Vol.4 - Juillet 2015

 

Ce volume en PDF

 

 «Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. » Psaume 103 : 12, 13

 

Table des matières  

Editorial

L’amour ne soupçonne pas le mal - Etude Biblique

Ne mettez pas du sable sur les axes

Bénédiction et malédiction – Adrian Ebens

Le jour de l’Eternel – Pasteur D.T. Bourdeau

Le repos physique et spirituel

Corinne et la Critique – histoire pour les enfants

Sauce parfumée d’été — coin santé

—– 

Editorial

« Que tous ceux qui te cherchent, soient dans l’allégresse et se réjouissent en toi ! Que ceux qui aiment ton salut disent sans cesse : Exalté soit Dieu ! » Psaumes 70 : 5.

   Chers amis lecteurs,

   Alors que je m’adresse à vous par l’intermédiaire de ces quelques lignes, plusieurs choses se présentent à mon esprit. La première est la reconnaissance à Dieu pour sa fidélité inlassable envers ses enfants. Même dans ces temps tourmentés, l’Eternel est un Rocher solide pour ceux qui le craignent. Il est vrai que la douleur et la peine sont aussi le lot des disciples du Seigneur, mais ils ont cette magnifique promesse : « Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces, mais avec la tentation, il préparera aussi le moyen d’en sortir. »

   Ainsi, nous avons une pensée pour pasteur Allen Stump, qui a perdu sa mère dimanche, le 14 juin 2015 à 14h30, suite à une attaque cardiaque ayant eu lieu une semaine plus tôt. Nous lui avons adressé un message de sympathie dans cette épreuve, mais aussi d’espérance avec 1 Thessaloniciens 5 : 9 et 10 : « Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ, qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui. » Il nous a remercié en disant combien sa mère était formidable et lui manquera fortement. Prions donc pour lui et soyons reconnaissants pour les précieux messages qu’il est venu partager avec nous par le passé.

   Par ailleurs, cette année est une année riche en événements. Il se trouve que c’est une année sabbatique pour les Juifs, et que ces dernières décennies, les années sabbatiques ont clairement marqué l’histoire. La chute des tours jumelles de New York en septembre 2001 et le crash financier en septembre 2008 en sont la preuve. Sept années plus tard, nous voilà en 2015. Que se passe-t-il ? Les Adventistes du 7ème Jour vont se retrouver à San Antonio pour leur 60ème Conférence Générale, et débattront entre autre de la consécration des femmes pasteurs, une chose clairement prohibée dans les Ecritures.

   Ensuite, au mois d’avril de cette année, la Cour suprême des États-Unis a examiné l’extension du droit au mariage de même sexe dans tout le pays, et la décision des juges est attendue pour fin juin. Trente-sept états sur cinquante ont déjà tourné le dos à Dieu. Un évangéliste Adventiste a même fait un parallèle frappant entre Abraham plaidant pour Sodome et Gomorrhe, et la situation de l’Amérique actuelle. Dieu promit à Abraham qu’il sauverait la ville si l’on y trouverait ne serait-ce que 50 justes. Mais ce ne fut pas le cas. Le nombre de justes put être négocié à 10 minimum, mais ce nombre n’étant pas atteint, le sort de Sodome et Gomorrhe fut scellé, et les villes furent détruites par le feu. Or, il ne reste actuellement plus que treize états américains sur cinquante, souhaitant maintenir la définition biblique du mariage. Lorsque la cours suprême décidera d’imposer le mariage contrefait à l’ensemble du pays, le sort de l’Amérique sera définitivement scellé, même si nous savons que sous bien des angles, c’est déjà le cas. N’oublions pas que l’homme et la femme furent créé à l’image de Dieu et de Jésus, en tant que couple, et que le mariage fut institué pour protéger cette image dans la relation des parents de chaque enfant appelé à naître sur la terre. Détruire l’image du mariage, c’est détruire l’image de Dieu, et c’est pourquoi cette question est de la plus haute importance.

   Mais ce n’est pas tout : à la période même du Yom Kippour, le 24 septembre, les deux chambres du congrès Américain accueilleront pour la première fois un pape catholique, et qui plus est Jésuite, le pape François, à prononcer un discours. « Nous sommes impatients d’entendre son appel à vivre selon nos valeurs, à protéger les pauvres et les gens dans le besoin, à promouvoir la paix, » a exprimé l’élue Nancy Pelosi.

   « Quand les hommes diront : Paix et sureté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. » Veillons donc et prions, afin de ne pas être surpris par la ruine soudaine qui va s’abattre sur le monde. « Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. » 1 Thess. 5 : 3, 4. Que ces paroles puissent à juste titre être adressées à chacun de nous, c’est ma prière.

   Nous vous souhaitons donc une bonne lecture de ces diverses études et articles que notre Père, dans Sa grande bonté, nous a encore accordées afin que nous les partagions avec vous. Que Dieu vous bénisse en Jésus-Christ !

   Marc et Elisabeth

  

Étude biblique

L’amour ne soupçonne pas le mal

A quel point nos pensées influencent-elles notre vie ?

« Car il est tel que sont les pensées dans son âme. » Prov. 23 : 7.

« Un grand nombre de pensées constituent  l’histoire inédite d’une journée ; ces pensées contribuent pour une grande part à la formation du caractère. …Et tout comme une goutte de pluie prépare le chemin à une autre en humectant le sol, de même une bonne pensée prépare la voie à une autre. » Messages à la jeunesse, p. 138.

Quelle sorte de pensées nourrit celui qui aime vraiment le Seigneur ?

« L’amour… ne soupçonne point le mal. » 1 Cor. 13 : 5d.

« Nos pensées doivent être surveillées avec soin ; car il suffit d’une seule pensée impure pour laisser une impression profonde sur l’âme. Toute mauvaise pensée laisse sa vilaine empreinte sur l’esprit. » Idem

Où les mauvaises pensées prennent-elles naissance ?

« Il dit encore : Ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. » Marc 7 : 20-23.

« Si les pensées sont tenues dans l’obéissance, les sentiments le seront aussi. Or, ce sont les pensées et les sentiments qui, réunis, constituent le caractère moral. » Idem, p. 86.

Que dit Jésus au sujet des mauvaises pensées ?

« Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point : celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère  contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. » Mat. 5 : 21, 22.

Jésus explique que si nous laissons s’enraciner dans nos cœurs des sentiments de colère, de convoitise, d’irrévérence et d’impureté, nous serons amenés à transgresser les commandements. Demandons au Seigneur de vivre dans nos cœurs et de les garder purs.

Qu’est-ce qui était à la racine de la méchanceté des antédiluviens ?

« L’Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leurs cœurs se portaient chaque jour uniquement vers le mal. » Gen. 6 : 5.

C’est parce que les antédiluviens nourrissaient de mauvaises pensées dans leurs cœurs qu’ils devinrent si méchants. Dieu était étranger à leurs pensées, ils adoraient des idoles, ce qui amena leur destruction par le déluge.

Qu’est-ce qui rendait très malheureux le premier roi d’Israël ?

« Comme ils revenaient, lors du retour de David après qu’il eut tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d’Israël au-devant du roi Saül, en chantant et en dansant, au son des tambourins et des triangles, et en poussant des cris des joie. Les femmes qui chantaient se répondaient les unes aux autres, et disaient : Saül a frappé ses mille, - Et David ses dix milles. Saül fut très irrité, et cela lui déplut. Il dit : On en donne dit mille à David, et c’est à moi que l’on donne les mille ! Il ne lui manque plus que la royauté. Et Saül regarda David d’un mauvais œil, à partir de ce jour et dans la suite. » 1 Sam. 18 : 6-9.

Saül aimait la louange des hommes. Quand il s’aperçut que cette louange allait à David, il fut rempli de jalousie. Plutôt que de demander au Seigneur de lui pardonner ces mauvais sentiments, de vivre dans son cœur, il se complut dans sa méchanceté, qui le conduisit à sa perte.

Quelles mauvaises actions ces pensées lui firent-elles commettre ?

