Vol.2 - Mars 2013

 

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« Je serai pour vous un Père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. » 2 Corinthiens 6 : 18

 

Table des matières

Etude Biblique – Le Millénium

Le retour d’Elie (chapitre 4) – par Adrian Ebens

La génération finale (3ème partie) — par Allen Stump

Histoire pour les enfants — Moi construire église !

Coin Santé — Torsade Noix-Cannelle

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Editorial 

Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Eternel des armées. Zacharie 4 : 6

   Chers frères et sœurs dans la foi,

   Une fois de plus nous louons le Seigneur de nous avoir permis de préparer un nouvel exemplaire de votre petit magazine « Etoile du Matin ». S’il est vrai qu’il est petit de par sa taille, nous le souhaitons grand de par son rayonnement spirituel. En effet, « Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Eternel des armées » (Zacharie 4 : 6).

   Alors que notre Dieu nous conduit pas à pas tout au long du chemin de la vie, nous ne cessons de le louer et de le bénir pour sa grande miséricorde, et pour son Amour infini. Grâce à votre soutien, nous avons pu préparer une nouvelle vidéo contenant ma présentation d’introduction aux rencontres de notre Camp-Meeting de septembre 2012. Avec l’aimable permission de Adrian Ebens, j’avais préparé le chapitre 31 de son livre avec les présentations PowerPoint associées. Elisabeth et moi-même espérons que cette étude sera profitable pour tous ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous, ainsi qu’à ceux qui souhaitent approfondir la question des enjeux relationnels de la vérité au sujet de Dieu.

   Gardons nos yeux fixés sur Jésus, l’auteur et le consommateur de notre foi. Lui seul pourra nous garder des nombreux écueils qui menacent de mettre un terme à notre marche chrétienne. Un frère dans la foi nous met régulièrement en garde en nous disant solennellement « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Eternel ! ». Alors que nous partageons ces articles avec vous, nous vous encourageons à mettre toute votre confiance en Dieu : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (2 Thess. 5 : 21).

   Que notre Dieu vous bénisse, alors que vous sonderez ces quelques pages afin d’y puiser quelque enseignement spirituel profitable à la vie de votre âme. C’est notre prière à tous les deux.

Marc et Elisabeth

 

 Le Millénium

1. Quel est le texte qui indique brièvement le millénium ?

Apocalypse 20 : 4 « Et je vis des trônes ; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger… Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. »

2. Selon Paul, qui sera jugé par les saints ?

1 Corinthiens 6 : 1-3 « Quelqu’un de vous, lorsqu’il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints ? Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? »  Voir aussi Dan. 7 : 21, 22.

Note – Il ressort clairement des Ecritures que les saints de tous les siècles doivent être occupés avec le Christ à juger les méchants pendant la durée du millénium, soit pendant mille ans.

3. Combien doit-il y avoir de résurrections ?

Jean 5 : 28, 29 « L’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. »

4. Quels sont ceux qui participent à la première résurrection ?

Apocalypse 20 : 6 « Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux. »

5. Où Jésus conduira-t-il les rachetés lorsqu’Il reviendra ?

Jean 14 : 3 « Et lorsque je m’en serai allé, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » Voir aussi Jean 17 : 24.

Note – En d’autres termes, Jésus les prendra au ciel pour qu’ils y règnent avec Lui pendant les mille ans.

6. Que deviennent les méchants vivants lors de l’apparition de Jésus ?

Luc 17 : 26-30 « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les hommes mangeaient, buvaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; le déluge vint, et les fit tous périr. Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. …Le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de souffre tomba du ciel, et les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme paraîtra. »

Note – Lorsque le Christ reviendra, les justes seront ressuscités et emmenés au ciel, tandis que tous les méchants alors vivants seront soudainement détruits. On trouve d’autres preuves dans 1 Thess. 5 : 3 ; 2 Thess 1 : 7-9 ; Ap. 6 : 14-17 ; 19 : 11-21 ; Jér. 25 : 30-33. Il n’y aura pas de résurrection générale des méchants avant la fin des mille ans. Il en résulte que la terre sera absolument déserte et privée d’habitants pendant cette période.

7. Comment Jérémie le prophète décrit-il l’état de la terre à ce moment-là ?

Jérémie 4 : 23-26 « Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide ; les cieux, et leur lumière a disparu.

 Je regarde les montagnes, et voici, elles sont ébranlées ; et toutes les collines chancellent.

 Je regarde, et voici, il n’y a point d’homme ; et tous les oiseaux des cieux ont pris la fuite.

 Je regarde, et voici, le Carmel est un désert ; et toutes ses villes sont détruites, devant l’Eternel, devant son ardente colère. »

Note – Lorsque Jésus revient, la terre est transformée en un chaos, en un monceau de ruines. Les cieux se roulent comme un livre, les montagnes sont ébranlées et la terre devient un désert. Voir Esaïe 24 : 1-3, 21, 22 ; Ap. 6 : 14-17.

8. Pendant combien de temps Satan sera-t-il captif sur cette terre ?

Apocalypse 20 : 1-3 « Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduisit plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps. »

Note – Il est facile de se rendre compte par les Ecritures que l’abîme dont il est question ici représente la terre dans son état de désolation. On lit en effet dans Genèse 1 : 2, qu’au commencement, avant que la vie existât sur la terre, celle-ci était informe et vide ; les ténèbres couvraient l’abîme. 

9. Sachant que les justes morts ont été ressuscités au moment de la seconde venue de Jésus, à quel moment le reste des morts, les méchants, seront-ils ressuscités ?

Apocalypse 20 : 5 « Les autres morts ne revinrent point à la vie, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. »

Note – Cette période de mille ans est limitée par des événements précis. Son commencement est marqué par la fin du temps de grâce, les sept plaies, la seconde venue du Christ et la résurrection des justes. Elle s’achève par la résurrection des méchants et leur destruction finale dans l’étang de feu.

10. Quel est le changement qui doit se produire dans la condition de Satan à la fin des mille ans ?

Apocalypse 20 : 3 « Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps. »

Note – A la fin des mille ans, le Christ, accompagné des saints, revient sur la terre pour exécuter son jugement  contre les méchants et pour y préparer, par une nouvelle création, la demeure éternelle des élus. A ce moment, en réponse à l’appel du Christ, les méchants de tous les siècles reviennent à la vie. Ceci est la seconde résurrection : la résurrection pour la condamnation (Jean 5 : 29). Les méchants ressuscitent avec le même esprit de révolte qui les animait pendant leur vie. Grâce à leur résurrection, Satan est délivré de l’obligation de rester inactif.

11. Que fait Satan dès que les méchants ressuscitent ?

Apocalypse 20 : 7, 8 « Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre ; leur nombre est comme le sable de la mer. »

12. Contre qui les armées des méchants font-elles la guerre, et qu’arrive-t-il alors ?

Verset 9 « Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camps des saints et la ville bien-aimée (La Nouvelle Jérusalem ; voir Ap. 21 : 2) ; mais un feu venant de Dieu descendit du ciel et les dévora. »

13. Après cette destruction de la terre, ainsi que du péché et des pécheurs, qu’est-ce que les saints peuvent espérer ?

2 Pierre 3 : 13 « Nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. »

14. Comment le prophète Esaïe décrit-il la restauration de la terre ?

Esaïe 65 : 17 « Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre ; on ne se rappellera plus les choses passées, elles ne reviendront plus à l’esprit.

15. Quel témoignage l’apôtre Jean rend-il concernant la nouvelle terre ?

Apocalypse 21 : 1 « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. »

16. Quelle est la récompense destinée aux justes ?

Esaïe 35 : 10 « Les rachetés de l’Eternel retourneront, ils iront à Sion avec chants de triomphe, et une joie éternelle couronnera leur tête ; l’allégresse et la joie s’approcheront, la douleur et les gémissements s’enfuiront. »

17. Quelle est la prophétie qui sera alors accomplie ?

Michée 4 : 8 «  Et toi, tour du troupeau, colline de la fille de Sion, à toi viendra, à toi arrivera l’ancienne domination, la royaume de la fille de Jérusalem. »

diagramme du millénium

 

 Le Retour d’Elie

Adrian Ebens

SECTION 2 – L’impact de l’Approche Performance sur la Bible

Chapitre 4 – La perversion de l’Ego-centrisme

A.L’Impact de la Séparation d’avec Dieu

   Au chapitre 1, nous avons examiné la philosophie qu’embrassèrent Adam et Eve lorsqu’ils mangèrent de l’arbre, et au chapitre 2 nous avons vu la mixture tragique d’émotions qui conduisirent Satan à concocter le concept selon lequel nous pouvons vivre sans Dieu et nous former une identité par nous-même au moyen de nos réalisations. Alors même que les sucs gastriques de Adam et Eve digéraient le fruit, la culpabilité et le sentiment de n’avoir aucune valeur enveloppaient petit à petit leurs pensées et coupaient la relation d’amour, de bonheur et de joie entre Dieu et l’homme. La malédiction du mensonge du serpent avait commencé son œuvre insidieuse, et dans une courte période de temps, Adam et Eve se trouvaient plongés dans la culpabilité et la peur. De pair avec Satan et ses anges, ils avaient commis un suicide mental et émotionnel. Ils avaient perdu leur identité et leur valeur, et rien de ce qu’ils pouvaient faire n’allait les restituer. Ils ne pouvaient d’eux-mêmes retrouver la faveur de Dieu. Ils avaient rompu la relation, et seul Dieu pouvait la restaurer. Ce fait est évident, même lorsque nous réfléchissons à notre propre expérience. Si quelqu’un viole une relation avec nous, la puissance de restaurer cette relation se trouve du côté de celui qui n'a pas commis l'offense ; le côté offensant ne peut plus prétendre restaurer la relation.

