Vol.1 - Janvier 2015

  

Etoile du Matin

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« Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâce.  » Colossiens 2 : 6-7


Table des matières

Editorial—–

Etude Biblique – L’amour est patient, plein de bonté

La fontaine dans la loi – Adrian Ebens

Sur les pas de nos anciens — Elie Stragapède

Placez votre confiance en Dieu – Ellen G. White

Hydrothérapie pratique — Première partie

—–Marie Jones et sa Bible — Histoire pour les enfants

 

Editorial

Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme. 3 Jean 1 : 2.

 

   Chers frères et sœurs en Jésus,

   Bonne et heureuse année sous le regard de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! Je me joins à l’apôtre Jean pour vous souhaiter d’être prospères dans votre vie, ainsi qu’en bonne santé physique et spirituelle.

   Nous sommes infiniment reconnaissants à Dieu pour la manière dont il nous a conduits durant toute cette année passée, et pour Son grand Amour si généreusement déversé sur tous. S’il est vrai qu’un grand nombre d’hommes et de femmes rejettent cet Amour, il n’en est pas moins présent et disponible pour tous ceux qui lui ouvrent la porte de leur cœur : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Ap. 3 : 20.

   Cette année a été riche en événements. En plus de l’édition d’ Etoile du Matin, nous avons eu la joie de concrétiser trois projets chers à nos cœurs : début mars, impression de 700 exemplaires du livre « Le Retour d’Elie » sur lequel nous avons travaillé depuis février 2011 ; en septembre, la joie de vous rencontrer, avec la bénédiction de Dieu par ses serviteurs Adrian Ebens, frère Igor et frère Bill venus de loin dans ce but précis ; et récemment, 500 livres « Guerres d’identité » ont pu être imprimés par la grâce de Dieu. Tous ces projets ont été violemment contrés par Satan, mais gloire à Dieu, c’est un adversaire vaincu au nom du Fils engendré !

   Nous vous remercions tous pour vos prières et votre soutien dans cette œuvre que le Seigneur nous a confiée. Comme je l’ai écrit dans mon premier éditorial de janvier 2006, « Bien sûr, nous comprenons bien que cet effort n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de notre histoire, mais nous comprenons également que si la goutte n’existait pas, l’océan ne pourrait pas être. » Gloire à Dieu pour les petites gouttes de rosée qu’Il nous appelle à être sur notre monde désseché par le mal et la souffrance.

   Fraternellement dans l’Agapé de Dieu notre Père,

   Marc et Elisabeth


Etude biblique

L’amour est patient, plein de bonté

« L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux. » 1 Cor. 13 : 4.

Lisez le récit où il nous est dit comment David, qui avait appris à se laisser diriger par l’amour, traita le fils de son ami Jonathan, dans 2 Samuel 9.

Quand Moïse demanda à Dieu : « Fais-moi voir ta gloire », que fit le Seigneur ? Ex. 34 : 6, 7.

Et l’Eternel passa devant lui, et s’écria : L’Eternel, l’Eternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération !

Ce ne fut pas dans un apparat splendide, ni dans des vêtements resplendissants que Dieu montra sa gloire à Moïse, à la manière des grands de ce monde. Il manifesta sa gloire dans son caractère d’amour. De même la gloire du chrétien se trouve dans son caractère — dans sa patience, sa bonté, son amabilité, et d’autres vertus.

Quelle est la première vertu que Paul mentionne dans son chapitre sur l’amour ? 1 Corinthiens 13 : 4(a).

L’amour est patient.

Le disciple du Christ est toujours patient avec les autres et prêt à leur rendre service.

Comment le Christ manifestait-il sa patience quand il vivait parmi les hommes ? 1 Pierre 2 : 21-23.

Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. Lui qui n’a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement.

Le Christ a souffert de la part de ceux qui le comprenaient mal et le jugaient faussement, mais en aucun cas il ne fut impatient à leur égard. Il était toujours prêt à pardonner. C’est pourquoi il est pour nous un exemple.

Quelle parabole dit Jésus pour nous enseigner la patience de Dieu ? Luc 13 : 6-9.

Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit : Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas.

« De quels soins n’entourons-nous pas un arbre ou un plant favori, en espérant que ces soins vigilants produiront des bourgeons et des fruits ; et comme nous sommes déçus de n’y voir que des feuilles ! Notre Père céleste montre beaucoup plus de sollicitude encore pour la croissance spirituelle de ceux qu’il a créés à son image et pour lesquels il a donné son Fils, afin qu’ils puissent être élevés, ennoblis et glorifiés. » Testimonies, vol. 5, pp. 250-251.

Comment pouvons-nous devenir patients ? Galates 5 : 22.

Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, le foi, la douceur, la maîtrise de soi.

La patience, comme l’amour est un fruit de l’Esprit. Si nous prions chaque jour pour recevoir le Saint-Esprit, il viendra dans nos cœurs et nous aidera à devenir patients.

« Ce ne sont pas seulement les grandes œuvres et les grandes batailles qui éprouvent l’âme et exigent du courage. La vie de tous les jours a aussi ses tourments, ses épreuves, ses découragements. Les humbles travaux quotidiens usent la patience et la force d’âme. La confiance en soi et la résolution sont nécessaires pour venir à bout de toutes les difficultés. Demandez au Seigneur de se tenir à vos côtés à toute occasion afin qu’il soit votre consolation et votre réconfort. » Messages à la jeunesse, p. 324.

Que dit l’apôtre Jean de ceux qui, à la fin des temps, seront victorieux dans la course chrétienne ? Apocalypse 14 : 12.

C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.

Dans toutes les persécutions qui surviendront avant le retour du Christ, les “saints” exerceront la patience ; ils ne chercheront pas à se venger, mais ils compteront sur Dieu pour intervenir en leur faveur.

Quelle est la seconde vertu mentionnée par Paul ? 1 Corinthiens 13 : 4(b).

Il [l’amour] est plein de bonté.

La bonté signifie la pratique de la règle d’or dans nos relations avec nos semblables.

Que dit Jérémie au sujet de la bonté de notre Dieu ? Jérémie 31 : 3.

De loin l’Eternel se montre à moi : je t’aime d’un amour éternel, c’est pourquoi je te conserve ma bonté.

« Dieu se tient dans chaque demeure. Il entend ce qu’on y prononce, il prend sa part des douleurs et des déceptions de chaque âme, considère comment sont traités le père, la mère, la sœur, l’ami, le voisin. Il est conscient de nos besoins et son amour, sa miséricorde et sa grâce veillent sans cesse pour y répondre. » Une vie Meilleure, p. 124 – Heureux ceux qui… p. 112.

Dieu étant si bon, que peuvent faire ses enfants ? Psaume 36 : 8.

Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu ! A l’ombre de tes ailes les fils de l’homme cherchent un refuge.

« Il est assis sur son trône, dominant les agitations de notre planète. Rien n’échappe à son œil divin ; et du sein de son éternité majestueuse et sereine, il répand ici-bas ses bienfaits. » Ministère de la guérison, p. 354.

Après être devenu roi à la place de Saül, que demanda David au sujet de la famille de son ami Jonathan ? 2 Samuel 9 : 1.

David dit : Reste-t-il encore quelqu’un de la maison de Saül, pour que je lui fasse du bien à cause de Jonathan ?

Tsiba, un serviteur de la maison de Saül, dit à David qu’il y avait un fils de Jonathan, nommé Mephiboscheth, “perclus des pieds”. Sa nourrice l’avait laissé tomber quand le royaume de Saül était attaqué par les Philistins et qu’elle s’enfuyait en le portant dans ses bras. Il en était resté boiteux.

Quelle bonté manifesta David envers ce boiteux, le fils de son grand ami ? 2 Samuel 9 : 7, 13.

David lui dit : Ne crains point, car je veux te faire du bien à cause de Jonathan, ton père. Je te rendrai toutes les terres de Saül, ton père, et tu mangeras toujours à ma table. … Mephiboscheth habitait à Jérusalem, car il mangeait toujours à la table du roi. Il était boiteux des deux pieds.

