Vol.3 - Mai 2015

 

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« Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. » Colossiens 3 : 12

 

Table des matières

Editorial

Etude Biblique – L’amour est courtois

Au risque d’une perte éternelle – Stephen Bohr

La corde à trois fils — Pasteur Adrian Ebens

Le coin des lecteurs

Le pont de la mort — Histoire pour les enfants

L’exercice physique

Coin santé — Gauffres au sarrasin

 

Editorial 

   Chers amis, chers lecteurs,

   Notre prière est que cette publication vous trouve en bonne santé mentale et physique, mais surtout spirituelle. Cette entrée dans le printemps a été riche en événements. A vrai dire, suite à la fatigue générée par l'organisation et le bon déroulement des rencontres de septembre dernier, Elisabeth et moi n'avions pas prévu d’en organiser en 2015, afin de pouvoir mieux servir Dieu dans le domaine des publications, et celui de l'éducation et la scolarisation à domicile de nos enfants, qui sont à présent en classe de CM2 et sixième.

   Ce n’était pas une décision arbitraire de notre part : en effet, nous n’avions pas de contact particulier avec un orateur susceptible de justifier une telle organisation. Adrian Ebens étant venu d’Australie l’année dernière, qui aurait pensé qu’il reviendrait cette année, seulement huit mois et demi après les dernières rencontres de septembre 2014 ? Allen Stump s’étant déplacé en 2008, 2010, 2011, 2012 en France, et 2013 en Italie, le Seigneur l’a appelé dans d’autres directions pour l’instant. Il reste toutefois un précieux soutien pour l’œuvre en France, de par ses prières et sa générosité.

   Il se trouve qu’à notre grande surprise, à notre joie également, notre Père avait tout prévu d’avance pour nous permettre de nous retrouver dès ce printemps. Mais surtout, il a pourvu au plus important : une grande mesure de son Esprit répandue telle une pluie bénie en Jésus-Christ. C’est à l’Eglise Chrétienne Adventiste du Septième Jour de Mornex que nous nous sommes retrouvés pour étudier la Sainte Parole et chanter les louanges de Dieu.

   Lors de ces rencontres les frères et sœurs ont pu recevoir la bénédiction du Père par Son serviteur pasteur Ebens. Samuel De Laere a également été consacré ancien de cette église, et frère Saloum diacre, par l’intermédiaire de Jean-Claude De Laere, jusque là seul ancien consacré de la communauté. Frère Ebens, moi-même et les anciens présents se sont joints à lui pour demander la bénédiction du Père. Prions pour cette communauté fidèle à la précieuse vérité.

   Pour tous ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous, nous prévoyons de préparer et envoyer des DVDs par la suite. En attendant, nous pouvons dire que Dieu est bon, il nous a parlé de diverses manières pendant ces dernières semaines. Dans les pages qui suivent, vous en trouverez les principales lumières que nous demandons à Dieu de bénir également dans vos vies.

   Dans l’Agapé de Dieu notre Père et de Son Fils unique-engendré,

      Marc et Elisabeth

   

Étude biblique

L’amour est courtois

Quelles sont les six caractéristiques de l’amour chrétien mentionnées par Paul dans ce chapitre ?  

« Il ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité. » 1 Cor. 13 : 5, 6.

La courtoisie, le désintéressement, un tempérament doux, la pureté, le sens de la beauté, voilà autant de caractéristiques de l’amour chrétien.

Quelle est la conduite du chrétien dans la société ?

« Il ne fait rien de malhonnête » 1 Cor. 13 : 5a.

« Ceux qui œuvrent pour le Christ doivent être purs, justes, honnêtes. Ils doivent aussi avoir le cœur tendre, exercer la compassion et la courtoisie. Il y a un charme dans la fréquentation de ceux qui sont vraiment courtois. De bonnes paroles, un regard aimable, un maintien courtois, sont d’une valeur inestimables. Des chrétiens impolis, en négligeant les autres, montrent qu’ils ne vivent pas en communion avec le Christ, car il n’est pas possible d’être en communion avec le Christ et de ne pas pratiquer la courtoisie. » - E. G. White, R. & H., 20 aout 1959.

Comment se conduisaient les apôtres chez les gens pour lesquels ils travaillaient ?

« Vous êtes témoins, et Dieu l’est aussi, que nous avons eu envers vous qui croyez une conduite sainte, juste et irréprochable. » 1 Thes. 2 : 10.

Les apôtres possédaient cette véritable courtoisie qui procède d’un cœur rempli d’amour pour le prochain. Mme White dit :

« Ils devraient être des personnes ayant de la civilité, de la compréhension ; ce qu’il faut, ce n’est pas un simple vernis extérieur et le sourire affecté que l’on rencontre chez les mondains, mais cette délicatesse et cette vraie courtoisie qui ont des senteurs célestes et que doivent posséder tous ceux qui participent à la nature divine. » - Messages à la p. 418. 

Quel vœu fit David quand il était jeune ?

« Je prendrai garde à la voie droite. Quand viendras-tu à moi ? Je marcherai dans l’intégrité de mon cœur, au milieu de ma maison. » Ps. 101 : 2.

Quelle bonne résolution pour chaque garçon et pour chaque fille !

David fut-il fidèle à son vœu quand il était à la cour du roi Saül ?

« David allait et réussissait partout où l’envoyait Saül ; il fut mis par Saül à la tête des gens de guerre, et il plaisait à tout le peuple, même aux serviteurs de Saül. (…) Il réussissait dans toutes ses entreprises, et l’Éternel était avec lui. Saül, voyant qu’il réussissait toujours, avait peur de lui. » 1 Sam. 18 : 5, 14, 15.

« La droiture et la prudence de David prouvaient que Dieu était avec lui. » - Patriarches et Prophètes, p. 683.

Comment David gagna-t-il la confiance du peuple ?

« Les princes des Philistins faisaient des excursions ; et chaque fois qu’ils sortaient, David avait plus de succès que tous les serviteurs de Saül, et son nom devint très célèbre. » 1 Sam. 18 : 30.

« On constatait qu’entre les mains de cet homme capable, les affaires étaient menées avec prudence et dextérité. Les conseils de David étaient sages, tandis que les avis du roi s’avéraient désormais très sujet à caution. » - Idem, p. 685.

Que mentionne encore l’apôtre Paul dans ce même chapitre de l’amour ?

« Il ne cherche point son intérêt » 1 Cor. 13 : 5b.

Ceux en qui l’on trouve l’amour de Dieu placent les intérêts et les besoins des autres avant les leurs.

Que dit Jésus de celui qui s’oublie lui-même pour servir ses semblables ?

« Il n’en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Marc 10 : 43-45.

Jésus montra par son exemple qu’il n’était pas venu pour être servi, mais pour servir. A l’institution de la sainte Cène, quand les disciples le virent prendre un bassin et un linge pour leur laver les pieds, après qu’ils eurent attendu vainement que l’un d’eux accomplisse cette humble tâche, ils reçurent une leçon d’humilité qu’ils n’oublièrent plus jamais.

Quel incident de la vie d’Abraham montre qu’il plaçait le bien des autres avant ses propres désirs ?

« Abram remonta d’Égypte vers le midi, lui, sa femme, et tout ce qui lui appartenait, et Lot avec lui. Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or. Il dirigea ses marches du midi jusqu’à Béthel, jusqu’au lieu où était sa tente au commencement, entre Béthel et Aï, au lieu où était l’autel qu’il avait fait précédemment. Et là, Abram invoqua le nom de l’Éternel. Lot, qui voyageait avec Abram, avait aussi des brebis, des bœufs et des tentes. Et la contrée était insuffisante pour qu’ils demeurassent ensemble, car leurs biens étaient si considérables qu’ils ne pouvaient demeurer ensemble. Il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Lot. Les Cananéens et les Phérésiens habitaient alors dans le pays. Abram dit à Lot : Qu’il n 'y ait point, je te prie, de dispute entre moi et toi, ni entre mes bergers et tes bergers ; car nous sommes frères. Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi : si tu vas à gauche, j’irai à droite ; si tu vas à droite, j’irai à gauche. Lot leva les yeux, et vit toute la plaine du Jourdain, qui était entièrement arrosée. Avant que l’Éternel eût détruit Sodome et Gomorrhe, c’était, jusqu’à Tsoar, comme un jardin de l’Éternel, comme le pays d’Égypte. Lot choisit pour lui toute la plaine du Jourdain, et il s’avança vers l’orient. C’est ainsi qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Abram habita dans le pays de Canaan ; et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu’à Sodome. » Gen. 13 : 5-12.

« On voit ici s’affirmer l’esprit noble et désintéressé du patriarche. Que d’hommes, en de pareilles circonstances, se seraient cramponnés à leurs droits et à leurs préférences ! … “Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques.” (Rom.12 : 10) Tel est l’enseignement de notre Sauveur. La pratique de cette déférence selon laquelle chacun ferait aux autres ce qu’il voudrait qu’on lui fît à lui-même suffirait pour faire disparaître la moitié des maux qui affligent notre société. » - Idem, p. 121, 122.

Que mentionne encore Paul dans ce chapitre ?

« Il ne s’irrite point » 1 Cor. 13 : 5c.

Lorsque nous possédons dans nos cœurs l’amour de Dieu et du prochain, nous ne sommes pas facilement offensés. Si d’autres manifestent de l’impatience, nous restons calmes.

Qu’arrive-t-il à ceux qui aiment la Parole de Dieu, et de quoi sont-ils préservés ?

« Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi, et il ne leur arrive aucun malheur. » Ps. 119 : 165.

Jésus fut souvent repoussé au cours de son ministère, mais il possédait cette paix qui lui permettait de rester toujours calme.

Comment l’apôtre Paul, dans une certaine occasion, manifestera-t-il une parfaite courtoisie chrétienne ?

« Agrippa dit à Paul : Il t’est permis de parler pour ta défense. Et Paul, ayant étendu la main, se justifia en ces termes : Je m’estime heureux, roi Agrippa, d’avoir aujourd’hui à me justifier devant toi de toutes les choses dont je suis accusé par les Juifs, car tu connais parfaitement leurs coutumes et leurs discussions. Je te prie donc de m’écouter avec patience. » Actes 26 : 1-3.

« Le prisonnier, vieilli, enchaîné à son gardien, n’avait rien qui pût susciter les honneurs du monde. Cependant, pour cet homme, apparemment sans amis, sans fortune, sans titres, prisonnier à cause de sa foi au Fils de Dieu, tout le ciel était en alerte. Les anges se faisaient ses gardiens. Et si l’un de ces brillants messagers était apparu dans toute sa gloire, la pompe et la majesté royale auraient paru bien ternes. Roi et courtisans auraient été terrassés, comme les soldats au sépulcre du Christ. …

« Le roi Agrippa invita alors Paul à parler. L’apôtre ne fut décontenancé ni par l’éblouissant spectacle, ni par la pompe de l’assemblée, car il savait que les biens de ce monde et les situations les plus en vue ont très peu de valeur. » - Conquérants pacifiques, p. 384, 385.

Comment le Christ, au cours de son ministère, a-t-il  manifesté cet amour ?

« Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement. »1 Pierre 2 : 21-23.

« Ce que le Christ manifesta dans sa vie sur la terre, chaque chrétien doit le manifester. Il est notre exemple, non seulement par sa pureté immaculée, mais par sa patience, sa bonté et son amabilité. En ce qui concernait la vérité et le devoir il était aussi ferme que le roc, mais il ne cessait d’être courtois. Sa vie est une parfaite illustration de la véritable courtoisie. Il avait toujours une parole de réconfort pour celui qui était dans le besoin et opprimé. » R. & H., 20 août 1959.

De quoi la charité ne se réjouit-elle pas, et en quoi se réjouit-elle ?

« Elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité. » 1 Cor. 13 : 6.

« Que de gens ont du plaisir à dire du mal de leur prochain. Mme White déclare : « Le cœur dans lequel règne l’amour ne sera pas poussé à la vengeance. …L’amour ne parle jamais sans nécessité des fautes des autres. Il ne se plaît pas à écouter des rapports défavorables, mais il s’applique plutôt à faire ressortir les qualités de celui qui est accusé. » - Testimonies, vol. V, p. 168, 169.

Quel drame se déroula dans le temple de Jérusalem, aux jours du Christ ? Et comment le rapporta-t-on à celui-ci ?

« En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices. » Luc 13 : 1.

Les soldats de Pilate avaient envahi la cour du temple et tué quelques paysans de Galilée, alors qu’ils faisaient leurs sacrifices. Les Juifs dirent que ces paysans avaient sans doute commis certaine méchanceté pour qu’ils aient une fin si tragique.

« Ils s’attendaient que le Christ approuvât leurs paroles de condamnation contre ces hommes qui, selon eux, avaient bien mérité leur triste sort. » - Les Paraboles de Jésus., p. 212.

