière, et pour maintenir le mensonge de la puissance inhérente intérieure, Satan établit son royaume sur le principe d’une valeur fondée sur un déploiement de puissance et de performance.
  7. C’est ainsi que Satan a brillamment réussi à imprimer dans la nature humaine (1)  la croyance selon laquelle l’homme a la vie en lui-même et (2) un système de valeur qui se base sur le besoin de prouver l’existence de cette vie au moyen de performances et d’une manifestation de puissance.
  8. La capacité de déployer de la puissance provient uniquement de Dieu qui nous accorde Sa vie, afin de nous donner le temps de voir la nature défectueuse du royaume de Satan. Ainsi, tirer notre valeur de nos performances revient en réalité à usurper la vie de Dieu et à se l’approprier. Nous avons là un cas évident de vol.
  9. Il n’y a pas doute, ceux qui vivent dans le royaume de Dieu atteignent des objectifs et réalisent des performances. Ils ne tirent simplement pas leur valeur de telles réalisations.
 

Histoire pour les enfants

Mademoiselle Ahn,

l’enseignante qui ne voulait pas faire de compromis

   « Melle Ahn, Melle Ahn, où êtes-vous ? » Tap, tap, tap, faisaient les talons de la directrice alors qu’elle s’approchait de la classe de Melle Ahn. Elle était à sa recherche.

   Melle Ahn était dans sa classe, et regardait par la fenêtre la cour de l’école où les étudiantes étaient assemblées parce que c’était le premier du mois. En Corée, durant les années 1930, les Japonais étaient à la tête du pays, et ils avaient donné l’ordre que le premier jour de chaque mois tout le monde devait se retrouver à un autel et adorer Amaterasu Omikami, la déesse du soleil. Melle Ahn était chrétienne et l’école où elle se trouvait était une école chrétienne pour filles. La directrice était également chrétienne, ainsi que la plupart des élèves. Cependant, comme le gouvernement avait ordonné que tout le monde, y compris les élèves, devaient se rendre au sommet de la montagne et adorer dans les bois au sanctuaire d’Omikami, les élèves et les enseignantes se préparaient à y aller.

   « Melle Ahn, où êtes-vous ? » Le son des talons se rapprochait. La directrice inspectait les classes pour s’assurer qu’aucun élève ne s’y cachait pour ne pas se rendre au sanctuaire. Les enseignantes vérifiaient les toilettes, mais la directrice cherchait particulièrement Melle Ahn parce qu’elle ne l’avait pas trouvée dans la cour.

   La directrice entra dans la salle de classe. « Eh bien, Melle Ahn, je vous trouve enfin. Ne savez-vous pas que c’est le premier jour du mois ? » Bien sûr, elle le savait. « Nous devons partir, et je sais que vous ne voulez pas y aller. Je ne le veux pas non plus. Je suis chrétienne, les enseignantes sont toutes chrétiennes, la plupart des élèves le sont également, et aucun de nous ne souhaite y aller, mais nous le devons. Si nous n’allons pas, ils fermeront l’école. Venez-vous, Melle Ahn ? »

   Melle Ahn ne répondant pas, elle continua : « Vous êtes très égoïste, Melle Ahn. Vous mettez vos idées et ce que vous voulez avant les besoins de l’école. Il nous faut rester ouverts, et après tout, nous n’adorons pas cette déesse dans notre cœur. »

   Melle Ahn soupira et dit : « Bien, je viens. » Et elle sortit.

   La directrice la suivit et dit : « Et vous adorerez, n’est-ce pas, Melle Ahn ? »

   Melle Ahn ne répondit rien. Elle descendit l’escalier et se dirigea vers la cour. Toutes les élèves la virent et certaines commencèrent à chuchoter : “ Melle Ahn vient ! Certainement, le Seigneur prendra soin de nous maintenant.”

