Vol.5 - Septembre 2013


Etoile du Matin

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« Car des eaux jailliront dans le désert, et des ruisseaux dans la solitude ; le mirage se changera en étang et la terre desséchée en sources d’eaux. » Esaïe 35 : 6-7


Table des matières 

Editorial – Que faut-il faire avant de prier ? – par Marc Fury

Principes fondamentaux des Adventistes - 1889

Le retour d’Elie (chapitre 7) – par Adrian Ebens

Le sanctuaire da la Bible — par J. N. Andrews

Histoire pour les enfants

Coin Santé — Terrine aux courgettes

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Editorial

   Chers frères et sœurs dans la foi au Fils engendré de Dieu,

   Nous prions afin que ce numéro d’ « Etoile du Matin » vous trouve en bonne santé physique et mentale, mais surtout spirituelle. L’été tire déjà à sa fin, et nous sommes heureux à l’idée de vous retrouver bientôt à l’occasion du camp-meeting de septembre qui aura lieu en Italie cette année.

   Alors que j’ai visité mon église natale, j’ai récemment eu l’occasion de participer à une école du sabbat fort intéressante, où mon frère posa la question suivante en guise d’introduction : « Que faut-il faire avant de prier ? ». Je voudrais à présent me prendre le temps d’ouvrir les Saintes Ecritures afin d’y trouver quelques éléments de réponse.

- Crois en Dieu

« Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Héb. 11 : 6).

   Lisons à ce sujet dans le beau livre Jésus-Christ, p. 108 :

Nous ne devrions pas présenter à Dieu nos requêtes afin de le mettre à l’épreuve, pour voir s’il accomplira sa parole, mais parce que nous avons la certitude qu’il l’accomplira ; non pas pour avoir la preuve qu’il nous aime, mais parce que nous l’avons déjà. « Sans la foi il est impossible de lui plaire ; celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe, et qu’il se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Héb. 11 : 6).

- Entre dans ta chambre et ferme la porte

« Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (Mt 6 : 6).

   Voyons comment l’Esprit de prophétie approfondit ce verset :

« Quant tu pries, entre dans ta chambre. » Réservons-nous une place pour la prière secrète. Jésus avait choisi plusieurs endroits où il se retirait pour communier avec son Père, faisons de même. Nous avons souvent besoin de nous recueillir dans quelque lieu si humble qu’il soit, où nous puissions nous rencontrer seuls avec Dieu (Heureux ceux qui, p. 70)

   On trouvait très souvent Jésus en prière. Il se retirait dans les bosquets solitaires ou sur les montagnes pour adresser au Père ses requêtes (Témoignages pour l’Église, p. 1).

- Ôte tes souliers de tes pieds

« Dieu dit : N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte » (Ex 3 : 5).

   En rapport avec ce texte, le Seigneur nous parle par sa messagère :

Le véritable respect envers Dieu est inspiré par le sens de sa grandeur infinie et par le sentiment de sa présence. (…) Lorsque Moïse se trouva près du buisson ardent, Dieu lui dit : « Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. » (…) Un profond sentiment de révérence doit caractériser tous ceux qui entrent en la présence du Très Haut. Au nom de Jésus, nous pouvons nous approcher de Dieu avec assurance, mais sans hardiesse présomptueuse, et non comme si nous étions à son niveau. (…) Tous ceux qui sont véritablement conscients de la présence de Dieu s’approchent de lui avec une sainte révérence, en se prosternant humblement devant lui (Avec Dieu chaque jour, p. 278).

- Prosterne-toi

« Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria » (Luc 22 : 41).

   Jésus, le Fils divin de Dieu se mit à genoux avant de prier. Devrions-nous suivre son exemple, où sommes nous plus dignes que le Christ pour en être dispensés ?

Dans la prière publique ou privée, c’est un privilège que de se présenter devant le Seigneur en se mettant à genoux. Jésus nous a montré l’exemple : « s’étant mis à genoux, il pria, » dit Luc 22 : 41. Ses disciples firent de même (Actes 9 : 40 ; 20 : 36 ; 21 : 5). Paul déclare : « je fléchis les genoux devant le Père » (Eph. 3 : 14). En confessant à Dieu les péchés d’Israël, Esdras s’agenouilla (Esd. 3 : 14). « Daniel se mettait à genoux trois fois par jour, il priait et il louait son Dieu » (Daniel 6 : 10). (Messages à la jeunesse, p. 249).

- Va d’abord te réconcilier avec ton frère

« Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande » (Mt 5 : 24).

   Il arrive qu’au moment de notre prière, nous nous souvenions que quelqu’un nourrit envers nous quelque rancœur. Jésus nous enseigne à faire le nécessaire pour rétablir la paix avant de prier le Père :

Si, au moment de nous présenter devant Dieu, nous nous souvenons que quelqu’un nourrit envers nous quelque rancœur, laissons là notre requête ou notre action de grâces et allons trouver la personne avec laquelle nous avons eu un différend. Confessons-lui humblement notre faute et demandons-lui pardon (Heureux ceux qui, p. 52)

   Voilà donc quelques éléments de réponse à cette question fort intéressante. D’autres points de vue ont été partagés, insistant plus sur la disponibilité de Dieu et son accessibilité à chaque instant de la journée. Bien entendu, mis à part les moments réservés à la prière publique ou privée, nous sommes exhortés à laisser sans cesse monter une prière silencieuse de notre cœur :

Prenons l’habitude de parler au Sauveur. […] Que de notre cœur monte sans cesse une prière silencieuse, afin de recevoir la lumière, la sagesse et la force dont nous avons besoin. Que chaque respiration soit une prière (Avec Dieu chaque jour p. 19).

   Par ailleurs, nous sommes heureux de vous annoncer que la traduction du livre « Le Retour d’Elie » d’Adrian Ebens progresse. Les 38 chapitres du livre ont été traduits et sont en cours de relecture - restent l’introduction et les appendices. Nous espérons pouvoir imprimer le livre avant l’été prochain, si Dieu le veut, et nous vous remercions de votre soutien spirituel et financier qui nous permettra de réaliser ce projet d’envergure : ce livre fera plus de 400 pages et sa traduction, son édition et sa publication s’étendent sur plus de deux ans. Nous sommes persuadés que cette nouvelle approche de la précieuse vérité sera complémentaire au livre « Le Fondement de Notre Foi, » et répondra à un besoin réel pour notre temps, c’est pourquoi nous pensons à vous.

   Que Dieu vous bénisse, alors que vous entreprenez de lire ces quelques articles qu’Il nous a mis à cœur de préparer afin de les partager avec vous.

Fraternellement, Marc et Elisabeth

 

PRINCIPES FONDAMENTAUX DES ADVENTISTES DU 7ème JOUR

– 1889 –

Uriah Smith

   Comme il est mentionné dans d’autres documents, les Adventistes du septième jour n’ont d’autre crédo que la Bible ; cependant, ils soutiennent certains points de foi bien définis qu’ils se sentent prêts à expliquer à « quiconque [leur] demande raison ». Les paragraphes suivants peuvent servir de résumé des points principaux de leur foi religieuse, sur lesquels s’accordent, autant que nous le sachions, l’unanimité du corps des croyants.

   I. Il y a un seul Dieu, personnel, être spirituel, le créateur de toutes choses, omnipotent, omniscient, éternel ; de sagesse infinie, saint, juste, bon, véritable et miséricordieux ; qui ne connaît l’ombre d’un changement, et qui est partout présent par son représentant l’Esprit Saint. Psaume. 139 : 7.

   II. Il y a un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Père Eternel, par qui Dieu créa toutes choses, et par lequel elles consistent ; Il prit sur Lui la nature de la semence d’Abraham pour la rédemption de notre race déchue ; Il marcha parmi les hommes plein de grâce et de vérité, vécut notre exemple, mourut notre sacrifice, fut ressuscité pour notre justification, monta aux cieux pour être notre seul médiateur dans le sanctuaire céleste, où, par les mérites de Son sang répandu, Il assure le pardon des péchés à tous ceux qui viennent à Lui d’un cœur repentant ; et, dans la toute dernière partie de Son œuvre de prêtre, avant de s’asseoir sur le trône en tant que Roi, Il fera la grande expiation pour les péchés de ceux qui viennent ainsi à Lui, et leurs péchés seront effacés (Actes 3 : 19) et éloignés du sanctuaire, selon l’exemple de la prêtrise lévitique, qui préfigurait le ministère de notre Seigneur dans le ciel. Voir Lévitique. 16 ; Hébreux 8 : 4, 5 ; 9 : 6, 7.

   III. Les Saintes Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament furent données par l’inspiration de Dieu, elles contiennent une révélation complète de Sa volonté pour l’homme, et sont la seule règle de foi et de pratique infaillible.

   IV. Le baptême est une ordonnance de l’église chrétienne, devant suivre la foi et la repentance, ordonnance par laquelle nous commémorons la résurrection du Christ. Par cet acte nous témoignons de notre foi en sa sépulture et sa résurrection, ainsi qu’en la résurrection de tous les saints au dernier jour. Aucun autre mode de baptême ne représente correctement ces faits si ce n’est celui prescrit par les Ecritures, c’est-à-dire, l’immersion. Romains 6 : 3-5 ; Colossiens 2 : 12.

   V. La nouvelle naissance comprend tout le changement nécessaire à nous qualifier pour le royaume de Dieu, et consiste en deux parties : premièrement, un changement moral, accompli par la conversion et la vie chrétienne (Jean 3 : 3, 5) ; deuxièmement, un changement physique lors de la deuxième venue du Christ, par laquelle, si morts, nous ressusciterons incorruptibles, et si vivants, nous deviendrons instantanément immortels, en un clin d’œil. Luc 20 : 36, 1 Corinthiens 15 : 51, 52.

   VI. Nous croyons que la prophétie est une partie de la révélation de Dieu à l’homme ; qu’elle fait partie de ces écritures qui sont utiles pour enseigner (2 Timothée 3 : 16) ; qu’elle est prévue pour nous et pour nos enfants (Deutéronome 29: 29) ; que loin d’être enfermée dans un mystère impénétrable, c’est tout spécialement elle qui est la Parole de Dieu, une lampe à nos pieds, une lumière sur notre sentier (Psaume. 119 : 105 ; 2 Pierre 2 : 19) ; et que par conséquent, elle doit être suffisamment compréhensible pour le peuple de Dieu, afin de lui montrer sa position dans l’histoire du monde, et les devoirs qui sont spécifiquement les siens.

