Vol.6 - Novembre 2014

  

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« Quiconque marche dans l’obscurité et manque de lumière, Qu’il se confie dans le nom de l’Eternel, et qu’il s’appuie sur son Dieu ! » Esaïe 50 : 10


Table des matières

Editorial

Etude Biblique – L’amour, la qualité suprême

Le modèle divin – Adrian Ebens

La divinité — Elie Stragapède

Les remèdes naturels — L’eau et ses bienfaits—–

Sauvé d’une noyade — Histoire pour les enfants

Recette — Tarte automnale

 

Editorial

 

   Chers frères et sœurs en Christ, 

 C'est le cœur débordant de joie et de reconnaissance envers Dieu notre Père et Son cher Fils Jésus-Christ que je vais partager avec vous quelques nouvelles de notre dernier camp-meeting, qui s'est déroulé au Camping de la Cascade du 4 au 7 septembre 2014.

   Malgré une panne de voiture au moment même où Adrian Ebens, frère Igor et frère Bill sont arrivés en Europe, nous remercions Dieu qui nous a permis de régler rapidement ce problème pratique et d'être comme convenu à l'aéroport de Toulouse le mardi précédant les rencontres à 15h40. Mon plus jeune fils, Daniel, avait souhaité venir avec moi pour les accueillir, et le premier miracle a eu lieu : bien que nous ne nous étions encore jamais rencontrés physiquement, l'Esprit de notre Père a régné dès le début et nous a permis de nous rencontrer dans la joie et dans l'amour fraternel. Pasteur Adrian avait prévu un petit cadeau pour les enfants, et Daniel a donc eu la joie de recevoir une petite peluche de wombat, un animal d'Australie de la famille des marsupiaux que nous avons eu l'occasion de découvrir.

    Le voyage du retour vers la maison s'est bien passé, il a semblé ne durer qu'un instant tant nous avions de choses à dire et à partager. Une fois arrivés à La Croix Blanche, notre lieu de vie, nous avons été accueillis avec joie par Elisabeth et Josué et nous avons pris des photos en souvenir de cette rencontre et de ce jour mémorable. Notre Père Céleste est bon, il veille sur nous et nous envoie des frères et des sœurs de l'autre bout du monde s'il le faut ! Mais ce n'est pas uniquement pour nous que Dieu a envoyé cette bonne compagnie. Nous avions comme mission de partager ces bénédictions avec les frères et sœurs de France souvent isolés dans leur foi et leur enthousiasme pour le Père et Son Fils.

   

Daniel, le petit chantre de la maison, s'est rapidement entendu avec notre frère Bill, qui aime beaucoup jouer la guitare et chanter des chants spirituels qu'il compose lui-même. Bill s'est gentiment adapté à son petit musicien de voyage, et voilà que tous les deux ont rapidement créé une ambiance fort sympathique de camp de jeunesse. Pendant ce temps, Elisabeth a préparé un bon dîner, car nos amis étaient affamés après tous ces voyages, dans des conditions parfois bien précaires ! Le moment de se mettre à table est rapidement arrivé, et nous avons prié notre Dieu de bénir ce moment de partage convivial, ainsi que la suite des événements.

 

   Avant de manger, nous avons pensé à vous, et avons pris quelques photos de ce premier repas ensemble avec nos chers amis. Toute la journée du mercredi était encore devant nous avant de prendre la route pour l'Aveyron, et y rencontrer tous les frères et sœurs en Christ. Heureusement d'ailleurs ! car il y avait encore bien des choses à préparer, et la camionnette était encore vide. Mais à chaque jour suffit sa peine, et nous avons donc apprécié ces moments de partage fraternel autour de la table. Frère Bill, qui a bon appétit, était particulièrement reconnaissant pour tous les bons plats qu'Elisabeth avait préparés avec amour !

 

   

   Pasteur Adrian a particulièrement été béni par l'affection de nos deux enfants. Il a rapidement compris que cela était un révélateur de l'affection fraternelle que je lui porte, puisque les enfants à cet âge sont remplis de l'esprit de leurs parents. Si nous avions eu une quelconque animosité envers lui, il l'aurait immédiatement ressenti. Mais l'amour fraternel a triomphé de nos différents il y a bien longtemps, et le temps de la récolte était arrivé : nous allions avoir l'occasion de partager avec d'autres l'esprit fraternel qui nous habite en Jésus-Christ. Dieu notre Père fait toutes choses parfaites en Son temps, et il est digne de notre confiance ! 


   Nous voilà déjà mercredi le 5, et c'est le moment de sortir pour découvrir les environs. Bien sûr, la promenade incontournable fût celle des cascades d'Arifat, où nous avons pu méditer sur la relation que Dieu entretient avec l'univers, Lui qui est la Source suprême et infinie de toutes choses. Pasteur Adrian a été émerveillé de voir ces belles cascades, à seulement quelques pas de chez nous. Bien sûr, les enfants était constamment avec lui pour lui manifester leur affection, et recevoir son amitié en retour. Mais le temps s'écoule vite, et l'heure de retourner à la maison n'a pas tardé à arriver.



    Le reste de la journée s'est déroulé très rapidement, car il y avait beaucoup à faire ! Nous n'avons pas vu le temps passer, et le courant nous a rapidement emporté au plein cœur du camp-meeting. Une quarantaine de frères et sœurs ont répondu présent à notre invitation, et les rencontres se sont déroulées dans une atmosphère vraiment fraternelle et fort sympathique. J'ai adressé un message de bienvenue à la congrégation, en encourageant chacun à sonder sa Bible comme les Béréens d'autrefois, puis frère Elie a pris la parole pour nous faire un court rapport du camp-meeting d'Italie, auquel il avait eu l'occasion de participer. Après cela, il nous a exhorté à nous préparer pour le proche retour de Jésus. 


   Divers morceaux de musique ont ponctué les réunions; frère Bill a joué plusieurs de ses compositions, sœur Gun a chanté deux beaux cantiques, frère Germain avait son violon, et frère Samuel a chanté un beau passage biblique. Notre Père nous a également fait la grâce de participer à la musique par l'accompagnement au piano, et d'autres morceaux musicaux qu'Il nous a mis à cœur de partager avec l'assemblée.

 



    S'il est vrai que le partage de la sainte cène du vendredi après midi, les prières de bénédiction, et le repas en commun du sabbat midi ont été des temps forts pour resserrer les liens fraternels, les instants les plus bénis furent incontestablement ceux des baptêmes de notre chère sœur Isabelle, et de nos frères Jean-Christophe et Samuel. Nous avons eu l'occasion d'entendre leurs témoignages touchants, et le Seigneur nous a bénis en envoyant le beau temps. L'esprit qui a régné pendant ces rencontres nous a fait languir après le ciel, car là-bas, le bonheur sera continu et sans ombre.

  

  

   Avant de procéder aux baptêmes, nous avons fait de belles photos de cette église visible que nous constituions pour l'occasion, afin de pouvoir nous souvenir de ces instants bénis par la suite, et les partager avec d'autres. Nous espérons que ce partage permettra à tous ceux qui auraient souhaité se joindre à nous de saisir en partie l'atmosphère bénie qui a entouré toutes ces rencontres. 

 



 

Baptême de frère Samuel :

 

Baptême de frère Jean-Christophe :

 

Baptême de sœur Isabelle :

 

 

   Après ces moments riches en émotions, il y a eu une soirée de témoignages et de prières pendant laquelle pasteur Adrian a pu prier en faveur de tous ceux qui ne s'étaient pas avancés pendant la prédication du matin, et se sont décidés plus tard. Le dimanche, il y a encore eu deux rencontres, l'une sur la puissance de la soumission, et l'autre sur les messages du deuxième et du troisième anges. Le Seigneur nous a encore béni de sa présence, et le soir, après que la salle fut vidée et nettoyée, nous avons souhaité faire durer ces moments bénis, et nous sommes retrouvés à plusieurs autour de la table de notre terrasse, pour partager, témoigner, chanter et prier ensemble.

 

   Voilà chers frères et sœurs, j'espère que ces quelques lignes et ces photos vous donneront un aperçu de notre camp-meeting, et qu'elles vous donneront envie de vous joindre à nous lors de prochaines rencontres! 