Que dit Jésus ?

« Il leur répondit : Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. » Luc 13 : 2, 3.

« Celui-ci leur avait appris, en effet, à juger tout à fait différemment le caractère des autres et à ne pas mesurer avec la règle de leur esprit limité. Cependant, ils croyaient que Jésus allait condamner ces malheureux pèlerins et les déclarer plus coupables que les autres. Aussi, sa réponse les étonna-t-elle étrangement. » - Idem, p. 212.

 

Au risque d’une perte éternelle

Pasteur Stephen Bohr

 

   Bonsoir, ça fait plaisir de tous vous voir bien habillés ; le sabbat a commencé, loué soit le Seigneur, vous réjouissez-vous pour le sabbat ? Je me réjouis pour le sabbat, même si les pasteurs travaillent plus dur le sabbat qu’aucun autre jour ! Mais c’est un travail sacré, et donc permis. Je vous invite à incliner vos têtes avec moi pour la prière.

   Père Céleste, plus que jamais nous avons besoin de ton aide ce soir, il nous faut l’aide de ton Saint-Esprit, alors que nous ouvrons les pages de ton saint livre, le message que nous allons étudier est solennel, important, et je te demande, Seigneur, d’éclairer nos esprits, d’ouvrir nos cœurs, pour que nous recevions le message que tu as pour nous. Nous te remercions Père pour la promesse de ta présence, et nous savons que tu as répondu à cette prière parce que nous la demandons au nom précieux de Jésus, Amen.

   Avant la création des anges, des habitants des autres mondes, et des êtres humains sur cette terre, le Père et le Fils partageaient une relation vraiment unique. J’aimerais, alors que nous commençons cette étude ce soir, développer neuf caractéristiques de la relation entre le Père et le Fils, avant que quoi que ce soit ne fût créé dans l’Univers.

Neuf caractéristiques de la relation entre le Père et le Fils :

1 - Le premier point que j’aimerais souligner est : Que le Père et le Fils sont deux individus distincts. Deux personnes séparées. J’aimerais fournir une base biblique, ainsi qu’une confirmation de l’Esprit de Prophétie. Dans Jean 17 et verset 5, Jésus pria « Et maintenant, ô Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais avec toi avant que le monde fût. » Le Fils était donc avec le Père, s’il était avec le Père, il n’était pas le Père. Dans Jean 17 et verset 22, Jésus poursuit sa prière, « Et la gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée, (aux disciples) afin qu’ils soient un tout comme nous sommes un. » Le Père et le Fils sont deux individus distincts. Dans Le Ministère de la Guérison, page 358, Ellen White fait cette déclaration profonde : « L’unité qui existe entre le Christ et ses disciples ne détruit pas leur personnalité propre. Ils sont un en intention, en esprit, en caractère, mais non en personne. C’est ainsi que Dieu et Christ sont un. »

2 - Le Père et le Fils sont donc deux personnes distinctes. Et pourtant, comme ils sont intimement inter reliés l’un à l’autre, la Bible les décrits comme étant un ! Jésus a dit dans Jean 10 verset 30, « Moi et le Père, nous sommes un. » Vous avez donc deux personnes distinctes, mais elles sont un au sens du caractère, au sens de l’unité. Dans le Youth Instructor du 16 décembre 1897, Ellen White fait cette déclaration remarquable, voici ce qu’on y lit : « Depuis l’éternité, il y avait une unité complète entre le Père et le Fils, ils étaient deux, mais pas tout à fait identiques », avez-vous entendu cela ? « Ils étaient deux, mais pas tout-à-fait identiques, deux en individualité, mais un en esprit, de cœur et de caractère ». Deux, mais dans une unité parfaite.

3 – La troisième caractéristique de la relation entre le Père et le Fils que j’aimerais partager est que le Père et le Fils sont tous deux également Dieu. Ils sont tous deux 100% divins. Jésus n’est pas un dieu inférieur. Jésus est égal au Père. Jean 1 versets 1 et 2 le montre très clairement, « Au commencement était la Parole et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Pas un dieu, mais Dieu. Ellen White, toujours en harmonie avec l’Écriture, affirme la même chose, dans Conseils pour l’Église p. 76, elle dit, « Dieu est le Père de Christ, Christ est le Fils de Dieu. A Christ a été donnée une position exaltée. Il a été rendu égal au Père. Tous les conseils de Dieu sont ouverts à Son Fils. » Dans le livre God’s Amazing Grace, page 160, elle insiste une fois de plus que le Père et le Fils sont égaux, ils sont tous les deux Dieu, voici ce qui est dit : « Ce Sauveur était l’éclat de la gloire du Père, et l’image expresse de Sa personne. Il possédait une majesté, une perfection et une excellence divines, il était égal à Dieu. » Et une autre citation dans Patriarchs and Prophets, pages 38 et 39, « Christ était le Fils de Dieu, il avait été un avec Lui, avant que les anges aient été appelés à l’existence. Il a toujours occupé une place à la droite du Père. » Ainsi, Jésus-Christ est une personnalité distincte du Père, il est un avec le Père, il est égal au Père, entièrement et complètement Dieu dans tous les sens du terme.

4 – La quatrième caractéristique est qu’il existe une intimité spéciale entre le Père et le Fils, et cette intimité est exprimée en disant que le Fils est dans le sein du Père. Cela parle de proximité et d’intimité, comme lorsqu’on serre un petit bébé contre notre sein. Dans Jean chapitre 1 et verset 18, nous trouvons cette description dans les écritures disant que « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique engendré, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. » Ellen White en dit de même, dans la Review and Herald, le 28 février 1888, alors qu’elle discute la venue de Jésus sur cette terre, envoyé par son Père, elle affirme « Le Père lui permit de quitter le sein de son amour, l’adoration des anges, pour souffrir la honte, l’insulte, l’humiliation, la haine et la mort. » Cette intimité est donc exprimée dans le fait que le Fils est dans le sein du Père.

5 – La cinquième caractéristique que j’aimerais partager concernant la relation entre le Père et le Fils dans l’éternité passée est que Jésus est l’image expresse de Son Père. Ellen White, dans le dévotionnel Lift Him Up, page 24, avait cela à dire : « Le Fils de Dieu était second en autorité au Grand Législateur. » Souvenez-vous de cela : « Le Fils de Dieu était second en autorité au Grand Législateur. Il était à l’image expresse de Son Père, non seulement par ses caractéristiques, mais aussi dans la perfection du caractère » Ellen White exprime donc très clairement qu’il était à l’image expresse de Son Père. Il se trouve que le mot normal pour image lorsqu’on se réfère à nous dans le Nouveau Testament, disant que nous sommes faits à l’image de Dieu, est le mot eikon, dont nous tirons le mot icône. Mais ce mot n’est pas eikon, lorsqu’il se réfère à Christ, étant à l’image du Père. Le mot est un mot différent, c’est le mot grec raracter, dont nous tirons notre mot caractère. Il n’est utilisé que pour Christ dans ce seul verset de l’Écriture. Ainsi, Jésus est l’image expresse du Père.

6 – La sixième caractéristique que j’aimerais partager avec vous est que Jésus est le second lui-même du Père. Vous savez très bien, dans Jean chapitre 14 et verset 9, Jésus dit à Philippe, « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? » Le Fils est le second lui-même du Père. Là où se trouve le Fils, là se trouve le caractère du Père. Dans une citation que j’ai déjà lue, dans Youth Instructor, 16 décembre 1897, permettez-moi de la relire, « Depuis l’éternité, il y avait une unité complète entre le Père et le Fils, ils étaient deux, mais pas tout à fait identiques, deux en individualité, mais un en esprit, de cœur et en caractère ». Jésus est donc, et était dans l’éternité, le second lui-même du Père.

7 – La septième caractéristique que j’aimerais partager avec vous concernant la relation entre le Père et le Fils, est que le Père et le Fils sont composés de la même substance, parce que Jésus est le Fils du Père. Ils sont co-substantiels, en d’autres termes. Dans Philippiens chapitre 2 et verset 6, il est dit que Jésus était en forme de Dieu. Ce mot « forme », dans le Grec, signifie la même substance, l’élément même dont Dieu est fait. Jésus est composé de cela. Ellen White confirme cela. Dans Signs of the Times, 27 novembre 1893, elle commente le verset « Moi et le Père, nous sommes un. » Elle dit : « Les paroles de Christ étaient pleines de signification profonde, alors qu’il revendiquait que Lui et le Père étaient d’une substance, possédant les mêmes attributs. » Père et Fils étaient de la même substance, co-substantiels en d’autres termes. Dans la Review and Herald du 5 avril 1906, Ellen White affirme également «  Christ était Dieu essentiellement, et au sens le plus fort… » lorsqu’elle dit essentiellement, ce n’est pas comme lorsque je dis bon, il est essentiellement comme moi, non, le mot essentiellement signifie dans son “essence”, dans sa “substance”, Jésus est un avec le Père, il est co-substantiel avec le Père. Serait-il exagéré de dire que le Fils a l’ADN du Père ?

8 - La huitième caractéristique que je voudrais partager avec vous, est que la gloire de Jésus est la gloire de Son Père qui brille en Lui. Dans Hébreux chapitre 1 et verset 3, on se réfère à Jésus comme à « l’éclat de la gloire du Père ». Dans Jean chapitre 1 verset 14, il nous est dit, « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, (…), et nous avons contemplé sa gloire, » remarquez bien « nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique engendré du Père, pleine de grâce et de vérité. » La gloire de Jésus est la gloire de Son Père. Dans 2 Corinthiens chapitre 4 et verset 6, il nous est dit cela : « Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ. » La gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ. Jésus est la gloire du Père. Ellen White confirme également ce point. Dans le livre Medical Ministry, p. 19, Ellen White explique, dans la condition de Jésus avant son incarnation, « Il était l’éclat de la gloire du Père, l’image expresse de Sa personne. » Dans Paraboles de Jésus, p. 93, elle répète la même pensée, lorsqu’elle affirme « En lui » c’est-à-dire en Jésus « est rassemblée toute la gloire du Père, la plénitude de la divinité. Il est l’éclat de la gloire du Père et l’image expresse de Sa personne. » Encore une citation à ce sujet, Testimonies for the Church, vol. 2, p. 200, elle affirme « Le Sauveur était l’éclat de la gloire de Son Père, et l’image expresse de Sa personne. Il possédait la majesté divine, la perfection et l’excellence. Il était égal à Dieu. »

9 – La neuvième caractéristique que je voudrais partager avec vous, est que bien que le Père et le Fils sont à un niveau d’égalité en tant que personnes, depuis l’éternité passée, le Fils a été sujet à l’autorité de Son Père comme son chef. Cela est clairement affirmé dans 1 Corinthiens chapitre 11 et verset 3, où il est clairement dit que le Père est le chef de Christ. Dieu est le chef de Christ. Et donc Christ, depuis l’éternité passée, même avant la création des anges, a été sujet à l’autorité de Son Père, bien qu’il était égal à Son Père. Dans l’éternité passé, dans le présent, et dans l’éternité future, le Père et le Fils ont autorité et domination, mais le Père a une autorité absolue, et le Fils a une autorité déléguée, bien qu’ils soient égaux. Jamais, Jésus n’a agit indépendamment de Son Père. Il a toujours été sujet à l’autorité de Son Père, et à la volonté de Son Père. Peut-être pensez-vous, bien, c’était depuis l’incarnation qu’il était sujet à la volonté de Son Père, bien qu’Il soit égal à Son Père, et non ! Laissez-moi vous lire quelques citations de l’Esprit de Prophétie. La première se trouve dans Histoire de la Rédemption, p. 11, vous savez, Lucifer dans ciel a dit “Eh, Jésus et moi sommes égaux, nous sommes pareils, et pourtant Jésus est favorisé, et moi je ne suis pas favorisé. Donc le Père dut ordonner une assemblée dans le ciel, de tout le conseil céleste, pour expliquer la position de Son Fils, cela eut lieu avant la création du monde ! Écoutez cette citation : « Le grand Créateur, » se référant au Père, « assembla tous les habitants du ciel, afin d’honorer » il s’agit là du Père, « tout particulièrement son Fils en présence de tous les anges. Le Fils était assis » Jésus était-il déjà le Fils ? Oui ! « Le Fils était assis sur le trône avec le Père, et la multitude céleste des saints anges était assemblée autour d’eux. Le Père fit alors savoir » remarquez qui fait savoir, « Le Père fit alors savoir qu’il avait lui-même ordonné » c’est ici du Père qu’il s’agit « que Jésus, son Fils, soit son égal afin que où que se trouve la présence du Fils, elle fût comme sa propre présence. Il fallait obéir à la parole du Fils comme on obéissait à celle du Père. Il avait conféré à son Fils l’autorité requise pour prendre le commandement des habitants du ciel. » Qu’avait fait le Père ? C’était Lui qui avait investi son Fils d’autorité pour commander les habitants du ciel. Elle continue alors en disant : « Son Fils devait tout spécialement œuvrer avec lui à la création tant attendue de la terre et de toute chose vivante qui existerait sur la terre. Son Fils » écoutez bien, « Son Fils exécuterait Sa volonté et Ses desseins, » il s’agit là de ceux du Père, « mais ne ferait rien de sa propre initiative. La volonté du Père serait accomplie en Lui. » C’est clair.