« Circonvenu par les ennemis de David, Mephiboscheth avait entretenu des sentiments hostiles envers lui. Mais la générosité et la courtoisie du monarque gagnèrent le cœur du jeune homme qui s’attacha à lui et lia, comme avait fait son père, ses intérêts à ceux de l’élu de Dieu. » Patriarches et Prophètes, p. 691.

Quel sage conseil nous donne Salomon ? Proverbes 25 : 21, 22.

Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger ; s’il a soif, donne-lui de l’eau à boire. Car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête, et l’Eternel te récompensera.

En rendant le bien pour le mal, on peut souvent se faire des amis de ses ennemis.

De quoi le véritable amour ne se rend-il pas coupable ? 1 Corinthiens 13 : 4(c).

L’amour n’est point envieux.

Il nous est impossible, si nous aimons vraiment nos semblables, de les envier, car nous leur voudrons du bien en toute chose.

Que dit Salomon au sujet de l’envie et de la jalousie ? Cantique des cantiques 8 : 6.

Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Eternel.

Aimer ses semblables, c’est déraciner de nos cœurs la jalousie, un péché que fait du mal à nous autant qu’aux autres.

D’où l’envie tire-t-elle son origine ? Jacques 3 : 14-16.

Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions.

La volonté divine est la loi du ciel. Aussi longtemps que cette loi est la règle de la vie, toute la famille de Dieu est sainte et heureuse. Mais quand la loi fut transgressée, alors l’envie, la jalousie, les querelles apparurent, et une partie des habitants du ciel tombèrent. Aussi longtemps que la loi de Dieu est révérée dans nos demeures terrestres, la famille est heureuse. » Child Guidance, p. 19.

 

LE MODÈLE DIVIN

Section 1. Fondements du modèle divin

2. La Fontaine dans la loi

   Dans le chapitre précédent, nous avons exploré le modèle divin révélé dans 1 Corinthiens 8 : 6, au sujet de la relation entre le Père et le Fils. Leur relation elle-même révèle ce modèle divin. Il comprend le Père « de qui », qui est la source, et le Fils « par qui », qui est le canal.

   Nous avons cité plusieurs exemples de la manière dont ce modèle divin a été reproduit à différents niveaux de la famille, de l’église et de la communauté.

   C’est dans les Dix Commandements que ce modèle divin est merveilleusement révélé. Si nous étudions soigneusement les dix commandements, nous remarquons que huit commandements comportent des interdictions, alors que les deux commandements au cœur de la loi contiennent une bénédiction positive. Remarquez :

Gen 2 : 3 Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant.

Eph 6 : 2-3 Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec une promesse), afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre.

   Si nous disposons les commandements de part et d’autre de ces deux commandements qui contiennent une bénédiction positive, nous pourrions voir quelque chose qui ressemble à une fontaine.

   Tous les autres commandements ont un rôle de barrière de sécurité pour nous conduire vers la source de la fontaine trouvée dans l’observance du sabbat et le fait d’honorer ses parents. Pouvons-nous voir que le quatrième et cinquième commandement suivent le modèle divin ?

  

« De Qui »

« Par Qui »

Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier… Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, la terre, la mer, et tout ce qui y est contenu… Ex 20 : 8-11

Honore ton Père et ta Mère.

Voici, des fils sont un héritage de l’Eternel, le fruit des entrailles est une récompense. Ps 127 : 3

 

 

   Dieu a voulu que par nos parents, nous soyons enseignés au sujet des principes de Son royaume, Sa loi et, bien sûr, Son amour.

Deut 6 : 4-8 Ecoute, Israël ! L’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel. (5) Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. (6) Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. (7) Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux.

   Pouvons-nous voir qu’en nous approchant de la loi dans le modèle divin, le modèle qui pourvoit à toute bénédiction, nous prospéreront réellement et serons bénis ? Veuillez soigneusement remarquer ce qu’Ellen White dit au sujet du cinquième commandement :

   Parlant de ce précepte, l’apôtre Paul écrit que « c’est le premier commandement accompagné d’une promesse. » Ephésiens 6 : 2. Pour Israël, qui s’attendait à entrer bientôt dans le pays de Canaan, la promesse envisageait une longue vie dans ce bon pays. Mais elle va plus loin : elle s’adresse à tout l’Israël de Dieu auquel est promise la vie éternelle sur une terre purifiée de la malédiction du péché. Patriarches et Prophètes, page 281.[1]

   Ellen White relie le fait d’honorer nos parents avec la vie éternelle. Comment cela est-il possible ? Lorsque nous voyons que toutes choses viennent du Père, la grande source de toutes choses,[2] et s’écoulent par les agents de Son choix, nous pouvons alors voir qu’effectivement, lorsque nous honorons nos parents, nous honorons une autorité établie par Dieu.

« Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l’Eternel, ton Dieu, te donne. » Les parents ont droit à un degré d’affection et de respect qui n’est dû à aucune autre personne. Dieu les tient responsables des âmes qu’il leur a confiées, et il leur ordonne de tenir sa place auprès de leurs enfants durant les premières années de leur vie. Celui qui rejette l’autorité légitime de ses parents rejette donc l’autorité de Dieu. Patriarches et Prophètes, page 280, 281.[3]

   C’est au travers de nos parents que notre Père Céleste cherche à répandre Son amour sur nous, Sa miséricorde et Sa grâce. Nos parents sont un canal par lesquel notre Père souhaite nous bénir de ses paroles d’affection et de tendresse. Ce principe est si important qu’il fit dépendre son alliance avec Abraham de sa capacité à ordonner fidèlement sa famille en accord avec le modèle divin.

Gen 18 :18-19 …Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. (19) Car je l’ai choisi, afin qu’il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la loi de l’Eternel, en pratiquant la droiture et la justice, et qu’ainsi l’Eternel accomplisse en faveur d’Abraham les promesses qu’il lui a faites.

   Dieu affirme qu’il accomplira envers Abraham tout ce qu’Il a promis, puisqu’Abraham ordonne à ses fils et à sa maison après lui, ce qui veut dire qu’il conduit sa famille à se conformer au modèle divin, où sa femme le respecte comme le chef du foyer et ses enfants sont enseignés à honorer et respecter leur père et leur mère. Remarquons bien cela :

L’alliance dépendait de la juste organisation

De la famille selon le modèle divin.

   C’est pourquoi Ellen White affirme :

La société est composée de familles, et sera ce qu’en feront les chefs de ces dernières. C’est du cœur que procèdent « les sources de la vie », et le cœur de la société, de l’Eglise ou de la nation, c’est la famille. Le bien-être de la société, les progrès de l’Eglise, la prospérité de l’Etat dépendent des influences familiales. Le foyer chrétien,  page 15.

   C’est par ces influences familiales que nous sommes appelés à apprendre le modèle divin. Alors que nous honorons notre père et notre mère comme une image du modèle divin du Père et du Fils, nous apprenons comment nous mettre en relation avec notre Père Céleste. Si nous désobéissons à nos parents et abandonnons le modèle qu’ils reflètent, nous ne pourrons pas nous connecter au modèle divin du Ciel.

Dieu souhaite que les familles de la terre soient un symbole de la famille du ciel. Les foyers chrétiens, établis et dirigés en accord avec le plan de Dieu, sont parmi les agents les plus efficaces pour la formation du caractère Chrétien, et pour l’avancement de Son œuvre. Testimonies Volume 6, page 430.

   Je voudrais à présent vous faire remarquer comment ce modèle divin dans le foyer s’étend à la communauté au sens large.

D’après le cinquième commandement, les enfants doivent non seulement respecter leurs parents et leur obéir, mais encore les entourer d’affection et de tendresse, alléger leur charge, veiller sur leur réputation, et constituer l’appui et la consolation de leur vieillesse. Ce commandement comprend également les égards dus aux pasteurs et magistrats, comme à tous ceux auxquels Dieu a confié quelque autorité. Patriarches et Prophètes, pages 280, 281, italiques ajoutés.[4]

   Remarquez soigneusement que le cinquième commandement inclue les pasteurs et les magistrats, et tous ceux auxquels Dieu a délégué de l’autorité. Veuillez bien attentivement souligner ce point :

Le respect pour les pasteurs et les magistrats

fait partie du cinquième commandement.