   Que Dieu vous bénisse en Jésus-Christ, 

   Marc et Elisabeth

 

 Etude biblique

L’amour, la qualité suprême

« Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, la charité ; mais la plus grande de ces choses, c’est la charité. » 1 Cor. 13 : 13.

Lisez 1 Corinthiens 13. Le grand « chapitre de l’amour », et remplacez partout le mot charité par amour. Apprenez le verset à réciter, et répétez-le chaque jour de la semaine.

Bien qu’un homme possède de nombreux dons, que valent ceux-ci sans l’amour ? 1 Cor. 13 : 1.

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui raisonne, ou une cymbale qui retentit.

Dans ce chapitre, qui est souvent mentionné comme le « chapitre de l’amour », ou le « Psaume de l’amour », Paul indique les qualités qu’il faut posséder pour  rechercher cet amour. Dans la version Second, il est appelé « charité », mais dans d’autres versions (Synodale, N.T. Second révisé, etc.) ce mot est traduit par « amour ». Paul déclare ici que quels que soient nos dons, ou quelles que soient nos bonnes œuvres, tout cela n’a aucune valeur aux yeux du Seigneur si ce n’est pas dicté par l’amour.

Quel autre don, mentionné par l’apôtre, est sans valeur s’il n’est pas inspiré par l’amour ?  1 Cor. 13 : 2a.

Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même la foi jusqu’à transporter des montagnes si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.

C’est une chose merveilleuse que le don de prophétie, qui nous rend capable de parler aux hommes du message de Dieu, mais un prophète doit agir et parler avec un cœur rempli d’amour, sinon son message aura peu d’effet sur ses auditeurs. Balaam était un prophète de Dieu, il était capable de prophétiser, mais il échoua parce qu’il n’aimait pas Dieu et son peuple comme il l’aurait dû.

Qu’est ce qui n’est encore, pour le chrétien, d’aucune utilité sans l’amour ? 1 Cor. 13 : 2b.

Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même la foi jusqu’à transporter des montagnes si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.

Le chrétien est un élève. Il étudie la Parole de Dieu toute sa vie. Le prophète Osée dit : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. » Osée 4 : 6. Si nous ne possédons pas la connaissance de Dieu nous ne pouvons pas être victorieux de Satan. Mais cette connaissance ne nous servira de rien si nous ne possédons pas l’amour de Dieu et du prochain.

Que dit Salomon au sujet de la sagesse ? Prov. 9 : 10.

Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Eternel ; et la science des saints, c’est l’intelligence.

Salomon était réputé par sa grande sagesse, mais à partir d’un certain moment il abandonna son grand amour pour Dieu, et alors sa sagesse lui fut inutile. Il comprit plus tard que la première chose qu’il devait faire c’était de revenir à l’amour et à la crainte de Dieu.

Que dit-il encore à ce sujet dans un autre chapitre des Proverbes ? Prov. 4 : 7.

Voici le commencement de la sagesse : acquiers la sagesse, et avec tout ce que tu possèdes, acquiers l’intelligence.

La sagesse n’a de valeur pour nous que si elle nous aide à comprendre le chemin de la vie, nous dit Salomon.

Par quelle illustration tirée de la nature Jésus nous montre-t-il la grande puissance de la foi ? Mat. 17 : 20.

Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible.

« Lorsque Jésus proposait cette parabole, on pouvait voir ça et là des pieds de sénevé parmi la verdure et les céréales, agitant leurs branches sous la brise. Les oiseaux sautillaient de branche en branche et gazouillaient dans le feuillage. Et pourtant, la semence qui avait donné naissance à cette plante géante était la plus minuscule de toutes les graines. Elle avait d’abord été une faible pousse qui, grâce à son inconcevable vitalité, avait cru et prospéré jusqu’à prendre des proportions énormes. Il en est ainsi du royaume de Dieu : ses débuts paraissent humbles et sans apparence. » - ‘Paraboles’, p. 70.

A quel point la foi est-elle nécessaire au chrétien ? Héb. 11 : 6.

Or, sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

« La foi doit habiter dans le cœur du disciple du Christ ; sans elle, impossible de plaire à Dieu. Telle une main s’emparant du secours infini, la foi est le moyen qui fait battre le cœur renouvelé à l’unisson avec celui du Christ. » - ‘Message à la jeunesse’, p. 96.

Quelle est la seule chose qui puisse donner de la puissance à la foi ? 1 Cor. 13 : 2c.

Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même la foi jusqu’à transporter des montagnes si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.

Comme la parole, la prophétie, l’enseignement, la foi doit opérer par l’amour, sinon elle n’a aucune puissance.

Tous les sacrifices que nous pourrions faire sont inutiles s’ils ne sont pas inspirés par l’amour. 1 Cor. 13 : 3.

Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, cela ne me sert de rien.

Certaines personnes pensent plaire à Dieu en donnant de l’argent à leur Eglise ou en faisant la charité. Mais elles font cela pour que Dieu oublie leurs péchés. Dieu n’a pas besoin de générosité de cette sorte. Il veut que nous lui apportions nos dons parce que nous l’aimons et que nous nous intéressons aux besoins du monde.

Dans le sermon sur la montagne, quelle manière de donner le Christ condamne-t-il ? Mat. 6 : 1-4.

Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

« Nous devons donner de tout notre cœur, non pour faire étalage de nos bonnes actions, mais par pitié et par amour pour ceux qui souffrent. » - ‘Heureux ceux qui…’, p. 78.

Quelle manière de donner Jésus recommanda-t-il un jour ? Marc 12 : 41-44.

Jésus, s’étant assis vis à vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l’argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup. Il vint aussi une pauvre veuve, et elle y mit deux petites pièces, faisant un quart de sou. Alors Jésus,  ayant appelé ses disciples, leur dit : Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc ; car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre.

Cette femme donna parce qu’elle aimait Dieu et son œuvre. Elle donna tout ce qu’elle possédait, non par ostentation, mais par amour.

Après avoir montré la nécessité de l’amour dans tout ce qui nous faisons, quelle déclaration frappante fait Paul au dernier verset de ce chapitre de l’amour ? 1 Cor. 13 : 13.

Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, la charité ; mais la plus grande de ces choses, c’est la charité.

« L’amour pour Dieu et notre prochain est la plus haute expression de l’harmonie avec Dieu. …L’amour manifesté dans la vie du croyant est la grande preuve de la véracité du christianisme. » - ‘S.D.A. Bible Commentary’, sur 1 Cor. 13 : 13.

Que nous conseille alors Paul ? 1 Cor. 14 : 1a.

Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.

Jésus a dit : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » Si tous avaient de l’amour les uns pour les autres aucun crime ne serait commis. La vie et les biens des personnes seraient respectés ; il ne se commettrait pas de vol, on ne mentirait pas, on ne convoiterait pas. Si nous avions vraiment de l’amour pour le prochain, nous n’aurions pas de peine à garder les commandements de Dieu.

De quoi l’amour est-il le fruit ? Gal. 5 : 22.

Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses.

Le véritable amour est le fruit du Saint-Esprit. Si donc nous prions chaque jour pour recevoir le Saint-Esprit, comme le Christ nous l’a recommandé, nous posséderons dans nos cœurs cet amour qui nous aidera à obéir au Christ.

Comment le Christ démontra-t-il cet amour décrit par l’apôtre Paul dans le chapitre que nous avons étudié cette semaine ? Rom. 5 : 7, 8.

A peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

« La beauté du caractère de Jésus se retrouvera chez ses disciples. Il prenait plaisir à faire la volonté divine. Aimer Dieu et vivre pour sa gloire étaient les deux puissances de sa vie. Toutes ses actions étaient ennoblies et embellies par l’amour. » - ‘Vers Jésus’, p. 59.

  

LE MODÈLE DIVIN

Section 1. Fondements du modèle divin

       1. Le modèle divin

1 Cor. 8 : 6 Néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui[1] viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

   Tout ce que nous recevons dans cette vie nous vient par le modèle divin. Le modèle nous est révélé par les personnes du Père et du Fils. Ce modèle divin trouve sa source dans le Père « de qui viennent toutes choses » et nous est alors transmis par la personne du Christ « par qui sont toutes choses. »

   Il est d’une importance vitale pour nous, qui sommes les réceptacles de ces bénédictions, de clairement discerner la personnalité et l’individualité de chaque personne dans ce modèle divin.