   Une autre citation que nous trouvons dans Patriarches et Prophètes p. 12 ajoute quelques détails. Il nous y est dit, « Le Roi de l’univers » remarquez qu’on se réfère ici à Dieu le Père. « Le Roi de l’univers réunit les armées célestes devant lui afin de pouvoir, en leur présence, leur faire connaître la véritable position de Son Fils, et montrer le caractère de ses relations avec tous les êtres créés. Le Fils de Dieu partageait le trône du Père, et la gloire de celui qui est éternel, et existe de lui-même, entourait les deux. Devant l’assemblée des habitants du ciel, le Roi » il s’agit là du Père « le Roi déclara que personne, si ce n’est Christ, le Seul Engendré de Dieu, n’était admis à entrer pleinement dans ses conseils, et que c’est à lui qu’était confiée l’exécution des desseins grandioses de sa volonté. » Il s’agit là de la volonté du Père. « Le Fils de Dieu avait accompli la volonté du Père » écoutez bien, « Le Fils de Dieu avait accompli la volonté du Père dans la création de toutes les armées du ciel » Qui créa les anges ? Jésus. De qui accomplissait-il la volonté ? La volonté de Son Père ! Ainsi, une fois de plus, Le Fils de Dieu avait accompli la volonté du Père dans la création de toutes les armées du ciel, leur hommage et leur allégeance lui étaient dus, tout comme à Dieu. Christ devait encore exercer la puissance divine en créant la terre et ses habitants, mais sans rechercher la puissance ou l’exaltation pour lui-même dans tout cela, contrairement au plan de Dieu. Mais il exalterait la gloire du Père, et exécuterait ses desseins de bienfaisance et d’amour. » Est-ce bien clair ? Comme du cristal ! Si vous le lisez avec un esprit ouvert, et un cœur ouvert. Vous savez, même après que Jésus se fut incarné, il resta sujet à la volonté du Père. Dans Matthieu chapitre 28 et verset 18, juste avant l’appel à la grande mission, il est dit : « Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. » Qui est le seul qui aurait pu lui donner l’autorité ? Seulement son Père. Et la Bible enseigne que dans l’éternité future, le Fils sera encore sujet à son Père. 1 Corinthiens chapitre 15 verset 28 dit :  « Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. » Je ne vais pas où vous pensez que je m’oriente. Je sais que vous êtes nombreux à vous dire : « eh bien, pasteur Bohr va traiter de l’ordination de la femme. » Je ne vais pas dans ce sens. Vous dites : « mais où allez-vous alors ? » eh bien, essayons d’y aller :)

La création d’Adam et Ève :

   Sur la terre, Dieu travailla pendant six bonnes journées, et créa toutes choses parfaites et belles. A présent, nous faisons la transition à la terre. En couronnement de la création, Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Puis Dieu demanda à Adam de nommer les animaux, et il le fit, mais il remarqua que chaque animal avait son vis-à-vis, mis à part lui-même. Il nous est dit dans Genèse chapitre 2 verset 20 : « mais pour Adam, il ne se trouva point d’aide semblable à lui. » Ainsi Dieu appliqua à Adam une anesthésie générale - la Bible l’appelle un sommeil profond – et accomplit la première chirurgie de l’histoire, pour autant que nous le sachions. Et l’incision ne laissa aucune cicatrice. Et à partir de la côte, proche du sein d’Adam, il créa la femme. Et la Bible dit que Dieu la présenta alors à l’homme comme son cadeau, comme il nous est dit dans Genèse 2 verset 22 : « L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. » Adam se réveille maintenant de son sommeil, ouvre ses yeux, je suis sûr qu’il les ouvrit tout grands, je suis sûr que sa bouche s’ouvrit aussi, « Ah ! Un être semblable à moi ! » Et Dieu lui expliqua que Ève avait été créée à partir de lui-même. Elle était co-substantielle avec lui. Elle avait été créée de lui, et pour lui !

   Nous avons tous déjà lu ce texte dans Genèse où il est question de l’image de Dieu. Genèse 1 verset 26 dit : « Puis Dieu » Ellen White identifie cette personne comme étant le Père, « Puis Dieu dit » elle dit qu’il parle à Son Fils Jésus-Christ : « Puis Dieu dit : Faisons l’homme » comment ? « à notre image, selon notre ressemblance » Nous pensons généralement à l’image de Dieu comme à quelque chose d’individuel. Adam fût créé à l’image de Dieu - physiquement, mentalement et spirituellement – Ève fût créé à l’image de Dieu, – physiquement, mentalement et spirituellement – nous pensons à l’image de Dieu comme une chose individuelle. Mais ce que Genèse 1 verset 26 nous explique réellement est que la relation entre Adam et Ève devait refléter la relation entre le Père et le Fils. C’était une manifestation, à une échelle plus petite, de la relation entre le Père et le Fils.

La relation d’Adam et Ève, à l’image de celle du Père et du Fils :

   Considérons la relation entre Adam et Ève. L’histoire de la création montre clairement que Adam et Ève étaient deux personnes distinctes. Parce qu’ils nous est dit qu’il ne seront plus deux, mais un. Ils étaient deux individus, tout comme le Père et le Fils sont deux. Et pourtant, nous est-il dit dans l’histoire de la création, que Dieu déclara Adam et Ève, les deux, quoi ? un ! Dans le sens de l’unité, dans le sens de la proximité et de l’intimité. Ils étaient deux, mais un, comme le Père et le Fils sont deux, mais un. Adam et Ève étaient sur un plan d’égalité. Ils étaient également humains. Et on se référait à tous deux avec un terme général : l’homme. Ève n’était pas un ordre inférieur d’humanité. Elle était tout aussi humaine que Adam était humain. Tout comme le Fils était tout autant Dieu que le Père est Dieu. Patriarches et Prophètes page 23, Ellen White explique : « Ève fut créée à partir d’une côte tirée du côté d’Adam, signifiant qu’elle ne devait pas le contrôler comme son chef, pas plus qu’être foulée aux pieds comme une inférieure, mais se tenir à son côté comme une égale, aimée et protégée par lui. » Tout comme le Père et le Fils sont égaux ! Tous les deux Dieu ! Adam et Ève furent créés égaux, tous deux humains.

   Il y avait une intimité particulière entre Adam et Ève. Ève, pour ainsi dire, fut tirée du sein de Adam. En fait, vous savez que dans Deutéronome 13 et verset 6, la femme est appelée « la femme de ton sein, » très intéressant. Tout comme le Fils est dans le sein du Père, Ève était dans le sein d’Adam. Ellen White explique dans Patriarches et Prophètes page 23, « Ève fut créée à partir d’une côte tirée du côté d’Adam, » c’est très près du cœur, très près du sein. « signifiant qu’elle ne devait pas le contrôler comme son chef, pas plus qu’être foulée aux pieds comme une inférieure, mais se tenir à son côté comme une égale, aimée et protégée par lui. » Ève, étant donné qu’elle fut tirée d’Adam, était à l’image d’Adam. Bien sûr, elle était à l’image de Dieu par Adam. Tout comme Jésus le Fils, est à l’image du Père. Tout comme Jésus est le second lui-même du Père, Ève était le second lui-même d’Adam. Dans le livre Patriarches et Prophètes page 46, Ellen White explique, « Os de ses os, chair de sa chair, la femme était une autre partie de lui-même, signe sensible et frappant de l’union intime et de l’attachement profond qui devaient caractériser leurs rapports. » Ève était aussi co-substantielle à Adam. Elle était chair de sa chair, et os de ses os, tout comme le Fils est co-substantiel au Père. En fait, Adam dit dans Genèse 2, 23, « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. »

   La femme était aussi la gloire de l’homme, comme le Fils est la gloire du Père. En fait, l’apôtre Paul dit dans 1 Corinthiens chapitre 11 verset 7 : « L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. » Voyez-vous les parallèles ? Des parallèles surprenants.

   Le dernier parallèle se vérifie également : bien que Adam et Ève avaient été créés égaux, Ève fut créée pour être sujette à l’autorité d’Adam. Nous n’aimons pas ça. Parce que le mot « autorité » est un petit mot désagréable. Le mot « soumission » est un petit mot désagréable. Parce que nous vivons dans un monde de péché et que nous les considérons négativement. Mais ce n’est pas le cas de la Bible. Jésus était sujet à ses parents. Ce n’était pas une mauvaise chose. C’était une bonne chose. Le mot soumission est utilisé dans un sens positif dans l’Écriture. Aussi longtemps qu’il suit le plan de Dieu ! Et Adam fut donc créé pour être la tête, et Ève devait être sujette à la direction d’Adam.

Le péché d’Ève :

   Parlons à présent du péché d’Ève. Savez-vous ce qu’était le péché d’Ève ? Oui, elle a mangé le fruit, je sais cela. Mais c’était plus profond que cela. Voyez-vous le péché d’Ève consistait en deux parties. La première : elle agit indépendamment d’Adam. Et deuxièmement, bien qu’elle était humaine, elle voulait s’élever à la hauteur de Dieu. Son péché était avant tout de l’égoïsme. En d’autres termes : elle agit indépendamment d’Adam bien que Dieu lui a dit : « reste avec Adam », et elle voulait monter sur les hauteurs de Dieu. Ellen White explique dans Patriarches et Prophètes, pages 29 : « Les anges avaient prévenu Ève du danger qui la guettait si, au cours de leurs devoirs quotidiens dans le jardin, elle se séparait de son mari. » Ils avaient mis en garde Ève de ne pas se séparer. « En sa compagnie, lui avaient-ils dit, le danger de la tentation sera moins grand que si tu es seule. Or, absorbée par ses charmantes occupations, elle s’éloigne inconsciemment de son mari. » Indépendance. Histoire de la Rédemption, p. 32 : « Sans s’en rendre compte dans un premier temps, Ève s’était éloignée de son mari au cours de ses occupations. S’apercevant tout à coup qu’elle était seule, elle éprouva d’abord un sentiment d’effroi, mais elle ne tarda pas à se sentir en sécurité, bien qu’elle n’était pas restée aux côtés de son mari. Elle se dit qu’elle était assez sage et forte pour reconnaître le malin et pour l’affronter toute seule. »  Indépendamment d’Adam. C’était là le péché d’Ève. De vouloir s’élever de son humanité à l’état de Dieu, et d’agir indépendamment d’Adam comme chef.

Le péché d’Adam :

   Quel fut le péché d’Adam ? Vous vous dites : « qu’est-ce que cela a-t-il à voir avec la croix. Attendez ! Cela est très intimement relié à la croix. Que fut le péché d’Adam ? Je sais, il a mangé le fruit. Mais son péché fut plus profond que de simplement manger le fruit. Voyez-vous, comme Dieu le Père, Adam avait un bien extrêmement précieux : Ève. Mais la grande question que Adam avait à confronter était : « suis-je prêt à me séparer de Ève, qui est une avec moi ? Comment puis-je céder celle qui est mon image ? – L’image de Dieu, par lui – ma substance même et ma gloire, comment pourrais-je arracher de moi celle qui est proche de mon sein, comment puis-je vivre sans cette personne que j’aime tant ! » Il ne pouvait pas concevoir d’être séparé pour toujours de celle qui était infiniment précieuse pour lui. Il était égoïste, il ne pensait qu’à lui ! Ellen White décrit l’angoisse et l’agonie, alors qu’Adam luttait avec la décision de savoir s’il était prêt à abandonner ce qu’il avait de plus précieux, avec qui il avait la relation la plus intime.

   Dans Conflict and Courage p. 16, Ellen White explique qu’il y eut une lutte terrible dans son esprit. « Il pleura d’avoir permis à Ève de s’éloigner de son côté. Mais maintenant, l’acte était fait, il doit être séparé d’elle. » Vous voyez, l’angoisse consistait à savoir s’il était prêt à être séparé. « Il doit être séparé de celle dont la compagnie avait été sa joie, comment pourrait-il s’y résoudre ? Adam avait apprécié la compagnie de Dieu et des saints anges, il avait contemplé la gloire du Créateur, il comprenait la grande destinée ouverte à la race humaine, s’il restait fidèle à Dieu, il savait que s’il restait fidèle, la race humaine serait sainte, et le monde serait remplit d’êtres justes. » Elle continue en disant, « il comprenait la grande destinée ouverte à la race humaine, s’il restait fidèle à Dieu, et pourtant toutes ces bénédictions étaient perdues de vue, dans la crainte de perdre cet unique don qui, à ses yeux, surpassait tous les autres. L’amour, la gratitude et la loyauté au Créateur, tout fut renversé par l’amour pour Ève, elle faisait partie de lui, et il ne pouvait pas supporter la pensée de la séparation. » Pouvait-il céder sa précieuse Ève, au risque d’être séparé d’elle pour toujours.

