Vol.5 - Septembre 2015

  

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« Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. » Psaume 103 : 12, 13

  

Table des matières

Editorial

L’amour pardonne et croit - Etude Biblique

Pasteur Stephen Bohr à la GYC de 2014

Construisez sur la plateforme – Adrian Ebens

La nutrition

Tembani, le petit gardien de chèvres – histoire pour les enfants

Moelleux à la caroube — coin santé

—– 

 Editorial

« Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. » Jean 4 : 35(b)

   Chers frères et sœurs, chers amis,

   Alors que l’été arrive à son terme et que la période de la moisson et des récoltes approche, nous nous réjouissons des produits de la terre que le Seigneur donne en abondance. Comme très souvent, nous pouvons faire un parallèle spirituel à cet événement. En effet, Jésus n’a-t-il pas dit : Regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. Nous savons bien sûr qu’Il parlait aux disciples de ces âmes qui s’approchaient de Lui, et qui allaient reconnaître en Lui le Messie.

   Il nous appelle, comme les disciples, à travailler dans son champ : « Le message doit être donné à tous. Partout où des cœurs s’ouvrent à la vérité, le Christ est prêt à les instruire. Il leur fait connaître le Père et le culte agréable à celui qui lit dans les cœurs. » Jésus-Christ, p. 176. « Tout vrai disciple devient un missionnaire, dès son entrée dans le  royaume de Dieu. Celui qui a bu les eaux de la vie devient lui-même une source de vie. Dès qu’il a reçu, il commence à donner. La grâce du Christ dans une âme est comme une source dans le désert, jaillissant pour rafraîchir tous les passants, donnant à ceux qui allaient périr le désir de boire des eaux de la vie. » idem, p. 177.

   Nous vivons à une époque solennelle de l’histoire de ce monde. Tout autour de nous, nous voyons des signes du proche retour de notre Seigneur. Puissions-nous être aujourd’hui de fidèles serviteurs de notre Maître bien-aimé, prêts à travailler à Son service, quel qu’en soit le prix, étant les canaux de l’eau de la vie auprès de ceux vers lesquels Il nous conduit. L’un sème, l’autre moissonne, mais le principal est de travailler pour Dieu, de Lui être consacré et de se laisser guider et conduire par Lui afin de répandre Son amour auprès des âmes qui Le cherchent.

   Alors que vous lirez les articles de ce magazine, nous prions que vous puissiez être éclairés de la lumière qui vient du ciel, et que vous receviez toutes les bénédictions que le Seigneur a en réserve pour ses enfants. Puisse notre Dieu vous fortifier puissamment en ces temps difficiles, afin que, là où vous vous trouvez, vous puissiez témoigner de ce que Jésus a accompli dans votre vie.

   Vous êtes dans nos pensées et nos prières,

   Elisabeth et Marc

 

Étude biblique

L’amour pardonne et croit

Que fait la charité, d’après ce chapitre de l’amour ?

   « La charité… excuse tout. » 1 Cor. 13 : 7a.

   « Non seulement ‘la charité excuse tout’ mais elle se soumet sans murmure aux diverses épreuves. » - Testimonies, vol. 5, p. 169.

Quelle prière de David nous montre que nous avons besoin de patience lorsque nous avons quelque chose à dire ?

   « Eternel, mets une garde à ma bouche, veilles sur la porte de mes lèvres ! » Ps. 141 : 3.

Lorsque nous sommes impatients, nous le manifestons par nos paroles. Ce sont alors des expressions dures, méchantes, vexantes, qui sortent de notre bouche. David demandait au Seigneur de garder ses lèvres de paroles de ce genre.

Quelle autre prière de David montre qu’il est nécessaire de surveiller nos propos ?

   « Reçois favorablement les paroles de ma bouche et le sentiments de mon cœur, ô Eternel, mon rocher et mon libérateur ! » Ps. 19 : 15.

On a calculé qu’un homme prononçait en moyenne cinq mille mots par jour ou près de deux millions en une année. Notre langue constitue donc l’une des principales sources du mal et a besoin d’un contrôle constant. Mme White dit :

   « Si vous devez essuyer des propos irritants ou accusateurs, pensez à la Parole de Dieu. Relisez ses promesses. Si l’on vous maltraite ou vous accuse faussement, au lieu de répondre avec colère, méditez ces belles paroles :

‘Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.’ – Rayons de santé, p. 360.

Que prophétisa Esaïe au sujet de la patience de Jésus dans l’épreuve, qui prouva son amour pour l’humanité ?

   « Mais il était blessé pour nos péchés, brisés pour nos iniquités ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Eternel l’a frappé pour l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n’a point ouvert la bouche. » Es. 53 : 5-7.

Le prophète prédit que Jésus, malgré les mauvais traitements dont il serait l’objet, supporterait tout en silence, sans essayer de se venger par ses actes ou par ses paroles.

Que lisons-nous à ce sujet dans l’Evangile ?

   « Le souverain sacrificateur se leva, et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu’est-ce que ces hommes déposent contre toi ? Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus répondit : Tu l’as dit. » Mat. 26 : 62, 63.

Jésus savait qu’il valait mieux se taire, et il garda le silence.

Nous aussi nous pouvons souvent ramener la paix dans certaines situations en gardant le silence lorsque d’autres sont en colère.

Comment le Seigneur répondit-il à Hérode devant le tribunal ?

   « Lorsque Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie ; car depuis longtemps il désirait le voir, à cause de ce qu’il avait entendu dire de lui, et il espérait qu’il le verrait faire quelque miracle. Il lui adressa beaucoup de questions ; mais Jésus ne lui répondit rien. » Luc 23 : 8, 9.

La plupart des hommes auraient été excités et fâchés par les mauvais traitements infligés à Jésus, mais notre Seigneur ne manifesta que de l’amour et un esprit de pardon envers ceux qui le maltraitaient.

Quelle autre caractéristique de l’amour est encore mentionnée ?

   « La charité… croit tout. » 1 Cor. 13 : 7b.

Alors que l’amour mal compris est jaloux, soupçonneux, le véritable amour est prêt à tout attendre de son prochain.

Que dit le Christ au sujet de l’un de ses disciples, quand celui-ci manifestait de la faiblesse ?

   « Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. » Luc 22 : 31, 32.

   « Pierre était hardi, inflexible, prompt et zélé dans tout ce qu’il faisait. Le Christ vit en lui des qualités qui devaient être de grande valeur pour l’Eglise. C’est pourquoi il le prit avec lui afin que tout ce qu’il y avait de bon et de précieux puisse être préservé, et que, par les leçons de son Maître, ce qu’il y avait de rude dans ses manières soit adouci. » Témoignages, vol. 1, p. 653.

En quels termes l’apôtre Paul dit-il qu’il avait confiance dans les nouveaux convertis à la foi chrétienne ?

   « Je me réjouis de pouvoir en toutes choses me confier en vous. » 2 Co. 7 : 16.

Nous aimons tous sentir que nos parents, ou n’importe qui, ont confiance en nous et croient ce que nous disons. Le chrétien doit se montrer prêt à manifester sa confiance en ceux avec lesquels il a affaire.

Quelle est une autre caractéristique de l’amour, dans ce chapitre ?

   « La charité… espère tout. » 1 Cor. 13 : 7c.

Le chrétien plus que n’importe qui, espère. Il espère hériter la vie éternelle avec Jésus, il espère la fin du péché et de la souffrance. il espère voir le commencement d’une nouvelle vie dans un monde parfait. « L’espoir et le courage sont essentiels dans un service agréable à Dieu. Ce sont les fruits de la foi. » Patriarches et Prophètes, p.120 (PK, p.164).

Que savons-nous de l’espérance d’Abraham ?

   « C’est pourquoi les héritiers les sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous… Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit : Telle sera ta postérité. (…) Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir. » Romain 4 : 16, 18, 20-21.

Abraham croyait en Dieu et qu’un jour il hériterait d’un pays meilleur. C’était cet espoir qui le rendait heureux et confiant aux jours d’épreuves et de difficultés.

Que dit Jacob de Joseph, qui n’avait jamais perdu l’espoir en traversant l’épreuve la plus dure ?

   « Ils l’ont provoqué, ils ont lancé des traits ; les archers l’ont poursuivi de leur haine. Mais son arc est demeuré ferme, et ses mains ont été fortifiées par les mains du puissant de Jacob : Il est ainsi devenu le berger, le rocher d’Israël. » Gen. 49 : 23, 24.

   « La loyauté envers Dieu et la foi en celui qui est invisible étaient l’ancre de Joseph. C’était le secret de sa puissance. » Education, p. 51.

Que fait encore la charité ou l’amour ?

   « La charité… supporte tout. » 1 Cor. 13 : 7d.

Il faut de la patience et de la persévérance dans l’épreuve. Ceux en qui se trouve l’amour de Dieu « supportent tout, » quelles que soient les circonstances défavorables.

Quelle doit être notre attitude au milieu des épreuves ?

   « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » Jac. 1 : 2-4.

   « Les épreuves de la vie sont des agents dont Dieu se sert pour discipliner et transformer notre caractère. Il est douloureux d’être soumis à leur action qui consiste à tailler, couper, rectifier, ciseler, lisser, polir. Oui, il est dur d’être broyé sous la meule, mais c’est ainsi seulement que l’on peut devenir une pierre vivante et authentique dans l’église du Seigneur. Ce ne sont pas des matérieux ordinaires ou inutiles qui sont l’objet d’attentions et de soins aussi minutieux, mais seulement des pierres de choix, dignes d’entrer dans l’édification de son palais. » Heureux ceux qui… » p. 19.