   A ce point là, il est important de se souvenir de ce que nous avons étudié au chapitre 1. Dieu est la source de la vie, de la sagesse et de la joie. Adam et Eve se sont coupés de cette source en croyant le mensonge d’après lequel ils avaient tout cela en eux-mêmes. Leurs facultés de raisonnement ne pouvaient plus être utilisées de manière désintéressée ou objective. Leurs pensées étaient à présent entièrement en harmonie avec Satan. Ils n’avaient pas la force de démasquer le mensonge qu’il leur avait dit. Satan a commencé à les remplir de fausses théories au sujet du caractère de Dieu. En même temps, Satan dit à Adam et Eve qu’ils étaient mauvais. Il leur dit qu’ils méritaient la mort et qu’ils étaient des individus sans valeur. Satan est encore déterminé à détruire notre sens de l’identité, et il le fait en nous disant des mensonges à notre sujet. Aussi longtemps que nous adhérons aux mensonges concernant Dieu et nous-mêmes, nous ne pourrons jamais espérer avoir une relation durable avec Dieu. En effet, ces mensonges frappent directement au cœur de Sa loi, le simple fait d’y croire revient à transgresser la loi et à nier la relation qu’elle procure.

   L’intrus sépara les meilleurs amis. Lorsque Dieu vint visiter Adam et Eve et les appela par leurs noms, la voix qu’ils avaient auparavant connue comme la plus douce de l’univers les poussait maintenant à se cacher, dans la peur et le désespoir. Le programme de Satan avait fait son œuvre !

   Imaginez que vous rentrez un jour du travail, anticipant avec joie le rituel heureux que vous avez développé avec votre enfant. Chaque après-midi, il ouvre la porte d'entrée et court vers vous, chantant « Papa, Papa », puis il se jette dans vos bras en vous serrant tendrement. Mais cette fois, alors que vous arrivez chez vous, vous remarquez que votre enfant bien-aimé ne vient pas vous saluer. Surpris, vous entrez dans la maison, et vous entendez un cri de terreur, puis des petits pieds courir au plus vite dans le jardin pour s’y cacher. Quelque-chose a brisé la relation. Là où il y avait un jour de l’amour, il y a maintenant de la peur. Aucun véritable père n’apprécie de voir s'enfuir ses enfants à l'appel de sa voix. Ça fait mal. Quelle tragédie ! Le péché peut nous inspirer la peur de la Personne la plus aimante, généreuse, patiente, et soucieuse de liberté dans l’univers.

   Dans le jardin, Dieu faisait face à un dilemme très grave. Comment devait-il approcher ses créatures, alors qu’elles écoutaient maintenant la voix d’un autre ? Chaque parole de Dieu était à présent interprétée négativement. Les implications pour la race humaine étaient sérieuses, étant donné leurs conséquences futures dans l'histoire Biblique. Adam et Eve savaient qu’ils étaient coupables, mais maintenant ils ne se sentaient plus en sécurité, il n'avaient plus la conscience de leur valeur pour accepter qu’ils étaient en tord, car ils avaient accepté de fausses idées au sujet de Dieu, la source de la vie et de la sagesse. Contrôlés par un esprit de culpabilité et d’insécurité, ils adoptèrent une position de défit. Ils avaient perdu la force de raisonner honnêtement.

   Je m’émerveille devant l’amour de Dieu manifesté dans sa patience. Dieu appela Adam, « Où es-tu ? », non qu’Il ne le savait pas, mais afin de permettre à Adam de faire face au problème. « Où en es-tu, Adam ? Qu’est-il arrivé à ton identité ? » La réalité physique représente toujours le spirituel, et le fait que Adam et Eve se cachèrent physiquement révèle clairement ce qu’il se passait dans leurs pensées. Ils s’étaient retranchés dans la tromperie et la fausseté pour s’éviter de faire face à la vérité, qui semblait maintenant si effrayante. Dieu les aidait à diagnostiquer le problème pour pouvoir leur apporter la solution bénie.

B. La Prison de l'Ego-Centrisme

   Adam répondit à la question en disant à Dieu qu’il avait peur parce qu’il était nu. Cette confession est intéressante à la lumière de Genèse 2 : 25 : « Adam et Eve étaient tous les deux nus, et ils n’en avaient point honte ». Adam était nu avant d’avoir mangé du fruit, mais il n’en avait pas honte. L’implication ici, c’est qu’Adam se sentit honteux après avoir mangé du fruit. Le mot Hébreux buwsh veut aussi dire confus, confondu et déçu. Adam était plein de confusion, de culpabilité, et de déception. Il était confus au sujet de qui il était, et il ressentait de la culpabilité au sujet de ce qu’il avait fait. Dieu cherchait à présent à mettre le doigt sur l’intensité de la souffrance d’Adam. « Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? » (Gen. 3 : 11) Dieu ne demanda pas à Adam, « Comment sais-tu que tu es nu ? » Il lui demanda, « Qui t’a dit que tu étais nu ? » Dieu essayait d’attirer l’attention d’Adam sur l’instigateur des mensonges qui lui étaient dits. En d’autres termes, « Qui te pousse à courir loin de moi ? Qui s’est mis entre toi et moi ? »

   Dieu s’adressa directement à Adam. « As-tu mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? C’était là une question simple, qui demandait pour seule réponse un oui ou un non. A présent, alors qu’Adam se représentait Dieu comme un être égoïste et prompt à se venger, et lui comme étant stupide et sans valeur, il se trouva dans l'embarras. Adam « savait » que s’il disait oui, il était coincé, et s’il disait non, il était doublement coincé – une fois pour avoir mangé du fruit défendu, et une autre fois pour avoir menti à ce sujet. Sachant qu’il n’y avait pas d’issue, Adam enfila ses gants de boxe et sortit de son coin en battant l’air de ses poings (comme le fait toute personne insécurisée), essayant de s'attaquer à Dieu lui-même. Comme le dis le proverbe, « Autant se battre jusqu'au bout ».

   « La FEMME que TU as mise auprès de moi, Elle m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé, » a-t-il accusé (Gen. 3 : 12, KJV, emphase ajoutée).

   Pouvez-vous imaginer le choc d’Eve face à cet homme qui peu avant avait promis de braver toute épreuve avec elle, et qui se ramassa par terre au premier obstacle ! Le péché ne peut pas produire quelqu’un d’héroïque qui se donne de façon désintéressée pour aider et soutenir les autres. Il produit toujours la même chose : chacun pour soi.

   Ne passons pas à côté du processus qui se développe ici. Les réactions d’Adam étaient dirigées par sa culpabilité et son insécurité, combinées avec une fausse conception du caractère de Dieu, toutes réunies par une bonne dose d’orgueil fondé sur une source de vie indépendante. C’est là le drame du péché : comment Dieu pouvait-il montrer à Adam qu’il n’était ni sans valeur ni stupide, mais qu’il avait une fausse image de son Père ? Comment Adam pouvait-il recevoir une véritable révélation de sa situation, alors qu’il avait perdu la force de raisonner objectivement ? Dieu est la seule source de véritable sagesse, et Adam s’était coupé lui-même de cette source. Et même lorsque Adam raisonnait, comment pouvait-il raisonner libéré de son nouveau système de valeurs fondé sur la performance, qui rejetait radicalement tout ce qui ressemblait à la vérité ? Adam ne pouvait pas supporter d’entendre Dieu le déclarer dans l’erreur, même si cela était fait dans l’amour et dans son propre intérêt, parce que son égocentrisme contrôlait sa raison. La préservation personnelle lutte jusqu’à la fin.