Le sacrifice du Père en contraste avec le péché d’Adam :

   Nous avons étudié la relation du Père et du Fils, nous avons remarqué qu’ils étaient deux individus distincts. Qu’ils étaient cependant un, que le Fils est de la même substance que le Père : chair de sa chair et os de ses os. Nous avons remarqué que Jésus est dans le sein de son Père, Jésus est le second lui-même du Père ! Il est l’image même de son Père, il est le reflet de la gloire du Père ! La chose la plus précieuse que le Père possède dans l’Univers ! Son précieux Fils !

   Nous portons maintenant cela sur un plan divin. Le Père était confronté à une décision similaire à celle d’Adam. Suis-je prêt à céder mon Fils. Le bien le plus prisé du ciel, le partenaire le plus intime. Suis-je prêt à donner mon Fils au risque d’une perte éternelle ! Ou bien vais-je le garder pour moi-même ? Voyez-vous le parallèle ? C’était une lutte pour le Père, de donner son Fils ! Nous lisons dans Signes des Temps, 4 novembre 1908, « Devant le Père, » c’est ici avant que la race humaine avait péché, « Devant le Père, il plaida en faveur du pécheur, alors que les armées du ciel attendaient le verdict avec une intensité de sentiment que les mots ne peuvent exprimer. Cette communion mystérieuse dura longtemps » Jésus est devant son Père « Le conseil de paix pour les fils déchus de l’homme. Le plan du salut avait été prévu avant la conception du monde, puisque Christ est l’Agneau prévu d’avance avant la fondation du monde ! » Et maintenant, écoutez cela : « Pourtant c’était une lutte, même pour le Roi de l’Univers, d’abandonner Son Fils à la mort pour la race coupable. » C’était quoi ? Une lutte, même pour le Roi de l’Univers ! Il du confronter la même décision qu’Adam. Dans Jésus-Christ, page 34, Ellen White explique : «  Dieu permit à son Fils de venir sous la forme d’un faible bébé sujet aux infirmités humaines. Il lui permit d’encourir les dangers de la vie en commun avec tous les autres hommes, de livrer la bataille comme tout enfant de l’humanité, » écoutez attentivement : « au risque d’un insuccès et d’une perdition éternelle. » Le Père était prêt à risquer l’insuccès et une perdition éternelle de son Fils. Elle continue en disant, « Le cœur d’un père humain s’attendrit sur son fils. Il considère le visage du petit enfant et tremble à la pensée des dangers que la vie lui réserve. Il désire protéger cet être chéri contre la puissance de Satan, et le préserver des tentations et des luttes. Dieu consentit à donner son Fils unique engendré en vue d’un conflit plus redoutable et d’un risque plus effrayant, et cela, afin que le sentier de la vie devînt plus sûr pour nos enfants.  “Voici en quoi consiste l’amour !” Admirez, ô cieux ! et sois étonnée, ô terre ! »

   Ellen White explique dans Les Paraboles de Jésus, page 166 : « Pour notre rédemption, le ciel même fut mis en péril. » Quoi ? « Pour notre rédemption, le ciel… fut mis en péril. » Que signifie “mis en péril” ? J’ai cherché dans le dictionnaire, cela signifie “mettre en danger d’être offensé, blessé ou détruit, de faire prendre un risque, de compromettre ». Dieu compromit le ciel lui-même ! …lorsque Jésus fut envoyé sur cette terre. Le Père avait donc le même choix de base, seulement à une échelle bien plus grande, que celle d’Adam. Mais Dieu fit l’opposé d’Adam. Il était prêt à donner son bien le plus précieux. Celui avec qui il avait une relation intime, au risque de le perdre pour toujours ! Romains 8 verset 32 dit : « Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » Dans Review and Herald – c’est bon d’entendre ces « amens », aidez-moi à prêcher – Review and Herald, 9 juillet 1895, écoutez cette citation, Ellen White dit : « Le Père éternel, celui qui ne peut changer, donna son Fils unique engendré, arracha de son sein celui qui était fait à l’image expresse de Sa Personne, et l’envoya sur la terre, pour révéler à quel point il aimait l’humanité. » Vous vous souvenez de cette citation que j’ai lue il y a quelques instants, que c’était une lutte pour le Roi de l’Univers de donner son Fils, permettez-moi à présent de terminer cette citation. Elle dit : « Mais » après avoir affirmé que « C’était une lutte, même pour le Roi de l’Univers, d’abandonner Son Fils à la mort pour la race coupable, » elle dit « Mais, » ah, « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné Son Fils Unique-engendré, afin que quiconque croit en lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Ô le mystère de la rédemption, l’amour de Dieu, pour un monde qui ne le connaissait pas. Qui peut connaître la profondeur de cet amour qui surpasse toute intelligence ? A travers les âges éternels, des pensées immortelles cherchant à comprendre le mystère de cet amour incompréhensible, s’émerveilleront et adoreront. » L’épreuve du Père fut donc semblable à l’épreuve d’Adam.

Le sacrifice de Jésus, en contraste avec le péché d’Ève :

   Qu’en est-il du péché d’Ève ? Vous souvenez-vous de ce qu’était le péché d’Ève ? De vouloir monter sur les hauteurs de Dieu, et d’agir indépendamment d’Adam, son chef. Jésus eut-il à confronter ces deux mêmes dilemmes ? Écoutez attentivement mes amis, Jésus était Dieu, mais au-lieu de désirer s’élever, il était disposé à s’abaisser. Il nous est dit dans Philippiens chapitre 2 et versets 5 à 8, « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. » Au lieu de voir Jésus dire : « Je vais m’élever ! » il était élevé, et a dit « Je vais m’abaisser ». Juste l’opposé de ce qu’a fait Ève ! Et au lieu de voir Jésus agir indépendamment de son Père, Jésus a toujours dit : « Père, que ta volonté soit faite ! » « Je vais faire ce que tu dis ! comme mon chef. Je ferai ce que tu dis, comme mon dirigeant ! Je ferai ta volonté ! Non pas ma volonté, mais la tienne ! »

   Il fit juste l’opposé d’Ève. C’est pourquoi j’ai dis que la relation entre le Père et le Fils est reflétée sur une échelle plus petite dans la relation entre Adam et Ève. Le Père était donc prêt à faire ce que Adam ne voulait pas faire. De céder ce qui était le plus précieux pour lui, au risque d’une perte éternelle, et d’une séparation éternelle.

   Et le Fils fut prêt à faire ce qu’Ève n’a pas voulu faire, s’abaisser au risque d’échouer, et d’être séparé de son Père pour l’éternité. Savez-vous ce qui est le plus surprenant pour moi ? Que le Père et le Fils auraient été prêts à prendre ce risque, pour un seul. Pour un seul ! Considérez la personne juste à côté de vous. Jésus aurait donné sa vie pour elle seule. Vous dites, « Ô, il l’aurait donnée pour moi » oui, mais il nous faut penser qu’il l’aurait donnée pour d’autres aussi. Parce qu’il nous faudrait nous concentrer sur les autres. C’est sur eux que Jésus s’est concentré. Quelle est la valeur d’une âme ? La valeur ne peut qu’être comprise par le risque que le Père et le Fils furent prêts à prendre, pour en sauver un ! Le Père et le Fils auraient été prêts à ne sauver qu’une âme, et nous ne parlons pas seulement de pécheurs sophistiqués et raffinés comme nous. Nous parlons de meurtriers, d’adultères, d’homosexuels, de bandits, de menteurs, d’idolâtres, Jésus serait venu mourir pour l’un d’entre eux ! que nous considérons être le rebu de la terre ! Mais que Dieu considère comme précieux.

La valeur d’une âme :

   Permettez-moi de lire juste quelques citations d’Ellen White, au sujet de la valeur d’une âme. God’s Amazing Grace, p. 173, à propos, avant que je lise cette citation, savez-vous qu’Ellen White dit que « la valeur d’une âme est infinie » « l’âme est d’une valeur infinie », comment achetez-vous une chose dont la valeur est infinie ? Seulement en payant un prix infini. Écoutez ces citations : « les richesses de la terre, tombent dans l’insignifiance, » « les richesses de la terre, tombent dans l’insignifiance, comparées à la valeur d’une seule âme, pour qui notre Seigneur et Maître est mort. Celui qui soupèse les collines, et les montagnes dans une balance, considère une âme humaine comme ayant une valeur infinie. » Une âme est d’une valeur infinie. Dans le livre Témoignages pour l’Église, vol. 1, p. 370, Ellen White explique : « L’âme est d’une valeur infinie. Le prix auquel elle a été rachetée peut seul en donner l’idée. » Voulez-vous connaître la valeur d’une âme ? Regardez à Jésus, ce qu’il a donné, ce que le Père a fait. Vous saurez alors quelle est la valeur. Encore une fois, « L’âme est d’une valeur infinie. Le prix auquel elle a été rachetée peut seul en donner l’idée. Le Calvaire ! Le Calvaire ! Le Calvaire ! nous expliquera la véritable valeur de l’âme. » En voici une autre, Témoignages pour l’Église, vol. 2, p. 436, « Une seule âme a plus de valeur aux yeux de Dieu que tout un monde de richesses, que des maisons, des terres ou de l’argent. Pour la conversion d’une âme, nous devrions faire les plus grands sacrifices. » Ministère de la guérison, p. 109, Ellen White présente ce thème dans tous ces écrits, « S’il n’y avait eu qu’une seule âme pour accepter l’Évangile de la grâce, le Christ aurait quand même consenti, pour la sauver, à vivre une vie de labeur et d’humilité, et à mourir sur la Croix. » Les Paraboles de Jésus, p. 166, Ellen White explique : « Qui dira la valeur d’une âme ? Si vous désirez la connaître, allez à Gethsémané, et là, veillez avec Jésus pendant ces heures d’angoisse, où sa sueur devint comme des grumeaux de sang. Contemplez le Sauveur sur la Croix, entendez son cri de détresse : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” Considérez son front meurtri, son côté et ses pieds percés. Souvenez-vous que le Christ a tout risqué. Pour notre rédemption, le ciel même fut mis en péril. Au pied de la croix, vous souvenant que pour un seul pécheur, Jésus aurait donné sa vie, vous saisirez la valeur d’une âme. »

Un appel au sacrifice pour le salut de nos semblables :

   Et ainsi je veux faire un appel ce soir, l’appel est très simple : le groupe que nous avons ici dispose d’un potentiel illimité, avec la puissance de Dieu. Le diable sait que l’espoir de l’église se trouve dans les jeunes, et dans les jeunes adultes. Parce que vous avez l’énergie, vous avez des esprits clairs, vous avez la force, vous avez le désir, vous avez la vision, et ce que le diable a fait, il a provoqué toutes sortes de distractions, pour nous retenir de faire ce qui est important. Je veux lancer un défi à tous ceux qui sont réunis ici ce soir, je veux demander, combien d’entre vous, alors que vous avez vu ce que le Père et le Fils furent prêts à risquer pour sauver chacun de nous ici réunis, seraient prêt à dire ce soir, Dieu, par ta grâce et par ta puissance, cette année, je vais œuvrer de mon mieux pour conduire au moins une âme aux pieds de Jésus.

   Êtes-vous prêts à prendre cet engagement ce soir ? Voulez-vous vous lever si vous êtes disposés à prendre cet engagement ? Lorsque vous rentrerez chez vous, vous direz, « Je vais toucher une seule âme » ça pourrait être un ami, ça pourrait être un membre de la famille, concentrez-vous sur une personne, ça pourrait être un collègue de travail, ça pourrait être un étranger, ça pourrait être une personne qui vit dans la rue, mais Dieu veut nous voir œuvrer pour une seule âme. Vous savez, si nous œuvrons pour une seule âme, nous aurons doublé le nombre ici présent. Ne serait-ce pas merveilleux ? Et ceux qui regardent à la télévision, wouah, si eux pouvaient s’impliquer, et le faisaient pour une âme. L’église grandirait, nous finirions l’œuvre de Dieu. Êtes-vous heureux de vivre dans ce monde ? Voyez-vous au ciel, nous n’aurons pas besoin d’Iphones. Nous n’aurons pas besoin de Twitter, nous voyagerons en un instant de la terre au ciel, vers les planètes. Une chose curieuse pour moi, c’est de voir deux individus assis l’un à côté de l’autre et écrire des textos J Au ciel, nous communiquerons. Face à face, bouche à bouche ! Loué soit Dieu pour votre réponse. Et qu’en est-il lorsque nous serons dans le champ après la GYC[1] ? Que nous utiliserons juste l’énergie que Dieu nous donne pour faire cela.