« Le lendemain, le mauvais esprit de Dieu saisit Saül, qui eut des transports au milieu de la maison. David jouait, comme les autres jours, et Saül avait sa lance à la main. Saül leva sa lance, disant en lui-même : Je frapperai David contre la paroi. Mais David se détourna de lui deux fois. Saül craignait la présence de David, parce que l’Eternel était avec David et s’était retiré de lui. » 1 Sam. 18 : 10-12.

Ces pensées l’amenèrent à commettre des actes de violence. Il chercha à ôter la vie à celui dont il était jaloux, bien que celui-ci ne nourrît que de bonnes pensées à son égard.

Quel est le roi qui, des années plus tard, permit à de mauvaises pensées de dominer son cœur ?

« Après ces choses, voici ce qui arriva. Naboth de Jizreel, avait une vigne à Jizréel, à côté du palais d’Achab, roi de Samarie. Et Achab parla ainsi à Naboth : Cède-moi ta vigne, pour que j’en fasse un jardin potager, car elle est tout prêt de ma maison. Je te donnerai à la place une vigne meilleure ; ou, si cela te convient, je te paierai la valeur en argent. Mais Naboth répondit à Achab : Que l’Eternel me garde de te donner l’héritage de mes pères ! Achab rentra dans sa maison, triste et irrité, à cause  de cette parole que lui avait dite Naboth de Jizréel : Je ne te donnerai pas l’héritage de mes pères ! Et il se coucha sur son lit, détourna le visage, et ne mangea rien. » 1 Rois 21 : 1-6.

Si Achab avait aimé son prochain, il n’aurait pas été triste à la pensée qu’il ne pouvait pas acheter la terre qu’il convoitait. Il était dominé par son égoïsme, ce qui le conduisit à laisser la reine mettre à exécution des mauvais desseins, à commettre un crime.

Quelle exhortation Jésus adresse-t-il à tous ceux qui s’inquiètent au sujet de leurs besoins futurs ?

« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? » Mat. 6 : 25.

Certaines personnes étaient malheureuses, et même malades, en pensant à l’avenir. Jésus les rassura. Il faut se confier en Dieu et tout ira bien.

Quels exemples donne Jésus pour éloigner de nous toute anxiété au sujet de notre nourriture et de nos vêtements ?

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dit que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? » Mat. 6 : 26-30.

« Sur les pétales des lis, Dieu a tracé pour nous un message que notre cœur ne comprendra que dans la mesure où il oubliera la méfiance, l’égoïsme et les soucis dévorants. Pourquoi dans l’amour débordant de son cœur de Père, Dieu nous a-t-il donné le chant des oiseaux ou la grâce des fleurs, sinon pour éclairer et égayer notre vie ? » Heureux ceux qui… » p. 91, 92.

Quelle doit être notre attitude à l’égard de l’avenir ?

« Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? » Mat. 6 : 31.

Nos pensées doivent se porter sur Dieu et sur sa sollicitude plutôt que sur nos besoins et le moyen de les satisfaire.

Sur quelles choses le chrétien peut-il sans dommage porter ses pensées ?

« Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. » Phil. 4 : 8.

« Ceux qui désirent ne pas être victimes des artifices de l’ennemi doivent veiller soigneusement sur ce qui peut leur suggérer des pensées impures. Il ne faut pas permettre à son esprit d’errer au hasard sur tous les sujets que l’ennemi nous présente. » Messages à la jeunesse, p. 280.

Si nous permettons à Jésus de contrôler nos pensées et de nous préserver de la mondanité, qu’en résultera-t-il ?

« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Rom. 12 : 2.

Lorsque nous consentons à ce que Jésus prenne possession de nos cœurs et contrôle nos pensées, toute notre vie est transformée.

A quel point Dieu nous connaît-il ?

« Et toi, Salomon, mon fils, connais le Dieu de ton père, et sers-le d’un cœur dévoué et d’une âme bien disposée, car l’Eternel sonde tous les cœurs et pénètre tous les desseins et toutes les pensées. Si tu le cherches, il se laissera trouver par toi ; mais si tu l’abandonnes, il te rejettera pour toujours. » 1 Chron. 28 : 9.

Il n’est aucune pensée que Dieu ne connaisse parfaitement. Il discerne derrière nos paroles et nos actions nos pensées secrètes.

 

Ne mettez pas du sable sur les axes

   Une personne qui n’a pas la capacité de beaucoup aider, peut souvent être un grand obstacle. Il n’est pas nécessaire de posséder de grands talents pour mettre un obstacle au travail des autres. Un garçon malicieux n’aurait pas besoin d’être très habile pour se tenir près d’une machine et semer un peu de sable sur les axes polis et brillants sur lesquels tournent les roues. Il pourrait le faire facilement et promptement sans même être remarqué ; mais le sable sur les axes, se mêlant à l’huile, diminuerait la vitesse du mouvement, consumerait la force, finirait par user les axes, endommageant les coussinets, empêcherait le mouvement, et dérangerait et gâterait la machine. Si le garçon essayait d’introduire dans la machine des cailloux ou des pierre, il causerait moins de dommage, car on verrait aussitôt les pierres et on les enlèverait, mais le mal est d’autant plus à craindre que le sable est si fin qu’il peut pénétrer partout sans qu’on s’en aperçoive.

   Il y a dans l’église de Christ des hommes qui n’ont jamais montré une grande habileté pour projeter ou exécuter quelque chose d’important. Leur principal don semble être celui de mettre du sable sur les axes. Ils peuvent être un empêchement sur le chemin de leurs semblables ; ils peuvent manifester un esprit de murmure et de mécontentement, pervertir, et semer la jalousie, la dissension et les soupçons, d’une manière aussi invisible, mais toute aussi efficace qu’un garçon peut semer du sable dans les coussinets d’une machine. Personne ne peut soupçonner ce qu’ils font ; ni les accuser de leurs méfaits ; mais une influence de défiance se répand, et l’œuvre de Dieu est empêchée par des combinaisons et des artifices secrets ; les hommes qui sont à la tête de l’œuvre sont surchargés, découragés et usés, de nobles entreprises échouent et sont abandonnées. Chacun remarque que les choses n’avancent que difficilement, et que quelque chose entrave leur progrès, mais personne ne semble savoir d’où vient la difficulté jusqu’au moment où les choses sont éclaircies, et alors chacun découvre que du sable a été jeté sur les axes.

   Un homme n’a pas besoin d’être doué d’une grande capacité pour remplir l’office de semeur de sable. Il n’est pas non plus nécessaire qu’il possède de l’intelligence, du talent, de la grâce, ou de la piété pour accomplir cette œuvre. La vanité, l’envie, la jalousie, l’aigreur et l’intrigue sont des qualifications suffisantes, dans des circonstances ordinaires. Un homme n’a pas besoin d’avoir beaucoup de religion pour censurer les autres. On a vu bien des personnes trouver à redire aux autres sans avoir de religion du tout. Il n’est pas nécessaire de faire un apprentissage bien long pour savoir jeter du sable sur les axes, celui qui ne sait pas graisser convenablement une machine pourrait parfaitement y introduire du sable.

   Supposons une église dans laquelle il y a seulement quelques personnes qui cherchent à faire quelque chose pour l’œuvre de Dieu, tandis qu’un certain nombre ne font rien que murmurer de ce que les choses sont faites d’une manière différente de ce qu’elles désireraient. Il y a peut être une personne qui, par amour pour la cause de Dieu, désire travailler sérieusement, énergiquement et efficacement à l’œuvre du Maître ; mais lorsqu’il aura commencé, il y en aura d’autres, qui n’auront jamais réussi à accomplir une œuvre d’une quelconque importance, qui seront prêts à jeter du sable sur les axes, en neutralisant ses efforts, jusqu’à ce que les ouvriers soient découragés et l’œuvre abandonnée ; après quoi les semeurs de sables retombent dans un état de quiétude. Ils ont fait ce qu’ils ont pu, et cela consistait tout simplement à empêcher les autres de faire quelque chose, et maintenant, ils répètent : « Je vous l’avais bien dit ; je savais qu’on ne ferait rien. » La plupart des églises possèdent dans leur sein que trop de ces semeurs de sable dont elles pourraient parfaitement se passer ; et s’il était possible de remplacer ces hommes par quelques-uns de ceux qui graisseraient la machine, qui l’adouciraient au-lieu de l’irriter, et qui seraient aussi empressés à se mettre à l’œuvre que ces semeurs de sable le sont à murmurer, personne n’en souffrirait. Il serait encore bien plus préférable si quelques-uns de ces hommes mêmes pouvaient cesser de jeter du sable et commençaient à verser de l’huile. Ils pourraient alors devenir une source de bénédiction et épargner à leurs semblables l’une des plus grandes épreuves  de leur vie. – Safeguard.


