Vol.2 - Mars 2016

  

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 « Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Éternel qui a fait les cieux et la terre. » Psaume 121 : 1, 2

 

Table des matières

Éditorial

Études sur l’Apocalypse- Étude Biblique

Le modèle Divin – Adrian Ebens

Venez à Jésus – H. L. Bloum

La médisance – Citations diverses

Pensées sur l’Apocalypse – Uriah Smith

La tempérance

Pris dans la marée – histoire pour les enfants

Brioche du Sabbat — coin santé

 

Éditorial

 

Écoutez ma voix, et je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple ; Marchez dans toutes les voies que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. Jérémie 7 : 23

   Chers frères et sœurs, bien-aimés du Seigneur,

   C’est toujours avec reconnaissance que nous venons passer quelques instants avec vous. Nous espérons de tout cœur que vous vous portez bien sous le regard de notre Père céleste, tant sur le plan physique que spirituellement. Le Seigneur désire nous voir écouter Sa voix, être Son peuple, et marcher dans toutes les voies qu’il nous a prescrites dans Sa Parole et dans les livres inspirés. Nous louons le Seigneur pour Ses précieuses promesses qui nous encouragent à aller de l’avant et ne pas nous décourager quelles que soient les difficultés, les épreuves dont l’ennemi nous assaille, car nous sommes assurés que notre Père désire notre bonheur.

   Dans ce numéro d’Etoile du Matin, vous allez découvrir un nouveau thème d’étude Biblique, un chapitre du livre Le Modèle Divin d’Adrian Ebens ainsi que différents articles tirés des Signes des Temps de 1880. Vous trouverez aussi la suite des huit lois de la santé avec le sujet de la tempérance, une histoire qui vous enthousiasmera, c’est certain, et une nouvelle recette toute spéciale pour le Sabbat.

   Nous avons la joie de vous annoncer les prochaines rencontres avec notre cher frère Adrian Ebens. Elles se dérouleront du 15 au 18 septembre 2016 au camping de la Cascade comme à l’habitude. Nous consacrons au Seigneur dès à présent ces moments de partages et d’étude et prions notre Dieu afin que ces moments puissent être des temps forts dans notre expérience chrétienne, nous rapprochant toujours d’avantage de notre Père et de Son cher Fils, et aussi de nos frères et sœurs. Nous vous invitons à vous joindre à nous par la prière afin de demander au Seigneur des temps de rafraîchissement de Sa part et qu’Il prépare nos cœurs à ces rencontres. Notre désir est que chacun puisse se sentir libre de venir et de passer ces temps avec nous afin que nous puissions tous en sortir enrichis, à l’écoute du plan de Dieu pour nos vies et remplis de l’Amour divin. Ainsi, nous pourrons refléter le caractère de Dieu et être des témoins vivants, attirant à Christ ceux qui nous entourent.

   Que le Seigneur vous bénisse abondamment,

   Elisabeth et Marc

 

Étude biblique – Études sur l’Apocalypse

 

Le conseil de Jésus à son Église à travers les âges

 

Textes de la leçon : Ap. 1-3.

Verset à réciter : « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. » Ap. 1 : 3.

A consulter : Conquérants Pacifiques, p. 515-525 ; Tragédie, p. 55-70 ; U. Smith, Daniel and Revelation, éd. 1944, p. 399-405 ; S.D.A. Bible Commentary, vol. VII.

 

POUR L’ETUDE QUOTIDIENNE

1. Coup d’œil sur la leçon ; plan

2. Questions 1-3

3. Questions 4, 5

4. Questions 6-8

5. Questions 9-12

6. Questions 13, 14

7. Révision

 

PLAN DE LA LEÇON

 

I. Une vision de la gloire du Christ

1. La révélation de Jésus-Christ, Ap. 1 : 1

2. La bénédiction prononcée sur celui qui la lit, Apoc. 1 : 3

3. Le livre de l’Apocalypse  dédié aux sept Églises, Apoc. 1 : 3

4. La Seconde venue du Christ n’est pas un secret, Apoc. 1 : 7

5. Jean en vision le « jour du Seigneur », Apoc. 1 : 10

 

II. Les messages aux Églises d’Ephèse et de Smyrne

6. Le Christ prend soin de son Église, Apoc. 1 : 13, 20 ; 2 : 1

7. Recommandations et conseils à l’Église d’Ephèse, Apoc. 2 : 1-7

8. Promesse de récompense à Smyrne, Apoc. 2 : 8-11

 

III. Les messages à Pergame et à Thyatire

9. Difficultés de l’Église de Pergame. Assurance du vainqueur, Apoc. 2 : 12-17.

10. L’Église de Thyatire manifeste des vertus chrétiennes au moment de l’épreuve, Apoc. 2 : 18-20, 24-29.

 

IV. Les messages à Sardes et à Philadelphie

11. La promesse faite à Sardes malgré ses imperfections, Apoc. 3 : 1-6

12. L’Église de « l’amour fraternel » récompensée, Apoc. 3 : 7, 8, 10-12.

 

V. La dernière Église, Laodicée

13. La propre justice des Laodicéens, Apoc. 3 : 14, 17

14. Le conseil qui leur est donné, Apoc. 3 : 18.

 

1. Qui est révélé dans le dernier livre de la Bible ? Ap. 1 : 1a.

«  Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. »

Note – Le mot grec apocalupsis, apocalypse, veut dire révéler, dévoiler. Dans le livre de saint Jean nous avons un panorama de la gloire du Christ, un tableau de son intronisation auprès du Père, de son intervention dans l’histoire de l’Église et de sa seconde venue en gloire.

« Le livre de l’Apocalypse dévoile au monde ce qui a été, ce qui est et ce qui sera ; il doit être étudié avec une grande révérence…

« Le Seigneur lui-même a révélé à son serviteur Jean les mystères du livre de l’Apocalypse, et sa volonté est que celui-ci fasse l’objet de l’étude de chacun. » - E.G.White supplement, S.D.A. Bible Commentary, vol. VII.

2. Quelle promesse est faite à ceux qui lisent, entendent et gardent les choses qui y sont écrites ? Ap. 1 : 3.

« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. »

3. A qui l’Apocalypse est-elle adressée ? Apoc. 1 : 4, 11.

«  Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône. »

« (11) Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée. »

Note – « Les noms des sept Églises symbolisent l’Église aux différentes périodes de l’ère chrétienne. Le chiffre sept indique la plénitude, et signifie que les messages s’étendent jusqu’à la fin des temps, alors que les symboles employés révèlent la condition de l’Église aux différentes périodes de l’histoire du monde. » - Acts of the Apostles, p. 585.

4. En quels termes Jean décrit-il la seconde venue du Christ ? Apoc. 1 : 7.

« Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, et ceux qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. »

5. Quel jour la vision fut-elle donnée à Jean ? Apoc. 1 : 10.

« Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette, qui disait… »

Note – « Ce fut le jour du sabbat que le Seigneur de gloire apparut à l’apôtre en exil. Jean observait le sabbat sur l’île de Patmos aussi fidèlement que dans les villes et les villages de la Judée, alors qu’il y prêchait l’Evangile. Il revendiquait comme sienne la précieuse promesse qui avait été faite au sujet de ce jour. » - Id., p. 581.

 

LES MESSAGES AUX ÉGLISES D’ÉPHÈSE ET DE SMYRNE

6. Comment sont symbolisées les relations du Christ avec son Église ? Apoc. 1 : 13, 20 ; 2 : 1

« Et, après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or, et au milieu des sept chandeliers, quelqu’un qui ressemblait au Fils de l’homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine. »

« Écris …le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. »

« Écris à l’ange de l’Église d’Ephèse : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or. »

Note – « Le Christ est représenté au milieu des chandeliers d’or, symbolisant ainsi ses rapports avec les Églises. En effet, il est en communication constante avec son peuple. Il connaît sa véritable condition ; il observe son organisation, sa piété, sa consécration. Bien qu’il soit grand-prêtre et médiateur dans le sanctuaire céleste, il est représenté allant et venant sur la terre parmi ses Églises. Avec une vigilance qui ne se relâche jamais, il veille pour voir si la lumière de l’une de ses sentinelles ne faiblit ou ne s’éteint pas. Si les chandeliers étaient abandonnés aux seuls soins des hommes, la flamme vacillerait et mourrait. Mais il est, lui, la véritable sentinelle de la maison du Seigneur, le vrai gardien des parvis du temple. Ses soins vigilants et sa grâce constante sont une source de vie et de lumière. » - Id. p. 586.