Un appel à ceux qui ne se sont pas encore engagés pour Christ :

   J’aimerais faire un second appel. Peut-être qu’il y a ceux ici qui n’ont pas donné leur vie au Seigneur Jésus. Vous êtes cette âme pour laquelle Jésus est venu mourir, mais vous ne vous êtes pas engagé pour lui. Si vous êtes cette personne, j’aimerais vous demander de lever votre main à présent, et dire, je vais donner ma vie au Seigneur Jésus. S’il a tout risqué pour moi, je donnerai toute ma vie pour lui. Voulez-vous lever votre main en ce moment, si vous êtes dans cette catégorie ? Je ne peux pas très bien voir, parce que nous avons ces lumières dans mon visage ici, mais, y a-t-il quelqu’un qui ne s’est pas engagé pour Jésus-Christ et voudrait le faire ce soir, en levant la main ? Je voudrais avoir un moment de prière spécialement pour vous. Je vois certaines mains, plusieurs mains, c’est très difficile.

   Pourrais-je vous demander s’il-vous-plaît de vous avancer ? Je sais que c’est une grande requête, mais pourrais-je vous demander de vous avancer ? Nous avons une mer de personne, et je ne peux voir toutes les mains levées. Pourriez-vous s’il-vous-plaît vous approcher de ce côté. Je voudrais prier avec vous. Veuillez vous approcher rapidement, je remercie 3ABN de me donner un peu plus de temps ce soir, pour présenter ce message que je considère extrêmement important, veuillez vous réunir juste ici devant, je vais prier tout spécialement pour vous tous, ne remettez pas à plus tard, Jésus vous appelle ce soir. Vous dites peut-être, je le ferai demain, mais demain ne nous appartient pas ! Nous ne savons pas si nous serons vivants demain. Aujourd’hui est le jour du salut, nous dit la Bible. Plusieurs s’approchent en ce moment, Dieu soit loué ! Le Saint-Esprit œuvre ici ! Y a-t-il qui que ce soit d’autre qui voudrait s’approcher ? S’il-vous-plaît, approchez-vous, je ne veux pas mettre un terme à cette rencontre sans donner une occasion à tous ceux qui ont entendu l’appel du Seigneur ce soir, de s’approcher, et de répondre à cet appel de Jésus. Non pas de pasteur Bohr, de Jésus, par pasteur Bohr. Dieu soit loué pour ce beau groupe !

Prière finale.

 

LE MODÈLE DIVIN

Section 1. Fondements du modèle divin

  

 3. La corde à trois fils

Eccl 4 : 12 Et si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister ; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement.

   Tout système bien conçu prévoit une solution de secours au cas où l’une de ses parties fait défaut. Le modèle divin qui fut premièrement donné à Adam et Ève comme reflet du Père et du Fils s’est étendu à la communauté et à l’église. Remarquez ce que dit l’inspiration[2] :

   Au commencement, le père fut déclaré [1] prêtre et [2] magistrat de sa propre famille. Ensuite vint la règle patriarcale, qui était semblable à celle de la famille, mais étendue à un grand nombre. Lorsqu’Israël devint un peuple distinct, les douze tribus, issues des douze fils de Jacob, avaient chacune un dirigeant. Ces dirigeants, ou anciens, étaient rassemblés chaque fois qu’une quelconque question en rapport avec l’intérêt général devait être réglée. [1] Le grand prêtre était le représentant visible de Christ, le Rédempteur de son peuple. Lorsque les Hébreux s’établirent en Canaan, [2] des juges furent désignés, ressemblant à des gouverneurs. On déférait à ces chefs l’autorité de déclarer la guerre et de proclamer la paix pour la nation ; mais Dieu était toujours le roi légitime d’Israël, et il continuait à révéler sa volonté à ces dirigeants désignés, ainsi qu’à manifester par eux sa puissance. Signs of the Times, 13 juillet 1882.

   Alors que la famille s’est agrandie, le même modèle « Par Qui » et « De Qui » fut chaque fois reproduit, créant une corde à trois fils.

   Nous remarquons qu’alors que la position de prêtre et de magistrat revient à la même personne au foyer, ces responsabilités devaient être séparées dans le domaine de la société au sens plus large, créant une séparation entre l’église et l’état. Le détail de cette séparation s’étend au-delà du domaine de notre étude actuelle.

   Nous voyons le modèle divin de la famille clairement exprimé par Paul lorsqu’il affirma :

1 Cor 11 : 3 Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ

   Comme nous l’avons relevé, l’église et la communauté sont calquées sur la famille. Remarquez encore ce que dit Ellen White :

La société est composée de familles, et sera ce qu’en feront les chefs de ces dernières. C’est du cœur que procèdent « les sources de la vie », et le cœur de la société, de l’Église ou de la nation, c’est la famille. Le bien-être de la société, les progrès de l’Église, la prospérité de l’État dépendent des influences familiales. Le foyer chrétien, p. 15.[3]

   La société, ou communauté, est un sous-ensemble de l’église et de la nation. Remarquez comment Paul relie le modèle de la direction du foyer avec la qualification de la direction de l’église :

1 Tim 3 : 2-5[4] Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari [De Qui] d’une seule femme [Par Qui], sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. (3) Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. (4) Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission [ordonne à ses fils après lui Gen 18 : 19] et dans une parfaite honnêteté ; (5) car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’église de Dieu ?

   Comment l’église soutient-elle une famille lorsque le canal de bénédiction d’une famille en particulier est brisé ?

Jacques 1 : 27 La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde.

Ésaïe 1 : 17 Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve.

   Ces passages s’adressent aux dirigeant dans l’église. Qu’est-ce avant tout la pure religion ? C’est de visiter les orphelins et la veuve dans leur affliction. Pourquoi ? Parce que le foyer est le plus fort reflet du modèle divin, et parce que les dirigeants d’église doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour assister les familles où le père est parti, soit par la mort, ou par l’abandon de ses responsabilités. Lorsqu’un père n’était plus capable de bénir ses enfants, les dirigeants spirituels de l’église devaient prendre le pas et pourvoir à cette bénédiction. C’est exactement ce que fit Jésus.

Marc 10 : 13-16 On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. (14) Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. (15) Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. (16) Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains.

   D’où venait l’abondance de la bénédiction qui s’écoulait de Jésus ?

Matt 3 : 17 Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

   Par Christ, le modèle divin est entré en action, et toutes les promesses faites à Abraham étaient garanties. Abraham était un type du Christ lorsqu’il lui fut affirmé :

Gen 12 : 2 Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction.

   C’est le Fils de Dieu que le Père a béni et dont il a fait une grande nation par lui. Le Christ se tient à la tête de ce système de bénédiction, et la répand par la corde à trois fils pour remplir nos vies. Remarquez ce processus en action :

Luc 4 : 18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

Matt 28 : 18-19 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. (19) Allez, faites de toutes les nations des disciples,…

   Le message de Christ était entre autres de guérir ceux qui ont le cœur brisé. Qu’est-ce qui cause un cœur brisé plus que les malédictions destructrices d’une enfance malheureuse ? Pour en savoir plus sur le message du Christ, lisez le chapitre 19 de mon livre Life Matters.[5]

   Ce que nous voulons souligner ici, c’est que l’église était prévue comme un système de secours,[6] pour les familles lorsque l’élément « Par Qui » de la famille cessait de fonctionner. La communauté contribua également en s’assurant que les orphelins et les veuves aient de quoi manger, un abri et qu’ils soient protégés. Voyez Ruth chapitre deux au sujet de la pratique qui consistait à glaner dans les champs.

   Lorsque l’église et la communauté reflètent le modèle divin comme extension de la famille, un enfant grandira et s’épanouira, et si une famille souffre du manque de l’un des canaux, les deux autres canaux pourvoiront au manque. Comme le dit le proverbe, « la corde à trois fils ne se rompt pas facilement. » Alors que cette corde à trois fils ne se rompt pas facilement, Satan a fini par trouvé le moyen de briser ce système.

   Satan sait très bien que le canal de bénédiction dépend entièrement du modèle divin, parfaitement enchâssé dans notre pensée. Le Dieu que nous adorons est reflété dans le foyer, l’église et la communauté. Satan introduit un modèle corrompu pour l’humanité ; un modèle qui n’est pas un modèle de source et de canal, mais de co-égalité, dans lequel le deuxième élément se trouve sans le vouloir confondu avec le premier. C’est ici le secret de la désolation de la famille, de l’église et de la communauté. C’est la manière dont Satan peut briser la corde à trois fils. Lorsque les gens perçoivent une co-égalité inhérente de statut dans leur adoration du divin, la relation du mariage est alors altérée et coupe la bénédiction des enfants ; les dirigeants masculins sont neutralisés dans l’église, et en une seule génération Satan peut prendre le contrôle de toute une communauté.

   Il existe un lien direct entre le dieu adoré par l’église de Rome, et sa capacité à affliger les cœurs des hommes. Le secret consiste à briser le modèle divin et à le remplacer par une version de la Trinité trois en un. Peu importe la version que vous adoptez, tant que vous percevez la deuxième personne comme identique à la première, simplement avec un nom différent. L’Église Catholique accomplit cela par un être d’une seule substance, et l’Église Adventiste, en attribuant trois titres différents à des êtres divins possédant des qualités inhérentes identiques.

   Lorsque vous percevez que le Père et le Fils font partie d’un Dieu en trois personnes mais un seul être, vous perdez votre capacité à les distinguer les uns des autres. Lorsque vous parlez de l’un, vous parlez aussi de l’autre. C’est ainsi qu’un Trinitaire l’a exprimé :

   Il y a trois personnes dans la divinité, mais elles sont si mystérieusement et indissolublement liées les unes aux autres, que la présence de chaque d’elle est équivalente à la présence des autres. W.W. Prescott Sermon Notes, page 8, du sermon à Takoma Park, le 14 octobre 1939.

   Alors que vous lisez la citation suivante, voyez combien de temps il vous est possible de maintenir la distinction entre le Père et le Fils dans votre esprit :

   Nous suggérons que Dieu, dans Sa révélation personnelle Trinitaire, a déclaré nous avoir créé pour refléter l’amour résidant surnaturellement dans Son être même comme un Dieu trois en un qui aime éternellement. De plus, l’amour trin trouvé en Dieu n’est pas dirigé vers lui-même, ce qui implique fortement que nous trouvons notre plus grande joie et satisfaction dans la vie et le service des autres. Whidden, Moon et Reeve. La Trinité, p. 247.

   La confusion de la « révélation personnelle Trinitaire » ne faisait pas partie de la foi Adventiste des débuts. En 1874, le tout premier exemplaire du périodique Signes des Temps fut édité et publié par Pasteur James White, où furent introduits vingt-cinq Principes Fondamentaux ayant « très largement » été défendus par le peuple Adventiste. Nous avons ci-dessous les principes en rapport avec Dieu. Remarquez qu’ils suivent le modèle de 1 Corinthiens 8 : 6.

I. Il y a un seul Dieu, personnel, être spirituel, le créateur de toutes choses, omnipotent, omniscient, éternel ; de sagesse infinie, saint, juste, bon, véritable et miséricordieux ; qui ne connaît l’ombre d’un changement, et qui est partout présent par son représentant l’Esprit Saint. Ps. 139 : 7.

II. Il y a un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Père Éternel, par qui Il créa toutes choses, et par lequel elles consistent ; Il prit sur Lui la nature de la semence d’Abraham pour la rédemption de notre race déchue ; Il marcha parmi les hommes plein de grâce et de vérité, vécut notre exemple, mourut en sacrifice pour nous, fut ressuscité pour notre justification, monta aux cieux pour être notre seul médiateur dans le sanctuaire céleste, où, par Son propre sang, Il fait l’expiation de nos péchés ; expiation qui loin d’avoir eu lieu à la croix, où n’eut lieu que l’offrande du sacrifice, est la toute dernière partie de Son œuvre de prêtre selon l’exemple de la prêtrise lévitique, qui préfigurait le ministère de notre Seigneur dans le ciel. Voir Lév. 16 ; Héb 8 : 4, 5 ; 9 : 6, 7.

   Ces deux déclarations restèrent inchangées jusqu’en 1931[7], puis le mystère de la Trinité fut officiellement voté en 1980 comme Croyance Fondamentale de l’église Adventiste du Septième Jour. Comparons à présent la déclaration ci-dessus et sa distinction claire entre le Père et le Fils, avec l’affirmation de foi actuelle des Adventistes du Septième Jour au sujet de Dieu.