   VII. L’histoire du monde, à partir de dates précises du passé, la montée et la chute des empires, et la succession chronologique des événements jusqu’à l’établissement du royaume éternel de Dieu, sont révélées dans de nombreuses et vastes chaînes prophétiques; et ces prophéties se sont à présent toutes réalisées mis à part les dernières scènes.

   VIII. La doctrine de la conversion du monde et du millénium temporel est une fable de ces derniers jours, prévue pour endormir les hommes dans un état de sécurité charnelle, et les pousser à être surpris par le grand jour du Seigneur comme par un voleur dans la nuit (1 Thessaloniciens 5 : 3) ; la deuxième venue du Christ doit précéder, et non suivre le millénium, car jusqu’au jour où le Seigneur apparaîtra, la puissance papale, avec toutes ses abominations, devra continuer (2 Thessaloniciens 2 : 8), le blé et l’ivraie poussant ensemble (Matthieu 13 : 29, 30, 39), et les hommes méchants ainsi que les séducteurs empireront de plus en plus, comme le déclare la Parole de Dieu. 2 Timothée 3 : 1, 13.

   IX. L’erreur des Adventistes en 1844 concernait la nature des événements devant avoir lieu, et non le temps ; aucune période prophétique n’est donnée pour atteindre la seconde venue, mais la plus longue, celle des deux mille trois cent soirs et matins de Daniel 8 : 14, s’est terminée en 1844, et nous conduisit à un événement appelé la purification du sanctuaire.

   X. Le sanctuaire de la nouvelle alliance est le tabernacle de Dieu dans le Ciel au sujet duquel Paul parle à partir de Hébreux 8, et dont notre Seigneur est le ministre en tant que Grand Prêtre ; ce sanctuaire est l’antitype du tabernacle Mosaïque, et le ministère de prêtre de notre Seigneur qui y est associé est l’antitype du ministère des prêtres Juifs dans l’ancienne dispensation (Hébreux 8 : 1-5). C’est ici le sanctuaire qui doit être purifié à la fin des 2300 jours, et ce que l’on appelle sa purification est dans ce cas, tout comme dans le type, simplement l’entrée du grand prêtre dans le lieu très saint, pour finir l’ensemble des services qui y sont liés, en éradiquant et en enlevant du sanctuaire les péchés qui y avaient été transférés par le moyen de l’œuvre accomplie dans le premier appartement (Lévitique 16 ; Hébreux 9 : 22, 23). Cette œuvre, dans l’antitype, commence en 1844 et occupe un espace bref et indéfini, au terme duquel l’œuvre de salut pour le monde prend fin.

   XI. Les exigences morales de Dieu sont les mêmes pour tous les hommes et sous toutes les dispensations ; celles-ci se trouvent résumées dans les commandements donnés par Jéhovah depuis le Sinaï, gravées sur des tables de pierres et déposées dans l’arche, qui fut par conséquent nommée « l’arche de l’alliance, » ou du testament, Nombres 10 : 33, Hébreux 9 : 4. Cette loi est immuable et perpétuelle, étant une copie des tables déposées dans l’arche du véritable sanctuaire céleste, qui est aussi, pour la même raison, nommée l’arche du testament de Dieu, car il nous est dit qu’au son de la septième trompette, « le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son temple. » Apocalypse 11 : 19.

   XII. Le quatrième commandement de cette loi demande que nous consacrions le septième jour de chaque semaine, communément appelé samedi, à l’abstinence de notre propre labeur, et à l’accomplissement de devoirs sacrés et religieux. C’est le seul sabbat hebdomadaire connu de la Bible, étant le jour mis à part avant que le Paradis ne fût perdu, Genèse 2 : 2, 3, et qui sera observé dans le Paradis restauré, Esaïe 66 : 22, 23. Les faits sur lesquels le sabbat juif est fondé le restreignent au septième jour, étant donné qu’ils ne se vérifient pour aucun des autres jours. Les termes Sabbat Juif et Sabbat Chrétien, tels qu’appliqués au jour du repos hebdomadaire, sont des noms d’invention humaine, réellement non scripturaires, et faux dans leur signification.

   XIII. Etant l’homme de péché, la papauté a pensé changer les temps et la loi (la loi de Dieu, Daniel 7 : 25), et a induit pratiquement toute la chrétienté en erreur concernant le quatrième commandement. Nous trouvons la prophétie d’une réforme à ce sujet devant avoir lieu parmi les croyants juste avant la venue du Christ. Esaïe 56 : 1, 2, 1 Pierre 1 : 5, Apocalypse 14 : 12, etc.

   XIV. Les disciples de Christ devraient être un peuple à part, ne suivant pas les maximes du monde, ne se conformant pas à ses voies, n’aimant pas ses plaisirs et n’approuvant pas ses folies. L’apôtre n’a-t-il pas dit que « celui donc qui veut être ami du monde » dans ce sens « se rend ennemi de Dieu » (Jacques 4 : 4) ; et Christ a dit que l’on ne peut avoir deux maîtres, ni en même temps servir Dieu et Mammon. (Matthieu 6 : 24).

   XV. Les Ecritures insistent sur la simplicité et la modestie dans le vêtement, montrant qu’elles sont un point important permettant de reconnaître ceux qui professent être les disciples de Celui qui était « doux et humble de cœur ». Le port des ornements d’or, des perles et d’habits précieux, ou toute autre chose dont le but est simplement de parer la personne et de nourrir l’orgueil du cœur naturel doit être mis de côté, selon les textes tels que 1 Timothée 2 : 9, 10 ; 1 Pierre 3 : 3, 4.

   XVI. Les moyens de soutenir l’œuvre évangélique parmi les hommes devraient être suscités par l’amour de Dieu et l’amour pour les âmes. Ils ne devraient pas provenir de loteries d’église ni de réunions dont le but est de contribuer aux propensions de l’homme pécheur aimant le plaisir et les excès de table, telles que les foires, festivals, buffets, thés et autres événements sociaux sans profondeur, qui sont une disgrâce pour l’église de Christ. La proportion du revenu requise dans les dispensations précédentes doit être similaire sous la dispensation évangélique. Il s’agit de la même part donnée par Abraham (dont nous sommes les descendants, si nous sommes à Christ, Galates 3 : 29) à Melchisédek (type de Christ) lorsqu’il lui donna la dîme de tout (Hébreux 7 : 1-4). La dîme appartient à l’Eternel (Lévitique 27 : 30). Des offrandes doivent également être ajoutées à cette dixième portion des revenus, pour ceux qui le peuvent, pour le soutien de l’évangile. 2 Corinthiens 9 : 6 ; Malachie 3 : 8, 10

   XVII. Alors que le cœur naturel, ou charnel est en opposition à Dieu et à sa loi, cette opposition peut être soumise uniquement par une transformation radicale des affections et l’échange des principes malsains contre les bons principes. Cette transformation suit la repentance et la foi, et est l’œuvre particulière de l’Esprit Saint, constituant la régénération, ou conversion.

   XVIII. Etant donné que tous ont violé la loi de Dieu et ne peuvent d’eux mêmes obéir à ses justes exigences, nous sommes dépendants de Christ, d’abord pour être justifiés de nos offenses passées, et, deuxièmement, pour la grâce qui nous permettra de rendre une obéissance acceptable à sa sainte loi dans les temps à venir.

   XIX. L’Esprit de Dieu a été promis pour se manifester dans l’église au travers de certains dons, énumérés tout spécialement dans 1 Corinthiens 12 et Ephésiens 4. Ces dons ne sont pas prévus pour surpasser, ou prendre la place de la Bible, qui est suffisante pour nous rendre sages à salut ; pas plus que la Bible ne peut prendre la place de l’Esprit Saint. En spécifiant les différentes façons dont il opère, l’Esprit Saint a simplement prévu le nécessaire pour sa propre existence avec le peuple de Dieu jusqu’à la fin des temps, pour conduire à la compréhension de cette parole qu’il a inspirée, pour convaincre de péché, et pour produire une transformation dans le cœur et dans la vie. Ceux qui refusent à l’Esprit sa place et son œuvre, rejettent ouvertement cette partie de la Bible qui lui assigne cette œuvre et cette position.

   XX. Dieu, en accord avec ses agissements invariables envers la race, envoie une proclamation de l’approche de la seconde venue du Christ ; et cette œuvre est symbolisée par les trois messages d’Apocalypse 14, le dernier mettant l’accent sur l’œuvre de réforme concernant la loi de Dieu afin que les gens puissent entièrement se préparer pour cet événement.

   XXI. Le temps de la purification du sanctuaire (voir point X), se synchronisant avec le temps de la proclamation du troisième message (Apocalypse 14 : 9, 10), est un temps de jugement investigatif, se référant tout d’abord aux morts, puis aux vivants lorsqu’arrive la fin du temps de grâce, afin de déterminer qui d’entre les myriades dormant présentement dans la poussière de la terre sera digne de prendre part à la première résurrection, et qui de ses multitudes vivantes sera digne d’être translaté – points devant être déterminés avant l’apparition du Seigneur.

   XXII. La tombe, vers laquelle nous allons tous, exprimée par le mot Hébreux sheol et le mot grec hades, est un lieu ou une condition, où il n’y a ni œuvre, ni invention, ni sagesse, ni connaissance. Ecclésiaste 9 : 10.

   XXIII. L’état dans lequel nous sommes réduits par la mort est un état de silence, d’inactivité, et d’inconscience complète. Psaume 146 : 4 ; Ecclésiaste 9 : 5, 6 ; Daniel 12 : 2.

   XXIV. L’humanité sera délivrée de cette prison qu’est la tombe par une résurrection corporelle ; les justes ayant part à la première résurrection qui a lieu lors de la seconde venue du Christ, et les méchants à la deuxième résurrection qui a lieu mille ans plus tard. Apocalypse 20 : 4-6.

   XXV. Lors de la dernière trompette, les justes seront changés en un instant, en un clin d’œil, et seront enlevés avec les justes ressuscités pour rencontrer le Seigneur dans les airs, afin d’être pour toujours avec le Seigneur. 1 Thessaloniciens 4 : 16, 17 ; 1 Corinthiens 15 : 51, 52.