   Dès qu’elle prit place parmi ses élèves, ils commencèrent à monter en direction de l’autel. Les étudiants de sept autres écoles étaient déjà réunis, et l’école de Melle Ahn était la dernière arrivée. Tous les avaient attendus. Les enfants furent mis en rangs et chacun se tenait parfaitement aligné. Aucun bruit ne se faisait entendre, pas même un chuchotement, et tout le monde se tenait bien droit. Les dirigeants Japonais étaient présents, et personne ne voulait avoir de problèmes avec eux, car ils savaient trop bien ce que cela pouvait impliquer, et Melle Ahn autant que les autres. De nombreux chrétiens avaient déjà été arrêtés, blessés et traités rudement sous les lois Japonaises – missionnaires, prédicateurs, diacres – peu importait. S’ils n’adoraient pas au sanctuaire, ils étaient arrêtés.

   Melle Ahn priait en gravissant la montagne. Elle voulait faire ce qui était juste, mais elle sentait sa faiblesse. Une fois arrivés à l’autel, tout le monde se plaça. Le dirigeant Japonais cria : « Attention ! » et tout le monde se tint plus droit encore. Chaque élève était parfaitement aligné avec celui ou celle qui le précédait ; tous les rangs étaient droits. Chaque pied était placé correctement. Puis l’ordre fut donné de se prosterner devant la déesse. Ils devaient se prosterner profondément, à partir de la taille, et tout le monde le fit. Tout le monde… sauf Melle Ahn. Elle se tenait droite, et regardait le ciel. Elle savait que les dés étaient jetés, qu’elle allait être arrêtée, probablement dès son retour à l’école.

   En descendant la montagne, elle se dit qu’elle avait fait le bon choix, mais son estomac faisait quand même des siennes et ses jambes tremblaient. Elle se rappela la promesse de Jésus : « Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ne de ce que vous direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même » (Matt. 10 : 19) et cela la remplit de courage. A son retour à l’école, quatre détectives Japonais l’attendaient. Ils l’arrêtèrent, l’escortèrent au poste de police, et la dirigèrent vers une pièce afin qu’elle y soit interrogée par un officier. Elle s’assit, et la porte fut fermée.

   L’homme assis au bureau fulminait ; ses yeux reposaient sur Melle Ahn « Qui pensez-vous que vous êtes, femme insensée ?! Pensez-vous pouvoir nous défier ?! Savez-vous ce que nous pouvons vous faire ? »

   Bien évidemment, Melle Ahn le savait. Elle avait entendu de nombreuses histoires de ce qui arrivait aux prisonniers. Elle resta assise, tremblant et priant, et le téléphone sonna.

   L’officier répondit et dit d’une voix toute différente, « Oui, monsieur… Oui, monsieur… OUI, Monsieur. » Il raccrocha et se tourna sur sa chaise vers une armoire derrière lui. Melle Ahn pouvait voir que ses mains tremblaient alors qu’il passait en revue les dossiers, cherchant celui qu’il désirait. Finalement, il en sortit un… et quitta la pièce !

   Et Melle Ahn pensa : Je peux partir aussi ! Elle se leva donc, et partit ! Elle fit de son mieux pour avoir une démarche normale alors qu’elle traversait le bureau, bien que ses jambes semblaient de coton, mais dès qu’elle eut quitté le bâtiment, elle se mit à courir. Elle courut jusqu’à la maison. Elle traversa les rues, ne s’inquiétant pas de qui pouvait la regarder. Elle courut, sachant que bientôt tous les policiers seraient à sa recherche. Dans le bureau elle avait prié pour que Dieu l’aide, et cette porte s’était ouverte pour elle, alors elle y était passée en courant ! Mais lorsqu’elle arriva à la maison, la porte était fermée à clef. Elle frappa et frappa encore jusqu’à ce que sa mère vienne lui ouvrir, les pieds nus. La mère commença à pleurer et dit : « Nous avons prié pour toi. Entre, entre ! »