Quelle promesse fait Jésus à ceux qui persévéreront jusqu’à la fin ?

   « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Mat. 24 : 13.

Ceux qui refusent de se laisser aller au découragement, qui ne reculent jamais, comptent parmi ceux qui seront sauvés et qui recevront la couronne de vie promise par Jésus.

 

Pastor Stephen Bohr à la GYC de 2014

   La première présentation de Pasteur Bohr lors des rencontres de la GYC au Phoenix d’Arizona a beaucoup attiré l’attention. Ces rencontres se déroulèrent précisément les 1 et 2 janvier 2015. Elles furent une révélation surprenante de la compréhension Adventiste des premières années, au sujet de Dieu et Son Fils. Son analyse de citations scripturaires et de l’Esprit de Prophétie à ce sujet, tout spécialement dans son deuxième message intitulé « Au Risque d’une Perte Eternelle », défendit de manière convainquante le Fils de Dieu divinement engendré « du sein » de Dieu le Père « de qui sont toutes choses », tout comme Eve fut formée à partir d’une côté tirée du côté d’Adam. Son analyse systématique de neuf parallèles impliquant deux individus distincts, qui étaient un en nature, également divins/humains, intimes, l’un l’image de l’autre, le second lui-même, « co-substantiel » (ayant le même ADN, suggéra-t-il), l’un étant la gloire de l’autre, et sujet à l’autorité de la tête était convainquante. Les amens en grand nombre que l’on pouvait entendre et les larmes que l’on pouvait voir témoignèrent de l’impact du message alors que les auditeurs réalisèrent  que Dieu avait lutté face à la perspective de perdre Son Fils le plus précieux, « arraché de Son Sein », afin d’être exposé au « risque » possible « d’un échec et d’une perte éternelle » DA p. 49, tout comme Adam agonisa au sujet de la perte d’Eve.

   Tout comme Ellen White, lorsqu’elle entendit le « message des plus précieux » envoyé de Dieu en 1888, chaque fibre de mon cœur s’écria, Amen ! (Ms 5, p. 10, 19 juin 1889 ; 5MR p. 219) La mesure de l’amour de Dieu est le fait qu’Il envoya Son propre Fils, qui était son Fils dans le ciel avant d’avoir été envoyé sur cette terre, tout comme l’a relevé Stephen. Son message fit fortement et audacieusement contraste avec la filialité incarnationnelle de Christ actuellement enseignée. Pasteur Bohr semblait défendre bravement la même position que nos Pionniers Adventistes avaient maintenue pendant plus de 50 ans.

   Dans les années succédant 1888, de nombreux articles firent écho à la croyance au Fils engendré. Ce fut cet enseignement et cette compréhension qui conduisirent Ellen White à s’exclamer, lorsque nous fûmes accusés de nier la divinité de Christ en 1893, « …il n’est aucun peuple sur la terre défendant plus fermement la vérité de la préexistence du Christ que les Adventistes du Septième jour. » Review and Herald, 3 décembre 1893. Comment cela put-il avoir lieu ? Les Adventistes à cette époque surpassaient tous les autres peuples sur la terre dans la croyance en la pré-existence ? Et qu’en est-il de ceux qui se tenaient sur la plateforme de la « très sainte trinité ? » martelée par les « pères de l’église » du 4ème et du 5ème siècle à Nicée, Constantinople, et Calcédoine ? Ils engendrèrent toute une série de crédo, proclamant tous un Fils de Dieu co-éternel qui n’avait pas de commencement ! Etait-ce une simple arrogance qui conduisit Ellen à faire une affirmation aussi exclusive ?

   Tout d’abord, elle ne prétendait pas croire en une existence qui précédait celle de tout autre peuple sur la terre, mais elle affirmait que les Adventistes soutenaient la vérité de la pré-existence du Christ dans l’éternité plus fermement. Alors, comment cela pouvait-il être ? Les crédos présentaient leur dogmes en axiomes concluants formulés par une séquence d’affirmations philosophiques. Ils définissaient la divinité et l’éternité puis accordaient tout autre enseignement doctrinal avec leur définition. Mais les Adventistes ne se fiaient pas à des définitions à priori, ils s’appuyaient plutôt sur des déclarations bibliques trouvées dans la Parole de Dieu, qui devinrent leurs principes fondamentaux. Leur confiance en la Parole de Dieu a été plus ferme que la confiance des autres dans les conciles d’église.

   Pasteur Bohr posa une fondation solide pour la nature « co-substantielle » du Père et du Fils. Le Fils issu du sein du Père hérite la nature même 100% divine de Dieu son Père, tout comme Eve, formée à partir de la côte d’Adam, hérita exactement sa même humanité. Elle fut clonée d’Adam, une en nature, mais « pas tout-à-fait identique ». Son emploi de « co-substantiel » était nouveau. Il décrit effectivement la nature identique qui sera possédée (ayant « les mêmes attributs) par le vrai Fils qui est issu de son vrai Père.

   La littérature trinitaire abonde d’un terme similaire, « con-substantiel », qui plonge ses racines dans les questions qui dominèrent le premier Concile de Nicée : le Fils était-il la nature même de son Père, ou une nature semblable. Des conciles subséquents s’orientèrent vers un dieu trin d’une substance inséparable, indivisible et physiquement reliée, qui résolut leur souci de monothéisme. Mais l’Ecriture et Ellen White identifient fermement le Père comme Dieu, et Christ comme le Fils de Dieu. Ici, le monothéisme est centré sur le Père, le seul vrai Dieu (Jean 17 : 3), le Dieu vivant et vrai (1 Thess. 1 : 9).

   Nous sommes certains de ce que nous croyons.

L’Esprit de Christ était dans les prophètes (1 Pierre 1 : 10, 11).

Jésus dit, « En ce jour là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. » (Jean 14 : 20)

« Dieu a envoyé dans vos cœur l’Esprit de son Fils » (Gal 4 : 6).

Christ qui vit en nous (Gal 2 : 20) ; il est notre vie ! (Col 3 : 4).

Nous avons l’Esprit de Christ et lui appartenons (Rom 8 : 11).

Nous prions notre Père qui est au cieux (Matthieu 6 : 9),

   au nom de Jésus (Jean 14 : 13),

   dans l’Esprit (Eph 6 : 18 ; Jude 20).

   Certains ont demandé, à la lumière de ses clarifications du samedi soir, pourquoi nous devrions partager ses présentations. Nous le faisons pour la même raison qu’un écrivain Presbytérien fut publié dans deux numéros des Signes des Temps de 1891, ayant pour titre « La Soumission de Christ ». Samuel Spear fut convaincu par un certain nombre de textes bibliques qui présentaient clairement le Fils de Dieu, comme ayant une relation de subordination et de soumission envers son Père, sujet à la volonté du Père – tout comme l’a présenté Stephen. Les Adventistes de 1891 reconnurent en Samuel Spear un trinitaire courageux prêt à prendre une position plus en accord avec sa compréhension fondée sur des expressions bibliques et non philosophiques. Il se peut que pasteur Bohr fut attiré vers cette vérité parce qu’elle soutient sa position sur l’ordination des femmes, comme il le reconnut lui-même. Mais il « n’alla pas dans cette direction » dans son sermon, et nous en ferons de même.

   Nous nous réjouissons que la vérité au sujet de Dieu et de Son Fils fut reconnue dans un tel forum public.

   Que la grâce, la miséricorde et la paix soient avec vous de la part de Dieu le Père et de la part du Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Père, dans la vérité et la charité ! 2 Jean 3.

Gary Hullquist

 

Restez fidèles aux Repères et construisez sur la Plateforme.

Sept raisons pour lesquelles j’adhère aux Sabbats Annuels

Adrian Ebens

   A l’époque de la conférence de 1888, le président de la Conférence Générale émit le message disant qu’ils devaient “rester fidèles aux repères,” mais en guise de réponse, Ellen White révéla la véritable situation.

   A Minnéapolis Dieu donna de précieux joyaux de vérité à Son peuple sous des angles nouveaux. Certains rejetèrent cette lumière avec toute l’obstination manifestée par les Juifs en rejetant Christ, et l’on a beaucoup parlé de rester fidèles aux anciens repères. Mais il y avait des preuves qu’ils ne savaient pas ce qu’étaient les anciens repères. Des preuves et des raisonnements tirés de la Parole se recommandaient à la conscience ; mais les pensées des hommes étaient fixées, scellées contre l’entrée de la lumière, parce qu’ils avaient décidé que c’était une erreur dangereuse de supprimer les « anciens repères » alors que ça ne supprimait pas un clou des anciens repères, mais ils avaient des idées perverties quant à ce qui constituait les anciens repères. {CW 30.1}

   Pasteur Waggoner présentait la beauté de la justification par la foi dans le contexte de l’Alliance Eternelle. Il partageait des « trésors de vérité » sous des angles nouveaux. Comme la lumière partagée n’est pas venue dans un contexte familier à certains des dirigeants, ils se liguèrent ensemble pour résister à la lumière avec un appel à « rester fidèles aux anciens repères ». Cet appel à s’en tenir aux repères était conçu pour donner l’impression que Waggoner apostasiait du mouvement adventiste originel. Ellen White indiqua que cet appel à suivre les repères révélait que ces hommes ne savaient pas ce qu’étaient les repères, et que c’était simplement une tactique utilisée pour résister à la lumière.