7. Quelle recommandation et quel conseil furent donnés à l’église d’Ephèse ? Apoc. 2 : 1-7.

« Écris à l’ange de l’Église d’Ephèse : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or. Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvé menteurs ; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. »

Note – « L’Église d’Ephèse, à ses débuts, se caractérise par une simplicité et une ferveur enfantines. Ses membres se faisaient remarquer par leur ardeur à obéir à toutes les paroles de Dieu, et leur vie révélait un amour profond et sincère pour le Christ… Ils étaient unis entre eux par cette chaîne d’or qu’est l’amour du Christ… Mais après un certain temps, le zèle des croyants, leur amour pour le Seigneur et leurs semblables commença à décliner. La froideur se glissa dans l’Église… Mais dans sa miséricorde, Dieu ne permit pas que l’Église persévère dans son apostasie. Par un message d’une tendresse infinie, il lui révèle son amour, et son désir de lui voir faire un travail durable pour l’éternité. “Souviens-toi, lui dit-il, d’où tu es tombée, repens-toi ! Et pratique tes premières œuvres.” » - Id. p. 578-580, 587.

8. Quelle promesse encourageante fut faite à l’Église de Smyrne ? Ap. 2 : 8-11.

« Écris à l’ange de l’Église de Smyrne : Voici ce que dit le premier et le dernier,  celui qui était mort, et qui est revenu à la vie : Je connais tes œuvres, ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai une couronne de vie. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort. »

Note – Le mot Smyrne signifie myrrhe. Lorsque celle-ci est broyée, elle dégage une odeur douce et une saveur amère ; ainsi, elle symbolise bien l’Église apostolique au milieu des épreuves. Les dix années de violentes persécutions de Dioclétien (303-313) sont ici particulièrement visées.

 

LES MESSAGES A PERGAME ET A THYATIRE

9. Quelles difficultés rencontre l’Église de Pergame ? Quelle promesse est faite au vainqueur ? Apoc. 2 : 12-17.

« Écris à l’ange de l’Église de Pergame : Voici ce que dit celui qui a l’épée aigüe, à deux tranchants : Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés à la doctrine des Nicolaïtes, ce que je hais. Repens-toi donc ; sinon je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit. »

Note – « Désireuse de s’assurer les largesses et les honneurs du monde, l’Église se mit à solliciter l’appui et les faveurs des grands de la terre. Ayant, de ce fait, rejeté Jésus-Christ, elle le remplaça par un représentant du “prince de ce monde” : l’évêque de Rome. » - Tragédie, p. 56.

10. Quel est le message du Fils de Dieu à l’Église de Thyatire ? Apoc. 2 : 18-20, 24-29.

« Écris à l’ange de l’Église de Thyatire : Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent : Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. » « A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis : Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau ; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne. A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l’étoile du matin. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises. »

Note – « C’est alors que commencent les mille deux cent soixante années d’oppression papale annoncées par les prophéties de Daniel et de l’Apocalypse. On mit les chrétiens dans l’alternative de choisir soit l’abandon de leurs principes et l’adoption des cérémonies et du culte papal, soit la perspective de passer leur vie dans les cachots, ou de mourir par la roue, le bûcher ou la décapitation… Des siècles durant, l’Église du Christ dut vivre dans la retraite et l’obscurité. Sa situation est ainsi décrite par le prophète : “Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours.” » - Id., p. 62.

 

LES MESSAGES A SARDES ET A PHILADELPHIE

11. Quelles imperfections furent signalées à Sardes, et quelle promesse fut faite à ceux qui étaient restés fidèles ? Apoc. 3 : 1-6.

« Écris à l’ange de l’Église de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est prêt de mourir ; car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes. Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises. »

12. Que dit Jésus à l’Église de Philadelphie, et quelle assurance lui donna-t-il ? Apoc. 3 : 7, 8, 10-12.

« Écris à l’ange de l’Église de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira : Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. » « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. »

 

LA DERNIERE EGLISE, LAODICEE

13. Quelles étaient la condition et l’attitude de l’Église de Laodicée ? Ap. 3 : 14, 17.

« Écris à l’ange de l’Église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu. » « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu… »

Note – « Si tu étais froid, il y aurait quelque espoir que tu te convertisses ; mais là où la propre justice au lieu de la justice du Christ enchaîne quelqu’un, la tromperie est si difficile à déceler et la propre justice si dure à extirper que le cas semble désespéré. Un pécheur inconverti et impie se trouve dans une condition plus favorable qu’un tel homme. » ­- Test., vol. II, p. 176.

14. Quelle exhortation encourageante est adressée aux Laodicéens ? Apoc. 3 : 18-21 ; Es. 55 : 1 ; Jean 14 : 6.

« Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repends-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. »

« Vous tous qui avez soif, venez vers les eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, venez achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !

« Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

Note – « L’or ici recommandé comme ayant été éprouvé par le feu, c’est la foi et l’amour. Il enrichit le cœur, car il a été dans la fournaise jusqu’à ce qu’il soit pur, et plus il a été raffiné plus il brille. Le vêtement blanc, c’est la pureté du caractère, la justice du Christ impartie au pécheur. C’est un vêtement de texture céleste, qui ne peut être acheté que par une vie d’obéissance volontaire. Le collyre, c’est la sagesse et la grâce qui nous permettent de discerner entre le mal et le bien et de détecter le péché sous toutes ses formes. » Tém., vol. I, p. 548.

  

Le Modèle Divin – Adrian Ebens

Section 2.

Le modèle divin lorsque les responsables faillissent

  

5. Répondre à l’apostasie

   Ils sont nombreux à connaître le proverbe familier d’après lequel un gramme de prévention vaut une livre de soins, et cela est certainement le cas alors que nous vivons sous la corde à trois fils de la bénédiction de Dieu. Dans notre dernier chapitre nous avons vu comment les personnes sous une autorité sont bénies lorsqu’elles respectent cette autorité et lui obéissent. Cela soulève alors la question de ce que nous devons faire si des personnes en position d’autorité nous demandent d’agir en contradiction avec la Parole de Dieu, ou si elles s’impliquent elles-mêmes dans des activités qui ne sont pas de Dieu.

 

La prière pour les dirigeants

   La première chose que nous devrions chercher à faire est d’empêcher ces situations d’arriver par nos prières et notre esprit de soumission envers les personnes en position d’autorité. Lorsque nous avons identifié quelles sont les figures d’autorité dans nos vies, nous devrions prier pour elles afin que Dieu les bénisse et leur donne la sagesse, la patience et le discernement pour bien accomplir leur tâche. Voici le conseil qui nous est donné dans la Bible :

1 Tim 2 : 1-2 J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâce, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté.

   Prions-nous régulièrement pour nos parents, afin que Dieu les bénisse dans leur santé et tout ce qu’ils font ? Prions-nous afin que nos parents nous bénissent par leurs paroles et leur gentillesse ? Par nos prières, nous pouvons recevoir des bénédictions pour nous et nos enfants, et c’est ce que souhaite notre Père Céleste.

   Prions-nous fidèlement pour nos dirigeants d’église, notre pasteur et nos anciens de l’église locale ? Prions-nous afin que notre Père leur accorde la paix, la joie et l’amour du Christ ? Et qu’en est-il des responsables de notre commune locale et des dirigeants gouvernementaux ? Prions-nous pour eux ? Les présentons-nous au Seigneur et prions-nous pour leurs familles et leur protection ? Ces choses sont du devoir de chaque Chrétien. Ce devoir est-il pourtant largement accompli ? Pas d’après ce que j’ai vu. Pourquoi en est-il ainsi ? C’est ici un autre exemple de la contrefaçon satanique du modèle divin, qui met à plat la structure d’autorité. Lorsque nous ne voyons pas que nous sommes dans une corde à trois fils d’autorité, nous ne ressentons pas le besoin de prier pour les personnes dont nous sommes à charge, parce que nous ne croyons peut-être pas l’être vraiment. Si nous croyons qu’ils sont d’une certaine façon nos responsables, nous ne les percevons souvent pas comme un canal de bénédiction pour nous.