LE MODÈLE DIVIN

Section 1. Fondements du modèle divin

 

4. Bénédiction et malédiction

   Alors que nous considérons de plus près le modèle divin dans les Ecritures, nous voyons se former une image de la façon dont le « De Qui » et le « Par Qui » interagissent. Notre Père Céleste est un Dieu de bénédiction. Voyez ce que dit la Bible :

Nomb. 23 : 19-20 Dieu n’est pas un homme pour mentir, ni fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t-il pas ? Voici, j’ai reçu l’ordre de bénir : Il a béni, je ne le révoquerai point.

   Et encore :

Jacques 1 : 17 Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation

   L’un des points clef qu’il nous faut retenir est que c’est la joie, le privilège et le devoir du « De Qui » de bénir le « Par Qui ». Nous remarquons également que la force de la bénédiction se mesure par le respect du « Par Qui » envers le « De Qui ».

   Cette bénédiction réside dans une échelle de niveaux qui peut se transformer en malédiction. Alors que l’amour, l’honneur, le respect et l’obéissance passent au déshonneur, à l’irrespect et à la désobéissance, le canal passe de la bénédiction à la malédiction. Lorsqu’une personne se tourne contre quelqu’un que Dieu a établi comme autorité dans sa vie, la bénédiction qui aurait dû être reçue se transforme en malédiction. Remarquez soigneusement ces textes :

Exode 20 : 5-6 …qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fait miséricorde jusqu’à la millième génération à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.

Gen 12 : 3 Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.

   Le canal où ce principe est le plus puissant est lorsque l’origine du « Par Qui » vient directement du « De Qui ».

1 Cor 11 : 3 Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.

Prov. 17 : 6 Les enfants des enfants sont la couronne des vieillards, et les pères sont la gloire de leurs enfants.

   Ce canal est si puissant qu’il contient  la puissance de la vie et de la mort.

Mat. 4 : 4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Jean 6 : 63 C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

Prov 18 : 21 La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; quiconque l’aime en mangera les fruits.

Tout enfant vit de la vie de son père. Ellen White, Une vie meilleure, p. 85.

Les Paroles du Père sont notre vie et Sa Parole nous parvient par la corde à trois fils qu’il a instituée pour nous bénir et nous protéger. La bénédiction la plus urgente et la plus critique que notre Père veut nous envoyer se trouve dans ces mots :

Matt 3 : 17 Et voici une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

   La bénédiction que Christ reçut du Père nous est transmise.

Eph 1 : 6 A la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé.

   N’est-il pas merveilleux de savoir que le ravissement que ressentit Jésus lorsqu’Il entendit  Son Père Lui dire combien il l’aimait peut couler vers nous ? Souvenons-nous que ces paroles du Père n’ont pas plus de puissance que l’autorité que nous percevons pour le Père sur Son Fils. Dans la Trinité, le Père a une autorité déléguée, ce qui signifie que l’Esprit et le Fils ont voté la position du Père. La Bible enseigne cependant que le Père dispose d’une autorité absolue sur Son Fils ; c’est pourquoi Ses paroles de bénédiction sont absolues. Cette bénédiction absolue peut être la nôtre par Christ. Combien je prie afin que nous puissions voir le cœur de l’évangile en connaissant que Dieu est le Père de Christ et que Christ est le Fils de Dieu.[1] C’est pour nous la seule manière de savoir pour sûr que nous sommes acceptés dans le Bien-aimé et que Sa bénédiction est absolue.

   Nous relevons soigneusement comment Christ fût rendu capable de recevoir la bénédiction du Père :

Jean 5 : 19 Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.

Jean 5 : 30 Je ne puis rien faire de moi-même ; selon ce que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté du Père qui m’a envoyé.

Jean 8 : 29 Celui qui m’a envoyé est avec moi ; le Père ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.

Ps 40 : 8 Alors je dis : Voici, je viens ; Dans le rouleau du livre il est question de moi.

Jean 15 : 10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.

   Dans la vie de Christ, nous voyons que la clé pour obtenir une bénédiction est de garder la parole du « De Qui ». Alors que nous gardons la parole de ceux qui sont placés au-dessus de nous, cela bénit celui qui est appelé à nous protéger et à nous bénir.

Gen 12 : 3 Je bénirai ceux qui te béniront.

   De même que le Fils de Dieu obéit à Son Père, nous voyons que Sarah obéit à son mari.

1 Pi 3 : 6 Comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.

   Nous voyons cela reflété un fois de plus dans le modèle parent et enfant :

Eph 6 : 1 Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste.

Col 3 : 20 Enfants, obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur.

   Et nous voyons ce principe exprimé en rapport avec tous les aspects de la corde à trois fils :

Rom 13 : 1, 2 Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes.

1 Pi 2 : 13, 14 Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien.

1 Thess 5 : 12-13 Nous vous prions, frères, d’avoir de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur, et qui vous exhortent. Ayez pour eux beaucoup d’affection, à cause de leur œuvre. Soyez en paix entre vous.

   Alors que nous contemplons la vie de Jésus dans le modèle divin, nous voyons que la vie et la bénédiction arrivent par la soumission, le respect, l’honneur et par l’obéissance aux paroles de l’Autorité qui est au-dessus de Lui.

   Nous répétons encore que la puissance de la bénédiction se mesure directement par la puissance de respect et d’honneur que le « Par Qui » a pour le « De Qui ». Plus nous chérissons les paroles du « De Qui », plus elles nous bénirons. Plus nous méprisons l’autorité « De Qui » sur nous, plus ses paroles nous jugeront et nous condamneront. La malédiction tombe lourdement sur nous, parce que rejeter celui qui a autorité sur nous crée une distance avec la figure d’autorité et nous conduit à nous condamner émotionnellement. Cela est également irritant pour nous d’entendre des paroles de correction et de désapprobation, au lieu de paroles d’acceptation et d’approbation. Les paroles d’approbation apportent la bénédiction ; les paroles de désapprobation apportent une malédiction.

   Un bon exemple de ce processus se trouve dans l’histoire de Caïn. Caïn a désobéi à Dieu en n’apportant pas le sacrifice requis pour le culte. C’est alors que Dieu relève directement l’erreur de Caïn, et l’encourage à faire ce qui est juste. Cette tentative de corriger l’erreur de Caïn intensifie sa colère au point qu’il tua son frère pour l’avoir exhorté à faire ce qui est juste. La malédiction tombe lourdement sur Caïn. Pourquoi ? Est-ce parce que Dieu le fit souffrir ? Non, c’était le propre sens de justice de Caïn qui le poussa à ressentir qu’il vivait sans l’approbation du Ciel. Remarquez bien la note en rapport avec la réponse de Caïn lorsqu’il dit :

Gen 4 : 13 Caïn dit à l’Eternel : Mon châtiment est trop grand pour être supporté.

   Si vous lisez la note, il est dit « Mon iniquité est trop grande pour être pardonnée. » Cela signifie que Caïn se sentit si mal qu’il ne croyait plus que Dieu pouvait l’accepter. C’est ici le cœur de la malédiction. Lorsque nous désobéissons à Dieu et à ses autorités déléguées, nous développons un sentiment de plus en plus fort de ne pas être approuvés ou acceptés du Ciel. On ne peut échapper à ce principe.