Héb. 1 : 1-3 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos père par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts, devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

Jean 5 : 26 Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.

   La Bible révèle clairement le Père comme la grande source de toutes choses, que Son Fils est l’empreinte de Sa personne et qu’il reçut toutes choses de Sa part. Etant donné que le Fils reçut toutes choses de Son Père, et qu’il soit l’empreinte de Sa personne, la seule manière dont nous puissions les différencier est de comprendre que le Fils fut issu du Père et hérita toutes choses de Lui. Son hérédité est le secret qui permet de préserver la personnalité et l’individualité de chacun d’eux.[2] Son hérédité rend également claire et distincte la séquence « de qui » et « par qui » du modèle divin.

   Alors que nous lisons les Ecritures, nous pouvons trouver différents exemples où le modèle « de qui » et « par qui » est reproduit. Certains de ces exemples se recoupent, étant donné la nature en cascade des bénédictions de Dieu qui s’écoulent par différents canaux.

Source –

De Qui

Canal –

Par Qui

Références

Père

Fils

1 Cor. 8 : 6 ; 1 Cor. 11 : 3 ; Heb. 1 : 1-3

Epoux

Epouse

Gen. 3 : 16 ; 1 Cor. 11 : 3 ; Eph. 5 : 25 ;

1 Pierre 3 : 1

Père

Mère

Ex. 20 : 12 ; Eph. 6 : 1 ; Col. 3 : 20

Mère

Enfants

1 Tim. 2 : 15

Christ

Epoux

1 Cor. 11 : 3

Christ

Eglise

Eph. 5 : 25

Prophète

Prêtre

Ex. 4 : 16 ; Lev. 8 : 36

Ancien/

Pasteur

Troupeau

1 Pierre 5 : 2 ; 1 Thess. 5 : 12, 13

Roi/

Gouverneur

Sujets/

Citoyens

Rom. 13 : 1-3 ; 1 Pierre 2 : 13, 14

Bible

Esprit de Prophétie

Review and Herald, 20 jan. 1903 « Petite lumière »

Bible

Ancien/

Pasteur

2 Tim. 4 : 2 ; 1 Pierre 5 : 2

   Plus fidèlement ce modèle divin sera suivi, plus les bénédictions de Dieu s’écouleront sur nous et nos familles. Par exemple, lorsque nous honorons notre père et notre mère, une longue vie nous est promise. Lorsque nous estimons hautement et dans l’amour ceux qui sont au-dessus de nous, nous sommes bénis par leur prédication de la Parole et leurs exhortations à vivre en paix avec Dieu.

   Mis à part les bénédictions directes de joie, de bonheur et de communion qui s’écoulent sur nous par ce modèle divin, il y a également les bénédictions de protection que nous pouvons recevoir par le canal. Dans chaque cas, celui « par qui » viennent les choses, est sous la protection et possède l’autorité de celui « de qui » elles arrivent.

   Comme exemple de la mesure de protection dont peut jouir un enfant, nous voyons que :

1. L’enfant est protégé par la mère,

2. Qui est protégée par le mari,

3. Qui est protégé par la police,

4. Qui est protégée par le gouvernement,

5. Qui est ordonné de Dieu

En appliquant cela dans le domaine spirituel, nous avons :

1. Le père est exhorté par les anciens ou le pasteur,

2. Qui sont soumis à la Parole de Dieu,

3. Qui fut écrite par les prophètes,

4. Qui fut donnée, et est donnée par Christ,

5. Qui la reçoit de Son Père.

   Plus nous nous dirigeons vers des positions qui reflètent le modèle divin, plus grandes seront notre protection, nos bénédictions, notre paix et notre joie. Le principe clé du plan de notre Père est que :

1. Toutes choses sont reçues par un canal et non directement du Père.

2. Toutes choses suivent le modèle du Père et de Son Fils.

   La rébellion de Satan a introduit des concepts qui ont corrompu ce principe divin. L’ordre du Ciel impliquait que Lucifer était originellement sous l’autorité de Christ, qui était sous l’autorité de Son Père.

Satan, le chef des anges déchus, occupait une fois une position élevée dans le Ciel. Il était après Christ en honneur. Review and Herald, 24 février 1874.

   Les Ecritures nous enseignent comment Satan a voulu altérer le modèle divin :

Es. 14 : 12-14 Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, toi le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, à l’extrémité du septentrion ; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut.

   Nous voyons dans ces textes un être qui ne cherche pas à être sous la protection et le soin de modèle divin, mais qui cherche plutôt à être semblable au Très-Haut. Cela signifiait d’abord que Satan voulait être fait égal à Christ, plutôt que d’être sous son autorité, afin de pouvoir s’en référer directement au Père sans être sous Christ. Le Père, par le modèle divin, a agi pour défendre et protéger Son Fils, et a déclaré la relation qui était la sienne à toute la création. Christ ne s’est pas défendu lui-même et n’a pas parlé pour sa propre défense. Tout cela a été fait par le Père. Satan rejeta le commandement du Père d’adorer et d’honorer Son Fils et désira alors être exactement semblable au Très-Haut.

   Notre adoration de Dieu ne repose que sur notre lecture de la Parole de Dieu. La connaissance que nous en avons nous vient par ce qu’Il nous a révélé dans Sa Parole et par ce qu’Il a créé. Notre compréhension de qui est Dieu et notre adoration de Dieu dans ce monde de péché n’ont lieu que dans la pensée. Si nous dévions des déclarations explicites de l’Ecriture nos pensées tomberont immédiatement dans l’idolâtrie. C’est ici l’objectif de Satan : nous pousser à dépasser la Parole pour percevoir Dieu dans nos pensées, sous une forme quelconque différente du modèle divin. C’est ainsi qu’il fait tomber notre barrière de protection et gagne du terrain pour nous contrôler, nous posséder et nous détruire.

   Remarquez soigneusement que Satan désirait être semblable au Très-Haut. Par un procédé astucieux, Satan a trompé le monde Chrétien et l’a poussé à rendre Christ exactement pareil au Père. Alors que le monde Chrétien adore Dieu par ses différents crédos, l’entité perçue comme la seconde personne de la Divinité est en réalité une formulation de Satan. En présentant Christ come exactement pareil au Père en tous points, Satan confond la pensée humaine par la loi de l’indiscernabilité, ce qui signifie que deux choses possèdent exactement les mêmes qualités, au point qu’elles ne peuvent plus être clairement discernées séparément ; elles deviennent mystérieusement une par leur perte d’individualité.

   L’objectif central de la stratégie de Satan pour nous ravir notre bénédiction et notre protection est de provoquer une corruption dans nos pensées au sujet du modèle divin. Il cherche à nous séduire en attribuant à la personne « Par Qui » les mêmes attributs qu’à la personne « De Qui ». Nous sommes séduits par ce qui semble être un désir d’exalter la personne dans le canal, mais le contraire à lieu. Plus celui qui était dans un premier temps « Par Qui » devient semblable  à celui « De Qui », moins nous sommes capables de les distinguer, et cela jusqu’à ce qu’il ne nous reste plus que deux, ou même trois « De Qui ». Cela provoque l’effondrement de la raison, ouvrant ainsi la porte au mysticisme. Comme nous l’apprendrons plus tard, ce simple petit processus est le secret du désolateur d’abomination.

   Il y a abondamment de preuves pour montrer où cette perversion et cette distorsion ont eu lieu dans le modèle divin. Considérez les exemples suivants :

Catholicisme

Le Pape a le pouvoir de changer les temps, d’abroger les lois et d’administrer toutes choses, même les préceptes de Christ. – Decretal De Translat. Espiscop. Cap

Protestantisme

   En réaction à cette perversion, le Protestantisme a restauré la Parole comme étant la seule autorité pour la conscience, mais Satan parvient alors à pervertir ce procédé en enlevant toute autorité aux pasteurs ou dirigeants de l’église. Chaque homme lit la Bible pour lui-même, ce qui est bien, mais alors chaque homme se sent parfaitement libre de reprendre et de renverser la position des dirigeants lorsque bon lui semble. Satan ne se soucie de la direction que vous prenez, aussi longtemps que vous manquez le modèle divin de « De Qui » et « Par Qui ». L’effet en chaîne du Protestantisme et de fractionner et de diviser, et de devenir vulnérable à tout vent de doctrine ainsi qu’à toute montée de dirigeants charismatiques.