La Trinité : Il y a un seul Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit, une unité de trois Personnes coéternelles. Dieu est immortel, tout-puissant, omniscient, au-dessus de tout et omniprésent. Il est infini et au-delà de la compréhension humaine, on peut pourtant le connaître par Sa propre révélation. Il est pour toujours digne d’être vénéré, adoré et servi par la création entière.

   Si cette déclaration au sujet de Dieu est vraie, il nous faudrait alors lire 1 Corinthiens 8 : 6 comme suit :

   Néanmoins, pour nous il n’y a qu’un Dieu trin, la Trinité, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes ; par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

   La Trinité est conçue pour détruire les distinctions « De Qui » et « Par Qui » du Père et du Fils, qui aplanit le modèle divin pour la famille, l’église et la communauté.

   La suppression des distinctions entre le « De Qui » et le « Par Qui » tarit également le courant du canal. Au-lieu de venir directement du Père par le Fils, il pourrait trouver sa source dans l’un quelconque d’entre eux, et tout devient un mystère incompréhensible.

   Pour exemple, vous pouvez lire dans le livre des juges comment Israël s’est détourné de Dieu avec une structure distincte « De Qui » et « Par Qui » pour adorer Baal. (Juges 2 : 9, 10). Remarquez comment les relations familiales devinrent confuses, les hommes furent gouverné par la passion comme dans le cas de Samson et d’autres. Les hommes ont également perdu leur sensibilité à l’égard des femmes dans leurs vies, comme on le voit dans la vie de Jephté dans Juges 11. Lorsque des enfants naissent dans des familles qui ne savent plus bénir, on voit alors se former des tyrans comme Abimélech (Juges 9). Dans d’autres situations, ils deviennent craintifs, comme dans le cas de Barak, qui ne pouvait pas se battre sans être conduit par une femme (Juges 4).

   Notre église suit le même processus depuis que nous avons embrassé la Trinité et sa contrefaçon du modèle divin avec ses trois êtres identiques, en opposition à la Source et au Canal révélés dans 1 Corinthiens 8 : 6. Nous voyons diminuer le nombre d’hommes capables de diriger dans nos églises, les ruptures au sein du mariage augmentent, ainsi que la consécration de femmes pasteurs, et la distinction entre les hommes et les femmes est de plus en plus floue. Toutes ces choses sont les effets dévastateurs de l’adoration d’un Dieu trois en un qui ravage nos foyers, nos églises et nos communautés.

Jér. 10 : 20-25 Ma tente est détruite, tous mes cordages sont rompus ; mes fils m’ont quittée, ils ne sont plus ; je n’ai personne qui dresse de nouveau ma tente, qui relève mes pavillons. (21) Les bergers ont été stupides, ils n’ont pas cherché l’Éternel ; c’est pour cela qu’ils n’ont pas prospéré, et que tous leurs troupeaux se dispersent. (22) Voici, une rumeur se fait entendre ; c’est un grand tumulte qui vient du septentrion, pour détruire les villes de Juda en un désert, en un repère de chacals. (23) Je le sais, ô Éternel ! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir ; Ce n’est pas à l’homme, quand il marche, à diriger ses pas. (24) Châtie-moi, ô Éternel ! mais avec équité, Et non dans ta colère, de peur que tu ne m’anéantisses. (25) Répands ta fureur sur les nations qui ne te connaissent pas, et sur les peuples qui n’invoquent pas ton nom ! Car ils dévorent Jacob, ils le dévorent, ils le consument, ils ravagent sa demeure.

   L’appel d’Elie est un appel à tourner nos cœurs à nouveau vers le vrai Dieu d’Israël, le Dieu qui est révélé au cœur des Dix Commandements :

Mal. 4 : 4-6 Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, auquel j’ai prescrit en Horeb, pour tout Israël, des préceptes et des ordonnances. Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit.

  L’œuvre d’Israël est une œuvre de restauration du vrai Dieu d’Israël et un appel à refléter notre Dieu dans nos familles, nos églises et nos communautés.

Luc 1 : 16, 17 Il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.

   Le rapprochement des cœurs implique pour les enfants de reconnaître la position de leurs parents et pour les parents de reconnaître leur devoir de bénir. Détourner le peuple de la désobéissance implique pour les personnes de revenir à des dispositions respectueuses envers leur église ainsi que les dirigeants des communautés, et pour ces dirigeants de reconnaître devoir bénir et protéger ceux qui sont sous leurs soins. L’œuvre d’Elie n’appelle pas les hommes à se libérer de toute autorité humaine, mais plutôt à chercher des moyens de restaurer cette autorité en accord avec le modèle divin. Unissons-nous dans la prière afin de recevoir la puissance et l’esprit d’Elie, pour nous montrer comment restaurer le modèle divin dans nos foyers, nos églises et nos communautés.

Adrian Ebens 

 

LE COIN DES LECTEURS

 

   Jésus a dit : « Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » Marc 10 : 28-31.

   Sur les traces du Sauveur, il nous semble parfois que tout le monde est contre nous, et que la précieuse vérité est ternie par les attaques regrettables de ceux qui ont « l’apparence de la piété, mais renient ce qui en fait la force. » 2 Ti. 3 : 5.

   Il se trouve que j’ai devant moi une pile de plus de dix centimètres d’épaisseur de tous vos courriers postaux de ces deux dernières années, sans parler de vos nombreux courriers électroniques, qui viendraient probablement multiplier la hauteur de la pile J

   Ainsi, s’il est vrai que nous n’avons plus eu de « coin des lecteurs » depuis longtemps, nous souhaitons partager avec nos frères et sœurs quelques-uns des précieux messages que vous nous avez envoyés, afin d’encourager ceux qui, comme nous, ont besoin de savoir qu’ils ne sont pas seuls et que, même en France, Dieu se réserve un peuple qui aime la vérité de tout son cœur et n’a pas honte de Son Fils unique-engendré et du précieux don de son influence divine : le Saint-Esprit.

« Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges » Luc 9 : 26.

   Trop souvent, l’ennemi cherche à concentrer notre attention sur les diverses attaques dont nous sommes l’objet, alors que c’est Jésus qui est visé dans la personne de ses faibles instruments. Or, nous le savons : Jésus a vaincu Satan à la croix du Calvaire. Alléluia !

   Ce partage se veut dans un esprit de relation. Et c’est là notre bonheur : d’avoir une relation avec les enfants de Dieu, et de la partager avec ceux qui, tout comme nous, se sentent parfois seuls et isolés.

 

Midi-Pyrénées

Merci pour les livres arrivés aujourd’hui – En vous souhaitant une « bonne entrée » dans le printemps – Bises   

Centre

Chers amis en Jésus,

Je suis abondamment béni du Seigneur de vous avoir pour frère et sœur et amis chers à mon cœur, et suis reconnaissant à mon DIEU pour le précieux ministère que vous accomplissez par sa grâce. Merci, grand merci Elisabeth pour le très précieux outil de travail que tu m’as envoyé avec les explications des deux études de Marc. Je prie pour que DIEU me permette de l’utiliser pour sa gloire auprès des âmes qui ont faim et soif de  vérité. Amen ! Recevez tous les 4 mon affection fraternelle en Jésus Bien-aimé du Père.

Pays de la Loire

Chers Marc et Elisabeth,

Recevez nos meilleurs vœux en cette année 2015. La santé pour chacun, la réussite dans vos projets et la paix d’être en Jésus-Christ. (…)Nous espérons que votre famille toute entière soit bénie et que Dieu vous accompagne tout au long de cette année afin qu’elle ait du sens en Jésus-Christ. Merci pour les CD qui accompagnent « étoile du matin » ils sont toujours porteurs d’une bénédiction. Alors que vous soyez aussi dans les bonnes conditions pour recevoir celles qu’il a en réserve pour chacun de vous. 

Languedoc-Roussillon

Chers Marc, Elisabeth et les enfants

Merci pour vos bons vœux mentionnés dans l’Etoile du Matin, merci pour le CD et le livre « Guerre d’identité » Merci du fond du cœur.

A notre tour nous venons vous adresser les nôtres pour cette nouvelle année 2015.

Nous vous envoyons toutes nos affectueuses pensées et demandons à notre Père Céleste de verser sur vous quatre : santé, paix, douceur et toutes les bénédictions dont il est capable de répandre sur chacun d’entre vous, selon vos besoins.

Le message sur la nature de Dieu est sérieusement attaqué et il divise dans les églises. Notre rôle est de prêcher dans l’amour et la prière, car la vérité de Dieu est la vérité de Dieu.

J’ai appris que F.S. faisait circuler sur Internet des attaques assez sévères. C’est vraiment regrettable ! Mais je sais aussi que tu as répondu, Marc, en lui envoyant les textes appropriés. Je prie pour lui et espérons qu’il entendra la voix de l’Esprit de Dieu lui révéler la vérité à ce sujet. Notre église est tellement imprégnée d’erreurs et de contre vérités. (…) Si l’occasion m’est donnée, j’essaierai de lui parler (F).

Que Dieu vous bénisse abondamment tout au long de cette année 2015. Bien affectueusement… 

Suisse

Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption, afin, que comme il est écrit, Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. 1 Cor. 1 : 30, 31.

Un grand, grand Merci !

Courage et foi à vous

Amitiés,

Ainsi parle l’Éternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie ; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes. Jérémie 6 : 16. 

Midi-Pyrénées

Petite famille chérie, ô combien !

Mon état de santé me frustrant du privilège de ce merveilleux partage à Saint Rome j’ai affiché dans ma maison le programme « Agapé » de ce grand rendez-vous. Soyez assurés qu’il me gardera tout près de vous, faisant revivre les photographies du souvenir. Merci de m’en avoir comblée, ah oui !

Que la bénédiction du ciel soit manifestée dans la préparation de ce meeting au rassemblement imminent des rachetés.

C’est avec une vive émotion que je vous prie de saluer tous les frères et sœurs de ma part. Merci ! Merci !

Midi-Pyrénées

Chers tous,

Merci pour vos bons vœux. Recevez aussi les nôtres de bonne et heureuse année et de bonne santé sous le regard du Seigneur. Que cette année soit riche en Lui et qu’elle soit la réalisation de notre espérance. Bien affectueusement en Celui que nous attendons… 

Pays de la Loire

Merci pour vos vœux, via Etoile du Matin Internet. Meilleurs vœux de SANTÉ physique et morale, de Persévérance dans la Foi, de sanctification dans l’Amour du Père et du Fils par l’Unité de leur Esprit vivant en nous ! Fraternellement, Jésus revient bientôt. 

Midi-Pyrénées

…Merci pour ce beau travail que vous faites. Que le Seigneur vous soutienne. A bientôt… 

Ile de France

Chers amis, nous voulons partager avec vous les bénédictions que nous recevons de Dieu. Avec nos amitiés sincères.

PACA

Chers Marc, Elisabeth et les enfants

Nous vous souhaitons une bonne année, sous le regard bienveillant de notre Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ. Que Dieu bénisse votre maison et l’œuvre qu’il vous donne. 

Suisse

Chers amis, Voici quelque chose pour les frais. Merci encore pour tout. Salutations fraternelles, frère… 

Midi-Pyrénées

Petite famille chérie

Mille fois merci pour Etoile du Matin Vol. 6. Quel bienfait : de découvrir ces photos et nos très chers frères venus de si loin ! Quelles merveilleuses émotions… vous partagez avec la découverte de l’auteur de cet ouvrage qui vous a couté tant de « nuits blanches », tant d’amour exprimé, partagé. Je me sens tellement en accord avec ces messages conducteurs débordants de l’Amour Sublime du PÈRE et de SON FILS. Ô oui, soyez heureux de l’avoir offert à notre bénéfice, et bénis pour l’Éternité.

Merci d’avoir envoyé « ETOILE » à mon amie et sœur en JESUS, Sr. S. Elle l’a tout de suite photocopié pour transmission à sa sœur.

Je garde bien au chaud dans mon cœur DANIEL et JOSUÉ, qu’ils le sachent bien. C’est si fort de conserver estime et tendresse pour leur générosité : ils sauront si bien se donner à tous. MERCI MES CHÉRIS. …qui vous reste fidèlement attachée. 

Centre

Chère Sœur, Frère,

Ci-joint un petit présent pour la revue Etoile du Matin, que je trouve très bien. Je suis Adventiste à l’Église de C…. Continuez vous faites du bon travail pour notre Seigneur. Avec toute mon amitié en Christ, frère... 