   Lorsque les dirigeants se fatiguent face aux attaques de Satan, il nous faut des hommes comme Aaron et Hur pour maintenir leurs bras levés, les soutenir et les encourager. Envoyons-nous des cartes de remerciements à nos dirigeants lorsque nous en avons l’occasion ? Les remercions-nous pour les bonnes choses qu’ils font ? Les dirigeants ont besoin de nos encouragements et de nos prières. Tous ceux qui respectent le modèle divin se souviendront de ceux en position d’autorité sur eux, et chercheront à les bénir par leurs actes de gentillesse et leur esprit reconnaissant.

   Ce processus est important, parce que si un dirigeant tombe, les gens devraient se demander, « Ai-je fidèlement prié pour ce dirigeant ? » Si nous ne pouvons honnêtement répondre par oui, nous devrions alors aussi nous repentir de notre propre lacune à réaliser la tâche qui nous incombait. C’est le dessein médité de Satan de pousser les personnes sous autorité à cesse de prier pour cette autorité. Il peut alors tenter le dirigeant de pécher, puis retourner les gens contre lui dans le commérage, les accusations et la colère.

   Si nous avons fidèlement prié pour un dirigeant et que nos cœurs se sont attachés à lui par ce processus, nous serons protégés de cet esprit de rébellion et de mécontentement lorsque nous serons témoins de la chute d’un dirigeant. Ceux qui sont prompts à relever les péchés d’un dirigeant révèlent qu’ils ont été lents à prier pour ce dirigeant et à le maintenir dans leurs affections.

 

Lorsque les dirigeants faillissent

   Venons-en à présent à la situation où un dirigeant a chuté. Souvenons-nous de certains aspects du modèle divin auxquels cela pourrait s’appliquer.

Source –

De Qui

Canal –

Par Qui

Références

Père

Fils

1 Cor. 8 : 6 ; 1 Cor. 11 : 3 ; Heb. 1 : 1-3

Epoux

Epouse

Gen. 3 : 16 ; 1 Cor. 11 : 3 ; Eph. 5 : 25 ;

1 Pierre 3 : 1

Père

Mère

Ex. 20 : 12 ; Eph. 6 : 1 ; Col. 3 : 20

Mère

Enfants

1 Tim. 2 : 15

Christ

Epoux

1 Cor. 11 : 3

Christ

Église

Eph. 5 : 25

Prophète

Prêtre

Ex. 4 : 16 ; Lev. 8 : 36

Ancien/

Pasteur

Troupeau

1 Pierre 5 : 2 ; 1 Thess. 5 : 12, 13

Roi/

Gouverneur

Sujets/

Citoyens

Rom. 13 : 1-3 ; 1 Pierre 2 : 13, 14

Bible

Esprit de Prophétie

Review and Herald, 20 jan. 1903 « Petite lumière »

Bible

Ancien/

Pasteur

2 Tim. 4 : 2 ; 1 Pierre 5 : 2

   Comme nous l’avons relevé précédemment, la personne « Par Qui » reçoit une bénédiction lorsqu’elle respecte et obéit à la personne « De Qui » en position d’autorité sur elle. Lorsque nous rencontrons une situation où une figure d’autorité cherche à utiliser la force pour nous contraindre à faire quelque chose de contraire à la Bible, nous devons alors affirmer avec respect que nous ne pouvons pas faire cela. Voici quelques exemples Bibliques :

Dan 3 : 14, 16-18 Nébucadnetsar prit la parole et leur dit : Est-ce de propos délibérés, Schadrac, Méchac et Abed-Nego, que vous ne servez pas mes dieux, et que vous n’adorez pas la statue d’or que j’ai élevée ? …(16) Schadrac, Méchac et Abed-Nego, répliquèrent au roi Nébucadnetsar : Nous n’avons pas besoin de te répondre là-dessus. (17)Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. (18) Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée.

Gen 39 : 7, 8 Après ces choses, il arriva que la femme de son maître porta les yeux sur Joseph, et dit : Couche avec moi ! (8) Il refusa, et dit à la femme de son maître : Voici, mon maître ne prend avec moi connaissance de rien dans la maison, et il a remis entre mes mains tout ce qui lui appartient.

Actes 4 : 18-19 Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu.

   Dans les cas ci-dessus, le peuple de Dieu était enjoint d’agir en contradiction avec les Écritures, ce qu’il ne pouvait accepter. Au lieu de cela, ils étaient prêts à faire face aux conséquences liées à l’obéissance à l’autorité supérieure. Cette même épreuve confrontera le peuple de Dieu dans un futur proche, alors qu’une loi du dimanche sera rendue universelle.

   Pourtant, la plupart des situations en rapport avec l’autorité n’impliquent pas un ordre direct de violer sa conscience, mais plutôt la lacune des dirigeants à remplir fidèlement leur rôle. Dans de tels cas, voici quelques exemples bibliques :

« De Qui »

« Par Qui »

Exemple

Potiphar

Joseph

Servit fidèlement

Elie

Anne

Prière dans le temple

Saul

David

Ne touche pas l’oint de Dieu

Achab

Élisée

Courut devant le char

Nébucadnetsar

Daniel

Test quant à la nourriture/ révélation du rêve

   Joseph servit son maître païen fidèlement et fit de son mieux pour que son foyer soit béni. Dans la situation d’Anne, Elie la reprit pour ivresse, et elle répondit gentiment, « Non, mon seigneur, » puis elle expliqua sa situation. Elle ne se retourna pas en reprenant le prêtre pour être négligeant avec ses fils, causant ainsi des difficultés avec les sacrifices. Bien que David était oint par Samuel pour remplacer Saül, il ne leva jamais sa main pour destituer Saül. Il refusait de porter la main sur l’oint du Seigneur. Bien que Elie était un prophète, et sous certains angles au-dessus d’Achab, il continua à manifester du respect pour le Roi d’Israël en courant devant son char sous la pluie battante. Dans le cas de Daniel, il montra de la sagesse quant aux viandes impures en demandant d’être mis à l’épreuve, et en ce qui concerne le rêve de Daniel 4, nous voyons le souci sincère de Daniel pour son roi.

Dan 4 : 19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

   Le roi savait que Daniel se souciait de lui et c’est pourquoi il lui faisait confiance. Bien que c’était là l’homme qui avait détruit son foyer et l’avait emmené captif, il le servait fidèlement dans un esprit de soumission, et fut donc béni. La clé dans toutes ces situations peut être trouvée dans ce conseil donné à l’un des exemples bibliques du modèle divin :

1 Pi 3 : 1-4 Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, (2) en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. (3) Ayez, non cette parure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, (4) mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu.

   Dans la situation d’une femme ayant un mari incroyant, elle doit le servir fidèlement, cherchant toutes les façons possibles de bénir et d’honorer son mari. Par ce processus, on peut espérer que le cœur de l’époux sera attendri, qu’il sera impressionné de l’honneur que lui porte sa femme et donnera son cœur au Seigneur. Pierre donne également des conseils dans d’autres situations :

1 Pi 2 : 13-16 Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, (14) soit au gouverneur comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. (15) Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés, (16) étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu.

   La Bible nous conseille d’avoir un esprit de soumission qui honore les dirigeants, et par ce processus, nous pouvons réduire au silence l’ignorance d’hommes insensés.

   Ce processus de soumission à un dirigeant est une manière aimable de lui rappeler qu’il est un dirigeant et qu’il est de son devoir de bénir. La personne en position de soumission priera également pour ce dirigeant, demandant une bénédiction par lui. Notre Dieu dans le ciel, qui tient le cœur du roi dans Sa main peut le toucher et le convaincre d’accorder une bénédiction. Dans sa nature même, l’esprit de soumission attire une bénédiction, alors que l’esprit de reproche envoie au responsable un message disant « Je te suis égal, » ou plutôt « supérieur à toi parce que ma compréhension de la situation est supérieure à la tienne. » C’est la raison pour laquelle la Bible dit :

1 Tim 5 : 1 Ne réprimande pas durement le vieillard, mais exhorte-le comme un père ; exhorte les jeunes gens comme des frères.

Exode 22 : 28 Tu ne maudiras point Dieu, et tu ne maudiras point le prince de ton peuple.