   XXVI. Ces êtres rendus immortels sont alors enlevés au Ciel, dans la Nouvelle Jérusalem, la maison du Père, dans laquelle il y a de nombreuses demeures (Jean 14 : 1-3), où ils règnent avec Christ pendant mille ans, jugeant le monde et les anges déchus, c’est-à-dire qu’ils déterminent la punition qui leur sera attribuée à la fin des mille ans (Apocalypse 20 : 4 ; 1 Corinthiens 6 : 2, 3). Durant ce temps la terre est dévastée et chaotique (Jérémie 4 : 23-27), elle est décrite par le même terme qu’à son commencement, soit le terme Grec abussos (άβυσσος), ou abîme (Genèse 1 : 2). C’est là que Satan se trouve réduit durant les mille ans (Apocalypse 20 : 1, 2), et là qu’il sera finalement détruit (Apocalypse 20 : 10 ; Malachie 4 : 1). Le théâtre de la ruine pour laquelle il a œuvrée dans l’univers sera pour un temps sa prison méritée et lugubre, puis le lieu de son exécution finale.

   XXVII. Au terme des mille ans, le Seigneur descend avec son peuple et la Nouvelle Jérusalem (Apocalypse 21 : 2). Les méchants morts ressuscitent et se lèvent de la surface de la terre encore non renouvelée ; ils se réunissent autour de la cité, la demeure des saints (Apocalypse 20 : 9), puis du feu descend de Dieu du  ciel et les dévore. Ils sont alors consumés, racines et rameaux (Mal. 4 : 1), devenant comme s’ils n’avaient jamais été, Abdias. 15, 16. Dans cette exclusion éternelle de la présence du Seigneur (2 Thessaloniciens 1 : 9), les méchants reçoivent la punition éternelle dont ils avaient été menacés (Matthieu 25 : 46), qui est la mort éternelle. Romains 6 : 23 ; Apocalypse 20 : 14, 15. C’est ici la perdition des hommes impies, le feu qui les consume étant le feu pour lequel « les cieux et la terre qui sont à présent » sont réservés, qui fondra les éléments mêmes de par son intensité, et purifiera la terre des taches les plus profondes de la malédiction du péché. 2 Pierre 3 : 7-12.

   XXVIII. De nouveaux cieux et une nouvelle terre s’élèveront par la puissance de Dieu des cendres des anciens, afin d’être, avec la Nouvelle Jérusalem pour métropole et capitale, l’héritage éternel des saints, le lieu où les justes vivront pour toujours, 2 Pierre 3 : 13 ; Psaume 37 : 11 ; Matthieu 5 : 5.


Le Retour d’Elie

Adrian Ebens

Chapitre 7 – Tu n’es plus un serviteur

A. Le sacrifice suprême

   Il y eut une longue pause, alors qu’ils se serraient l’un contre l’autre. L’intensité de leurs émotions était profonde, mais ils savaient tous deux que l’heure était venue. Depuis la nuit des temps, le Père et le Fils vivaient dans une communion étroite, et cette communion allait maintenant être rompue. Le Fils de Dieu allait entreprendre la mission de réclamer Ses fils et Ses filles humains. Le Père tout comme le Fils comprirent les risques et le prix impliqués, mais l’amour les fit persévérer.

   Pendant un bref moment, le Père et le Fils percèrent le futur et regardèrent la mission se dérouler. La moquerie, le rejet, la haine, les crachats, les coups de pieds et les coups de fouets,  les clous – tout se perdit dans l’insignifiance en comparaison à ce moment épouvantable où le ciel et la terre se tinrent en silence et observèrent la séparation du Père et du Fils. Le Fils vit des millénaires de culpabilité, de souffrance, de rébellion et de néant venir sur Lui ; Il se regarda vaciller comme une feuille, déchiré et brisé en voyant son Père se retirer et L’abandonner aux horreurs de LA MORT (Héb. 2 : 9).

   L’étreinte se resserra – comment le Père pouvait-il L’abandonner à ce sort ? A un niveau plus profond, ils luttèrent tous les deux avec la possibilité de l’échec et de la perte par la puissance du péché. Le Fils de Dieu allait prendre la nature humaine sur Lui-même, ouvrant une opportunité au grand séducteur de le vaincre. Il n’y avait aucune garantie de succès. Comment pouvaient-ils planifier ensemble une telle folie, un tel risque ? Comment pouvaient-ils entretenir un tel plan ? Et pourtant, l’amour les fit persévérer.

   La longue pause qui parut éternelle, finit par se terminer – ils se déterminèrent tous les deux à poursuivre le plan. Le Fils s’avança vers les limites du ciel. Il regarda une dernière fois le visage aimant de Son Père, et voilà qu’Il était parti.

B. Le plan du salut brise le cycle d’une vie sans valeur

   Nous avons observé dans le chapitre 2 que le développement du royaume de Satan signifiait la rupture de notre valeur ou de notre trésor trouvant son centre en Dieu. Le mensonge du serpent déplaça ce centre de valeur vers nous-mêmes et notre valeur vint alors de notre performance. Nous avons remarqué au chapitre 4 que ce déplacement nous enferma dans un cycle d’orgueil et de dépression selon notre niveau de succès. Toute tentative de Dieu pour nous parler alors que nous sommes dans cet état nous poussera à tordre et à pervertir ses paroles. C’est pourquoi notre cycle d’absence de valeur doit d’abord être brisé avant que nous puissions correctement entendre ce que Dieu essaye de nous dire. Remarquez attentivement :

   Pour parvenir à briser ce pouvoir, Jésus devait briser ce sens d’absence de valeur. Il devait rétablir la conscience de notre identité d’enfants de Dieu et vaincre la fausse identité conçue par la pensée basée sur la performance. C’est alors seulement que nous commencerons à nous centrer sur Dieu plutôt que sur nous-mêmes.

   La vie de Jésus peut être résumée dans les parole de Jean 8 : 29 : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; le Père ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Peu importaient les actions de Satan, il ne pouvait pas briser ce sens de dignité et de confiance. Christ se raccrocha à Sa filiation avec une ténacité telle qu’il surprit même le prince des ténèbres. Satan dût être enragé devant ses efforts futiles pour pousser Christ à pécher. Enfin, quelqu’un était en mesure de résister à Satan. Après quatre mille ans de succès auprès de chaque personne ayant vécu, Satan se heurta contre un mur de pierre inébranlable. Il y avait là une âme humaine qui était confiante dans Sa filialité avec Dieu. La filialité était la clef de la victoire, la filialité était la fortification la plus sûre contre les courants d’inutilité et d’absence de valeur qui coulaient la race humaine, et c’est pourquoi la filialité dût être le point central de la guerre entre les deux rivaux.

   La ville de Nazareth pétillait d’excitation. Les nouvelles de Jean Baptiste se répandaient rapidement. Le précurseur du Messie était venu, et alors que le message atteignit l’humble atelier de charpentier, Jésus sut que le moment de la bataille était arrivé. Il déposa son ciseau et sa scie, embrassa sa mère et se dirigea vers le Jourdain.

   Jésus était confiant dans Sa filialité, mais la bataille à venir dans le désert allait le tester comme aucun homme n’avait été testé jusque là et n’allait jamais l’être. Les portes de la misère humaine allaient s’ouvrir sur lui comme une véritable malédiction. Jésus allait faire face à toute la force du néant de l’humanité, et résister pareil au rocher de Gibraltar. S’il pouvait rester ferme, pour la première fois quelqu’un allait briser les chaînes de la pensée basée sur la performance. Les trophées de sa victoire deviendraient l’héritage de ceux qui croiraient en Lui.

C. Le conflit dans le désert est fondamental à l’œuvre de la Croix

   La bataille dans le désert était fondamentale à l’œuvre de la croix. Quel est l’intérêt de l’offre du pardon si l’âme humaine ne peut pas briser les chaînes de son absence totale de valeur ? Quel est l’intérêt de la démonstration d’amour la plus puissante si aucun homme, aucune femme ou aucun enfant n’a la puissance de se saisir de ce don ? L’inutilité et le néant de la pensée basée sur la performance doivent d’abord être vaincus et les trophées de la victoire placés dans les mains de la race humaine afin que tous puissent obtenir la puissance de s’emparer du don ineffable de la croix.

   Le Père savait ce qui allait arriver et Il fortifia la main de Son Fils pour la bataille, non par une manifestation de puissance, ni par une force ou une arme surnaturelle, parce qu’aucune de ces choses ne feraient le poids devant l’ennemi en perspective. Dieu offrit Sa meilleure arme – la puissance qui découlait de leur relation mutuelle.

   Alors que Jésus sortait de l’eau et que la colombe descendait, les cieux s’ouvrirent et Jésus entendit la voix audible de Son Père : « TU ES MON FILS BIEN-AIMÉ EN QUI J’AI MIS TOUTE MON AFFECTION » (Marc 1 : 11, emphase ajoutée). Ces paroles furent l’épée la plus aiguisée que le Père ait pu donner à son Fils. Elles le consolèrent en Lui montrant Son véritable centre et sa valeur. En sécurité dans la PAROLE de Son père, Jésus se prépara à combattre l’ennemi déchaîné et à briser pour nous ces chaînes que nous n’aurions jamais pu briser.

   La signification de cette affirmation est bien plus profonde que la plupart ne l’imaginent. Le fait que Dieu accepta un membre de la race humaine nous offre à tous une espérance incroyable. Par Jésus, Dieu tend sa main à chacun de nous et nous dit que nous sommes Ses enfants bien-aimés. Si nous espérons un jour accepter le don de la croix, il nous faut d’abord accepter ces précieuses paroles, « Tu es mon enfant bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection ! » Il est impossible d’accepter un cadeau d’un ennemi sans se demander si ce n’est pas un piège ou que des cordes n’y sont pas attachées, mais le cadeau d’un membre de famille aimant peut être accepté pour ce qu’il est – un cadeau, pur et simple.

   Il n’y a pas d’autre moyen d’approcher la croix que de traverser le pont d’une croyance solide en notre relation de fils et de filles de Dieu. Tout autre chemin poussera notre pensée égocentrique à tordre l’évangile en légalisme ou en justification du péché.