   De nombreuses personnes m’ont demandé, « Comment peut-on avoir une seule Bible avec un seul message, et avoir en même temps des milliers d’églises différentes qui professent toutes avoir « la vérité » ? Tout remonte au jardin d'Eden et au mensonge du serpent. La nature humaine accepta un modèle de source de vie et un système de valeur qui allait naturellement tordre tout ce que Dieu dit. Dieu nous parle depuis un royaume dont il est Lui-même la seule fontaine de vie et la seule source de valeur. Mais l’humanité s’approche de la Bible avec sa propre source de vie, et son propre système de valeur basé sur la performance. Ce système de valeur par la performance, a tordu chaque enseignement de la Parole de Dieu. La vérité de Dieu est changée en mensonge (Rom. 1 : 25). C’est pour cela que Dieu nous dit :

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Eternel. Autant les cieux sont élevées au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées (Esaïe 55 : 8, 9)

   Et Paul l’affirme de cette manière :

   Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge (1 Co. 2 : 14). 

   La pensée fondée sur la performance, ou nature charnelle, voit tout à travers les lentilles d’une puissance intérieure propre. Elle nous conduit sur les sommets de l’orgueil [1] lorsque nous réussissons, et nous jette dans le puits du désespoir lorsque nous échouons. Elle nous pousse à poser les mauvaises questions, telles que « Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? » (Matthieu 18 : 1) et « Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » (Marc 10 : 17), ou encore « Comment connaît-il les Ecritures, lui qui n’a point étudié ? » (Jean 7 : 15). Remarquez le diagramme suivant :  

Diagramme

   Cette vision de valeur par la performance transformera toujours la vérité de Dieu en un mensonge. Remarquez le texte suivant :

   Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. – La connaissance enfle, mais la charité édifie. Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.  (1 Co. 8 : 1-2)

   Dans un système fondé sur la performance, la connaissance de la vérité ne fera que nous enorgueillir. C’est le problème de fond pour l’église de Laodicée. Tant de vérités lui ont été données qu’elle se sent riche et dans l’abondance de biens, et qu’elle ne ressent aucun besoin (Ap. 3 : 17). Lorsque nous en voyons d’autres dans l’église qui ont un ministère et font de grandes choses pour Dieu, qui reçoivent de la reconnaissance et de l’approbation, il se peut que nous ne nous sentions pas à la hauteur et même désespérés. Tout cela découle d'une pensée axée sur la performance. Cette question est si importante que je veux y consacrer le chapitre suivant, parce que la pensée fondée sur la performance ne meurt pas complètement lorsque nous sommes nouvellement baptisés et que nous entrons dans l’église ; elle continue souvent à vivre pendant des décennies dans la vie des Chrétiens de profession.

   En effet, la conversion est le processus par lequel nous apprenons à penser comme notre Père céleste. Elle initie un processus de découverte personnelle de Son amour sans faille, de Sa justice, et souvent de la profondeur sans mesure de notre propre orgueil. Elle consiste à apprendre à contempler Dieu et à dépendre de Lui plutôt que de nous-mêmes. C’est parce que nous ne saisissons pas cela que nous sommes si souvent remplis de culpabilité et de peur, ce qui nous conduit vers des comportements centrés sur nous-mêmes.

diagramme

 

 La Génération Finale – 3ème partie

Allen Stump 

   Certains sont effrayés par le concept de la génération finale, tandis que d’autres sont enthousiasmés. On s’est réclamé de nombreuses prophéties, par le passé, pour prouver que nous sommes à la fin des temps. Dans Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21, Jésus offrit de nombreux signes permettant de faire comprendre aux croyants que son retour était proche. Jésus déclara : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, non pas même les anges du ciel, mais mon Père seul. (Ost) » (Matthieu 24 : 36). Il dit aussi : « De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. » (v. 33).

   Les chrétiens de tous les siècles ont scruté ces signes et en ont trouvé des accomplissements à leur époque. Ceux qui vivaient durant la Première Guerre Mondiale pensaient que certainement, ils étaient à la fin de l’histoire de ce monde. Et les personnes vivant durant la Seconde Guerre Mondiale savaient que la fin de toutes choses était certainement arrivée. Pourtant, cette génération est presque passée. Peu d’entre ceux qui vécurent durant cette époque sont encore en vie aujourd’hui, et, depuis le grand désappointement de 1844, les Adventistes du septième Jour ont attendu près de cent soixante-dix ans le retour de leur Sauveur.

   En examinant les signes donnés par Jésus dans Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21, nous découvrons que tous ces signes sont suffisamment généraux pour trouver leur réalisation à différentes époques et de diverses manières. Virtuellement toutes les générations, depuis que Jésus est remonté aux cieux, ont eu le sentiment d’être la dernière génération. Les apôtres eux-mêmes semblaient croire que la venue de Jésus était très proche et qu’elle arriverait de leur temps. Jean écrivit : « Petits enfants, c’est ici la dernière heure, et comme vous avez entendu dire que l’antichrist vient, il y a dès maintenant plusieurs antichrists ; par là nous connaissons que c’est la dernière heure. » (1 Jean 2 : 18) Pierre prêcha lors de la Pentecôte : « Mais c’est ici ce que a été prédit par le prophète Joël : Il arrivera dans les derniers jours… » (Actes 2 : 16, 17)

   Bien qu’une grande majorité du discours de Jésus soit d’une nature générale, une série de prophéties données par Jésus sur la Montagne des Oliviers était très spécifique. Ces paroles concernaient la cité qui s’étendait devant ses yeux : Jérusalem ! Après avoir parlé de guerres, de famines, de tremblements de terre, de la prédication de l’Evangile, et des points généraux, Jésus introduit des événements précis concernant Jérusalem. Il dit que la ville serait entourée d’armées, après quoi les croyants devraient fuir. Ensuite, il parle de sa désolation et de ceux qui tomberaient par l’épée. Sa déclaration finale est que « Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que le temps des nations soit accompli. » (Luc 21 : 24) Comme nous l’avons remarqué dans la première partie de notre étude, nous croyons que Jésus parle véritablement de la ville de Jérusalem, et décrit littéralement sa désolation ainsi que le fait qu’elle serait retenue captive par les forces non-juives, ou païennes, jusqu’à l’époque de la génération finale. Après que Titus en ait fait le siège en 70 ap. J.-C., Jérusalem fut entre les mains des forces étrangères (non-juives) jusqu’en 1967, lorsque, durant la Guerre des Six Jours, Israël reprit la ville. En 1980, le gouvernement Israélien fit de Jérusalem la capitale. Bien qu’il y ait encore d’importants points à considérer dans cette prophétie, nous voyons que depuis la période de temps de 1967 à 1980 nous vivons à l’époque de la fin du temps des nations, étant ainsi la génération finale. Jésus a déclaré : « Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. » (Luc 21 : 32) La génération qui contemple le dernier des signes donnés par Jésus, sera vivante lors de Son retour. Bien que ni le jour ni l’heure ne soient prédits, qu’aucune date spécifique ne soit indiquée à laquelle on puisse se référer, un événement a été prédit et la génération actuelle a vu son accomplissement !

   C’est après une discussion avec de bons amis ayant grandit dans le mouvement Adventiste et attendant et hâtant le retour de Jésus depuis des années, que je me suis senti poussé à écrire au sujet de cette prophétie. Le premier de mes amis est proche de moi par l’âge. Il a toujours pensé que Jésus viendrait durant sa vie, mais à présent, il croit que le retour de Jésus aura lieu dans la génération de ses enfants et que ses enfants doivent être bien établis matériellement et professionnellement afin de pourvoir à leurs besoins lorsque leurs parents seront décédés. L’autre de mes amis est un pasteur un peu plus âgé que moi. Il a dit qu’il avait toujours espéré être parmi les vivants lorsque Jésus reviendrait, mais qu’à présent il n’en est pas sûr. Je trouve cela tellement triste, mais je peux comprendre comment on peut arriver à de telles conclusions, si l’on se base sur la manière dont les Adventistes ont interprété les prophéties.

   Lorsque le mouvement Adventiste était à ses débuts, nos pionniers pouvaient se référer au jour obscur, à la chute d’étoiles et à 1844 comme à des événements relativement récents, ayant eu lieu durant leur vie. Cependant, lorsque la plupart des pionniers furent morts, ces signes étaient très éloignés, et le besoin se fit sentir de faire comprendre la signification de ces prophéties au peuple, d’une manière ou d’une autre. La prophétie d’Apocalypse 13 : 3 elle-même, qui semblait se référer au Traité de Latran en 1929 avait perdu son attrait pour certains.