   Ils sont nombreux à vouloir échapper aux autorités mises en place par Dieu en posant la même question que l’homme de loi qui cherchait à se justifier en demandant, « Qui est mon prochain ? » De même aujourd’hui, des multitudes répondent par, « Qui est l’autorité dans ma vie ? » Ils sont nombreux à prétendre que la Bible seule est l’autorité dans leur vie, et pourtant, cette même autorité condamne leur affirmation. Dieu a placé une corde à trois fils d’autorité « Par Qui », ou d’autorités nourricières, pour notre protection et notre bénédiction. Si nous les rejetons, nous rejetons alors l’autorité de Dieu, et recevrons une malédiction.

   Une question qui se pose naturellement en rapport avec ce canal est : « Que dois-je faire lorsqu’une personne dans mon canal d’autorité me demande de faire quelque chose de contraire à la Parole de Dieu ? Que dois-je faire lorsqu’une figure d’autorité rejette Dieu et vit une vie immorale ? Suis-je toujours sous leur autorité ? » C’est ici la prochaine question que nous allons traiter, puisque nous y faisons tous face à un moment ou à un autre, et il est important de savoir comment nous devrions y répondre selon la Bible.

 

LE JOUR DE L’ETERNEL

Pasteur D. T. BOURDEAU

   Texte : Amos 5 : 18-20. Malheur à ceux qui désirent le jour de l’Éternel ! A quoi vous servira le jour de l’Éternel ? Il sera ténèbres, et non lumière ; Comme un homme, qui fuit devant un lion, et que rencontre un ours; qui entre dans la maison, appuie sa main sur le mur, et un serpent le mord. Le jour de l 'Éternel, n’est- il pas ténèbres, et non lumière ? Obscurité, et non clarté ?

   Quand l’Eternel prononce un malheur, il veut dire un malheur et non un bonheur ; et les malheurs que l’Eternel envoie sont terribles, et il est de la plus haute importance que nous les évitions. « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » (Héb. 10 :31) pour avoir été insensibles à son amour et à ses offres de miséricorde, et avoir méprisé ses promesses et avertissements.

   Dans notre texte, le Seigneur prononce un malheur contre ceux qui désirent le jour de l’Eternel. Et pourtant, nous trouvons dans d’autres passages de l’Ecriture que le Seigneur nous encourage à désirer ce jour, à hâter par nos désirs la venue de ce jour. 2 Pierre 3 : 12, etc., etc. Y aurait-il une contradiction sur ce point ? Nullement. La Parole de Dieu n’est point oui et non, mais, oui et amen à la gloire de « Celui qui ne peut mentir, ni tromper ses créatures. »

   Il est impossible qu’il soit ici question de ceux qui désirent le jour de l’Eternel, l’envisageant à la lumière des Ecritures et se préparant à le rencontrer. Il s’agit ici de ceux qui désirent ce jour, ayant des vues erronées quant à sa nature, qui les portent à négliger la préparation nécessaire pour le rencontrer. Cela se voit clairement par le langage même de notre texte. L’Eternel, ayant prononcé un malheur contre ceux qui désirent le jour en question, demande immédiatement : « De quoi vous servira le jour de l’Eternel ? » Ces paroles impliquent que ceux  à qui l’Eternel parle s’attendent à recevoir par l’arrivée de ce jour des avantages, qu’ils ne recevront point. L’Eternel continue : « Ce sont des ténèbres, et non une lumière. » Et pour montrer que cette vérité est essentielle, il la répète encore deux fois : « Le jour de l’Eternel, ne sont-ce pas des ténèbres, et non pas une lumière ? Et l’obscurité n’est-elle point en lui et non une clarté ?

   Ici, comme dans d’autres passages de l’Ecriture, les ténèbres représentent la tristesse, la douleur et les jugements de Dieu, tandis que la lumière est l’emblème de la joie et du bonheur. Parlant de la journée de l’Eternel, le prophète dit : « Ah ! quel jour ! Car le jour de l’Éternel est proche ; il vient comme un ravage du Tout-Puissant. …SONNEZ de la trompette en Sion, faites-la retentir sur ma sainte montagne ! Que tous les habitants du pays tremblent ! Car le jour de l’Éternel vient, car il est proche ; jour de ténèbres et d’obscurité, jour de nuées et de brouillards. » Joël 1 : 15 ; 2 : 1, 2.

   En décrivant cette même journée, Sophonie dit : « Le grand jour de l’Eternel est proche, il est proche, il arrive en toute hâte ; le jour de l’Eternel fait entendre sa voix, et le héros pousse des cris amers. Ce jour est un jour de fureur, un jour de détresse et d’angoisse, un jour de ravage et de destruction, un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuées et de brouillards, un jour où retentiront la trompette et les cris de guerre contre les villes fortes et les tours élevées. Je mettrai les hommes dans la détresse, et ils marcheront comme des aveugles, parce qu’ils ont péché contre l’Eternel ; je répandrai leur sang comme de la poussière, et leur chair comme de l’ordure. Ni leur argent ni leur or ne pourront les délivrer au jour de la fureur de l’Eternel ; par le feu de sa jalousie tout le pays (toute la terre KJV) sera consumé ; car il détruira soudain tous les habitants du pays. (de la terre KJV) - Rentrez en vous-mêmes, examinez-vous, nations sans pudeur, avant que le décret s’exécute, et que ce jour passe comme la balle, avant que la colère ardente de l’Eternel fonde sur vous ! Cherchez l’Eternel, vous tous humbles du pays (de la terre KJV), qui pratiquez ses ordonnances ! Recherchez la justice, recherchez l’humilité ! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l’Eternel. » Soph. 1 : 14-18 ; 2 : 1-3.

   Il est donc évident que la détresse, l’angoisse et la destruction seront la portion des pécheurs dans la journée de l’Eternel ; qu’en vue de ce fait tous les habitants de la terre sont appelés à trembler ; que même les débonnaires, les plus pieux de la terre, sont invités à chercher l’Eternel, à chercher la justice et la débonnaireté ; car ce n’est pas une œuvre ordinaire que de se préparer pour cette journée quand elle est proche. Il faut non seulement la proclamer comme étant proche, mais comme devant être une journée de ténèbres, de calamités et de terribles jugements qui amèneront la destruction sur les masses qui seront alors sur la terre, parce qu’elles n’auront pas préalablement fait des efforts pour délaisser leurs péchés et entrer par la porte étroite.

   Mais nous voyons par notre texte que le Seigneur a prévu que le jour de l’Eternel serait envisagé d’une toute autre manière, comme devant être un jour glorieux et de grands avantages spirituels, non seulement pour les justes, mais aussi pour les pécheurs, qui, selon cette manière de voir, pourront être convertis plus facilement dans cette période qu’ils ne peuvent l’être avant l’arrivée de ce grand jour. Et n’est-ce pas précisément ce qu’enseignent un grand nombre de chrétiens de nos jours ? Mais si l’Eternel a dit la vérité (et qui osera le nier ?) chérir une telle doctrine, c’est comme si un homme s’enfuyait devant un lion, et qu’un ours le rencontrât ; ou qu’il entrât en sa maison, et appuyât sa main sur la paroi, et qu’un serpent le mordît. » C’est préparer la voie pour un terrible désappointement. C’est désirer être délivré des lions, des misères de cette vie, pour rencontrer ce qui est infiniment plus pénible et plus redoutable, les jugements de Dieu, les dernières plaies de sa juste colère. Car comment peut-on être stimulé à faire des efforts spéciaux pour se préparer pour le jour de Dieu, si nous croyons que dans ce jour il sera beaucoup plus facile que maintenant de chercher et de servir le Seigneur ?

ECOUTONS encore la Parole du Seigneur sur la nature de ce grand jour :

« Voici, le jour de l’Eternel arrive, jour cruel, jour de colère et d’ardente fureur, qui réduira la terre en solitude, et en exterminera les pécheurs. » Esaïe 13 : 9. « Et ils entrerons dans les fentes des rochers et dans le creux des pierres, pour éviter la terreur de l’Eternel et l’éclat de sa majesté. Quand il se lèvera pour effrayer la terre.