   C’est une violation du modèle divin pour une personne sous autorité de reprendre, vilipender ou maudire cette autorité. Seulement une personne égale ou supérieure à cette figure d’autorité peut administrer un reproche direct. Si nous voyons un pasteur ou un ancien enseigner quelque chose que nous ne pensons pas être Biblique, il nous faut suivre le modèle divin et l’approcher dans un esprit de soumission, puis gentiment lui demander de bien vouloir considérer ce qu’enseigne la Bible. Ce n’est pas notre rôle, ni notre devoir, de prouver leur erreur ou de les exposer devant la congrégation. Satan est à la recherche de membres prêts à s’élever au niveau de la figure d’autorité au-dessus d’eux, et à lui parler comme s’ils étaient l’autorité. Cela détruit le canal de bénédiction et expose les gens aux attaques de Satan.

   Lorsqu’une personne défie directement une autorité au-dessus d’elle, elle manque de respect à cette autorité, et le manque de respect pour l’autorité lui attire une malédiction. Souvenez-vous de ce que Dieu dit à Abraham :

Gen 12 : 3 Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.

   Il nous faut être prudents quant à la manière dont nous parlons de ceux en position d’autorité. Parler mal de figures d’autorité attire une malédiction sur nous et sur nos familles. Comme le dit Jude :

Jude 1 : 8 Malgré cela, ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries, souillent pareillement leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires.

   Lorsque nous “méprisons l’autorité et injurions les gloires” nous brisons le modèle divin et attirons une vague de malédiction sur nous-mêmes et ceux qui sont sous nos soins. Alors que ceux qui sont sous notre autorité considèrent comment nous traitons ceux en position d’autorité sur nous, ils seront influencés par le même esprit et commenceront à nous traiter de la même façon.  Une fois que cet esprit entre dans une communauté, il finira par tout faire voler en éclats et briser des personnalités. C’est ici la malédiction qui tombe sur ceux qui “injurient les gloires » et les personnes en position d’autorité au-dessus d’eux.

   Ces principes sont vitaux et il est important pour nous de les considérer dans notre situation ecclésiale actuelle. Nous sommes nombreux à être profondément convaincus que nos dirigeants se sont détournés du Dieu de la Bible. La manière dont nous réagissons à cette triste situation doit être soigneusement considérée. Suivons-nous le modèle divin lorsque nous gérons ces choses ? A ce point, la question se pose souvent, « Qu’est-ce que l’église ? » C’est le prochain sujet que nous allons traiter.

 

VENEZ À JÉSUS

   Quelques personnes disent peut-être : La Bible m’enseigne qu’il faut que je sois né de l’Esprit ; mais « personne ne peut venir, » « si le Père ne l’attire. » Ne dois-je pas attendre que le Saint-Esprit me convertisse ? Mais, dit le Sauveur, « Voici je me tiens à la porte et je frappe. » C’est lui qui vous a attendu et non point vous. Depuis bien des années il cherche à vous convertir. Est-ce la faute de l’Esprit de Dieu ou la vôtre, si vous n’avez pas été converti ? Pouvez-vous dire : Ce n’est pas ma faute, car je désirais qu’il me convertit. Je l’attends maintenant. Il y a longtemps que je suis disposé à être converti. – Mais pourquoi donc n’avez-vous pas depuis longtemps ôté la barrière de votre cœur, pour y laisser entrer le Sauveur ? « Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi. » N’avez-vous pas entendu cette voix bien des fois ? Cette invitation n’a-t-elle pas bien souvent résonné à la porte de votre cœur, tantôt comme les avertissements affectueux d’un ami, tantôt comme des éclats de tonnerre. Que de fois dans votre vie l’Esprit de Dieu n’a-t-il pas lutté avec vous ! Dans votre enfance, dans votre adolescence, et dans l’âge mûr, il est venu vers vous avec ses appels d’amour : « Souviens-toi de ton Créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais viennent, et que les ans arrivent desquels tu diras : je n’y prends point plaisir. » Eccl. 12 : 3.

   Il s’est tenu près de vous à chaque station de votre voyage avec cette invitation de Christ : « Venez à moi. » Dans les occasions solennelles de votre anniversaire, ou du nouvel an ; dans les jours de deuil pendant les longues et pénibles semaines de la maladie, ou dans les moments suprêmes du danger ou de la délivrance, l’Esprit de Dieu s’est adressé à vous par des appels et des avertissements, par les persuasions de l’amour, ou par les sévères exigences de la loi, par des jugements, par les remontrances ou par des châtiments : de toutes manières et en tout temps, l’Esprit de Dieu a cherché à faire sa demeure dans votre cœur. Il a déployé toutes les ressources de cet amour éternel qui porta le Fils de Dieu à donner sa vie pour vous. Il a essayé vainement par conseil et par commandement, par exhortation et par avertissement de vous persuader d’ouvrir la porte de votre cœur afin que Jésus puisse venir y habiter pour vous pardonner, vous purifier et vous sauver !

   C’est l’Esprit de Dieu qui vous a attendu et non point vous. Et maintenant au lieu d’attendre pour être « né de l’Esprit, » au lieu d’attendre d’être « attiré, » vers le Père, cessez enfin de résister et venez. Alors vous sentirez que l’Esprit de Dieu vous aidera. Choisissez bien le chemin que vous allez suivre. Regardez à Jésus, et à ce qu’il a fait pour nous ; il a donné sa vie pour sauver de la mort ceux qui se repentent. Il est venu « appeler à la repentance, non les justes, mais les pécheurs. » Il est venu « sauver ceux qui étaient perdus. » Ainsi, vous et moi sommes les personnes mêmes qu’il est venu chercher. C’est parce que nous sommes pécheurs qu’il nous invite. Il veut que nous lui apportions nos péchés. Il les lavera dans son sang précieux ; n’essayez pas de les laver vous-même. Ne pensez pas que parce que vous êtes pécheur vous ne pouvez pas venir.

   Supposez que l’homme qui avait une main sèche se fût écrié lorsque le Christ, le rencontrant dans le temple, lui dit d’étendre sa main : « Comment puis-je le faire ! Elle est sèche ! Certainement sa main n’aurait pas été guérie. Celui qui lui avait ordonné d’agir lui en donna aussi la force. C’est précisément aussi ce que vous avez à faire. Vous avez entendu le commandement, obéissez-y. Ne restez pas en arrière à cause de vos péchés. Venez comme un pécheur qui, par dessus tout, désire être saint. Venez, et jetez-vous au pied de la croix, et que votre cœur travaillé et chargé s’élève vers le Sauveur pour trouver le repos.

 

 

            « Tel que je suis, sans rien à moi,

            Sinon ton sang versé pour moi,

            Et ta voix qui m’appelle à toi,

            Agneau de Dieu je viens !

H.L. Bloum

Signes des Temps 1880

 

LA MÉDISANCE

- Il circule dans le monde une envie au pied léger, qui vit de conversations ; on l’appelle : Médisance. Elle dit étourdiment le mal dont elle n’est pas sûre, et se tait prudemment sur le bien qu’elle sait. – Rivarols.

- Celui qui médit en secret, ressemble au serpent qui mord sans faire de bruit. En quelque forme que la médisance paraisse, craignez-la comme un serpent. – Bossuet.

- La médisance est le plus infâme de tous les vices. Il est d’autant plus à craindre que quiconque tombe dans ce défaut donne souvent un coup mortel à un homme qui ne connaît pas la main qui le tue ; et l’on peut assurer que tous les médisants sont des lâches, des traîtres et des assassins. – Fléchier.

- Une des principales causes de la médisance, c’est l’envie ; cause honteuse qu’on n’ose pas avouer, mais qui se remarque par la manière d’agir. – Bossuet.

- La médisance est une petitesse dans l’esprit, ou une noirceur dans le cœur ; elle doit toujours sa naissance à la jalousie, à l’envie ou à quelque autre passion. Elle est la preuve de l’ignorance et de la malice. Médire avec réflexion, c’est noirceur. Que le médisant choisisse, qu’il opte : il est insensé ou méchant. – Duclot.

- Qui ôterait la médisance du monde, en ôterait une grande partie des péchés. – S. Franç. de Sales.