   En comparaison des générations précédentes, l’accomplissement des prophéties de la fin des temps d’une nature générale s’est intensifié. On déclare que l’accomplissement de ces prophéties est la raison pour laquelle on sait que nous vivons à la fin des temps. Cependant, cette manière de penser ne prend pas en considération ce que le degré d’accomplissement devra être dans le futur afin d’être valide pour la fin des temps. Le mal a toujours été en augmentation dans ce monde. Ainsi, bien qu’il soit vrai que le nombre de tremblements de terre ait été plus important lors du 20ème siècle qu’il ne l’a été dans le 19ème, et que cela signifie que nous vivons à la fin des temps, et que nous sommes plus proche du retour du Christ, ce fait ne peut être utilisé pour dire quelle est la dernière génération. En effet, nous pouvons revenir au 19ème siècle et montrer que le nombre de tremblements de terre a été plus important dans ce siècle que dans le 18ème siècle. Et ainsi de suite. Cependant, la prophétie de Jésus concernant Jérusalem, est particulièrement spécifique et peut être utilisée pour mettre le doigt sur la dernière génération. Les paroles de Paul résonnent de manière plus vive encore aujourd’hui : « Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. » (Romains 13 : 11)

   Bien que les événements concernant Jérusalem n’aient jamais eu une place prépondérante dans l’étude Adventiste des Prophéties, ils ont été mentionnés par les pionniers :

   James White, dans un article de la Review écrivit :

« Notre Sauveur, lui aussi, déclare (Luc xxi : 24) que les Juifs “tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront amenés captifs parmi les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis.” Les temps des nations ne seront pas accomplis avant la fin des temps. » (The Review and Herald, 9 mai 1854)

   Joseph Bates, l’un des fondateurs du mouvement Adventiste, écrivit :

« Voici donc la bonne nouvelle : l’Evangile de Christ publié aux nations, ou, comme Jésus l’a dit : “Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.” Matt. 24 : 14 Quelle fin ? Voir au verset 3. “La conclusion de cet état” (trad. de Campbell). “et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis.” Luc 21 : 24 (Second Advent Way Marks and High Heaps, pp. 83, 84).

   Après avoir cité Luc 21 : 24-27, E.J. Waggoner déclara :

« D’après le texte, il est évident que “les temps des nations” s’étalent jusqu’à la venue du Seigneur pour juger le monde. En annonçant cette seconde destruction de Jérusalem, le Seigneur dit, comme pour la première fois, ce qui aurait lieu à la fin de la période de désolation. Les Juifs avaient eu le temps d’accepter la position et l’œuvre qui leur avait été confiées, mais ils les avaient mal utilisées, n’ayant pas connu le temps où ils avaient été visités. … Les nations impliquent toutes les nations païennes, ainsi la fin du temps qui leur est accordé doit nécessairement être la fin du monde. C’est le retour du Seigneur “pour rendre à chacun selon son œuvre”. » (The Everlasting Covenant, p. 486)

  En 1863, frère White publia un article tiré du périodique, Voice of the Prophets (La Voix des Prophètes). Bien qu’aucun nom ne soit mentionné comme auteur, Joshua V. Himes était l’éditeur de ce magazine. Voici en partie ce que disait cet article :

« Christ continue en leur disant (du verset huit au verset vingt-quatre) quels seraient les signes précédant la destruction de Jérusalem. Le langage utilisé ici est si clair, qu’il est impossible de se méprendre. “Que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes.” “Car il y aura une grande détresse dans le pays, et de la colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis.”

« Tous ces événements qui avaient été prédits se sont effectivement réalisés, pour les Juifs et pour Jérusalem. Cette cité est encore foulée aux pieds par les païens ; ainsi, la prophétie n’a pas encore expiré. Telle est donc ma réponse à ceux qui contestent pour dire que la prophétie a été accomplie avec la destruction de Jérusalem ; il n’en est pas ainsi, car elle est encore en train d’être accomplie. Si l’on veut prouver que la prophétie a été accomplie lors de la destruction de Jérusalem,  il faut montrer que Jérusalem a cessé d’être foulée aux pieds par les nations.

« “Les temps des nations (ou des païens)” est la période de leur triomphe sur l’église, la tenant en esclavage. Elle a été présentée à l’avance dans l’image en différents métaux de Daniel, au chapitre deux, commençant avec les Chaldéens et se terminant avec les Romains, dans la destruction complète des gouvernements païens de la terre, et l’établissement du royaume de Dieu qui remplira la terre entière. » (The Review and Herald, 23 juin 1863)

   James Edson White, fils d’Ellen et James White, publia un livre concernant les signes de la seconde venue de Jésus intitulé « The Coming King »[2] Après avoir écrit en détail sur la prophétie concernant la destruction de Jérusalem en 70 ap. J.-C, il déclara :

« Nous lisons également que “Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis.” (Luc 21 : 24) Jérusalem n’a plus jamais été en possession des Juifs, et ne le sera pas jusqu’à “ce que les temps des nations soient accomplis”. Ce sera lorsque l’œuvre de l’évangile sera achevée. » (James Edson White, The Coming King ; 1898)

   En réaction au manuscrit des pasteurs Wieland et Short,  1888 Ré-examiné, la Conférence Générale se réunit à Takoma Park, Maryland, l’église où eut lieu la première conférence Biblique de 1919, du 1 au 3 septembre 1952. Différents sujets furent assignés aux pasteurs pour qu’ils les présentent. Ces présentations furent ensuite publiées dans deux volumes sous le titre « Our Firm Foundation »[3] Arthur S. Maxwell, l’auteur bien connu des « Belles Histoires de la Bible » dû présenter le sujet : L’imminence de la seconde venue du Christ. Durant sa présentation, il dit :

« L’attention de l’humanité est à nouveau tourné vers la Palestine du fait de la récente restauration de la nation Israélienne. De nombreux Chrétiens se sont malencontreusement permis de croire que le retour de milliers de Juifs inconvertis dans leur pays natal est un accomplissement des promesses faites à Abraham, Isaac et Jacob. Ils ne réalisent pas que, depuis la mort du Fils de Dieu au Calvaire, il n’y a pas de salut, ni de terre maternelle éternelle, si ce n’est pour ceux qui croient en Lui et acceptent Son sacrifice.

   Cependant, il est une prophétie concernant la Palestine que nous devrions considérer avec une attention toute spéciale. Jésus a dit : “Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis.” (Luc 21 : 24)

   Pendant dix-neuf siècles, Jérusalem a été foulée aux pieds par les nations païennes. Elle l’est encore. Malgré les étonnantes prouesses des troupes Israéliennes, l’ancienne cité de Jérusalem est toujours entre les mains Arabes. Une moquée Mahométane se tient toujours sur le site du temple de Salomon. Même si les forces Israéliennes ont été victorieuses dans d’autres parties de la Palestine, elles n’ont pas pu atteindre l’objet de leur rêve. Mystérieusement, elles ont été empêchées, comme par une main invisible, d’atteindre le but entre tous, l’apogée du triomphe.

   Quelle pourrait bien en être la raison ? Seul le fait que les temps des nations ne sont pas encore accomplis.

   Il y a des milliers d’années, Israël ne pût entrer en Palestine car “l’iniquité des Amorées” n’était “pas encore à son comble” (Gen. 15 : 16) : pas avant que le temps de probation ou de grâce des Amoréens ne soit arrivé à son terme.

   Il se peut que les mêmes principes soient applicables aujourd’hui, sur une échelle plus grande. S’il en est ainsi, Jérusalem doit rester foulée aux pieds par les nations jusqu’à ce que leur temps de probation soit arrivé à son terme. Si cela est correct, de nombreuses choses dépendent du destin de l’ancienne cité et de la puissance qui l’occupe actuellement ! (Arthur Maxwell, Our Firm Foundation, pp. 230, 231 ; 1952)

   Pendant de nombreuses années, le Cours Biblique du 20ème siècle était un pilier de l’évangélisation au sein de l’Adventisme. Dans la cinquième leçon, intitulée « Le temps tire à sa fin », nous trouvons les questions/réponses suivantes :

« 2. Quel signe Jésus a-t-Il donné indiquant la proximité de la destruction de Jérusalem ? Luc 21 : 20

« La ville de Jérusalem fut encerclée pas les armées Romaines en 66 ap. J.-C. Après une période de temps, l’armée se retira et les Chrétiens, reconnaissant par là le signe donné par Christ (Matthieu 24 : 15-20) quittèrent en hâte la ville et n’y retournèrent pas. En 69, les Romains revinrent, et détruisirent la ville en 70. A l’époque, près d’un million de personnes moururent ou furent vendus comme esclaves, mais pas un seul Chrétien ne périt. Ils attendirent le signe donné par Christ et obéirent à Ses instructions. Le temple fut ravagé par les flammes, comme Christ l’avait prédit (bien que les soldats avaient reçu l’ordre de ne pas le détruire). Christ vit le futur et en fit l’esquisse à Ses disciples afin qu’ils puissent être sauvés.