« Le pays est dévasté, livré au pillage ; car l’Éternel l’a décrété. » « La terre est déchirée, la terre se brise, la terre chancelle. La terre chancelle comme un homme ivre, Elle vacille comme une cabane. » Chap. 24 : 3, 19-20a.

« Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide ; les cieux, et leur lumière a disparu. Je regarde les montagnes, et voici, elles sont ébranlées ; et toutes les collines chancellent. Je regarde, et voici, il n 'y a point d’homme ; et tous les oiseaux des cieux ont pris la fuite. » Jér. 4 : 23-25.

« Ceux que tuera l’Éternel en ce jour seront étendus d’un bout à l’autre de la terre ; ils ne seront ni pleurés, ni recueillis, ni enterrés, ils seront comme du fumier sur la terre. Gémissez, pasteurs, et criez ! Roulez-vous dans la cendre, conducteurs de troupeaux ! Car les jours sont venus où vous allez être égorgés. Je vous briserai, et vous tomberez comme un vase de prix. » Jér. 25 : 33, 34 etc.

« Plusieurs me diront en ce jour- là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » Mat. 7 : 22, 23.

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. » Chap.  24 : 37-39.

« Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur. » 1 Thess. 5 : 2-4.

« Le ciel se retira comme un livre qu’on roule ; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places. Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? » Ap. 6 : 14-17.

« Et les autres [méchants] furent tués par l’épée qui sortait de la bouche de celui qui était assis sur le cheval [c’est Christ à sa venue] ; et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair. » Ap. 19 : 21.

Tous les méchants qui seront alors en vie seront détruits : mais les saints seront enlevés et irons dans la maison du Père, la Jérusalem céleste, pour y régner mille ans, et leur règne pendant les mille ans consistera à juger les méchants avant leur résurrection. 1 Thess. 4 : 16, 17 ; Jean 14 : 1-6 ; 13 : 33-36 ; Ap. 14 : 1-3 ; 15 : 2 ; 19 : 1, 2 ; 20 : 4 ; 1 Cor. 6 : 1-3 ; Mat. 19 : 28, etc.

            Ce ne sera qu’à la fin des mille ans que la conflagration et le renouvellement de notre terre auront lieu, que les saints reviendront sur la terre, et que la terre sera remplie de la gloire et de la connaissance de l’Eternel. Ap. 20 : 7 ; 21 : 1 ; Nom. 14 : 21 ; Esa. 11 : 9 ; Hab. 2 : 14.

            D’ailleurs la terre pendant les mille ans ne sera pas en état d’être habitée, ni par les pécheurs, ni par les justes ; car à la seconde venue de Christ et au commencement des mille ans, la terre sera « ébranlée, » « entièrement brisée, » « entièrement écrasée, » et « remuée de sa place, » et elle sera « sans forme et vide, » les villes des nations étant tombée et les îles et les montagnes ayant été remuées de leurs places. Héb 12 : 26 ; Ap. 16 : 18 ; 6 : 14-17 ; Es. 24 : 18-22 ; Jér. 4 : 23, 24 ; 25 : 30 ; Joël 3 : 16.  Certes la terre alors présentera l’aspect d’un grand « abîme » (Ap. 20 : 1, 3 ; Gen. 1 : 1, 2), et sera le lieu propice pour Satan qui aura été la cause de ce désastre, et qui pendant les mille ans pourra, étant lié, inactif, les méchants ayant été détruits, réfléchir sur sa conduite passée et sur le lot qui l’attend dans l’étang de feu à la fin des mille ans. La chaîne dont Satan sera lié doit être le symbole de son activité. Sous ce rapport, il en sera de lui comme il en est d’un criminel qui est lié de chaînes. Il sera délié à la fin des mille ans par la résurrection des méchants, qui lui fourniront de l’occupation pour un peu de temps.

            De quelle inconséquence sont coupables ceux qui, tout en admettant que la conflagration finale aura lieu à la fin des mille ans, prétendent que notre terre sera habitée par les justes, etc., pendant les mille ans ! Selon eux les saints doivent posséder et améliorer au moins une partie de la terre pendant les mille ans, et à la fin des mille ans, leur héritage et leur travaux durant cette période doivent être gâtés ! – que dis-je ? – détruits !! Cette doctrine est contraire à la raison, et est indigne de Celui qui est la sagesse même. L’héritage des saints ne sera jamais altéré, ils le posséderont éternellement, et les méchants ne le souilleront jamais.

            Ne nous faisons donc pas illusion quant à la nature du jour de l’Eternel, de peur que, sans le vouloir, nous ne disions : « Paix et sûreté » lorsqu’une subite destruction est sur le point d’arriver, de peur que le jour du Seigneur ne nous surprenne comme le larron, et que le malheur que Dieu a prononcé dans notre texte ne tombe sur nous. Désirons le jour de l’Eternel, tel que sa Parole nous le représente, nous préparant à le rencontrer. Souvenons-nous que ce ne sont pas tous ceux qui disent : Seigneur ! Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais seulement ceux qui font la volonté de notre Père qui est aux cieux. Mat. 7 : 21. Ne nous contentons pas d’avoir la forme de la piété sans en posséder la force. Quel que soit notre avancement dans la piété, cherchons l’Eternel, cherchons la justice et la débonnaireté, et perfectionnons la sanctification en gardant de mieux en mieux les commandements de Dieu et la foi de Jésus, afin que nous soyons mis en sûreté au jour de la colère de l’Eternel. Soph. 2 : 1-3 ; Ap. 14 : 9-12.

Les Signes des Temps, juillet 1880.

  

Le repos physique et spirituel

   A notre époque, le monde avance de plus en plus rapidement. Les gens courent dans tous les sens à la recherche du succès et de la satisfaction personnelle. « … Mais les méchants sont comme la mer agitée, qui ne peut se calmer … » (Ésaïe 57 : 20) Ils sont plus intéressés par l’argent et le matérialisme que par la vie elle-même. Ils ont perdu de vue le besoin de ralentir et de se relaxer, de se reposer des pressions que la vie impose et d’apprécier la création de Dieu. Le corps le demande. Sans repos, celui-ci atteindra un point d’épuisement tel que la maladie et la mort risquent de survenir.

   Tout ce qui interfère avec le bon fonctionnement des différents systèmes du corps aura également un effet négatif sur l’action du cerveau. Lorsque les fonctions cérébrales diminuent, notre capacité de discerner la volonté de Dieu pour notre vie, et les mensonges de Satan diminue elle aussi. Cela donne à Satan un autre prise dans la bataille pour notre esprit. Il ne faut pas que nous donnions à l’ennemi un quelque avantage dans ce combat.

   Le Seigneur a créé nos corps de telle manière que tous les systèmes fonctionnent merveilleusement bien. Mais Il avait prévu le besoin pour une période de repos durant la journée pour réparer les cellules endommagées, et pour permettre aux énergies de se remplir. Ce repos est bien sûr appelé le sommeil. Le repos spirituel et hebdomadaire du Sabbat est tout aussi important. Ce repos est essentiel pour les enfants de Dieu car il remplit nos besoins spirituels et nous rappelle l’Auteur de la Création et son amour pour nous. Sans sommeil vous mourrez physiquement en peu de temps. Il en est de même spirituellement : sans ce repos spirituel que l’on ne peut recevoir que de Dieu, vous mourrez éternellement. Les deux sont essentiels pour les Chrétiens et sont des dons de notre Sauveur.

Pourquoi avons-nous besoin de repos physique ?