   Au cœur de cette controverse se trouvait la relation entre la loi et l’évangile. L’apogée de l’intérêt pour cette relation arriva par une discussion pour savoir quels changements eurent lieu dans cette relation entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

   A 9 heure du matin Pasteur Waggoner continue ses leçons sur la loi et l’évangile. Les Ecritures considérées furent le quinzième chapitre des Actes et le deuxième et troisième des Galates, comparés avec Romains 4 et d’autres passages dans Romains. Son objectif était de montrer que le sujet de controverse était la justification par la foi en Christ, foi qui nous est imputée à justice comme à Abraham. L’alliance et les promesses faites à Abraham sont l’alliance et les promesses qui nous sont faites. « Déroulement du Troisième Jour, » Bulletin Journalier de la Conférence Générale (21 octobre 1888).

   Affirmer que “l’alliance et les promesses faites à Abraham sont l’alliance et les promesses qui nous sont faites” devait remettre en question des siècles de pensée chrétienne traditionnelle concernant la relation d’un Chrétien avec la Loi de Dieu. Jean Calvin écrivit au 16ème siècle concernant cette relation :

   L’Ancien Testament, du point de vue de l’idée distincte de « loi », est un testament d’ « esclavage, » alors que le Nouveau Testament en est un de « liberté » par l’évangile (Institutes 2.11.9-10, pp. 458-460).

   Pourtant, le défi de Waggoner à la compréhension Chrétienne des alliances révèle également la confusion qui existait encore dans les pensées de nombreux réformateurs. Remarquez encore ce qu’enseigna Calvin :

   « L’alliance faite avec les patriarches était tant semblable à la nôtre en substance et en réalité que les deux sont réellement une seule et même chose. Elles diffèrent cependant dans leur mode de dispensation [ou d’administration] » (Institutes 2.10.2, p. 429).3 Les saints de l’Ancien et du Nouveau Testament partagent « la même loi, » « la même doctrine, » « le même héritage, » et le « salut commun » par la grâce du « même Médiateur » (Institutes 2.10.1, pp. 428, 429).

   Pouvons-nous voir le conflit dans la pensée de Calvin ? Il exprime d’un côté que l’alliance qui existait à l’époque de l’Ancien Testament était « tant semblable à la nôtre en substance et en réalité que les deux sont réellement une seule et même chose, » et de l’autre côté, que l’Ancien Testament porte l’idée de loi et d’esclavage en contraste avec l’expérience de liberté dans l’Esprit trouvée dans le Nouveau Testament. L’Esclavage et la Liberté ne sont pas une seule et même chose. Ils sont diamétralement opposés. Par conséquent lorsque Calvin exprime les deux alliances comme une seule et même chose tout en appelant l’ère de l’Ancien Testament de l’esclavage en opposition à la liberté de l’ère du Nouveau Testament, il creuse un fossé dans l’alliance éternelle et ne permet pas à l’évangile unique d’exister dans les deux Testaments.

   La subtilité de cette tromperie va même plus loin parce qu’il y a effectivement un contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, mais en plaçant ce contraste dans les périodes de temps de l’Ancien et du Nouveau Testament de préférence au Vieil homme et à l’homme Nouveau, le fossé dans l’évangile éternel reste tel un virus dans les cœurs des hommes qui détruira leur capacité à percevoir l’évangile dans sa pureté. Remarquez les paroles de la Confession de foi Baptiste de 1689 :

   Les deux classes d’alliance se manifestèrent en deux alliances ; leur nature, et contraste ; l’ancienne alliance accomplie, et supplantée par la nouvelle ; la préparation du monde Gentil pour la venue du Messie ; nature et excellence de l’évangile.[1]

         Perception de deux classes d’Alliance

Ancienne Alliance                             Nouvelle Alliance
Ancien Testament                              Nouveau Testament
Esclavage                                            Liberté
Observation littérale de la loi          Justice Spirituelle
Moïse                                                   Christ
Loi                                                        Evangile

   Les mots mêmes « deux classes d’alliance » suggèrent automatiquement deux classes d’évangile. Une classe est l’esclavage et l’autre classe est la liberté. Une classe est l’observation littérale de la loi et l’autre classe la justice spirituelle en Christ seul. Cette structure restée inaperçue suffirait à garantir que le quatrième ange de l’apocalypse ne pourrait jamais briller de tout son éclat.

   Pourtant, si Waggoner avait raison et que les mêmes promesses et la même alliance éxistaient à l’époque d’Abraham et de Moïse, il est alors complètement faux de parler de l’ère de l’Ancien Testament comme d’une ère d’esclavage et du Nouveau Testament comme d’une ère de liberté, puisque la même liberté existait à l’époque d’Abraham pour ceux qui acceptaient alors la Nouvelle Alliance, et que le même esclavage existait dans le Nouveau pour ceux qui la rejetaient.

Ancien Testament           
Ancienne Alliance  - Vieil homme -------- Observation légaliste de la loi

Nouveau Testament
Nouvelle Alliance - Nouvelle Création --- Justification par la foi

   Cette nouvelle approche expliquée par Waggoner s’affrontait à ce que de nombreux dirigeants d’église considéraient comme un repère de l’église au sujet de la loi ajoutée dans Galates 3. Cette discussion dépasse le cadre de cet article mais une explication détaillée de cette histoire peut se trouver dans le livre Clavary at Sinai par Paul Penno. Il suffit de dire qu’Ellen White reçut un message du ciel pour montrer que Waggoner avait découvert quelque chose de très important.

   Durant l’avant-dernière nuit, il m’a été montré que les preuves concernant les alliances étaient claires et convainquantes. Vous-même, Frère B, Frère C, et d’autres dépensez vos puissances d’investigation pour rien afin de produire une position sur les alliances qui diverge de la position que Frère [E.J.] Waggoner a présentée. Letter 59, 1890, p. 6. (A Uriah Smith, 8 mars 1890).

   Depuis que j’ai déclaré Sabbat dernier que la compréhension des alliances telle qu’elle avait été enseignée par Frère Waggoner était la vérité, il semble que de nombreux esprits ont ressenti un grand soulagement. - Letter 30, 1890, p. 2. (A W. C. White et sa femme, March 10, 1890).

   Ainsi, pour résumer l’importance de ce que disait Waggoner par la question des alliances, plus de 1000 ans de pensée Catholique et Protestante sur la relation entre la loi et l’évangile étaient incorrects. La femme d’Apocalypse 12 qui avait fui dans le désert emportant la règle d’interprétation littérale possédait une compréhension correcte de cette relation entre la loi et l’évangile, mais une grande partie de cela fut perdue par l’épuisement des saints du Très Haut et par l’adoption d’une méthode spiritualisée de lecture de la Bible.

   La notion exprimée par Calvin affirmant que l’ère de l’Ancien Testament était une ère d’esclavage et que l’évangile délivra les gens de la Loi fut librement exprimée dans l’Adventisme parce que de nombreux Adventistes venaient de ces communautés Protestantes. G.I. Butler exprima ce sentiment lorsqu’il dit :

   « Les rites de la loi étaient nombreux, au point qu’ils constituaient un « joug d’esclavage » pénible à porter, que Paul avait affirmé être révolu » Cité dans l’Evangile dans Galates par EJ Waggoner, p. 4.

   Cette idée exprimée par Butler concernant un joug d’esclavage trouvé dans la loi de Dieu depuis le Mont Sinaï signifie que la loi et l’évangile sont intrinsèquement opposés l’un à l’autre. L’idée est que l’évangile nous libère de l’esclavage de la loi. C’est simplement ce qu’enseignaient Jean Calvin et un grand nombre de ceux qui suivaient sa théologie réformée. Butler marchait simplement dans les traces de ces hommes.

   Waggoner détecta les deux classes d’évangile que G.I Butler présentait. Il cite Butler puis répond :

   « Il n’y avait alors pas d’intérêt à maintenir le mur de séparation entre eux et les autres. Ils se tenaient à présent tous au même niveau à la vue de Dieu. Tous doivent L’approcher par le Messie qui était venu dans le monde ; par Lui seul l’homme pouvait être sauvé. » (Cité de G.I. Butler)

   Voulez-vous dire par là qu’il n’y a jamais eu de temps où quiconque ait pu s’approcher de Dieu si ce n’est par Christ ? Si non, le [8] langage ne veut rien dire. Vos paroles semblent impliquer qu’avant la première venue, les hommes s’approchaient Dieu par le moyen de la loi cérémonielle, et qu’après cela, ils s’approchaient de Lui par le Messie ; mais il nous faut chercher en dehors de la Bible pour trouver un soutien quelconque à l’idée que quiconque n’ait jamais pu s’approcher de Dieu si ce n’est par Christ. Amos 5 : 22 ; Michée 6 : 6-8, l’Evangile dans Galates, E.J Waggoner, 1888, pages 7 et 8.

   Waggoner identifia le cœur du problème en montrant que Butler et une grande partie des dirigeants suggéraient en fait que dans l’Ancien Testament, les gens devaient s’approcher de Dieu par la loi sans la justice du Christ, que l’on prétendait n’être apparue que lorsque Christ vint sur la terre. Plus tôt, à la page 7 de son livre, Waggoner identifie le véritable évangile en termes qui vont aux fondements, ou racines de l’Adventisme.