   Une fois à l’intérieur, Melle Ahn raconta à sa mère ce qui s’était passé, et sa mère dit : « Il te faut partir immédiatement. » Alors Melle Ahn frotta de la cendre sur son visage et ses mains afin d’avoir l’apparence de quelqu’un ayant travaillé toute la journée à l’extérieur. Elle mit des vieux vêtements de paysans, de vieilles chaussures, habituellement portées par les pauvres. Sa mère emballa quelques vêtements propres et sa Bible dans un morceau de tissu, et Melle Ahn sortit. Elle se dirigea vers la station de train. Un train était sur le point de partir. C’était un train de marchandise, avec de nombreux wagons de marchandises, mais le dernier wagon était pour des voyageurs. Melle Ahn se faufila dans le wagon, trouva une place assise, et pria pour qu’aucun policier ne s’y installe. Aucun policier n’entra dans le wagon cette fois là, mais ce train s’arrêtait à chaque station sur le chemin de Shin Ei Joo. A chaque station, Melle Ahn devenait plus tendue et ne se relaxait que lorsque le train repartait sans qu’aucun policier ne soit entré dans son wagon. Alors que le train se dirigeait vers Shin Ei Joo, Melle Ahn regardait par la fenêtre le ciel étoilé. C’était le même ciel paisible et serein que la nuit précédente, et pourtant, ce soir, il était différent. Elle était fugitive, et se demanda si quelqu’un, là haut dans le ciel étoilé était conscient de ce qui lui arrivait. Elle savait que Dieu et Jésus le savaient, mais malgré cela, elle se sentait terriblement seule. Elle ne savait pas ce qu’elle devait faire.

   Finalement le train arriva à Shin Ei Joo, et Melle Ahn descendit. Rappelez-vous, elle était habillée en paysanne. Son visage et ses mains étaient sales. Elle pensa que les toilettes seraient un endroit approprié pour passer le restant de la nuit, mais elles étaient froides car elles n’étaient pas chauffées. Shin Ei Joo est près de la frontière Mandchoue, et bien que le printemps était à ses débuts, les nuits étaient encore très fraîches. Chaque larme semblait geler sur ses joues, alors elle décida d’aller dans le hall où il faisait un peu meilleur. Elle se lava le mieux qu’elle put, se changea, et trouva un endroit un peu éloigné des gens et là, pria pour la protection divine. Avant de s’endormir, elle se rappela qu’elle connaissait quelqu’un à Shin Ei Joo ! Une de ses anciennes élèves y habitait ! Le matin, elle appela Kyung, qui vint tout de suite la chercher pour la ramener dans sa maison chauffée.

   Kyung était chrétienne, et Melle Ahn lui demanda ce qu’il en était des chrétiens à Shin Ei Joo. Restaient-ils fidèles à Dieu, ou bien adoraient-ils aux autels Japonais ? Kyung répondit : « Eh bien, certains ont fui, et d’autres adorent. »

   « Où en es-tu Kyung ? »

   « Eh bien, je ne vais plus à l’église, mais dans mon cœur je suis toujours chrétienne. » (Gardez cela à l’esprit pour plus tard.) — Kyung avait cessé d’aller à l’église à cause des persécutions contre les chrétiens. Melle Ahn réalisa qu’elle ne pourrait pas rester avec Kyung très longtemps, parce que c’était dangereux pour toutes les deux. Elle appela donc sa sœur et fit tout son possible pour aller vivre avec elle.

   Melle Ahn prit un autre train pour atteindre la maison de sa sœur à Jung Joo, au pied d’une série de montagnes, et il lui fallut aller de nuit parce qu’il y avait moins de risque de rencontrer la police. Lorsqu’elle arriva à Jung Joo, sa sœur l’attendait dans la pénombre près d’un bâtiment. De là, elles se dirigèrent tranquillement vers la maison où sa mère les attendait déjà.

   Aussi longtemps qu’elle évitait le contact avec les voisins, tout se passa bien pour Melle Ahn chez sa sœur, mais elle savait qu’elle ne pourrait pas rester très longtemps non plus. Les voisins étaient curieux. Alors, elle et sa mère cherchèrent un endroit où vivre un peu plus retiré dans la campagne. Elles découvrirent une jolie petite hutte en chaume dont personnes ne voulait – le propriétaire précédent et son fils étaient morts de tuberculose dans cette hutte, et personne ne voulait y vivre. En fait, personne ne s’en approchait. C’était parfait pour Melle Ahn et sa mère, mais tout d’abord il fallut la nettoyer à fond, refaire les murs et le sol avant de s’y installer.