   De nombreuses voix se font entendre, « Je n’ai besoin que de ma Bible, et je ne suis sous l’autorité d’aucun homme ! » C’est ici un stratagème très rusé de Satan pour briser le modèle divin. Si nous n’étions vraiment sous aucun homme, les femmes n’auraient alors pas besoin de respecter leurs maris, et les enfants ne devraient pas respecter leurs parents. De nombreuses personnes oublient que si nous avons nos Bibles, c’est uniquement parce que Dieu instruisit les prophètes à écrire ce qu’Il voulait transmettre, et inspira également les hommes à publier et imprimer la Bible.

   Ce cri disant « Je n’ai besoin que de ma Bible, et je ne suis sous l’autorité d’aucun homme ! » est une réaction à l’œuvre de Satan cherchant à déplacer le canal « Par Qui » au même niveau que la source « De qui ». Lorsque les parents cherchent à forcer la conscience de leurs enfants quant à l’adoration, ils se placent dans une position supérieure à ce que Dieu demande. Comme l’a indiqué Ellen White, le cinquième commandement s’applique également aux pasteurs et aux magistrats. Lorsque ceux qui occupent ces positions nous demandent une chose contraire à la Parole de Dieu, nous ne pouvons pas obéir. Cela ne signifie pas que nous cessons de les honorer et de les respecter comme étant le canal « Par Qui ». Nous continuons à les honorer autant que la Parole de Dieu le demande, ni plus ni moins. Alors que nous avancerons dans ce livre, nous étudierons plus en profondeur comment Dieu gère des autorités déléguées occupant des positions que Dieu seul peut occuper. Nous disons cependant qu’une tentative de forcer notre conscience de la part des personnes en position d’autorité ne nous donne par le droit de rejeter complètement leur autorité et de briser le modèle divin.

   Lorsque Satan cherche à déplacer une autorité en confondant le canal « Par Qui » avec la source « De Qui », nous devons nous souvenir de l’avertissement de Jésus :

Matt 23 : 9 Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.

   Ce conseil ne contredit pourtant pas le passage suivant :

1 Tim 5 : 1 Ne réprimande pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père ; exhorte les jeunes gens comme des frères,

   Lorsque notre père, ou responsable d’église recherche notre soumission pour des choses qui n’appartiennent qu’à Dieu seul, il s’assimile à Dieu comme une autorité dans nos vies et cela détruit les personnalités de la structure « De Qui » et « Par Qui ». Nous ne pouvons pas obéir à un commandement quelconque qui viole cela. C’est l’effort constant de Satan d’élever des aspects du canal « Par Qui » au même niveau que la position « De Qui » afin de les détruire tous les deux.

- Il cherche à élever le Fils de Dieu au même niveau que le Père afin de détruire le Fils et le Père.

- Il cherche à élever les épouses au même niveau que leur mari afin de détruire leur mariage.

- Il cherche à élever les femmes au même niveau que les pasteurs consacrés, semant ainsi la confusion du modèle de direction « De Qui » et « Par Qui ».

- Il a cherché à élever les écrits d’Ellen White au même niveau que la Bible afin de détruire leurs rôles distinctifs pour nous conduire.

- Il a cherché à élever les paroles des hommes au même niveau que la Bible en poussant les dirigeants à discipliner les membres avec les 28 Croyances Fondamentales, troublant et confondant leurs rôles distinctifs.

   Chaque fois que le peuple de Dieu sent que les dirigeants exigent plus que ne justifie leur position, Satan l’incite à rejeter entièrement leur autorité contraignante. Lorsque les personnes s’émancipent de cette autorité protectrice, Satan est mieux placé pour les balayer par des vents de doctrines et leur faire potentiellement perdre la vie.

   Souvenons-nous du modèle divin dans tous les domaines de notre vie. De même que nous considérons Christ comme une personne distincte, occupant sur nous une position ultime d’autorité « Par Qui », souvenons-nous des autres formes d'autorités « Par Qui » placées dans nos vies, même lorsque Satan les pousse à usurper l’autorité « De Qui » au-dessus d’elles. Ne nous laissons pas séduire en rejetant ces autorités, mais plaidons plutôt en leur faveur et demandons à Dieu de les bénir, en les aidant à retrouver leur véritable identité et position comme reflet du modèle divin.

  

Sur les pas de nos anciens – 2ème et 3ème partie

QUELLE ETAIT LA NATURE DE JESUS-CHRIST SUR LA TERRE ?

 

   Dans ce chapitre si important nous allons prendre les points principaux, c’est ainsi que nous allons nous arrêter sur des textes clairs, tant de la Bible que de l’Esprit de Prophétie.

IL EST ECRIT. C’est dans la Bible que nous allons d’abord chercher la réponse à cette question.

   Voyons en premier dans Romains 8 : 3, « Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché. » Le mot semblable (EN HOMOIOMATI) signifie faire pareil, être pareil ou ressembler. La même expression (EN HOMOIOMATI) est utilisée dans Philippiens 2 : 7, où nous lisons de Jésus : « Devenant semblable (en HOMOIOMATI) aux hommes. » : « …mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes. »

   Ce texte est une description littérale de l’incarnation de Jésus. Nos pionniers l’approuvent en précisant que le mot semblable signifie plus qu’une couche de vernis, mais la nature du Christ. Il est donc évident que Jésus a pris totalement la nature humaine, et voici une réponse claire que nous lisons dans Hébreux 2 : 14-16 : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort il anéantit celui qui a la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham », il est bien précisé que « Jésus prit sur lui la semence d’Abraham, » il n’était pas immaculé, n’avait pas une chair sans péché. L’apôtre Paul va encore plus loin pour montrer que notre SAUVEUR est très proche de nous, voici comment il s’exprime dans Hébreux 2 : 17, 18 il dit : « En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fut un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ; car, ayant été tenté lui-même dans tout ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés ». Le verbe « dû » est le mot grec (OPHEILO) qui signifie « être lié à », « sous obligation », « redevable » ou « devoir ». Christ s’est dépouillé lui-même et a laissé son immortalité. « Il s’est humilié lui-même, et prit notre mortalité sur Lui. » (R. and H. 5 juillet 1887) Il s’est dépouillé de son omniscience. La Bible nous dit : « Jésus croissait en sagesse » Luc 2 : 52 : « Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes ». Cela n’aurait pas pu se faire si, dans son humanité, il était omniscient.

   De ce fait Jésus devint le Fils de l’homme, afin que nous puissions devenir les « enfants de Dieu. »

   Et en toutes ces choses Christ fut « fait » ce qu’Il « n’était pas » auparavant, afin que l’homme puisse être fait maintenant et pour toujours ce qu’il n’est pas. (THE CONSECRATED WAY TO CHRISTIAN PERFECTION p. 47) Si Jésus était venu dans une autre nature, comment pourrait-il alors nous demander de faire ce dont il n’a pas été capable lui-même. La victoire même que Jésus a obtenue dans une chair déchue, semblable au péché, il souhaite la reproduire en nous dans notre chair de péché par sa présence en nous ! Jean 5 : 30 : « Je ne puis rien faire de moi-même : selon ce que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté du Père qui m’a envoyé ». Nous pouvons vaincre comme Christ a vaincu en dépendant totalement de l’aide divine pour être aidés et guidés.

   Christ nous a promis : « Celui qui vaincra, je le ferais asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. » Ap 3 : 21.