- Applaudir à la médisance, c’est médire soi-même de cœur et d’action. – Mme Tarré des Sablons.

- Le mal que l’on dit de nous fait sur notre âme ce que le soc fait sur la terre ; il la déchire et la féconde. – Shakespeare.

 


PENSÉES PRATIQUES SUR L’APOCALYPSE

Explication du chapitre 12

L’église sous la dispensation évangélique.

Verset 1-3. « Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement. Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c’était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. »

L’ELUCIDATION de cette portion de ce chapitre ne nécessitera que peu d’explication outre la simple définition des symboles qui y sont représentés. Ces définitions peuvent être données en peu de mots, comme suit :

   « Une femme : » la véritable église. « Le Soleil » : la lumière et la gloire de la dispensation évangélique. « La Lune » : la dispensation mosaïque. De même que la lune reçoit sa lumière du soleil, ainsi la première dispensation recevait sa lumière de la dispensation actuelle. Dans le première dispensation, nous avions les types et les figures ; dans la nouvelle, nous avons l’antitype et la réalité. «  Une couronne de douze étoiles » : les douze apôtres. « Un grand dragon roux » : Rome païenne. « Le ciel » : l’espace dans lequel l’apôtre vit cette représentation. Nous n’entendons point que les événements représentés ici devant Jean eurent lieu dans le ciel où Dieu habite ; car ce sont des événements qui ont eu lieu sur la terre ; mais la scène dramatique qui passa devant les yeux du prophète paraissait avoir lieu dans l’espace occupé par le soleil, la lune et les étoiles, espace que nous désignons sous le nom de ciel.

   Les versets 1 et 2 embrassent une période de temps commençant avant l’ouverture de la dispensation actuelle, alors que l’église attendait ardemment l’avènement du Messie, et s’étendant jusqu’au temps de l’entier établissement de l’église du Nouveau Testament, couronnée de douze étoiles représentant les douze apôtres.

Versets 4-6. « Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté. Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours. »

   Le dragon entraînait la troisième partie des étoiles du ciel. Si les douze étoiles dont la femme est couronnée représentent les douze apôtres, gouverneurs dans l’église chrétienne, alors les étoiles que le dragon entraîne avant de chercher à détruire l’enfant mâle, c’est-à-dire avant l’ère chrétienne, peuvent représenter une portion des gouverneurs du peuple juif. La Judée qui fut réduite en province romaine avant la naissance du Messie, avait trois classes de gouverneurs : Les rois, les sacrificateurs et le sanhédrin. La troisième partie de ces gouverneurs, savoir les rois, fut abolie par le pouvoir romain.

   Le dragon s’arrêta devant la femme pour dévorer son enfant. Rome, dans la personne d’Hérode, chercha à détruire Jésus-Christ, en donnant l’ordre de mettre à mort tous les enfants de Bethléhem depuis ceux de deux ans et au-dessous. L’enfant qui était né, selon l’attente de l’église, était notre adorable Rédempteur, qui doit bientôt gouverner les nations avec une verge de fer. Hérode ne pouvait pas le détruire. Les puissances réunies de la terre et de l’enfer ne pouvaient pas le vaincre ; et quoique pendant un temps, les chaînes du sépulcre semblassent le retenir sous leur puissance, il brisa ces liens et fraya aux humains le chemin de la vie ; puis il fut enlevé vers Dieu et vers son trône, c’est-à-dire qu’il monta au ciel en la présence de ses disciples, en leur laissant par la parole des anges la plus douce de toutes les promesses ; celle de revenir vers eux de la même manière qu’ils l’avaient vu monter d’avec eux au ciel.

   Et lorsque la puissance civile de la papauté fut établie, en 538, l’église s’enfuit dans le désert, où elle fut nourrie par la parole de Dieu et par le ministère des anges durant 1260 ans, période du long et sanglant règne de ce pouvoir.

Verset 7-12. « Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps. »

   Comme on l’a vu, les six premiers versets de ce chapitre nous amènent à la fin de la suprématie papale, c’est-à-dire en 1798. Il est également évident que le verset sept nous reporte en arrière dans les siècles passés. Jusqu’à quelle époque ? Jusqu’au temps dont il est d’abord parlé dans ce chapitre, celui de premier avènement. « Alors il y eut un combat dans le ciel. » C’est le même ciel où la femme et le dragon on d’abord été vus, toutefois, ils étaient acteurs de scènes ayant lieu sur la terre ; d’après cela nous concluons que ce combat doit avoir lieu aussi sur la terre. Et à quelle époque sommes-nous reportés en arrière ? Évidemment à celle du commencement du ministère du Christ sur la terre. Il n’est pas nécessaire de discuter pour prouver que Michaël est Christ, voyez Jude 9 ; 1 Thess. 4 : 16 ; Jean 5 : 28, 29 ; et que cette époque était un temps spécial de combat entre lui et Satan. Nous avons la déclaration positive  qu’ici le dragon signifie Satan. Au verset 3, le symbole est appliqué à [la] Rome païenne, parce que ce pouvoir était le principal instrument de Satan dans l’accomplissement des événements mentionnés ici. Satan avait envisagé d’avance la mission de Christ sur la terre comme étant sa dernière chance de succès pour renverser le plan du salut. Il vint à lui avec des tentations spécieuses, dans l’espoir de le vaincre ; pendant son ministère il essaya par divers moyens de le détruire ; et lorsqu’il eut réussi à le coucher dans le tombeau, il s’efforça, dans un malin triomphe, de l’y retenir ; mais le Fils de Dieu sortit triomphant de chaque lutte. Et il fait à tous ses disciples fidèles cette encourageante promesse : « A celui qui vaincra, je lui donnerai d’être assis avec moi sur mon trône, comme moi-même j’ai vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône. » Cela nous montre que pendant qu’il était sur la terre, Jésus soutint une lutte et obtint la victoire. Satan vit échouer son dernier effort et avorter son dernier plan. Il avait espéré vaincre le Fils de Dieu dans sa mission sur la terre, et ainsi faire échouer de la manière la plus ignominieuse, le plan du salut ; et il savait très bien que s’il échouait dans ce dernier effort pour contrecarrer l’œuvre de Dieu, son dernier espoir s’évanouirait et tout serait perdu.

   Mais le langage du verset 8 nous déclare qu’il ne fut pas le plus fort, d’où il s’ensuit que ce cantique d’allégresse peut avec raison être entonné : « C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui y habitez. »

   Quelques-uns prétendent que cette lutte eut lieu lorsque Satan, alors ange de lumière et de gloire, se rebella dans le ciel, et que l’acte de « précipiter » dont parle Jean, étant son expulsion du ciel à ce temps là. Mais il nous est impossible de faire accorder cette manière de voir avec le témoignage qui est placé devant nous. Ainsi, au verset 13, nous lisons : « Quand donc le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait mis au monde un fils. » Cela montre qu’aussitôt que le diable se vit précipité du ciel, il tourna sa colère contre la femme, c’est-à-dire contre l’église, qui, peu après s’enfuit dans un désert. Donc, lorsque Satan subit cette défaite, l’enfant mâle avait déjà été mis au monde ; ou en d’autres termes, le premier avènement du Christ avait eu lieu. D’où il résulte que le combat et la défaite de Satan ayant eu lieu au commencement de l’ère chrétienne, et pas très longtemps avant la fuite de l’église dans le désert, en 538, ne peut être sa chute première avant la création du monde.

   De plus, il semble exister plusieurs cas dans lesquels il est parlé de Satan comme étant défait ou jeté par terre. L’un de ces cas eut lieu lorsqu’il fut rejeté du ciel pour la première fois, un autre eut lieu lorsque Christ le vainquit à son premier avènement, et il y en aura un autre qui aura lieu à l’avenir, lorsqu’il sera jeté dans l’abîme et lié pour mille ans. Et dans chacune de ces occasions successives, nous voyons que la puissance de Satan est de plus en plus restreinte. Dans chaque combat successif, il tombe d’un degré plus bas. La première fois, ainsi que nous pouvons conclure d’après certains passages, le combat eut lieu entre lui et Dieu le Père. Voyez Jude. La seconde fois, le combat se livra entre lui et Christ le Fils, comme dans le passage que nous examinons. Tandis que la troisième fois, un ange suffit pour accomplir l’œuvre de son humiliation. Apoc. 20 : 1, 2, Depuis sa première lutte, il ne lui a plus été permis de lutter avec Dieu le Père. Depuis la seconde, il n’a plus eu le privilège, si on peut s’exprimer ainsi, d’engager un combat personnel avec le Fils. Le combat mentionné maintenant dans le passage de l’Écriture dont nous nous occupons se livre entre le diable et Michaël, savoir Christ. Le grand effort du premier sur le dernier personnellement eut lieu durant sa mission sur la terre ; et la grande victoire de Christ sur lui personnellement se trouvait dans cette lutte même.