   Melle Ahn savait que sa mère et elle y seraient en sécurité, du moins pour un certain temps. Chaque soir après le coucher du soleil, sa sœur venait leur apporter la nourriture pour le jour suivant, et c’est ainsi qu’elles vécurent. Durant cette période de temps, Melle Ahn mémorisa des passages des Ecritures et des cantiques, car elle savait qu’à moins d’un miracle, elle serait un jour arrêtée, et elle voulait être capable de chanter et de se rappeler la Parole de Dieu. Elle aimait aussi passer du temps à l’extérieur dans la nature — un ruisseau bondissait tout près et la beauté de la forêt n’était pas éloignée.

   Un jour, elle remarqua qu’une femme étrangère marchait lentement dans le village. Tout de suite Melle Ahn se tint en alerte car elle savait qu’on devait savoir qu’elle était recherchée. Elle se demanda si cette personne était une espionne à la recherche de quelque chose. Melle Ahn revint à la maison et en parla à sa mère. Toutes les deux décidèrent de rester à l’intérieur, mais apprirent finalement que cette personne était Mme Chang. Mme Chang était une chrétienne appartenant à une église où un autel avait été amené et placé sur l’estrade. Toute personne arrivant dans l’église devait se prosterner devant l’autel avant d’offrir son propre service de culte. Les membres pouvaient librement venir et adorer dans leur église, mais il leur fallait auparavant se prosterner devant l’autel. Certaines personnes le firent, mais pas Mme Chang. Elle dit qu’elle ne pourrait jamais renier son Seigneur de cette manière, et elle partit, devenant une fugitive dans les montagnes. Elle était toute seule et se déplaçait d’un endroit à l’autre. Elle allait dans les petits villages pauvres des montagnes et là, elle parlait aux gens du Père céleste et du don de Jésus-Christ, et de la possibilité qu’a chacun de devenir fils ou fille de Dieu. Les pauvres villageois n’avaient jamais entendu pareille chose auparavant, — Mme Chang était devenue une évangéliste ! Cependant, les villages étaient très pauvres, et Mme Chang n’avait aucun moyen d’acheter de la nourriture. Elle ne possédait pas d’argent. Elle pouvait manger uniquement ce que les villageois partageaient avec elle, et qu’une seule fois par jour. Malgré cela, Mme Chang était forte et pleine de courage.

   « Combien j’aurais aimé que vous soyez avec moi dans les montagnes ! » dit-elle. « Vous auriez pu entendre les croyants des montagnes prier et chanter en l’honneur de notre Père céleste. Vous auriez visité avec moi les grottes où les pasteurs, les évangélistes, les diacres et les croyants se retrouvent tous. Quelle foi ! Leurs visages sont illuminés d’amour pour Dieu. Peu leur importe de se retrouver dans des grottes ou de se cacher dans les montagnes ou encore d’être dans la peur constante d’une arrestation. J’ai été tellement bénie d’être simplement avec eux. » Partager avec Mme Chang fut un vrai encouragement pour Melle Ahn et sa mère.

   Peu de temps après avoir rencontré Mme Chang, un soir après que le soleil se soit couché, on frappa à la porte, doucement mais fermement. Ce bruit réveilla les deux femmes. Qui pouvait-ce bien être ? Etaient-elles en danger ? La mère de Melle Ahn alluma une bougie et se dirigea vers la porte. Elle demanda : « Qui est là ? »

   Dans le calme de la nuit un murmure arriva à son oreille : « C’est le diacre Lee. Mme Chang m’a demandé de venir vous voir. »

   Elles ouvrirent rapidement la porte et laissèrent entrer le diacre Lee. Ses vêtements étaient élimés et rapiécés. Sa barbe était longue et hirsute. Souvenez-vous, ces gens étaient poursuivis et n’avaient aucun moyen de prendre soin d’eux ou de remplacer leurs vêtements usés. Ils ne pouvaient même pas acheter de la nourriture. Le diacre Lee avait tellement faim. Il dit : « Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas mangé. Parfois je passe une semaine sans manger. »

   Alors elles firent ce que vous auriez vous même fait, j’en suis sûre – elles lui donnèrent tout ce que la sœur de Melle Ahn avait apporté pour le jour suivant.