   Les exemples ci-dessus révèlent la perversion de l’image du prophète/prêtre dans le modèle divin. Prenons cela à un autre niveau ou l’image homme/femme est faussée face à la prêtrise ou au ministère.

La prêtrise

   Une fois de plus, Satan a orienté le Catholicisme dans une direction, et le Protestantisme dans une autre. Satan a conduit l’Eglise Catholique à donner aux prêtres masculins un pouvoir et un contrôle absolus, provoquant une misère et une affliction indicibles pour les femmes. Il agit alors dans les églises Protestantes par un désir positif d’élever le rôle des femmes et leur donne une voix dans l’église en leur garantissant la même position que les anciens et les pasteurs. Cela provoque un effet accéléré en cascades dans la perception de l’égalité maritale, poussant la pensée à fusionner les deux parties du modèle divin en une seule, et conduisant les entités masculines et féminines vers une pensée unisexuelle.

   Alors que chaque facette du modèle divin devient confuse et mystifiée, les éléments « Par Qui » s’affranchissent d’être sous la protection de leur contrepartie « De Qui », étant libérées par leur « co-égalité éclairée ». Satan peut alors entrer et faire du mal à nos enfants, nos femmes, nos églises, nos pasteurs, nos gouvernements et notre monde.

   Une observation de notre société occidentale devrait nous dire que tous les aspects du modèle divin ont été corrompus et que tous les niveaux de notre protection ont été pénétrés par le méchant.

   La réponse adventiste naturelle face à la perversion de la vérité est de prendre l’approche protestante, de sortir l’épée contre les dirigeants de l’église, et de les blâmer pour la dégradation. Satan se réjouit de voir cette œuvre se faire, il sait que cela détruit encore d’avantage le modèle divin et empêchera les églises d’être bénies.

   Dans un des chapitres suivants, je considérerai ce qu’il faut faire lorsque le modèle divin est complètement perverti dans l’église, et quel processus il nous faut suivre pour restaurer le canal de bénédiction et retrouver le modèle divin. Mais d’abord, je veux vous montrer le modèle divin dans la loi de Dieu.

A suivre…

Adrian Ebens

The Divine Pattern (traduit de l’anglais)

 

LA DIVINITE

- DIEU - Les frères responsables du début du mouvement ont eu le souci de mettre par écrit sous forme de « statuts » les bases doctrinales de notre mouvement ; les voici :

   « Il y a un seul Dieu, un être personnel, spirituel, le créateur de toutes choses, omnipotent et éternel, infini en sagesse, sainteté, justice, bonté, vérité et piété. Inchangeable et partout présent par son représentant le Saint-Esprit. » KEY DOCTRINAL COMPARAISONS – STATEMENTS OF BELIEF 1872 – 1980. Voyez Ps. 139 : 7 : « Où irais-je loin de ton Esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ? »

   « Le Tout-Puissant qui opère dans la nature n’est pas, comme le prétendent quelques savants, un principe, une énergie en action. Il est esprit ; mais il est cependant  un être personnel, car l’homme a été fait à son image. » (E. W., 3T 312)

- JESUS-CHRIST - « Il y a un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils du Père Eternel, le seul par qui il créa toutes choses, et par qui elles existent. » Voyez Jean 1 : 3, 14 : « Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. …Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. »

   De même, dans 1 Cor. 8 : 6, nous lisons : « Pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »

   Dans 1 Selected Messages p. 248, nous lisons : « Le Seigneur Jésus-Christ, le divin Fils de Dieu, existait depuis l’éternité, une personne distincte, et pourtant une avec le Père. » (Voir Messages Choisis, p 291)

PRECISIONS : QUI EST DIEU OU DIEU LE PERE ?

   Nous lisons dans Genèse 1 : 1 ; « Au commencement Dieu créa le ciel et la Terre, » un peu plus loin, dans Genèse 1 : 26, 27 : « Faisons l’homme à notre image ». Pour le mot « nous » = ELOIM, nous trouvons une bonne explication dans proverbes 8 : 22-30 : « L’Eternel m’a possédée dès le commencement de ses voies, avant ses œuvres les plus anciennes. J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre. Je fus enfantée quant il n’y avait point d’abîmes, point de sources chargées d’eau ; avant que les montagnes fussent affermies, avant que les collines existassent, je fus enfantée ; il n’avait encore fait ni la terre, ni les campagnes, ni le premier atome de la poussière du monde. Lorsqu’il disposa les cieux, j’étais là ; lorsqu’il traça un cercle à la surface de l’abîme, lorsqu’il fixa les nuages en haut, et que les sources de l’abîme jaillirent avec force, lorsqu’il donna une limite à la mer, pour que les eaux n’en franchissent pas les bords, lorsqu’il posa les fondements de la terre, j’étais à l’œuvre auprès de lui, et je faisais tous les jours ses délices, jouant sans cesse en sa présence. »

   Zacharie 6 : 12, 13 dit aussi : « Tu lui diras : Ainsi parle l’Eternel des armées : Voici, un homme, dont le nom est germe, germera dans son lieu, et bâtira le temple de l’Eternel. Il bâtira le temple de l’Eternel ; il portera les insignes de la majesté ; il s’assiéra et dominera sur son trône, et une parfaite union régnera entre l’un et l’autre. »

   Nous constatons une parfaite union et collaboration entre l’un et l’autre (Dieu et Jésus) Jean 1 : 1 : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »

   Maintenant, voyons quelques textes pour savoir à qui ressemble « Le Père Dieu » ? Lisons dans Genèse 1 : 26 : « Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. » Il est écrit : « à notre image », exemple : la peinture ou la photo.

   Nous lisons encore dans Hébreux 1 : 3 « L’empreinte de sa personne », Père et Fils sont identiques en ressemblance. Voici ce que dit l’apôtre Jacques au chapitre 1 : 17 ; « Il y a un Dieu qui ne change pas étant toujours plein d’amour ». Notons bien cette phrase : « Ne change pas ». Au cours de toute l’éternité nous aurons notre Père Céleste inchangeable comme Jésus le précise dans Jean 14 : 7-9 : « Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? » ; Il dit : « Qui m’a vu a vu le Père. » Dans ‘The Great Controversy’, p. 646, nous lisons : « L’homme fut créé à la ressemblance de Dieu, non seulement en caractère, mais en forme et en caractéristiques. » Ainsi, Christ put représenter Dieu, même dans son humanité.

   Pour plus d’informations lisez Daniel 7 : 9, 13 : « Je regardais, pendant que l’on plaçait des trônes. Et l’Ancien des jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine pure ; son trône était comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent. / Je regardais pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme ; il s’avança vers l’Ancien des jours, et on le fit approcher de lui. »

   Ezéchiel 1 : 26 dit : « Au-dessus du ciel qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose de semblable à une pierre de saphir, en forme de trône ; et sur cette forme de trône, apparaissait comme une figure d’homme placé dessus en haut. »

   Nous lisons également dans Témoignages pour l’Eglise Vol. 3 p. 318 : « L’unité qui existe entre le Christ et ses disciples ne détruit la personnalité d’aucun d’eux. Ils sont un en but, en esprit, en caractère, mais non en personne. C’est ainsi que Dieu et le Christ sont un. »

LE SAINT-ESPRIT, OU L’ESPRIT DE DIEU ET DE JESUS :

   Dans la Bible, plus précisément dans l’Ancien Testament, nous trouvons souvent le mot « RUWACH » = Esprit, on le trouve dans Job 4 : 9 : « souffle, vent » = Esprit : « Ils périssent par le souffle de Dieu, ils sont consumés par le vent de sa colère », comme aussi dans Job 27 : 3 « souffle de Dieu = RUWACH » : « Aussi longtemps que j’aurai ma respiration, et que le souffle de Dieu sera dans mes narines… », et dans le chapitre 33 : 4 « souffle et Esprit de Dieu » : « L’Esprit de Dieu m’a créé, et le souffle du Tout-Puissant m’anime. » Genèse 6 : 17 « souffle de Vie » = RUWACH = ESPRIT : « Et moi, je vais faire venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel ; tout ce qui est sur la terre périra ». Enfin voyons dans Genèse 1 : 2 : « La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. »