   Le véritable évangile est de garder les commandements de Dieu et la foi de Jésus. L’Evangile perverti qui était enseigné aux Galates, était de garder les commandements de Dieu, et la circoncision. Gospel in Galatians, E.J Waggoner, 1888, page 7.

Waggoner révèle qu’il n’y a pas de conflit entre les Commandements de Dieu et la foi de Jésus. Le véritable évangile enseigne une expansion de l’observation des commandements de Dieu par la foi de Jésus. C’est ici l’enseignement qui est un repère dans l’Adventisme. La première déclaration de foi Adventiste à avoir été imprimée le fut probablement en 1853, en réponse à une demande des Baptistes du Septième Jour. Dans le numéro du 11 août de la Review and Herald, James White résuma,

   Nous sommes unis dans ces grands sujets : La deuxième venue imminante et personnelle du Christ, et l’observation de tous les commandements de Dieu, et la foi de son Fils Jésus Christ, comme nécessaires pour être prêts pour sa Venue. RH 11 août, 1853.

   Lorsque James White affirma « l’observation de tous les commandements de Dieu », cela ne suggère-t-il pas une progression croissante de la pensée vers l’observation de tous les commandements de Dieu ? Pourtant, en faisant de cela un enseignement repère, le mouvement Adventiste se mit en conflit direct avec Jean Calvin et le mouvement Protestant dans son ensemble parce que pour eux, une croissance dans l’observation des commandements de Dieu signifie une décroissance automatique dans l’évangile de Christ. Comme le Protestantisme considère l’Ancien Testament comme une ère d’esclavage et le Nouveau Testament comme une ère de liberté, toute suggestion d’une croissance dans l’observation de la loi doit certainement pervertir leur compréhension de l’évangile et c’est exactement ce faux modèle de pensée qui a empêché les Protestants d’accepter le Sabbat, puisque pour eux, accepter le Sabbat revient à pervertir l’évangile. Accepter le Sabbat, c’est chercher à être justifié par les œuvres, parce que les Protestants n’ont pas de concept de la Loi soutenu par le véritable évangile ; pour eux, l’Ancien Testament n’a en réalité pas le véritable évangile. Ils sont obligés de prendre une position d’opposition à ce qu’ils perçoivent avoir lieu dans l’Ancien Testament.

                       Commandments de Dieu                 Foi de Jesus
                                   La Loi                                        L’Evangile

                                   Les Œuvres                               La Foi


   Pour résumer ce problème, nous voyons que les Protestants perçoivent les Commandements de Dieu en opposition avec la foi de Jésus, alors que Waggoner montrait que la foi de Jésus est le moyen par lequel nous gardons les commandements de Dieu et c’est exactement ce qu’a dit Ellen White concernant le message de 1888.



   Dans Sa grande miséricorde, le Seigneur a envoyé un message des plus précieux à Son peuple par les pasteurs Waggoner et  Jones. Ce message avait pour but de magnifier devant le monde le Sauveur élevé, le sacrifice pour les péchés du monde entier. Il présenta la justification [92] par la foi dans le Sauveur ; il invita les gens à recevoir la justice de Christ, qui se manifeste dans l’obéissance à tous les commandements de Dieu. Testimonies to Ministers p. 91,92

   Si nous observons soigneusement le texte d’Apocalypse 14 : 12 qui relie les termes Commandements de Dieu et la foi de Jésus :

G2532 καί [kai] kah-ee   

   Apparemment une conjonction élémentaire, ayant une force copulative et parfois cumulative ; et, aussi, même, ainsi, alors, etc. souvent

   Le mot a une force copulative et parfois cumulative. Cela donne l’idée que le second élément est une expansion ou amplification du premier et c’est exactement ce que Jésus a dit qu’Il ferait.

   Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Matt. 5 : 17.

   La foi de Jésus ne diminue pas la loi mais l’accomplit plutôt, ou la rend complète. La foi de Jésus amplifie et développe la loi dans toute sa gloire. Pourtant, en considérant l’Ancien Testament comme une ère d’esclavage et le Nouveau comme une ère de liberté, Calvin et la plupart des églises protestantes perçoivent la foi de Jésus comme étant contre les commandements de Dieu donnés dans l’Ancien Testament. Ainsi, toute tentative de souligner l’importance de la Loi de l’Ancien Testament est une attaque directe de l’évangile.

   La capacité des Adventistes à accepter le Sabbat comme partie de l’évangile de Christ plutôt que comme contraire à l’évangile de Christ a établi un repère et un fondement selon lequel l’évangile manifestera l’obéissance à tous les commandements de Dieu, il ne cherchera pas à pointer l’obéissance à la loi comme étant du légalisme. Se tenir sur les repères de la foi Adventiste, c’est progresser vers l’observation de tous les commandements de Dieu par la foi de Jésus.

  Le problème pour de nombreux Adventistes, c’est qu’en élevant les commandements de Dieu, ils ont effectivement commencé à s’éloigner de l’évangile du Christ. Le même esprit d’opposition les a poussé à toujours voir la loi comme contraire à l’évangile mais ils ont choisi la loi plutôt que l’évangile. Bien sûr, cela provoque une réaction chez ceux qui peuvent voir la futilité d’essayer d’observer la loi en dehors de Christ. Et ainsi, Ellen White affirme :

   Il en est qui professent croire et enseigner les vérités des l’Ancien Testament, tout en rejetant le Nouveau. Mais en refusant de recevoir les enseignements de Christ, ils montrent qu’ils ne croient pas aux paroles des patriarches et des prophètes. « Si vous croyiez Moïse, » dit Christ, « vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi. » Jean 5 : 46. C’est pourquoi il n’y a pas de vraie puissance dans leur enseignement même de l’Ancien Testament. Nombre de ceux qui prétendent croire et enseigner l’évangile commettent une erreur similaire. Ils mettent de côté les Ecritures de l’Ancien Testament, dont Christ a déclaré, « Ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » Jean 5 : 39. En rejettant l’Ancien, ils rejettent virtuellement le Nouveau ; car les deux font parties d’un tout inséparable. Aucun homme ne peut fidèlement présenter la loi de Dieu sans l’évangile, ou l’évangile sans la loi. La loi, c’est l’évangile qui prend corps, et l’évangile, c’est la loi dans toute sa portée. La loi est la racine ; l’évangile est la fleur et le fruit parfumés qu’elle porte. (COL 128.2 ; Paraboles, p. 105)

   Dans cette seule citation nous pouvons résumer une grande partie du conflit au sein peuple de Dieu au sujet de la loi et de l’évangile. Jésus est la manifestation de la loi de Son Père. Il est l’Image expresse de la loi du Père. La foi de Jésus contient pourtant le pouvoir de produire cette loi en nous. Sans la foi de Jésus, la loi sera toujours un joug d’esclavage, mais en Christ nous sommes libres de la pensée charnelle et nous pouvons dire  « ô combien j’aime ta loi ».

   Si nos jeunes tenaient compte des règles énoncées dans ce chapitre [2 Pierre 1] et les pratiquaient, quelle influence exerceraient-ils en faveur du bien ! …La loi qu’ils ont transgressée ne serait plus un joug d’esclavage, mais elle serait la loi de liberté, la liberté qui vient du fait d’être un fils. S’étant repentis devant Dieu, ayant exercé la foi en Christ, ils ont expériementé le pardon, et estimé la loi de Dieu plus que l’or, oui, plus que l’or fin. (TMK 160.3)

   Ainsi nous voyons qu’il y a effectivement une transition de l’esclavage vers la liberté, mais ce transfert a lieu pour chaque individu et non d’une dispensation à l’autre.

   Abraham a effectivement vu le jour du Christ, et s’est réjoui en lui, bien qu’il mourut 2000 ans avant la première venue. Et cela prouve très clairement que l’apôtre, dans le troisième chapitre des Galates, parle de l’expérience individuelle, et non de changements de dispensation. Il ne peut y avoir aucune expérience chrétienne, aucune foi, aucune justification, aucune justice, qui ne soit une question d’ordre individuel. E.J Waggoner, Gospel in Galatians, 1888, Page 33.

   Avec ces pensées à l’esprit, il nous faut comprendre que pour le Protestant typique, la compréhension d’Actes 15, Colossiens 2, Galates 3 et du livre des Romains est saturée d’un état d’esprit qui place les Commandements de Dieu contre La Foi de Jésus. L’un des plus grands obstacles pour accepter le Sabbat est le passage dans Colossiens 2 : 16-18

   Col. 2 : 16-17 Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats ; (17) c’était l’ombre des choses à venir ; mais le corps est en Christ.