   Melle Ahn dit plus tard : « J’aurais aimé que vous l’ayez vu manger. Il a mangé, …et mangé… et mangé ! » Et il ne restait plus de nourriture, mais ça ne faisait rien parce que le diacre Lee aimait Dieu, et il était dans le besoin.

   Le diacre Lee leur dit plus tard : « J’ai quitté mon église et mon village il y a deux ans. En été, c’est plus facile parce que la forêt apporte une protection, et il fait plus chaud, mais en hiver, il fait très froid et c’est la période la plus difficile pour moi. Je trouve une grotte ou un endroit où habiter. J’aimerais que vous ayez pu connaître les gens que j’ai rencontrés dans les grottes et les forêts. Nous n’avons pas beaucoup de nourriture. Il nous faut ramasser des racines, c’est ce que nous mangeons ; nous buvons l’eau des ruisseaux, mais nous sommes forts ! Et nous sommes rapides ! et nous allons de l’avant ! C’est parce que Dieu nous fortifie. »

   Garçons et filles, nous ne savons pas où nous serons demain, ou la semaine prochaine, ou l’année prochaine. Il se peut qu’il y ait un temps où nous aurons uniquement du pain à manger et de l’eau à boire, mais Dieu nous fortifiera ! Nous serons peut-être maigres, et nos vêtements seront peut-être élimés, mais cela n’aura pas d’importance, si Dieu est avec nous ; le ciel sera à notre secours, et cela nous rendra joyeux. Dieu nous aidera – comme Il a aidé Melle Ahn, Mme Chang et le diacre Lee.

   Vous souvenez-vous que dans notre histoire il y avait quelque chose à se rappeler ? La directrice de l’école de Melle Ahn — était-elle une vraie chrétienne ou portait-elle uniquement le nom de chrétien ? Jésus dit que si nous le renions sur la terre, il nous reniera devant son Père et devant les anges du ciel, et Jésus ne peut renier un vrai chrétien. Vous rappelez-vous de Kyung ? Elle avait arrêté d’aller à l’église et n’avait pas fui, alors, adorait-elle à l’autel de l’idole ? Melle Ahn ne put pas rester avec Kyung car c’était trop risqué pour elle. Si quelqu’un trahit Dieu et Jésus, il ou elle peut également vous trahir. Vous ne trouverez jamais la sécurité parmi ceux qui font des compromis avec leur foi. Vous ne serez en sécurité qu’avec Jésus-Christ et avec Ses disciples qui le suivent jusqu’au bout.

 

 Coin Santé

Gâteau Pomme-Cannelle

Ingrédients :

  • 250 g de farine
  • 140 g de sucre
  • 150 g de margarine ou 100 g d’huile d’olive
  • 1 sachet de levure chimique sans phosphate
  • 75 ml de lait d’amande, de soja ou d’eau
  • 1 cuillère à soupe de cannelle
  • 1 pincée de sel
  • 2 belles pommes ou 3 petites

Préparation :

  • Préchauffer le four à 180°c.
  • Dans un saladier, mettre la farine, le sucre, la levure chimique, la cannelle et le sel ; bien mélanger.
  • Ajouter la margarine ou l’huile d’olive ainsi que le lait ou l’eau tiède et battre au fouet jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène.
  • Râper finement les pommes et les ajouter au mélange précédent.
  • Verser dans un plat huilé et mettre au four.
  • Laisser cuire jusqu’à ce que le gâteau soit bien doré. Pour savoir s’il est bien cuit, piquer avec un petit pic en bois et s’il ressort sec, c’est que le gâteau est cuit.
    • Bon appétit