« 3. Durant combien de temps Jérusalem devait-elle être foulée aux pieds selon Jésus ? (verset 24)

« La vieille ville de Jérusalem et le site du temple ont été occupés par les nations païennes jusqu’en 1967 lorsque les Juifs en ont pris possession dans une “victoire éclair”. Cette portion de la prophétie de Christ a été accomplie à notre époque ! »

   Pour partager une autre preuve du fait que cette prophétie a été considérée dans le passé, nous présentons le livre de Jean Zurcher, Le Christ de l’Apocalypse, un livre accompagnant le manuel trimestriel de l’école du Sabbat écrit par Fr. Zurcher pour le deuxième trimestre de 1980. Nous y lisons ce qui suit :

« Nous ne nous arrêterons pas sur les nombreux signes énumérés par Jésus dans ce discours. Un seul retiendra notre attention : celui qui, précisément, marque le temps ; l’unique élément chronologique répondant à la question des disciples : “Quand cela arrivera-t-il ?” Ce détail mérite d’autant plus qu’on s’y arrête qu’il est d’une brûlante actualité. De nos jours, il constitue même le point critique autour duquel se joue la politique mondiale : Jérusalem, “la pierre pesante de tous les siècles.” (Zach. 12 : 3).

« Jérusalem est à la fois le point de départ et le point d’aboutissement de la prophétie de Jésus. Pour Lui, comme pour le prophète Daniel, l’histoire des nations, comme celle du peule d’Israël, s’inscrit dans le cadre de l’histoire tragique de Jérusalem. Celle-ci est le signe par lequel se mesure le temps des nations. Ainsi, après avoir prédit la destruction de Jérusalem et la dispersion des juifs “parmi toutes les nations”, Jésus déclare : “Et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis.” (Luc 21 : 24)

« Personne ne songerait, aujourd’hui, à nier l’exactitude de cette prophétie. La destruction de Jérusalem par les armées romaines, en 70, est un fait historique dont le souvenir nous a été conservé par l’arc de triomphe de Titus, à Rome. La dispersion des Juifs parmi tous les peuples demeure une réalité contemporaine. Quant à Jérusalem, “foulée aux pieds par les nations”, dix-neuf siècles d’histoire devraient constituer une preuve suffisante de son tragique destin. Ce furent d’abord les Romains, ses occupants, puis les Arabes, les diverses nations chrétiennes au cours des Croisades, les Turcs jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale, les Anglais, et enfin les Jordaniens jusqu’à la Guerre des six jours, en juin 1967.

« Mais cette prophétie de Jésus contient beaucoup plus qu’une preuve de son exactitude. Elle fut d’abord un signe pour les chrétiens dans l’Eglise apostolique qui surent en tenir compte. Elle demeure aussi un signe pour nous qui vivons à l’heure de l’accomplissement du “temps des nations”. Encore faut-il savoir en discerner la signification.

« Il n’est pas question, pour nous, de voir dans le retour des Juifs en Palestine et la reconquête de Jérusalem par les armées israéliennes le signal de la prochaine conversion des Juifs, comme le pensent de nombreux chrétiens. Rien dans cette prophétie n’autorise une telle interprétation. Toutefois, ne pas voir que Jérusalem nous est donnée ici comme un “signe des temps” tout à fait exceptionnel, nous placerait dans la situation de ces chefs religieux qui savaient fort bien “discerner l’aspect du ciel”, mais ne pouvaient “discerner les signes des temps” les plus évidents.

« Pour comprendre la déclaration de Jésus, trois questions exigent une explication. D’abord, que signifie au juste l’expression “le temps des nations” ? Ensuite, que faut-il entendre par l’accomplissement du temps des nations ? Enfin, quelle relation y a-t-il entre la reconquête de Jérusalem par les Juifs et l’accomplissement du temps des nations ?

« Dans le langage biblique, le temps des nations n’est autre que le temps mis à part, selon la prescience de Dieu, pour l’évangélisation des nations païennes. Non pas le temps nécessaire pour qu’elles ses convertissent au christianisme, comme le pensent certains, mais pour que l’Evangile soit annoncé. C’est dans ce sens que Jésus a dit : “Cette bonne nouvelle sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.” (Matt. 24 : 14).

« Le début du temps des nations coïncide avec l’instant historique où s’est achevé le temps mis à part pour le peuple d’Israël, c’est-à-dire au terme de la période prophétique des 70 semaines de Daniel 9 : 24-27, en l’année 34 après J.-C. Le baptême des premiers païens — l’eunuque éthiopien et le centenier Corneille — de même que la conversion de Paul, l’apôtre des gentils, marquent le commencement de cette ère nouvelle, celle de l’évangélisation des nations. Et, si nous avons bien compris la prédiction de Jésus, ce temps devait être “accompli” lorsque Jérusalem cesserait d’être “foulée aux pieds par les nations”.

« Le fait que, depuis 1967, Jérusalem n’est plus occupée par les nations, par opposition à la nation juive, signifie donc que nous vivons présentement au terme du “temps des nations”. De ce point de vue, Jérusalem constitue l’ultime signe des temps par lequel le Seigneur nous indique que l’histoire de ce monde touche à sa fin et que le renouvellement de toutes choses est proche. » (Jean Zurcher, Le Christ de l’Apocalypse, pp. 91-93, 1980)

   Malgré le fait que ces études expriment certaines différences concernant la signification du « temps des nations », elles se rejoignent pour dire que le retour de Jérusalem entre les mains des Juifs est nécessaire à l’accomplissement de cette prophétie et que cet événement se situe tout à la fin des temps.

   Daniel chapitre 11 mentionne également Jérusalem comme le point central de la prophétie de la fin des temps. Au point culminant de la prophétie sur le roi du nord, la papauté, nous trouvons ces paroles : « Il dressera les tentes de son palais entre les mers, vers la glorieuse et sainte montagne. Puis il arrivera à la fin, sans que personne lui soit venu en aide. » (Daniel 11 : 45) L’interprétation d’une prophétie dépendant des méthodes utilisées. Historiquement, les Adventistes utilisaient le concept de William Miller qui est de considérer une prophétie littéralement, à moins que des symboles clairs ne soient employés. Si c’est le cas, il nous faut faire des recherches dans la Parole de Dieu afin de trouver les clés permettant de découvrir le mystère des symboles. Miller écrivit :

« Comment savoir quand un mot est utilisé d’une manière imagée : s’il a du sens tel qu’il est, et n’est pas en opposition avec les simples lois de la nature, il doit être compris de manière littérale ; sinon, il faut le comprendre de manière imagée.

«  Pour comprendre la véritable signification des images, cherchez tous les textes bibliques où se trouve le mot imagé que vous souhaitez comprendre. Lorsque vous trouvez une explication, mettez-la en parallèle avec l’image, et si le texte est compréhensible, vous n’avez pas besoin de chercher plus loin ; sinon, continuez vos recherches. » (Miller’s Works, vol. 1, Règles d’interprétation, p. 23).

   Il n’est pas difficile de comprendre le texte de Daniel 11 : 45 si l’on utilise ces règles d’interprétation simples et logiques.  Les « tentes de son palais » sont l’endroit où réside le roi du nord, la papauté. Du fait que des tentes ne soient pas une résidence permanente, il est ici question d’une résidence temporaire, ou d’un endroit temporaire pour son gouvernement, car il est fait mention d’un palais. Mais où les tentes doivent-elles se trouver ? La prophétie dit : « entre les mers, vers la glorieuse et sainte montagne ». Quelle est la glorieuse et sainte montagne de Dieu ? Selon certains, il s’agit des Etats-Unis ou d’autres endroits, mais si nous allons à la Bible pour obtenir la réponse, il est facile de la trouver. Dans sa prière pour son peuple, Daniel dit : « Seigneur, selon ta grande miséricorde, que ta colère et ta fureur se détournent de ta ville de Jérusalem, de ta montagne sainte. » (Daniel 9 : 16) Il dit que Jérusalem est la sainte montagne de Dieu. Zacharie 8 : 3 dit : « Ainsi parle l’Eternel : Je retourne à Sion, et je veux habiter au milieu de Jérusalem. Jérusalem sera appelée ville fidèle, et la montagne de l’Eternel des armées montagne sainte. » Plus encore : Esaïe 66 : 20 déclare : « Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, en offrande à l’Eternel, sur des chevaux, des chars et des litières, sur des mulets et des dromadaires, à ma montagne sainte, à Jérusalem, dit l’Eternel, comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, dans un vase pur, à la maison de l’Eternel.