   Ces paroles venues du ciel ont dû enrager Satan. Le souvenir de ce qu’il avait été avant la chute mais qu’il n’était plus – un fils ! C’était un rappel de son néant et de sa futilité. Et pourtant l’orgueil ne meurt pas facilement, et ainsi Satan se prépara à ouvrir la digue de ses tentations sur Jésus dans le désert.

   Le texte biblique nous dit que Jésus était « dans le désert, où il passa quarante jours, tenté par Satan » (Marc 1 : 13). Je pense que la plupart des gens se sentiraient dépassées par dix minutes de tentation continuelle, sans même parler de quarante jours ! Satan avait eu 4000 années d’expérience pour réussir son projet, et vous pouvez être sûrs que Jésus fut la cible de toutes les armes de l’enfer. Qui peut comprendre la profondeur de ce conflit ? L’univers entier retint son souffle alors que Satan frappait le Fils de Dieu coup sur coup. Et en ce qui nous concerne, nous n’étions même pas encore nés et étions donc inconscients de la résistance héroïque de Jésus afin de nous libérer. Si Jésus avait failli, nous aurions tous été anéantis par les chaînes de notre absence totale de valeur. Jésus était notre seul et unique espoir de percer les ténèbres.

   Voyez-vous, j’arrive à un point tel que celui-ci, et je ne peux faire autrement que de m’arrêter et de penser à Lui. Je veux dire… que puis-je dire ? Mon cœur déborde tout simplement de joie et de reconnaissance alors que je considère les attaques déterminées et incessantes que ce Dieu-homme a souffertes pour notre situation désespérée. Tout comme un père ou une mère traverserait une maison embrasée en courant pour sauver son enfant, Jésus fut mentalement frappé au point de s’évanouir, mais il n’abandonna pas la partie. Alors que je médite sur Jésus dans le désert et réalise ce qu’il faisait pour moi, les fondations de mon égo-centrisme commencent à se fendre, et une marée d’amour commence à élever la valeur que je tire de moi-même, en la puisant à nouveau de mon Père céleste.

D. La croyance en la filialité restaure l’identité et brise le cycle de notre néant

   Lorsque Jésus était à Son point le plus vulnérable ; lorsqu’Il était fatigué, affamé et solitaire – toutes ces choses qui conduisent l’humanité à faire des compromis – Satan en arriva au cœur du sujet. « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » (Mat. 4 : 3). Quel autre test aurait-il pu subir que celui concernant la nature de sa filialité ? Sa filialité était-elle fondée sur Sa puissance inhérente à faire des miracles, une Divinité inhérente qui le rendait digne d’être un Fils, ou était-elle fondée dans la parole de Son Père céleste, basée dans Sa relation avec le Père ? La manière dont Jésus répondit à cette question nous touche directement. Il est notre exemple en toutes choses. Sa relation avec le Père est le Chemin, la Vérité et la Vie. Si nous comprenons mal la nature de la filialité du Christ, nous ne saisirons pas le cœur même du déracinement de  la pensée basée sur la performance.

   Satan utilisa le moyen de l’appétit pour essayer de briser la foi de Jésus dans la parole de Son Père.  Quarante jours plus tôt, Dieu a dit, « C’est ici mon Fils bien-aimé en qui mon âme prend plaisir ». Si Jésus avait transformé les pierres en pain, il aurait alors effectivement douté de la parole de Dieu, et ce doute aurait été suffisant pour semer la confusion dans Son identité. S’Il avait donné suite à la demande de Satan, il aurait reconnu que son identité était déterminée par ce qu’Il pouvait accomplir ; son identité était déterminée par la puissance qui était en Lui. Une telle démonstration aurait détruit notre compréhension de ce que signifie la filialité avec Dieu. Heureusement, Jésus s’attacha à Sa véritable filialité et nous assura ainsi le système d’identité relationnel.[1]

   Serait-il possible à Satan de nous tenter de demander à Jésus de transformer des pierres en pain ? Lorsque nous examinons qui Il est, nous demandons-lui de définir Sa filialité par sa propre Divinité inhérente ou par sa relation héritée avec son Père ? Cette question est cruciale, et nous y reviendrons plus tard dans le livre.

   Combien d’entre nous ne sont-ils pas tombés dans ce piège qui consiste à prouver notre valeur par ce que nous réalisons ? Poussés à montrer que nous pouvons atteindre le sommet, ignorons-nous notre besoin de sommeil et de relaxation, et par-dessus tout, le temps de la prière et de l’étude biblique en restant tard au bureau, manquant le temps vital de la famille – juste pour obtenir cette promotion ou ce bonus ? Pourquoi nous éprouvons-nous si durement ? Dans de nombreux cas, je crois que nous répondons à cette question, « Si tu es un fils ou une fille de Dieu, accomplis une œuvre remarquable pour le prouver. Montre-moi que tu as ce qu’il faut en utilisant la puissance centrée en toi. »

   Remarquez-vous que lorsque vous vous réveillez le matin et souhaitez passer du temps pour méditer et être avec Dieu, votre tête commence à se remplir de toutes les choses qui doivent être faites ce jour jusqu’à ce que vous ne le supportiez plus et que vous choisissiez le compromis d’une prière de cinq minutes avant de vous lancer dans la journée ? Cela vous arrive-t-il ? Pourquoi ? Si vous arrivez à la fin de votre journée et remarquez que vous n’avez pas accompli grand chose, êtes-vous toujours contents et joyeux ou bien vous sentez-vous déçus et déprimés ? Vous agitez-vous alors que vous « gaspillez du temps » couchés malades dans votre lit, alors que vous pourriez cocher des choses à faire dans votre liste ? Toutes ces choses montrent bien que nous tombons tous sans exception dans les tentations de Satan de prouver notre identité et notre valeur par ce que nous faisons. Etant donné que nous portons profondément en nous ce facteur d’insécurité qui nous a été transmis par Adam et Eve,  nous sommes des cibles faciles pour ressentir le besoin de créer des feuilles de figuier spirituelles et mentales afin de nous couvrir. Une personne centrée sur elle-même répondra toujours à un défi au sujet de son identité en déployant ce qui est en elle-même, alors qu’une personne en sécurité centrée sur son Père céleste se réclamera de son identité de fils ou de fille.

   C’est pour cette raison même que Jésus dût entrer dans le désert de la tentation. La famille humaine avait besoin d’une personne capable de démontrer qu’elle croyait être un enfant de Dieu simplement parce que Dieu l’a dit, plutôt qu’en le prouvant par ses propres actions.

   L’apôtre Paul relève cette réalité en soulevant le contraste qui existe entre un fils et un serviteur.

Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout (Gal. 4 : 1).

   Paul nous explique comment nous pouvons être soulagés de nombreuses perplexités de la vie et de questions concernant la manière d’agir de Dieu à notre égard. Lorsque nous comprenons vraiment que Dieu est notre Père, qu’Il nous prépare à entrer dans Son royaume et qu’Il nous aime intensément, notre relation avec Dieu commence alors à prendre du sens. Les règles et les ordonnances ne sont plus considérées comme des opportunités de prouver à Dieu que nous sommes Ses enfants, mais elles deviennent au contraire des portes de liberté qui révèlent le regard tendre de Dieu sur nous et Son désir ardent que nous recevions un héritage complet comme enfants de Dieu. Paul l’explique de la manière suivante :

   Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde ; mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier de Dieu par Christ.

   Ce sont là certaines des plus belles paroles dans les Ecritures. Alors que nous reconnaissons le sacrifice de Jésus en nous assurant notre adoption comme enfants de Dieu, nous sommes délivrés de l’esclavage du royaume de Satan. Nous sommes libérés de la tyrannie de la pensée basée sur la performance, et nous nous tenons forts et nobles en tant que fils et filles de Dieu, sachant que puisque Jésus sera toujours accepté comme un Fils, en Lui, nous serons toujours Ses enfants bien-aimés.

   L’esprit de Dieu a-t-il crié dans votre cœur, « Abba ! Père » - Papa, papa ? Vous sentez-vous en sécurité dans Son amour au point de pouvoir courir dans Ses bras et savoir que vous n’êtes pas seulement les bienvenus, mais profondément désirés de Lui ? Etes-vous retournés à l’adoration enfantine de votre Père, rayonnant lorsqu’il est près ? Tant que vous n’expérimenterez pas cette liberté, vous resterez toujours un serviteur qui vit dans l’incertitude de ce que Dieu essaye vraiment de dire dans Sa Parole. La relation du serviteur est uniquement fondée sur sa capacité de travailler pour Dieu, et cette relation le conduira à tordre les Ecritures à sa perte.

   En tant qu’enfants de Dieu, notre héritage est sûr. Nous pouvons venir à Lui avec assurance et lui présenter nos demandes. Nous pouvons lui faire totalement confiance car il sait ce qui est le mieux pour nous, il sait que tout ce qui se passe dans notre vie nous aidera à grandir dans une compréhension plus profonde des valeurs du royaume de Dieu. Nous pouvons alors briser l’esclavage de la pensée basée sur la performance.

   Dans le chapitre suivant, nous voulons nous pencher sur l’impact d’une lecture de la Bible dans une mentalité de serviteur, en contraste avec une lecture comme fils de Dieu.

 

 

Le sanctuaire de la Bible

J.-N. Andrews – pasteur

   Le huitième chapitre de Daniel est une prophétie très intéressante ; car il donne l’histoire prophétique du monde depuis l’élévation de l’empire des Perses jusqu’à la destruction de tous les royaumes terrestres par le Dieu du ciel. La succession des empires terrestres fut présentée au prophète sous les symboles d’un bélier, d’un bouc, et d’une petite corne qui devint excessivement grande. Et quand ces choses lui furent montrées, l’ange Gabriel lui dit que le bélier représentait le royaume des Mèdes et des Perses, et que le bouc était le roi de Javan (ou de la Grèce). Et quoique la corne qui devint excessivement grande ne soit pas désignée par un nom, elle est cependant identifiée par plusieurs faits décisifs, parmi lesquels se trouvent ceux-ci : Elle devait détruire le peuple de Dieu, et mettre à mort le Seigneur des seigneurs. Ces faits montrent que le pouvoir en question est l’empire romain.