   Etant donné que ce passage mentionne des lois de l’Ancien Testament, la structure en opposition des Protestants qui oblige la foi de Jésus à être contre la loi de Dieu conduirait de tels lecteurs de ce passage à l’interpréter d’une manière qui libérerait les gens de son observation. La compréhension protestante des alliances suggère que toute observation de ces jours pervertirait automatiquement l’évangile, c’est pourquoi il dût être interprété d’une manière qui libérât les hommes de la loi afin qu’ils puissent avoir l’évangile. C’est pourquoi, lorsque des Adventistes arrivèrent à ce passage, ce fut un mur géant qui les empêcha d’accepter le Sabbat. Pour résoudre la question, ils redéfinirent le mot pour Sabbat comme signifiant les fêtes de Sabbats annuelles, et non le Sabbat hebdomadaire. Cela fut effectivement un outil efficace pour établir le Sabbat, mais il ne libéra pas le mouvement Adventiste du faux contraxte entre la loi et l’évangile. Les Evangéliques regardent comment les Adventistes interprètent Col. 2 : 16 et rient au sujet de ce qui est pour eux une référence si évidente au sabbat qui est une ombre qui fut clouée à la croix. Ils sont stupéfaits de voir les Adventistes utiliser leur structure en opposition de la loi et de l’évangile pour prouver le Sabbat. Cela n’a aucun sens, et ils ont raison sur ce point. Pour une compréhension de Col. 2 : 16-18 qui est en harmonie avec les Commandements de Dieu et la foi de Jésus, voyez Showing Respect for Colossians 2:16,17 sur www.adrianebens.com

 


   Ainsi, lorsque Waggoner présenta une nouvelle compréhension des alliances, une porte s’ouvrit pour une meilleure compréhension de la relation entre les commandements de Dieu et la foi de Jésus. L’enseignement de Waggoner aurait permis aux Adventsites de suivre fidèlement les repères de leurs fondements lorsque James White dit :

   Nous sommes unis dans ces grands sujets : La deuxième venue imminante et personnelle du Christ, et l’observation de tous les commandements de Dieu, et la foi de son Fils Jésus Christ, comme nécessaires pour être prêts pour sa Venue. RH 11 août, 1853.

   Butler souhaitait maintenir un concept Protestant des alliances qui les percevait sur un arrière plan de périodes dispensationnelles. Il combine alors cette fausse compréhension avec un ordre de suivre les repères, mais comme l’a relevé Ellen White, de nombreux dirigeants ne savaient pas ce qu’étaient les repères. Lorsqu’Ellen White commença à saisir ce qu’il se passait en 1888, elle fit cette remarque critique :

   Lorsqu’ils arrivèrent à la réunion du matin, je fus surprise d’entendre Pasteur _____ faire le genre de discours qu’il fit devant une grande audience de croyants et d’incroyants – un discours que je savais ne pas pouvoir avoir été dicté par l’Esprit du Seigneur. Il fut suivi de Pasteur ____, qui fit des remarques du même ordre, avant que Frère _____ commença son message, qui était entièrement calculé pour créer des sympathies que je savais ne pas être selon l’ordre de Dieu. C’était humain, mais pas divin. Et pour la première fois j’ai commencé à penser que nous n’avions après tout pas des vues correctes sur la loi dans Galates, car la vérité ne nécessitait pas un tel esprit pour être soutenue. 1888 Study materials, page 221

   L’esprit qui fut manifesté contre l’enseignement de Waggoner sur les alliances amena Ellen White à réaliser que la compréhension adventiste de la loi dans Galates pouvait être fausse. Cette  déclaration signifie pour elle qu’elle ne reliait pas la compréhension courante de la loi dans Galates aux repères du mouvement adventiste. Ces admissions, suivies plus tard du visiteur céleste qui montra à Ellen White que Waggoner avait la vérité sur les alliances ouvrit la voie pour la compréhension complète de la véritable relation entre les Commandements de Dieu et la foi de Jésus.

   Une étude attentive du livre de Paul Penno, Calvary at Sinai et des écrits du comité d’étude de 1888 révélera que les Adventistes n’ont jamais échappé à la fausse perception des alliances et refusent toujours de le faire.

   En ce moment, un mouvement s’est manifesté parmi le peuple de Dieu qui pose une fois de plus la question concernant la relation entre les Commandements de Dieu et la foi de Jésus. Dans la question concernant les Fêtes et les Nouvelles Lunes et leur observance, se trouve une question plus profonde concernant le Loi de Dieu et la foi de Jésus. Avec la vue protestante des alliances, tout mouvement vers l’observation de tous les commandements de Dieu doit automatiquement être perçu comme une trahison de l’évangile. La complication avec la question des fêtes est qu’il en est effectivement qui cherchent à approcher la loi sans une compréhension correcte de l’évangile. Comme l’indique Ellen White :

   Il en est qui professent croire et enseigner les vérités des l’Ancien Testament, tout en rejetant le Nouveau. COL 128 ; Paraboles, p. 105.

   Le mouvement du nom Sacré et son rejet de tout ce qui est Grec est une exemple typique consistant à simplement polariser ceux qui voient la mise en valeur des statuts comme une trahison de l’évangile. Les deux positions rejettent la relation Père et Fils des Commandements de Dieu et de la foi de Jésus. Une grande partie du mouvement des racines Hébraïques qui rejette tout ce qui est Grec est destinée à complètement manquer de recevoir la justice de Christ et la foi de Jésus. Par ailleurs, ceux qui se sentent obligés de rejeter toute avancée vers les statuts et les jugements comme trahison de l’évangile manqueront également de manifester l’obéissance à tous les commandemnents de Dieu et se rangent contre la lumière de la vérité présente et les repères de l’Adventisme qui promettent la justice de Christ dans l’obéissance à tous les commandements de Dieu.

   La question des fêtes dans son juste contexte est réellement une question sur les alliances et de savoir si nous pouvons les voir dans leur vraie lumière. Un écran de fumée a été élevé dans le mouvement des racines Hébraïques entrant dans l’Adventisme, qui alarme ceux qui savent que la justice ne vient que par Christ Jésus. Dans une tentative de protestation contre cette invasion légaliste, le cri se fait entendre qu’il nous faut être fidèles aux repères et rejeter les statuts de Moïse. C’est ici la même voix qui se fit entendre en 1888 et qui envoya le peuple de Dieu dans le désert. Ceux qui lancent ce cri aujourd’hui répètent cette histoire et se liguent contre la lumière de crainte de recevoir la justice de Jésus qui se manifeste en gardant tous les commandements de Dieu.

   La question des fêtes ne devrait pas être considérée comme une question test de communion et c’est pourtant exactement ce qui est en train de se passer. Ce qui est cependant un test, c’est la question des alliances et si oui ou non nous allons accepter les messages de Jones et Waggoner sur le sujet, clairement identifiés par la prophète comme venant du ciel. Il n’y a pas d’excuse pour une rebellion à ce sujet, les preuves sont claires et convainquantes. C’est ici la ligne de démarcation parce que cela place le fondement de l’évangile sur une voie entièrement différente et cause un retour à l’évangile des filles de Babylone. C’est un retrait de la lumière. Etudiez et comprenez le livret l’Evangile dans Galates par E.J Waggoner et le livre de Paul Penno, Le Calvaire au Sinaï. Ce sont là des vérités test en ce moment.

   A ceux qui prétendent rester fidèles aux repères en rejetant les statuts et les jugements, je dis que vous vous rangez contre la lumière et que vous êtes en grand danger. Le fait de pointer vers la position des pionniers qui n’ont pas accepté les fêtes comme faisant partie des fondements et des pilliers révèle un manque de compréhension quant à ce que sont les repères et ce sur quoi ils sont construits. Prenez garde de crainte de tomber. A ceux qui rejetent tout ce qui est Grec et sont fixés sur les traditions Juives étrangères aux Ecritures, je dis repentez-vous et croyez l’Evangile sans quoi l’Evangile sera rendu inutile pour vous. Nous voulons tous les commandements de Dieu mais seulement par la foi de Jésus et c’est ici la vérité de ce que cela signifie que d’avancer par les repères.

   L’une des raisons clefs pour lesquelles j’ai trouvé une bénédiction dans l’observation des fêtes est qu’elle conduit les gens à clarifier leur compréhension des alliances. Ceux qui tout comme Butler sont déterminés à maintenir une platforme dispensationnelle ne seront pas capables de suivre le Repère de rester fidèles à TOUS les commandements de Dieu. La platforme protestante d’opposition ne permettra pas des avancées dans l’observation de la loi de Dieu, elle peut au mieux maintenir les avancées qui furent faites par les pionniers. Mais ceux qui étudient la Bible plus en profondeur chercheront à rendre leur évangile consistant avec leur plateforme et cela doit donc signifier un retrait des commandements de Dieu parce qu’ils sont considérés comme anti-évangile.

   La seconde raison pour laquelle j’ai trouvé une bénédiction dans les fêtes est que je souhaite exposer le légalisme contenu dans l’idée que vous DEVEZ NE PAS faire quelque chose pour être sauvé. Dire aux gens qu’ils sont perdus parce qu’ils louent et adorent Dieu à certains moments est du légalisme et la recherche du salut par l’abstinence de faire quelque chose. C’est également une menace contre la liberté religieuse pour des choses qui furent clairement observées par les Patriarches, Christ, les apôtres, l’église primitive et la femme qui a fui dans le désert.

   La troisième raison pour laquelle j’ai trouvé une bénédiction dans les fêtes est qu’elles révèlent une parfaite expression du modèle divin dans le Sabbat. L’observation hebdomadaire du Sabbat basée sur la relation entre la terre et le soleil et l’observation annuelle des Sabbats basée sur la relation entre la terre et la lune pourvoit à une signature de la relation du Père et du Fils dans le Sabbat qui est très belle. Cela éprouve également les gens pour savoir s’ils observent vraiment le Sabbat par la foi ou par les œuvres. Si une personne dit observer le Sabbat parce que la loi éternelle de Dieu le commande, sans la foi de Jésus cela est alors du légalisme. Mais si le Sabbat est observé par la foi, exactement le même principe s’applique alors aux autres Sabbats.