   Ces versets déclarent clairement que la ville de Jérusalem au sens littéral est la clé du symbole de Daniel 11 : 45. Certains ne sont pas satisfaits de laisser parler la Bible par elle-même. Ils s’accordent pour dire que Jésus est la montagne sainte, mais essaient d’ajouter que la réponse finale doit être le peuple de Dieu, car Jérusalem est un symbole du peuple de Dieu. C’est essayer d’interpréter un symbole par un symbole et si nous pouvons agir ainsi, où allons-nous nous arrêter ? Il se peut qu’il y ait une interprétation au-delà du peuple de Dieu. Il est peut-être le symbole d’une autre chose encore. Il n’y a aucun moyen de savoir quand il faut s’arrêter, et très bientôt nous sommes loin de la simple explication donnée par la Bible. Il est dit que cette « glorieuse et sainte montagne » est située « entre les mers ». Cette description s’accorde aussi avec Jérusalem qui se situe entre la Mer de Galilée au nord et la Mer Morte au sud. Ainsi, nous pouvons tout à fait nous attendre à ce que la papauté, dans un futur proche, déplace son siège à Jérusalem. Le pape Jean-Paul II était obsédé par Jérusalem. Pour ce qui est de Benoît XVI, ses intentions ne sont pas claires. Mais la Parole de Dieu s’accomplit toujours.

   Deux prophéties parallèles parlent de Jérusalem dans Esaïe 2 et Michée 4. Remarquez attentivement la manière dont le texte est écrit :

« Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l’Eternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines, et que les peuples y afflueront, des nations s’y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Eternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchiez dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Eternel. Il sera le juge d’un grand nombre de peuples, l’arbitre de nations puissantes, lointaines. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes ; une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre. » (Michée 4 : 1-3 ; voir également Esaïe 2 : 2-4).

   La montagne de l’Eternel est Jérusalem. Les peuples s’assemblent à Jérusalem, clamant qu’ils s’y rendent pour adorer le Dieu des cieux et que « de Sion sortira la loi. » Mais comme le pasteur James White l’a écrit :

« Mais l’Eternel parle aux versets 6 et 7, disant : “En ce jour-là, dit l’Eternel, je recueillerai les boiteux, je rassemblerai ceux qui étaient chassés, ceux que j’avais maltraités.” “En ce jour-là” lorsque “des nations” parlent de paix et de sûreté, le reste du peuple de Dieu est chassé et maltraité. » (Bible Adventism, p. 26)

   Esaïe et Michée déclarent tous deux que les peuples forgeront des hoyaux à la place de leurs glaives, et transformeront en serpes leurs lances, disant à tous que la guerre est finie. La prophétie de Joël est tout à fait différente. Au lieu d’entendre parler le peuple, c’est la voix de Dieu qui se fait entendre !

« Publiez ces choses parmi les nations ! Préparez la guerre ! Réveillez les héros ! Qu’ils s’approchent, qu’ils montent, tous les hommes de guerre ! De vos hoyaux forgez des épées, et de vos serpes des lances ! Que le faible dise : Je suis fort ! » (Joël 3 : 9, 10)

   Esaïe et Michée prophétisent sur les peuples qui déclarent un temps de paix où la guerre ne sera plus et où leurs armes seront transformées en outils agricoles. Ils parlent d’aller à la montagne de l’Eternel afin de proclamer la Loi venant de Sion. Dans Joël, cependant, Dieu parle et il s’agit d’une proclamation de guerre et qu’il est temps de transformer en armes les outils agricoles !

   En tant qu’Adventistes, nous savons que Satan va essayer de personnifier la seconde venue de Jésus-Christ. Il m’est impossible de penser à un meilleur endroit pour Satan d’apparaître et de recevoir l’adoration de ses disciples qu’à Jérusalem. Pour les Chrétiens, il sera Jésus, et pour les Juifs et les Musulmans, il sera le Sauveur qu’ils attendent depuis si longtemps. Le pape le recevra, placera le sceptre entre ses mains, s’agenouillant devant lui, lui baisera les pieds et l’adorera, proclamant ainsi qu’il est celui qui doit recevoir l’adoration ! La paix sera proclamée, et, pour assurer cette paix, la loi sera proclamée, mais ne pensez pas pour un instant qu’il s’agisse de la loi contenant le quatrième commandement telle qu’elle a été donnée sur le Mont Sinaï. Il s’agira d’une loi internationale proclama la sacralité du dimanche.

   Bien que le monde puisse considérer la papauté et le faux Christ comme la solution pour obtenir la paix dans le monde, ceux qui auront été induits en erreur par cette mascarade, réaliseront enfin qu’ils ont été dupés et se retourneront contre la papauté. « Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu ; elles mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu. » (Apocalypse 17 : 16) « Il arrivera à la fin, sans que personne lui soit venu en aide. » (Daniel 11 : 45).

   Bien que Jérusalem ne soit plus la ville choisie de Dieu, elle est un signe pour le peuple de Dieu de la fin des temps, tout comme elle l’était pour celui des temps apostoliques. Les événements se situant tout juste après ce que Daniel a annoncé dans Daniel 11 : 45 sont trouvés dans Daniel 12 : 1 « En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple ; et ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu’à cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. » Le moment où Micaël se lève est à la fin du temps de grâce, de probation, qui sera suivi par un temps de détresse.

   Nous ne devons pas être pris par surprise. Cependant, même si nous connaissons parfaitement la suite des événements de la fin des temps, si nous ne sommes pas prêts spirituellement, nous sommes sûrs d’échouer à ce moment-là. Si nous sommes véritablement en Christ, peu importe ce qui aura lieu, peu importent les surprises qui nous attendront, et je suis persuadé que certains d’entre nous devrons y faire face, nous pourrons tenir ferme, car nous serons en Jésus. 1 Jean 5 : 11, 12 dit : « Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » Lorsque nous avons Jésus, nous avons la vie éternelle car cette vie est en Lui et l’avoir signifie avoir la vie éternelle. Il n’est aucune épreuve que Jésus ne puisse vaincre. Satan et ce monde jetèrent tout le péché contre le Fils de l’homme, et cependant, à aucun moment il n’a failli ou n’a tressailli. Il ne faillira jamais, et si nous sommes en Lui, nous obtiendrons toujours la victoire venant de Lui !

   Dans nos précédentes études, nous avons vu que le terme « païens » signifie également nations et, par implication, les corps institutionnels tels que les églises. Si les temps des nations sont accomplis, ou à leur fin, nous pouvons en conclure que cette prophétie d’Ellen White doit également être accomplie ou va bientôt arriver en totalité :

« L’Eglise adventiste doit être pesée dans la balance du sanctuaire. Elle sera jugée d’après les avantages dont elle a joui. Si son expérience spirituelle ne correspond pas aux privilèges que le Christ lui a assurés grâce à son sacrifice ; si les bénédictions reçues ne l’ont pas qualifiée pour l’œuvre qui lui a été confiée, cette sentence sera prononcée sur elle : “Trouvée trop légère.” Elle sera jugée d’après les lumières et les occasions qui lui ont été données. » (Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, pp. 299, 300. Italiques ajoutés.)

   Ellen White déclare clairement que l’église sera pesée ou jugée. Il ne s’agit pas d’un langage ironique. Elle est sérieuse, car Dieu est sérieux. Comme nous l’avons remarqué dans la deuxième partie de notre étude, ce témoignage a été écrit en 1903 après que la Conférence Générale ait rejeté les mesures de réforme approuvées par Dieu en 1901. Ellen White écrivit plus tard :

« En un sens tout particulier, les adventistes ont été suscités pour être des sentinelles et des porte-lumière. Le dernier avertissement pour un monde qui périt leur a été confié. La Parole de Dieu projette sur eux une lumière éblouissante. Leur tâche est d’une importance capitale : la proclamation des messages du premier, du second et du troisième ange. Aucune œuvre ne peut lui être comparée. Rien ne doit en détourner notre attention.

« Les vérités que nous devons proclamer au monde sont les plus solennelles qui aient jamais été confiées à des mortels. C’est là notre travail. Il faut avertir le monde, et le peuple de Dieu doit être fidèle au mandat qu’il a reçu. » (Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 344, italiques ajoutés)

   Par son apostasie sur de nombreux points, et spécialement par son rejet de la vérité sur Dieu en 1980, comme le prouvent les points de croyances actuels et l’acceptation du « dieu étranger » (Daniel 11 : 39) de la papauté, l’église n’a pas laissé à Dieu le choix, si ce n’est de la peser dans les balances et de la trouver trop légère.