   Toutes les cellules vivantes ont besoin de repos après une période d’activité. Vous pouvez dire : « qu’en est-il du cœur ? Il ne cesse de battre depuis le moment où l’homme est un fœtus dans le ventre de sa mère, jusqu’à ce qu’il atteigne 70, 80, 90 ou même 100 ans ». En réalité, le cœur ne nécessite qu’un dixième de seconde pour chaque contraction, puis se repose durant environ neuf dixièmes de seconde. Ainsi il travaille durant 10% du temps. Durant les périodes où l’activité physique est moins importante, durant le sommeil par exemple, le pouls décroît et les cellules du muscle cardiaque ont encore plus de temps pour se reposer. Il n’existe pas une seule cellule dans notre corps qui ne nécessite pas du repos. Cela ne signifie pas que les cellules au repos ne produisent aucune activité. En fait, elles travaillent au ralenti pour retrouver une activité optimale.

   Si toutes les cellules du corps ne fonctionnent pas correctement, la fonction globale du corps en est diminuée. Durant les périodes d’activité physique, les cellules travaillent ensemble pour accomplir une fonction. Une cellule seule n’aurait pas la capacité de fournir une telle somme de travail, mais lorsque vous mettez un milliard de ces cellules ensemble, vous obtenez une machine merveilleuse capable d’enfiler du fil dans une aiguille, de fendre une corde de bois, de résoudre des équations mathématiques compliquées. L’activité physique de la journée donne une bonne nuit de repos.

  Durant le sommeil, le corps se transforme en atelier de réparation : réparer les fibres nerveuses abîmées ainsi que les tissus, soulager les muscles fatigués, et supprimer les déchets. Lorsque le corps souffre d’une certaine maladie, cet atelier travaille avec plus de ferveur, et il est important de se reposer plus encore que d’habitude. De grandes quantités d’oxygène sont disponibles durant les heures du repos puisque l’activité physique est très réduite. C’est pour cette raison que la réparation et la guérison se font plus rapidement durant le sommeil de la nuit, plutôt que durant les heures actives de la journée.

   « Tôt couché, tôt levé, et l’homme sera sage, riche et en santé ». Dans cet adage, je ne sais pour ce qui est de devenir riche et sage, mais cela vous aidera certainement à être en santé. Il semble raisonnable de regarder au monde animal : la majorité des animaux, sauf ceux que le Seigneur a sélectionnés spécialement, s’endort tôt le soir et se réveille plus tôt le matin.

   Voici une liste des points permettant de trouver le genre de sommeil que Dieu désire que nous ayons :

1) Allez au lit à la même heure chaque soir, ou s’en approcher le plus possible.

2) Réservez les heures du soir pour la prière et la lecture de la Bible, afin que vous puissiez méditer sur ces sujets alors que vous allez vous coucher. Cela est préférable pour vous que de faire un travail physique, de regarder un programme télévisé, ou de lire un roman sans intérêt. « Mon fils, garde les préceptes de ton père, et ne rejette pas l’enseignement de ta mère. … Ils te garderont sur ta couche, ils te parleront à ton réveil. »

3) Ne prenez pas de repas lourd durant les quatre à cinq heures précédant l’heure du coucher.

   Si de lourds soupers sont pris, l’énergie qui aurait dû être utilisée pour la réparation et la recharge des énergies est prise en compte pour la digestion de ce repas. Ainsi, seulement la moitié du travail qui aurait pu être accompli par le corps est fait. Les cauchemars cesseront d’être un problème lorsque cette habitude de manger trop avant le coucher sera vaincue. Le ronflement sera également moins prononcé lorsque ces habitudes seront corrigées.

4) Ne faites pas de sieste durant la journée. Si les siestes sont nécessaires, vous n’avez pas un sommeil adéquat durant la nuit, et il vous est plus difficile de dormir lorsqu’il le faudrait.

5) Évitez la caféine et la nicotine qui sont des stimulants du système nerveux central.

6) N’utilisez pas d’alcool ou de somnifères. Il se peut qu’ils vous permettent de vous reposer, et de vous endormir, mais la qualité du sommeil sera moins bonne et vous vous réveillerez avec le sentiment de n’être pas reposé. S’il vous faut un sédatif naturel, essayez un bain tiède. Cela calmera vos nerfs. Un bain chaud peut également être utile pour détourner le sang du cerveau et des organes internes, permettant ainsi d’obtenir une circulation plus fluide du sang.

7) Créez un environnement aussi reposant que possible. Une bonne circulation d’air est impérative. Une chambre calme et sombre avec un lit confortable est également nécessaire. Elle devrait être légèrement fraîche.

Les rêves

   Vous rappelez-vous le rêve de la nuit dernière ? Il est probable que non. La plupart d’entre nous ne se rappellent pas de ses rêves. Nous ne pensons pas non plus que nos rêvons sauf occasionnellement. Cependant, une personne moyenne rêve entre deux heures et deux heures et demie chaque nuit, et il a été prouvé que les rêves sont très importants pour notre santé mentale et physique. En fait, ceux dont le modèle de rêve est dérangé pendant une certaine période de temps, ont souffert d’un nombre d’effets indésirables. Ceux-ci incluent la perte de mémoire, le manque de concentration, les hallucinations, les  changements de comportement allant vers la dépression et la mélancolie, la perte de contrôle et même des crises de rage. Avez-vous des difficultés pour mémoriser les Écritures ? Souffrez-vous de dépression ? Il se peut que vous ayez des difficultés avec votre période de rêve.

   Pour quelle raison la période de rêve est-elle si importante ? Il est reconnu que les périodes de rêves sont les temps durant lesquels l’esprit classe les informations que les sens apportent au corps chaque jour. Ces informations peuvent nous être bénéfiques ou nuisibles. Cela dépend des événements auxquels nous avons eu à faire face durant la journée. Elles doivent être comparées avec d’autres données qui ont déjà été classées et analysées. Si nous expérimentons un manque de période des rêves, ces informations ne pourront pas être classées correctement dans l’esprit et il se peut qu’elles soient perdues à toujours.

   Pour cette raison, il nous faut avoir un nombre suffisant d’heures de sommeil et dans les conditions les plus favorables. Gardez votre période de sommeil avec autant de diligence que vous le faites pour votre nourriture. C’est crucial.

Le repos de la journée

   Il est nécessaire de se reposer également dans la journée, de faire des activités qui vous sont agréables et que vous aimez et qui vous délassent.

   Nous allons prendre l’exemple d’une personne qui a su avoir un violon d’Ingres un peu différent de ce que l’on pourrait imaginer.

   Le Docteur George Bowers, qui fut durant 17 ans le président du collège Walla Walla dans l’état de Washington au nord-ouest des Etats-Unis, fit un jour un grand voyage en train vers l’est des États-Unis, à Washington. Durant ce voyage son voisin, essayant d’être aimable, tira de sa poche un paquet de cigarettes, et lui en offrit une.

« Non, merci, je ne fume pas, » répondit le président Bowers.

Le voyageur tira sur sa cigarette pendant quelques instants. Puis il ouvrit son sac et trouva un jeu de cartes. « Voulez-vous jouer aux cartes ? » suggéra-t-il ?

Le président Bowers secoua la tête avec un sourire : « non, merci, je ne joue pas aux cartes, » répondit-il.

   L’homme sembla un peu étonné et resta assis en silence pendant quelques temps. Puis, il lui vint une autre idée. Sortant une bouteille de sa poche, il se tourna une autre fois vers le président et lui dit : « Voulez-vous boire ? »

« Non, merci, je ne bois pas ! »

« Mais, que faites-vous ? » explosa-t-il. Vous tricotez ?

« Et, bien, pour dire la vérité, c’est vrai, je tricote. » répondit Mr Bowers.

   Il avait tricoté de nombreuses robes élégantes pour sa femme, ainsi que de nombreux pull-overs qu’il avait donnés à d’autres personnes.

   Tout cela pour expliquer la nécessité d’avoir une activité que vous appréciez et qui vous permet de vous évader de votre train-train quotidien et qui vous repose. Vous pouvez apprendre à jouer d’un instrument, réparer de vieilles voitures, ou encore peindre, coudre. Vous n’avez pas besoin d’attendre la retraite pour pouvoir apprécier toutes ces choses. Elles vous permettront de vous libérer de vos tensions et pourront même vous sauver la vie. Il vous faut différentes activités pour les différentes saisons : une que vous utiliserez lorsqu’il fait froid et que vous voulez rester à l’intérieur de la maison, et une autre lorsque le printemps commence et que le soleil luit et réchauffe la terre, que les oiseaux chantent  et encore une autre lorsqu’il pleut.