   Dans Jésus-Christ, p. 154, nous lisons : « Quand le vent souffle dans les branches des arbres on perçoit un bruissement de feuilles et de fleurs ; il reste cependant invisible, et personne ne sait d’où il vient ni où il va. C’est ainsi que le Saint-Esprit agit dans le cœur. On ne peut pas mieux l’expliquer qu’on ne peut expliquer les mouvements du vent. Le fait qu’on ne peut indiquer le moment et le lieu précis ou rappeler toutes les circonstances d’une conversion, ne prouve pas que cette conversion n’a pas été réelle. Par des moyens aussi invisibles que le vent, le Christ agit constamment dans le cœur. Peu à peu, même inconsciemment, l’âme reçoit des impressions ayant pour effet de l’attirer vers le Christ. On peut recevoir ces impressions en méditant sur lui, en lisant les Ecritures, ou en écoutant les paroles du prédicateur. Soudain, à la suite d’un appel plus direct de l’Esprit, l’âme s’abandonne joyeusement entre les mains de Jésus. De telles conversions sont considérées comme instantanées ; en réalité, elles sont le résultat d’une action lente, patiente et prolongée de l’Esprit de Dieu.

   « Quoique invisible, le vent produit des effets visibles et sensibles. De même, l’action de l’Esprit sur l’âme sera manifestée dans tous les actes de celui qui en a éprouvé le pouvoir salutaire. Quand l’Esprit de Dieu prend possession d’un cœur, la vie est transformée. On met de côté des pensées de péché, on renonce aux mauvaises actions ; l’amour, l’humilité et la paix succèdent à la colère, à l’envie, aux querelles. La joie remplace la tristesse. Et le visage reflète la lumière céleste. Personne n’aperçoit la main qui soulève le fardeau ; personne ne voit la lumière qui descend des parvis célestes. La bénédiction est acquise quand une âme capitule devant Dieu. Alors une puissance invisible crée un être nouveau à l’image de Dieu. »

   De même, à la page 109 : « Souvent, lorsque nous nous trouvons dans une situation difficile, nous doutons que l’Esprit de Dieu nous ait conduit. Ce fut pourtant l’Esprit de Dieu qui poussa Jésus au désert pour y être tenté par Satan. Quand Dieu nous met à l’épreuve, il a pour but notre bien. Jésus n’a pas présumé des promesses divines en s’exposant de son propre chef à la tentation, et il ne s’est pas non plus laissé glisser dans le découragement quand celle-ci survint. (…)»

   A la page 637, nous lisons : « Une grande agitation règne dans le monde. Les signes des temps sont visibles. Les événements qui vont se produire projettent déjà leur ombre sur nous. L’Esprit de Dieu se retire de la terre et des calamités succèdent aux calamités, sur terre et sur mer. Il y a des tempêtes, des tremblements de terre, des incendies, des inondations, des meurtres de tous genres. Qui peut deviner l’avenir ? Où est-on en sécurité ? Rien n’est sûr de ce qui est humain ou terrestre. Les hommes prennent rapidement position sous le drapeau de leur choix. Ils attendent avec impatience le signal de leurs chefs. D’un côté sont ceux qui attendent l’apparition du Seigneur, dans la vigilance et dans l’activité ; de l’autre, ceux qui se rangent sous les ordres du premier grand apostat. Il y en a peu qui croient, de tout leur cœur, qu’il y a un enfer à éviter et un ciel à gagner. »

   Enfin, à la page 708, 709 de Patriarches et Prophètes[3], il est écrit : « Y a-t-il au monde un sentier plus lugubre que celui de l’homme qui obstinément repousse l’Esprit de Dieu pour n’en faire qu’à sa tête ? Y a-t-il un esclavage plus terrible que celui que fait subir le pire des tyrans : l’égoïsme ? La confiance en Dieu et l’obéissance à sa volonté : telles avaient été les conditions posées à Saül avant de monter sur le trône d’Israël. S’il les avait remplies, Dieu eut été son Guide, le Tout-Puissant, son bouclier. Dieu l’avait longtemps supporté. Sa révolte et son entêtement avaient été bien près de réduire au silence la voix divine en son âme. Néanmoins, jusqu’ici, il avait encore eu l’occasion de se convertir. Mais maintenant qu’il se détourne de Dieu pour aller solliciter les conseils d’un suppôt de Satan, il coupe le dernier lien qui le rattache à son Créateur et se place tout entier sous l’ascendant du grand révolté. »

   Dans le nouveau Testament nous trouvons le mot grec Pneuma = Esprit, ce mot correspond à RUWACH. DIEU est omniprésent par son Esprit. La Bible ne parle pas de « Dieu l’esprit saint » mais de « L’Esprit de Dieu », donc le Saint-Esprit est l’Esprit du Père, voyez Ephésiens 4 : 30 : « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. » Jésus l’a déclaré, « Car ce n’est pas vous qui parlerez, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous ». Matt. 10 : 20. Luc 12 : 12 : « Car le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire », Ps. 139 : 7-10 : « Où irai-je loin de ton Esprit, et où fuirai-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira »,  1 Co 2 : 10-12 : « Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données pas sa grâce. »

JESUS-CHRIST ou l’ESPRIT du CHRIST :

   Lorsqu’on parle du don de l’Esprit Saint on reçoit l’Esprit du Père et en même temps, l’Esprit du Fils. Voyez Romains 8 : 9-11 : « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas », ici il ne s’agit pas d’une 3ème personne séparée du Père et du Fils ; voyez dans 1 Pierre 1 : 11 : « …voulant sonder l’époque et les circonstances marquées par l’Esprit de Christ qui était en eux, et qui attestait d’avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies ». C’est une influence divine émanant du Père et du Fils. Dans Matthieu 18 : 20 il est dit qu’Il est au milieu d’eux comment ? non pas en personne mais par son Esprit : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. »

   « A cet instant même son Esprit et sa grâce sont à la disposition de tous ceux qui en sentent le besoin et qui acceptent sa parole. » (3ème volume des Témoignages, p. 247.) Dans Testimony 5 p. 696 nous lisons :

   « Ne pouvant être partout en même temps, Il se dépouilla de son humanité pour être partout en même temps. » Le St-Esprit est le Consolateur, c’est l’Esprit du Fils. Cet Esprit est l’Esprit de Dieu et de Christ ; l’Esprit étant le même qu’il s’agisse de l’Esprit de Dieu ou de celui du Christ.

   Mais concernant cet Esprit, la Bible utilise des expressions qui ne peuvent s’accorder avec l’idée qu’il est une personne dans le même sens que le Père et le Fils.

   Il est plutôt présenté comme une influence divine émanant des deux, le moyen qui représente leur présence et par lequel ils communiquent la connaissance et la puissance dans l’univers entier, lorsqu’ils ne sont pas présents en personne.

   Dans l’un des discours du Christ (Jean 14 : 6 : « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi »), cet Esprit est personnifié comme le « Consolateur » et en tant que tel, on utilise les pronoms personnels et relatifs « il, » « lui, » et « celui » pour s’y référer. Mais on en parle généralement d’une façon qui ne s’accorde pas avec l’idée qu’il soit une personne, dans le même sens que le Père et le Fils. Par exemple, on dit souvent qu’il est « déversé » et « répandu », mais il n’est jamais question que Dieu ou Christ soient « déversé, » ou « répandu ».

   S’il avait été une personne, il n’aurait pas été étrange pour lui d’apparaître sous une forme corporelle ; et pourtant, lorsque ce fut le cas, ce fait a toujours été relevé comme quelque chose de particulier. Ainsi Luc 3 : 22 dit : « Et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe » Mais la forme n’est pas toujours la même ; car au jour de la Pentecôte, il prit la forme de « langues qui semblaient du feu » Actes 2 : 34, et dans Apoc. 1 : 4 : « Jean aux sept Eglises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant le trône »,  Apoc. 3 : 1 : « Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles », Apoc. 4 : 5 : « Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. » et Apoc. 5 : 6 : «  Et je vis, au milieu du trône, et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre » il est question « des sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre ».