   Voici ce que dit l’Esprit de Prophétie à ce propos : « Quel amour ! Quelle étonnante condescendance ! Le roi de gloire proposa de s’humilier dans l’humanité déchue ! Il placerait ses pieds dans les traces d’Adam. Il prendrait la nature déchue de l’homme et s’engagerait à lutter contre l’ennemi puissant qui triompha d’Adam. Il vaincrait Satan, ouvrant ainsi la voie pour ceux qui croiraient en lui, afin de les sauver de la disgrâce d’Adam suite à son échec et à sa chute. » (R. H. 24.02.1874)

 

QUE FAIT JESUS MAINTENANT DANS LE LIEU TRES SAINT DU SANCTUAIRE CELESTE ?

   La vérité du message du sanctuaire est l’enseignement doctrinal qui noous identifie et fait de nous, adventistes du 7e jour, un peuple différent de tous les autres chrétiens.

   Le départ de l’œuvre dans le lieu très saint du sanctuaire céleste par Jésus a commencé à la fin des 2300, il entre pour la première fois dans le second appartement de ce sanctuaire afin d’accomplir son œuvre. Cette date aboutit en 1844 (Daniel 8 : 14 : « Et il me dit : Deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié. »).

   E. G. White a accepté cette explication de fr. Crosier, elle écrivit : « Je crois que le sanctuaire devant être purifié à la fin des 2300 jours, est le temple de la nouvelle Jérusalem, dont Christ est le prêtre. Le Seigneur m’a montré dans une vision, il y a maintenant plus d’un an, que le frère Crosier avait la vraie lumière quant à la purification du sanctuaire ; et que c’était sa volonté que le frère Crosier en relate sa compréhension dans le numéro spécial du DAY STAR, le 7 février 1846. Je me sens entièrement autorisée à recommander ce numéro spécial à tous les saints. » (A WORD TO THE LITTLE FLOCK, p. 12)

   Dans sa première déclaration de croyance en 1872, notre église écrivit : « Jésus monta aux cieux pour être notre seul médiateur dans le sanctuaire céleste, où, par son propre sang, il fait l’expiation de nos péchés, expiation qui loin d’avoir eu lieu à la croix, où n’eut lieu que l’offrande du sacrifice, est la toute dernière partie de son œuvre de prêtre selon l’exemple de la prêtrise lévitique, qui préfigurait le ministère de notre Seigneur dans le ciel. » 

   Voir LEV. 16 : « L'Éternel parla à Moïse, après la mort des deux fils d'Aaron, qui moururent en se présentant devant l'Éternel. L'Éternel dit à Moïse: Parle à ton frère Aaron, afin qu'il n'entre pas en tout temps dans le sanctuaire, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l'arche, de peur qu'il ne meure; car j'apparaîtrai dans la nuée sur le propitiatoire. Voici de quelle manière Aaron entrera dans le sanctuaire. Il prendra un jeune taureau pour le sacrifice d'expiation et un bélier pour l'holocauste. Il se revêtira de la tunique sacrée de lin, et portera sur son corps des caleçons de lin; il se ceindra d'une ceinture de lin, et il se couvrira la tête d'une tiare de lin: ce sont les vêtements sacrés, dont il se revêtira après avoir lavé son corps dans l'eau. Il recevra de l'assemblée des enfants d'Israël deux boucs pour le sacrifice d'expiation et un bélier pour l'holocauste. Aaron offrira son taureau expiatoire, et il fera l'expiation pour lui et pour sa maison. Il prendra les deux boucs, et il les placera devant l'Éternel, à l'entrée de la tente d'assignation. Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l'Éternel et un sort pour Azazel. Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l'Éternel, et il l'offrira en sacrifice d'expiation. Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l'Éternel, afin qu'il serve à faire l'expiation et qu'il soit lâché dans le désert pour Azazel. Aaron offrira son taureau expiatoire, et il fera l'expiation pour lui et pour sa maison. Il égorgera son taureau expiatoire. Il prendra un brasier plein de charbons ardents ôtés de dessus l'autel devant l'Éternel, et de deux poignées de parfum odoriférant en poudre; il portera ces choses au delà du voile; il mettra le parfum sur le feu devant l'Éternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne mourra point. Il prendra du sang du taureau, et il fera l'aspersion avec son doigt sur le devant du propitiatoire vers l'orient; il fera avec son doigt sept fois l'aspersion du sang devant le propitiatoire. Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au delà du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera l'aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. C'est ainsi qu'il fera l'expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d'Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Il fera de même pour la tente d'assignation, qui est avec eux au milieu de leurs impuretés. Il n'y aura personne dans la tente d'assignation lorsqu'il entrera pour faire l'expiation dans le sanctuaire, jusqu'à ce qu'il en sorte. Il fera l'expiation pour lui et pour sa maison, et pour toute l'assemblée d'Israël. En sortant, il ira vers l'autel qui est devant l'Éternel, et il fera l'expiation pour l'autel; il prendra du sang du taureau et du bouc, et il en mettra sur les cornes de l'autel tout autour. Il fera avec son doigt sept fois l'aspersion du sang sur l'autel; il le purifiera et le sanctifiera, à cause des impuretés des enfants d'Israël. Lorsqu'il aura achevé de faire l'expiation pour le sanctuaire, pour la tente d'assignation et pour l'autel, il fera approcher le bouc vivant. Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l'aide d'un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée; il sera chassé dans le désert. Aaron entrera dans la tente d'assignation; il quittera les vêtements de lin qu'il avait mis en entrant dans le sanctuaire, et il les déposera là. Il lavera son corps avec de l'eau dans un lieu saint, et reprendra ses vêtements. Puis il sortira, offrira son holocauste et l'holocauste du peuple, et fera l'expiation pour lui et pour le peuple. Il brûlera sur l'autel la graisse de la victime expiatoire. Celui qui aura chassé le bouc pour Azazel lavera ses vêtements, et lavera son corps dans l'eau; après cela, il rentrera dans le camp. On emportera hors du camp le taureau expiatoire et le bouc expiatoire dont on a porté le sang dans le sanctuaire pour faire l'expiation, et l'on brûlera au feu leurs peaux, leur chair et leurs excréments. Celui qui les brûlera lavera ses vêtements, et lavera son corps dans l'eau; après cela, il rentrera dans le camp. C'est ici pour vous une loi perpétuelle: au septième mois, le dixième jour du mois, vous humilierez vos âmes, vous ne ferez aucun ouvrage, ni l'indigène, ni l'étranger qui séjourne au milieu de vous. Car en ce jour on fera l'expiation pour vous, afin de vous purifier: vous serez purifiés de tous vos péchés devant l'Éternel. Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes. C'est une loi perpétuelle. L'expiation sera faite par le sacrificateur qui a reçu l'onction et qui a été consacré pour succéder à son père dans le sacerdoce; il se revêtira des vêtements de lin, des vêtements sacrés. Il fera l'expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l'expiation pour la tente d'assignation et pour l'autel, et il fera l'expiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de l'assemblée. »

   HEBREUX 8 : 4, 5 : « S'il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent les offrandes selon la loi (lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu'il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne). »

   HEBREUX 9 : 6, 7 : « Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle; et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu'il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple ». (CROYANCE N° 2) URIAH SMITH écrivit en 1887 ceci : « Que le ministère qu’il accomplit maintenant dans le 2e appartement du temple céleste est :

   - ‘l’expiation’ (LEVITIQUE 16 : 17 : « Il n’y aura personne dans la tente d’assignation lorsqu’il entrera pour faire l’expiation dans le sanctuaire, jusqu’à ce qu’il en sorte. Il fera l’expiation pour lui et pour sa maison, et pour toute l’assemblée d’Israël »),

   - la ‘purification du sanctuaire’ (DANIEL 8 : 14 : « Et il me dit : Deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié »),

   - le ‘jugement investigatif’ (DANIEL 7 : 10 : « Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, et dix mille millions se tenaient en sa présence. Les juges s’assirent, et les livres furent ouverts »),

   - ‘l’accomplissement du mystère de Dieu’ (APOC 10 : 7 « …mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, les prophètes. »; 11 : 15, 19 « Le septième ange sonna de la trompette. Il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles. ») qui complètera l’œuvre du Christ en tant que grand prêtre, terminera le plan du salut, mettra fin au temps de probation, décidera de chaque cas pour l’éternité, et conduira Christ sur son trône de domination éternelle. » (URIAH SMITH « Questions on the Sanctuary » R. and H. 14 juin 1887 ; cité de THE SANCTUARY DOCTRINE, p. 1, 2)

   « Tout comme les péchés des vrais pénitents doivent être effacés des registres du ciel au jour de l’expiation finale, afin de ne plus jamais revenir à la mémoire, de même dans le type ; ils devaient être enlevés dans le désert, pour y être à jamais séparés de la congrégation. » (PATRIARCHS AND PROPHETS, p. 358)

   L’intercession du Christ en faveur de l’homme dans le sanctuaire céleste est aussi essentielle au plan du salut que ne l’était sa mort sur la croix. Avant de sortir du sanctuaire Jésus doit effacer nos péchés à condition que nous les abandonnions.