   « Et leur place ne se trouva plus dans le ciel. » Comme nous l’avons vu, le ciel dans ce chapitre ne signifie pas le lieu de l’habitation de Dieu et de ses messagers célestes. Nous pensons qu’ici, le ciel représente plutôt une condition qu’un lieu, et nous comprenons que l’expression signifie qu’ils furent humiliés et ne devaient plus jamais retourner dans le première position. Ils avaient subi une défaite terrible, décrite par Christ en ces termes : « Je contemplais Satan tombant du ciel comme un éclair. » L’espoir qu’il avait si longtemps nourri de vaincre le Fils de Dieu, quand il prendrait sur lui notre nature, s’était pour toujours évanoui. Sa puissance était limitée. Il ne pouvait plus aspirer à l’honneur d’engager un combat personnel avec le Fils de Dieu, pouvoir qui jusque-là avait donné de la dignité et du prestige à sa position. Désormais l’église (la femme) devient l’objet de sa malice, et il exerce contre elle, tous les moyens atroces qui caractérisaient naturellement une rage désespérée.

   Mais là-dessus un cantique est chanté dans le ciel : « C’est maintenant qu’est revenu le salut, » etc. Comment peut-il en être ainsi, puisque ces scènes sont dans le passé ? Le salut, la force et le royaume de Dieu, et la puissance de son Christ étaient-ils donc alors venus ? Nous comprenons que ce cantique est chanté par anticipation. Ces choses étaient rendues sûres. La grande victoire qui décide pour toujours de leur établissement avait été gagnée par Christ. Tout comme nous lisons dans d’autres passages : « Nous avons la vie éternelle, » « Nous avons la rédemption par son sang, » etc., comme si nous étions actuellement en possession de ces bénédictions ; tandis que ce n’est que par la foi que nous les possédons, et ce langage est simplement une assurance que la possession de ces choses est certaine pour celui qui aura finalement vaincu.

   Ensuite le prophète jette un coup d’œil rapide sur l’œuvre de Satan depuis ce temps-là jusqu’à la fin, verset 11, 12, période pendant laquelle les « frères » fidèles l’ont vaincu par le sang de l’Agneau et par la parole à laquelle ils rendaient témoignage, tandis que sa fureur augmente parce qu’il ne lui reste que peu de temps.

Verset 13-17. « Quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l’enfant mâle. Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent. Et, de sa bouche, le serpent lança de l’eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l’entraîner par le fleuve. Et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche. Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus-Christ.

   Il n’est pas nécessaire de faire un long commentaire sur ces derniers versets. Qu’il suffise de dire qu’ici nous sommes de nouveau reportés en arrière jusqu’au temps où Satan connut pleinement qu’il avait finalement échoué dans toutes ses tentatives contre le Seigneur de gloire dans sa mission terrestre ; et où, en vue de cela, il se tourne avec une grande fureur contre l’église que Christ avait établie. Ensuite ces versets nous présentent de nouveau 1° L’église dans le désert pendant un temps, des temps et une moitié de temps, savoir 1260 ans, verset 6. 2° Le fleuve de la persécution lancé par le diable contre l’église, par le moyen de la papauté. 3° L’aide que l’église reçoit de la Réformation qui, embrassée par divers princes et diverses puissances terrestres, réprima l’esprit et l’œuvre de la persécution. 4° Et finalement le verset 17 nous présente comme devant avoir lieu dans le futur le dernier et puissant assaut du dragon contre le reste qui garde les commandements. Il peut être à propos de remarquer, dans ce chapitre que le diable se sert de trois puissances pour accomplir son œuvre, c’est pourquoi elles sont toutes désignées comme étant le dragon, parce que c’est le dragon qui les fait toutes agir. 1. Rome païenne. 2. Rome papale. 3. La bête à deux cornes, c’est-à-dire l’Amérique protestante, qui est l’agent principal, comme nous le verrons dans la suite, pou faire la guerre à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus.

Uriah Smith – SDT 1880

  

La tempérance

« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. » 1 Corinthiens 6 : 19-20

« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi (ou tempérance) ; la loi n’est pas contre ces choses. » Galates 5 : 22, 23

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Romains 12 : 1, 2

« Pour maintenir une bonne santé, la tempérance en toutes choses est nécessaire – tempérance dans le travail, dans l’alimentation et la boisson. » E.G. White – How to live, p. 57

« La vraie tempérance nous enseigne à nous abstenir entièrement de ce qui fait du mal et à user judicieusement de ce qui est sain. » Événements des derniers Jours, p. 84

   La maîtrise de soi, ou la tempérance, est une loi fondamentale de la santé et de la vie. A la lecture de la citation précédente, on peut comprendre qu’elle a deux points principaux :

- L’abstinence totale de toute mauvaise chose ;

- l’utilisation modérée de toute bonne chose.

   Ainsi l’abstinence est le refus volontaire d’aliments, de boissons et d’habitudes qui, on le sait, ont des effets nocifs pour la santé ou la conscience. La modération est une utilisation sans excès de ce qui est bon.

   Tous ceux qui comprennent les lois de la santé, et qui sont gouvernés par les principes, se garderont des extrêmes dans tous les aspects de la vie. En ce qui concerne l’alimentation par exemple, celle-ci sera choisie non pour gratifier l’appétit, mais pour le bon fonctionnement de l’organisme.  Ils chercheront ainsi à préserver toutes les forces dans les meilleures conditions possibles, pour le service de Dieu et des hommes. Ainsi l’appétit est sous le contrôle de la raison et de la conscience, et bien que de telles personnes ne cherchent pas à imposer leurs points de vue aux autres, leur exemple est un témoignage vivant en faveur des justes principes.

L’abstinence totale des mauvaises choses 

Il existe plusieurs substances toxiques dont nous aller parler brièvement :

Les épices fortes 

   Nous vivons à une époque où il est important de consommer des aliments le moins excitant possible. En effet les condiments forts (moutarde, poivre, épices, vinaigre…) irritent l’estomac et rendent impur le sang. La condition enflammée de l’estomac d’un alcoolique est très souvent utilisée pour illustrer les effets des boissons fortes, mais il est intéressant de réaliser que l’utilisation d’épices fortes produit également un estomac enflammé. De plus, lorsque l’habitude est prise d’utiliser de tels ingrédients, les aliments ordinaires ne satisfont plus l’appétit. Le système demande quelque chose de plus stimulant.

Le thé et le café 

   Le thé est un stimulant et à partir d’un certain point produit l’intoxication. L’action du café et d’autres boissons populaires (cola et autres boissons gazeuses et sucrées contenant de la caféine) est similaire. Les premiers effets sont plaisants. Les nerfs de l’estomac sont excités, ils envoient l’irritation vers le cerveau qui à son tour envoie des signaux au cœur qui bat plus rapidement, et apporte ainsi une énergie de courte durée au système tout entier. La fatigue est oubliée, les forces semblent augmenter, l’intelligence est affinée et l’imagination semble plus vive. Cependant, c’est une grave erreur. Le thé et le café ne nourrissent pas l’organisme. Ce qui semble être un redoublement de force n’est qu’une excitation nerveuse. Lorsque l’influence du stimulant a disparu, les résultats sont dévastateurs car au fil du temps l’utilisation de ces irritants produit maux de tête, palpitations, indigestion, tremblements, pour n’en nommer que quelques-uns.