   La quatrième raison pour laquelle j’ai trouvé une bénédiction dans les fêtes est que c’est une manifestation visible du plan du salut dans un corps de croyants. Ce n’est pas simplement une croyance que je maintiens sur le plan cérébral, mais cette croyance trouve une expression et une amplification dans un corps de croyants et la séquence est suivie chaque année. L’invisible devient visible, la source trouve un canal d’expression qui apporte une grande bénédiction au peuple de Dieu. Contre cela il n’est point de loi.

   La cinquième raison pour laquelle j’ai trouvé une bénédiction dans les fêtes est la liberté et la joie que j’ai trouvées dans l’Esprit à ces moments. J’ai trouvé que ça a béni ma prédication, ma santé et mon expérience de communion d’une façon inégalée jusque là. L’amplification de la bénédiction est vraiment apparente. Oui, c’est une raison subjective mais une raison sans expression est isolée et sans vie.

   La sixième raison pour laquelle j’ai trouvé une bénédiction dans les fêtes est la découverte en moi d’un esprit subtil d’intolérance vis-à-vis de pratiques d’adoration Bibliques avec lesquelles je n’étais pas familier. J’ai été témoin de la croissance des semences de cette intolérance autour de moi en esprit intensément contraire à Christ contre quiconque ne les soutiendrait pas. Cela m’a poussé à dire comme Ellen White « Peut-être que j’étais dans l’erreur au sujet de la loi dans Galates, » parce que la vérité n’a pas besoin de cet esprit d’intolérance pour la soutenir. Je remercie le Seigneur d’être libre de cet esprit d’intolérance né d’une crainte de quelque chose qui n’est pas familier. Par ailleurs, j’ai trouvé de la liberté en maintenant mon amour de Jésus parlant le Grec dans le Nouveau Testament et en ne craignant pas d’utiliser un razoir. L’esprit d’intolérance abonde des deux côtés, et je ne veux rien de cela dans mon cœur vis-à-vis de qui que ce soit. L’étude de la question des fêtes m’a aidé à réaliser que je devais grandir dans ce domaine et je veux continuer à grandir.

   La septième raison pour laquelle j’ai trouvé une bénédiction dans les fêtes est que la fontaine qui jaillit du Sabbat dans les fêtes montre clairement que le Sabbat nous sanctifie. Les fêtes soulignent la réalité sanctifiante du Sabbat.

   Pour ceux qui observent le jour du Sabbat, c’est un signe de sanctificaiton. La vraie sanctification est harmonie avec Dieu, unité avec Lui en caractère. Elle est reçue par l’obéissance aux principes qui sont la transcription de Son caractère. Et le Sabbat est le signe de l’obéissance. Celui qui obéit de tout son cœur au quatrième commandement obéira à toute la loi. Il est sanctifié par l’obéissance. (6T 350.1)

   Ceux qui rejettent le principe selon lequel Dieu donne Son Esprit à des moments particuliers seront rudement éprouvés pour expliquer pourquoi ils gardent le Sabbat si ce n’est comme demande légale de Dieu, ce qui est clairement du légalisme. Ceux qui observent le Sabbat par obligation légale reculeront à l’idée d’ajouter ces Sabbats supplémentaires. Une telle idée doit être considérée comme anathème pour eux. Une telle position laisse une personne vulnérable à l’abandon du Sabbat du quatrième commandemant ou par ailleurs à chercher à plaire à Dieu par ses œuvres.

   La raison pour laquelle il est impossible de dire aux Adventistes de garder les fêtes est que pour la plupart des gens leur compréhension des alliances les pousse à considérer une telle déclaration comme anti-évangile, c’est pourquoi je dirais à tous ceux qui aiment les fêtes, ne dites pas aux gens qu’ils doivent garder les fêtes – vos paroles seront entièrement méprises à cause de la question des alliances. Un tel appel pousse les gens à entendre que vous devez faire ces choses pour être sauvés et bien sûr, ils vont résister à un tel appel. Débattre de ce sujet avec ceux qui défendent une compréhension dispensationnelle des alliances est un gaspillage complet d’énergie et d’effort. Cette question n’a pas besoin d’être débattue, elle a besoin d’être expérimentée et appréciée. Goûtez et voyez que les fêtes de notre Père sont une bénédiction qu’Il n’a pas retirée. N’argumentez pas à leur sujet, vivez-le simplement et souriez de joie. La joie et la liberté de notre adoration vaincra l’esprit de tyrannie contre elle.

   Les dernières paroles de Malachie s’adressent à nous aujourd’hui comme une prophétie pour les derniers jours.

   Les dernières paroles de Malachie sont une prophétie concernant l’œuvre qui devrait être accomplie en préparation de la première et de la seconde venue de Christ. Cette prophétie est introduite par l’avertissement « Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, auquel j’ai prescrit en Horeb, pour tout Israël, des préceptes et des ordonnances. (SW, March 21, 1905 par. 1)

   Qui est disposé à écouter cette prophétie en préparation pour la seconde venue de Christ ? Qui souhaite recevoir de la fontaine qui jaillit du Sabbat aux temps choisis de notre Père ? La capacité à entendre cet appel dépend de votre aptitude à pouvoir construire correctement sur le repère de l’Adventisme concernant la loi de Dieu et la foi de Jésus.

Adrian Ebens, le 3 juin 2015.

  

La nutrition

   A notre époque, beaucoup s’intéressent à la nutrition. Ils sont à la recherche de produits naturels qui pourront les aider à jouir d’une meilleure santé. Dieu a fourni les aliments nécessaires au maintien de la vie et des forces. Nous devons en faire le meilleur emploi possible pour rester en bonne forme.

   Dès le commencement de l’histoire, au jardin d'Éden, Dieu avait un plan pour l’humanité. Il a créé l’homme pour être végétalien, selon le livre de la Genèse. Les graines, les légumes et les fruits furent les premiers aliments de la race humaine.

   Notre organisme est un don de Dieu. Nous devons en prendre soin et le respecter en tant que création d’un Dieu aimant. L’être humain a d’abord été végétalien et il le sera à nouveau sur la nouvelle terre. Le plan de Dieu et la science se trouvent de plus en plus en accord. Aujourd’hui, on recommande une telle alimentation pour prévenir les maladies qui entraînent le plus de décès : les affections cardiaques et le cancer. La science confirme que l’alimentation végétalienne est la plus salutaire, celle qui convient le mieux à l’être humain.

Le plan de Dieu pour une meilleure santé

   Quel est le secret d’une vie saine ? Nous disposons aujourd’hui d’une abondance de renseignements scientifiques pour l’amélioration de la santé. Nous savons qu’il existe une philosophie ou style de vie plus salutaire.

   Étant donné que la plupart des maladies sont directement liées à l’alimentation et au style de vie, nous avons de bonnes raisons de les modifier.

   Nos habitudes alimentaires sont celles qui influent le plus sur notre santé. Pour rester en bonne santé, nous devons consommer une variété d’aliments sains, en particulier des fruits, des légumes, des céréales complètes, des produits laitiers pauvres en matières grasses, pour procurer à l’organisme des éléments nutritifs dont il a besoin. La qualité est plus importante que la quantité.

  

Sept principes pour une bonne alimentation :

1. Réduire la consommation de graisse et de cholestérol

   La consommation de graisse ne devrait pas dépasser 20% des besoins en calories par jour, et le régime le plus sain contient peu de cholestérol. Le meilleur moyen d’y parvenir est de consommer moins de graisses invisibles : pas d’aliments frits, ni de viande, et peu de produits laitiers.

Mais : Qu’est-ce que le cholestérol ?

   Le cholestérol est une substance que l’on trouve dans les produits d’origine animale et qui est élaboré principalement par le foie, dans l’organisme humain.

   Il est important de surveiller les taux de cholestérol. De nombreuses recherches ont montré que des taux élevés de cholestérol augmentent les risques de contracter des troubles cardiaques.

   Le taux désirable de cholestérol est de 200 mg/dl ou moins. De 200 à 239 mg/dl, on le considère moyennement élevé, et à partir de 240 mg/dl, élevé.

   Il existe deux sortes de cholestérol :

-  LDL ou lipoprotéines de densité faible. C’est ce qu’on appelle le « mauvais » cholestérol, car il tapisse les artères qui mènent au cœur.

-  HDL ou lipoprotéines de densité élevée. On l’appelle le « bon » cholestérol car il ne s’attache pas aux artères et il contribue à l’élimination du LDL. Un taux élevé de cholestérol lié aux HDL protège contre l’athérome.

Comment contrôler le taux de cholestérol ?