 

 Elie Stragapède,

 Sur les pas de nos anciens” Chap. 2. et 3.

 

 

Placez votre Confiance en Dieu

   « Satan s’efforce d’entraîner les hommes occupant des postes de confiance à obtenir la régénération du monde par les plans qu’ils auront eux-mêmes conçus. Ces hommes veulent être des réformateurs, mais ils échouent parce qu’ils ne travaillent pas selon les directives du Christ. …Nous avons un message à transmettre dans le monde entier. Le Seigneur a de nombreux enfants qui n’ont jamais entendu la vérité pour notre époque. Les serviteurs de DIEU doivent transmettre le dernier avertissement. » (LVYenH. p. 80)

   « Il y a eu des jougs dans l’expérience du peuple de Dieu…, des jougs qui n’ont jamais été voulus par Dieu, qui ont grandement assombri l’expérience et offensé l’Eternel, Dieu d’Israël. Ce n’est pas parce qu’un homme porte des responsabilités dans l’Eglise qu’il est libre de gouverner l’esprit et le jugement de ceux en qui le Seigneur est à l’œuvre. Le Seigneur veut que chaque âme à son service comprenne quel genre de travail Il attend d’elle. Dieu a donné des directives pour briser les jougs. Nous sommes un – un en Christ. Ce n’est pas le rang qui fait l’homme. Le rang ne permet pas de prendre la liberté d’exercer un pouvoir arbitraire sur les autres. La lumière venant de Dieu nous éclairera directement à condition de suivre ses instructions… Que chacun de nous se soumette à l’Eternel. Vous pouvez le faire à votre façon, je peux le faire à ma façon et d’autres à leur façon particulière ; mais si nous agissons d’après les directives de Dieu, cette méthode Lui sera agréable. » (p. 48)

   « On ne devrait empêcher aucune voix de proclamer le Message du troisième ange. Que personne, de peur de perdre son prestige aux yeux du monde, n’obscurcisse un seul rayon de lumière venant de la Source de toute Lumière.

   « Il faut du courage moral afin d’accomplir l’œuvre de Dieu pour ces derniers jours, mais ne nous laissons pas guider par l’esprit de la sagesse humaine. La Vérité devrait être tout pour nous. Que ceux qui veulent se faire un nom dans le monde rejoignent le monde.

   « Les églises du monde n’ont pas reçu le dernier message d’avertissement. Sommes-nous conscients de cette négligence ? » (p. 163)

   « Le Seigneur châtiera ceux qui barrent la route et empêchent la Lumière d’apparaître plus clairement à Son peuple. Dieu voit que nos frères dirigeants ont besoin de plus de lumière afin qu’ils puissent s’unir aux messagers qu’Il envoie pour accomplir Son œuvre. Le Seigneur a suscité des messagers et les a revêtus de Son Esprit, et Il a dit : « Crie à plein gosier… »

   « Que personne ne coure le risque de s’interposer entre le Message du ciel et le peuple de Dieu. Le message doit parvenir au peuple, et s’il n’y a pas de voix humaines pour le dire, « les pierres mêmes crieront ».

   « J’invite chaque ministre de Dieu à rechercher le Seigneur, à mettre de côté l’orgueil, à ne pas lutter pour obtenir la suprématie et à humilier son cœur devant Dieu. C’est la froideur du cœur, l’incrédulité de ceux qui devraient avoir la foi, qui maintienent nos églises dans la faiblesse. » (ME p. 297)

   « Dieu emploie des talents divers dans sa cause. Il poursuit Son œuvre au sein de l’Eglise avec des instruments variés.

   « Quiconque voudrait accaparer le monopole de l’enseignement dans l’Eglise n’agirait pas selon la volonté de Dieu. Celui qui dirait : Je ne tolère pas d’autre influence que la mienne dans l’Eglise que je préside, ne ferait pas briller sa lumière à l’honneur de Dieu. Ceux qui manquent de courtoisie à l’égard de leurs compagons d’œuvre auront des comptes à rendre à Dieu. L’influence qu’ils exercent tend à priver le peuple de Dieu de la lumière que Dieu voudrait lui donner. Ils manifestent un esprit que Dieu ne saurait approuver. » (MC2 p. 176)

   « Il n’appartient à aucun homme de prescrire à un autre un travail contraire à la conception qu’il se fait de son devoir. C’est très bien de donner des conseils et de suggérer des plans ; mais chacun devrait être laissé libre de rechercher auprès de Dieu, qu’il sert et auquel il appartient les directives dont il a besoin. » (Tém.2 p. 641)

   « Ceux à qui des talents plus importants ont été confiés ne doivent pas s’efforcer de faire taire ceux qui ont moins de dons ou d’expérience. Les hommes qui ne possèdent qu’un talent ont la possibilité d’atteindre une classe de personne que ne peuvent approcher ceux qui en ont deux ou cinq. Grands et petits sont également des vases choisis pour porter l’eau vive aux âmes altérées. Que ceux qui prêchent la Parole ne disent pas à un ouvrier plus humble : vous devez travailler de cette manière ou ne pas travailler du tout.

   « Que chacun agisse dans sa propre sphère avec sa propre armure, faisant humblement tout ce qu’il peut, et il verra ses talents se développer.

   « Nous ne sommes pas en un temps où le pharisaïsme doit régner. Laissez le Seigneur travailler par qui il veut. L’essentiel est que le Message soit proclamé. » (Tém.2 p. 195)

   « A maintes reprises, j’ai été chargée de dire à nos frères et sœurs : Placez votre confiance en Dieu. Ne laissez pas à un homme faillible le soin de définir votre devoir. Dites plutôt avec le Psalmiste : « Je publierai ton nom… » Ps. 22 v.23-27.

   « Chaque membre d’Eglise devrait comprendre que Dieu est celui auquel nous devons regarder pour connaître notre devoir. Il est bon que les hommes se consultent. Mais lorsque ceux-ci prescrivent à leurs frères ce qu’ils doivent faire, il faut leur répondre qu’ils ont pris le Seigneur pour Conseiller. Sa grâce suffit à ceux qui le cherchent humblement. Si quelqu’un permet à un autre de se placer entre lui et le devoir que le Seigneur lui a prescrit, se confiant ainsi en l’homme et le prenant pour guide, alors il se place sur un terrain dangereux. Au lieu de se développer, il perd sa spiritualité. » (Tém.3 p. 506)

   « Lorsqu’un homme est choisi pour occuper un poste, cela ne lui confère pas des capacités, et une situation en vue ne lui procure pas non plus des vertus chrétiennes. Celui qui s’imagine élaborer des plans pour toutes les branches de l’œuvre fait preuve d’un manque de sagesse absolu. Aucune intelligence humaine ne peut assumer les responsabilités multiples et variées d’une Fédération…

   « Mais un danger plus grand encore m’a été signalé : C’est l’idée qui s’est répandue parmi nos ouvriers évangéliques selon laquelle des prédicateurs et d’autres employés de la cause doivent laisser à quelques chefs le soin de définir leur devoir. Ne considérons pas l’intelligence et le jugement d’un homme comme étant seuls capables de diriger et de modeler une Fédération. […] L’individu et l’Eglise ont des responsabilités respectives. Le Seigneur a donné à tous un ou plusieurs talents qu’ils doivent faire fructifier. En faisant usage de ces talents, on devient plus apte à s’en servir. Dieu accorde à chacun de nous le jugement et Il désire que nous en fassions bon usage. Que le président d’une Fédération ne pense pas que son jugement doive être imposé à tous. » (Tém.3 p. 503, 504)

   « Le Seigneur a besoin d’hommes zélés. […] Des hommes qui ont passé de longues années à étudier ne manifestent pas dans leur vie la ferveur du ministère indispensable en ces derniers temps. Ils ne donnent pas un témoignage simple et direct. Prédicateurs et étudiants ont besoin d’une effusion de l’Esprit de Dieu. » (MC vol.2, p.173)

 

 

Hydrothérapie Pratique

(1ère partie)

Hydro – vient du grec hudôr = eau

Thérapie – vient du grec therapia = soin, cure

Par ces deux mots, il est possible de déduire que l’hydrothérapie est l’utilisation de l’eau dans le but de soigner.