« Le thé et le café sont des stimulants. Leurs effets sont semblables à ceux du tabac, bien que de moindre intensité. Ceux qui absorbent ces poisons insidieux, de même que celui qui use du tabac, pensent qu’ils ne peuvent s’en passer parce qu’ils se sentent vraiment misérables lorsque leurs idoles ne sont pas à leur disposition. … Ceux qui se soumettent à un appétit perverti le font au détriment de leur santé physique et mentale. Ils sont incapables d’apprécier la valeur des choses spirituelles. Leur sensibilité est émoussée, le péché ne leur apparaît pas sous sa réelle gravité, et la vérité n’est pas considérée comme ayant une valeur plus grande qu’un trésor terrestre. » Conseils sur la Nutrition et les Aliments, p. 510

Le tabac 

   Le tabac est un poison insidieux et lent, mais ayant des effets extrêmement dangereux. Quelle que soit la forme utilisée, il a un effet pervers sur l’organisme. Il est d’autant plus dangereux que ses effets sont lents et à peine perceptibles au début. Il excite, puis paralyse les nerfs, affaiblit et embrume le cerveau. Il est fréquent qu’il agisse sur les nerfs d’une manière plus forte encore que les boissons alcoolisées. Il est plus subtil mais ses effets sont difficiles à éradiquer du système. Il accroît d’ailleurs le désir de consommer des boissons fortes, et est très souvent à la base de la consommation habituelle de liqueurs et de drogues.

Les boissons intoxicantes

« Le vin est moqueur, les boissons fortes sont tumultueuses ; quiconque en fait excès n’est pas sage. » Proverbes 20 : 1

« Pour qui les ah ? pour qui les hélas ? pour qui les disputes ? pour qui les plaintes ? pour quoi les blessures sans raison ? pour qui les yeux rouges ? Pour ceux qui s’attardent auprès du vin, pour ceux qui vont déguster du vin mêlé. Ne regarde pas le vin qui paraît d’un beau rouge, qui fait des perles dans la coupe, et qui coule aisément. Il finit par mordre comme un serpent, et par piquer comme un basilic. » Proverbes 23 : 39-32

   Il n’est pas besoin d’argument pour montrer les effets intoxicants du vin et des boissons fortes. Les personnes ayant hérité un appétit pour les stimulants et les excitants ne devraient avoir ni vin, ni bière, ni cidre à porter de la main ou du regard, la tentation étant constamment à leur portée.

   La Bible n’approuve en aucun cas l’utilisation du vin fermenté. Le vin que Jésus a produit à partir de l’eau, aux noces de Cana était le pur jus de la vigne. Christ avait lui-même dit que Jean le baptiste ne devait boire ni vin, ni liqueur forte.

« Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit-Saint dès le sein de sa mère. » Luc 1 : 15

Les drogues

   Si le tabac, le vin et les boissons alcoolisées sont nocifs pour l’organisme, il est bien clair que les drogues, sous toutes leurs formes sont à proscrire de la consommation. D’ailleurs, toutes ces substances étant addictives, elles prennent une place qui ne devraient revenir qu’à Dieu.

Autres aliments

   Les aliments très sucrés tels que les bonbons, les chewing-gums, les glaces… sont à éviter, de même que les plats très gras et surtout les aliments frits dans l’huile.

   Bien évidemment, le sang et les graisses animales doivent être proscrits de notre alimentation de même que la viande et les poissons.

   Il nous faut faire attention aux additifs alimentaires qui se trouvent souvent dans les aliments que l’on achète. Il est toujours préférable de cuisiner soi-même ses aliments et d’acheter des produits non traités.

   Le chocolat et le cacao doivent être pris avec beaucoup de modération à cause de la théobromine qu’ils contiennent et qui est également un excitant.

Utilisation modérée de ce qui est bon

   Même en ayant une alimentation soigneusement choisie, il nous faut être équilibrés et modérés. Il est facile de consommer trop de bonnes choses. L’excès, même d’un aliment de bonne qualité et bon pour la santé, est mauvais.

« Ainsi, lorsque nous avons à cœur les meilleurs intérêts de l’homme, il ne peut y avoir de confusion quant à la définition de la vraie tempérance. Le doute ne peut subsister ; la tempérance, celle qui conseille la modération dans les sentiments, dans le travail et le sommeil, dans le manger et le boire et l’abstinence de tous les excitants, stimulants et narcotiques est véritablement une loi de la santé. L’acceptation de cette loi donne à l’homme une dignité et une noblesse à la portée de tous. Conscient que la seule supériorité qu’il possède sur l’animal provient de son cerveau et de ses facultés  de raisonner, de créer, de juger, de méditer, il aura plaisir à s’abstenir complètement et radicalement d’alcool, de café, de thé, de nicotine, de cola, de chocolat et de tout autres drogues. Sa plus grande joie alors sera de pouvoir discerner la volonté de Dieu et de conserver en lui-même l’image de son Créateur. » Danièle Starenkyj La vie en abondance (1983), pp. 50-51.

Étapes vers la maîtrise de soi (tempérance)

Étape n°1 – Reconnaître la nécessité de la maîtrise de soi

Nos vies sont remplies à ras-bord, à tel point que nous avons perdu de vue la réalité, et ce qui est important. Nous sommes dans l’incapacité de reconnaître la faiblesse. Chacun de nous doit réaliser le besoin physique, mental, social et spirituel de maîtrise de soi.

- Réalisation physique : Comment traitons-nous notre corps ? Sommes-nous au contrôle, équilibrés dans notre alimentation, notre exercice physique, notre repos et notre récréation ?

- Réalisation mentale : Comment utilisons-nous notre cerveau ? Y plaçons-nous le trouble, des sujets sans valeur ? Recherchons-nous l’équilibre mental et physique quotidien ? Sommes-nous devenus la proie de « l’âge de l’information » avec la télévision, les ordinateurs, l’internet ?

- Réalisation sociale : Comment utilisons-nous notre énergie sociale ? Nos associations sociales sont-elles de la meilleure qualité ? Utilisons-nous la tempérance dans nos communications avec ceux qui nous entourent ?

- Réalisation spirituelle : Si notre maîtrise de soi en ce qui concerne l’ aspect physique, mental et social est en déclin, il est très probable que notre maîtrise de soi spirituelle soit en situation d’échec. Reconnaissons-nous que nous avons une obligation envers Celui qui nous permet de rester en vie ? Utilisons-nous la tempérance afin de penser à ces choses qui sont dignes de louange ?

L’équilibre et la maîtrise de soi nécessaires dans chacun de ces aspects ne peuvent être acquis sans l’utilisation convenable de notre volonté.

« Par l’emploi judicieux de la volonté, un changement complet peut s’opérer dans votre vie. En soumettant votre volonté à Jésus-Christ, vous vous unissez à une force qui est supérieure à toutes les principautés et à toutes les puissances. La force d’en haut vous sera communiquée pour vous rendre inébranlable, et ainsi, en vous remettant constamment entre les mains de Dieu, vous serez mis à même de vivre une vie nouvelle, à savoir la vie de la foi. » Le Meilleur Chemin, p. 46

 

Histoire pour les enfants

Pris par la marée

  

   J’ai raconté tant d’histoires sur de si nombreux garçons et filles, qu’il est peut-être temps que j’en raconte une sur moi-même.

   Dans ma Bible, à côté d’un certain texte, sont inscrits trois mots : « North Uist Ford ». Chaque fois que je les regarde, ils évoquent l’aventure la plus extraordinaire qui me soit jamais arrivée.

   Il y a bien des années, à l’âge de quinze ans, je décidai de me rendre dans un collège missionnaire. Afin de me procurer l’argent nécessaire, je passai l’été à vendre des livres sur la Bible.

   Les éditeurs ne firent pas tellement attention à mon âge, et ils m’envoyèrent dans les Hébrides, à l’ouest des côtes d’Ecosse. Là, je me retrouvai tout seul, parcourant à bicyclette ces îles désolées battues par le vent. Jour après jour, je frappai aux portes des maisonnettes, m’efforçant d’éveiller l’intérêt des gens pour les livres que je vendais.

   Je vécus quelques semaines à Stornoway, pédalant chaque jour jusqu’à l’autre côté de l’île pour atteindre les villages. Quel parcours fatiguant – dix-huit kilomètres sans une maison, et quelquefois avec la pluie et le vent qui  ne cessaient de me fouetter le visage. Chaque jour, j’allais un peu plus loin, jusqu’à atteindre le phare, le point le plus au nord. Le gardien du phare était un homme très aimable. Je me souviens de lui, car il m’acheta un livre !