   Ellen White dit que nous avons une œuvre d’une importance capitale dans la proclamation des messages des trois anges.  Si l’église a échoué dans cette tâche, ceux qui seront trouvés fidèles doivent partager le message au loin et au près. Il nous faut examiner encore un point important. Les premiers adventistes mentionnés plus haut croyaient que la probation se terminerait lorsque Jérusalem serait à nouveau sous contrôle Juif et que la fin des temps sera là. Nous sommes tout à fait d’accord que les événements depuis 1967 sont le signal de la fin, de la dernière génération. Nous sommes en harmonie avec le fait que les temps des nations, ou des corps institutionnels sont arrivés à leur terme, mais souvenez-vous du protocole lors du Jour des Expiations (voir la partie 2 de notre étude – Etoile du Matin de janvier 2013). Après que l’œuvre du jugement ait eu lieu dans le lieu très saint du sanctuaire, le grand prêtre passe dans le lieu saint, puis arrive dans le parvis, où l’éradication finale des péchés du peuple prend place. Nous vivons actuellement à ce moment, et bientôt le jugement sera terminé et Jésus reviendra.

   « Les forces du mal se coalisent et s’accroissent en vue de la crise finale. De grands changements vont bientôt se produire dans le monde, et les événements de la fin, se précipiter. » (Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 335)

   Dieu a donné de nombreux avertissements à son peuple. La génération finale est là. Ecouterons-nous ? Serons-nous prêts ?

À suivre…

 

Histoire pour les enfants

  

« Vous finir battre moi ? … Moi construire Église ! »

- Piarre ! Piarre ! Où es-tu ?

   Aucune réponse ne vint de l’école déserte. Où était Piarre ?

   Le missionnaire Campbell faisait une tournée dans les montagnes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il était venu visiter Piarre, qui était supposé enseigner l’école de ce petit village au nord du lac Ibai. Mais Piarre avait disparu.

   L’école était vide. Toutes les femmes du village travaillaient dans leurs jardins, et les hommes étaient à la chasse. Quelques enfants se rassemblèrent, curieux à la vue du visiteur blanc.

- Où est Piarre ? demanda le pasteur Campbell.

- Piarre est parti, dirent les enfants. Il est parti la semaine dernière.

- Où est-il parti ?

- Des hommes sont venus des montagnes. Ils voulaient que Piarre parte avec eux. Ils avaient demandé un instituteur du septième jour, mais personne n’était venu. Maintenant, ils sont venus chercher Piarre, et Piarre est parti avec eux pour les aider.

- Quel genre d’hommes était-ce ? Venaient-ils d’une autre mission ?

- Non, c’étaient des kanakas — des hommes sauvages avec des plumes et tatoués pour la guerre. Ce n’étaient pas des chrétiens.

   Le pasteur Campbell soupira. C’était la même vieille histoire. Envoyez un indigène consciencieux dans un village où il y a déjà une église ou une école, et il sera débordé de demandes d’autres villages. Quelques instituteurs pensaient qu’il leur fallait aller aider ces villages solitaires où le message adventiste n’avait pas encore pénétré. Piarre était l’un des instituteurs les plus consacrés, et le missionnaire savait bien que la plus grande ambition de ce jeune homme était de travailler dans de nouvelles régions.

   Le pasteur Campbell soupira profondément. Ce serait inutile d’essayer de trouver Piarre. Il quitte le village et continua sa tournée.

   A la fin du trimestre, Piarre se rendit au siège de la mission pour toucher son salaire et donner un rapport de son travail. Il apportait avec lui les dîmes de ceux qui observaient le Sabbat, et des nouvelles ! Des nouvelles passionnantes !

   Il dit au pasteur Campbell :

- J’ai trouvé des endroits où le message adventiste n’a jamais été prêché. Ils veulent que j’aille les enseigner. Ils doivent être prévenus du retour du Christ. Puis-je aller parler de Jésus à ces gens ?

- Où se trouvent-ils ? demanda le pasteur Campbell ?

   Il fut surpris quand Piarre lui dit qu’ils se trouvaient au milieu d’une région où une autre église avait déjà établi une mission. C’était un endroit où notre œuvre était mal représentée.

- Tu veux vraiment aller là ? demanda le pasteur Campbell ?

- Rien ne me ferait plus plaisir.

- Mais c’est un travail difficile. Tu seras seul. Et nous ne pourrons pas te payer. Tant que tu restes instituteur, il y a de l’argent pour toi. Mais si tu te lances dans l’évangélisation, aucune somme n’est prévue pour ce travail. Tout l’argent est déjà distribué parmi les autres évangélistes. Tout au plus, nous pourrions te considérer comme un aide instituteur.

   Piarre réfléchit pendant une longue minute. Ce serait un vrai sacrifice. Il ne pourrait plus compter sur le salaire qu’il recevait chaque trimestre. Il ne recevrait qu’un peu de riz et de sel chaque trimestre et un peu de tissu. Peut-être que si les dîmes étaient bonnes, il y aurait quelques shillings pour lui. Ce serait tout.

- Maître, j’irai comme aide instituteur. Ces gens doivent être avertis du prochain retour de Jésus. C’est ce que je veux faire.

   Quelques heures plus tard, Piarre était en route. Il avait soigneusement emballé ses quelques possessions, les avait jetées sur son épaule et s’était dirigé vers les montagnes. Quelques minutes plus tard, il avait perdu de vue les bâtiments de la mission, cachés derrière l’arête de montagne à pic qu’il descendait. Plusieurs heures plus tard, il s’arrêta pour se reposer et manger près du torrent. Bien qu’à très peu de distance en ligne directe de la mission, il avait parcouru bien des kilomètres. Les pistes étaient glissantes, longeaient des précipices, et étaient usées par des siècles de marche.

   Il salua un groupe de guerriers qui se rendaient à une danse. Il pensa à son passé, alors que lui aussi s’était orné de plumes et d’ailes de scarabées. Il se souvint des longues heures que son peuple passait à confectionner les immenses perruques qu’ils portaient lors de leurs fêtes païennes. Puis il fut reconnaissant pour la délivrance de la peur qu’il avait trouvée en Christ. Quand la mission du septième jour était venue, son peuple était malade, effrayé jour et nuit, et continuellement en guerre avec ses voisins. Maintenant, il y avait tant de joie dans son cœur qu’il se mit à chanter – ce qui surprit grandement le groupe d’indigènes qui le croisait sur la piste.

   Après quelques jours de marche, il était arrivé au village qui lui avait demandé de lui enseigner le message adventiste. Il était loin de chez lui, seul dans sa foi, et entouré d’un peuple encore presque entièrement plongé dans le paganisme.

   Bien que certains villageois l’aient supplié de venir, Piarre se rendit compte que des troubles s’étaient élevés depuis cette invitation. Le chef d’une autre mission était venu au village et avait dit à tout le monde ce qui se passerait si l’adventiste venait.

- Vous devrez renoncer à vos cochons, leur dit-il. Vous ne pourrez avoir qu’une femme. Ils vous prendront votre bétel, et vous feront payer un dixième des produits de votre jardin à la mission.

   Quelques-uns des villageois élevèrent la voix en faveur de la « mission propre » des adventistes, mais ce dirigeant avait bientôt gagné la plupart des villageois à ses vues. L’arrivée de Piarre suscita une grande dispute.

   Puisque c’était le luluai (chef) qui lui avait demandé de venir au village, Piarre attendit que la dispute s’apaise un peu, puis il se rendit seul chez le chef.

   Le vieux luluai écouta, puis il réfléchit profondément avant de donner sa réponse.

- C’est vrai que nous sommes venus demander que ta mission vienne s’installer ici, Piarre, mais c’était il y a des mois. Depuis, d’autres missionnaires sont venus nous aider. Nous voudrions bien garder ta mission aussi, car vous pouvez certainement aider notre peuple, mais j’ai peur qu’il y ait des troubles si tu restes. Ceux qui veulent garder leurs vieilles habitudes ne veulent pas que tu restes. Il y a déjà beaucoup d’agitation, et j’ai peur pour ta vie.

- Je fais le travail de Dieu, répondit Piarre. Si vous voulez que je reste, je resterai Vous m’avez promis un terrain pour l’église. Où est-il ?