   Votre choix d’un violon d’Ingres peut être réellement un moyen de vous sauver la vie, avant que le stress de la vie courante vous attire dans ses filets et que vous soyez touché par une crise cardiaque ou tout autre problème de santé. Appréciez la vie !

Le repos spirituel

   Notre bon Père céleste nous a donné non seulement une loi de repos physique, nécessaire à l’obtention d’une santé optimale, Il savait également que nous avions besoin d’un temps afin d’aller à l’écart et de nous reposer avec Lui — un temps pour L’adorer et nous revivifier dans les choses de Dieu.

   Dès l’instant où Dieu a créé l’homme, Il lui a donné le Sabbat du septième jour. Dieu a mis à part ce jour afin de nous permettre d’arrêter nos activités incessantes de la semaine, et nous retrouver avec notre Créateur et nos familles.

   La Bible explique que le Sabbat a également été donné afin de nous rappeler que Dieu est notre Créateur.

« Les enfants d’Israël observeront le Sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. Ce sera entre moi et les enfants d’Israël un signe qui devra durer à perpétuité ; car en six jours l’Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il a cessé son œuvre et il s’est reposé. » Exode 31 : 16-17.

   Il est crucial que nous nous souvenions et que nous honorions notre Créateur, car c’est le fait qu’Il soit le Créateur qui fait de Lui notre Dieu. C’est pour cette raison qu’il nous faut l’adorer.

« Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées. » Apocalypse 4 : 11.

   Le Sabbat a été fait pour tous les hommes, et pas uniquement pour les Juifs. Il a été donné à l’humanité 2 000 ans avant Abraham (Genèse 2 : 1-3). Le Sabbat est universel.

   De nombreuses bénédictions ont été promises à ceux qui garderaient le Sabbat biblique.

« Si tu retiens ton pied pendant le Sabbat, pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, si tu fais du Sabbat tes délices, pour sanctifier l’Éternel en le glorifiant, et si tu l’honores en ne suivant point tes voies, en ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, alors tu mettras ton plaisir en l’Éternel, et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père ; car la bouche de l’Éternel a parlé. » Ésaïe 58 : 13-14.

   Le Sabbat est le symbole de l’accomplissement de l’œuvre de Dieu dans nos vies qui nous libère complètement du contrôle du péché qui a toujours été plus ou moins associé au malaise physique et spirituel.

   Ainsi le Sabbat nous permet, toutes les semaines de refaire nos forces spirituelles et ainsi notre relation avec Dieu en devient plus forte.

   Ce jour peut être utilisé pour l’unité de la famille et des croyants, et, bien sûr pour la gloire de Dieu. Profitez-en pour étudier Sa Parole et méditer sur les beautés de la Création.

  

Histoire pour les enfants

Corinne et la critique

Corinne pensait que les gens appréciaient ses critiques.

Elle fut bien surprise d’apprendre le contraire !

- NOTRE nouveau professeur de français n’est-elle pas formidable ? s’écria Nadia avec enthousiasme.

   Oui, elle est très jolie, acquiesça Corinne. Mais elle ferait mieux de ne pas tirer ses cheveux en arrière avec ce visage si étroit. Sa coiffure serait parfaite pour un visage plus rond, comme celui d’Agnès, elle a toujours les cheveux qui lui pendent sur les épaules. Vraiment, ces deux-là devraient échanger leurs coiffures. Ce serait tellement mieux.

   - Oh ! Corinne, quel esprit critique tu as !

   - Quand les gens veulent mon avis, je leur dis toujours la pure vérité, se défendit Corinne.

   Eh bien ! dit Nadia, moi je pense que nous devrions garder pour nous-mêmes nos opinions négatives.

   - Moi pas, repartit Corinne. Je trouve qu’il faut être parfaitement sincère. Et souviens-toi, mes critiques sont destinées à aider les autres. Elles sont constructives, et pas destructives.

   Nadia soupira. Elle avait reçu sa part des commentaires de Corinne – sur tous les sujets imaginables. Si Nadia n’avait pas eu si bon cœur, elle se serait sentie inclinée à rompre leurs relations amicales.

   La cloche sonna, et les deux jeunes filles entrèrent en classe pour l’heure d’histoire. Suzanne avait un rapport à présenter, et tandis qu’elle se tenait debout devant les autres élèves, elle devint l’objet des critiques constructives de Corinne.

   Les cheveux de Suzanne eurent l’approbation du critique, sa robe était nette et lui allait bien, ses ongles étaient impeccables, son attitude était correcte et tout le monde pouvait se rendre compte que son exposé avait été très bien préparé.

  Lorsque Suzanne eut regagné sa place, Nadia ne peut s’empêcher de donner un petit coup dans le dos de Corinne avec son crayon :

  - Tu n’as rien pu trouver à redire ! chuchota-t-elle. Corinne ne voulut pas se retourner pour répondre, mais elle griffonna quelques mots en hâte et les glissa à sa camarade. Quand Nadia eut lu, elle fut furieuse. Corinne avait écrit : « As-tu remarqué que le corsage de Suzanne avait besoin d’un coup de fer ? Il y avait un pli sous le deuxième bouton. »

   Nadia n’aimait pas écrire des messages en classe, mais elle répondit à celui-ci avec un air de vengeance : « Je n’ai pas remarqué. Je ne dissèque pas les gens. »

   Corinne se retourna assez longtemps pour envoyer à Nadia un sourire de pitié. Après la classe, en se dirigeant vers la salle de français, Corinne glissa quelque chose à l’oreille d’une autre fille.

   - Merci ! murmura cette dernière, et elle se dirigea vers le vestiaire en courant.

   Corinne regarda Nadia.

   Il y a des gens qui apprécient, dit-elle malicieusement.

   Nadia ne répondit rien.

   - Tu viens au concert ce soir, Corinne ? demanda Nancy.

   - Surveille ton langage, ma chère. On dit « viens-tu ». Souviens-toi que toute l’éducation d’une personne est jugée sur la manière dont elle parle.

   Nancy regarda tristement Corinne.

   - Un de ces jours tu vas te retrouver sans amis, Corinne, si tu ne t’arrêtes pas de critiquer constamment. Qu’en penserais-tu si quelqu’un trouvait toujours à redire à ton sujet ?

   - Ce ne serait pas possible, répondit Corinne. Je fais toujours attention. Je donne l’exemple aux autres.

   - Ouais, Mademoiselle Perfection.

   C’était une voix masculine qui venait de laisser échapper ces mots derrière Corinne. Elle repartit :

   - Tu veux dire «  Oui, Mademoiselle Perfection » et pas « ouais ».

   Nadia dut rire. Corinne avait toujours le dernier mot.

   Le lendemain, Mlle Gais, le professeur de français, sourit à sa classe.

   - Je vais vous donner votre devoir en premier. Mercredi prochain, nous aurons une leçon d’art oratoire. Chacun de vous va préparer quelque chose à présenter devant la classe. Le sujet n’est pas important. Cela peut être un sujet de débat, un commentaire sur les nouvelles du jour, une histoire, ou une lecture. Le but principal de la leçon est la critique constructive.

   Corinne envoya à Nadia un regard triomphant.

      - Je crois, continua Mlle Gais, que si nous nous critiquons les uns les autres nous apprendrons exactement comment nos auditeurs réagissent. L’intention n’est pas de se moquer, mais d’aider à corriger les défauts de langage.

   - Bien sûr, approuva Corinne tout haut, et elle fit un autre signe à Nadia qui n’avait pas l’air très contente.

   - Oh, chic ! chuchota le garçon qui avait appelé Corinne « Mademoiselle Perfection ».

   Il veut se venger, pensa Corinne, mais cela m’est tout à fait égal ; je vais faire particulièrement attention pour qu’il n’y ait rien à critiquer dans mon exposé.