PACA

Chers Marc et Elisabeth,

Merci pour les vidéos que vous avez mises sur le site, qui nous a fait partager un peu de vos moments de vie là-bas. Que Dieu bénisse son œuvre en Jésus-Christ et qu’il bénisse votre maison. Salutations fraternelles, Famille... 

Ile de France

Coucou vous quatre !

Les circonstances actuelles imposent leurs restrictions, aussi tenons-nous malgré tout à vous manifester notre soutien par notre modeste geste ! Que Dieu vous garde à son service jusqu’à son retour ! Bons baisers … dans le Seigneur et au plaisir de vous revoir dès que possible ! 

Ile de France

Chers Frère et Sœur,

Merci pour ces lectures intéressantes, Cela me permet de faire le point concernant notre culture Adventiste.

 Fraternellement en Jésus, 

Centre

Chers Amis Bonjour,

Nous sommes heureux de recevoir régulièrement la brochure « étoile du matin », et nous lisons régulièrement les histoires à nos enfants. Nous espérons que toutes les personnes qui composent votre foyer se portent bien, malgré les temps difficiles. Que Dieu vous garde dans la mission que vous avez choisie, et qu’il vous protège jusqu’à son retour.  Nous pensons bien à vous, au plaisir de vous revoir... 

Rhône-Alpes

A Marc, Elisabeth, Josué et Daniel. Ps 113. Serviteurs de l’Éternel, louez, Louez le nom de l’Éternel ! Que le nom de l’Éternel soit béni,  Dès maintenant et à jamais !

Que l’Éternel répande sur vous ses bénédictions en abondance, et qu’il passe fructifier votre ministère à sa gloire. C’est ma prière pour vous ! Bises de…, votre sœur en Christ. God is Love. 

Centre

Merci à notre Père et à son Fils bien-aimé, pour cette belle rencontre spirituelle qui nous a tous rapprochés les uns des autres dans une atmosphère d’amour, de joie et de paix, unis d’un même cœur dans la vérité qui nous rend libre. Merci Marc et Elisabeth, merci Adrian, Bill et Igor. Que DIEU nous bénisse, Amen ! 

Martinique

Bonjour Marc et Elisabeth. Ci-joint les dons pour « Etoile du matin ». Que Dieu vous bénisse et vous garde. En Jésus-Christ son Fils engendré. 

Ile de France

…Merci pour votre écoute et que le Seigneur vous soutienne dans l’enseignement que vous apportez à tous. Que l’amour du Christ nous conduise. 

Midi-Pyrénées

Petite famille chérie,

En tout 1er lieu, je vous demande pardon à tous 4 d’être restée silencieuse devant tant de manifestations fidèles et tendres à ma personne. Tous vos messages sont conservés, pleins de couleurs et de beauté, de vie, riche de Bonheur. Dons du ciel. Ils apportent réconfort et prolongent la vie. Ce que je vous exprime est concrètement ressenti je vous l’assure !

Quelle joie de vous revoir tous les quatre dans les pages de l’Etoile du Matin la bien nommée ! A quatre, oui. En plein ouvrage, joyeuse, sympathique, ô combien j’ai commencé une bonne lettre pour vous, elle vous parviendra prochainement, mais que celle-ci vous soit déposée demain, Sabbat comme un clin d’œil du ciel s’additionnant aux dons de ce jour béni, me fait courir à la Poste avant la levée du soir ! (…)

Merci ! immense du don de votre LIVRE quel TRAVAIL ++++ et encore ++++ ! Mais quel Bonheur ! pour TOUT le PEUPLE. JOIE du CIEL. NOURRITURE de FESTIN. Je vous aime.

Rhône-Alpes

Que notre Père Céleste vous bénisse abondamment en Jésus-Christ pour le ministère qu’Il vous a mis à cœur de semer.

Merci de nous ouvrir les yeux, les oreilles, le cœur de ce qui se passe autour de nous et dans nos églises.

Que de plus en plus de frères et sœurs soient touchés par la grâce de Dieu et de notre Seigneur Jésus. Fraternellement...

Martinique

Elisabeth, Marc, MERCISSS pour ce beau travail de traduction. MERCI du message et votre consécration. BISSSS avec Es. 12 et Ap. 19 : 13. 

Bretagne

Chers Elisabeth et Marc

Avec retard, je viens vous remercier pour l’envoi du livre d’Adrian Ebens que je viens de commencer.

Un grand merci également à notre Dieu qui nous conduit dans toute La Vérité telle qu’elle est en Jésus, son fils unique engendré. Dieu avait déjà permis par le passé que je sois convaincue que la vie spirituelle est une affaire de Relation avec son Créateur (par…) Maintenant il est important de l’approfondir. Merci encore à Jésus pour cette Vérité, qui fait de nous des enfants de Dieu et des frères et sœurs en Jésus.

Que notre Dieu bénisse votre ministère et qu’Il vous soutienne au-delà de ce qu’on espère. Je vous embrasse bien affectueusement en Celui qui nous rapproche les uns des autres. 

Limousin

Bonjour chers amis,

Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus.

Merci pour vos bonnes nouvelles et pour votre revue qui nous enrichissent et fortifient. (…)

Nous vous espérons en bonne santé avec la chaleur qui s’installe.

Que Dieu vous bénisse. 

Rhône-Alpes

A la famille MARC FURY,

Nous vous saluons depuis A. où le ciel, hélas ! est nuageux et gris. Depuis 15 jours maintenant, j’ai donné un exemplaire du livre d’A. EBENS au directeur de la bibliothèque de Collonges qui l’a accepté. Mais avant d’informer officiellement l’auteur, j’attends que le livre soit sur le rayon. Ceci prend un certain temps. (…)

Bien fraternellement… 

Bretagne

Chers amis,

J’ai décidé de faire un don pour l’Etoile du Matin. Le Seigneur m’a mis dans le cœur ce geste que je peux faire avec joie.

J’en suis fort heureux, d’avoir la possibilité, pour en faire profiter l’Etoile du Matin.

Je vous embrasse tous les quatre et vous transmet mon amitié dans le Seigneur. 

Pays de la Loire

Merci pour l’envoi qui permettra j’espère, à certains Laodicéens dont nous faisons partie à prendre au sérieux les conseils Divins et non à se laisser babyloniser…

Fraternelles pensées pour toute votre famille,

Que Dieu vous bénisse…

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Voilà chers lecteurs, quelques passages des nombreux courriers encourageants que vous nous avez adressés. Soyez bénis et sachez que votre prospérité spirituelle est notre motivation !

Que ces paroles soient donc un encouragement pour vous et s’il vous semble parfois que vous êtes seuls, sachez que Dieu connaît les siens et qu’Il se réserve un peuple pour le jour grand et glorieux du retour de Jésus-Christ !

 

Histoire pour les enfants

Le pont de la mort

   CHARLES HALOIS s’était couché mais ne pouvait s’endormir parce qu’il tournait et retournait dans sa tête quelques détails de la journée. Mais devait-il vraiment avoir honte ? Oh ! si seulement il pouvait oublier et s’endormir ! Ses cousins Georges et Marc s’étaient déjà endormis, et lui aussi aurait bien voulu faire de même.

« J’ai quatorze ans et je suis un lâche ». Pensait-il en frémissant.

   Ce n’est pas agréable d’être traité de lâche. Et penser qu’il s’était senti si heureux lorsque, à la fin de l’année, scolaire, ses parents lui avaient dit :

- L’oncle Raphaël t’invite à passer les vacances à la ferme. Il est d’avis que cela sera amusant pour toi et ses deux fils. Tu te familiariseras avec la vie à la ferme, avec les récoltes, les animaux, les machines agricoles. Maman et moi en avons parlé, et si tu veux y aller…

- Si je veux y aller ! Mais bien sûr ! avait-il répondu avec joie.

   C’est ainsi que Charles était arrivé chez son oncle, et il trouvait passionnante la vie à la ferme. Il fallait bien travailler, mais il avait trouvé toutes les tâches si amusantes… c’est-à-dire jusqu’à cet après-midi. Si seulement il pouvait effacer cet après-midi, et savoir que ce qui lui était arrivé ne s’était jamais produit ! Et de nouveau il lui fallut revivre chacun des cruels détails pendant que l’insomnie le torturait.

   Après le déjeuner, son cousin Georges avait dit :

- Allons au bord du ruisseau, jusqu’au Pont de la mort.

- Qu’est-ce que le Pont de la mort ? avait demandé Charles.

- Oh ! c’est le nom que nous avons donné à un endroit intéressant. C’est le plus profond et le plus dangereux de la rivière. Il y a quelques années, un arbre s’est abattu au travers de cet endroit formant un pont naturel très difficile à franchir. Il faut vraiment du courage pour traverser la rivière sur ce pont, car le tronc n’est pas droit ; il présente un bon nombre de bosses, et c’est très glissant aux endroits où l’écorce est tombée. Cependant, Georges et moi, conclut Marc, nous y passons chaque fois que l’envie nous en prend. »

   Les garçons étaient donc allés au Pont de la mort, et Charles l’avait trouvé plus dangereux même que la description faite par Marc. Lorsqu’il avait vu les eaux noires au fond du gouffre, il en avait frémi et s’était demandé où ses cousins puisaient le courage pour se lancer sur l’autre rive.

- Allons, viens donc, Charles. Tu apprendras bien vite à faire la traversée. Ne regarde pas en bas, lui avait crié Marc, déjà debout sur l’autre rive.

   Charles était resté debout, sur le bord de la rivière, et avait observé comment ses cousins s’y prenaient : avec lenteur et précaution. Il y avait des moments où ils semblaient sur le point de tomber.

- Il y a des rochers en bas. Il ne faut pas tomber dessus, avait été l’avertissement de Georges.

   Un regard suffit à Charles pour ressentir des vertiges, et lorsqu’il fixa ses regards sur les profondeurs tourbillonnantes il faillit se trouver mal. Il dit à ses cousins qu’il n’osait pas tenter la traversée.

   Georges et Marc ne lui dirent pas en autant de mots qu’il était un lâche, mais ils échangèrent des regards qui en disaient long.

- Je suis une poule mouillée, et je le reconnais, avait avoué Charles, pour qui le reste de l’après-midi fut un cauchemar.

   Enfin, après s’être retourné encore plusieurs fois dans son lit, il s’endormit.

   Le lendemain, il y eut bien des choses intéressantes à faire et son cousin Georges lui dit :

- Mais nous n’irons pas au Pont de la mort si tu n’y tiens pas.

   Après le petit déjeuner, l’oncle Raphaël recommanda aux garçons d’aller voir si le réservoir contenait assez d’eau pour abreuver le bétail. Le vent n’avait pas soufflé ces derniers jours, tout au moins suffisamment pour que le moulin à vent puisse remplir le réservoir, et il fallait s’en occuper.

   Au moment de sortir de la maison, les garçons virent un homme qui s’éloignait du moulin à vent, portant un seau qu’il versa dans le radiateur de sa voiture arrêtée sur la route.

- Je vois que quelqu’un s’est approvisionné d’eau, et je suis content que nous ayons pu lui en fournir ; mais souvent il se présente des étrangers qui ne savent pas faire fonctionner le moulin et ils le détraquent, dit l’oncle.

   En s’approchant du puits, les garçons remarquèrent que l’étranger avait non seulement pris l’eau qui lui était nécessaire, mais qu’il en avait pompé suffisamment pour abreuver tout le bétail.

- Ça c’est chic, dit l’un d’eux. Nous n’avons rien à pomper. Allons cueillir du raisin.

   Charles aimait les machines et se demandait comment le moulin et sa pompe fonctionnaient. C’est pourquoi, après avoir cueilli suffisamment de raisin, il déclara à ses cousins :

- Je veux aller voir comment marche le moulin.

   Georges et Marc portèrent le raisin à la cuisine et Charles se dirigea vers le moulin. Il remarqua un bon nombre de dispositifs ingénieux, et s’efforça de découvrir comment ils fonctionnaient.

   Il savait, par exemple, qu’en cas d’orage le moulin peut tourner sa roue à palettes dans le sens du vent afin que celui-ci ne détruise pas les ailes.

   Par contre, lorsque le vent ne souffle pas pendant plusieurs jours, on peut faire marcher la pompe à la main. La curiosité fut la plus forte et Charles essaya de faire démarrer le moulin. Un levier se coinça et Charles le força. Il se produisit un bruit étrange, et le garçon se rendit compte qu’il avait cassé quelque chose. De tout son cœur il désirait maintenant ne rien avoir touché. Il s’éloigna du moulin aussi vite qu’il put, et durant l’après-midi, se trouvant avec ses cousins, il leur raconta ce qui lui était arrivé.

- Oh, tu ne peux pas l’avoir cassé, mais allons y jeter un coup d’œil, dit Georges.

   Et Marc, de son côté, chantonna :

- La poule mouillée a peur d’avoir cassé le moulin.