   « On ne peut remettre en question qu’on parle tout simplement du Saint-Esprit, présenté de cette façon pour souligner sa perfection et sa plénitude. Mais s’il avait été une personne, on aurait difficilement pu le décrire de cette façon. On ne lit jamais à propos des sept dieux ou des sept christs » (U. Smith, R. and H. 28 oct. 1890).

   A la question : Quelle est la différence entre le St-Esprit et les esprits au service de Dieu ? Frère WILCOW répondit : « Le St-Esprit est l’énergie puissante de la divinité, la vie et la puissance de Dieu, découlant de Lui vers tous les recoins de l’Univers, établissant ainsi une relation vivante entre son trône et toute la création. » Comme un autre l’a exprimé : « Le St-Esprit est le souffle de la vie spirituelle dans l’âme.

   La transmission de l’Esprit est la transmission de la vie du Christ. C’est ainsi que le Christ est partout présent. Pour utiliser une illustration grossière, tout comme le téléphone transporte la voix d’un homme, et crée la présence de cette voix à des kilomètres, le St-Esprit transporte en lui toute l’efficacité du Christ en le rendant partout présent avec sa puissance, et le révélant à ceux qui sont en harmonie avec sa loi. C’est ainsi que l’Esprit est personnifié en Christ et en Dieu, mais jamais révélé comme une personne distincte.

   Nous ne sommes jamais exhortés à prier le « Saint-Esprit », mais Dieu pour obtenir le Saint-Esprit. Les Ecritures ne nous parlent jamais de prières au Saint-Esprit mais pour l’Esprit. » (M.C. WILCOX, QUESTIONS et REPONSES du coin des questions de Signes des Temps, p. 181, 182, 1911)

   Jésus-Christ a pour toujours uni la divinité et l’humanité et de lui découle l’Esprit de vie sur tous ses enfants. Les anges sont employés pour renforcer les courants vitaux de la vie divine. Ils peuvent véhiculer l’Esprit et la gloire éblouissante de Dieu, sans être eux-mêmes exaltés, ainsi qu’apporter la présence de Dieu à ses enfants ; repoussant les anges du mal qui cherchent à les détruire. » (WILCOX, SIGNS OF THE TIMES, 26 février 1908).

   Quel que soit l’endroit où se trouvent les enfants de Dieu, il y a son Esprit, non pas une personne individuelle comme nous considérons les personnes, mais ayant le pouvoir de rendre le Père et le Fils présents.

   Cet Esprit est placé sur les messagers de Dieu, les anges, mais les anges ne sont pas l’Esprit. Cet Esprit est placé sur les serviteurs de Dieu, ses messagers humains ; mais ils ne sont pas l’Esprit.

   L’Esprit est indépendant de tous ces agents humains ou matériels. Pourquoi ne pas savoir que l’Esprit, l’Esprit de Dieu, l’Esprit de Christ, donc l’Esprit de la divinité, s’étend sur toute la terre, apportant la présence de Dieu à chaque cœur qui le reçoit ? (M.C. WILCOX, QUESTIONS AND ANSWERS VOL.11, 1919 éd. 1938, p. 37, 39 ; éd. 1945, 33-35).

Elie Stragapède,

“Sur les pas de nos anciens” Chap. 1 ; p. 5-13. 

 


L’eau et ses bienfaits

   L’eau est la substance la plus importante du corps et il faut garder un bon équilibre. La concentration de l’eau dans les cellules doit rester stable pour que les fonctions cellulaires puissent avoir lieu. Si trop d’eau s’accumule dans les cellules, celles-ci éclatent. Si trop d’eau quitte les cellules, celles-ci vont devenir plus petites et se coller (collapsus), et de ce fait, mourir. Le sodium et le potassium ont une influence majeure et affectent cet équilibre. L’eau entre et sort des cellules selon la concentration du sodium et du potassium dans le fluide du corps. Les reins sont un organe majeur qui régule cette balance et qui « traite » près de 8 litres d’eau provenant du sang chaque heure.  L’eau est au corps ce que l’huile est à la voiture !

   Pourcentages d’eau dans le corps

   Notre corps est composé de 50-70% d’eau. Les personnes souffrant d’obésité ont environ 50% d’eau car les cellules graisseuses contiennent moins d’eau, tandis que les personnes plus minces, possèdent environ 70% d’eau. (Le corps d’un adulte de poids moyen peut contenir près de 47 litres d’eau.)

   Ce pourcentage  est le même pour toute la nature, dans toutes les plantes et les animaux qu’il s’agisse d’un éléphant ou d’une jonquille.

      Cerveau : 79%

      Reins : 83%

      Os : 30%

      Muscles : 75%

      60 milliards de cellules : 60-65%

      Sang : 80%

      Sucs digestifs : 95%

   Les sources de l’eau

      Précipitations ­— pluie, neige

      Sol — sources, puits

      Surfaces — lacs, rivières, ruisseaux, rosée

      Mers — océans

   Cela couvre environ 1,358 milliards de kilomètres cubes. 3% de cette eau est fraîche, et elle est généralement sous forme de glaciers.

 

Statistiques

2650 litres d’eau sont utilisés pour raffiner un baril de pétrole.

9465 litres sont utilisés pour produire une livre de bœuf.

151400 litres sont utilisés pour fabriquer une voiture

   Notre corps utilise  9465 litres de fluide chaque jour. Il s’agit d’environ 151000 verres d’eau. Un grand système de recyclage !

Chaque jour, 10 verres d’eau sont perdus par :

      Urine                                5 ½ verres

      Intestins                           ½ verre

      Respiration                     2 verres

      Peau                                 2 verres

 

Les besoins du corps

   L’eau est diffusée au travers des cellules 100 fois leur volume chaque seconde. Un verre de 23 cl est requis pour 9 kg de notre corps. En clair si une personne pèse 63 kg il lui faudra boire 63/9 = 7 verres d’eau. Il faut en règle générale entre 6 et 9 verres d’eau par jour.

   Les besoins augmentent avec :

      un temps chaud et sec

      une haute altitude

      une augmentation de l’activité et de l’exercice

      une longue conversation (parler beaucoup)

      une nourriture riche en sel, en sucre et en protéines

      la maladie avec fièvre, vomissements, diarrhée, rhume

      lactation

   Aucune boisson ne pourra prendre la place de l’eau. Une eau pure et douce est ce dont nous avons besoin. Il nous faut regarder nos réserves.

   Voudriez-vous laver une pile de vaisselle sale avec seulement un ou deux verres d’eau ? Ou bien voudriez-vous laver votre vaisselle avec du café ? Pourquoi demandez-vous cela à votre corps ?

   Lorsque vous ne buvez pas assez d’eau, le corps produit des déchets sous une forme plus concentrée conduisant à une augmentation de la transpiration, une mauvaise haleine, et une urine sombre et d’une odeur forte.

   Le café, le thé, les boissons sucrées et l’alcool agissent comme des diurétiques et ainsi réduisent le taux de fluide contenu dans le corps en le faisant partir.

   La plupart de ces boissons  stimulent la sécrétion acide de l’estomac aggravant ainsi les ulcères.

   Les boissons possédant des calories doivent être digérées comme la nourriture, ce qui ralentit la digestion, produisant des variations dans le  taux de glucose et contribuant à l’accumulation des graisses. La plupart des sodas contiennent du phosphore, un produit chimique qui diminue les réserves de calcium dans le corps, contribuant à l’ostéoporose.

   L’eau est la moins chère et la plus saine. Il coule au travers du corps – permettant sa purification.

 

Quel type d’eau faut-il utiliser ?

   L’eau pure et douce est ce que notre corps aime. Chaque moyen pour obtenir de l’eau est acceptable. Vérifiez votre réserve d’eau et prenez votre décision. Voici quelques options : acheter dans le supermarché, avoir une machine pour distiller l’eau, la filtrer (filtre Doulton par exemple) ou pour la purifier (par osmose inversée).