- D’autres ont voulu ce terrain, mais je l’ai réservé pour toi, car j’espérais que tu viendrais. Mais j’ai bien peur qu’il y ait de graves troubles si tu restes. Les hommes disent qu’ils veulent se battre contre toi.

- N’ayez pas peur, je ne me battrai pas contre eux, dit Piarre. Je me mettrai à construire mon église dès que possible.

   Quelques jours plus tard, les poutres étaient coupées, l’herbe avait été liée en gerbes pour le toit, et tout était prêt pour commencer la construction.

   Les hommes continuaient à se disputer et à marmotter. Le feu couvait. Avant de se mettre à creuser le premier trou, Piarre prit le temps de prier. Demain matin, lorsqu’il commencerait vraiment à bâtir, ce serait le moment crucial.

   Piarre avait déjà monté plusieurs poutres lorsqu’il vit un groupe d’hommes sortir du village, bâtons et pierres à la main. Tous criaient et hurlaient.

- Sors de notre village ! Nous ne te voulons pas ici !

- Nous voulons nos cochons ! Nous voulons notre bétel !

- Va-t’en ! Va-t’en !

   Piarre continua à travailler tout en priant. Aucun mot ne sortit de sa bouche tandis qu’il mettait une autre poutre en position. Irrités, les hommes firent cercle autour de lui. Puis ils se mirent à arracher les poutres déjà en place. Bientôt, elles étaient toutes dispersées dans la clairière.

   Piarre ne dit toujours rien. Calmement et délibérément, il ramassa l’une des poutres déracinées et la remit en place. Puis une autre, et une troisième. Mais aussi vite qu’il les mettait en place, les hommes les arrachaient.

   Voyant qu’ils n’arrivaient pas à provoquer la colère de Piarre, les hommes devinrent furieux. L’un d’eux prit un bâton et visa Piarre. Piarre vit trente-six chandelles et chancela. D’autres se joignirent à la mêlée. Bientôt, le missionnaire indigène fut cloué au sol par les bâtons, les pierres et les coups qui pleuvaient sur lui.

   Craignant de l’avoir tué, les hommes s’éloignèrent. Mais Piarre était loin d’être mort. Malgré son visage enflé, il sourit, puis regarda autour de lui.

- Vous finir battre moi ? dit-il. Moi construire église qui appartient à Dieu ! Serrez-moi la main. Je viens vous aider. Mon Dieu, il vous aime. Laissez-moi bâtir l’église, et je vous parlerai du Dieu qui aime tous les hommes.

   La colère s’empara à nouveau des hommes. Encore une fois, ils battirent Piarre jusqu’à ce qu’il ait presque perdu connaissance. Et une fois de plus, Piarre se redressa lorsque les hommes s’éloignèrent.

- Vous avez fini de me battre maintenant ? Quand vous finissez, je construis l’église. Je ne me battrai pas avec vous. Vous partez et vous me laissez construire l’église.

   Aussi prompts au rire qu’à la colère, les hommes furent confondus par la bonne humeur de Piarre et quittèrent le site choisi pour l’église.

   Quelques-uns dirent :

- Tu es un homme bon, Piarre. Quand nous sommes en colère, tu souris. Quand nous te battons, tu ne te bas pas. Nous ne te battrons plus.

   Seul un homme resta.

- Tu es un homme bon, dit-il. C’est vrai ce qu’ils disent. Je vais rester et t’aider à construire ton église. Et dans ma hutte il y a de la place pour toi. Tu peux venir habiter avec moi.

   Travaillant ensemble, le vieil homme et le jeune instituteur furent laissés en paix tandis qu’ils construisaient l’église. Des curieux vinrent examiner les progrès, mais personne n’offrit son aide. Bientôt, l’église fut terminée. Piarre considéra le travail, puis il remercia Dieu.

   Mais les villageois viendraient-ils à l’église ? Le sabbat donna la réponse ! Curieux, des hommes, des femmes et des enfants de toutes tailles se pressèrent dans l’église du septième jour en ce premier sabbat. Ils étaient venus pour voir quel genre de culte ferait Piarre. Surpris et intéressés, ils observèrent Piarre dérouler le rouleau d’images. Enfants aussi bien que vieillards restaient assis sans bouger pour écouter l’histoire de l’Evangile. Ils n’avaient jamais rien entendu de semblable.

   Ils revinrent sabbat après sabbat. L’opposition s’éteignit, puis se transforma en enthousiasme pour la nouvelle mission. Des changements eurent lieu dans le village. Les cochons furent chassés, et les jardins furent entourés de barrières. Des bouches depuis longtemps tachées par le bétel devinrent propres, et les dents retrouvèrent leur blancheur. Des fleurs firent leur apparition le long de la rue du village. La propreté devint bientôt un genre de vie.

   Piarre était plus qu’enchanté de la transformation. Bientôt, son travail serait achevé, et il pourrait répondre à un autre des nombreux appels qu’il recevait.

   Bientôt, dix-huit âmes furent prêtes pour le baptême. Parmi elles se trouvaient des hommes qui l’avaient battu tandis qu’il bâtissait l’église. Maintenant, tout était oublié. Après les baptêmes, il y eut un appel afin que d’autres s’y préparent. Des larmes remplirent les yeux de Piarre lorsqu’il vit se presser autour du pasteur Campbell d’autres de ses anciens persécuteurs. Quelle journée ! Quelle joie !

   Tel est le bonheur de tous ceux qui amènent des pécheurs au Christ.

W. S.

 

Coin Santé

Torsade Noix-Cannelle

Ingrédients :

-  500 g de farine (T65 de préférence)

- 15 g de levain en poudre ou 1 sachet de levure de boulanger

-  75 g de sucre ou 50 g de sirop d’agave

-  100 g de margarine ou 70 g d’huile d’olive

-  1 pincée de sel

-  250 ml de lait végétal tiédi

-  du sucre cannelle

-   des noix hachées

 

Préparation :

-  Préparer tout d’abord la pâte briochée :

-  Mélanger la farine, le levain en poudre, le sucre, la margarine (ou l’huile d’olive), le sel et le lait végétal tiède afin d’obtenir une pâte homogène. Pétrir 5 minutes. Ne pas hésiter à rajouter du lait tiède si nécessaire.

-  Laisser reposer 1 heure dans un endroit tiède (derrière le poêle à bois par exemple ou dans le four à 40°.

-  Lorsque la pâte a doublé de volume, la faire retomber et la repétrir encore pendant une demi-minute.

-  Laisser à nouveau reposer la pâte pendant 30 minutes.

 

-  Lorsque la pâte à brioche est prête :

-  Préparer un grand moule à tarte.

-  Couper la pâte en trois morceaux de même poids.

- Etaler le premier morceau afin qu’il tapisse parfaitement le fond du moule.

- Sur ce cercle de pâte, badigeonner de l’eau, et saupoudrer de sucre cannelle (du sucre complet auquel on a ajouté de la cannelle en poudre). Il faut qu’il y en ait une fine couche.

- Saupoudrer de noix hachées.

- Agir de même pour le deuxième morceau de pâte, en le plaçant sur le premier, ainsi que pour le troisième. 

- Lorsque vos trois « couches » sont prêtes :

- Presser un emporte-pièces rond au centre et le laisser durant tout le processus suivant.

- Couper en 16 parts égales en vous arrêtant à 1 cm du centre.

- Prendre ensuite chaque part et la torsader 1 à 2 fois avant de la reposer délicatement.

- Laisser le gâteau lever encore 30 minutes.

- Faire cuire à four chaud (180°) jusqu’à ce qu’il soit doré.

 

- Vous pouvez bien entendu, ne pas mettre de noix, ou remplacer le sucre par du sirop d’agave ou du miel sur lequel vous saupoudrez la cannelle. 

- Si vous souhaitez voir la recette pas à pas avec des photos, cliquez ici !



[1] « Dans l’ancien temps, lorsqu’un roi voyageait dans les régions les moins fréquentées de son royaume, un groupe d’hommes était envoyé au-devant du cortège royal afin de niveler les endroits escarpés et de combler les fossés, afin que le roi puisse poursuivre sa route en toute sécurité et sans obstacle. Cette coutume est employée par le prophète pour illustrer l’œuvre de l’évangile. “Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées.” Lorsque l’Esprit de Dieu touche une âme de son merveilleux pouvoir vivifiant, l’orgueil humain est abaissé. Les plaisirs du monde, la position et la puissance perdent leur valeur. “Les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu” sont renversés ; toute pensée est amenée captive à “l’obéissance de Christ”. (2 Cor. 10 : 5)» The Desire of Ages, p. 135. Retour

[2] Ndt : Le Roi qui Vient Retour

[3] Ndt : Notre Fondement Solide Retour