   En sortant, Corinne se trouva à côté d’Agnès (au rond visage et à la coiffure si mal choisie).

   - Juste un petit conseil en passant, dit le critique à voix basse. Si tu dois parler mercredi, souviens-toi de redresser tes épaules. Tu as tendance à avoir le dos rond, tu sais.

   Agnès ne dit rien, et Corinne ne sut pas si son conseil avait été ou non apprécié. Les yeux perçants de Corinne examinèrent chaque étudiant jusque dans la classe de chimie, mais, à sa grande surprise, elle ne détecta rien qui vaille un commentaire. Puis elle aperçut Marcelle devant elle, et elle s’exclama :

   - Non, mais tu as vu ça ! Regarde cette jupe en gros écossais ! S’il y a quelque chose qu’une personne obèse ne devrait pas porter, ce sont les carreaux et les couleurs vives.

   - Je trouve que la jupe de Marcelle est très jolie, dit Nadia rapidement.

   - Bien sûr, elle est splendide, mais pas sur elle.

   Nadia se fâcha.

   - Corinne, n’as-tu jamais rien à critiquer sur ta personne ? Si un jour tu t’adressais à toi-même les critiques que tu fais aux autres, tu comprendrais peut-être pourquoi les autres sont blessés par tes conseils et tes remarques.

   Corinne leva les sourcils.

   - Vraiment, Nadia, je ne me suis jamais découvert un défaut frappant, et toi ?

   - Si j’en avais remarqué un, j’espère que je serais assez polie pour ne pas le mentionner.

   Mercredi arriva. Le visage de Corinne n’était que sourires. Elle avait l’air très sûre d’elle-même en classe de français. Elle espérait être appelée la première afin de pouvoir donner toute son attention aux autres exposés.

   Son souhait se réalisa. Elle voulait donner un parfait exemple d’art oratoire. Elle raconta l’histoire populaire d’un faon, et elle la dit si bien qu’une ou deux filles en eurent les larmes aux yeux.

   Un garçon, au second rang, souleva une pancarte qui disait : « Parle plus fort. » Corinne savait que sa voix portait jusqu’au fond de la classe et que ce garçon voulait simplement la harceler. Lorsqu’elle jeta un autre coup d’œil dans sa direction, la pancarte disait : « Plus lentement, s’il te plaît. »

   Corinne l’ignora et redoubla d’efforts pour retenir l’attention de ses auditeurs. Quelques instants plus tard, une autre pancarte fit son apparition. Elle disait « Elève la voix. »

   Ces garçons ont comploté ça ensemble, pensa-t-elle. Ces idiots s’imaginent qu’ils arriveront à me désarçonner. Ils se font des illusions !

   Lorsqu’elle eut terminé son exposé, Corinne reprit gracieusement sa place, tout sourires.

   - Merci, dit Mlle Gais. Maintenant, qui a un commentaire sur la présentation de Mlle Bernard ?

   Une fille leva la main :

   - Je pense que si elle avait parlé un peu plus vite, et n’avait pas essayé d’être tellement, tellement dramatique, cela aurait été mieux.

   Corinne ressentit une légère appréhension. Elle n’aurait jamais pensé que Ruth pourrait dire une chose pareille. Elle commença à se demander si Nadia n’avait pas raison. Peut-être que ses camarades de classe avaient vraiment été blessés par ses critiques. C’était absurde de leur part.

   Une autre fille leva la main et dit :

   - Je trouve que c’était parfait.

   Corinne se sentit instantanément rassurée. Puis le garçon qui l’avait traitée de « Mlle Perfection » prit la parole. Elle sourit avec dédain. Ce qu’il dirait n’aurait pas d’importance.

   - La présentation de l’histoire elle-même était excellente, dit-il. Elle a fait preuve de sensibilité et d’une grande maîtrise de la langue française.

    Corinne était agréablement surprise. Le garçon continua :

   - Je trouve que la vitesse était excellente et l’ampleur correcte.

   Corinne était prête à se retourner vers le garçon et à échanger son sourire dédaigneux pour un sourire chaleureux lorsqu’il continua :

   - Cependant le ton de la voix était pauvre. Cette histoire présentée d’une façon délicieuse a été ruinée par un nasillement léger, mais détectable.

   - C’est vrai, elle parle toujours du nez, ajouta une petite voix du fond de la classe.

   Corinne était abasourdie. C’est à peine si elle entendit le professeur dire qu’une ou deux critiques suffiraient pour chaque orateur. En fait, elle n’entendit pour ainsi dire rien d’autre jusqu’à la fin de l’heure.

   Après la cloche, Corinne s’attarda jusqu’à ce que le dernier étudiant ait quitté la salle.

   - Mlle Gais, commença-t-elle, dites-moi sincèrement : est-ce que ma voix a un son nasillard ?

   - Oui, répondit le professeur.

   - Mais pourquoi ne me l’avez-vous pas dit ? Gémit-elle.

   - Je crois que ce défaut vient d’une sinusite et qu’il ne vous est pas possible de le contrôler, expliqua Mlle Gais.

   - Oui, c’est vrai, j’ai des ennuis avec mes sinus, admit Corinne, mais je ne savais pas que ma voix s’en ressentait au point que les gens le remarquent. J’aurais voulu que vous me le disiez plus tôt.

   - Je ne l’aurais jamais mentionné si vous ne me l’aviez pas demandé, répondit le professeur. Ce n’est pas aimable de relever les défauts d’une personne. J’ai connu un très bel homme qui gâchait les traits de son visage par une grosse moustache. Un jour, j’ai appris qu’il la laissait pousser pour cacher une grosse cicatrice. Supposez que quelqu’un lui ait dit : « Pourquoi portez-vous cette horrible moustache ? Le pauvre homme aurait été terriblement embarrassé, j’en suis sûre.

   Mlle Gais se leva, et Corinne comprit que l’entretien était terminé.

   Elle resta pensive toute la journée. Et si Agnès laissait pendre ses cheveux pour cacher un défaut ? Et si la jupe écossaise de Marcelle était un cadeau qu’on lui avait fait ? Et si je ne critiquais personne pendant quelque temps ?

   C’était une nouvelle pensée pour Corinne et elle fut surprise de découvrir à quel point elle était bienfaisante.

   Elle fut encore plus surprise de constater que ses camarades de classe devinrent bien plus amicaux envers elle. Cesser d’avoir l’esprit critique, pensa-t-elle, était la seule chose qu’elle n’ait jamais faite que personne ne critiquerait.

 

Coin Santé

Sauce parfumée d’été

   Cette sauce est une vraie merveille de parfum ! Nous étions invités pour un repas de midi et la maitresse de maison a présenté cette délicieuse sauce qui nous ravie. Avec un minimum d’ingrédients, elle allie la fraîcheur du yaourt végétal avec les parfums variés et les vitamines des fines herbes. Cette sauce froide est très versatile avec différents légumes : courgettes cuites, asperges, tomates, artichauts, concombres…

Ingrédients :

- 3 yaourts au soja

- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive ou Oméga 3

- 1 cuillère à café de sel fin

- 1 belle poignée de fines herbes – persil, basilic, ciboulette, menthe par ex.

Préparation :

- Bien battre les yaourts, l’huile et le sel. Vous pouvez le faire avec le fouet ou bien utiliser un blender.

- Ajouter les fines herbes hachées, et bien mélanger. Si vous utilisez le blender, ajoutez tout simplement les herbes telles qu’elles, et mixez pendant quelques secondes.

- La sauce est prête et s’adapte à toutes les circonstances ! Vous pouvez même l’utiliser comme « mayonnaise » parfumée.

   Le basilic est excellent pour la digestion. La menthe, quant à elle agit sur l’estomac et l’intestin. La ciboulette est antiseptique et diurétique. Le persil est très riche en calcium, phosphore, fer et en vitamines C et A et favorise le renouvellement des globules rouges.

 



[1] « Dieu est le Père de Christ ; Christ est le Fils de Dieu. » Témoignages vol.3, p. 316.