   Les moments pour boire

      2 verres, première chose le matin, avant le petit déjeuner, comme une bonne douche pour vos organes internes.

      2 verres entre le petit déjeuné et le repas de midi

      2 verres pendant l’après-midi

      1 ou 2 verres dans la soirée.

 

Souvenez-vous de laisser au moins ½ heure avant les repas et 1 ½ après les repas.

 

Aucun fluide ne devrait être utilisé durant les temps des repas, car :

 

      les liquides diluent la salive 

      l’eau dilue les sucs digestifs dans l’estomac

      La digestion est arrêtée jusqu’à ce que l’estomac ait absorbé  les excès de fluide.

 

   L’eau aide à la suppression de l’appétit, permettant d’arrêter plus facilement de grignoter entre les repas et de contrôler son poids. Lorsque vous avez envie de manger entre les repas buvez un verre d’eau fraîche et  attendez dix minutes, vous verrez que cela aide beaucoup.

 

Température de l’eau

   Buvez l’eau à température de la pièce. Si vous buvez de l’eau trop chaude ou trop froide, votre corps doit refroidir ou réchauffer ce liquide avant qu’il puisse l’absorber. C’est très important avec les malades. Car l’énergie passée à réchauffer ou refroidir le liquide ne peut être utilisée pour la guérison du malade.

L’utilité de l’eau

Circulation

Permet une meilleure consistance du sang.

Digestion

Produit suffisamment de salive et de sucs gastriques.

Respiration

Humidifie l’air qui entre dans les poumons.

Transport

Transporte les éléments nutritifs vers chacune des 60 milliards de cellules et permet l’élimination des déchets produits par ces mêmes cellules.

Lubrification

Met un coussin de fluide dans les articulations, humidifie les yeux, et permet l’élimination des déchets des muscles.

Filtration

Les poisons contenus dans le corps humain partent par la peau et les reins dans une forme liquide.

Immunité

Combat les maladies, renforce la résistance à l’infection en maintenant une hydratation des cellules aussi bien interne qu’externe. Lorsque vous commencez à vous sentir malade, buvez beaucoup d’eau.

Température

Les 2 millions de glandes sudoripares de notre corps sécrètent de l’eau afin de maintenir une température convenable.

Elimination

Prévient la constipation. Deux verres d’eau tiède chaque matin permettra cette régularité. Essayez d’ajouter un peu de citron. Aide aussi la filtration du sang dans les reins.

Attitude

Stimule les attitudes heureuses, sociables, énergiques, et pleines de gratitude.

Energie

Dans une expérience faite à Harvard, il a été constaté que la température des athlètes en plein exercice à qui il n’avait pas été donné d’eau montait jusqu’à 38,8°c en 3 ½ heures. Lorsqu’il leur fut permit de boire toute l’eau qu’ils désiraient à des intervalles spécifiques, ils pouvaient faire de l’exercice durant 6 heures. Enfin, ils furent forcés à boire 1/3 d’eau de plus que ce qu’ils désiraient. Avec cela, leur température n’atteint pas 38,3°c. A la fin de 7 heures, lorsque l’expérience fut finie, les athlètes se sentaient bien et dirent qu’ils pouvaient continuer à l’infini.

   Lorsque Sir Edmund Hillary se prépara pour sa fameuse escalade du Mont Everest, il nota que d’autres expéditions avaient très souvent rationné l’eau donnée aux grimpeurs, et n’étaient pas arrivés au sommet.  Hillary obtint un équipement spécial destiné à faire fondre la neige et à la rendre potable et obligea chaque personne à boire 12 verres d’eau par jour. Sa stratégie fut considérée comme un facteur majeur de son succès.

 

Quelques conseils inspirés

«  Pour les malades et les biens-portants, l’eau pure est l’un des plus précieux bienfaits du ciel. Son emploi judicieux procure la santé. Elle est le breuvage offert par Dieu aux hommes et aux animaux. Buvez-en beaucoup. Elle aide la nature à résister à la maladie. » Health Reformer, janvier 1871.

« Beaucoup de gens commettent l’erreur de boire de l’eau froide en mangeant. Prise au repas, l’eau diminue la sécrétion des glandes salivaires ; et plus l’eau est froide, plus l’estomac en souffre. … S’il s’avère nécessaire d’étancher la soif, l’eau pure, absorbée un peu avant ou après le repas, et tout ce que demande l’organisme. … L’eau est le liquide le plus convenable pour purifier les tissus. »

« On peut employer l’eau de bien des manières pour soulager la souffrance. Un grand verre d’eau claire, chaude, avant le repas, aura toujours un effet bienfaisant. » Messages Choisis, vol. 2, p. 341.

 

Le meilleur est encore à venir

   L’eau étanche la soif et remplit le vide de nos vies que seule « l’Eau Vive », Jésus, peut remplir ; elle purifie les impuretés du péché de nos vies.

   De même que les arbres fruitiers ont besoin d’eau pour produire du fruit, il nous faut l’Eau Vive dans nos vies afin que nous puissions porter du fruit. Galates 5 : 22

   Avez-vous vu une source naturelle ? Elle sort toujours du sol, ne s’arrête jamais, tout comme Jésus. Nous ne sentons pas la soif lorsque nous buvons assez d’eau, et nous n’aurons pas soif spirituellement lorsque nous passons du temps, quotidiennement avec Jésus.

« Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » Jean 4 : 14

« Et Il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. » Apocalypse 22 : 1

« L’Esprit du Christ dans un cœur est comme une source jaillissante dans un désert ; il rafraîchit tous ceux qui s’en approchent, et crée chez ceux qui sont près de périr un désir ardent de se désaltérer à la source des eaux vives. » Le Meilleur Chemin, p. 75

Dans le prochain numéro nous aborderons l’utilisation externe de l’eau, l’hydrothérapie.

 

 

Histoire pour les enfants

Sauvé d’une noyade

   La voiture roulait sans heurt et ses occupants causaient avec animation, faisant parfois quelques parties de jeux instructifs ou jouissant simplement de la beauté du paysage.

   Il s’agissait d’un groupe de jeunes gens en route vers le camp où ils allaient passer une dizaine de jours en vacances. Leur chauffeur et moniteur, M. Serre, souriait de temps en temps en entendant leurs plaisanteries et les plans gigantesques que quelques-uns imaginaient pour leur avenir.

« Oh ! combien j’aimerais avoir de nouveau leur âge ! » songeait-il, quand, tout à coup, une voiture déboucha sur sa droite et interrompit sa rêverie.

   Le grincement des freins et des pneus, et l’arrêt brutal de l’automobile firent brusquement cesser les conversations. Le choc paraissait inévitable. Pourtant, contre toute attente, il n’en fut rien et les deux voitures s’immobilisèrent à quelques centimètres l’une de l’autre.

- Êtes-vous blessé ? demanda M. Serre au conducteur de l’autre voiture, à travers sa vitre ouverte.

- Non, seulement un peu secoué. Et de votre côté, comment ça va ?

- Oh ! nous en sommes quittes pour la peur. Il n’y a rien de cassé, et nous pouvons rendre grâces à Dieu de nous avoir protégés.

   Et saluant de la main, M. Serre manœuvra sa voiture pour reprendre la route, et ne tarda pas à s’éloigner.

   Bientôt s’engagea entre les jeunes gens une vive discussion sur le sujet : Qui était responsable de cet accident « presque fatal » ? Finalement, les avis furent unanimes, car l’autre conducteur n’avait pas respecté le signal « Stop » placé au bord de la route principale juste avant le carrefour.

   Peu après, alors que les jeunes gens parlaient encore avec animation, M. Serre leur demanda :

- Voulez-vous savoir ce que j’en pense ?

- Bien sûr, fut la réponse qui lui parvint en chœur.

- Eh bien, je crois qu’un ange a empêché l’autre voiture de nous emboutir, parce qu’avant de partir nous avons demandé à Dieu qu’il envoie son ange pour nous accompagner.

   Le silence régna quelques secondes après ces paroles, puis un des garçons posa la question qui brûlait les lèvres de tous.

- Vous croyez aux anges, monsieur Serre ?

- Y croyez-vous vraiment ? Insista un autre.