   En rapport avec ces symboles représentant les grands empires qui ont paru, le prophète apprit la durée de sa vision. Car il entendit Gabriel demander à Micaël : « Jusques à quand durera cette vision touchant le quotidien, et touchant le crime qui cause la désolation, pour livrer le sanctuaire et l’armée à être foulés ? » Et Micaël, qui en fit la réponse à Daniel, certifia : « Jusques à deux mille trois cents soirs et matins (jours) ; après quoi le sanctuaire sera purifié. » (Versets 13, 14)

   Maintenant il est clair que cette période de deux mille trois cents jours ne doit pas être prise dans un sens littéral ; car alors elle ne couvrirait qu’une petite partie de la durée de l’un des trois grands empires de cette vision. Mais nous devons nous rappeler que dans cette vision les grands empires de ce monde sont représentés par des symboles, et qu’ils sont ainsi donnés dans un plan qui les amène distinctement devant les yeux de l’observateur. […]

   Les jours doivent donc représenter des périodes de temps plus longues que des jours ordinaires. Si nous comparons les choses spirituelles avec celles qui sont spirituelles, nous trouverons la clef pour interpréter ces jours. Car les divers écrivains inspirés furent tous conduits par le même Esprit de vérité. Ils étaient comme autant d’ouvriers occupés à bâtir un temple. Si nous pouvons trouver la règle qui gouverne un de ces écrivains, nous trouverons que la même règle gouvernera tous les autres dans les mêmes circonstances. Or Dieu a donné cette règle à Ezéchiel dans l’interprétation des symboles de sa propre vision : « Je t’ai assigné un jour pour un an. » Ezéchiel 4 : 6. Nous trouverons dans l’explication de cette vision de Daniel par Gabriel, donnée au neuvième chapitre, que les jours dans la prophétie de Daniel représentent des années.

   La période des deux mille trois cents jours fut certainement donnée pour le bénéfice du peuple de Dieu. Mais elle ne lui sera d’aucun profit à moins qu’il ne puisse la comprendre. Nous avons vu que c’est une période de deux mille trois cents années. Mais si nous ne savons pas quand débute cette période, nous ne serons pas plus intelligents parce qu’elle nous est donnée dans la prophétie de Daniel. Mais un grand événement doit avoir lieu à la fin de cette période, et c’était le dessein de Dieu de donner à son peuple de comprendre les temps. L’événement est appelé la purification du sanctuaire. Nous trouverons le sujet très intéressant lorsque nous en viendrons à examiner la Bible pour voir ce qu’elle enseigne touchant le sanctuaire et sa purification.

   Mais la date de cette grande période n’est pas révélée dans le huitième chapitre de Daniel. Cependant dans ce chapitre, un commandement est donné par Micaël en ces termes : « Gabriel, fais entendre la vision à cette homme-là. » verset 16. Néanmoins, au verset 27 Daniel nous dit qu’il était « étonné de la vision, et personne n’en eut connaissance » (ou la comprit). En lui expliquant cette vision, l’ange présenta devant lui la destruction des puissants et du peuple des saints, et la mort cruelle du Fils de Dieu. Le prophète n’en put pas endurer davantage, car il fut tout défait et malade pendant quelques jours, de sorte que Gabriel garda le reste de l’explication pour une autre fois.

   Mais dans le neuvième chapitre nous trouvons Daniel suppliant Dieu avec instance à l’égard du sanctuaire. Versets 3, 17. Il semble avoir associé sa propre vision touchant le sanctuaire avec celle de la désolation du temple à Jérusalem. Verset 2. Son esprit était préoccupé par les temps. Il savait qu’il était arrivé à la fin des soixante-dix années mentionnées dans la prophétie de Jérémie, et évidemment il étudiait soigneusement cette période en relation avec celle qui, selon Micaël, marquait la purification du sanctuaire. Il lui était alors nécessaire de comprendre le calcul de la grande période qui lui avait été révélée dans sa vision du huitième chapitre.

   Et ainsi, comme il présentait une prière pressante à Dieu pour le peuple de Dieu et pour son sanctuaire, l’ange Gabriel le toucha, disant : « Je suis venu maintenant pour ouvrir ton intelligence. » verset 22. Et attirant son attention sur la vision qu’on lui avait demandé de lui expliquer, il dit : « Sois attentif à la parole, et comprends la vision. » verset 23, comparer avec chapitre 8 : 16.

   Là dessus, il donne à Daniel la clef avec laquelle on peut effectuer le calcul de la grande période. « Soixante-dix semaines ont été fixées. » verset 24. Le mot fixé n’exprime par le sens complet du terme hébreu employé par l’ange. Le mot employé par l’ange veut dire « retranchées. » Les traducteurs, ne voyaient pas l’adaptation d’un tel mot dans ce passage ; car ils ne firent pas attention au fait que le neuvième chapitre est la clef du huitième, et ainsi ils ne pensèrent point à la longue période du huitième chapitre. Ils ne pouvaient donc pas comprendre comment les soixante-dix semaines pouvaient être retranchées, et ainsi ils ont laissé le sens littéral, et ont dit que soixante-dix semaines sont « fixées » ou arrêtées, sur ton peuple, et sur ta sainte ville. Mais il n’en était pas de même pour le prophète. L’ange lui avait enjoint de comprendre « la vision ». Et quand il lui fut dit que soixante-dix semaines étaient retranchées, il ne pouvait y avoir rien de plus naturel pour lui que de penser à la longue période qui lui fut révélée sans date dans cette vision. Cette courte période retranchée de la longue période, nous donne la clef du calcul de celle dont elle est retranchée. Quand nous aurons trouvé la date de départ des soixante-dix semaines, nous aurons aussi trouvé celles des deux mille trois cents jours. Et c’est cette date que l’ange va maintenant nous donner.

   « Sache-le donc, et comprends ! » dit Gabriel, « Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie, jusqu’au Messie, au Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines. » Verset 25. La parole ou le commandement (Trad. Anglaise) touchant la restauration de Jérusalem qui était alors en ruines, est l’événement qui marque le commencement de cette période. Cyrus donna aux Juifs la permission de retourner et de rebâtir le temple, mais il ne dit rien touchant la ville. Esdras 1. Darius renouvela ce décret quand les Juifs furent retardés dans leur œuvre par leurs ennemis, et il fournit les moyens pour défrayer les dépenses de l’achèvement du temple. Esdras 6. Mais Artaxerxès ajouta à l’œuvre de Cyrus et de Darius, la pleine restauration de la ville à ses anciens privilèges et le rétablissement de la loi de Dieu comme loi de la ville ; et il autorisa de rebâtir la muraille de la ville. Esdras 7 : 11-26 ; 9 : 9. Le commandement est l’ordre prophétique du Dieu du ciel (Esaïe 44 : 26-28 ; 45 : 13) et il fut mis à exécution par Cyrus, Darius, et Artaxerxès dont les actions successives sont reconnues comme l’établissement légal de ce commandement par l’autorité de l’empire persan. Esdras 6 : 14.

   Le décret d’Artaxerxès, qui marque la sortie du commandement, fut édicté en l’année 457 av. J.-C. Cette date a été établie par le témoignage infaillible de plusieurs éclipses. En comptant à partir de cette date, soixante-neuf semaines, ou 483 jours prophétiques, cela nous amène au Messie, c’est-à-dire au Christ. Cette période fut accomplie précisément en 483 années. Ceci prouve que nous n’avons pas commis une faute en prenant les jours de Daniel pour des années, et en fixant la date de départ en l’an 457 av. J.-C.

   Ce fut dans l’automne de l’année 27 de l’ère chrétienne, et exactement 483 ans depuis la sortie du commandement en 457 av. J.-C., que notre Seigneur commença son ministère. Et voici l’annonce qu’il fit alors : « LE TEMPS EST ACCOMPLI. » Marc 1 : 15. Par ces paroles, il faisait allusion aux soixante-neuf semaines qui marquent le commencement de son ministère, et il annonçait l’accomplissement de cette période. Car la période ne s’étend pas simplement jusqu’à la naissance du Sauveur, mais à l’acte par lequel il fut oint, qui eut lieu à son baptême, car le mot Messie, ainsi que le mot Christ, signifie l’Oint. Voir Jean 1 : 41 ; Actes 10 : 37, 38 ; Luc 3 : 21, 22 ; 4 : 14-21.

   Les soixante-neuf semaines furent donc achevées au commencement du ministère de notre Seigneur, en l’automne de l’an 27. Des soixante-dix semaines, il en restait encore une pendant laquelle l’alliance devait être confirmée par plusieurs. Verset 27. Et à la moitié de cette semaine, le sacrifice et l’oblation devaient cesser. Ceci doit signifier que Christ devait ôter ces choses en devenant lui-même le grand sacrifice qu’elles préfiguraient. Hébreux 10 : 1-13 ; Colossiens 2 : 14-17. Et ainsi notre Seigneur prêcha durant trois ans et demi, jusqu’au printemps de l’an 31 où il fut crucifié pour les péchés du monde. Le Dr. Hales, un des chronologistes les plus distingués, établit cette date par des preuves conclusives. Voyez son Analyse de Chronologie, seconde édition, Vol. I, pp. 94-100. Il restait de la période qui fut spécialement assignée aux Juifs trois jours et demi prophétiques pour compléter les soixante-dix semaines. La fin de cette période en 34, marque le terme de l’œuvre spéciale pour les Juifs et le commencement de l’œuvre pour les gentils, par la conversion de Saul, l’apôtre des Gentils. Actes 26 : 15-17. C’est alors que se sont terminées les soixante-dix semaines qui furent retranchées des 2300 jours. Ces 490 jours étant achevés, il reste 1810 jours pour nous amener à la purification du sanctuaire. Comme les 490 jours se sont terminés à l’automne de 34, les 1810 jours qui restent se sont terminés en 1844.

   Dans le grand réveil adventiste sous la prédication de William Miller et de ses associés, il fut clairement démontré que les 2300 jours [se] termineraient en 1844. M. Miller croyait que le sanctuaire qui devait être purifié était notre terre. Il ne trouva dans la Bible aucun témoignage qui prouve que la terre est le sanctuaire, mais il trouva que la terre doit être purifiée par le feu (2 Pierre 3 : 7-13), et ainsi il conclut selon la déclaration de Micaël que la terre devait être purifiée à la fin des 2300 jours. Et de là il conclut que cette période fut donnée pour marquer le temps de la venue de Christ. Et comme il était assez évident d’après les grandes chaînes prophétiques de Daniel et de l’Apocalypse, et d’après les signes des temps, que la venue de Christ était à la porte, le temps fut prêché en rapport avec les signes, avec force et une grande solennité.