   Après avoir travaillé sur l’île de Lewis, je pris le bateau pour l’île de North Uist, et trouvai à me loger dans un petit cottage au toit de chaume où les rats, la nuit, dansaient la sarabande autour de mon lit.

   Sur cette île, on a construit une route circulaire, et je la suivis, découvrant des endroits étranges où, j’en suis sûr, aucun garçon de mon âge n’avait essayé de vendre des livres.

   Finalement, j’eus aussi terminé mon travail sur cette île, et je me demandai que faire ensuite. Je me mis à explorer le sud, car on m’avait dit qu’il était possible d’atteindre l’île voisine à pied en traversant le bras de mer à marée basse. Cette idée m’avait plu, car j’épargnerais ainsi la dépense d’une traversée en bateau.

   Descendant vers le gué le matin, je l’examinai en détail. La marée était basse, et de loi, il semblait qu’il me suffisait de marcher tout droit à travers le sable jusqu’à une petite île, puis traverser encore une étendue de sable jusqu’à l’île voisine. Mais en m’approchant, je me rendis compte que ce ne serait pas aussi simple que cela. A travers le sable coulaient des canaux d’eau entre cinq et sept mètres de large. Je ne me rendais pas compte de leur profondeur. De toute façon, je vis tout de suite qu’il faudrait que je me déchausse et patauge une partie du chemin.

   C’est alors que je vis deux hommes qui se mettaient à traverser. Je les observai pendant quelques minutes, prenant bonne note des endroits où ils traversaient les canaux d’eau. Je remarquai aussi qu’ils se dépêchaient, bien que sur le moment je n’aie pas compris pourquoi. Je pensai qu’ils avaient peut-être quelque affaire urgente à régler de l’autre côté. Mais il y avait une raison bien plus pressante.

   Enlevant mes chaussures et mes chaussettes, et les suspendant autour de mon cou, je me mis à suivre les deux hommes. Il ne fut pas difficile de traverser le premier fossé d’eau, car je me rappelais l’endroit exact où les hommes avaient passé, et l’eau n’était profonde que de quelques centimètres. Mais en atteignant le second canal, je n’étais plus aussi sûr de ma position. Je mis le pied dans l’eau et je m’aperçus qu’il était plus profond que le premier. Je reculai, remontai mes pantalons jusqu’au-dessus du genoux et me remis en route. Mais l’eau était encore trop profonde. Cependant, je ne m’inquiétai pas et cherchai un autre endroit moins profond, pour traverser.

   Lorsque j’arrivai près du troisième canal, cependant, vers le milieu de la traversée, je me sentis légèrement mal à l’aise. Il était beaucoup plus large que lorsque je l’avais vu pour la première fois. Et pourtant, la terrible vérité ne m’avait pas encore effleuré. Peut-être que si j’avais été plus âgé, je me serais rendu compte du danger, mais je ne savais pas, et il n’y avait personne pour me mettre en garde.

   J’avais maintenant tout à fait oublié l’endroit où les hommes avaient traversé, et je dus me résoudre à faire des essais ici et là pour trouver un endroit peu profond. Mais je n’en trouvais pas.

   C’est alors que je me rendis compte que l’eau n’était plus immobile comme elle l’avait été. Elle bougeait, et rapidement. Des morceaux d’algues, du bois, et de la mousse flottaient. La marée montait !

   Je me tournai vers la mer, et je n’oublierai jamais ce spectacle. Au lieu d’une vaste étendue de sable, il n’y avait plus qu’une vaste étendue d’eau. Il me sembla, et c’est une impression qui ne s’effacera plus jamais de mon esprit, que tout l’océan Atlantique allait déferler sur moi.

   L’île de sable sur laquelle je me tenais devenait très vite de plus en plus petite. A chaque instant, le canal s’approfondissait. En quelques minutes, l’endroit où je me trouvait serait envahi par les eaux. Je savais qu’il me fallait agir immédiatement, sinon je serai emporté par la marée. Il n’y avait pas de temps à perdre.

   Mais que faire ? Je ne connaissais pas le chemin quand le canal était peu profond, comment le découvrir alors que l’eau montait et se répandait dans toutes les dimensions ?

   Et pourtant, dans cette situation désespérée, je me sentis sûr que Dieu ne m’abandonnerait pas. Ce n’était pas le moment de faire une longue prière. Chaque instant était précieux. Mais je me souviens de lui avoir demandé de me guider, et, prenant mon courage à deux mains, je m’avançais dans le canal.

   Inutile de penser à garder des pantalons secs, maintenant. L’eau m’arrivait aux genoux, je l’eus bientôt à la taille, puis à la poitrine. Mes pieds cesseraient-ils bientôt de descendre ? Pendant un instant, je me demandai si je n’avais pas fait une erreur en allant de l’avant, et si je ne devait pas plutôt essayer de retourner sur mes pas. Mais un coup d’œil en arrière me montra que c’était maintenant impossible. Partout, le sable était recouvert d’eau. Je ne retrouverais plus les endroits peu profonds.

   De plus en plus profondément… Etait-ce la fin ?

   Ah ! Le sol remontait. Oui ! Je devais être au milieu du canal ! L’eau n’était plus aussi profonde.

   Et pourtant, il y avait encore d’autres canaux à traverser, tous submergés maintenant. Je ne pourrais pas dire comment je réussis à me frayer un chemin. Je me revois, de l’eau plus haut que la taille, errant ici et là, cherchant du pied les endroits les moins profonds, tandis qu’autour de moi les eaux de l’Atlantique s’avançaient de plus en plus vivement.

   Et pourtant, je trouvai un chemin, sinon je ne pourrais pas vous raconter cette histoire. Je me hissai sur la terre ferme de l’île vers laquelle je m’étais dirigé, rempli de confiance en moi-même, moins d’une heure auparavant. Je vous laisse imaginer mon apparence, avec tous mes vêtements trempés ! Quelle allure ! Si des enfants s’étaient trouvés là, je suis sûr qu’ils se seraient bien moqués de moi.

  Un vieil homme s’approcha de moi et me dit – comme si je ne l’avais pas déjà compris – que je l’avais échappé belle. Il n’avait pas cessé de m’observer, et il avait pensé que je n’en sortirais pas vivant. Très aimablement, il trouva quelqu’un qui me ramena en bateau, et je rentrai dans ma chambre pour me changer et remercier Dieu de m’avoir protégé.

   Et maintenant vous comprendrez pourquoi j’ai marqué ce passage dans ma Bible. On le trouve au quarante-troisième chapitre d’Esaïe, versets 2 et 3. On dirait vraiment qu’il a été écrit pour moi :

  « Si tu traverses les eaux, je serai avec toi ; et les fleuves, ils ne te submergeront point. …Car je suis l’Eternel ton Dieu, …ton Sauveur. »   Arthur Maxwell, auteur des Belles Histoires de la Bible.

 

Coin Santé

Brioche du Sabbat (Hallah) 

Ingrédients :

- 50 cl d’eau gazeuse

- 40  g de levure fraîche

- 80 g de sucre complet

- 1 kg de farine bise

- 150 g d’huile neutre 

- 1 cuillère à soupe de sel

 

Préparation:

- Faire tiédir l'eau gazeuse.

- Dans un saladier ou dans un robot, verser l’eau tiède, ajouter le sucre et 40 g de levure fraîche en petits morceaux.

- Ajouter la farine, l’huile et enfin le sel (la levure ne doit pas être en contact avec le sel).

- Faire pétrir au robot pendant au moins 15 minutes (ou pétrir à la main pendant le même temps). Il faut que la pâte se détache du bol, mais soit encore très souple. Ajouter un peu d’eau ou de farine selon besoin.

- Dès que la pâte est belle, la mettre dans un très grand saladier, la couvrir et la laisser lever 1 à 2 heures jusqu’à ce qu’elle soit bien levée.

- Dégazer la pâte et la mettre en forme (toutes les formes sont faisables, avec 1 kg j’obtiens deux grosses brioches, soit dans deux moules à pain, soit tressées)

- Laisser lever 45 minutes dans un endroit bien tiède, puis dorer au sirop d’agave délayé dans un peu de lait tiède

-  Faire cuire à 180° jusqu'à ce que les brioches soient dorées à point.