Définition : L’hydrothérapie est l’utilisation de l’eau dans chacune de ses trois formes : liquide, solide et vapeur, de manière interne ou externe dans le traitement d’une maladie ou d’une blessure (ou trauma).


Pourquoi utiliser l’eau ?

-  Elle est peu chère

-  Elle peut être utilisée de différentes manières

-  Elle possède de nombreuses propriétés

-  Elle est facile à utiliser

-  Elle n’est pas toxique

-  Elle est idéale pour le transfert de la chaleur

-  On peut la trouver facilement


Les différentes propriétés de l’eau en fonction de leur température :

Chaleur :

-  Accélération du pouls et de la respiration.

-  Augmentation du volume sanguin et agrandissement des vaisseaux.

-  Augmentation du nombre de globules blancs (leucocytes : chargés de la défense de l’organisme contre les différents agents infectieux ou étrangers) et de globules rouges (hématies : leur fonction est de transporter l’oxygène dans le sang).

-  Augmentation de la réponse du système nerveux.

-  Augmentation de la transpiration (utile en cas de fièvre car de cette manière les impuretés et les bactéries peuvent sortir de l’organisme).

 

Froid :

-  Ralentissement de l’action musculaire.

-  Décongestion d’une partie malade du corps.

-  Ralentissement du pouls et de la respiration.

-  Le sentiment de douleur se fait moins sentir.

 

Les bénéfices de l’alternance chaud – froid :

   Accélération du processus de guérison du corps en augmentant les éléments nutritifs, les globules rouges et l’oxygène, ainsi que les globules blancs dans l’endroit du corps qui est malade ou congestionné.

   Voici ce qui se passe dans notre organisme lorsque l’eau chaude et froide est appliquée successivement sur notre peau :

   Lorsque la chaleur est appliquée, les vaisseaux sanguins se dilatent, c’est ce que l’on appelle la « vasodilatation », 

   Mais dès qu’il y a une application d’eau froide, les vaisseaux se contractent, c’est ce que l’on appelle la « vasoconstriction ».

   Le résultat en est donc une activation de la circulation, une augmentation de l’oxygène dans le sang ainsi que des globules 

rouges. Mais nous en reparlerons un peu plus loin dans cet article.

 

* Attention : Si vous avez à soigner une personne atteinte de diabète, rappelez-vous de ne JAMAIS appliquer d’eau très chaude aux pieds ou aux mains. Ne jamais utiliser d’eau à une température plus élevée que 38,8°c car les extrémités du corps ne sont plus suppléées en sang artériel plein d’oxygène. Le degré de chaleur n’est donc pas pleinement ressenti par le patient. Il y a donc un fort risque de brûlures, le taux de glucose étant beaucoup plus important dans le sang, les plaies ouvertes ont beaucoup plus de mal à guérir. Dans ce cas, utiliser de l’eau tiède à la place de l’eau chaude et de l’eau fraîche à la place de l’eau glacée. En cas de doute, il est toujours préférable de modérer les températures.

 

Quelques points en relation avec le bien-être du patient :

-  Il est nécessaire d’expliquer le déroulement du traitement que vous allez donner. Faites-le simplement en l’informant de toutes les actions que vous allez faire et des effets qui doivent avoir lieu.

-  Faites savoir au patient, à tout moment du traitement, l’endroit où vous vous trouvez : soit en lui parlant, soit en ayant une main posée sur lui.

-  Essayez le plus possible d’être dans une pièce où il n’y a pas de courants d’air et où il fait bon.

-  Faites bien attention à la lumière, pour que celle-ci n’éblouisse pas le patient. Il est préférable d’avoir une lumière douce ce qui donne une atmosphère beaucoup plus confortable et agréable.

-  Couvrez les meubles, les couvertures, les tapis ou toute autre chose qui risque d’être endommagée par l’eau durant le traitement.

-  Évitez les radios, les radiocassettes ou toute autre source de bruit.

-  Préparez et rassemblez tous les articles nécessaires au traitement.

-  Restez avec le patient ou à une petite distance.

-  Ne parlez pas trop.

-  Observez constamment les effets du traitement.

-  Soyez efficace, rapide sans avoir l’air pour cela de vous hâter.

-  Soyez ordonné et  soigné dans votre travail.

-  Économisez le temps, le linge, etc. …

-  Lorsque vous avez un traitement qui requiert la chaleur, placez une compresse froide sur la tête ou la nuque  lorsque le patient commence à transpirer, ou lorsque sa température atteint 37,8°c.  N’appliquez pas le froid avant sinon la réaction attendue risque de ne pas se produire.

-  Découvrez uniquement la partie du corps qui est sous traitement, afin que le patient ne prenne pas froid ou ne se sente pas gêné.

-  Le patient devrait se sentir à l’aise à chaque instant. Protégez-le de toute brûlure, risque de chute, position inconfortable, etc. Un traitement ne devrait surtout pas être une torture.

- Évitez à tout prix que le patient n’ai froid. Rappelez-vous  que le « temps de réaction » après le traitement est une partie essentielle de celui-ci. Mettez le patient au lit pour une période de 30 à 60 minutes afin que cette réaction puisse se faire

 

Définition de la température de l’eau :

Nuisible            50°c (même 42,8°c pour les diabétiques)                  

Douloureux      42,8° - 46°c

Très chaud       40° - 42,8°c

Chaud               38° - 40°c

Neutre              34,4° - 37°c

Agréable          34° - 38°c

Tiède                27° - 34°c

Frais                  21° - 27°c

Froid                 13° - 21°c

Très froid           0° - 13°c

 

Voici maintenant quelques traitements qui vous seront utiles, je l’espère, dans la vie de tous les jours.