  1. Diminuer la consommation de graisses saturées. Elles contribuent à élever le taux de cholestérol dans le sang. Les graisses saturées viennent surtout des produits d’origine animale (œufs, viande, beurre, saindoux, crème, lait entier, fromage).
  2. Remplacer les graisses saturées par des graisses non saturées. Elles contribuent à faire baisser le taux de cholestérol dans le sang. On les trouve dans la plupart des huiles végétales extraites de fruits. Les plus courantes sont les huiles d’arachide, d’olive, de colza. Les huiles de maïs, de soja, de tournesol, contenant des acides gras insaturés, sont conseillées en cas d’hypercholestérolémie.
  3. Éviter les aliments à haute teneur en cholestérol. Exemples : les abats (foie, gésier, rognons, cervelle, langue, etc…) ; le jaune d’œuf : consommer nature sans matières grasses (œuf dur ou à la coque plutôt que omelettes et œuf sur le plat) ; les viandes rouges ; les volailles engraissées et leur peau ; les produits laitiers (consommer le lait écrémé de préférence) ; des produits comme le chocolat ou les plats congelés tout préparés, ainsi que les plats frits
  4. Consommer plus fréquemment :

- les fruits et les légumes

- les légumineuses

- le pain et les céréales

- les huiles végétales ou la margarine ayant 100% d’huile végétale

- les oléagineux

- les produits à base de soja, qui ne contiennent pas de cholestérol

 

2. Manger plus de fruits, de légumes et de graines complètes (céréales et oléagineux)

   Un régime faible en graisse, sans cholestérol ou très peu, naturel, élevé en fibres (dont nous allons parler plus tard), aide à rétrograder lentement les maladies cardiaques, la tension artérielle élevée, et d’autres maladies dégénératives chroniques.

   Le corps, l’esprit, l’attitude, les relations sociales, et les exigences du travail, souffrent tous si notre consommation de vitamines et de sels minéraux n’est pas suffisante, d’autant plus si nous sommes stressés. En consommant une grande variété d’aliments complets, nous recevons non seulement suffisamment de nutriments, mais également les fibres et le son nécessaires à l’élimination des déchets par le système digestif.

 

3. Éviter les produits animaux

   Il s’agit certainement du moyen le plus rapide d’éliminer les graisses saturées et le cholestérol de table. Les fruits, les légumes, les légumineuses, les céréales et les noix (les oléagineux) n’ont pas de cholestérol et peu ou pas de graisses saturées.

   Il n’est pas difficile d’adopter un régime végétalien. Remplacez la viande par des légumineuses, des céréales et des noix, et vous verrez combien il est bon et simple de manger sainement. En général on consomme presque deux fois plus de protéines que nécessaires. On peut combler nos besoins en protéines par un régime sans viande bien équilibré.

 

4. Éviter les sucres et les sucreries raffinées et concentrées

   La consommation de sucre est passée de 900g/personne/an en 1883, 900g/personne/semaine aujourd’hui. Cela fait 46,8 kg de sucre/an/personne.

   En plus du sucre que nous trouvons dans les desserts tels que les gâteaux, biscuits et bonbons, on consomme souvent une montagne de sucre caché dans les produits communs tels que les sodas, les boissons alcoolisées, et les conserves de fruits sucrés, confitures, cornflaxes … . La meilleure façon d’éviter ces sources de sucres est d’acheter le moins d’aliments préparés et de confectionner ses propres repas, y compris les desserts, en réduisant les quantités de sucre indiquées par les recettes.

   Il existe différents types de sucres : sucre non raffiné, mélasse, sirop de canne, autres sirops, miel. Une fois raffinés et concentrés (commercialement et par les abeilles), ils sont traités de la même façon par notre corps. Dans les fruits, la meilleure source de sucre est le fructose.

 

5. Consommer moins de sel

   Il n’est pas facile de se débarrasser de la salière. Mais nombreux sont ceux qui l’ont fait. Et en l’espace de deux semaines vos papilles gustatives se seront ajustées à un régime moins salé.

 

6. Observez et modifiez l’environnement dans lequel vous mangez

Notez pendant une semaine les heures et les lieux où vous mangez. La plupart des gens sont surpris de découvrir qu’une grande partie des calories qu’ils consomment sont prises en dehors de la table des repas.

 

7. Espacer les repas

   Pour bien digérer la nourriture, votre estomac à besoin de 4 à 6 heures (même plus pour les repas lourds). Si vous lui donnez un casse-croûte ou un repas à digérer avant qu’il ait fini de digérer le précédent, vous allez probablement causer une indigestion et une fermentation dans l’estomac. Des expériences scientifiques ont montré que manger et boire (lait, soupe …) entre les repas, retarde jusqu’à 18 heures le moment où l’estomac sera vide ! Manger et consommer certaines boissons entre les repas ne laisse pas de temps de repos au système digestif. Même une cacahuète ou un verre de jus va ralentir le cycle digestif. Ces réserves d’énergie nous sont données pour la durée de la vie et ne sont pas renouvelables pour faire face au stress de demain.

Qu’en est-il des repas tardifs et des grignotages au lit.

   L’énergie produite par les calories d’un repas pris tard le soir n’est pas utilisée pendant le sommeil. Donnez à votre estomac le plus gros du travail tôt dans la journée. Pour paraphraser un vieux dicton, la meilleure façon pour votre corps de gérer les besoins quotidiens alimentaires est de manger :

  1. un petit déjeuner comme un roi tempéré
  2. un déjeuner comme un prince mince
  3. un souper comme un pauvre.

Les fibres et leurs bienfaits

       On croit aujourd’hui que de nombreuses maladies dégénératives – par exemple le cancer, le diabète, les troubles cardio-vasculaires – résultent d’un régime pauvre en fibres alimentaires et trop riche en aliments d’origine animale et en matières grasses. Des recherches ont confirmé que la consommation de céréales et autres aliments d’origine végétale, en particulier s’ils sont riches en fibres, est bienfaisante pour la santé.

       Les fibres sont des éléments des céréales, des fruits et des légumes que nous ne digérons pas complètement. Il s’agit de la cellulose, des hémicelluloses, de la lignine, des pectines, de certains mucilages, des gels et des gommes. La cellulose est la substance organique la plus abondante dans la nature. Elle est présente dans la nature. Elle est présente dans toutes les plantes, formant la structure de leurs tissus : graines, racines, tiges, feuilles, fruits … On la trouve dans la couche protectrice des grains de céréales. Toutes les fibres ingérées sont expulsées avec les selles. Les fibres sont de véritables balais de l’intestin, car elles absorbent les toxines et entraînent avec elles les substances nocives.

   Les fibres absorbent l’eau, à la manière d’une éponge, et augmentent de volume. C’est ainsi qu’elles donnent leur consistance aux selles et facilitent leur passage dans le colon et leur expulsion par le rectum. Quand le régime est pauvre en fibres, les selles sont dures, sèches et concentrées, et elles obligent l’intestin à de gros efforts pour leur élimination. Certains troubles en résultent, ou sont aggravés : diverticulose, hémorroïdes. Il y a aussi dans ces cas prédisposition au cancer du colon.

Avantages des fibres

  1. Bon fonctionnement du système digestif : les fibres préviennent la constipation, la diverticulose, les hémorroïdes.
  2. Baisse du taux de cholestérol : les fibres solubles des fruits, légumes et céréales agissent chez certaines personnes pour faire baisser le taux du cholestérol dans le sang.
  3. Contrôle du poids : les aliments riches en fibres sont pauvres en matières grasses, donc en calories, et donnent une sensation de satiété, ce qui contribue au contrôle du poids.
  4. Prévention du cancer : les fibres peuvent contribuer à diminuer l’effet des agents carcinogènes. Plus on consomme de fibres, moins on a tendance à consommer des matières grasses. Il a été démontré qu’un régime pauvre en matières grasses contribue à diminuer les risques de contracter le cancer.
  5. 5.       Contrôle du diabète : les fibres jouent un rôle dans la régulation des taux de sucre dans le sang.

Combien nous faut-il de fibres ?

       De nombreux experts recommandent d’en consommer 20 à 30 grammes par jour, pas plus de 35 grammes.

Recommandations générales

  1. Consultez les étiquettes des produits alimentaires pour vérifier leur teneur en fibres.
  2. Consommez une variété d’aliments riches en fibres.
  3. Augmentez graduellement votre consommation de fibres pour éviter les gaz et les malaises abdominaux.
  4. Buvez au moins 8 verres d’eau ou autres liquides par jour. Consommez des fibres en abondance sans boire suffisamment peut entraîner la constipation.
  5. Adoptez un régime équilibré en choisissant des aliments parmi les cinq groupes d’après la pyramide nutritionnelle.

Souvenez-vous qu’une alimentation saine est le secret d’une vie saine.

Les associations alimentaires

Maïs + haricots

Amérique

Orge + lentilles

Berbères

Couscous + pois chiches

Peuples arabes

Millet + Haricots rouges

Afrique

Riz + soja

Extrême Orient

Blé et autres céréales + lentilles, fèves, pois chiches ou haricots

Europe

Épeautre + pois cassés

 

La seule condition pour que cette association soit efficace, est qu’elle ait lieu au cours du même repas.

On comprend mieux que certains peuples végétariens par obligation ou conviction religieuse aient pu vivre, et bien vivre, avec une alimentation dont les produits animaux étaient exclus (ou presque), composés à 80 ou 90% de céréales et de légumineuses.