   Mais quoiqu’il pouvait être clairement démontré que les 2300 jours [se] terminaient en 1844, les adventistes subirent un grand désappointement. La fin des 2300 jours n’était pas le temps arrêté de Dieu pour la venue de Christ ou pour la conflagration de notre terre. Mais le grand désappointement des adventistes établit la nécessité d’étudier soigneusement deux questions importantes.

1° Qu’est-ce que le sanctuaire ?

2° Qu’entendons-nous par la purification du sanctuaire ?

   Le fait que la purification du sanctuaire est un événement que le prophète place à la conclusion d’une des grandes chaînes prophétiques de Daniel, montre que c’est un événement qui devrait intéresser le genre humain. Et comme nous vivons dans un temps où il est démontré que les 2300 jours sont dans le passé, il nous importe beaucoup de comprendre la nature de l’œuvre appelée la purification du sanctuaire.

   La Bible traite largement le sujet du sanctuaire, et nous ne manquerons pas d’être profondément intéressés par ce sujet, si nous lui donnons l’attention qu’il mérite. Voici la doctrine biblique du sanctuaire : Le sanctuaire est la place où le Souverain Sacrificateur se tient pour offrir, devant Dieu, le sang pour les péchés de ceux qui viennent à Dieu par lui. L’objet central dans le sanctuaire est l’arche qui contient la loi de Dieu que l’homme a transgressé. Le couvercle de cette arche est appelé le propitiatoire, ou siège de miséricorde, car lorsque le Souverain Sacrificateur faisait l’aspersion du sang de l’offrande pour le péché sur ce couvercle, la miséricorde venait sur ceux qui avaient violé la loi que ce couvercle recouvrait, à condition qu’ils s’associassent à l’œuvre du sacrificateur par la repentance et la foi. Enfin, l’œuvre de la purification du sanctuaire était accomplie par le Souverain Sacrificateur, lorsque, par le sang, il ôtait les péchés du peuple du sanctuaire, dans lequel ils avaient été portés par le ministère des sacrificateurs devant Dieu. Nous appelons maintenant votre attention au témoignage de la Bible concernant le sanctuaire.

1° Il y a deux alliances : la première ou ancienne alliance s’étend depuis le temps de Moïse jusqu’à la mort de Christ ; la seconde ou nouvelle alliance commence à la mort de Christ  et continue jusqu’à la consommation de toutes choses. Gal. 4 : 24-26 ; Héb. 8 : 7-13 ; Luc 22 : 20.

2° La première alliance avait un sanctuaire, qui était un tabernacle érigé par Moïse. Héb. 9 : 1-7.

3° La nouvelle alliance a un sanctuaire qui est le temple de Dieu dans le ciel, dans lequel notre Souverain Sacrificateur est entré lorsqu’il est monté au ciel. Héb. 8 : 1-5.

4° Quand Moïse bâtit le tabernacle, Dieu lui ordonna de le faire selon le modèle qui lui avait été montré, et ce modèle devait être une représentation du temple de Dieu dans le ciel ; car les Ecritures enseignent que le sanctuaire terrestre est à l’image du sanctuaire céleste. Ex. 25 : 9, 40 ; Héb. 8 : 5 ; 9 : 23.

5° Le sanctuaire terrestre consistait en deux lieux saints. Le premier de ces lieux contenait la table des pains de proposition, le chandelier à sept lampes, et l’autel d’or sur lequel on offrait de l’encens ; et le second contenait l’arche du témoignage de Dieu avec les tables sur lesquelles les dix commandements étaient écrits par le doigt de Dieu, et au-dessus desquelles était le propitiatoire, et les chérubins de gloire, qui couvraient le propitiatoire. Ex. 40 : 18-28 ; Héb. 9 : 1-5.

6° Le temple de Dieu dans le ciel est traité par les écrivains sacrés non seulement comme étant l’original d’après lequel le sanctuaire terrestre fut construit (Héb. 9 : 23, 24 ; 1 Chron. 28 : 11, 12, 19), mais encore, comme étant un édifice qui comprenait plusieurs lieux saints. Voyez Héb. 8 : 2 ; 9 : 8, 12, 24 ; 10 : 9. Dans chacun de ces versets l’original spécifie lieux saints au pluriel, et plusieurs traductions concordent avec l’original.

   Si nous exceptons quelques cas où il s’agit du sens figuré, le mot sanctuaire dans la Bible se rapporte au lieu où le Souverain Sacrificateur officie devant Dieu pour les péchés du peuple. Ce fut d’abord le tabernacle érigé par Moïse ; ensuite ce fut le temple bâti par Salomon, qui était un édifice plus glorieux que le tabernacle, quoique, comme lui, il eût deux lieux saints. Et quand les sacrifices typiques cessèrent à la mort de Christ, lequel est la vraie offrande pour le péché, le sanctuaire terrestre (ou les lieux saints) a cessé d’être le centre du culte de Dieu, et Christ est entré comme Souverain Sacrificateur dans le temple de Dieu dans les cieux, où il est le ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle que le Seigneur a dressé, et non pas les hommes. Le temple de Dieu dans le ciel est le sanctuaire du haut duquel, selon le Psalmiste, l’Eternel regarde la terre (Psaume 102 : 20), et dont Jérémie parle comme étant le lieu où se trouve le trône de Dieu. Jérémie 17 : 12 ; Apocalypse 16 : 17.

   Le ministère dans le sanctuaire terrestre ne pouvait pas ôter les péchés, car sous ce ministère on n’avait que le sang des bêtes à offrir. Hébreux 10 : 4. Il fut établi dans le but d’instruire les hommes concernant l’œuvre de Christ, et de les encourager à diriger les regards vers cette œuvre. C’était une ombre, ou représentation du service de Christ dans le sanctuaire de Dieu dans le ciel. Hébreux 8 : 5 ; 10 : 1 ; Colossiens 2 : 17. Une année était requise pour accomplir le service dans le sanctuaire terrestre, et à la fin de l’année le sanctuaire était purifié. Ce service était répété chaque année, de même que l’ombre est renouvelée chaque jour. Mais le ministère de Christ à l’origine de cette ombre, accomplit chaque partie de l’œuvre une seule fois, et il ne se répète pas. Nous trouverons donc l’étude du service dans le sanctuaire terrestre pleine d’instruction relative à l’œuvre de Christ dans le sanctuaire céleste.

   Le ministère dans le premier appartement occupait toute l’année, excepté un jour, qui était employé à l’œuvre dans le second appartement, ou lieu très saint, pour achever l’œuvre qui avait été commencée dans le premier appartement. L’œuvre dans le premier appartement se faisait ainsi : Quand un homme se repentait de son péché il amenait une offrande pour son péché au sacrificateur à la porte du sanctuaire. Alors il confessait son péché au sacrificateur et mettait sa main sur la tête de son offrande pour indiquer que son péché était transféré de lui-même à son offrande. Ensuite la victime était immolée à cause du péché qui lui avait été transféré, et le sang, représentant la vie de la victime, était pris par le sacrificateur, et était porté dans le sanctuaire, où le sacrificateur en faisait aspersion devant Dieu. Par cet acte, la vie d’une victime innocente était offerte à la place de celui qui avait transgressé la loi de Dieu. C’était la transmission des péchés du pécheur repentant au sanctuaire de Dieu. Voyez Lévitique 4, etc. C’était la partie la plus importante de l’œuvre dans le premier appartement, et c’est ainsi que les péchés des pénitents étaient transférés au tabernacle.

   Au dixième jour du septième mois, qui était appelé le jour des propitiations [ou expiations], le ministère était transféré au second appartement, ou lieu très saint. Lévitique 16 ; Hébreux 9 : 3. Ce jour-là le souverain sacrificateur, par la direction de Dieu, faisait amener deux boucs à la porte du sanctuaire. Il jetait le sort sur ces boucs. L’un devait être pour l’Eternel, l’autre pour Hazazel. Alors il immolait le bouc sur lequel le sort était tombé pour l’Eternel, et en prenait le sang pour le présenter devant l’Eternel dans le lieu très saint, comme une offrande pour le péché, et pour en faire aspersion devant le propitiatoire. Cette œuvre avait pour but de faire l’expiation pour le peuple, et de purifier le sanctuaire des péchés du peuple de Dieu. Lévitique 16 : 15-19.

   Le sanctuaire étant purifié, le souverain sacrificateur sortait de ce lieu, et ayant fait amener l’autre bouc, qui était pour Hazazel, il posait ses deux mains sur la tête de ce bouc, et confessait sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes leurs fautes. Il mettait ces péchés sur la tête du bouc, et l’envoyait au désert par un homme désigné à cet effet. Et il est dit que « le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée. » Versets 20-22.

   L’œuvre du souverain sacrificateur au jour des expiations avait pour but de compléter l’œuvre qui n’avait été faite qu’en partie dans le premier appartement, les péchés ayant été transférés au sanctuaire par le moyen du sang de l’offrande pour le péché. Par l’œuvre dans le second appartement, le sanctuaire était purifié, et les péchés du peuple étaient effacés. Telle était l’œuvre qui se faisait dans le sanctuaire terrestre, et telle était la purification du sanctuaire, d’après le modèle et l’ombre des choses célestes.

   Le sanctuaire terrestre n’était que l’image du sanctuaire dans le ciel. Hébreux 8 et 9. Ce sanctuaire et ces services appartenaient seulement à la première alliance. Hébreux 9 : 1. Avec l’introduction de la nouvelle alliance est venue la connaissance du vrai sanctuaire de Dieu, le tabernacle que le Seigneur a dressé, et non pas les hommes. Hébreux 8 : 1, 2. Tandis que subsistait le premier tabernacle, le chemin des lieux saints du temple dans le ciel n’était pas encore manifesté. Hébreux 9 : 8. Mais quand notre Seigneur est monté au ciel, il est devenu un Souverain Sacrificateur, et, avec son propre sang, il est entré dans le temple de Dieu. Versets 11, 12. L’ordre de son ministère est clairement indiqué par le service dans les deux appartements du sanctuaire terrestre. Hébreux 8 : 5 ; 9 : 8-12 ; 10 : 1. Et nous pouvons tracer dans le Nouveau Testament le ministère du Christ dans les deux appartements du temple qui est aux cieux.