-  Bain de pieds chaud

-  Fomentations

-  Bain local à alternance chaude et froide


Bain de pieds chaud 

Utilité et effets :

-  Pour attirer le sang vers les extrémités (pieds ou mains) et sur la surface de la peau, produisant ainsi une décongestion des organes internes et du cerveau

  • aide à soulager un mal de tête congestif
  • aide à soulager une congestion de la cage thoracique, généralement congestion pulmonaire
  • aide à soulager les congestions du bas ventre

-  Pour permettre au corps de se réchauffer

  • pour préparer le patient pour une application générale de chaleur
  • pour préparer le patient pour une procédure tonique
  • pour produire la transpiration (il faut que le traitement se prolonge)
  • pour aider à la prévention ou  à la guérison d’un rhume

-  Pour permettre le confort et le repos

-  Pour donner un traitement pour une inflammation locale des pieds

-  Pour accroître l’activité des globules blancs (lutte contre les maladies et les bactéries)


Indications :

-  Mal de tête congestif

-  Congestion pulmonaire

-  Congestion du bas ventre

-  Préparation pour d’autres traitements

-  Réchauffer le corps

-  Aider à arrêter un saignement de nez

-  Permet le repos et le confort

-  Contre le rhume


Précautions ou contre-indication :

-  Problèmes circulatoires

-  Toute condition où la circulation dans les pieds ou dans les jambes est mauvaise (diabète ou maladie vasculaire)


Traitement :

-  Faire asseoir le patient sur une chaise ou le faire coucher

-  L’entourer d’un drap puis d’une couverture pour que l’air ne passe pas

-  Préparer l’eau à une température d’environ 40°c. Cette eau doit être au-dessus des chevilles. Il serait préférable qu’elle soit le plus prêt possible des genoux

-  Aider le patient à mettre ses pieds dans l’eau chaude

-  Faire bien attention que le drap et la couverture couvrent la bassine

-  Ajouter de l’eau chaude de manière que la température atteigne 43°c. Faire bien attention lors du transfert de l’eau que les pieds ne soient pas en contact direct avec l’eau chaude, ce qui pourrait occasionner des brûlures

-  Continuer de 10 à 30 minutes, et remarquer si la personne transpire

-  Utiliser des compresses froides sur le front si le besoin s’en fait sentir

-  Lorsque le traitement est fini, verser l’eau froide ou glacée sur les pieds. Sécher les pieds et les couvrir. Faire bien attention à ne pas exposer la personne au froid.

-  Ne pas exposer plus d’une partie du corps à un moment, faire attention à ce que le patient n’attrape pas froid.


Fomentations

Les fomentations sont des applications de chaleur sur la peau, sur différentes parties du corps, en utilisant une serviette trempée dans l’eau chaude et essorée. La fomentation doit être d’environ 60 cm sur 30 cm sur 1 ½ cm d’épaisseur.


Utilité et effets :

-  Augmenter la température du corps

-  Permet d’augmenter la circulation des globules blancs

-  Permet de soulager les congestions internes, car le sang peut se répartir sur la surface du corps, soulageant ainsi les spasmes musculaires en augmentant la circulation sanguine et permettant à la tension musculaire de se relâcher.

-  Soulage la douleur dans les articulations

-  Soulage la douleur des organes internes

-  Augmente l’élimination en produisant la transpiration

-  Stimule ou calme en fonction de la température de l’application et de sa durée


Indications :

-  Douleur dans les nerfs et les articulations

-  Tension musculaire

-  Insomnie

- Réchauffe les tissus en préparation d’un massage

-  Prépare pour un traitement froid

-  Congestion pulmonaire due à un rhume, à une bronchite ou à une pleurésie. Dans ce dernier cas, ne pas utiliser de froid

-  Nervosité (sédatif sur la colonne vertébrale)

-  Produit la transpiration


Contre-indications :

-  Inconscience

-  Si une ou plusieurs parties du corps sont paralysées

-  Ne pas utiliser sur les jambes ou les pieds pour une personne atteinte de diabète

-  Œdème ou varices ou encore des maladies vasculaires sur les jambes et les pieds

-  Tendance à des saignements (hémorragies)

-  Ulcères d’estomac ou des intestins


Considérations importantes :

-  S’assurer que l’eau du bain de pied ne brûle pas le patient. Considérer l’âge et la vitalité du patient

- Toujours demander si les fomentations brûlent le patient. Si elles sont trop chaudes, sécher la peau, et placer une serviette supplémentaire entre la peau et la fomentation

-  S’assurer que le patient soit toujours bien drapé

-  Connaître la condition du patient avant de commencer

- Toujours être dans une chambre avec une température assez élevée avant de commencer le traitement ; s’assurer qu’il n’y ait pas de courant d’air

-  Se rappeler que la durée et la fréquence dépendent de l’effet désiré :

=> stimulant : les applications devraient être courtes (3-5 min), très chaudes et suivies de froid

=> sédatif : les applications devraient être plus longues (6-10 min) et de chaleur moyenne

-  Être très prudent en ce qui concerne les personnes très minces, les enfants et les personnes âgées

-  Éviter les courants d’air

-  Être prudent afin de ne pas propager une infection

-  Garder les serviettes qui sont sous les fomentations bien sèches car l’humidité peut causer des brûlures

-  Les parties du corps où les os qui sont très proches de la peau sont plus enclines aux brûlures. Il serait donc préférable de garder des serviettes supplémentaires pour protéger ces parties du corps en cas de besoin


Traitement :

-  Prendre la température du patient et la noter

-  Prendre le pouls et la respiration et les noter

-  Prendre la tension et la noter

-  Permettre au patient de se déshabiller, de se coucher et de poser un drap et une couverture afin de se couvrir. Faire que seule la tête ne dépasse. Faire bien attention que toutes les parties du corps soient couvertes

-  Préparer l’eau dans une bassine ou le bain de pied (40°c). Placer vos mains sous les pieds du patient afin de l’aider à placer ses pieds dans la bassine. Envelopper les jambes et la bassine d’un drap et d’une couverture

-  Appliquer une fomentation dans le dos du patient

-  Appliquer deux fomentations au travers de la poitrine. Laisser pendant 3-5 min Lorsque la fomentation devient confortable, il est temps de la changer J

-  Si le patient trouve que l’eau du bain de pieds commence à être tiède, rajouter de l’eau chaude

-  Entre deux applications de fomentations, faire une friction, à l’aide d’un gant de toilette trempé dans de l’eau glacée, et essoré, sur la poitrine et sécher la peau

-  Faire 3 ou 4 changements de ce genre jusqu’à ce que la peau devienne rouge

-  Si le besoin se fait sentir durant le traitement, faire des compresses d’eau froide ou glacée sur le front ou donner à boire au patient

-  Rafraîchir le patient à la fin du traitement avec un gant de toilette d’eau froide

-  Avant de retirer la bassine d’eau chaude, verser le contenu d’une petite bassine d’eau bien froide sur les pieds du patient, bien les sécher

-  Bien sécher le patient

-  Couvrir le patient et le laisser se reposer environ 30 minutes.


Bain local à alternance chaude et froide

Utilité et effets :

-  Contraction et dilatation alternée des vaisseaux sanguins

-  Grande augmentation de la circulation sanguine localement

-  Augmentation du métabolisme et de l’oxydation

-  Accélère la guérison

-  Augmente l’activité des globules blancs


Indications :

-  Mauvaise circulation dans les veines et ulcères (escarres, ulcères variqueux)

-  Infections, inflammations des vaisseaux lymphatiques

-  Entorse, foulure, traumatisme (après 24 heures)

-  Fractures (bain alternatif de chaud et de froid à la jambe ou au bras opposé, cela est également valable en cas d’entorse, de foulure ou de traumatisme)

-  Arthrite (polyarthrite et ostéoarthrite)

-  Mal de tête congestif (traiter les pieds)

-  Œdème


Contre-indications :

-  Malignité locale (cancer)

-  Maladies vasculaires périphériques ou diabète

-  Sensations diminuées

-  Tendance à l’hémorragie


Considérations importantes :

-  Habituellement une compresse froide doit être placée sur la tête ou éventuellement sur la nuque. Utiliser un sac de glace sur le coeur si le rythme cardiaque est à plus de 80 battements par minute

-  La température du bain d’eau chaude ne doit pas excéder 43°c

-  En présence d’une possibilité de maladies vasculaires ou de diabète, ne pas utiliser d’eau plus chaude que 40,5°c. Il faut éviter de l’eau très froide dans le bain d’eau froide

-  Utiliser un désinfectant adéquat en cas de plaies

-  Lorsque vous ajoutez l’eau chaude, ne la faite pas toucher la peau du patient

-  Si nécessaire, réchauffer le patient avant le traitement


Traitement :

-  Placer la partie du corps à être traitée dans de l’eau chaude (40°c) pour 3-4 min.