 

Une alimentation adéquate

“Il est possible de confectionner des plats appétissants, sains, apprêtés d’une bonne manière, et qui conviennent à tous. Il est d’une importance vitale d’apprendre à bien cuisiner. Une mauvaise cuisine peut engendrer la maladie et entretenir des dispositions psychologiques défavorables ; tout l’organisme s’en trouve perturbé et les choses divines ne sont plus discernées. Il y a beaucoup plus de religion dans l’art de faire une bonne cuisine qu’on ne saurait l’imaginer.”Conseils sur la nutrition et les aliments pp. 197, 256, 257

“Nous pouvons avoir une bonne variété de nourriture saine, préparée d’une manière hygiénique, de façon qu’elle soit appétissante pour tous. Si vous, mes sœurs, ne savez pas faire la cuisine, je vous engage à l’apprendre. C’est pour vous d’une importance vitale. Il y a plus d’âmes perdues par une mauvaise cuisine que vous n’en avez idée. ”Témoignages volume 1, p. 215

“La nourriture peut être préparée simplement et sainement, mais cela exige de l’habileté pour que ce soit à la fois agréable et nourrissant. Afin de savoir cuisiner, les femmes doivent étudier et, avec patience, mettre en pratique ce qu’elles ont étudié.” Counsels on Health p. 117

    “L’obligation de faire la cuisine ne doit pas être considérée comme un esclavage. Qu’adviendrait-il de l’humanité si tous ceux qui s’occupent de la cuisine abandonnaient leur travail sous le prétexte fallacieux qu’on ne lui porte pas la considération qu’il mérite ? L’art culinaire peut être tenu pour moins estimable que beaucoup d’autres professions, mais en réalité c’est une discipline qui mérite d’être placée au-dessus de toutes les autres. C’est ainsi que Dieu regarde la préparation d’une nourriture saine. Il tient en particulière estime ceux qui se vouent consciencieusement à l’art d’apprêter une nourriture saine et savoureuse. Celui qui possède à fond l’art culinaire et qui l’applique comme il doit le faire, est digne d’une considération plus élevée que ceux qui s’adonnent à n’importe quel autre travail. Cette capacité doit être tenue pour l’équivalente de dix talents ; car son usage rationnel contribue grandement à maintenir l’organisme humain en santé. Elle mérite d’être mise au rang des dons les plus valables du fait de sa relation étroite avec la vie et la santé.” Conseils sur la nutrition et les aliments p. 295

Tembani, le petit gardien de chèvres

   TEMBANI s’accroupit à l’ombre du buisson épineux et chassa les mouches qui bourdonnaient autour de lui. Le soleil dardait ses rayons sur la plaine aride et poussiéreuse, et de temps en temps, une goutte de sueur coulait du menton du petit garçon pour tomber au sol.

   Tembani observait le troupeau de chèvres qui se pressaient contre le gros rocher. Bientôt, le soleil brillerait sur ce côté. Il leva la tête, considéra le soleil, et soupira. Il se leva.

   - Il faut que j’aille au trou d’eau, se dit-il.

   Il ramassa son bâton, se dirigea vers les chèvres et poussa le chef du troupeau. Lentement, le vieux bouc se leva. Les autres le suivirent, tous, sauf le petit blanc et noir. Il était allongé un peu à l’écart du troupeau. Tembani s’approcha de lui et le chevreau bêla et se redressa, tout raide. L’une de ses pattes était entourée de vieux chiffons.

   - Là, petit.

   Le garçonnet se pencha et prit le chevreau dans ses bras.

   - Je vais te porter. Ta patte n’est pas encore forte, mais ton côté est guéri.

   Tembani caressa doucement le côté du chevreau barré d’une longue cicatrice.

   - Le léopard a tué ta mère, mais il ne t’a pas eu, mon petit !

   Tembani porta le chevreau et conduisit le troupeau au trou d’eau. Les chèvres se désaltérèrent, mais pour le petit blanc et noir, Tembani puisa de l’eau dans son écuelle. Le chevreau mit le nez dans l’eau fraîche, puis grignota l’oreille du garçonnet pour lui montrer son attachement.

   Le troupeau se dispersa aux alentours du trou d’eau, mais le chevreau resta près de Tembani et mangea les touffes d’herbe que le jeune garçon arrachait pour lui. Lorsque le soleil commença à descendre, Tembani rassembla son troupeau, prit le petit chevreau dans ses bras et se dirigea vers le village. Les chèvres étaient pressées de rentrer, et Tembani n’eut pas de peine à leur faire traverser la plaine.

   La plaine était bordée par une colline rocheuse au pied de laquelle se nichait le village de Tembani. Après la chaleur du jour, on commençait à penser au repas du soir. Des enfants affamés s’appelaient les uns les autres, et les bébés pleuraient. Les femmes bavardaient tout en pilant leur maïs, et les poules sautillaient de-ci, de-là, avec des cris rauques et des gloussements. Les hommes s’étaient réunis dans la clairière pour discuter. Tembani sourit en contemplant ce tableau familier et pensa au repas qu’il aurait bientôt.

   Il se hâta d’enfermer les chèvres dans leur enclos, se dirigea vers le groupe d’hommes et s’arrêta près de son père.

   Le garçonnet considéra un homme après l’autre. Il se passait quelque chose de bizarre. Les hommes ne bavardaient et ne plaisantaient pas comme d’habitude.

   - Pourquoi..., commença Tembani.

   Mais son père leva la main pour l’interrompre.

   Tembani écouta. Tout d’abord, il n’entendit qu’un gémissement sourd. Mais celui-ci se transforma peu à peu en un cri aigu. Le son venait de la hutte de la mère de Tembani. Le garçon comprit que sa mère devait être morte. Sa vieille grand-mère était assise à la porte de la hutte. Lorsqu’elle se mit à gémir, les autres femmes du village l’imitèrent.

   - Les mauvais esprits seront certainement effrayés par les lamentations des femmes, pensa Tembani en essuyant une larme. Il était un homme. Il ne pleurerait pas. Tandis qu’il s’efforçait d’avaler la boule qu’il sentait dans sa gorge, le sorcier sortit de la hutte et, d’un pas traînant, se dirigea vers le père de Tembani. Tembani trembla en voyant le vieil homme couvert de peinture, de plumes et d’os.

   - Les esprits sont en colère. Tu dois offrir un sacrifice, un sacrifice, pleurnicha-t-il. Donne-moi une chèvre, un chevreau, et une vache. Je ferai le sacrifice pour toi.

   Tembani eut le souffle coupé. « Sacrifier un chevreau… Pas le petit blanc et noir ! »

   Le garçonnet sauta sur ses pieds et se précipita vers l’enclos des chèvres. Il prit le petit chevreau dans ses bras et le serra tendrement lorsqu’il entendit les pas de son père et du sorcier. Il s’accroupit dans un coin avec le petit animal.

   Le sorcier considéra les chèvres d’un œil envieux. Lorsqu’il vit le chevreau que Tembani tenait dans les bras, il grommela :

   - Celui-ci !

   - Non ! hurla Tembani.

   Sous le regard ahuri du sorcier, il se précipita hors de l’enclos et courut le long de la piste qui sortait du village. Lorsqu’il sentit que sa poitrine allait éclater, il s’arrêta sous un arbre pour se reposer et caresser le petit chevreau.

   - Où pourrais-je t’emmener, petit noir et blanc, pour que tu sois en sécurité ?

   Alors Tembani se souvint de la mission où il s’était un jour rendu avec son père pour acheter du maïs. Il avait entendu quelqu’un parler d’un berger, d’un bon berger, qui aimait les brebis. Peut-être qu’à la mission on lui parlerait de ce bon berger.

   - Nous allons à la mission, petit noir et blanc, dit Tembani au chevreau.

   Lorsqu’ils arrivèrent, le missionnaire nourrit l’animal et soigna sa patte. Tembani reçut aussi un repas copieux. Là, il entendit parler du bon Berger qui a donné sa vie pour les brebis. Et il apprit qu’il était l’une des brebis. Tembani donna son cœur à Jésus, mais il voulut aussi lui faire un cadeau tout spécial.

   - Tous les écoliers apportent une offrande le sabbat, dit-il. Je n’ai rien…

   Il s’arrêta court.

   - Je n’ai rien, à part mon petit chevreau noir et blanc. Le bon Berger a tout donné pour moi. Je vais lui donner mon chevreau noir et blanc. N’est-ce pas une bonne manière de lui montrer mon amour ?

   Le missionnaire posa sa main sur l’épaule de Tembani. Il ne put que dire :

   - Oui, c’est une bonne manière, Tembani, une très bonne manière.

  

Coin Santé

Moelleux à la caroube

Ingrédients :

- 220 g de farine

- 40 g de poudre de caroube

- 1 sachet de levure sans phosphate

- ½ cuillère à café de cannelle en poudre

- ½ cuillère à café de vanille en poudre

- 1 pincée de sel

- 140 g de sucre complet

- 80 g d’huile de coco ou d’huile d’olive

- 175 ml de lait d’avoine ou de riz

- 140 g de noix hachées grossièrement au couteau

  

Préparation :

- Dans un saladier, mélanger les 7 premiers ingrédients.

- Ajouter l’huile ainsi que le lait.

- Bien mélanger afin d’obtenir une pâte souple et légère. S’il le faut ajouter un peu de lait.

- Ajouter les noix hachées en gardant quelques cerneaux pour la décoration.

- Verser la pâte dans un moule à manqué bien graissé et décorer avec les cerneaux de noix restants.

- Enfourner à 180°c et laisser cuire pendant 30 minutes environ jusqu’à ce qu’une aiguille plantée dans le moelleux ressorte sèche.

- Déguster nature ou avec une compote de pomme.

  



[1] http://founders.org/library/covenants/ch8/