   Ainsi, lorsque Jean regarda dans le temple de Dieu dans le ciel, il vit le Père assis sur le trône, et il y avait devant le trône sept lampes de feu. Apocalypse 4. Il vit aussi dans ce lieu le Fils de Dieu. Apocalypse 5. Devant le trône se trouvait aussi l’autel d’or pour l’encens. Apocalypse 8 : 3. Ces choses désignent clairement le premier appartement du sanctuaire céleste, et montrent que c’est le lieu où notre Seigneur a commencé son ministère comme notre Souverain Sacrificateur.

   Mais il y aura un temps où son ministère se tiendra dans le second appartement. Ce temps est désigné par la révélation que Jean fait des événements sous la septième trompette : « Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son temple. » Apocalypse 11 : 19. L’arche indique le second appartement de même que les sept lampes et l’autel des parfums indiquent le premier. Donc le second appartement est ouvert sous le septième ange, et les jours (ou années) où cet ange commence à faire entendre sa voix, constituent la période dans laquelle le mystère de Dieu, ou l’œuvre de l’Evangile pour l’homme déchu est consommé. Apocalypse 10 : 7 ; Ephésiens 3 : 4-6. Il est donc certain que comme il y avait un temps chaque année assigné à la conclusion du service dans « l’image et l’ombre des choses célestes » ainsi, il y aura une telle période dans la conclusion du ministère de Christ, où notre Souverain Sacrificateur finira l’œuvre de son sacerdoce une seule fois ; et comme cette œuvre sous l’ancienne alliance avait lieu dans le second appartement, de même sous la nouvelle alliance, elle aura son accomplissement au-delà du second voile près de l’arche des dix commandements. L’œuvre dans le second appartement du sanctuaire terrestre ne représente donc pas l’œuvre de notre Souverain Sacrificateur dans toute la dispensation évangélique, mais seulement cette partie de son œuvre qui a rapport à la consommation du mystère de Dieu.

   L’œuvre dans le second appartement était la purification du sanctuaire, et elle était faite par le Souverain Sacrificateur avec du sang, et quand elle était accomplie les péchés du peuple étaient effacés. C’était donc un événement de la plus grande importance pour le peuple de Dieu. Le sanctuaire céleste doit être purifié pour la même raison que celle du sanctuaire terrestre. C’est ce que Paul certifie dans Hébreux 9 : 23. La prophétie de Daniel nous montre que le sanctuaire de Dieu doit être purifié dans les derniers jours de la dispensation de la nouvelle alliance. Le sanctuaire de la nouvelle alliance est dans le ciel. Hébreux 8 : 1, 2. D’après Paul, ce sanctuaire céleste doit être purifié. Hébreux 9 : 23. Le temps marqué pour sa purification est déterminé par Jean comme étant le temps où le temple de Dieu est ouvert dans le ciel, et où le mystère de Dieu est consommé. Apocalypse 11 : 19 ; 10 : 7. La purification du sanctuaire est l’œuvre par laquelle les péchés du peuple de Dieu, qui avaient été transmis au sanctuaire par le Souverain Sacrificateur, sont ôtés du sanctuaire, et sont effacés du registre dans le ciel, avant d’être placés sur la tête du bouc émissaire, ou Hazazel.

   Or Hazazel dans l’original, ou bouc émissaire dans quelques traductions, ne peut signifier ici autre chose que Satan. Car il n’y a que Satan, auteur du péché, qui puisse recevoir les péchés des justes après que le Souverain Sacrificateur a fini son œuvre dans le sanctuaire. Les anciens entendaient que le mot Hazazel signifie Satan. Donc, l’action d’envoyer le bouc dans une terre inhabitée représente le fait que Satan, au terme de l’œuvre de Christ comme sacrificateur, sera jeté dans l’abîme. Apocalypse 20.

   L’acte de fouler le sanctuaire ne doit pas être pris dans un sens littéral. Le sanctuaire est foulé aux pieds de la même manière que le Fils de Dieu, ministre du sanctuaire, est foulé aux pieds. Hébreux 10 : 29.

   Mais est-ce bien vrai que la vision de Daniel traite du sanctuaire céleste ? Nous savons que le sanctuaire terrestre, tel qu’il fut compris par Daniel, était le temple de Dieu. Daniel 9 : 17, 26. Les vues de Daniel sont en parfaite harmonie avec celles de Paul dans Hébreux 9 : 1-5. Et devons-nous comprendre que toute la période des 2300 jours se référait au temple dans l’ancienne Jérusalem ? Telle est la croyance de quelques-uns ; cependant, cette croyance n’est pas du tout en harmonie avec le témoignage de Gabriel. Il n’est pas possible que toute la période des 2300 jours appartienne à l’ancienne Jérusalem ; car Gabriel dit : « Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte. » Daniel 9 : 24.  Une traduction littérale de ce passage dirait : « Il y a soixante-dix semaines de RETRANCHÉES sur ton peuple, et sur ta sainte ville. » Ainsi nous avons la plus haute autorité pour dire que seulement 490 jours des 2300 jours appartiennent au sanctuaire terrestre. Et c’est un fait digne d’être observé, que la transition réelle du sanctuaire terrestre à celui de la nouvelle alliance, c’est-à-dire au sanctuaire céleste, doit avoir lieu près de la fin des 490 jours.

   Et ceci n’est pas tout. Il est évident que Gabriel introduit le sanctuaire céleste, car d’après l’hébreu et la traduction anglaise, le dernier événement mentionné comme devant avoir lieu dans la période des soixante-dix semaines, c’est l’ordre d’oindre le lieu très saint. Ici il ne s’agit pas de Christ, mais du sanctuaire de Dieu. Ce n’est pas le sanctuaire terrestre, car c’est alors que ce sanctuaire fut abandonné de Dieu (Matthieu 23 : 38) et qu’il fut mis de côté avec tout le système typique. L’acte d’oindre le sanctuaire était ce qui préparait la voie pour le service dans le sanctuaire. Lévitique 8 : 10. Le ministère dans le sanctuaire terrestre était alors terminé, et le service dans le sanctuaire céleste allait commencer. Donc le sanctuaire qui fut oint alors, était celui qui précisément à cette époque prit la place du sanctuaire terrestre. C’est le temple de Dieu dans le ciel que Gabriel amène ainsi à la vue de Daniel. Les 2300 jours renferment donc la période finale du sanctuaire terrestre, et une grande période de l’histoire du ministère dans le sanctuaire de la nouvelle alliance. Ils se terminent dans les derniers jours de la dispensation de la nouvelle alliance, et la purification du sanctuaire est la consommation de l’œuvre de notre Souverain Sacrificateur dans le sanctuaire.

   Maintenant, nous examinerons brièvement la nature de cette œuvre. L’œuvre du jugement est divisée en deux parties. La première est le jugement investigatif, qui a lieu dans le sanctuaire céleste, lorsque Dieu le Père est assis en jugement. La seconde partie est l’exécution du jugement, laquelle est assignée entièrement à Christ, qui viendra à la terre pour accomplir cette œuvre. Jean 5 : 22-27 ; Jude 14, 15. C’est pendant que le jugement investigatif est en session que la purification du sanctuaire a lieu. Où pour mieux dire, la purification du sanctuaire et le jugement investigatif se réfèrent à la même chose.

   Cette partie du jugement est décrite dans Daniel 7 : 9-14. Dieu le Père s’assied sur le trône du jugement. Ceux qui se tiennent devant le Père sont les anges. Comparez Apocalypse 5 : 11 ; Daniel 7 : 9-14. Ceci n’a pas lieu sur la terre, car le Père ne vient pas à notre terre. C’est avant le second avènement de Christ, car Christ viendra à notre terre comme roi assis sur son trône. (Matt. 25 : 31, 34 ; Luc 19 : 12, 15 ; 2 Tim. 4 : 1), mais ce tribunal du Père sera le lieu même où Christ sera couronné roi. Daniel 7 : 13, 14. C’est le temps et la place où notre Seigneur terminera l’œuvre de son ministère comme sacrificateur. Par conséquent l’œuvre en question sera accomplie dans le second appartement du sanctuaire dans le ciel. Apocalypse 10 : 7 ; 11 : 15, 18, 19.

   Quand le Seigneur viendra, il donnera l’immortalité aux justes morts. 1 Corinthiens 15 : 23, 51-55 : 1 Thessaloniciens 4 : 15-17. Le reste des morts sera laissé jusqu’à la résurrection des injustes. Apocalypse 20. Mais ceux qui seront rendus immortels devront avoir été jugés dignes de ce grand salut. Luc 20 : 35. Il ne pourra y avoir aucun examen après la résurrection des justes pour déterminer s’ils seront sauvés ou perdus, car ils seront mis en possession de la vie éternelle au moment même où la trompette sonnera. Et il en sera ainsi des justes qui seront alors en vie. Ils obtiendront l’immortalité au même instant où les saints morts seront rendus immortels. 1 Thessaloniciens 4 : 15-17. Ceux-ci auront d’abord été jugés dignes de ce grand salut (Luc 21 : 30), et ils ne seront point examinés après cela dans le but de déterminer ce point. La question de savoir “qui aura la vie éternelle” aura donc été tranchée et traitée quand Christ descendra du ciel pour exécuter le jugement.

   Les livres seront examinés avant la délivrance des saints. Daniel 12 : 1. L’acte d’ouvrir les livres est mentionné dans Daniel 7 : 9, 10. Le livre de vie montre qui sont ceux qui se sont engagés dans le service de Dieu. Luc 10 : 20 ; Philippiens 4 : 3. Le livre du souvenir tenu par Dieu, montre leur fidélité dans sa cause et donne le moyen de déterminer s’ils ont remporté la victoire. D’autres livres contiennent le registre des mauvaises actions des hommes. Apocalypse 12, 13.