-  Placer ensuite la partie à traiter dans de l’eau très froide (7-21°c) pour ½ minute

-  Alors que le patient est dans l’eau froide, augmenter la température de l’eau chaude, pour qu’elle soit un peu supérieure à celle de départ (augmenter la température de l’eau chaque fois que la partie du corps à traiter est dans l’eau froide, mais ne jamais l’élever au-dessus de 43°c)

-  Vérifier le pouls toutes les 5 minutes, appliquer des compresses froides sur la nuque et un sac de glace sur le coeur si le rythme cardiaque dépasse 120 battements par minute

-  Faire 6 à 8 changements et finir par l’eau froide (en cas de polyarthrite, finir avec l’eau chaude)

-  Sécher minutieusement


Bain chaud local :

A part les effets décrits pour le bain de pied chaud, le bain chaud local peut être utilisé premièrement pour ses effets locaux et peut être donné aussi bien aux bras et aux mains qu’aux jambes et aux pieds. Les effets comportent une augmentation de la circulation, de l’activité des tissus, de la guérison, mais il a tendance à aggraver la congestion si elle est déjà présente.


Bain froid local :

Le bain froid local est donné principalement pour ses effets locaux : baisse de l’activité des tissus, diminution de l’inflammation des tissus, et aussi une diminution du saignement des tissus en cas de blessures graves.

 

A suivre, avec d’autres traitements…

   

Histoire pour les enfants

Mary Jones et sa Bible

- PAPA ! MAMAN ! J’ai appris quelque chose de merveilleux ! s’écria Mary Jones, une jeune fille de 16 ans, en pénétrant en coup de vent dans la maison.

   Elle vivait avec ses parents dans un petit village du pays de Galles, en Grande-Bretagne, il y a bien, bien, longtemps.

- Qu’y a-t-il donc de si intéressant ? demanda son père.

   Encore toute essoufflée, Mary reprit :

- J’ai couru tout le long du trajet pour venir vous annoncer la nouvelle. Ce que j’ai entendu semble presque trop beau pour être vrai. Tout à l’heure, j’ai rencontré un des diacres de notre église, et il m’a dit qu’il avait entendu parler d’un endroit où je pourrais acheter une Bible.

- C’est en effet une bonne nouvelle, répliqua le papa de Mary. Mais où est-ce, et quelle est la personne qui vend des Bibles en gallois ? Très peu de Bibles ont été imprimées dans notre langue celtique, et elles coûtent tellement cher qu’elles ne sont qu’à la portée des riches.

- Oui, ajouta la mère, même la Bible de notre église est enchaînée à la chaire afin que personne ne puisse l’emporter.

- Le diacre m’a dit, expliqua Mary un peu plus posément, car elle avait repris haleine, qu’un certain M. Charles, à Bala, avait quelques Bibles à vendre. Elles sont en gallois et ne coûtent, paraît-il, pas trop cher. Depuis que j’ai appris à lire, il y a trois ans, j’ai économisé tout l’argent que j’ai gagné, dans l’espoir qu’un jour je pourrai me procurer une Bible.

- Oui, Mary, dit sa mère, nous savons combien tu as travaillé depuis que notre bonne voisine t’a donné deux poules afin que tu puisses vendre les œufs pour avoir un peu d’argent à toi.

- C’est vrai, répondit Mary en souriant, tout le monde m’a aidée à gagner de l’argent en me confiant toutes sortes de petits travaux. Maintenant, papa, est-ce que je peux me rendre à Bala pour acheter une Bible ?

- Bala est très loin, dit la mère. Comment penses-tu y allez ?

- J’irai à pied, répondit Mary. Le trajet ne me paraîtra pas trop long.

- Tu sais qu’il y a trente milles [une cinquantaine de kilomètres] jusqu’à Bala et que le chemin pour y aller est escarpé et rocailleux. La région est presque inhabitée, de sorte que personne ne pourrait te secourir en cas d’accident.

- S’il te plaît, papa, permets-moi d’y aller. Dieu peut sûrement me protéger aussi bien à travers les montagnes solitaires qu’ici à la maison. S’il vous plaît papa et maman, dites oui ! Vous m’avez déjà tant aidée que vous ne pouvez pas me défendre d’aller chercher une Bible maintenant que j’en ai enfin l’occasion !

   Le papa hésitait. Il regarda la maman. Finalement, il dit :

- C’est bon ; tu peux y aller.

   La mère sourit et hocha affirmativement la tête. Mary débordait de joie. Elle ne pensait pas à la longue marche solitaire ni à la fatigue qu’elle devrait supporter, mais seulement au fait que bientôt elle posséderait une Bible.

   Il ne lui fallut pas longtemps pour se préparer. Elle mit un châle et quelques provisions dans un petit sac, ainsi que la cassette contenant l’argent pour l’achat de la Bible. Sur son épaule, elle suspendit par les lacets une paire de chaussures qu’elle avait empruntée.

- Je ne les mettrai pas avant d’arriver à Bala, dit-elle. Je ne veux pas les abîmer.

   Et elle se mit en route, remplie d’espoir et le cœur léger ; mais plus tard elle eut besoin de rassembler tout son courage à mesure que la distance s’allongeait et que la fatigue s’emparait d’elle. Comme son père le lui avait dit, le sentier était escarpé et rocailleux. Ses pieds lui faisaient mal et elle était presque épuisée lorsqu’elle arriva enfin à Bala et qu’elle demanda où habitait M. Charles. Auparavant, elle s’était lavé le visage au ruisseau qui coulait à l’orée du village et avait mis les souliers empruntés.

   Lorsque M. Charles entendit son histoire, ses yeux se remplirent de larmes. Il dit à Mary :

- Mon enfant, je ne sais comment te l’annoncer, mais je n’ai plus de Bible ; j’ai vendu toutes celles qui me restaient. Je n’en avais d’ailleurs que quelques-unes, et beaucoup de personnes en voulaient. Il ne me reste que ma propre Bible.

   Rien d’étonnant à ce que Mary éclate en sanglots, le cœur brisé ! S’était-elle donc donné tant de mal pour rien ?

   Ne pouvant plus supporter le spectacle de son chagrin, M. Charles lui dit finalement :

- Mon enfant, prends ma Bible. Je pourrai plus facilement m’en procurer une autre que toi. Tu m’as montré où était mon devoir : il faut que je fasse tous mes efforts pour que les gens de tous les pays aient la possibilité de se procurer la Bible dans leur propre langue, afin qu’ils puissent la comprendre et qu’ils apprennent à connaître le Sauveur.

   M. Charles tint sa parole. Comme résultat de ses efforts, une société fut organisée dans le but de publier la Bible dans de nombreuses langues, afin que partout les gens puissent la lire. Ainsi naquit la Société Biblique Britannique et Etrangère, qui, depuis lors, a imprimé et répandu des millions d’exemplaires de la Bible dans plus de mille langues. Tout cela arriva parce qu’une jeune fille eut le courage de marcher cinquante kilomètres à travers les montagnes pour se procurer une Bible, et qu’en arrivant elle découvrit qu’il n’en restait plus une seule à acheter. Fit-elle vraiment ce voyage en vain ?

   Pendant des années, Mary lut la Bible que M. Charles lui avait cédée. Plus tard, cet exemplaire fut exposé dans la vitrine d’un musée à Londres. A l’intérieur, sur la page de garde, on peut lire ces mots que Mary inscrivit de sa propre main :

   Mary Jones, née le 16 décembre 1784. J’ai acheté ce livre au cours de ma seizième année. Je suis la fille de Jacob Jones et Mary Jones. Puisse le Seigneur m’accorder sa grâce. Amen.

   Mary Jones est la vraie propriétaire de cette Bible. Achetée en l’an 1800, à l’âge de 16 ans.

 


[1] Voir Patriarchs and Prophets p. 308

[2] « L’Ancien des Jour est Dieu le Père. Le psalmiste dit : « Avant que les montagnes fussent nées, et que tu eusses créé la terre et le monde, d’éternité en éternité tu es Dieu. » Psaumes 90 : 2. C’est Lui, la source de tout être, et la fontaine de toute loi,… » Great Controversy, p. 479.

[3] Voir Patriarchs and Prophets p. 308.

[4] Patriarchs and Prophets, p. 308.