- Oui, je crois aux anges, dit M. Serre d’un ton sérieux, et si vous cessez de bavarder un moment, je vais vous dire pourquoi.

- Oh ! chic, une histoire, dit Paul laissant fuser un petit rire ravi.

- Nous sommes prêts, conclut Jean-Jacques.

- A l’âge de 17 ans, commença M. Serre, je voulais à tout prix aller à l’université, comme le désirent en général les jeunes gens qui sortent des écoles secondaires. Mes parents ne pouvaient subvenir aux frais de mon écolage, mais mon oncle m’offrit du travail chez lui, tout près d’un collège adventiste.

» Naturellement, j’en étais enchanté, mais mes parents considéraient que la distance était trop grande entre la ville où nous habitions et l’endroit où était situé le collège. Cependant, ils me donnèrent leur consentement, mais ne se résignaient guère à la séparation.

» Un jour – environ une semaine avant la date où je devais partir pour le collège – un groupe d’amis, mes parents et moi-même décidâmes de faire un pique-nique et d’aller nager dans le lac qui se trouvait près de là. L’après-midi passa agréablement et nous nous sentions en grande forme grâce à l’air vif de la montagne. Juste avant de souper, quatre d’entre nous décidèrent de faire un dernier plongeon et de nager encore un peu. Les autres descendirent aussi au bord de l’eau pour voir les prouesses que nous, les quatre nageurs, ne manquerions pas d’essayer de faire.

» Nous partîmes vers le lac en nous poursuivant et en jouant « à chat ». Au moment où j’arrivais au bord de l’eau, je vis que le garçon qui était « le chat » à cet instant était tout près de moi, et, pour l’éviter, je plongeai en profondeur. J’avais fait bien des fois de tels plongeons, et quoique je ne sois pas un champion, je n’avais jamais eu de difficulté à revenir à la surface. Mais ce jour-là, il n’en fut pas ainsi. Je me sentis happé vers le fond et vers le milieu du lac. C’était une sensation horrible, et je n’ai pas honte de reconnaître mon épouvante. Lorsque je reparus à la surface, mes amis remarquèrent l’expression de panique qui se peignait sur mon visage, et Raphaël, un de mes camarades, se jeta à l’eau pour venir à mon secours. Mais il lui arriva la même chose qu’à moi, ce qu’il décrivit plus tard comme « une sensation d’être aspiré vers la profondeur du lac ».

» De nouveau attiré vers le fond, j’essayai tous les trucs que je connaissais pour revenir à la surface, et lorsque, au bout d’un moment, j’émergeai de l’eau, je criai de toute la force de mes poumons : « au secours ! » ; et de nouveau je coulai. C’est tout ce que je me rappelle ; le reste est embrouillé dans ma mémoire. Ce ne fut, en effet, que quelques heures plus tard que j’appris que Raphaël s’était enfoncé, comme moi, trois fois. Cependant, un membre de notre groupe avait pu l’agripper, car il n’avait pas été entraîné aussi loin que moi vers le centre du lac.

» J’appris également qu’un homme, dont on ne connut jamais l’identité, était venu du centre du lac, en me ramenant avec lui. Il me déposa sur la berge sablonneuse ; il entreprit la respiration artificielle, et la continua jusqu’à ce que j’aie repris connaissance. »

- Est-ce que votre ami en réchappa ? voulut savoir Paul.

- Oui, oui, il n’avait pas perdu connaissance, mais il fut malade pendant quelque temps parce qu’il avait avalé beaucoup d’eau.

- Qui était l’inconnu qui vous a ramené au rivage, monsieur serre ? demanda Jean-Jacques.

- C’est bien là le mystère. Lorsque je commençai à respirer normalement, il s’en alla tout simplement, sans que personne ne se souvienne de l’avoir vu partir. Mes parents regrettaient beaucoup de l’avoir laissé s’éloigner sans le remercier. Alors, mes amis se dispersèrent et se mirent à chercher parmi les divers groupes formés au bord du lac. Maman et moi restâmes à les attendre dans la voiture, car j’étais encore malade et faible. Tout le monde essaya de trouver l’homme qui venait de sauver un adolescent, mais personne ne le connaissait ou savait quelque chose à son sujet.

» Un témoin que l’on interrogeait fit cette remarque : ‘Ce que je ne puis m’expliquer, c’est d’où vient cet homme. Personne à ma connaissance ne se met à nager de droite à gauche au milieu du lac ; et pourtant c’est de là qu’il vint, je l’ai vu.’ »

- Moi, je dis que c’était un ange, dit Paul avec respect.

- C’est ce que nous avons toujours cru, mes parents et moi, et nous continuerons à le croire, répondit M. Serre, qui ajouta : Et savez-vous encore une chose ?

- Non, quoi ? demandèrent tous les garçons en même temps.

- Après cela, mes parents n’ont plus fait d’objection à mon départ pour le collège. Tout ce qu’a dit ma mère fut : ‘Dieu t’a sauvé, tu dois aller où il désire que tu te rendes. »

» Quelques années plus tard, lorsque j’ai dû partir en Afrique comme missionnaire, mes parents ne s’opposèrent pas non plus à ce départ. Ils savaient que les anges nous protègent en Afrique tout aussi bien que dans notre pays. »

- Monsieur Serre, dit un des garçons, j’aime beaucoup votre histoire. J’avais toujours pensé que croire aux anges avait quelque chose d’enfantin, mais en réfléchissant sur votre expérience, et sur ce qui nous est arrivé aujourd’hui, je vois combien nous avons besoin de l’aide qu’ils nous offrent et comme nous devons en être reconnaissants.

- Je ne voudrais certainement pas en être privé, répondit M. Serre en hochant la tête.

- Moi non plus, ajouta chacun des autres occupants de la voiture.

Et vous, mes petits amis ?

  

Tarte automnale

 


Pour une grande tarte de 30 cm de diamètre

 

Ingrédients :

Fond de tarte :

- 250 g de farine bise 

- 100 g d’huile d’olive

- 2 c à c de sucre

- de l’eau très froide


Garniture :

- 500 g de potiron ou de potimarron cuit, réduit en purée et refroidi

- 100 g de tofu soyeux

- 125 g de sucre

- 80 ml de crème végétale 

- v 1 c à c de cannelle moulue

- 1 c à c de mélange d’épices pour pain d’épices ou de 4 épices


Préparation :

- Tamiser la farine et y ajouter l’huile d’olive.

- Malaxer avec le bout des doigts afin d’obtenir un mélange friable.

- Incorporer le sucre et ajouter l’eau afin d’obtenir une boule de pâte. 

- Etaler la pâte, garnir le moule à tarte, puis ôter l’excédent de pâte.

- Piquer le fond avec une fourchette.

- Etaler ce restant de pâte jusqu’à ce qu’elle ait 2 mm d’épaisseur, et découper des feuilles de différentes tailles.

- Dessiner les nervures avec la pointe d’un couteau et placer les feuilles dans un moule à tarte. Laisser reposer. 

- Mettre le fond de tarte dans le four chaud (180°) et laisser cuire jusqu’à ce que la pâte soit légèrement dorée (environ 20 mn).

- Pendant ce temps préparer la garniture.

- Mixer le tofu soyeux avec le potiron dans une grande terrine.

- Ajouter le sucre, la crème végétale, et les épices ; bien remuer.

- Verser le mélanger sur le fond de tarte, égaliser la surface avec le dos d’une cuillère et enfourner encore 40 minutes.

- Laisser refroidir à température ambiante.

- Placer également les feuilles au four, et laisser cuire jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Laisser refroidir. 

- Décorer la tarte avec les feuilles.

  


[1] Toutes les mises en gras dans les citations de ce livre ont été ajoutées.

[2] Ndt. Voir Tém. vol.3 p. 317 : « Les Ecritures indiquent clairement la relation qui existe entre Dieu et le Christ, et elles donnent une idée également très nette de la personnalité et de l’individualité de chacun d’eux.  Héb. 1 : 1-5. Dieu est le Père du Christ ; le Christ est le Fils de Dieu. Au Christ a été donné une position élevée… »

[3] Editions Vie et Santé de 1948. Editions de 1972, 1986, 1992 : p. 657.