[1] Le système de valeur performant trouve sa racine dans le mensonge « vous ne mourrez point » et est au cœur même de la philosophie spirite. Voir La Tragédie des Siècles, p. 610 Retour

[2] Concordance Strong’s : D’origine Latine ; un assarius ou comme une pièce Romaine : - sou. Définition : un assarium ou assarius, nom de la pièce de monnaie égale au dixième d’une drachme, un sou Retour

[3] Concordance Strong’s : pluriel neutre de G243 ; d’autres choses, ce qui signifie (comme adverbe) à l’opposé. Retour

[4] Telle est la puissance de la bénédiction ­— la bénédiction que quelqu’un, proche de nous, et important à nos yeux prenne le temps de penser à nous, avec des intentions pleines d’amour. Cf. Psaume 8 : 5 Retour

[5] Jacques 1 : 17 « Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. » Retour

[6] Phil. 2 : 3 « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. » Retour

[7] Heb. 1 : 3 « …qui, étant le reflet de Sa gloire et l’empreinte de Sa personne… » Retour

[8] Ce principe sera étudié plus en profondeur au chapitre 21. Retour

[9] Jean 14 : 6 « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Retour

[10] NT : Voir Jésus-Christ, p. 94. Retour

[11] RH, 28 juin 1892 « Celui qui ouvre les Ecritures et se nourrit de la manne céleste devient un participant de la nature divine. Il ne possède aucune vie ou expérience en dehors de Christ. Il entend la voix de Dieu disant du ciel “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.” Cette voix lui donne la certitude d’être accepté dans le Bien-Aimé. » Retour

[12] Rom. 4 : 5 « Et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice. » Retour

[13] Lucifer suggéra que la loi de Dieu n’était pas nécessaire car la sainteté était là pour les guider, étant inhérente aux anges. Remarquez la citation suivante : « Quittant la place qu’il occupait en la présence immédiate de Dieu, Lucifer s’en alla répandre son esprit de déplaisir parmi les anges. Opérant dans le secret, et cachant pendant un temps son but réel sous une apparente vénération pour Dieu, il essaya d’exciter le mécontentement contre les lois qui gouvernaient les êtres célestes, affirmant qu’elles imposaient une restriction inutile. Puisqu’ils étaient saints, il prétendit que les anges devraient pouvoir obéir aux inspirations de leur propre volonté. » The Great Controversy, p. 495 Retour

[14] Jean 8 : 44 « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère des mensonges, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. » Retour

[15] Matt. 6 : 21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » Retour

[16] Plus Satan se considérait comme la source de la puissance, moins il ressentait de sentiments de gratitude. « L’orgueil de sa propre gloire nourrissait le désir de suprématie. Les honneurs élevés conférés à Lucifer ne furent pas appréciés comme un don de Dieu et ne firent naître aucun sentiment de gratitude envers le Créateur. » The Great Controversy, p. 495 Retour

[17] The Spirit of Prophecy, vol. 1, p. 28 « Satan fut surpris de la nouvelle condition dans laquelle il se trouvait. Son bonheur avait disparu. Il considéra les anges qui, auparavant, avaient été si heureux avec lui, mais qui avaient été chassés du ciel à sa suite. Avant leur chute, aucune ombre de mécontentement ne venait assombrir leur parfait bonheur. Maintenant, tout semblait avoir changé. Les visages qui avaient reflété l’image de leur Créateur étaient aujourd’hui marqués par la tristesse et le désespoir. Un esprit de contention, de discorde et de récrimination amère, régnait parmi eux. » Retour

[18] The Great Controversy, p. 497 « Dieu dans sa sagesse permit que Satan poursuivît ses desseins jusqu’à ce que l’esprit de mécontentement se changea en révolte active. Il était nécessaire que ses plans soient pleinement arrivés à maturité pour que tous voient leur véritable nature et leur tendance. » Retour