   Ces mots cruels furent pour Charles comme un coup de poing en plein visage, et il sentit ses joues s’empourprer tandis que Georges examinait le moulin.

- Tu l’as certainement détraqué, Charles, entendit-il. Ça ne va pas plaire à papa. Il est sévère lorsqu’il y a de la casse. Heureusement qu’il y a de l’eau dans le réservoir pour le bétail. Quand tu as relâché ce… mais à quoi bon entrer dans ces détails !

- Oh ! Georges, je voulais seulement apprendre. Que puis-je faire ? Je paierai la pièce de rechange.

- Ça prend parfois des semaines pour obtenir ces pièces.

   Et tout à coup Marc s’exclama :

- Sais-tu que tu n’as pas besoin de dire un mot. Il suffit de laisser croire que l’homme qui a rempli le radiateur de sa voiture ce matin est le responsable. Nous n’avons pas même besoin de mentir, une simple mention de l’homme fera l’affaire.

- Nous pourrions garder le silence, dit Georges. Cet homme a eu l’amabilité de nous remplir le réservoir en pompant à la main. Papa est sévère sur ces choses. Je n’aimerais pas le lui dire, si c’était moi qui avais cassé cette pièce.

- Pour ma part, dit Charles, je considère que je dois dire la vérité à votre père. Je ne pourrais accepter qu’on jette la faute sur un innocent.

   Georges et Marc regardèrent leur cousin mais ne prononcèrent pas une parole. Charles, la gorge nouée, se dirigea vers son oncle qui était assis sous la véranda. Ses cousins le suivaient. Les voyant s’approcher, l’oncle soupçonna qu’il se passait quelque chose et demanda vivement :

- Qu’y a-t-il, mes garçons ?

- Oncle Raphaël, j’ai cassé le moulin à vent…

- Eh bien ! il ne manquait plus que ça ! s’exclama l’oncle. Je vais aller voir le dégât. Tu as eu au moins le courage de me dire la vérité. J’aurais pu accuser le monsieur qui est venu ce matin.

   L’oncle découvrit qu’une pièce était cassée, mais quand il parla par téléphone au représentant de la fabrique, celui-ci lui dit qu’il avait justement la pièce qu’il lui fallait.

   Le soir, quand les garçons allèrent se coucher, Marc dit :

- Tu sais, Charles, tu n’es pas une poule mouillée. Je regrette mes paroles cruelles. N’est-ce pas, Georges, qu’il est vraiment courageux ?

- En effet. Je suis content qu’il n’ait pas accepté notre plan malhonnête. Je suis fier de toi, cousin.

- Vous savez, répondit Charles, ce fut presque comme la traversée du Pont de la mort. J’étais paralysé par la crainte en m’adressant à mon oncle. Mais il y a deux sortes de courage, il me semble.

- C’est vrai, et le tien est vraiment le plus louable, déclara Georges.

Charles sourit et conclut :

- Cet automne, à la rentrée des classes, lorsque notre instituteur nous demandera d’écrire une composition sur ce que nous avons fait pendant les vacances, je n’aurai pas à chercher bien loin le sujet.

  


L’Exercice Physique

Les bienfaits de l’exercice

- Lorsque l’on fait de l’exercice à l’extérieur, on respire des ions négatifs, ce qui signifie que l’on respire le bon air, rempli d’oxygène.

- Le fait de marcher neutralise le stress, et rend la vie plus saine.

- L’exercice augmente l’activité des globules blancs et améliore ainsi la qualité du système immunitaire.

- L’exercice au soleil :

-  produit une absorption du calcium plus importante

- fait travailler les hormones du cerveau

- fait baisser la fatigue nerveuse

- permet d’avoir moins de maux de tête

- construit les muscles : force, flexibilité, puissance et endurance

- fait baisser les risques d’attaques cardiaques

- le pouls est plus lent, plus fort, et plus constant

- la circulation sanguine est améliorée

- la digestion est plus rapide et de meilleure qualité

- augmente l’action péristaltique (contractions qui se font de haut en bas dans l’estomac et les intestins)

- lorsqu’on se sent fatigué, il est bon d’aller dehors et de faire un peu d’exercice.

- Pour toute personne en bonne santé, un exercice physique rigoureux fortifie le cerveau, les os, et les muscles. L’exercice judicieux amènera le sang à la surface, et soulagera ainsi les organes internes. L’exercice vigoureux, en plein air et d’un esprit enjoué, favorisera la circulation, donnant un éclat sain à la peau, et transportera le sang vivifié par l’air pur aux extrémités.

- L’inaction de l’un des organes du corps sera suivi d’une diminution en taille et en force des muscles et aura pour effet un ralentissement de la circulation du sang dans les vaisseaux sanguins.

 

La marche et ses effets sur nos veines

   Nos jambes possèdent trois pompes, aux niveaux de la voûte plantaire, du mollet et enfin de la cuisse.

   La pompe plantaire est mise en marche quand le pied prend appui sur le sol. La pression écrase les veines situées à la plante du pied, propulsant le sang vers le haut.

   Les pompes musculaires du mollet et de la cuisse prennent le relais. Quand on marche, les muscles se contractent, comprimant les veines qui, vidées de leur contenu propulsent le sang vers le cœur.

   Marcher vide donc l’excès de sang installé dans les chevilles et les jambes, et stimule les veines profondes.

   Ainsi, les veines travaillent efficacement et permettent à notre circulation de se faire librement.

   Comme vous pouvez le constater, la marche possède donc un nombre incalculable de bienfaits et je vous propose de savoir les apprécier à leur juste valeur en faisant une marche quotidienne.

 

L’exercice physique fait la toilette aux muscles

   Tous les organes de notre corps sont formés, puis entretenus et modifiés, par le mouvement. Sans lui, pas de vie ; par lui tout grandit et prospère. Travail et chaleur sont les deux grandes lois qui régissent toute la machine animale. Pour accroître la nutrition, intensifier l’activité cellulaire, alimenter les combustions vitales, rien ne remplace le jeu régulier des muscles. L’exercice double l’appétit et devient ainsi le meilleur condiment digestif. Il active la circulation du sang, parce que le muscle est l’un des organes qui reçoit le plus de sang et dépense le plus de force. Il amplifie la respiration et fait entrer plus d’oxygène dans le sang.

   Nous possédons plus de 500 muscles dont la propriété principale est la contractilité. Les muscles qui n’exercent pas cette propriété s’atrophient, car nous savons que dès qu’un muscle cesse de fonctionner, il s’atrophie. En revanche, il augmente de volume aussitôt son activité assurée.

   L’inaction ruine l’appétit et favorise la constipation avec tous les inconvénients attachés à cette sérieuse infirmité. Ceux qui ne travaillent pas ne jouissent pas non plus d’un sommeil profond et paisible.

   L’exercice doit être systématique et développer toutes les parties du corps. Il faut parfois le continuer malgré les douleurs et les malaises éprouvés au début.

   La marche et le travail en plein air sont les meilleurs genres d’exercices ; les malades eux-mêmes ne devraient pas négliger la promenade ; elle aide à la digestion, favorise la respiration et la circulation, diminue les congestions internes et calme le système nerveux.

 

Ellen White et l’exercice

   Sans exercice physique, aucune personne ne peut avoir une constitution solide et une santé vigoureuse ; et la discipline d’un travail régulier est non moins essentielle pour garantir un esprit fort et actif ainsi qu’un caractère noble. CT 307

   Une santé parfaite nécessite une parfaite circulation. CH 93

   La marche est, dans la mesure du possible, le meilleur remède pour les corps malades, car dans cet exercice tous les organes sont mis en mouvement. Par ce moyen la circulation du sang est grandement améliorée. CH 201

   L’exercice physique associé au travail exerce une bonne influence sur l’esprit, fortifiant les muscles, améliorant la circulation et donnant au malade la satisfaction de connaître sa propre capacité d’endurance. CH 201

   Encouragez les patients à passer du temps à l’extérieur. Trouvez des moyens pour leur permettre de rester dehors, où ils pourront faire connaissance avec Dieu au travers de la nature. CH 171

   Le travail accompli en plein air est dix fois plus bénéfique à la santé que l’activé accomplie à l’intérieur. Le mécanicien et le fermier ont tous deux un exercice physique, cependant le fermier est en meilleure santé que le mécanicien. Tout ce qui manque d’air revigorant et de soleil ne pourra correctement faire face aux nécessités du système. Le laboureur trouve dans son travail tous les mouvements qui ont été pratiqués en tout temps dans le gymnase. FE 73

   L’exercice du matin, la marche dans l’air frais et revigorant des cieux, ou la culture de fleurs, de fruits et de légumes, est nécessaire pour une bonne circulation du sang. Il s’agit de la meilleure garantie contre les rhumes, la toux, la congestion du cerveau et des poumons, l’inflammation du foie, des reins et des poumons, et une centaine d’autres maladies. ML 136.5

   Lorsque le temps le permet, tous ceux qui le peuvent, devraient marcher en plein air chaque jour, été comme hiver, … Une marche en hiver serait plus bénéfique à la santé. CH 52

   L’exercice quotidien modéré communique la force aux muscles qui, sans cela, deviennent flasques et affaiblis. Le foie, les reins et les poumons seront également fortifiés pour faire leur devoir au moyen de l’exercice quotidien en plein air. 2T 533

   L’estomac malade trouvera un soulagement par l’exercice. HL 133

 

Coin Santé

Gaufres au sarrasin

(recette sans gluten)

Ingrédients :

- 300 g de farine de sarrasin

- ½ sachet de levure sans gluten

- 1 Cuillère à soupe de sucre (Cs)– ou 1 pincée de stévia en poudre

- 1 cuillère à café (cc) de cannelle

- 4 Cs bien pleines de graines de lin moulues

- 65 g d’huile

- 500 ml + de lait végétal

 

Préparation :

- Mettre tous les ingrédients secs dans un grand saladier et bien mélanger.

- Ajouter l’huile.

- Verser le lait petit à petit tout en fouettant afin d’obtenir une belle pâte lisse. Il se peut qu’il vous faille ajouter du lait végétal, d’où le petit + dans les ingrédients :).

- Pendant la préparation de la pâte, faire chauffer votre gaufrier.

- Verser une petite louche de pâte dans le gaufrier chaud et graissé et l’étaler pour qu’elle remplisse tous les trous.

- Procéder selon votre habitude.

- Laisser cuire pendant plusieurs minutes jusqu’à ce que les gaufres soient bien dorées.

- Servir chaud avec des fruits, du sirop d’érable ou d’agave, de la confiture, du miel… selon vos goûts.

- Vous pouvez aussi les faires cuire dans une poêle chaude comme des blinis ou des pancakes.

 

- Pour ceux d’entre vous qui le souhaitent, vous pouvez également faire ces gaufres avec de la farine de blé semi-complète.

  

[1] GYC : Génération of Youths for Christ ; Génération de Jeunes pour Christ

[2] Les nombres entre crochets sont ajoutés.

[3] Adventist Home p. 15

[4] Les commentaires entre crochets sont ajoutés

[5] Voyez www.life-matters.org

[6] « Christ donne ici à Son peuple un exemple de la manière dont Il agit pour le salut des hommes. Le Fils de Dieu s’identifie avec Son église organisée. Ses bénédictions doivent être déversées par les agents qu’Il a lui-même consacrés, et Il désire que les hommes s’attachent eux-mêmes à ce canal de bénédiction. » Signs of the Times, 10 novembre 1898

[7] Les principes fondamentaux des Adventistes du Septième jour, tels qu’exprimés plus haut apparurent chaque année dans le livre Adventiste annuel (« Adventist Year book ») jusqu’en 1914. L’année où Ellen White mourut, ces Principes Fondamentaux cessèrent d’apparaître, jusqu’à ce que la déclaration préparée par F.M.Wilcox et certainement F.D.Nichol apparut soudainement dans le livre de l’année 1931. « Réalisant que le Comité de la Conférence Générale – ou tout autre organisme ecclésial – n’accepterait jamais le document dans la forme dans laquelle il était écrit,  Pasteur Wilcox, en pleine connaissance du groupe, transmit directement la Déclaration à Edson Rogers, le statisticien de la Conférence Générale, qui le publia dans l’édition de 1931. » - Fritz Guy. Découvrir l’origine de la déclaration des 27 Croyances Fondamentales. La déclaration de 1931  affirme : 2. La Divinité, ou Trinité, se compose du Père Éternel, Être personnel, spirituel, omnipotent, omniprésent, omniscient, infini en sagesse et en amour ; du Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Père Éternel, par lequel toutes choses furent créées et qui est l’auteur de la rédemption de tous ceux qui seront sauvés ; du Saint-Esprit, la troisième personne de la divinité, la grande puissance de régénération dans l’œuvre du salut. Matt. 28. 19.