  Comme l’objet de cette œuvre finale dans le sanctuaire est de déterminer qui sont ceux qui sont dignes de la vie éternelle, aucun cas ne viendra devant ce tribunal, excepté les cas de ceux dont les noms ont été écrits dans le livre de vie. Tous les autres sont exclus de cet examen, parce qu’ils n’ont jamais pris part à l’œuvre propitiatoire de Christ. L’examen décidera lesquels ont vaincu leurs péchés ; et ce sont ceux dont les péchés sont effacés du registre, et dont les noms seront retenus dans le livre de vie. Il décidera aussi qui sont ceux qui n’ont point vaincu ; et les noms de ceux-ci seront effacés du livre de vie Apocalypse 3 : 5, mais leurs péchés seront retenus dans le registre, et ils recevront à la résurrection leur rétribution de condamnation.

   Les justes ont besoin d’un Souverain Sacrificateur jusqu’à ce que leurs péchés soient effacés, et leurs péchés ne pourront point être effacés avant le jugement ; car Dieu a décidé d’amener « toute œuvre en jugement,… soit bien, soit mal. » Ecclésiaste 12 : 15-16 ; 3 : 17. Il est certain que Dieu ne pourra point amener le registre des péchés de son peuple en jugement lorsque l’œuvre  d’effacer les péchés sera accomplie. Ainsi, l’œuvre de l’effacement des péchés sera la dernière œuvre de notre Souverain Sacrificateur, laquelle sera accomplie lorsque chacun des fidèles en aura été jugé digne par le Père, lorsque le Souverain Sacrificateur aura montré par le livre du souvenir de Dieu, qui a réellement vaincu. L’acte d’effacement des péchés (Actes 3 : 19) est donc la grande œuvre finale de Christ comme Souverain Sacrificateur. Cette œuvre étant une œuvre individuelle, elle commencera par la première génération des justes, et finira par la dernière, par ceux qui seront en vie à la venue de Christ. C’est alors que le temps des morts sera venu pour être jugés. Apocalypse 11 : 18, 19 Le premier ange d’Apocalypse 14 annonce aux habitants de la terre que l’heure du jugement est venue. Versets 6, 7. Les vivants sont encore dans la période d’épreuve quand cette annonce solennelle est faite au genre humain.

   La proclamation du troisième ange, qui a lieu tandis que Christ achève son œuvre dans le sanctuaire, est de nature à préparer les vivants pour la décision du jugement. Lorsque nous serons parvenus au cas des vivants dans le jugement, le temps d’épreuve se terminera pour toujours. Le décret suivant sera proclamé du trône de Dieu : « Que celui qui est injuste soit encore injuste, … que celui qui est juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. Apocalypse 22 : 11. Les péchés des vainqueurs ayant été effacés, et le sanctuaire ayant été purifié, on n’aura plus besoin du Fils de Dieu comme Souverain Sacrificateur. Il cessera donc ce ministère pour toujours et deviendra roi pour la délivrance et la glorification de son peuple, et pour la destruction de tous les transgresseurs. Daniel 7 : 13, 14. Lorsque l’œuvre dans le sanctuaire sera achevé, Satan, l’auteur du péché recevra le terrible fardeau du péché, et il portera ce fardeau dans l’étang de feu.

   Pour nous, qui vivons au temps où Christ est occupé à achever son œuvre comme sacrificateur, il est de grande importance de comprendre la nature de cette œuvre importante, et de marcher si pleinement dans la lumière que nous participions au grand salut que Christ nous a procuré, et qu’il accordera à son peuple à sa venue.


Histoire pour les enfants 

Le petit Seng ne craint pas la mort

   C’était en Chine, à une époque troublée. La persécution des chrétiens sévissait. La formule consacrée des Boxers était « Renoncer à la religion chrétienne ou mourir ! »

   Le jeune Seng était chrétien. Sa famille tout entière avait été faite prisonnière et Seng savait qu’il ne la reverrait peut-être jamais plus. Il serrait précieusement dans son cœur les dernières paroles que son père lui avait adressées : « Un chrétien n’a rien à craindre, mon fils, ne l’oublie jamais. »

   Lorsque les Boxers avaient emmené captive la famille du petit Seng, ils avaient épargné le petit garçon. Sa mine intelligente et éveillée avait parlé en sa faveur et les ravisseurs s’étaient dit qu’une fois le père loin, l’enfant ne tarderait pas à oublier la religion chrétienne, qu’ils qualifiaient de stupide, et se montrerait reconnaissant de leur attitude à son égard.

   Lorsqu’ils revinrent, ils étaient accompagnés d’un officier. Seng se mit à trembler, mais il n’en regarda pas moins l’officier bien en face.

- Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? dit l’homme galonné, s’adressant au petit garçon.

- Je suis chrétien, répondit Seng sans hésitation.

- Tu auras le fouet si tu répètes cela, dit durement l’officier.

- Mais, c’est la vérité, Monsieur.

- Suppose que j’ordonne qu’on te fusille. Que diras-tu alors ?

- Mon père m’a toujours dit qu’un chrétien ne doit rien craindre.

- L’officier le regarda fixement, puis le prenant par le bras : « Viens avec moi », dit-il.

   Notre petit ami tremblait de tous ses membres et se disait que quelque chose d’horrible allait sûrement se passer.

   Ils arrivèrent à une maison, la plus belle que Seng ait jamais vue, et y entrèrent. Là, le capitaine s’arrêta, et d’une voix grave, demanda : « Où est ta famille ? »

- Je ne sais pas, Monsieur, les Boxers l’ont emmenée, … et des larmes roulaient le long de ses joues.

- Vous êtes tous fous, déclara l’officier. Saviez-vous qu’il vous suffisait de dire que vous n’étiez pas chrétiens pour échapper ?

   Seng secoua la tête en signe d’affirmation.

- Mais, Monsieur, un chrétien ne ment jamais.

L’officier persista à le regarder fixement. Un instant après, il lui dit :

- Reste ici, je vais revenir pour m’occuper de toi ; tu me promets de rester ?

- Oui, Monsieur, je vous le promets.

   « Il est probablement allé chercher des soldats pour me tuer » se dit notre brave petit homme. Il regarda la porte, elle était entr’ouverte. « Voilà ta chance de salut », lui murmura une petite voix, « sauve-toi vite pendant qu’il en est temps. »

   Puis, comme dans un rêve, Seng crut entendre la voix de son père : Un chrétien n’a rien à craindre. « Certainement, je resterai », dit-il se parlant à lui-même.

   L’officier revint enfin. Il était seul. Pas de soldats pour accomplir la triste besogne. Il regarda Seng avec étonnement.

- Tu es encore là ? Mais pouquoi n’as-tu pas filé ? La porte était ouverte !

- Je vous avais promis de rester, dit Seng.

   L’étonnement de l’officier était à son comble. Il avait intentionnellement fourni à Seng l’occasion de s’évader, et voilà qu’il était resté.

- Ecoute, mon garçon, lui dit-il, je t’aime bien. Je veux te garder chez moi. Dis seulement que tu adoreras mes idoles et j’épargnerai ta jeune vie. Tu seras mon fils. Sinon… tu sais ce qu’on fait aux chrétiens ?

- Oui, Monsieur, répondit Seng, je le sais. Mais je suis chrétien, et je dois rester chrétien.

   L’officier n’avait décidément jamais rencontré un garçon semblable. Il ajouta :

- Je sais que tu es chrétien, mais un jour tu te rendras compte de ta folie… un jour, tu changeras.

   Seng réfléchit profondément. Tout ce qu’il avait à répondre à ces propos était le petit mot : « peut-être », et l’incident était clos. Seng savait bien que s’il prononçait ce seul mot, l’officier, cet homme puissant qui se tenait là devant lui, allait désormais le considérer comme son fils. Mais ce mot, il ne pouvait le prononcer, oh non ! il préférait mourir. Secouant la tête, avec résolution, il dit :

- Oh non, un chrétien ne change pas !

   L’instant de silence qui suivit lui parut interminable.

- Seng, tu es un garçon étrange… mais tu es un brave. Tu seras mon fils même si tu es et si tu dois toujours rester chrétien.

 

Coin Santé

Terrine aux courgettes

 

Ingrédients :

-   1 tasse d’amandes

-  1 ½ tasse d’eau bouillante

-   1 gros oignon

-   1 à 2 gousses d’ail

-   3 cuillères à soupe de levure maltée

-   2 cuillères à café de sel aux herbes

-   1 petite courgette (200g) coupée en petits dés

-   ½ tasse d’huile d’olive

-   ½ tasse de farine (riz ou sarrasin ou blé)

-   2 g d’agar-agar en poudre (1 cuillère à café rase)

-  2 cuillères à soupe de jus de citron

-   herbes fraîches (sauge, basilic, thym et persil)

 

Préparation :

-   Mettre les amandes et l’eau bouillante dans le blender et mixer en purée.

-   Ajouter le restant des ingrédients.

-   Mixer le tout en purée fine.

-   Verser dans un moule graissé, protégé par du papier cuisson au fond.

-   Faire cuire à 180°c, 60 à 70 minutes.

  

En Jésus, je demeure 

 

En Jésus je demeure, et Lui demeure en moi ;

 Je le vois à toute heure ; à toute heure Il me voit. 

Je sais bien que Son trône est plus haut que les airs,

Mais Son regard rayonne au bout de l’univers.

 

Tant que je fus mon maître, j’ignorais le bonheur ;

Maintenant tout mon être appartient au Seigneur.

Depuis qu’à Son service mon cœur est tout entier,

J’éprouve un vrai délice à suivre Son sentier.

 

Gardé par Sa puissance, soutenu par Son bras,

Paisible je m’avance au devant des combats.

Au poste qu’Il m’assigne je serai malgré tout,

Fidèle à la consigne, et joyeux jusqu’au bout.

 

J’ai lavé ma souillure dans le sang de l’Agneau ;

En ma vieille nature naît un monde nouveau.

Je renonce à moi-même, à tout ce que j’aimais. 

Pour mon Sauveur qui m’aime je vivrai désormais. 

  

De Fellenberg 



[1] « Armé d’une foi en son Père céleste, gardant à l’esprit le précieux souvenir des paroles prononcées du ciel lors de son baptême, Jésus demeura inébranlable dans la solitude du désert en présence du puissant ennemi des âmes. » (The Spirit of Prophecy, vol. 2, p. 93).